Page 1


Bastien Nicollet Switch ollie


Aux photographes qui m’aident, Clément Chouleur, Alex Magné, Yann Félixain, Jérémy Hugues, Andoni Meneses, Jean Dolhats, Pinky, Matthieu Picci, Yoris Couegnoux et Loic Benoit . . Aux personnes qui participent à la rédaction de certains textes, je pense à Yann Félixain, Clément Chouleur, Yoris Couegnoux, Pinky Alex Richard et Lucie Puybonnieux.. Et aussi à Lucie, qui ne comprend rien à notre langage mais qui corrige nos fautes d’orthographes avec le sourire, ainsi que Élodie Angué et Yann Felixain. Et je vous remercie, vous qui lisez et faites vivre ce zine.

@J.Garcia : pnzine@hotmail.fr


Matthieu Dupanloup à Arcachon.

On me demande toujours: "Alors quand est-ce qu'il sort en papier ce Pn Zine?". Je vous réponds: "Quand tu auras des sous à injecter dans le zine!". A vrai dire j'ai essayé de faire en sorte qu'il sorte en version papier pour que vous puissiez vous torcher tranquillement le cul avec mais en vain. S'improviser rédac en chef, directeur artistique ou graphiste c'est faisable avec un peu d'imagination et des bons logiciels fraichement craqués sur internet, mais devenir "commercial" est une autre chose. La chose la plus difficile est peut être de se vendre, à l'image des femmes de joie. Et puis quand on est PN Zine, imaginez vous bien que d'avoir une pub Krew-Supra après un petit «papier» sur ce bon vieux Penny c'est pas vraiment une très bonne technique de ma part, je vous l'accorde et franchement j’ai l’impression que je cherche le bâton pour être battu. Tout ça pour vous dire, c'est un fanzine, tout n'est pas parfait - on le sait - mais on fait tout pour que ça le soit au maximum. Et puis si vous n’êtes pas contents vous pouvez toujours aller acheter votre dose de sucre. - JG


Ce que vous auriez pu avoir si on ĂŠtait des femmes assoifĂŠes de viande masculine.


Numéro Un: Encore une fois, certains articles ont déchainé les foules alors qu’il n’y avait rien à comprendre. Malgrè ça, on a le regret de vous de faire un Numéro Deux assez soft et nous qui avions espéré être un plus tranchants dans ce numéro, ce ne fut pas le cas au grand regret de certains et de moi-même. À croire que le Numéro Trois sera sanglant - JG


Le court-con Alex richard My works de Yann Felixain Politique fred le ricain Instagram pour les nuls Youri Fernandez Mathias labelle La haineuse Clic Clac Bastien nicollet 5minutes avec Dave Bachinsky l’auto interview Yoris Couegnoux belfast to bordeaux le camÊraman Sebastien Abes Missiles Skies


Le COURs CON

Tu veux les avoir aux pieds? Facile! Partage la photo présente sur notre page facebook, c’est tout! Un tirage au sort aura lieu le 15 Aout, et le gagnant sera annoncé via le site internet du zine.

Bonne chance


+

=


Illustration de J.Garcia Photos de Loic Benoit et J.Garcia


Yo, ça va? Je commence fort, tu voyages pas mal quand même ces derniers temps: Russie, Pologne, Canada et l'Espagne avec Zaragosse. Comment ça se passe en tournée? Ca varie vraiment selon les gens avec qui je pars , perso je suis toujours low budget donc je fais vraiment attention à comment je dépense mes sous. En Russie on a eu la chance d'avoir 2 appartements loués donc on était assez bien niveau confort , et on avait des contacts sur place : Elisey et Vitaly qui ont l'habitude de driver les skateurs à Moscou.. C'est pas toujours aussi carré et organisé. Au Canada on a fait des auberges , quelques nuits à l'arrache dans le van ou à la belle étoile mais on avait aussi un jeune canadien , Luc, qui nous a guidé à Montréal et nous a suivi jusqu'à Toronto. Pour la Pologne on est allés à Cracovie dans un premier temps et Joseph est en érasmus là bas donc on était logés chez lui dans la chambre et quand on a dû bouger à Varsovie on a fait de l'auberge.. Et pour les spots c'était plutôt " au feeling " Joseph avait déjà fait le tour de la ville mais on a pas mal baroudé pour chercher des trucs à skater. Souvent on demande aux locaux de nous marquer des spots sur une carte et on se déplace comme on peut.. c'est la débrouille mais c'est pas non plus bien difficile de chercher des spots et se déplacer en général.. T'en gardes de bons souvenirs? J'en garde toujours de très bons souvenirs, j'ai la chance de partir pour faire du skate avec des gens cools et motivés ça demande pas beaucoup d'efforts et du coup c'est assez facile de passer du bon temps ! Qu'est ce qui t'as marqué le plus à chaque fois, à chaque destination? Ce qui m'a le plus marqué en Russie je pense que ce sont les spots, nombreux et pour ceux que j'ai vu à Moscou, sont vraiment cool à skater. Il y a de tout et pour tous les goûts, l'attitude des gens est assez froide et distante mais c'est pas non plus des sauvages hein! Au Canada c'est totalement le contraire les gens sont accueillants et souriants, on y est allés pendant la meilleure période de l'année pour les canadiens, l'été donc tous les gens passent leur temps à l'extérieur pour profiter du soleil et de la chaleur vu que l'hiver est plutôt dur. Rien que pour le skate, les skateurs de là-bas en


profitent à fond et sont ultra motivés.. En dehors du skate, les paysages et l'architecture sont bien différents de la France! L'accent bien sûr et leur style de vie hyper américain, j'ai trouvé ça marrant sachant qu'ils sont quand même plus ou moins francophones, c'est l'Amérique! Pour Saragosse ça va peut être paraître répétitif mais c'est les spots.. C'est vraiment une ville à visiter en tant que skateur j'ai adoré rien qu'en se déplaçant dans le centre ville on tombe facilement sur des immenses places avec des curbs en marbre, du sol parfait! On a eu la chance d'avoir un guide pour une journée - Jano - qui nous a indiqué pas mal de spots et d'après moi c'est un peu une ville comme Barcelone avec beaucoup moins de skateurs et peut être presque autant de spots.. Pour la Pologne, ce sont les filles! Nombreuses mais vraiment extrêmement nombreuses et tellement belles que c'est à se rendre fou! On a aussi beaucoup de chance avec la météo, le jour où nous sommes arrivés le temps venait juste de commencer à s'améliorer et on a eu des conditions estivales.. Sauf le dernier jour quand nous avons visité Auschwitz, c'était vraiment impressionnant et effrayant, on a passé l'aprèsmidi là-bas sous la pluie. J'ai vu Auschwitz 1 et Auschwitz Birkenau et je pense que je vais m'en rappeler longtemps. Parmi ces pays, est ce qu'il y a des clichés et ou des coutumes qui t'ont surpris? Il y a toujours des a prioris ou même des mises en garde des gens à qui tu dis que tu vas aller dans tel pays. Généralement je me renseigne un peu avant de partir mais globalement on est toujours surpris , en bien ou en mal à peine arrivé. Sur place en sortant de la gare, de l'aéroport ou de la voiture, tu te rends compte de l'ambiance locale et de comment sont les gens, c'est aussi ça qui fait tout , la surprise. Pour les coutumes je ne fais vraiment pas assez attention ( et c'est dommage ) mis à part que j'ai un faible pour la nourriture , je fais toujours un effort pour gouter la cheap food locale !


Wallie gap.


Bluntslide pop out au Canada.


Switch Front Board en Polone


Fs five-o to fackie.


C'est quoi un tour parfait pour toi? Le tour parfait , c'est une destination aussi agréable pour le skate que pour le temps qu'on y passe , c'est une bonne équipe de copains et une météo favorable c'est pas vraiment compliqué ! ah et si possible de quoi se nourrir convenablement à bas prix !

Quand tu bouges comme ça, ça te donne pas envie de vivre ailleurs? Et de se faire un autre chez soi que Bordeaux, histoire de vivre autre chose et skater un autre environnement? Une ville en particulier, ou peut être un pays? Le fait d'être monté à Bordeaux pour moi, ça m'a permis d'évoluer, en bien je crois. J'ai déjà pensé à partir vivre ailleurs un petit moment mais pour l 'instant je suis assez content de revenir à Bordeaux voir tous les copains et la famille , ça me permet de pouvoir voyager un peu plus sans trop dépenser vu que je suis encore le "relou qui squatte chez sa maman" et il faut dire que je suis bien attaché à ma ville et au fait de retrouver mes petites habitudes et mon lit douillet.. quand tu rentres de voyage.. Ça ne fait pas si longtemps que ça que la vidéo de Ludo Azemar tourne dans l'Europe avec ses avant premières. Comment tu t'es retrouvé à filmer avec lui? J'ai rencontré Ludo lors de son premier passage à Bordeaux quand il est venu filmer pour sa première video la «Patchwork» il y a 4 ou 5 ans. On avait déjà filmé quelques trucs puis il a commencé à venir sur Bordeaux de plus en plus souvent et maintenant c'est un vrai local et surtout un super pote! A la sortie de la Patchwork il a continué de filmer et il a commencé à sortir quelques clips sur internet comme il fait beaucoup plus maintenant puis il s'est lancé dans un nouveau projet de vidéo et il m'a gentiment proposé de faire une part c'était il y a 3 ans.. encore merci mille fois Ludo ! merci merci ! Et merci Nico Jafool , Grilladin , Charly et Brice , Loic Benoit et Seb Garnaud , ma mère et les copains , Vans , Trauma et Riot skateshop puis Jeje pyro-man.


félixain

YANN «My Work»


Bordeaux, 2012, argentique Girly Un univers où gravite normalement peu de féminité. La question se pose en jetant un oeil sur les quais. Le skate serait-il devenu glamour? Un renouveau qui donnerait des lignes à écrire à Carrie Bradshaw. Le Skate & The City ou l'émeute de jeunes filles à roulettes. Un compromis entre la surfeuse d'écume et la skateuse de lignes droites Le moyen de locomotion tendance pour blogueuses de mode Un instrument de la panoplie branchée de la French Californie. Un phénomène fantasmagorique de la boardculture


Arcachon, 2012, argentique Pop Out Archachon rime avec plage, qui dit plage dit touristes. Par chance peu visibles sur cette photo pourtant le front de mer est littéralement pris d'assaut. Faisons simple, restons skater en bord de mer. Un bon moyen de jouer au vacancier de façon ludique. Certains arrivent à faire abstraction de cette agitation printanière.


Paris, 2012, argentique Palace Les descriptions qui vont avec les photos sont souvent une source de moqueries ou décrites comme inutiles. Une fameuse phrase revient dans la bouche des détracteurs : "Les photos doivent parler d'elles-même". C'est vrai mais ça revient à dire qu'on ferait de l'art à coup sûr. Pour l'art rendez-vous dans les magazines papier bien pensants. En attendant on va à Paris vivre la Vie d'artiste. C'est ce genre de paroles qu'on pourrait dire si on se prennait au sérieux et si on était rentiers. Skater, Manger et boire, la vie de Palace.


Politique: Il y a deux semaines, j'ai pu aller voter pour la première fois à une élection présidentielle. Depuis des années, j'ai pu voir mon père se réjouir de cet évènement quinquennal ou septennal alors à mon tour de me réjouir de voter pour une personne qui représenterait mes idées. La politique, pour tout vous dire, j'y connais pas grand chose, mais je sais que je n'aime pas que l'on favorise la tranche riche des français alors qu'une partie des franchouillards sont dans la merde. Je m'éloigne de mon idée principale… Un peu comme toutes les personnes qui s'improvisent rédacteur, parce que non je ne suis pas un littéraire, loin de là. Une fois dans l'isoloir, je me suis posé la question du vote des skateurs de mon âge et des plus âgés. J'ai pas su me décider entre un fils de pute et une trique en mi-molle 24h/24 alors j'ai voté Tom Penny. Quitte à être dans la merde autant le faire correctement non? Entre le temps de la fiesta place de la Bastille et aujourd'hui où je sors de mon stage fatigué d'avoir passé une journée a chercher des news en snowboard en vain, j'ai pu voir et sentir que la politique chez les skateurs c'est pas vraiment une passion vu le nombre de mes collègues qui ont voté. La politique pour les skatouzes, c'est un peu comme la groupie de ride extrème avec sa panoplie D(e)C(onne) ou une soirée sans feu de poubelle, c'est pas franchement très intéressant. Alors entre les dix candidats, la France en a choisi un. François Hollande fait parti de la famille maintenant. Son programme si j'ai bien entendu est en majeure partie fait pour aider la jeunesse française face à l'avenir sombre qui nous attend. Oui il ne faut pas se leurrer, c'est la crise, et une crise si l'on regarde dans la passé, ça dure en général plus de 5ans et ça finit pas vraiment bien niveau politique… (cf Hitler qui gagne les élections en Allemagne vers 1933). Marine en 2017 nous voilà. Le hic, c'est qu'entre tous ces personnages politique, je ne vois aucun d'eux qui militerait en faveur des skateurs, surtout des gens comme nous qui dégradent les bien publics! Alors, Mélenchon le rouge? Joli la verte? Poutou l'anarchiste? Bayrou l'ovni? Marine Hitler? Nicolas Alliagas? François Flambi? Aucun ne peut satisfaire les envies personnelles et égoïstes du skateur lambda, aucune loi ne sera votée en notre faveur et je les comprends. Même jusqu'à sa mort, le skateur restera un petit con, à se foutre de tout, même de ce qui le touche de près, mais il est trop concentré à regarder la dernière Transworld. C'est vraiment "marrant", mais l'homme politique actuel est un peu à notre image. Il est là pour le titre uniquement vu les guerres d'égo surdimensionnés à chaque rencontre politique. C'est beau hein? Moi ça me donne envie de vomir dans l'urne ou de lâcher une petite diarrhée dans l'enveloppe . Au final, je pense que le skateur ne vote pas. S'il vote c'est une exception, et malheureusement on ne saura jamais pour qui il donne sa voix. Et franchement j'aimerai bien avoir des stats, j'espère que vous ne faites pas parti des 18% d'enculés à avoir voté pour cette Pute Nazi. Au moins, elle avait une bonne idée dans son programme: Le skate aux skateurs et pas aux putains de footballeurs de chez Nike SB & compagnies… Parce qu'il nous la mettent bien profond et on ne voit qu'eux. A voté.


Texte/photo: J.Garcia


Fred Plocques-Santos

Je suis arrivé à l’Université de Californie San Diego le 7 janvier pour un séjour de 6 mois après avoir été sélectionné à la fac de Bordeaux…C’était un rêve, j’avais l’opportunité de faire un séjour en Californie du sud quasi gratos car je recevais une aide financière de la région Aquitaine et j’étais dispensé des frais d’université de $40.000 car j’avais été sélectionné sur dossier, et avec pour objectif ‘’étudier’’ sauf que j’avais que 8h de cours par semaine… J’étais logé dans les banlieues pavillonnaires au nord de SD autour du campus. Première impression en arrivant, j’avais le sentiment d’être dans Polly Pocket ! Trottoirs rouges, bouches d’incendies jaunes, herbe verte fluo alors qu’il ne pleut jamais, palmiers partout, que des gros

gamos…La surconsommation est à son comble, les grandes surfaces ouvertes h24, des rayons de sauce barbeuc’ ketchup qui s’étalent sur dix mètres, tous les 50m les mêmes zones commerciales regroupant leurs chaines de fast food -Carl Junior, Jack in the Box, Tacobell … - ça me donnait la gerbe à la fin… Mon contact sur place était un gars que j’avais contacté la veille pour me louer une chambre : en rentrant dans l’appart j’ai compris que c’était en fait une coloc’ de gros geeks en pyjamas avec volets fermés toute la journée . .je me suis barré au bout d’une semaine. Dans les campus il y a un nombre incroyable de geeks grave isolés, qui contrastent avec des mecs sur cool. Après un second appart dans le même registre, j’ai fini par tomber sur une coloc’ de mexicain trop peace qui font de la musique, chanmé ! Le campus est une tuerie,


en marchant, dès le premier jour j’ai vu et reconnu tout pleins de spots skatés dans les vidéos Zéro ou Toy Machine des années 95-2000 et même encore dans les récentes transworld. .ça m’a surmotivé ! Au début j’ai skaté avec la scène locale et Spencer Prati, un gars de sk858. L’ambiance est bonne, il y a des kids machine éduqués par les skatepark qui fument les spots de street, les anciens qui organisent les ‘’Slappy Sundays’’ sur des parkings… les gars de sk8mafia sont souvent dans les parks, j’ai fait une session avec Walker Ryan qu’est devenu pro alors qu’il était étudiant dans la même fac que moi, en filmant ses parts sur le campus après les cours…. Le truc frustrant c’est le «5min spot », tu baves devant des spots incroyables et t’as juste quelques essais…Tu peux pas prendre ton temps et aborder le spot tranquille. Du coup tu dois te ballargues direct, c’est pas toujours agréable. Et les spots sont vraiment fats, tu les vois en vidéo puis t’arrives sur place t’hallucines…je m’attendais a des spots sur lisses, j’ai été surpris par les « klak klak » permanents des gros joints de dalles. Je me suis aussi mis des sessions dans les YMCA skatepark : c’est genre une garderie qui propose plusieurs acti-

vites comme piscine, baseball et aussi skate ! Les gamins y sont mis dès tous petits, du coup c’est la folie et il y a des gamins avec un niveau et style incroyables… tout le monde a son casque, il y a des mecs assis sur des chaises pour être là si quelqu’un se fait mal et à 16h coup de sifflet c’est l’heure du gouter ahah! Les mecs là-bas comparent San Diego a un mini LA pour le skate, et j’ai eu cette même impression en allant à LA qui est à 2h de route. Evidemment le truc relou c’est que j’avais pas de caisse et les transport publics sont vraiment merdiques… du coup les locaux devaient conduire 30min de downtown pour venir me chercher avant et après la sess, au bout de 2 mois ca a dû les saouler et je n’ai plus skaté avec eux…du coup je me suis mis à skater mon campus tous les jours, plus de ‘’on roule en caisse 30 min, on se gare skater un spot, on remonte dans la caisse, on re roule, on se re gare…’’, c’était bien plus chanmé. Alors j’ai saucé des skateurs de mon campus à skater tous les spots. Le ’’hic’’ c’est que rouler en skate sur le campus est ‘’autorisé’’, mais


faire des figures est interdit : il y a une règle qui dit que si tes roues décollent du sol, c’est 150$ d’amende…et les flics sont sérieux avec ça et rodent sur le campus. Du coup on est tout le temps à pister si il y a les flics, à négocier.. il y a une quantité incroyable de gens qui cruisent entre les cours juste pour le plaisir et ne font pas de tricks, les meufs, les geeks, tout le monde ! Tu rentres en cours t’as une dizaine de boards posées contre le mur ! A la façon dont les gens approche l’activité, tu peux ressentir que le skate vient de là-bas. Tout le monde kiffe ça, tu peux parler skate avec des sexagénaires dans la rue ! Ça fait plaisir de voir le skate à sa source, à ses vraies valeurs, plutôt que de baigner dans l’effet de mode qu’il représente en France où notre communauté est plus isolée, avec nos vieilles choquées quand tu les doubles sur le trottoir et nos gentils bollosses français s’exclamant «oh skatouze!’’. L’ouverture des américains vers les autres est incroyable …tu rencontres et échanges avec les gens si facilement, tu peux interagir avec tout le monde, genre te caler au fond du bus et tripper avec le chauffeur qui est tout devant.. quand à mon retour je suis monté dans un train SNCF pour faire mon Paris-Bordeaux, rien à voir, ambiance

glacial ! Les américains sont « enjoyoriented », j’ai eu cette impression que chaque décision qu’ils prennent, c’est d’abord et avant tout pour se faire plaisir, c’est génial ! Aussi pour me faire un gros délire américain, faire des soirées gobelets rouges, beer pong dans des grandes baraques j’ai joint une ‘’fraternité’’ ahah c’était bien marrant! Le Mexique pour faire la fête est pas mal aussi, que des strip tease clubs et tout pas cher, par contre c’est sur danger… à Tijuana on m’a conseillé de courir lorsque je me balade à pieds en ville, sinon je me ferais kidnapper…et j’ai eu droit à une séance de kickboxxing contre 2 mexicains au détour d’une ruelle.


pour/egiteko/por/for

Des clichĂŠs et un texte de ClĂŠment Chouleur


Simon Labarthe en Frontside Wallride, quelque part dans les Landes


Vous en avez forcément déjà entendu parler, Instagram est la nouvelle application en vogue sur les smartphones et la communauté skate n’échappe pas au phénomène. Que vous y soyez déjà accro ou farouchement opposé, sachez que l’application rachetée par facebook compte déjà 40 millions d’utilisateurs et parmi eux on retrouve la majorité des marques, des pros, des vidéastes, des photographes et des magazines que compte notre monde skateboardistique. Voici quelques explications sur le nouveau Polaroid, version numérique. Aujourd’hui vous possédez comme la majorité des gens qui ont internet, un compte facebook et comble du chic en politique, un compte twitter, bref les réseaux sociaux, vous connaissez. Et bien Instagram n’est ni plus ni moins que le moyen de partager en photo ces petits moments géniaux de votre vie géniale. Rendez vous compte avec Instagram plus besoin de câbles, de téléchargement ou de logiciel de retouche, votre Polaroid version numérique peut être partagé avec le monde entier en quelques clics. La première étape de votre carrière d’instagrameur commence par l’acquisition du sacro-saint smartphone, qui vous permettra de tout shooter et en millions de pixels s’il vous plaît. Ensuite vous pourrez grâce à votre forfait illimité télécharger la fameuse application, puis vous créer un compte. Si vous êtes déjà présent sur facebook ou twitter, votre entrée dans la «communauté» sera d’autant plus facile qu’Instagram va vous proposer de vous abonner à vos amis ou followers. Voilà ça y est vous êtes en théorie prêt à devenir un photographe branché… comme tout le monde. Cependant il vous faudra un petit temps d’observation : qui photographie quoi, quand, pourquoi, où, peut-on se parler, échanger ? Ne vous inquiétez pas c’est l’histoire de quelques minutes et vous allez vite être au fait des pratiques, des us et coutumes de l’instagrameur aguerri.


Youri Fernandez en ollie dans le desert espagnol


James Yorke-Saville en Wallride Ă Basauri dans le Pays Basque Espagnol


La seconde étape consiste tout simplement à participer à ce joyeux mélimélo d’artistes en puissance en postant à votre tour des photos de tout et de rien, surtout de rien. Vous rencontrerez donc des sujets récurrents comme : les pieds et le lieu ou vous tenez #fromwhereistand, la bouffe #food, les couchers de soleil #sunset, les chats #catstagram et quelques paires de seins #boobstagram… Le problème c’est que ces photos sont souvent peu intéressantes lorsqu’elles sont brutes (#nofilter) et le résultat aléatoire qui faisait le charme de l’argentique n’est plus là. C’est là qu’intervient Instagram, en quelques clics et à grand renfort de filtres vous obtenez des images saturées, floutées, vieillies, à l’apparence vintage des pellicules. Forcément avec cette recette votre photo va avoir autrement plus d’intérêt, du moins esthétiquement parlant. Globalement les instagrameurs cherchent donc à rendre leurs photos plus belles et pourquoi leur refuser, alors que les professionnels font la même chose avec de vrais logiciels de retouche. Du Lo-fi au X- pro II en passant par le Toaster et l’Earlybird vous allez découvrir les joies du résultat aléatoire sous contrôle. La troisième étape est le partage de votre œuvre fraîchement produite, bien sûr l’application est optimisée pour s’afficher sur vos comptes facebook et twitter mais lorsqu’il s’agit de partage au sein de la communauté, la tâche n’est pas aussi aisée. Il vous faudra d’abord trouver la bonne légende et surtout les bons hashtags (#). Bien connu des afficionados de twitter ce petit croisillon avant un mot clé va permettre à votre petit réseau et au reste de la communauté de voir, aimer et commenter vos photos. En choisissant le bon filtre, le bon hashtag et en alimentant régulièrement en petit instantanés de la vie quotidienne votre compte, vous pourrez à votre tour, devenir populaire un vrai instagrameur, un artiste en puissance, un photographe branché… comme tout le monde et assouvir votre besoin de reconnaissance.


Théo en Crail dans le bowl d’Annecy. Charles Caloin en Crook to lipslide (?)


Malgré l’aspect superficiel d’Instagram, il ne faut pas oublier que c’est avant tout pour le fun, qu’il n’y a pas d’argent à la clé (pas pour vous du moins) et que vous pouvez tomber sur de vraies belles photos de temps en temps. Ceci dit, si vous êtes en quête de vintage, n’oubliez pas que vous pouvez aller acheter de bonnes vieilles péloches et sortir l’appareil photo de Papi pour retrouver un peu de la magie d’antan. Petite précision pour finir, la dite application est très addictive alors n’y passez pas trop de temps, vous risqueriez de rater de vrais instantanés de la vraie vie… (Pour ceux d’entre vous qui auraient aimé les photos de l’article, vous pouvez me suivre sur Instagram @captain_choubi. ou flashez ce QR Code pour me suivre directement.)


youri

Fernandez

Des photos de Jean Dolhats et Delta Johnny


La première fois que j'ai entendu l'expression "pn" de ma vie, c'était de toi, non ? C'est venu comment déjà ? Et vu que je te connais, je sais que ton école d'art t'as conduit à faire quelques projets en rapport avec le mot pn? c'était quoi? Yo pnpn, oui le mot "pn" remonte à quelques années, et a été prononcé pas mal de fois! Il arrive qu'on en reparle mais je sais pas si le commencement fait sens, c'était -je crois- un soir à Biarritz, que ce mot est apparu comme raccourci du "pute nègre" d'un certain Roi Heenok. Puis on s'est mis à comprendre ce qu'on disait. En fait on ne montrait pas du doigt les putes, mais plutôt notre tendance inconsciente à penser comme notre société le veut, pas par raison ou sensibilité, mais par de nombreux chemins qui mènent tous à la consommation. C'est vrai! En trois ans d'école d'art j'ai eu le temps d'en parler à mes profs, alors j'ai réalisé qu'on était pas les premiers à parler de ça (voir "La société du spectacle" de Guy Debord, la théorie de la Jeune-Fille du "collectif" Tiqqun). Alors ça a donné des textes, vidéos…un poster! Et le terme "péhénitude"… Il y a encore de quoi bosser! C'est avec toi et Micka, que l'on avait émis l'idée de faire un fanzine il y a deux ans. Tu t'en rappelles ? Tu voulais faire un truc plus ouvert non? de la philo? des poèmes ? Eheh oui je m'en rappelle! Au tour d'une table avec paté et toi, on savait pas tout à

fait ce qu'on allait mettre dans ce magazine mais on avait le nom…PN! C'était parti pour être une sorte de Crouillarde (plat à base de purée, dans lequel on ajoute toute sorte d'ingrédients, sans oublier viande et fromage), avec bien sûr du skate, puis des articles musique, bouquins, cinéma, photomontages crados, poèmes, nouvelles, etc… si je dis pas n'importe quoi? Puis chacun dans nos études on a pas su aboutir les choses. Jusqu'à ce jour où tu nous donné la chance de lire le premier Pn zine. Quand tu parles de ces livres, y a des trucs qui t'énervent dans notre société? Dès qu'on te cottoie ça se sent. Aller dans les pyrenées dans une gare désaffectée en mode hippy tout le monde ne le fait pas ahah Bien sûr ça énerve, merde je suis une PN! C'est pour ça que je pense important d'en parler, mais pas évident de trouver une solution. Peut être essayer de rester soimême, même si ça parait bateau. Créer, ou simplement, penser. T'as fini ta licence récemment, tu as eu des projets importants? Tu es plutôt axé sur la vidéo ou tu testes un peu tout? Ben, des projets d'étudiant oui. On était encouragés à toucher à tout, donc j'ai essayé de mélanger du volume et de la vidéo par exemple, en passant par le dessin, l'écriture… et puis quelques projets plus concrets avec les Lézards qui bougent, qui font notam-


Profiter d'un skatepark aux couleurs Heineken. Déambuler dans les poétiques ruelles de pavés aux parfums de pisse. Passer dire bonjour à Steph d’Identy. Vivre en blanc et rouge pendant 5 jours Te faire de bons amis!

Crooked


Un crook heel front out de Delta Johnny


Nosewheeling «toupie» de Delta Johnny


ment un festival de performance sur les alentours de Bayonne (les Rencontres Improbables), cette année du 2 Novembre au 2 Décembre avec pour l'artiste associé Antoine Bataille. Donc allez voir -sentir, tâter, écouter- ça!

ça prendra.. Mais j'ai pas spécialement d'anecdote à te raconter! …Peut être le bout de mon nez qui s'était irrité à force de boire des bières en canettes! Oui une très bonne expérience pour les musiciens et moimême, et je crois que le public à apprécié.

Tu aimerais faire quoi en master, t'as un objectif?

Pour le film, tu nous montrais quoi et qu'est ce que tu voulais nous faire voir?

Maintenant je suis un peu perdu! J'aimerais faire un film, enfin il y a des thèmes qui m'inspirent bien comme le rêve en ce moment, des plans que j'ai envie de réaliser, et des gens avec qui j'aimerais travailler. Mais je vais déjà essayer de trouver une école pour la rentrée, tout en lançant quelques pistes de travail, sans oublier le skate!

Je ne savais pas tout à fait ce que je voulais, peut être montrer ce que vit un skateur dans la rue avec ses potes. Et passer un bon moment de partage.

Tu voudrais faire un film plus traditionnel ou un film plus dans le genre que t'avais fait en 2010 pour "les rencontres improbables"? D'ailleurs tu peux nous dire ce que t'avais fait à Barcelone pendant 9 mois? Alors c'était particulier, l'idée n'était pas de faire un film pour avoir chez soi, mais une video qui prendrait son sens le temps de trois représentations. C'étaient mes premiers contacts avec la caméra alors je crois que ça donnait quelque chose de sensible et instinctif. Le rapport avec la musique qui était jouée en direct était aussi un bon moteur de motivation. J'espère que je ne ferai pas quelque chose de traditionnel! Mais je ne sais pas encore quelle forme

Exposition de « L’hémergé» ecrit par ses soinsà Biarritz en 2010.


Mathias labelle Benchippeurz

Alex Magné est parti faire un tour à Paris et a croisé Mathias Labelle sur sa route. Voici une sélection de photographies prises au cours d’une journée parisienne.


Ça pause


Flip Grind


Ollie


Ollie


Ollie


a minute eministe

Salut les copains. Cet article est écrit par une fille de mauvaise foi et un peu énervante. Soyons honnêtes, quand on est la copine d'un skateur on se sent très vite dépassée par les évènements. Il faut savoir que le skate et moi c'est pas du tout fusionnel même si je me rappelle bien être tombée amoureuse de Régis en 4ème parce qu'il faisait le rebelle devant le collège avec sa planche à roulettes et ses baggys. Autant dire que mes références en matière de skate n’étaient pas folichonnes. Quoi, « les seigneurs de dogtown » c'est pas trop cool ? Non ? Ah bon.. La première fois que j'ai vu une vidéo de skate, j'ai pas trop eu le choix. J'étais pas chez moi et le fourbe me faisait des yeux de merlan frit. Alors j'ai serré les dents et j'ai marmonné un truc qui devait probablement ressembler à ça « Nooommmooouii d'accord si tu veux.. » histoire de ne pas passer pour une fille chiante et mal élevée. Le principe de la vidéo de skate c'est de filmer un mec sur sa planche en train de sauter partout dans la ville, de rouler sur les murs et faire des figures qu'il invente lui-même (sisisi arrêtez de mentir). Souvent la vidéo est courte mais elle peut durer plus d'une heure mais là j'abandonne à la 3ème minute, faut pas pousser. La première fois j'étais vachement impressionnée, je gloussais stupéfaite parce que moi, la seule fois où j'ai tenté de monter sur une planche à roulettes, je suis tombée avant d'avoir réussi à être dessus. Mais le truc qu'on nous a pas dit c'est qu'avant de réussir sa mégatropbonne figure, Régis est tombé 36 fois sur le bitume, s'est cassé une dent, un orteil et même sa planche - vu le prix que ça coûte franchement vous pourriez faire un peu plus attention - mais ça c'est pas trop grave parce que môôôôôsieur est sponsorisé et croule sous les planches à roulettes. Après cette révélation, j'étais tout de suite moins impressionnée.


Il faut savoir que le skateur utilise un nombre incalculable de chaussures durant l'année jusqu'à les rendre en lambeaux. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu'ils font vraiment avec leurs pieds pour les user si rapidement, j'ai essayé de comprendre mais là ça me dépasse. Je croyais qu'ils avaient une planche moi, c'est quoi le soucis en fait ? Notons que ce cas particulier s'applique surtout à celui qui a la chance d'être sponsorisé, oui ils ne le sont pas tous c'est la jungle un peu le skate, des fois il faut se battre pour pouvoir changer de slip gratuitement. Parfois le skateur peut paraître un peu étrange, limite schizophrène. Vous êtes au beau milieu d'un moment romantique, il est doux comme un agneau et paf le téléphone sonne. Vous écoutez discrètement/ouvertement la conversation et vous vous rendez compte qu'il a brusquement changé de comportement, s'agite et utilise un langage codé limite flippant. Non mais c'est quoi cette histoire de tricks, de smooth et de tré ? Faut redescendre sur terre les gars hein ! En plus de faire preuve d'un véritable dégoût envers Taïg Khris et les rollers, les skateurs bannissent aussi les trottinettes (mais ils peuvent regarder Twilight). Attention, ne demandez surtout pas d'explications, il n'y en a pas. La seule fois où j'ai essayé de blaguer là dessus en clamant mon envie irrésistible de me mettre aux rollers, j'ai eu droit au regard le plus assassin qui puisse exister. Enfin, les skateurs ont souvent une jambe plus musclée (et se cassent parfois l'autre). Cette atrophie provient de déplacements réguliers sur leur truc en bois parce que si vous avez déjà observé un skateur se déplacer, vous avez très certainement pouffé de rire. Ne niez pas. Bon c'est vrai qu'ils ont l'air un peu crétins à pousser comme ça mais ce n'est pas le pire. Si vous êtes la copine d'un skateur, le fourbe vous a déjà trainée dans une « avant première de skate, viens tu vas voir ça va être trop bien ». Vous vous méfiez parce que bon, les vidéos de skate vous avez déjà donné et vous êtes persuadée que les voir sur l'écran d'un ordinateur est amplement suffisant. Finalement, après deux trois bières vous vous sentez enfin prête à affronter la minuscule salle destinée à la projection où vous serez entassée à côté de mecs barbus, plus grands que vous et qui hurlent à chaque fois que l'un de leurs congénères à l'écran fait une figure. Moi j'ai décroché au bout de dix minutes et c'est déjà vachement énorme. Que demande le peuple hein ! (c'est ma mère qui disait ça en 1986 mais j'sais plus trop, j'étais pas encore née). Bon allez, ça va soyez pas fâchés. Je vous laisse, je vais chausser mes rollers. PS : Ce n'est pas un article sponsorisé par pnzine, promis craché sur la tête de Janoski. Une texte de notre envoyée spéciale Lucie Puybonnieux.


Clic - clac

« Conseil d’un chasseur : pour chasser le lapin, mettezvous derrière un arbre et imitez le cri de la carotte ! »


Bastien Perry Boneless Une photo d’action d’Adoni Meneses


Un grind «je pose le pied sur le muret» et je gap le trotoire dans la foulée J.Garcia à la mitraillette


Baptiste LesnĂŠ en Bs Tail Shove-it Out. Paul Labat en Fackie Flip Deux photos de Jean Dolhats


Un Ollie de Eddy Capo immortalisé par Jérémy Hugues.


Un noseslide capturĂŠ par Francis Beuchard


Delphin top model 2012


Bastien

Nicollet Une interview groupée d’Alex Richard, Fred Ploque-Santos et Jérémy Garcia


Salut Bastien, alors pour ceux qui ne savent absolument pas d'où tu viens ni qui tu es ni ce que tu fais dans la vie, peux-tu te présenter ? Je m'appelle Bastien Nicollet, j'ai 23 ans, je fais du skateboard depuis 11 ans, j'habite Bordeaux et je travaille en tant que sous-traitant dans une entreprise d'aérospatial et de défense. J'ai fait un Bac Scientifique Sciences de l'Ingénieur, puis un DUT Génie Mécanique et Productique à Aix en Provence et j'ai passé mon Master Conception Avancée à Bordeaux. Précise ce que tu fais dans la vie, ton métier d'ingénieur. Je suis ingénieur, je bosse sur un projet de missile, mais c'est confidentiel et je ne peux pas en dire plus… ahah. C'est un peu long et complexe à expliquer mais je dois instruire des dossiers d'évolutions sur le missile, au sein d'une équipe de 5 personnes, on rédige les dossiers en expliquant ce qui évolue, les impacts documentaires et les impacts sur les exemplaires existants. C’est pas mal de paperasse donc c'est pas toujours super intéressant mais bon.. . Peux-tu expliquer comment tu gères ton emploi du temps de skateur-ingénieur pour la défense? Là c'est l'été donc c'est plus tranquille

sinon je bosse du lundi au vendredi, je finis à 17h tous les jours. Donc à 18H30 - 19h je suis sur ma board et c'est bien motivant, j'ai bossé toute la journée, je me défoule. Peux-tu nous raconter tes débuts en skate avec deux autres versions de toi qui ont préféré le rollerblading au skateboard? J'ai commencé au milieu des rollermans à Oraison dans mon village ou tous mes potes faisaient du roller, mes frères y compris. Tu as donc deux autres frères, et vous êtes triplés. Ce n’est pas trop dur? Il y a des avantages pour la vie en communauté ou pour les sessions? Ou des désavantages? Mes frères si tu veux c’est le mélange entre des meilleurs potes et des frères. On fait tous du skate donc on est souvent ensemble et je n’ai pas le souvenir qu’on se soit déjà vraiment embrouillés. Ça vous arrive de ressentir la douleur par télépathie? Genre ton frère se fait une cheville, tu le ressens à moindre mesure? J'ai vu ça à la télé pour des jumeaux un peu schizophrènes.. Non mais des fois on pense un peu pareil et on dit le même truc au même moment. Mais ça c'est plus parce qu'on est souvent ensemble je pense parce


Alex MagnĂŠ

Crailslide


que ça me l’a déjà fait avec des potes. Tu habites à Bordeaux depuis bientôt 4 ans, qu'est ce qui t'as fait choisir cette ville ?

vies parallèles que tu mènes toi et tes deux frangins triplés? À savoir 3 ingénieurs, 3 skateurs, 3 installés avec leurs copines.

J’ai habité à Aix pendant deux ans au début de mes études et après mon DUT j’ai voulu continuer et découvrir une nouvelle ville. J’ai donc choisi Bordeaux parce que j’avais eu de bons échos et qu’il y avait l’air d’y avoir pas mal de skateurs. Il y avait aussi un master qui correspondait à ce que je voulais faire pour finir mes études. Finalement la ville s’est avérée vraiment cool, je me souviens d’une des premières fois où j’ai vu Alex (Richard), Delphin (Musquet) et Greg Grange au park, ils nous ont direct proposé, à mes frères et moi, d’aller faire du street avec eux et nous montrer les spots. C’est un truc qui ne m’est jamais arrivé pendant les 2 ans où j’étais à Aix et j’ai trouvé ça vraiment bien. Après il y a la scène qui grossit toujours de plus en plus et ça permet de rencontrer pleins de skateurs venus d’un peu partout qui viennent skater la ville. J’ai aussi rencontré ma copine ici et on vient de s’installer ensemble.

Nous sommes des clones, c'est pour ça qu'on fait tout pareil, on vient de la planète Mégatron nous. Mégatron c'est dans Transformers non? Ouais ouais.. Y-a-t-il des endroits, des spots ou même des pratiques que tu préfères dans le skate ? J'aime vraiment tout. La courbe ça me fait assez rêver même si je suis un peu bidon… J'aimerai bien en faire plus et mieux. As-tu des projets particuliers pour 2012? Essayer de profiter au maximum, skater à fond et continuer de bosser, faut bien gagner sa vie ! Toujours rester sur Bordeaux ?

Ça fait quoi d'habiter dans un manoir? C’est chanmé !

Oui carrément, il y a tous les potes ici puis ma copine et mon nouvel appartement.

C'est quoi sa superficie? 80 mètres carré.

Et dans les mois qui viennent ? Tu vas essayer de bouger ?

Donc tu es à l'aise et super bien placé ! Peux-tu nous en dire plus sur ces 3

Oui, je pars une bonne semaine au mois d'Août en road trip à Pampelune


Matthieu Picci

Switch Varial Heel


Matthieu Picci

Switch Heel


et Saragosse pour skater et filmer. Et donc aujourd'hui tu arrives à t'en sortir niveau matos, en plus de ton salaire ? Oui depuis quelques mois j'ai Lakai qui m'envoie des chaussures, je remcercie d'ailleurs Jérome Valette et aussi Bruno Rouland de Selectstore à Aix qui m'aide beaucoup pour le reste. Merci aussi à mon papa, ma maman, ma copine, mes frères et ma sœur, et tous les potes. Un dernier mot: Jupe!


Dave Bachinsky

Top ch rono

Propos recueillis par J.Garcia


Do you have a nice trip in Europe? What was the best and worst thing about this trip? Europe was a amazing to skate & the weather held up for us. I always wake up early so I decided I'd buy a folding bike that I could bring with my on the trip. By the second day it broke from the airline and I payed over $750 after the whole trip for something I couldn't use. The best part was going to the DIY bowls out in the middle of vineyards. Besides that I liked waking up to a new place and enjoying a coffee / smoke, Thats probably the best. I read you're an OCD and I search about that on internet, is just when you skate or it's all the time? If you look, all skaters have some. When it's time to gap some stairs or a rail, everybody help himself with some acts.. me first! Yeah I do have to have everything organized so I can find it again, I'd rather live in a clean environment these days after staying at skate houses and everything gets lost. When I skate I sometimes go through a state of looking at the spot before I try the trick, It's pretty annoying but it makes me feel comfortable, taking a breathe after charging and trying to visualize doing the trick.. You use an old analog camera, what's your story about this object? Mine is an old camera from my father and when i was 15, he offers me and he never left me since this day. So three months ago I was back on the east coast and I was talking to my friend Pat Donfro about shooting film, I was interested because i've only been shooting digital. I was in the planing process of doing a united states cross country trip from Massachusetts to California for 23 days, Pat handed me his camera and said enjoy it, I was so stoked because I had no one idea of how to put film in or anything he just said line up the light meter and that was basically it. ha it's been amazing and I've been really hyped on shooting black and white. Thanks Pat! You shoot what? Good times with your friends? It's different than Instagram? Your friend Jordan Hoffart is a master of this application :) HAha, Jordan is the man always getting so kind of secret awesome shot for the web. So I got 3 cameras, My iPhone: I need a photo of this, it is a camera to. My Pentax K1000 Film Camera for Black & White Portraits and to random sightings and my Canon 5d Mark ll: Wildlife, Filming skateboarding, timelapses. All of them are trying to get the good times!


Yoris et Victor à Périgueux.

Cette photo a été prise sur un spot de Périgueux, ridé il y a 5 ou 6 ans par la Team Trauma lors d'une démo sur le désormais inroulable skatepark de Périgueux. Ca faisait un bon moment qu'on voulait shooter sur ce rond point plutôt original et esthétique.. Beaucoup se souviennent du mois d'avril très peu favorable au street avec cette pluie incessante. Ce jour là, nous étions tous les deux dispos et il semblait y avoir des éclaircies qui suffisaient à sécher la mozaïque, mais je n'avais pas de board! j'ai du courir chez guigui qui habitait à côté du rond point pour qu'il me dépanne. On se motive et les premières voitures de police passent après 5 minutes de session, aucune réaction de leur part, on continue! Cette photo ne correspond pas au tricks que l'on voulait mais c'est de loin la meilleure de la session! Après 1h30 de session, sur demande d'un passant la municipale est venue nous contrôler, résultat: un simple avertissement et une photo qui colle parfaitement avec ce que je voulait.


to

Un texte et des photos de Pinky Un gribouillage de J.Garcia

We are not used to skating through the centre of a warm, empty city at in the middle of the night wearing t-shirts. We are not used to marble sidewalks, endless smooth promenades, and beautiful architecture. And where are the hundreds of screaming, fighting, drunken idiots?! Not in Bordeaux. Ah, bliss! We are from Belfast, Ireland, where the weather is awful and the spots are sparse and rough. Despite this I have to say that I love the skate scene in Ireland, after all it s where I grew up skating and met a lot my friends. But with Europe on our

doorstep and in the age of low price airlines, sunnier and smoother grounds awaited us in Bordeaux. As an excitable skateboarder and photographer the prospect of exploring new terrains and cultures is pretty much all I want to do. I didn’t quite know what to expect from the city, but sure enough once we had arrived the Bordeaux locals were on point to show us where to skate, where to drink and where to sleep! Only in skateboarding would you find such overt kindness and hospitality for two scruffy travelers from a strange, far away land.


No Comply

Accompanying me was Jonny McConkey, my friend and housemate who’s unique and solid skating has landed him on Belfast based skateboard company Wireless Skateboards, and on DC UK flow. It also meant he was the designated stuntman for this trip! Jonny has a great approach to skateboarding, making the most of spots whether they are perfect or completely shit. It doesn’t matter to him. His skating is reminiscent of that 90’s street style which has developed into the contemporary form of underground skating that we see today that is becoming synonymous with Japan, New York, London and Bordeaux. No complys, powerslides, bonks, taps, bonlesses, wallrides, and ollies combined with speed and power is the

genetic makeup of Jon’s style. It’s definitely more focused on the feeling of skating and exploring the city environment, which is both fun to watch and capture on film. That’s not to invalidate any other type of skating, all skateboarding is great, and always expressive. In fact, I enjoy the diversity that we have in skateboarding today, it keeps things fresh and allows people to perfect their own style. The skateboarding world is now so saturated with different styles and content that we seek out what we like, what we are in to, and focus on that. I guess what I mean is that it’s great that we don’t all look, dress and skate the same way, that would be boring!


Boneless

We skated all day and all night, completely spoiled for choice for skate spots and places to go, which made it easy to be productive. Shooting photos on this trip was way more exciting than it usually is for me, simply due to fact that we were quite far away from home and everything was new to us.. the streets, the sounds, the smells, the people. All of this somehow had an influence what we were doing. We were skating with so much enthusiasm, like we were kids again putting in 8 hours of skating a day, stopping for a rest (beer/food) and then hitting the streets again at night.

When I finally processed the film I realised that the results I had gotten were a little different, they just had a certain style and aesthetic that stood out to me and was unlike anything I had ever shot in Belfast. This trip got me stoked on traveling and finding new places to skate, so go do it! It will bring you new experiences that will enrich your life wherever you venture. So save a little money here and there and before you know it you’ll be booking your next flight and you won’t regret it. Get a crew, get an idea, and go explore! A big shout out to everyone in Bordeaux for putting us up and letting us be part of the family. Peace!


Son Matériel: Un Canon 7D et un Panasonic GH2, je me sert de moins en moins de la Hvx200. Un leica 50 mm que j’aime bien utiliser, un Tokina 11mm qui est très très bien pour filmer du skate et le 70 - 200 Canon pour les ambiances ou les plans plus serrés.

Salut Seb, ça va? Tu peux me dire ton parcours jusqu'à maintenant? Salut Gégé, ça va tranquille, merci pour cette petite interview que j'ai mis 4 jours à te rendre! (Note du dictateur: une semaine et demie de harcelement plutot!) Bon, pour situer un peu, j ai 33 ans je suis originaire de Béziers et ça fait environ 20 ans que je fais du skate et j'ai commencé à m'intéresser à la video quand je me suis blessé au genou en 1999 pour pouvoir suivre et filmer mes potes qui skataient à ce moment la. C'était une bonne solution pour rester avec eux. Puis ayant toujours été attiré par la video, c'était le bon moment pour m'y mettre. J'ai donc fait une première video avec mes potes (Das Ei). Ça a été un peu la révélation par la suite et j ai fait une école d'audiovisuel sur Montpellier. Une fois mon diplome en poche, j'ai réalisé mon premier projet "sérieux"; nouvelle vague (https://vimeo.com/1285626) avec Arnaud Gabach et Jean Penninck qui est devenu mon associé.

En 2005 j ai décidé de venir m'installer au Pays Basque et avec beaucoup de chance j ai trouvé un job chez Lonesome Star Ent, la boite de production de Bruno Debauché (RIP) un des créateurs du mag Beach Brother pour les connaisseurs, j y suis resté 5 ans puis en 2009 j ai rejoint mes amis Jean et Julie chez Smog Films. Tu as toujours filmé du skate? Ou tu te diversifies car c'est pas la joie en ce moment. J'ai commencé par filmer du skate et ensuite après quelques années de pratique, j'ai eu envie d'aller plus loin et de m'intéresser à d'autres choses. De temps en temps on m'appelle toujours pour filmer une tournée ou autre mais la majorité de mon temps je le passe à filmer et monter des trucs différents; des clips concernant la mode, des émissions tv, de la musique ou des choses institutionnelles. J'ai aussi pas mal de projets personnels, évidemment certains tournent souvent autour du skate, comme le projet du contest Transworld. Tu fais parti des caméramans/vidéastes du Sud Ouest, mais tu fais quand même parti des grands européens, voir mondiaux avec ta vidéo pour le contest Transworld "The Cinematographer Vidéo" non?


S e b a st i e n

A b e s C'est très flatteur ça mais je ne sais pas trop, je ne me considère pas ou plus vraiment comme un cameraman de skate à part entière, dans le sens où je ne fais plus que ça et j'apprécie de monter d’autres films de divers horizons. Ok des fois quand je suis dans une période ou j'en filme je me dis «merde mais putain j'en ai marre de filmer du skate» ; j'arrête d’en filmer puis 6 mois après j'en reviens à me dire que ça me manque et que je veux faire un projet! Pour parler du montage pour Transworld j'avais accumulé pas mal d'images des tournées faites ces trois dernières années, c'était l'occasion de pouvoir s'en servir pour faire un clip selon mes propres idées. Tu te définirais comment en tant que cameraman/monteur/editeur? Je veux dire par là, t'as un style particulier tu penses? en jouant avec le stops motions, les effets de 3D cachés etc. Je ne me pose pas vraiment de questions, quand je commence a faire un projet, j'ai une base que j'ai écrit puis souvent j'ai des idées qui me viennent en tête. Je construis mon film au fur et à mesure, parfois même sur le moment où je monte, je mets en relation des mouvements ou des clips qui me donnent des idées de réalisations ou de techniques, et c'est souvent tout ce mélange qui donne ce résultat peu ou pas commun donc je me définirais plus comme un bricoleur

Quand tu fais une vidéo, que ce soit en skate ou autre, qu'est ce que tu veux faire apparaitre en premier? une émotion? un style? Je dirais une émotion, en fait ce qui me donne envie et qui me donne la motivation pour commencer une vidéo c'est d'abord la musique. La musique sur une vidéo pour moi est plus important que l'image elle même. C'est mon inspiration première, ensuite par rapport à celle çi, je visualise les images et le style que je veux donner à mon film. On m'a dit que tu étais super minutieux, c'est quoi qui te prends un peu de temps? t'es peut être maniaque du détail qui tue, un peu comme un photographe? Ce qui me prend le plus de temps c’est de me dire à quel moment il faut que je m’arrête, haha. En fait ça doit faire plus de 10 ans que je fait des vidéos. Tu peux comparer ça à du skate; tu as envie d'essayer de faire de nouvelles choses ou simplement progresser dans ton propre style, du coup il arrive un moment ou tu fais très attention aux pixels qui sont sur ton écran. On peut aussi comparer ça à un photographe, avec l’arrivée des formats HD, on arrive à une qualité très précise, ce qui te permet de vraiment soigner tes images.


Missiles Skies présentez-vous ? Francis Mallari: Ancien membre de l'organisation secrète du Evil Transe. Elliot Berthault: Expert en esotherisme. (Nous risquons une perturbation de l'espace-temps si on vous dévoilait les autres membres aujourd'hui.) Quels sont vos rôles à chacun d’entre vous dans le groupe ? F: Chant / Basse / Guitare / Clavier E: Choeur / Clavier / Machines / Prod Missiles Skies d’où venez-vous ? F: Antibes E: Paris D’où vient votre nom ? De la dimension A.

Missiles Skies depuis combien de temps existe le groupe? Depuis 1 an dans la dimension A, depuis 2012 dans la dimension B. Quels sont vos influences musicales à chacun d’entre vous ? Nous affectionnons la musique des années 80: New wave, coldwave, no wave, italo disco, post-punk… Avez-vous une manière à vous de composer vos chansons ? Cette information ne peut être divulguée au public. Où puisez-vous votre inspiration ? Cette information ne peut être divulguée au public. Aimeriez vous ressembler à quelques choses de particulier ? Non.


Monter sur scène est indispensable pour vous ou êtes-vous plus portés sur les médias comme internet ? Internet est un bel outil de communication mais c'est sur la scène que notre musique doit vivre.

Si vous deviez rajouter une chose primordiale à cette interview pour qu’on vous connaissent encore mieux, vous diriez quoi ? Tout est égal à 1.

Avez-vous des dates de concert prévues prochainement ?

C’est une interview très carré mais êtes-vous très aussi carré que nous ?

À partir de cet automne.

F: Nous le sommes Elliot et moi. Ne parlons pas des membres cachés.

Les chansons disponibles sur votre site internet font elles partie d’un seul et même projet ? Ce sont les pistes de la dimension A. Un album ? D’autres titres en préparation ? Nous sortons les pistes de la dimension B sur notre premier EP cette année. Comment se fait-il que vos chansons soient déjà utilisées sur quelques vidéos de skate déjà ? Nous avons juste autorisé des amis à les utiliser. Être associé à du skate représente quelque chose de positif ? Quand c'est bien fait oui. Le skate a-t-il une influence quelconque au sein du groupe ? Non.

Vos goûts ? (3 chansons que vous aimez) F: Spectrum - How You Satisfy Me Orchestral Manoeuvres In The Dark - The New Stone Age Les choeurs de l'armée rouge - Polyushko Polye E: Suicide - Dream Baby Dream Bauhaus - Bela Lugosi's Dead Tangerine Dream - Love On A Real Train Un mot pour vous qualifier ? Interdimensionelle. Le mot de la fin ? Multivers.


Merci et à bientôt Numéro Trois vers début Novembre À bientôt.

Numéro Deux  

Troisième numéro mais "Numéro Deux", on continue dans l'illogique. Au final ce n'est qu'un chiffre, et je le sais, les chiffres et vous ça f...

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you