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champ libre

L A L E TTR E DE WE L FAR M I PR OTE CTION MONDIALE DE S ANIMAUX DE FE R ME NUMÉRO 61 I DECEMBRE 2016

Ă€ LA UNE

#VIEDEDINDE, la nouvelle campagne de WELFARM

Élue à 97% dans vos assiettes*

Aujourd’hui, en France, 97% des dindes sont ÊlevÊes de manière intensive. Issues de souches sÊlectionnÊes pour leur croissance rapide, ces dindes vivent enfermÊes en grand nombre dans des bâtiments. Elles souffrent de stress mais aussi de problèmes respiratoires, de lÊsions cutanÊes ou encore de boiteries.

#v ie de di nd e

Trop lourds, les reproducteurs ne peuvent s’accoupler naturellement et les femelles sont insÊminÊes chaque semaine.

*EN FRANCE, 97% DES DINDES SONT ÉLEVÉES DE FAÇON INTENSIVE

Face à ce triste constat, WELFARM se mobilise pour dÊnoncer l’Êlevage intensif de dindes avec sa campagne #VIEDEDINDE.

NE SOYEZ PAS LE DINDON DE LA FARCE AGISSEZ SUR VIEDEDINDE.FR

Vous aussi, agissez pour les dindes :

#VIEDEDINDE, une campagne de l’association WELFARM

- PrivilÊgiez toujours les dindes fermières, Label Rouge ou bio ;

Protection mondiale des animaux de ferme

- Signez notre pÊtition pour une rÊglementation protÊgeant les dindes ; - Rejoignez-nous sur l’un de nos stands pour sensibiliser le grand public ; - Et commandez notre tract pour le diffuser autour de vous !  PLUS D’INFOS SUR VIEDEDINDE.FR. POUR AGIR, CONTACTEZ-NOUS AU 03 87 36 46 05 OU PAR EMAIL A L’ADRESSE BENEVOLES@WELFARM.FR !

Chers amis,

En un an seulement, quatre nouveaux distributeurs se sont engagÊs à bannir les œufs de batterie de leurs rayons. Le bien-être des animaux d’Êlevage tend incontestablement à s’imposer comme un vÊritable sujet de sociÊtÊ. Nous devons redoubler d’efforts pour pÊrenniser cette tendance et pour que tous les acteurs impliquÊs suivent cette voie.

Pour y parvenir, WELFARM a pris la dÊcision de renforcer son travail avec les acteurs de l’agroalimentaire et de la distribution pour les accompagner vers une meilleure intÊgration du bien-être animal dans leurs stratÊgies.

La sensibilisation des futurs dÊcideurs des filières d’Êlevage est Êgalement un enjeu essentiel, c’est pourquoi comme chaque annÊe à l’automne, WELFARM est intervenue dans plusieurs Êcoles d’ingÊnieurs agronomes.

ĂŠdito par Ghislain Zuccolo, Directeur GĂŠnĂŠral de WELFARM

Par ailleurs, notre travail de sensibilisation du grand public se poursuit, notamment grâce à l’aide de nos bÊnÊvoles, ils sont nombreux à s’investir à nos côtÊs dans le cadre de notre campagne de fin d’annÊe #VIEDEDINDE en organisant des stands et des opÊrations de tractage dans leurs rÊgions. Les avancÊes qui ont ÊtÊ nombreuses en 2016 sont le fruit de votre mobilisation et de votre fidèle soutien. Merci infiniment !

Mission reconnue d’utilitÊ publique

Protection mondiale des animaux de ferme


actus

LE CHIFFRE-CLÉ

1 MILLIARD

C’est le nombre d’animaux terrestres abattus chaque année en France.

PLUMES ET DUVET

Des animaux plumés à vif pour vos doudounes ? WELFARM s’engage pour faire cesser la plumaison à vif des oies

Une pratique cruelle pour les animaux

La plumaison à vif est pratiquée sur des oies destinées à la production de viande, de foie gras ou sur les animaux reproducteurs, notamment parce que les plumes ainsi récoltées sont de meilleure qualité que celles collectées à l’abattoir sur les animaux morts.

Cette pratique est extrêmement douloureuse et stressante pour l’animal. Pourtant, les oies destinées à la production de viande ou de foie gras sont parfois plumées jusqu’à 4 fois au cours de leur vie, et les oies reproductrices jusqu’à 15 fois.

Une pratique interdite en Europe, sur le papier…

L’arrachage des plumes et du duvet sur les animaux vivants est interdit en Europe depuis 1999. Mais à l’heure actuelle, les exigences liées au bien-être des animaux ne sont pas intégrées aux conditions d’importation des produits d’origine animale. Ainsi, les doudounes, couettes et oreillers achetés en France peuvent être fabriqués à partir de plumes et duvets d’oies plumées à vif dans d’autres pays. Par ailleurs, certains pays européens comme la Hongrie et la Pologne jouent sur les mots et autorisent la « collecte » des plumes sur les oiseaux en période de mue, c’est-à-dire lorsque les plumes sont censées naturellement tomber pour se renouveler. Les images diffusées par des associations locales de protection animale ne laissent pas de doute quant à la souffrance des animaux qui subissent cette pratique. On estime ainsi que des centaines de milliers d’animaux sont plumés à vif chaque année.

L’industrie refuse de s’engager contre la plumaison à vif des oies Les normes européennes encadrant l’utilisation de plumes et duvets en tant que matériel de remplissage sont actuellement en cours de révision et WELFARM s’est associée à d’autres associations européennes de protection animale afin que soit clairement exclue la possibilité d’utiliser des plumes et du duvet prélevés sur des animaux vivants. Les acteurs français de l’industrie, tels que Drouault, Pyrenex ou encore Interplume se sont opposés à ce que l’indication de la méthode de collecte des plumes et du duvet puisse apparaître sur l’étiquette des produits qu’ils confectionnent. De façon plus générale, ils ont décidé d’exclure de la norme toute question liée à la traçabilité et au bien-être des oies et canards. WELFARM considère inadmissible que les normes européennes soient élaborées par et pour l’industrie, et qu’elles ne protègent donc que les intérêts économiques des acteurs impliqués. A quand un engagement de la filière sur le bien-être animal ?

ABATTOIRS

Les conclusions du rapport d’enquête sur les abattoirs La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les conditions d’abattage des animaux dans les abattoirs français a rendu public son rapport le 27 septembre dernier. Les auditions menées de mars à avril ont donné lieu à 65 propositions, déclinées et argumentées dans ce rapport de plus 300 pages. Bon nombre des propositions des parlementaires correspondent aux attentes que WELFARM avait exprimées lors de son audition en avril dernier, notamment en ce qui concerne la mise en place d’une vidéosurveillance dans les abattoirs, la formation des opérateurs, la conception des installations ou encore la vérification du matériel utilisé. Mais les propositions relatives à l’abattage sans étourdissement préalable sont très décevantes. En effet, la commission n’est pas favorable à la suppression de la dérogation à l’étourdissement ; elle insiste toutefois sur les progrès qui doivent être faits pour limiter la souffrance lors de ces mises à mort en pleine conscience. WELFARM espère que le récent scandale de l’abattoir de Limoges accélèrera la mise en place de ces propositions. Le rapport et les comptes rendus des auditions sont consultables sur le site de l’Assemblée nationale : www.assemblee-nationale.fr/14/rap-enq/r4038.asp


du côté de WELFARM Des nouvelles de notre campagne #couic2018 Notre campagne bat son plein.

Des affiches censurées

Depuis le lancement de notre campagne contre la castration à vif des porcelets au printemps dernier, de nombreuses actions ont été entreprises. L’opération d’affichage menée cet été dans plusieurs villes a fait polémique. A Brest, la société d’affichage a fait l’objet de pressions du monde agricole et politique et a décidé de retirer nos visuels. Par mesure de précaution, elle a également annulé l’affichage dans les villes de Langueux et de Saint Brieuc.

Au Mans, c’est la préfète, qui, sur simple appel d’un éleveur, a immédiatement donné l’ordre à l’afficheur de retirer nos visuels, prétextant un risque de « trouble à l’ordre public ».

De nombreuses réactions

WELFARM a reçu le soutien de nombreux acteurs suite à cette censure, et notamment celui de la Ligue des Droits de l’Homme qui a dénoncé cette atteinte au droit fondamental qu’est la liberté d’expression. L’association a également envoyé une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture afin de dénoncer le chantage auquel la préfète de la Sarthe a trop facilement cédé, nous privant ainsi de notre liberté d’informer, alors même que nos affiches n’étaient aucunement choquantes en dépit de la violence de la réalité qu’elles s’attachent à dénoncer.

Et maintenant ?

WELFARM continue à s’investir sur ce sujet : nous avons à présent sollicité les abattoirs, ainsi que le consortium du jambon de Bayonne afin de les inciter à abandonner rapidement leur approvisionnement en viande de porc castré à vif.

En week-end à la ferme Les correspondants locaux de WELFARM ont été invités à passer un week-end de formation à La Hardonnerie lors du pont du 11 novembre afin de faire un point sur les événements passés et de préparer les campagnes à venir. Nouveaux venus et correspondants les plus aguerris ont pu faire connaissance autour d’ateliers de travail mais aussi d’activités plus ludiques comme l’essayage des costumes de nos mascottes ou la visite de la ferme ! Indispensables à la vie de l’association, les correspondants bénévoles de WELFARM agissent en région pour porter la voix des animaux d’élevage. Ils sont le lien entre notre structure et les bénévoles de terrain. Si vous aussi, vous souhaitez devenir correspondant local, contactez-nous !

INTERVIEW AVEC… Olivier s’en va, mais garde un pied chez WELFARM

Après 2 ans de bons et loyaux services en tant que Chargé de C a m p a g n e s à W E L FA R M , O l i v i e r v o g u e v e r s d e n o u v e a u x p r o j e t s . . . M a i s n ’ e n re s t e p a s m o i n s u n f e r v e n t m i l i t a n t p o u r l a c a u s e a n i m a l e !

Raconte-nous ton parcours à l’association.

Je souhaitais faire du bénévolat à Metz et étais intéressé par la cause animale. J’ai rejoint la PMAF au siège social et à la ferme, puis enchaîné avec un service civique de 6 mois. J’ai ensuite travaillé sur l’aménagement des enclos des animaux à La Hardonnerie, puis en tant que Chargé de Campagnes pendant 2 ans au siège. A présent, je suis redevenu bénévole ! Et maintenant ?

Je vais participer à la création d’une structure pour aller plus loin dans ma démarche. J’aimerais prendre part activement à l’amélioration du fonctionnement de notre société. Notre projet s’articule autour de réflexions et échanges entre personnes

pour développer des concepts de gratuité, de coopération et de partage sur le long terme, ainsi que des actions concrètes dès à présent. Quel est ton meilleur souvenir à WELFARM ?

Tout d’abord, les chantiers participatifs à La Hardonnerie car j’y ai rencontré des personnes de tous horizons et j’ai acquis des compétences en matière de construction et d’aménagement. Les tournées Benedicta et #Couic2018 sont également un excellent souvenir sur le terrain. Quel super pouvoir voudrais-tu avoir ?

J’aimerais créer un monde qui prenne en considération le bien-être de la faune, de la flore et des êtres humains ça.

-- VOUS SOUHAITEZ NOUS REJOINDRE ? CONTACTEZ-NOUS : BENEVOLES@WELFARM.FR – 03 87 36 46 05


La Hardonnerie, la ferme de WELFARM Dans les coulisses d’un sauvetage Comment sauvons-nous nos animaux ?

Vous êtes nombreux à nous interroger sur l’implication de WELFARM dans les sauvetages et le devenir des animaux recueillis. Réponse à vos questions :

Qui décide d’un sauvetage et qui agit ?

Les animaux recueillis à La Hardonnerie viennent de différents horizons. Certains sont issus d’élevages intensifs, comme la grande majorité de nos poules. Dans ce cas, c’est WELFARM qui se rend directement dans un élevage intensif et recueille les animaux avant qu’ils ne soient emmenés à l’abattoir.

Mais de nombreux animaux nous sont également confiés après avoir été saisis chez leurs propriétaires, suite à des maltraitances. WELFARM n’a pas de réseau d’enquêteurs, ce sont des associations comme 30 millions d’Amis, la SPA ou encore le refuge de l’Arche de Noé, qui procèdent aux enquêtes de terrain et alertent les forces de l’ordre et les services vétérinaires en cas de maltraitance. Lorsque les animaux sont saisis, La Hardonnerie propose, si elle le peut, des places d’accueil pour les animaux sauvés.

Que deviennent les animaux recueillis à La Hardonnerie ? Ils bénéficient de nos soins et de notre attention jusqu’à la fin de leur vie. Ils ne sont en aucun cas réintégrés au circuit de production et n’iront jamais à l’abattoir.

Les animaux de La Hardonnerie sont-ils placés dans des familles d’accueil ?

Les candidats à l’adoption d’animaux d’élevage sont rares. Par ailleurs, accueillir un animal d’élevage nécessite de disposer d’un espace extérieur adapté et d’abris mais aussi de faire preuve de disponibilité et d’attention à son égard. Aussi, pour garantir le bien-être de chaque animal sauvé, les animaux qui arrivent dans notre ferme n’en repartiront jamais. WELFARM s’engage à leur offrir hébergement, soins, alimentation et conditions de vie respectueuses de leurs besoins et comportements naturels jusqu’à la fin de leur vie. Un engagement sur 5, 10 voire 15 ans selon l’espèce, la race et l’âge de chacun.

TRANSMETTRE SON AMOUR DES ANIMAUX

WELFARM tient à remercier toutes les personnes qui ont souhaité nous transmettre une partie ou l’ensemble de leurs biens. Grâce à eux, nous pouvons agir pour améliorer le bien-être des animaux d’élevage à toutes les étapes de leur vie. En faisant un legs à WELFARM, vous perpétuez votre mémoire. Vous prolongez ainsi dans le temps l’amour que vous avez toujours témoigné aux animaux. Association dont la mission est reconnue d’utilité publique, WELFARM agit uniquement grâce à vos dons, legs, donations et assurances-vie. Ceux-ci ouvrent droit à une réduction d’impôt ou sont exonérés de droits de succession ou mutation. Merci pour votre confiance.

Des actions sociales pour renforcer le lien Depuis quelques mois, La Hardonnerie a la possibilité d’accueillir des personnes condamnées à des Travaux d’Intérêt Général (T.I.G.) pour aider l’équipe de la ferme dans ses travaux quotidiens : nettoyage des enclos, aménagements et construction, entretien des bâtiments et des espaces verts, etc.

Il est demandé qu’elles aient un intérêt pour la cause animale et bien entendu qu’elles n’aient pas été condamnées pour maltraitance envers les hommes ou les animaux. Plusieurs condamnés aux TIG ont récemment effectué leur peine auprès de l’équipe de La Hardonnerie et ont apporté un soutien bienveillant à nos animaux rescapés.

De nouveaux habitants à La Hardonnerie En cette froide saison, les rangs de notre ferme-refuge se sont agrandis avec l’arrivée de quatre canards, d’une oie et de 30 poules.

Des palmipèdes saisis par les forces de l’ordre Au mois d’octobre, les forces de l’ordre et plusieurs associations de protection animale sont intervenues en urgence dans l’Ain (01) pour saisir près de 90 animaux maltraités, et WELFARM a recueilli les oies et canards de ce sauvetage.

30 poules issues d’élevage intensif

Dès qu’elle en a la possibilité, La Hardonnerie accueille des poules pondeuses réformées d’élevages intensifs. Ce mois-ci, 30 poules ont ainsi été sauvées au moment de leur départ à l’abattoir et ont rejoint notre fermerefuge, après un an passé en cage.  Champ libre est édité par WELFARM - Protection mondiale des animaux de ferme - Association régie par les articles 21 à 79.III du Code Civil local - Siège social : 176 avenue André Malraux - BP 80242 - 57006 METZ Cedex 1 - Tél. : 03 87 36 46 05 - Fax : 03 87 36 47 82 - Courriel : courrier@WELFARM.fr - Représentant légal : Charles Notin - Directeur de la publication : Ghislain Zuccolo - Responsable de la rédaction  : Jacqueline Zitter - Impression : BCR « les capucins» 32200 Gimont -

Tél.: 05 62 67 11 08 - Conception graphique : WELFARM - Dépôt légal : décembre 2016 ISSN  : 1562-6202. Ce numéro a été édité à 23  000  exemplaires et imprimé sur du papier PEFC. Champ Libre est édité trimestriellement. - La rédaction n’est pas responsable des manuscrits ou des documents qui lui sont transmis. Les textes publiés n’engagent que leurs auteurs. Reproduction des textes et des illustrations autorisée à condition d’en mentionner la source. Crédits photos et illustrations : WELFARM sauf mention contraire.


Champ libre #61