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Mai 2014

Les femmes PLR

Création par UNE (uneagence.ch)

INTERVIEWS

MAGAZINE DU PLR GENEVOIS

L’ÉGALITÉ DES CHANCES ENTRE HOMMES ET FEMMES DANS LE PROGRAMME DU PLR


LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

AGENDA

SOMMAIRE Mai 2014

Juin 12 juin

Assemblée des délégués, Ecole de la Salésienne, rte de Veyrier 243, 1255 Veyrier, apéritif dès 18h30.

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ÉDITO

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APPEL À CANDIDATURES POUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES

P. 6-7

L’ÉGALITÉ ENTRE HOMMES ET FEMMES DANS LE PROGRAMME DU PLR

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EGALITÉ ?

P. 12-23

Août 16 août

- Les genevoises PLR, par Silvia Zeder-Nagy - La vision des femmes selon Nadège Salzmann - Catherine Kuffer-Galland - Le parcours de Natacha Buffet - Janine Berberat - Béatrice Lüscher - Sophie Dubuis - Simone de Montmollin - Martine Brunschwig Graf - Marie-Françoise de Tassigny - Madeleine Bernasconi - Françoise Saudan - Johann Schneider-Ammann

Université d’été du PLR, Château des Bois, ch. de la Combe d’Ornex 10, 1242 Satigny.

Septembre 25 sept.

Assemblée des délégués à Bernex, Salle communale de Luchepelet, Route d’Aire-la-Ville 22, 1233 Bernex. Apéritif dès 18h30.

28 sept.

Votation populaire.

Octobre 30 oct.

Assemblée des délégués (lieu et heure à confirmer)

Novembre

Interviews

P. 22-23

LE PLR AUX CÔTÉS DES ARTISANS BOULANGERS GENEVOIS

P. 24

LA NOUVELLE LOI SUR LES TAXIS

P. 26-27

INVENTAIRE DES PROJETS PLR PENDANTS DEVANT LE GRAND CONSEIL

30 nov. Votation populaire.

RÉDACTION: Le Nouveau Genevois est l’organe officiel du PLR. Les Libéraux-Radicaux Genève. Les articles ne reflètent toutefois pas nécessairement l’opinion du parti. 13, boulevard Emile-Jaques-Dalcroze 1205 Genève info@plr-ge.ch Tél : 022 818 42 42

ABONNEMENT: Abonnement (1 an) : Fr. 60.– Abonnement de soutien : Fr. 200.– Paraît 10 fois par an CCP : 01-47300-5

MARKETING & PUBLICITÉ: Publi Annonces SA Chemin de la Charpente 3 1219 Le Lignon info@publi-annonces.ch

ÉDITEUR RESPONSABLE: PLR Genève

CRÉATION ET RÉALISATION: UNE (uneagence.ch)

RÉDACTRICE EN CHEF: Sophie Creffield, Secrétaire générale sophie.creffield@plr-ge.ch

CONCEPT COUVERTURE: UNE (uneagence.ch)

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LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

ÉDITO

LA REPRÉSENTATION DE FEMMES EN POLITIQUE AU SEIN DU PLR, C’EST :

La première femme maire de Genève :

Lise Girardin

La première femme conseillère fédérale :

Elisabeth Kopp

La première conseillère d’Etat genevoise :

Par Alain-Dominique Mauris, Président du PLR Genève

Martine Brunschwig Graf

Merci aux femmes PLR ! Dans ce numéro du Nouveau Genevois, je vous propose de nous intéresser à l’engagement en politique de nos femmes PLR. Si nos bénévoles sont nombreux et indispensables à la réussite de nos enjeux et que j’ai toujours laissé une place prépondérante aux jeunes PLR en les associant à nos nombreux débats, cette fois je vous invite à rendre hommage à nos femmes PLR ! C’est pourquoi j’ai demandé à l’équipe du NG de leur dédier ce numéro pour mieux les connaître et leur dire merci. Les femmes PLR qui depuis des années déjà arpentent les pavés pour mener le combat politique grâce à leur compétence et leur sensibilité nous révèlent ce qui les motive, leurs projets et leurs envies. Comment et pourquoi elles démontrent que la politique est l’affaire de tous et plus uniquement celle des hommes. Nous savons tous aujourd’hui que même si la représentation des femmes en politique s’est nettement améliorée ces dernières années, il y a encore un long chemin à faire avant d’arriver à mobiliser d’avantage de femmes sur nos listes. C’est là que la différence entre engagement et activisme prend, à mon avis, tout son sens. Comme Président du parti, je vois de nombreuses femmes engagées dans nos rangs, mais qui se font néanmoins discrètes sur la scène politique. Ce sont ces femmes pourtant déterminées dans leurs opinions que j’appelle à s’engager plus activement au sein du parti. Les prochaines élections municipales par exemple doivent permettre aux femmes PLR de se présenter en nombre. Bien des élues ont déjà ouvert le chemin, mais encore plus de femmes PLR doivent se présenter et être élues. Il n’est point question de parité, mais bien de l’envie de s’engager dans une équipe où chacun peut jouer son rôle. Dans ce numéro, nous avons donné la parole à des femmes PLR actives ou ayant été actives. D’autres y auraient aussi leur place : d’une manière générale, les femmes PLR constituent un pilier essentiel de notre parti. C’est donc l’occasion de dire aux femmes PLR merci et combien nous comptons sur elles.

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LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

CANDIDAT-E AUX PROCHAINES ELECTIONS : POURQUOI PAS VOUS ?

Par Alain-Dominique Mauris

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epuis 3 ans que le PLR existe, nous avons déjà participé à plus de 10 élections, soit 10 campagnes et 10 recherches de candidats. Ce sont autant d’opportunités pour se mettre au service du parti afin de promouvoir les valeurs et le projet PLR pour Genève. Tous les membres du parti peuvent se présenter à la candidature. C’est l’occasion pour moi de rappeler que quelle que soit la fonction occupée : elle sert uniquement l’intérêt général et les valeurs PLR. Celles et ceux qui penseraient aussi satisfaire leur égo, leurs ambitions personnelles, à confondre ce qui est bon pour le parti avec ce qui est bon pour eux ou encore tirer des avantages se trompent de parti. Les candidats, puis les élus, doivent servir Genève avec rigueur, exemplarité et humilité en faisant la plus complète abstraction de leurs intérêts personnels ou celui de leurs proches.

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Si cette ambition de servir le PLR pour mieux promouvoir la liberté, la responsabilité, la solidarité et l’égalité des droits et devoirs pour tous vous anime, posez votre candidature. Voici une première base des objectifs pour ces prochaines élections. Nous reviendrons en assemblées locales ou cantonales pour débattre de la stratégie et du programme politique. Les élections municipales impliquent le débat politique de proximité, la gestion du quotidien de notre espace de vie. Elles reposent sur le travail des associations PLR communales et répondent à des objectifs spécifiques locaux. Nous visons à renforcer nos sièges municipaux et exécutifs notamment en Ville de Genève en portant un projet politique qui donne envie aux électeurs de voter pour le PLR. Ce sont les associations communales qui désignent

leurs candidats et qui vous fournirons plus de renseignements. Les élections fédérales demandent des candidats ayant une expérience nationale et une bonne maîtrise de l’allemand et du suisse allemand, de bien connaître les enjeux pour notre pays comme le fonctionnement du PLR Suisse. Le temps à consacrer est d’environ 4-5 mois pour le Conseil National et 5-6 mois pour le Conseil aux Etats par an avec de nombreux déplacements. Notre objectif est de gagner un 3e siège au CN et 1 siège au CDE. Je souhaite que l’ADD de fin octobre désigne 5 candidats pour le CN et 1 pour le CDE. Une commission des candidats est chargée de préparer l’ensemble des dossiers pour cette primaire d’automne. A bientôt ! 7


EGALITÉ ?

Par Thierry Oppikofer

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L’ÉGALITÉ ENTRE HOMMES ET FEMMES DANS LE PROGRAMME DU PLR

L

e programme de législature du parti contient plusieurs engagements en lien, certes plus ou moins étroit, avec la promotion de l’égalité. Se fixant comme objectif général de « créer les conditions permettant aux couples de concilier vie professionnelle et vie de famille » en inscrivant dans ce cadre « les politiques visant à atteindre l’égalité entre hommes et femmes », le PLR affirme que l’égalité passe, fondamentalement, par une plus grande liberté. En d’autres termes, la législation doit notamment permettre aux couples de s’organiser librement : taux d’activité, travail à domicile, garde des enfants, toutes ces politiques publiques doivent converger vers cette cible. La déduction pour frais

de garde devrait donc être augmentée, la progressivité de l’impôt réduite et « les nouvelles formes d’horaire de travail », qui contribuent « à maintenir un savoirfaire dans l’entreprise, ainsi [qu’à] réduire le taux d’absentéisme et les frais liés à une trop grande fluctuation du personnel », encouragées. Le PLR milite également pour la création de nouvelles places de crèches en intégrant mieux les entreprises, qui « doivent devenir des acteurs de la petite enfance, plutôt que d’en être écartées et de rester malgré tout contraintes de la financer par l’impôt ». A ce jour, le programme du PLR ne contient toutefois pas d’engagement précis concernant la représentation des femmes en politique. Un chapitre à compléter !

très flatté d’être invité à traiter brièvement du thème des femmes en politique, le soussigné dont le seul titre de gloire féministe est d’avoir eu le privilège d’interviewer longuement Régine Desforges – un émerveillement pour le journaliste, une intelligence pétillante, une force de conviction impressionnante –, souhaite proposer un rappel et un constat. Il y a un peu plus de quarante ans, ne l’oublions pas, beaucoup de personnalités parfaitement équilibrées et démocrates, et notamment dans les partis libéral et radical, militaient encore avec bonne conscience contre le suffrage féminin. L’exercice de la politique, ne fût-ce que comme simples électrices, allait – pensaient-ils – mener les femmes à négliger leurs devoirs familiaux. En consultant les prospectus de la votation de 1971, on imagine les obstacles qu’à l’époque, les femmes qui menaient une carrière professionnelle avaient eu à franchir. A n’en pas douter, l’évolution des mentalités, au cours des quatre dernières décennies, a fort heureusement été si profonde et rapide que l’on a peine à croire, aujourd’hui, que cette réalité révolue ait pu paraître normale à nos propres parents.

égalité des sexes et la plus grande justice règnent? Certainement pas. Il ne fait aucun doute qu’à compétences égales, il s’avère plus difficile pour une femme que pour un homme de «faire carrière», dans la vie civile comme en politique. A mon humble avis, la solution n’est pas – et j’invoque volontiers les mânes de Régine Desforges, qui était catégorique sur ce point – dans l’imposition méticuleuse d’un langage «épicène» (ce mot étant d’ailleurs utilisé improprement); elle n’est pas non plus dans l’instauration mécanique de quotas obligatoires. Si nous sommes parvenus à l’égalité dans la loi, dans l’éducation, dans la formation; si nous avons progressé en matière d’aide aux familles; si les préjugés sexistes diminuent peu à peu, il reste deux importants caps à franchir, qui nécessitent un certain courage politique: l’égalité salariale entre hommes et femmes – une exigence morale et légale qui n’est toujours pas respectée, sauf par les entrepreneurs dignes de ce nom – et le refus de céder, dans notre Etat de droit, le moindre pouce de terrain à des idéologies, croyances ou pratiques qui placent la femme en situation d’infériorité par rapport à l’homme.

Est-ce à dire qu’aujourd’hui, dans notre société et dans nos institutions, la parfaite 8

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LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

PROMOTION DES FEMMES EN POLITIQUE : QUID JURIS ? Présidente du PLR Carouge, membre du Codir, ancienne membre de la Présidence de l’Assemblée Constituante

Par Céline Zuber-Roy

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a nouvelle constitution genevoise déclare que « l’Etat promeut une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des autorités ». Le Grand Conseil n’a pas encore mis en œuvre cette nouvelle disposition. C’est donc l’occasion de faire un état des lieux des mesures envisageables ou au contraire juridiquement proscrites. Le seul moyen d’assurer une stricte parité au sein des organes élus est d’instaurer un quota de résultat, c’est-à-dire d’imposer une composition de 50% de femmes et 50% d’hommes quel que soit le résultat de l’élection. Cependant, le Tribunal Fédéral considère qu’il s’agit d’une restriction inadmissible à la liberté de vote des citoyens. Par contre, il est possible d’imposer la parité sur les listes électorales. Le quota de liste peut être fixé à 50% de manière rigide ou être plus souple et prévoir un minima à respecter, par exemple de 40%. Des mesures moins contraignantes visant simplement à encourager une repr-

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ésentation équilibrée sur les listes sont évidemment aussi possibles. On peut ainsi imaginer une incitation financière ou des avantages en nature aux partis. Les quotas ne sont pas les seuls outils permettant de promouvoir les femmes en politique. Par exemple, il est possible de les encourager à s’engager par le biais de formations, de programmes de mentorat ou de présentations. La réduction des entraves à l’engagement des femmes en politique est une autre voie. La nouvelle constitution prévoit que des mesures doivent être prises pour permettre aux élus de concilier leur vie privée, familiale et professionnelle avec leur mandat. La création des députés suppléants en est une. L’adaptation des horaires des séances et la mise en place de garde pour les enfants sont d’autres mesures envisageables.

femmes en politique. L’Etat pourrait s’abstenir de soutenir des entités qui excluent les représentants d’un sexe de leurs membres. Toutefois, dans un arrêt récent (2C_421/2013), le Tribunal fédéral a retenu que la liberté d’association, dont le droit de choisir ses membres, primait l’égalité hommes et femmes. Il s’agissait d’un cas particulier, donc la généralisation reste à étudier. Les hommes suisses ont accordé le droit de vote aux femmes par les urnes. Il revient maintenant aux députés de promouvoir par des mesures concrètes et respectueuses du droit l’accession des femmes aux charges politiques.

Des mesures à réduire les inégalités dans la société civile peuvent également contribuer à augmenter la représentation des 11


LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LES GENEVOISES PLR, PAR SILVIA ZEDER-NAGY

LA VISION DES FEMMES EN POLITIQUE SELON NADÈGE SALZMANN

Présidente des Genevoises PLR

J’

ai été élue Présidente par le Comité des Genevoises PLR et c’est avec plaisir que je reprends le flambeau. Je tiens à remercier Nathalie Schneuwly, ancienne Présidente, pour tout le travail qu’elle a accompli. Je remercie les membres du Comité que je sens motivées et actives ! Notre association est dans l’air du temps. A l’heure d’un système en évolution, l’acceptation des différences de chacun et chacune, la création de valeur par la complémentarité prend tout son sens. Les femmes à l’écoute de leurs émotions perçoivent des éléments auxquels l’homme est en général moins sensible. Et cela amène à une vision du « comment » fait-on les choses et à des questions telles que : « quel est l’impact à moyen ou long terme ? ». Néanmoins, les Femmes ont encore tendance à sous-estimer leur valeur politique pour divers facteurs, une appréhension de s’exprimer en public, un réseau peu développé … Là, nous souhaitons placer notre action : Les Genevoises PLR c’est un réseau, un partage d’expériences vécues, du coaching, des parrainages, le tout visant à transmettre confiance et solutions concrètes pour faciliter l’engagement politique. Pour cet exercice, nous avons notre regard tourné vers les Municipales 2015 et appelons les femmes encore hésitantes à nous rejoindre ! En effet, de brillantes candidates, formées à communiquer sur leurs décisions et leurs actes, sauront interpeler favorablement notre électorat. Plus de femmes au PLR, c’est un plus !

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Présidente des Jeunes Libéraux-Radicaux Genève

C

hez les JLRG, comme dans le monde politique en général, on manque de femmes. Aux assemblées générales, nous nous retrouvons souvent avec une bonne quinzaine de messieurs contre trois ou quatre femmes, parfois moins. Comment remédier à ce déséquilibre ? Nous, les jeunes, avons un rôle à jouer : nous devons recruter des jeunes femmes qui s’intéressent à la politique, mais n’osent peut-être pas s’y lancer. Nous devons pouvoir montrer aux femmes qu’elles ont leur place dans ce monde encore largement dominé par les codes masculins. Il s’agit alors de faire en sorte qu’un pas se fasse des hommes vers les femmes et vice-versa. Oui, les femmes doivent intégrer certaines règles tacites de la politique, par exemple le fait qu’il faut toujours se montrer sûr de soi, même si on ne connaît guère son sujet ou bien qu’on serait prêt à être davantage consensuel. Mais les hommes doivent également faire leur part du chemin : les femmes ont moins tendance à surévaluer leurs capacités que les hommes, leur sensibilité est souvent moins axée sur le conflit, mais davantage sur la recherche de compromis. Inutile de passer par les quotas : il suffit d’une volonté commune. Nous y arriverons, à la parité ! 13


LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

L’INTERVIEW DE CATHERINE KUFFER-GALLAND

LE PARCOURS DE NATACHA BUFFET Conseillère municipale en Ville de Genève

Maire de Vandœuvres et Présidente de l’Association des communes genevoises Je suis engagée en politique depuis juin 1995, date à laquelle j’ai été élue conseillère municipale à Vandœuvres (sur une liste hors parti, intitulée Entente Communale, comme c’est encore le cas aujourd’hui). Après avoir été quatre ans conseillère municipale, j’ai été élue adjointe au maire, puis suis devenue maire en 2003. J’ai par ailleurs eu la chance d’être constituante de 2008 à 2012 et suis, depuis septembre 2011, présidente de l’Association des communes genevoises. Jusqu’en 1982, j’avais toujours vécu en ville (de Genève puis de Berne). En arrivant à Vandœuvres, j’ai immédiatement ressenti une réelle envie de m’investir pour mon nouveau lieu de vie, car il me semblait alors que, vu la taille de la commune et à ce niveau de la démocratie, les projets politiques pouvaient être décidés, maîtrisés, puis réalisés dans un laps de temps contrôlable et avec une certaine cohérence. Par ailleurs, la proximité avec les habitants, une nature, magnifique, à protéger, des convictions fortement partagées, des objectifs concrets à atteindre, des moments villageois à vivre ensemble m’ont confortée dans cette envie. Mais j’ai dû attendre douze ans que mon mari – qui avait été sollicité car étant le descendant d’une famille ancrée dans la commune depuis des générations – quitte son poste de conseiller municipal… Non, je ne me suis pas engagée en politique pour défendre plus particulièrement la cause des femmes. Et je n’ai pas le sentiment que d’en être une m’ait empêchée d’avancer, ni professionnellement ni politiquement. J’ai rarement eu le sentiment de devoir « en faire plus » qu’un homme pour défendre une idée ou un projet, même s’il 14

m’arrive de ressentir chez certains interlocuteurs masculins un certain manque de confiance. Mais ce n’est de loin pas quelque chose qui a motivé mes actions. En revanche, dans le cadre de la défense de certains projets, dossiers ou intérêts, alors oui, s’il le faut, je n’oublie pas la cause des femmes. Ceci dit, pour répondre à une autre de vos questions, je réalise bien que le chemin est encore long jusqu’à une égalité complète homme-femme, en politique également. Mais il me semble que le problème n’est plus du côté des électeurs et électrices, mais plutôt chez les candidates ou élues elles-mêmes. Car le plus gros problème reste que, malheureusement, bien des femmes n’ont toujours pas suffisamment confiance en elles pour oser se lancer ! Par ailleurs, ces dernières devraient être davantage secondées dans leur vie familiale et professionnelle pour avoir le temps et la disponibilité d’esprit nécessaires leur permettant de se vouer à la cause publique. Nous devons donc inculquer à nos filles (et à nos fils aussi !) que notre engagement politique est indispensable, car s’il est différent de celui d’un homme, il n’est en aucun cas moins bon, mais est complémentaire. Une approche politique pragmatique, un grand sens de la collégialité, la recherche de consensus, des convictions le plus souvent dénuées d’ « ego » (pardon, Messieurs !) font que nous complétons bien la manière dont les hommes voient leur engagement. C’est un peu réducteur, je sais, pardonnez-moi… Non, je ne pense pas que la représentation des femmes est suffisante en politique, et plus particulièrement pas au PLR. Par exemple, à Vandœuvres, le nombre de conseillères municipales est stable et a même parfois régressé au cours des der-

nières législatures. En revanche, du côté de l’exécutif, cela fait maintenant dix-neuf ans qu’il y a deux femmes ! Je suis bien évidemment contre tout quota, car ce qui compte c’est un engagement de conviction pas une élection « alibi », du genre « j’ai été élue parce qu’il fallait une femme, pas parce que je le vaux bien !». Une chose m’interpelle profondément, c’est le manque de solidarité entre nous, les femmes. Que ce soit lors d’élections, où les femmes sont souvent biffées par leurs congénères, ou en cours de mandat, où l’on voit rarement une femme voler au secours d’une de ses collègues. C’est bien entendu la cause défendue qui compte, pas le fait qu’elle le soit par une femme, mais il me semble que davantage de soutien ou, simplement, plus de camaraderie pourrait parfois se justifier. Faire passer un message aux jeunes… ? Oser se lancer. Une fois encore, il faut avoir confiance en soi, en sa capacité à faire avancer les choses. Il faut y croire ! Et, une fois engagés en politique, il faut oser aller au bout de ses convictions. Non par la force, mais par le dialogue, la persuasion. S’engager, c’est aussi apprendre à perdre, à renoncer, à remettre l’ouvrage sur le métier. C’est aussi donner de son temps, beaucoup de son temps, ce qui exige maints sacrifices. Mais, au bout du compte (ou du conte !?), il y a énormément de satisfactions. Au-delà des frustrations, on reçoit tellement lorsque l’on s’investit civiquement : ouverture à de nombreux domaines de connaissances, apprentissage de la vie publique et politique, nouvelles amitiés, très diversifiées et enrichissantes, et, encore plus, renforcement de sa propre personnalité. Que du bonheur !

A

yant grandi dans la charmante commune de Corsier, j’ai eu l’opportunité d’accéder au Conseil municipal à l’âge de vingt ans alors qu’un ancien camarade de classe avait mis sur pied une liste de personnes pas encore engagées en politique. Cette démarche originale m’a donc offert l’occasion de faire mes premières armes en politique et de siéger durant 6 ans, avant de déménager en Ville de Genève et de siéger depuis 3 ans au conseil municipal. Sans volonté de féminisme acéré, j’estime que la représentation des femmes en politique n’est pas suffisante dans notre Parti. Elle ne l’est pas, comme ne l’est pas celle des jeunes et de certaines professions. Elles ne le sont pas, car une plus grande diversité d’horizons sociaux est toujours souhaitable si l’on veut qu’un grand et beau parti comme le nôtre, occupé des questions de société les plus variées, colle au plus près des besoins des uns et des autres. Aux politiciens en herbe, je dirai de s’engager avec passion. En effet, la plus grande crainte peut être celle de se heurter à des difficultés à se faire entendre, à faire passer son message. Aussi original puisset-il être de prime abord, tout message et volonté d’action doivent être entendus et considérés. Toute idée est riche pour la vitalité d’un parti, et c’est bien là ce qui doit primer.

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LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

L’INTERVIEW DE JANINE BERBERAT

L’INTERVIEW DE SOPHIE DUBUIS

Depuis quand êtes-vous engagée en politique ? Depuis 1989 au parti libéral.

1974 Membre du comité directeur Directrice CICG Maman d’un garçon (3 ans) et belle-mère de 3 garçons (14, 11, 8)

Quelles étaient les motivations de votre engagement ? Un intérêt très marqué pour la politique et la philosophie libérale. Est-ce que le fait d’être une femme a été une raison de votre engagement ? Non pas du tout. Est-ce que ça a joué un rôle dans votre engagement ? Non, mais ma perception féminine du monde et ma sensibilité m’ont permis d’y trouver ma place sans me sentir discriminée.

Quel est votre parcours en politique ? Présidente de l’ALGS. Députée de 1993 à 2005. J’ai présidé les commissions de l’énergie, des visiteurs de prisons, des affaires sociales. J’ai été également 2e vice-présidente du bureau du Grand Conseil, représentante de Genève au FIR et membre du bureau. J’ai également représenté le PL puis le PLR aux CA de Vessy et MRPS. Comment voyez-vous l’évolution de la place des femmes en politique depuis le début de votre engagement ? Les femmes continuent d’être de très bonnes députées, engagées, souvent perfectionnistes. Elles ont très souvent une vision plus globale des problèmes. Elles sont pragmatiques.

Est-ce que vous trouvez que la représentation des femmes en politique et plus particulièrement au PLR (Genève et Suisse), est suffisante ? Je suis contre les quotas. Si les femmes veulent être plus nombreuses, elles n’auront aucun problème pour y arriver. Qu’est-ce qui reste à faire selon vous pour que les femmes puissent mieux s’engager en politique ? Qu’elles le veuillent. Quel message souhaitez-vous passer aux jeunes (hommes et femmes) qui s’engagent maintenant en politique ? Merci d’avance pour tous les sacrifices que vous allez faire sur votre vie professionnelle, votre famille et vos amis. Mais ça en vaut la peine.

L’INTERVIEW DE BÉATRICE LÜSCHER

Elue députée au Grand Conseil de 1980 à 1993, j’ai également été 2e Vice-Présidente du Bureau du Grand Conseil. Elue Maire de Troinex en 1991, unique femme à cette fonction jusqu’à aujour16

d’hui, j’ai décidé de limiter mon mandat à 8 ans afin de laisser la place à des candidats plus jeunes. En 2008, j’ai été élue membre de l’Assemblée Constituante à laquelle j’ai participé avec beaucoup d’intérêt. Est-ce que le fait d’être une femme a été une raison de votre engagement ? Est-ce que ça a joué un rôle dans votre engagement ? Etre une femme a effectivement été une motivation de mon engagement et ne m’a jamais posé de problèmes, j’y ai même vu parfois des avantages, car les citoyens se confient plus aisément à une députée et à une Maire. Bien que j’aie lutté pour l’égalité des sexes, je préfère parler de complémentarité.

Je me suis engagée il y a deux ans ; j’ai été rattrapée par mon important sens des responsabilités. Tout d’abord, j’ai souhaité pouvoir agir sur les conditions cadres de notre canton pour renforcer les domaines professionnels qui me sont chers : l’accueil à Genève et la Genève internationale. De plus, vivant en famille recomposée, j’ai constaté que le droit du divorce en Suisse est dépassé. Il manque d’équité au niveau de la répartition des responsabilités entre le père et la mère et omet le rôle des tiers impliqués auprès des enfants. Le droit devrait plus prendre en compte l’élément central : l’enfant. Comment conciliez-vous tous les aspects de votre vie ?

76 ans, enseignante, 3 enfants, 9 petits-enfants Depuis quand vous êtes-vous engagée en politique et quel est votre parcours en politique ? Je suis engagée politiquement depuis 1973, année où René Barro, alors maire de Veyrier, m’a convaincue d’adhérer au Parti Libéral. J’ai été élue conseillère municipale à Troinex en 1975, seule femme membre pendant ma 1re législature et y suis restée jusqu’en 1991. J’ai convaincu les autorités de développer les activités sportives sur la commune (tennis de table, tennis, Agorespace).

Quelles étaient les motivations de votre engagement ?

Aujourd’hui, il faut surtout parler aux jeunes et leur transmettre le plaisir de s’engager. J’ai eu la chance de communiquer mon enthousiasme pour la chose publique à ma famille : mes enfants (Christian, conseiller national, Véronique, conseillère municipale); mes petits-enfants, (Nadège, présidente des JLRG et candidate au conseil municipal de Veyrier, Célian, membre de JLRG, ancien candidat au Grand Conseil et auteur d’un travail de maturité sur les jeunes en politique). Pour les élections communales de 2015, jeunes citoyens, engagez-vous pour notre République, car c’est vous qui façonnerez notre monde de demain !

Être une femme de carrière et avoir une famille demandaient déjà une grande organisation. Mon engagement en politique a évidemment ajouté quelques complications. Cela se passe très bien car je peux compter sur la compréhension et l’important soutien de mon compagnon, lui-même directeur. J’ai également fait le choix de mieux vivre le moment présent et de me simplifier les choses lorsque c’est possible. Est-ce que vous trouvez que la représentation des femmes en politique, et plus particulièrement au PLR (Genève et Suisse), est suffisante ? Non, la représentation des femmes en politique doit s’intensifier. Tout comme dans les entreprises, nous savons aujourd’hui que la mixité est la clé du succès à tous les niveaux. 17


LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

L’INTERVIEW DE SIMONE DE MONTMOLLIN

L’INTERVIEW DE MARTINE BRUNSCHWIG GRAF

Députée au Grand Conseil genevois

Mon engagement politique s’est fait naturellement, sans préméditation ni planification. Il a débuté avec l’Assemblée Constituante en 2008. Le projet de révision de la constitution m’avait convaincue par son caractère unique et limité dans le temps. Cette première expérience fut extrêmement positive et formatrice, tant sur le plan humain que politique. La richesse des personnalités, la diversité des opinions et les possibilités qu’offre notre démocratie pour les défendre sont autant d’éléments qui m’ont encouragée de poursuivre. Quelles ont été les motivations de votre engagement ? Si l’on peut déplorer que les femmes continuent d’être minoritaires dans toutes les institutions politiques nationales et européennes (et ce indépendamment des systèmes paritaires mis en place pour y remédier), mon engagement n’a pourtant pas été prioritairement conduit par la volonté de corriger cette inégalité structurelle. Il procède tout simplement d’un idéal de réalisation de soi, avec comme objectif, l’intérêt commun. Principe d’égale liberté de chacun (homme et femme) de se réaliser comme il l’entend.

De ce fait, il existe autant de raisons qu’il y a des femmes, chacune d’entre elles faisant face à des réalités différentes. On pourrait classer ces différences selon quatre catégories de femmes : celles presque entièrement dédiées à la politique, qui ont souvent sacrifié beaucoup de leur vie affective, familiale ou professionnelle; celles qui gèrent leur parcours comme une carrière et savent déléguer les contingences domestiques; celles entrées tardivement en politique et dont les enfants sont déjà grands et enfin celles qui tentent de tenir ensemble toutes les dimensions de leur existence (maison, famille, travail...). Lorsque l’on fait partie de cette dernière catégorie, les défis sont nombreux ! Il existe peut-être encore une autre raison, liée à ce qu’on attend d’elles. Les stéréotypes de la féminité sont encore très présents. Jugées plus « empathiques, douces et consensuelles » par exemple, elles sont soumises à des attentes implicites, souvent erronées, sur ce qu’elles devraient apporter à la vie politique. D’où un légitime sentiment de frustration. Comment y remédier ?

2) La relative « brutalité » de l’environ nement politico-médiatique.

Notre démocratie ne saurait se passer du regard de la moitié de la population. Priver la vie politique du talent des femmes est une erreur. Je ne crois pas pour autant qu’il existe un système miracle permettant de lutter contre la sous-féminisation des institutions. Les solutions sont multiples. Elles passent à la fois par un plus grand respect de la vie privée et familiale et par la reconnaissance que la façon d’appréhender la politique relève d’abord d’un choix personnel et non d’une appartenance à un genre. Par simple idéal de liberté.

3) Les défis organisationnels et les épreuves personnelles qu’il faut surmonter pour tenir sur la durée.

A titre personnel, je crois aussi fermement à la solidarité spontanée des femmes entre elles. Ce qu’elles font depuis la nuit des

Pourquoi si peu de femmes en politique ? De ma courte expérience, j’observe trois sources de démotivation : 1) La difficulté de faire avancer les projets. Les femmes peuvent vouloir préférer une vie professionnelle plus gratifiante ou vouloir profiter pleinement de leur famille.

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temps et qu’aucun système ne pourra remplacer.

Depuis quand vous êtes-vous engagée en politique ?

A toutes les femmes qui hésitent encore je dis, ne doutez plus et lancez-vous dans l’aventure! Le jeu en vaut la chandelle.

Formellement, depuis 1985, date de mon adhésion au parti libéral genevois. Mais mes convictions libérales n’avaient pas attendu ce moment-là pour s’exprimer, y compris dans le journal du PLG dont j’étais alors l’une des « petites plumes ». Quelles étaient les motivations de votre engagement ? J’ai été élevée dans une famille de huit enfants dans laquelle il était naturel de s’engager, non en politique mais dans la vie sociale en général. Lorsque la politique a commencé à faire partie de mon environnement, en arrivant à Genève, j’y ai trouvé une autre façon de participer à la vie civique et sociale de la cité. Est-ce que le fait d’être une femme a été une raison de votre engagement ? Est-ce que ça a joué un rôle dans votre engagement ? Non, cela n’a joué aucun rôle. Je me souviens d’avoir déclaré, à l’assemblée des délégués de 1993 qui désignait les candidats au Conseil d’Etat : « choisissez-moi si vous pensez que je peux remplir ce mandat, mais de grâce, ne me choisissez pas parce que je suis une femme ! ». Ils m’ont désignée et j’espère qu’ils ne l’ont pas regretté ! Quel est votre parcours en politique ? En fait, il a commencé par un échec, 35e sur la liste du Grand Conseil alors que le PLG avait obtenu 19 sièges ! Cela ne m’a pas empêchée d’être élue présidente du parti en mars 1988, au Grand Conseil en octobre 1989, au Conseil d’Etat en 1993 (réélue en 1997 et 2001) et au Conseil national en 2003 (réélue en 2007). Plutôt que d’énumérer en dé-

tail mes fonctions, je préfère simplement relever que ne pas être élue au premier essai doit être considéré comme le premier pas d’un engagement et non le dernier. Simplement, il ne faut craindre ni les difficultés, ni les responsabilités et il faut que le courage soit au rendez-vous dans les moments difficiles. Comment voyez-vous l’évolution de la place des femmes en politique depuis le début de votre engagement ? La place des femmes en politique progresse certainement si l’on pense qu’à vingt ans je n’avais pas le droit de vote, ni sur le plan cantonal ni sur le plan fédéral… Mais l’évolution se fait en dents de scie et non sans accrocs. Il reste encore du chemin à faire si l’on songe notamment qu’au Conseil national, elles représentent 31% de l’hémicycle. On pourra toujours se consoler en relevant qu’en décembre 1971, année où elles ont acquis le droit de vote et d’éligibilité, elles n’étaient que 10 à siéger avec 190 collègues masculins. Mais on devrait pouvoir faire mieux. Est-ce que vous trouvez que la représentation des femmes en politique et plus particulièrement au PLR (Genève et Suisse), est suffisante ? Si l’on songe au potentiel que représentent les femmes pour la relève en politique, on ne peut que constater qu’elles sont encore trop faiblement représentées dans les législatifs et exécutifs à tous niveaux. C’est vrai pour Genève comme c’est vrai pour la Suisse. Le PLR, comme les autres partis politiques doit conduire une véritable politique des ressources humaines : dénicher les talents, les faire progresser et avancer pour préparer la relève est tout aussi important que de gagner des élections. Le réservoir de talents, particulièrement féminins, est loin d’être suffisamment exploité.

Qu’est-ce qui reste à faire selon vous pour que les femmes puissent mieux s’engager en politique ? Il faut tout d’abord les recruter. Les femmes ne viennent pas très volontiers à la politique et attendent souvent que la politique vienne à elles. Cela s’explique, notamment par le fait qu’il y a d’autres priorités souvent, familiales et professionnelles. Il faut aussi favoriser tout ce qui permet la formation à la pratique politique. Cela ne s’apprend pas – ou plus – sur le tas ; cela nécessite des connaissances à acquérir et des compétences à développer. C’est vrai pour les femmes et pour les hommes mais il est vrai que j’ai plus souvent rencontré de femmes que d’hommes qui doutaient de leurs compétences ! Et il faudra bien que les médias écrits et électroniques se demandent quel rôle ils jouent. Trop souvent, on fait appel aux « habitués » de l’interview et du micro, car c’est plus facile et plus sûr. Prendre quelques risques, c’est aussi risquer de découvrir de nouveaux talents. Quel message souhaitez-vous passer aux jeunes (hommes et femmes) qui s’engagent maintenant en politique ? La démocratie vit grâce aux femmes et aux hommes qui s’engagent, par leur vote, par leur volonté de servir et d’exercer des fonctions politiques. Il ne faut pas choisir un parti en fonction de ses promesses, mais en fonction des principes qu’il défend et de sa cohérence. Pour ma part, c’est parce que je crois aux valeurs de liberté et de responsabilité que je me suis engagée. Il n’existe aucun parti avec lequel on peut être 100% d’accord, mais là n’est pas l’essentiel Il faut choisir un parti dans lequel on se sent en accord avec ses convictions lorsque l’on vote et lorsque l’on agit.

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LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

L’INTERVIEW DE MADELEINE BERNASCONI

L’INTERVIEW DE FRANÇOISE SAUDAN

Depuis quand vous êtes-vous engagée en politique ?

Non pas particulièrement, car je me suis toujours intéressée à la politique.

contre le nombre d’élues ne correspond pas à l’engagement des femmes.

Je suis engagée depuis janvier 1987.

Quel est votre parcours en politique ?

Qu’est-ce qui reste à faire selon vous pour que les femmes puissent mieux s’engager en politique ? De leur donner plus la parole, en particulier dans les médias, ce qui les ferait plus connaître du public.

Quelles étaient les motivations de votre engagement ? J’ai été sollicitée à être sur la liste Radical lors des élections communales de Meyrin. J’étais déjà relativement connue, ainsi que Marc, car nous avions un important engagement dans les sociétés communales Est-ce que le fait d’être une femme a été une raison de votre engagement ? Est-ce que ça a joué un rôle dans votre engagement ?

1987 : Conseillère municipale 1990 - 2003 : Conseillère administrative – Maire 1992-1994: Vice-présidente et Présidente du PRG 1997 - 1999: Députée 1999 - 2003 : Conseillère nationale Comment voyez-vous l’évolution de la place des femmes en politique depuis le début de votre engagement ? Il me semble vraiment que de plus en plus de jeunes femmes s’engagent même au PLR (Genève et en Suisse), par

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et des syndicats patronaux et cela m’a aidée.

Je me suis engagée en politique en 1976, suite à ma rencontre avec Peter Tschopp. A cette époque, j’avais repris mes études de droit et j’étais l’assistante du Pr Bourquin.

En 2002, j’ai présidé le Conseil des Etats.

Suite à ma licence en sciences économiques industrielles, j’étais passionnée par l’économie d’entreprise. Robert Ducret et Alain Borner, Conseillers d’Etats, étaient très engagés dans la défense des entreprises. Peter Tschopp a voulu faire converger nos intérêts et c’est ainsi qu’il m’a proposé de m’engager en politique et que je suis devenue la rédactrice du Genevois. Tout s’est enchaîné, étant donné que je suis également devenue Vice-Présidente du Parti Radical. Est-ce que le fait d’être une femme a été une raison de votre engagement ? Est-ce que ça a joué un rôle dans votre engagement ? C’était la conviction politique qui m’a poussée à m’engager. J’étais très engagée professionnellement aux côtés de mon mari, mais j’ai toujours voulu concilier la liberté d’entreprendre avec responsabilité sociale. C’est pour cela que je me suis battue. Quand je suis devenue députée au Grand Conseil, j’étais femme, la seule femme radicale, et là, je peux dire que cela a été plutôt difficile. Surtout, qu’en plus, j’étais présidente du parti.

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J’ai été députée pendant 10 ans au Grand Conseil, puis je l’ai même présidé, en 1995. Pendant deux ans j’ai été la seule radicale élue au Grand Conseil. Je tiens à souligner que j’ai toujours bénéficié du soutien des libéraux, du PDC

Est-ce que vous trouvez que la représentation des femmes en politique et plus particulièrement au PLR (Genève et Suisse), est suffisante ? Non, à mon avis elle n’est pas suffisante. Pour exemple, parmi toutes les femmes constituantes, une seule a été élue au Grand Conseil, Simone de Montmollin. Par contre, en 1995, nous étions 8 femmes sur 18 environ au Conseil des Etats, et là c’était beaucoup. Qu’est-ce qui reste à faire selon vous pour que les femmes puissent mieux s’engager en politique ? Je ne peux pas donner de conseil, mais un message à faire passer.

l’affronter. Je pense que c’est dommage, car les femmes sont extrêmement solides et elles encaissent d’ailleurs souvent mieux les défaites que les hommes. Quel message souhaitez-vous passer aux jeunes (hommes et femmes) qui s’engagent maintenant en politique ? C’est passionnant, je ne regrette rien et c’est l’une des périodes les plus passionnantes de ma vie. Rien que pour cela, engagez-vous ! Ça vaut la peine, car c’est un enrichissement au niveau humain et du service à la collectivité. Avez-vous un autre commentaire à ajouter ? Je saisi cette occasion pour remercier certaines personnes qui m’ont toujours soutenue. Il s’agit de Robert Ducret, Alain Borner, Elsbeth Stussi, Gilles et Anne Petitpierre. Merci à vous tous !

Continuez à vous engager, car il le faut ! Mais soyez consciente que vous devrez toujours justifier votre place, plus qu’un homme. Il faut simplement être prête à

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LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE PARCOURS DE MARIE-FRANÇOISE DE TASSIGNY

INTERVIEW DE M. LE CONSEILLER FÉDÉRAL JOHANN SCHNEIDER-AMMANN

Mon histoire politique débute en 1992 grâce à Guy-Olivier Segond, mon mentor. J’en ai écrit les premiers chapitres sous la bienveillance et les conseils avisés d’un magistrat de grande qualité. Haut fonctionnaire, mais aussi mère de quatre enfants, je me suis naturellement dirigée vers l’engagement politique. Députée genevoise, membre du Parti radical, j’ai siégé au Grand Conseil entre 1995 et

2007 sans interruption. J’ai eu l’honneur de le présider en 2005. Durant toutes ces législatures, à la tête de nombreuses commissions, je me suis forgée un parcours politique riche de conviction et mobilisation. Double nationale, je m’engage pour ma deuxième patrie la France en 2006. Elue Conseillère des Français de l’étranger, je

Par les Genevoises PLR

représente mes compatriotes résidant en Suisse. Un mandat qui prendra fin au mois de juin 2014. Les problèmes sont nombreux, touchant de près aux questions transfrontalières. Servir la communauté a toujours été le moteur principal de ma motivation politique, le terrain des relations publiques mon carburant. Je n’ai jamais été déçue ! Et mon enthousiasme et mes convictions n’ont pas tari jusqu’à ce jour. La représentation de la femme en politique n’est pas suffisante, de loin pas. C’est regrettable. Pour bon nombre, la femme doit mener une double carrière de front, une double vie familiale et professionnelle. Dès lors, il est souvent difficile d’en concilier une troisième. Alors que faire ? Soutenir pratiquement les jeunes femmes qui s’engagent en leur donnant suffisamment envie pour consacrer du temps au mandat politique. Comment ? Seule la mise en place d’une parité clairement définie permettrait d’équilibrer la représentation des femmes dans le débat politique, domaine où elles excellent ! La gestion du bien public, ou plus simplement avoir une vision pragmatique de la gestion de la société !

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Est-ce vrai que le salaire minimum va niveler les salaires par le bas? Il y a effectivement de grands risques à ce que les salaires baissent. Mais d’un autre côté, si un entrepreneur doit augmenter les salaires de ses employés moins qualifiés, il risque de commettre une injustice par rapport à son personnel plus expérimenté. Il pourrait donc être contraint d’adapter toute l’échelle des salaires vers le haut ce qui va renforcer le coût du travail en Suisse et diminuer sa compétitivité. Mais le risque le plus important pour moi, c’est que le partenariat social soit affaibli. Si l’initiative est acceptée, ne croyezvous pas que les personnes nouvellement

engagées, se verront proposer le salaire minimum malgré leurs qualifications? C’est aussi possible. Un entrepreneur qui veut optimiser ses coûts pourrait offrir le salaire minimum pour ne pas perdre de compétitivité sur le marché. Selon des études de l’office de la statistique, il est apparu qu’aujourd’hui encore il y a une disparité de salaire de 19% entre les hommes et les femmes. Les lois existent, mais ne sont pas appliquées. Que proposez-vous de faire pour remédier à une telle disparité? On a clairement un déficit dans ce domaine qui est très important pour moi. Cette différence de salaire se voit surtout dans les emplois à temps partiel, car les branches d’activité qui offrent des temps partiels

sont surtout les branches qui ne payent pas beaucoup leurs employés. Mais le plus important est que les femmes aient un emploi et soient dans la vie active. C’est le point de départ pour améliorer leur condition. C’est seulement de l’intérieur du monde du travail qu’elles ont le moyen de le faire. Quelle est la femme politique suisse actuelle qui vous impressionne le plus? Celle qui est la plus proche de mes idées radicales-libérales!

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LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

UNE NOUVELLE LOI SUR LES TAXIS POUR GENÈVE

LE PLR AUX CÔTÉS DES ARTISANS BOULANGERS GENEVOIS Fin mars au Grand Conseil, le PLR a obtenu un assouplissement bienvenu de la législation : les boulangeries, pâtisseries et confiseries pourront désormais ouvrir tous les jours. Un plus pour tous : clients, employés, patrons de PME.

Par Julien Marquis

L

e projet de loi déposé en 2012 par l’ancien député PLR Jacques Jeannerat a été adopté par le parlement le 27 mars au terme d’un débat pour le moins agité : la gauche a cru bon de mélanger tous les sujets : ouverture le dimanche alors que les boulangeries peuvent déjà ouvrir ce jour-là, durée du travail alors que le droit fédéral reste évidemment applicable, etc. Au final, le projet tel qu’adopté est frappé au coin du bon sens. Mieux encore, tout le monde y trouvera son compte. Rétablir des conditions équitables En effet, si votre boulangerie affiche « fermé » un jour par semaine, c’est que la loi, jusqu’ici, en imposait la fermeture. Logique ? Pas vraiment : l’interdiction était même difficilement justifiable dans la mesure où les « shops » de stations-services peuvent, eux, ouvrir tous les jours. En supprimant cette distorsion de concurrence, le projet PLR permettra à tous les acteurs d’évoluer dans des conditions plus équitables. Et plus besoin de renoncer à sa boulan-

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Par Antoine Barde gerie préférée un jour par semaine. Un plus pour l’emploi… Il va de soi que les conditions de travail ne sont en rien modifiées : le droit du travail est inchangé (durée du travail, protection des travailleurs, CCT nationale, etc.), de sorte que les nouveaux jours ouvrables se traduiront automatiquement par la création d’emplois, qui devraient bénéficier en particulier à des étudiants ou à des travailleurs à temps partiel. A ce propos, de nombreux patrons de boulangeries ont d’ores et déjà fait part de leur intention d’ouvrir tous les jours et d’engager plusieurs personnes. Les effets positifs de la nouvelle législation devraient donc se faire sentir rapidement : quoi de plus réjouissant ? … et pour le commerce local La levée de cette interdiction de travailler profitera d’autant plus aux artisans boulangers, pâtissiers et confiseurs que leur situation est particulière dans notre canton,

du fait de la proximité de commerces, ouverts tous les jours, en France voisine. Sous cet angle également, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les PME genevoises. Une action, un progrès concret pour tous : parti de l’emploi et des PME, le PLR se réjouit de ce joli succès printanier.

I

l était temps ! C’est que la loi sur les taxis n’est de loin pas une mince affaire : le sujet est complexe, pour plusieurs raisons. Les milieux professionnels ne sont pas fédérés et cela ne facilite pas la mise en place d’une loi répondant à tous les besoins. Le droit supérieur est contraignant et il faut donc en tenir compte. Finalement, les spécificités liées à notre territoire (problèmes transfrontaliers et zone aéroportuaire) viennent accentuer certains problèmes. Pourquoi donc avons-nous favorisé un nouveau projet de loi ? Le législateur a constaté que non seulement l’ancienne loi n’était pas appliquée, que sa lecture était compliquée (ce qui ne facilite pas son application) et que le fait qu’elle soit régulièrement attaquée devant les tribunaux pour, notamment, le non-respect du droit supérieur ou d’autres lois posait un sérieux problème. Alors quand les racines sont pourries, il convient de les couper ! Qu’est-ce que cela va changer pour les usagers, me direz-vous ? Cette nouvelle

loi se fixe un objectif cardinal : se préoccuper des usagers en assurant un service de qualité. Une catégorie de taxis de service public et une centrale unique permettront aux usagers d’être mieux servis. En effet, la centrale unique disposera d’un seul numéro d’appel et une disponibilité minimale de véhicules devra être assurée. Les véhicules devront obligatoirement être équipés d’un quittancier automatique, d’un système de paiement par carte de crédit et d’un système de géolocalisation. Ils seront également dotés d’un signe distinctif permettant clairement de les identifier comme appartenant à la centrale unique. La loi incite par ailleurs les chauffeurs à se doter de véhicules propres, ce qui favorisera le renouvellement de la flotte avec des véhicules plus modernes.

une formation liée au comportement et à l’accueil de la clientèle. Ils devront accepter toutes les courses. La carte professionnelle du chauffeur devra également être en tout temps visible afin qu’il puisse être identifié par le client. La loi traite bien entendu d’autres aspects plus techniques liés à la profession ellemême, mais un travail de plus d’une année dans une commission dédiée à ce sujet et présidée par votre serviteur a été nécessaire afin de pouvoir discuter chaque détail, y compris le problème des sièges enfants ou la prise en charge des personnes handicapées. Cette loi a été acceptée par une très large majorité du Grand Conseil et je me réjouis de la voir appliquée dans l’espoir que ce véritable « serpent de mer » qu’est le sujet des taxis genevois trouve enfin une issue favorable.

Quant aux chauffeurs, ils devront avoir des connaissances linguistiques accrues tant en français qu’en anglais et recevront 25


LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

LE NOUVEAU GENEVOIS – Mai 2014

INVENTAIRE DES PROJETS PLR PENDANTS DEVANT LE GRAND CONSEIL Par Julien Marquis Chaque mois, le NG vous propose un panorama (presque) exhaustif des projets PLR encore pendants devant le Grand Conseil. Nous ne manquerons pas, dans ces colonnes, de vous tenir informés des suites données à ces différents textes. Retrouvez tous les détails sur plr-ge.ch/ actions.

sont telles que l’esprit du texte légal n’est plus respecté. Il s’agit notamment de ne plus autoriser la prise en compte de places déjà existantes dans le calcul de la compensation des places supprimées en surface.

Projets de lois

En bref: deux mots d’ordre : réallocation des ressources et maîtrise des charges. Le PLR l’avait annoncé fin 2013 en acceptant le premier budget de la législature. La dette atteint en effet un montant abyssal – bientôt 14 milliards – et l’avenir s’annonce plus qu’incertain.

- PL 11400: «Pour favoriser la réalisa tion de logements» En bref: pour inciter les communes à construire des logements d’utilité publique, le projet vise à affecter une partie du fonds LUP cantonal de 35 millions/an à la réalisation des équipements publics, jusqu’ici à la seule charge des communes, ce qui s’avère souvent source de blocages. Ce mécanisme s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle constitution. -

PL 11410: «Ouvrant un crédit d’étude pour la réalisation d’un bâtiment pour le Centre des sciences physiques, mathématiques et astronomiques»

En bref: le site de la caserne des Vernets sera dédié au logement, dont acte. Il est par conséquent proposé d’étudier la possible réalisation de ce bâtiment essentiel pour Genève et son université sur le quai Ernest-Ansermet. - PL 11409: «Pour une véritable com pensation des places de stationnement supprimées» En bref: en 2012, sous l’impulsion du PLR, le principe a été consacré dans la loi. Problème : les exceptions réglementaires 26

- PL 11398: «Renforcement du frein à l’endettement»

- PL 11273: «Modification de la loi d’application de la loi sur la circulation routière» En bref: le projet entend accorder la gratuité de stationnement aux véhicules n’émettant pas de CO2. - PL 11177 : « Suppression des doublons entre canton et communes : appliquons sans tarder la nouvelle constitution ! » En bref : la réforme de la répartition des tâches est l’une des priorités de la législature, comme l’a confirmé François Longchamp. Déposé au printemps 2013 déjà, le projet demande le dépôt d’un premier train de mesures dans les deux ans. -

PL 11175: «Pour l’aménagement d’un nouveau quartier urbain de qualité sur le site de la Pointe de la Jonction (600 logements au cœur de Genève !)»

En bref: construisons au-dessus du dépôt TPG, dans un cadre exceptionnel, au

cœur de la ville, proche de toutes commodités! Un projet similaire a été réalisé à Zurich. - PL 10949: «Recours à la grève et service minimum» En bref: sans toucher au droit de grève, le texte consiste simplement à créer la base légale suffisante, comme dans les autres cantons, pour imposer un service minimum dans les services vitaux en cas de conflit social, afin d’assurer des prestations de qualité et en tout temps à la population. La dernière grève aux HUG a donné lieu à un non-respect inacceptable du service minimum, ayant causé des retards dans des analyses. - PL 8640: «Aménagement de la taxe professionnelle communale» En bref: il faut cesser de taxer inutilement le travail, et réduire progressivement la taxe professionnelle communale. Motions - M 2199 : « Pour un renforcement de la maintenance du matériel roulant à Genève » En bref : un centre de maintenance, pôle d’excellence et de formation professionnelle, existe à Cornavin, de sorte qu’il est inutile d’investir en France – ni ailleurs à Genève – dans la construction d’un autre centre. - M 2194: «Demandant que l’IUFE réduise d’une année son cursus en vue du titre d’enseignant primaire pour les étudiants formés à l’Université de Genève

En bref: la formation genevoise en quatre ans est trop longue et insuffisamment orientée vers la pratique, en comparaison intercantonale (formation en 3 ans, en HEP). La première année n’offre par exemple qu’un lien éloigné avec le métier. -

M 2179: «Pour la prise en considération d’un partenariat public-privé en vue du financement et de la réalisation de la traversée du lac»

En bref: ce projet est crucial pour le désengorgement du centre-ville et le bouclement du contournement autoroutier. Toutefois, les fonds fédéraux se tarissent. Il est par conséquent demandé au Conseil d’Etat de poursuivre son engagement, mais en considérant attentivement l’option du partenariat public-privé, qui pourrait s’avérer plus qu’intéressante, tant en termes de financement que de délais. - M 2174: «Nouvelles filières bilingues : dresser un inventaire des compétences linguistiques des enseignants» En bref: il est indispensable de réunir ces informations pour pouvoir envisager la création de filières bilingues à l’école obligatoire. - M 2163: «Fluidifier le trafic à la douane autoroutière : faisons sauter le bouchon de Bardonnex !» En bref: un bouchon s’étend désormais quotidiennement jusqu’à Vernier aux heures de pointe. Des mesures de fluidification pourraient être prises à la douane de Bardonnex. - M 2161: «Pour un bouclier parental : pour que le travail ne coûte pas plus

qu’il ne rapporte»

En bref: ce projet vise à éviter qu’en reprenant une activité, le membre du couple qui gardait les enfants, par exemple, ne voie son salaire entièrement absorbé par les frais de crèche et la fiscalité. -

M 2152: «Contournement routier du village de Chancy: pourquoi le Conseil d’Etat ne réalise-t-il pas son projet ?»

En bref: le PLR demande que soit réalisé sans attendre le projet de contournement présenté au début des années 2000. - M 2143: «Pour la création rapide de places de stationnement gratuites pour deux-roues motorisés !» En bref: les deux-roues consomment moins, polluent de moins en mois, mais recouvrent nos trottoirs, car les places de stationnement manquent cruellement! Il faut en réaliser au plus vite. -

M 2131: «Pour une ‹ voie verte CEVA › conforme aux exigences initiales du projet»

En bref: le projet tel que présenté à la population semble remis en cause, dans son financement notamment. L’Etat doit confirmer ses engagements. - M 2091: «Pour des échanges ‹ terrains appartements ›: construire sans spolier» En bref: permettre aux propriétaires à qui l’on demande de vendre leur terrain de pouvoir se reloger dans le quartier. L’objectif: débloquer des projets, plutôt que contraindre, au terme d’années de

procédures, les propriétaires à vendre à un prix plafonné par l’Etat. - M 2000: «Pour un encouragement de l’électromobile à Genève» En bref: il faut encourager l’électromobilité, peu polluante et économique, en développant les réseaux de recharge nécessaires et la gratuité du stationnement notamment. Résolutions -

R 738: «Référendum des cantons contre la convention franco-suisse de double imposition en matière de successions»

En bref: en cas de ratification par les Chambres fédérales, le PLR souhaite que Genève soutienne un référendum des cantons. - R 691: «Favorisons les investissements privés dans le canton de Genève !» En bref: par définition, les moyens de l’Etat sont limités, alors que les besoins sont immenses. Les investissements privés doivent être encouragés, notamment sous la forme de partenariats public-privé. -

R 743: «Demandant au Conseil d’Etat d’étudier les impacts financiers d’une exploitation de la prolongation du TCMC entre le CERN et le centre de Saint-Genis en voie unique dans une première phase»

En bref: l’objectif de ce projet consiste à obtenir un financement fédéral malgré un refus initial, qui concernait un projet à deux voies, nettement plus cher. 27


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Le Nouveau Genevois, mai 2014  

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