Page 1


 



 
 LA
LETTRE

 DU
FRONT
DE
GAUCHE
DE
L’AGRICULTURE
 N°10

–
7
mars
2012
 
 ‐

Jean‐Luc
Mélenchon
au
salon
de
l’agriculture

 ‐
 Le
 Front
 de
 Gauche
 et
 la
 CGT‐INRA
 se
 rencontrent
 pour
 échanger
 sur

 les
 politiques
 publiques
de
la
recherche
agricole

 ‐

Le
Front
de
Gauche
et
les
organisations
du
réseau
INPACT
se
rencontrent
pour
échanger
 sur
les
priorités
pour
le
monde
rural
 ‐

Le
Front
de
gauche
rencontre
les
représentants
de
l'apiculture
française
:
 «
 La
 défense
 des
 abeilles
 :
 un
 enjeu
 de
 société
 qui
 implique
 une
 rupture
 avec
 le
 productivisme
agricole»

 ‐

Les
raisons
de
leurs
soutiens
au
programme
agricole
du
Front
de
Gauche
:
 Jean‐Pierre
BOINON,
professeur
d'économie
agricole
retraité
d'AgrosupDijon.
 ‐
Agenda
 


Jean-Luc Mélenchon au salon de l’agriculture Extrait du carnet de campagne – Paul Degruelle http://www.jean-luc-melenchon.fr 9h40
–
Palais
des
expositions
–
Porte
de
Versailles
(Paris)
 Le
 Salon
 de
 l'Agriculture,
 étape
 inévitable
 d'une
 campagne
 présidentielle.
 Devant
 la
 porte
 L,
 les
 différents
 membres
 de
 la
 délégation
Front
de
Gauche
se
retrouvent.
C’est
une
sacrée
équipe
qui
 se
prépare
!
Chacun
récupère
son
badge
et
se
réunit
avec
son
groupe.
 Rien
ne
doit
être
laissé
au
hasard,
plusieurs
cercles
sont
constitués.
Je
 me
 retrouve
 avec
 celui
 de
 la
 presse.
 Laurent
 Levard,
 le
 secrétaire
 national
 du
 PG
 en
 charge
 de
 l’Agriculture
 fait
 une
 dernière
 mise
 au
 point.
Je
salue
 Yves‐Marie
Le
Bourdonnec,
le
boucher
"en
colère"
qui
 s’est
joint
à
nous
pour
la
visite.
Il
vient
de
sortir
un
livre
et
a
annoncé
son
soutien
à
Jean‐Luc
 Mélenchon.
Notez
bien
son
nom,
vous
l’apercevrez
bientôt
à
la
télé.
Allez
hop,
nous
voici
en
 route
vers
l’entrée
des
«
personnalités
».
 10h
–
Entrée
du
Palais
des
expositions



Toujours
 pas
 de
 Jean‐Luc
 Mélenchon
 !
 Nous
 ne
 sommes
 pas
 les
 seuls
 à
 l’attendre.
 Les
 journalistes
 sont
 déjà
 présents.
 L’attroupement
 que
 nous
 formons
 attire
 le
 regard
 de
 visiteurs
 anonymes.
 Lorsqu’on
 leur
 annonce
 le
 nom
 de
 la
 «
 personnalité
 »
 attendue,
 les
 réactions
 sont
 inégales
 mais
 jamais
 franchement
 hostiles.
 «
 Mélenchon,
 ça
 c’est
 du
 label
 rouge
!
»
s’amuse
un
passant.
Plus
le
temps
de
rigoler,
le
candidat
du
Front
de
Gauche
arrive
 à
cet
instant.
Entourés
de
journalistes
et
du
service
d’ordre,
la
délégation
s’engouffre
dans
le
 Salon.
Sans
ménagement,
caméras
et
micros
s’entrechoquent.
Pas
de
doute,
 la
visite
vient
 de
commencer.
 10h30
–
Allées
du
Salon
 Vous
 arrivez
 à
 respirer
 ?
 C’est
 la
 cohue
 et
 bien
 heureux
 celui
 qui
 est
 capable
 d’apercevoir
 Jean‐Luc
Mélenchon.
Le
voici
maintenant
saluant
une
belle
Limousine
et
discutant
avec
son
 éleveur.
 Un
 cameraman
 zélé
 renverse
 un
 saut
 d’eau
 en
 voulant
 filmer
 la
 scène.
 La
 conversation
 terminée,
 Jean‐Luc
 Mélenchon
 reprend
 sa
 visite.
 A
 ses
 côtés,
 Pierre
 Laurent,
 André
 Chassaigne,
 Laurent
 Levard
 et
 Yves‐Marie
 Le
 Bourdonnec.
 Autour
 d’eux
 :
 tout
 le
 monde
!
J’entends
les
regrets
de
certains
visiteurs
«
oh
zut,
comment
on
fait
pour
aller
lui
 serrer
 la
 main
 à
 Jean‐Luc
 !
 »
 Disons
 que
 ça
 va
 être
 difficile
 maintenant…
 10h45
–
Stand
de
Rocamadour
 Un
 producteur
 de
 fromage
 réussit
 à
 attirer
 Jean‐Luc
 Mélenchon
vers
son
stand
«
tenez
Monsieur
Mélenchon,
c’est
 du
 chèvre
 de
 Rocamadour
 !
 »
 Voilà
 que
 nos
 ventres
 gargouillent.
Le
marchand
de
fromage
tient
dans
ses
bras
une
 biquette.
Trop
loin,
j’échoue
à
prendre
une
photo.
La
biquette
 s’appelle
Ségolène
me
dit‐on.
Curieux
hommage…
 11h20
–
Stand
FNSEA
 “Alors
 comme
 ça,
 vous
 aussi
 vous
 portez
 une
 écharpe
 rouge
 !”
 Un
 peu
 taquin,
 Jean‐Luc
 Mélenchon
 s’adresse
 à
 un
 dirigeant
 de
 la
 FNSEA.
 L’échange
 est
 cordial
 mais
 sans
 illusions.
 Pas
vraiment
les
mêmes
orientations.
Comment
faire
pour
reconnaître
un
dirigeant
FNSEA
?
 Facile,
ce
sont
les
seuls
agriculteurs
en
costard‐cravates.
 Nous
continuons
notre
chevauchée
fantastique
à
travers
les
allées
du
Salon
de
l’Agriculture.
 Nous
avons
chaud,
nous
avons
faim,
nous
avons
soif
et
nous
sommes
serrés
les
uns
contre
 les
autres.
L’an
prochain,
je
viens
en
touriste
avec
ma
grand‐mère,
ce
sera
plus
calme.
 11h42
–
Stand
Confédération
Paysanne
 La
 Confédération
 Paysanne
 nous
 accueille
 chaleureusement.
 Leurs
 idées
 ont
 inspiré
 le
 programme
du
Front
de
Gauche
sur
les
questions
agricoles.
Un
peu
plus
loin,
au
stand
Bio,
 Jean‐Luc
Mélenchon
défend
le
savoir‐faire
et
les
salaires
des
ouvriers
agricoles.
Il
explique
la
 nécessité
de
mettre
en
place
une
transition
écologique,
pour
sortir
du
modèle
productiviste.
 Et
puis
il
explique
également
que…
non,
encore
une
fois
écarté
par
la
foule,
je
ne
connaîtrai
 pas
la
suite
de
ses
propos.
Je
prends
mon
mal
en
patience.



12h07
–
Salle
de
presse
 La
 “promenade”
 s’achève.
 Direction
 la
 salle
 de
 presse.
 “Le
 Front
 de
 Gauche
 vient
 chaque
 année
 au
 Salon
 de
 l’Agriculture
 rencontrer
 les
 protagonistes
 du
 monde
 agricole”
 rappelle
 Jean‐Luc
 Mélenchon.
 “L’agriculture
 nous
 intéresse
 car
 c’est
 le
point
de
départ
 de
 la
 chaîne
 alimentaire”
poursuit‐il.
 “Les
 agriculteurs
 ont
 tort
 d’être
 attachés
 à
 l’UMP
 qui
 est
 la
 cause
 de
 leur
 ruine”.
 “Le
 programme
 du
 Front
 de
 Gauche
 est
 le
 plus
 complet
 de
 cette
 élection
 présidentielle
 pour
 répondre
aux
problèmes
du
monde
agricole”.
“Nous
prônons
une
politique
de
relocalisation
 de
l’agriculture,
qui
est
l’entrée
vers
une
planification
écologique”.
 Moins
 intéressée
 par
 la
 paysannerie,
 une
 journaliste
 interroge
 alors
 le
 candidat
 sur
 l’invitation
 lancée
 par
 Jean‐Marie
 Le
 Pen
 à
 débattre
 avec
 lui.
 “Le
 Pen
 veut
 m'enlever
 mon
 caleçon
?
Trop
tard
:
je
suis
déjà
un
sans‐culotte
!
“
 La
 conférence
 de
 presse
 se
 termine
 et
 nous
 quittons
 la
 Porte
 de
 Versailles.
 Mais
 pas
 de
 repos
 pour
 les
 braves…
 ce
 29
 février
 est
 aussi
 jour
 de
 manifestation
 contre
 l’austérité.
 Et
 c’est
reparti
!
 _____________________________ «

 Interrogé
 sur
 ces
 récents
 sondages,
 M.
 Mélenchon,
 en
 visite
 au
 Salon
 de
 l'agriculture
 a
 répondu:
"C'est
une
erreur
complète.
C'est
lui
(M.
Sarkozy,
ndlr)
qui
est
en
train
de
les
ruiner
 comme
tous
les
autres
libéraux".
[…]
 Le
 candidat
 du
 Front
 de
 gauche
 a
 défendu
 "un
 autre
 modèle
 d'agriculture",
 plaidant
 pour
 une
"rupture
avec
le
modèle
productiviste".
"Nous
voulons
une
agriculture
qui
relocalise
les
 productions,
 qui
 va
 faire
 une
 transition
 écologique.
 C'est
 une
 agriculture
 socialisée,
 moi
 je
 n'ai
pas
peur
des
mots,
on
reprend
le
système
notamment
des
quotas
laitiers
et
on
organise
 le
 stockage
 et
 le
 déstockage
 sur
 les
 cours",
 a‐t‐il
 précisé.
 »
 Le
 point,
 29
 février
 2012.
 Libération,
29
février
2012.
 «
Jean‐Luc
 Mélenchon
 a
 exprimé
 ses
 vives
 inquiétudes
 à
 l’égard
 de
 la
 nouvelle
 Politique
 Agricole
Commune
(PAC).
«
Ca
va
être
un
désastre
»,
s’est‐il
exclamé.
«
Le
monde
agricole
se
 dégrade
»,
a‐t‐il
ajouté.
Le
Front
de
gauche
promet
plus
de
300.000
installations
grâce
à
une
 «
redistribution
 des
 terres
 et
 à
 la
 diversification
 agricole
».
 Nous
 voulons
 mettre
 fin
 «
au
 productivisme
à
tout
crin
».

»

France
3,
29
février
2012



Le Front de Gauche a rencontré la CGT-INRA pour échanger sur les politiques publiques de la recherche agricole Suite au texte adressé par la Cgt-Inra aux partis politiques et candidats aux élections présidentielle et législative, une rencontre a eu lieu le 15 février au siège de campagne du Front de Gauche. Ont été 
soulignés
les
 énormes
défis
à
relever
pour
la
recherche
publique
dans
 les
domaines
agricole
et
alimentaire.
Réciproquement,

ont
été
appréciées
les
activités
constantes
et
 sans
relâche
des
deux
côtés
pour
faire
connaître
la
réalité
de
ces
défis.
 
 Abordant
 les
 conditions
 de
 réussite
 des
 transformations
 à
 opérer,
 chacune
 des
 parties
 a
 insisté
sur
les
luttes
à
mener
contre
les
politiques
libérales
appliquées
à
la
recherche.
Ces
dernières
 ont
conduit
à
la
déstructuration
de
la
recherche
publique
et
de
ses
instruments
les
plus
efficients
en
 organisant
la
 concurrence
 entre
les
différents
organismes
 de
recherche
publique
 et
ses
personnels.
 Appliquées
 à
 l’obtention
 de
 crédits
 de
 recherche,
 à
 l’évaluation
 des
 chercheurs
 et
 des
 centres
 de
 recherche,
 ces
 politiques
 ont
 poussé
 de
 nombreux
 laboratoires
 à
 se
 détourner
 de
 leur
 principale
 mission
et
ce
au
détriment
de
la
profession
agricole
et
des
citoyens.
Quel
gâchis
!
 

 
 C’est
 dans
 le
 cadre
 d’une
 vraie
 politique
 nationale
 de
 service
 public
 de
 l’éducation,
 de
 l’enseignement,
 de
 la
 formation
 et
 de
 la
 recherche
 au
 service
 d’un
 nouveau
 modèle
 de
 développement
humain
durable
et
de
l’agriculture,
qu’il
faut
traiter
les
maux
qui
minent
la
recherche
 publique
agronomique.
 
 Dans
cet
objectif,
il
est
urgent
:
 - d'augmenter
fortement
le
budget
public
de
la
recherche,

 - de
démocratiser
la
gouvernance
de
ces
établissements
publics
,
 - d’avoir
 une
 politique
 ambitieuse
 de
 recrutement
 de
 jeunes
 chercheurs,
 ingénieurs
 et
 techniciens
sous
statut
de
fonctionnaire
titulaire
d’État,
afin
de
reconstruire
un
service
public
 pour
une
recherche
agronomique
renforcée
et
indépendante
des
intérêts
privés.


 L’ambition
 partagée
 est
 d’aller
 vers
 de
 nouvelles
 politiques
 publiques
 agricoles
 et
 de
 la
 recherche
 débarrassées
des
critères
de
rentabilités
à
tout
crin.



Le Front de Gauche a rencontré les organisations du réseau INPACT pour échanger sur les priorités pour le monde rural Les
responsables
du
Front
de
gauche
de
l’agriculture
ont
rencontré
des
représentants
de
la
 plateforme
 associative
 de
 développement
 rural
 INPACT1,
 mercredi
 15
 février
 2012,
 afin
 d’échanger
dans
la
perspective
des
prochaines
échéances
électorales.
 Le
 Front
 de
 gauche
 salue
 le
 travail
 mené
 jusqu’ici
 par
 ces
 organisations
 d’éducation
 populaire
 en
 milieu
 rural,
 qui
 ont
 tant
 œuvré
 pour
 faire
 reconnaître
 la
 pertinence
 de
 systèmes
 agraires
 respectueux
 des
 hommes
 et
 des
 milieux.
 A
 travers
 des
 expériences
 concrètes
 et
 de
 terrain,
 ces
 hommes
 et
 ces
 femmes
 ont
 su
 affirmer
 la
 crédibilité
 de
 véritables
 alternatives
 au
 modèle
 productiviste,
 en
 faveur
 de
 l’agriculture
 paysanne,
 de
 l’emploi
en
milieu
rural,
et
d’une
alimentation
de
qualité.
Ces
expériences
sont
aujourd’hui
 un
 socle
 précieux
 pour
 engager
 la
 planification
 écologique
 de
 l’agriculture
 que
 le
 Front
 de
 gauche
mettra
en
oeuvre
une
fois
aux
responsabilités
du
pays.
 Ces
organisations
sont
aujourd’hui
confrontées
à
la
diminution
drastique
des
crédits
alloués
 au
développement
rural,
et
en
particulier
au
fonctionnement
associatif.
Le
Front
de
gauche
 s’engage
à
soutenir
ces
acteurs,
indispensables
pour
un
développement
rural
dynamique
et
 proche
des
citoyens.

 Par
ailleurs,
le
Front
de
gauche
s’engage
en
faveur
d’une
réforme
de
la
fiscalité
agricole,
qui
 encourage
 l’emploi
 et
 l’agriculture
 écologique
 plutôt
 qu’une
 course
 en
 avant
 dans
 des
 investissements
matériels
et
la
concentration
des
outils
de
production.
 


1
 Initiatives
 Pour
 une
 Agriculture
 Citoyenne
 et
 Territoriale
 regroupe
 6
 réseaux
 associatifs
 agricoles
 :
 l’AFIP
 (Association
 de
 Formation
 et
 d’Information
 Pour
 le
 développement
 d’initiatives
 rurales),
 l’InterAFOCG
 (Inter
 Associations
 de
 Formation
 Collective
 à
 la
 Gestion),
 la
 FADEAR
 (Fédération
 Associative
 pour
 le
 Développement
 de
 l’Emploi
 Agricole
 et
 Rural),
 la
 FNAB
 (Fédération
 Nationale
 d’Agriculture
 Biologique
des
régions
de
France),
la
FNCIVAM
(Fédération
Nationale
des
Centres
d’Initiatives
pour
Valoriser
l’Agriculture
et
le
Milieu
rural)
 et
le
RAD
(Réseau
Agriculture
Durable).



 



Le Front de gauche rencontre les représentants de l'apiculture française : « La défense des abeilles : un enjeu de société qui implique une rupture avec le productivisme agricole» Les
 représentants
 du
 Front
 de
 Gauche
 de
 l'agriculture
 ont
 reçu
 le
 15
 février
 dernier
 les
 dirigeants
 de
 l’Union
 Nationale
 de
 l'Apiculture
 Française
 (UNAF).
 Ceux‐ci
 ont
 expliqué
 la
 situation
 critique
 dans
 laquelle
 se
 trouve
 l'apiculture,
 du
 fait
 de
 la
 surmortalité
 des
 populations
 d'abeilles
 (jusqu’à
 40%
 chaque
 année
 dans
 les
zones
 de
grande
 culture)
 liée
 à
 l'expansion
de
l'usage
de
nouvelles
générations
de
pesticides,
et
notamment
des
pesticides
 neuro‐toxiques
 systémiques.
 Le
 gouvernement
 français,
 répondant
 aux
 pressions
 exercées
 par
 les
 puissants
 lobbys
 de
 l'agrochimie,
 continue
 à
 délivrer
 des
 autorisations
 (comme
 le
 cruiser
sur
le
colza),
alors
que
l'interdiction
de
ce
type
de
pesticides
a
permis
des
réductions
 sensibles
de
mortalité
là
où
elle
a
été
décrétée
comme
en
Italie.
 Ainsi,
 entre
 1995
 et
 maintenant,
 la
 production
 française
 de
 miel
 est
 passée
 de
 33.000
 à
 18.000
 tonnes,
 alors
 que
 les
 importations
 progressaient
 dans
 le
 même
 temps
 de
 3.000
 à
 24.000
tonnes.
 La
contamination
du
miel
par
du
pollen
OGM
constitue
aujourd'hui
une
autre
menace
sur
la
 commercialisation.
 En
 Espagne,
 où
 la
 dissémination
 des
 OGM
 est
 anarchique
 (maïs
 Monsanto
 810),
 de
 nombreux
 apiculteurs
 se
 voient
 dans
 l'impossibilité
 de
 commercialiser
 leur
 miel
 du
 fait
 de
 cette
contamination.
 Les
 représentants
 de
 l’UNAF
 ont
 également
souligné
 les
 conséquences
 désastreuses
sur
 le
 suivi
sanitaire
des
populations
d'abeille
du
démantèlement
des
mécanismes
de
déclaration
 obligatoire
des
ruches.
 L’UNAF
dénonce
également
l'absence
de
sérieux
avec
lequel
est
traitée
l'invasion
de
frelon
 asiatique
de
la
part
du
gouvernement
actuel,
notamment
en
matière
de
contrôle
des
ports
 étant
 entendu
 que
 d'autres
 espèces
 dangereuses
 pourraient
 à
 l'avenir
 pénétrer
 sur
 le
 territoire
européen.
 Le
 Front
 de
 Gauche
 partage
 les
 préoccupations
 exprimées
 par
 l’UNAF
 et
 considère
 que
 la
 défense
des
populations
d'abeille
constitue
un
enjeu
économique
et
écologique
prioritaire.
 C'est
grâce
à
une
rupture
avec
le
modèle
productiviste,
mais
aussi
à
des
mesures
immédiates
 spécifiques
à
l'apiculture,
qu'un
gouvernement
du
 Front
de
Gauche
agira.
Le
Front
de
Gauche
se
prononce
en
faveur
:
 ‐
 de
 l'interdiction
 immédiate
 des
 pesticides
 neuro‐toxiques
 systémiques
 et
 d'un
 calendrier
de
sortie
progressive
des
pesticides
chimiques
 ‐

de
la
poursuite
du
moratoire
sur
les
OGM
 ‐
 du
 soutien
 à
 l'expansion
 des
 cultures
 de
 plantes
 légumineuses
 fourragères,
 favorables
au
développement
des
populations
d'abeilles
 ‐
du
retour
à
une
déclaration
obligatoire
des
ruches
à
un
organisme
public
 ‐
d’un
renforcement
des
contrôles
sanitaires
portuaires



Les raisons de leurs soutiens au programme agricole du Front de Gauche : 



 


Jean-Pierre BOINON, professeur d'économie agricole retraité d'AgrosupDijon. Depuis
 1960,
 l'agriculture
 française
 a
 perdu
 les
 4/5
 de
 ses
 emplois
:
 4
 millions
 d'actifs
 agricoles
en
1960,
moins
de
800
000
aujourd'hui.
Au
cours
des
10
dernières
années,
20%
des
 emplois
 agricoles
 ont
 disparu.
 En
 2011,
 ¼
 
 des
 agriculteurs
 français
 ont
 eu
 un
 revenu
 inférieur
à
11
300
€,
c'est
à
dire
en
dessous
du
SMIC.
 Les
propositions
de
réforme
de
la
PAC
en
2013
ne
visent
qu'à
insérer
l'agriculture
française
 et
européenne
dans
la
logique
de
libéralisme
sauvage
imposée
par
l'Organisation
Mondiale
 du
 Commerce
:
 les
 prix
 agricoles
 varient
 au
 gré
 des
 spéculateurs
 mondiaux,
 affamant
 les
 populations
les
plus
démunies
et
ruinant
l'agriculture
familiale.
Le
maintien
des
primes
est
 présenté
 comme
 la
 seule
 solution
 pour
 la
 survie
 de
 nombreuses
 exploitations
 familiales
 françaises,
mais
20%
des
agriculteurs
empochent
80%
des
aides
de
la
PAC.
 Le
 programme
 agricole
 du
 Front
 de
 Gauche
 met
 au
 centre
 de
 ses
 propositions
 la
 reconnaissance
du
droit
à
une
juste
rémunération
du
travail
agricole,
avec
des
outils
tels
que
 la
 garantie
 de
 prix
 agricoles
 rémunérateurs
 pour
 des
 volumes
 plafonnés
 par
 actif,
 l'instauration
d'un
coefficient
multiplicateur
entre
le
prix
de
vente
du
producteur
et
le
prix
 d'achat
du
consommateur.



Agenda
 
 
 
 Mardi
 13
 mars
 2012
:
 Jocelyne
 Porcher
 présentera
 son
 dernier
 livre,
 au
 «
lieu
 dit
»
 :
 Vivre
 avec
 les
 animaux,
 une
 utopie
 pour
 le
 XXème
 siècle.
 Récapitulant
 les
 apports
 de
 ses
 contributions
de
ces
dernières
années,
Jocelyne
Porcher
présente
dans
ce
livre
une
critique
 décapante
de
ce
qu’elle
nomme
le
système
industriel
de
production
animale,
et
s’efforce
de
 tracer
 les
 lignes
 d’une
 alternative
 radicale.
 En
 tant
 que
 chercheuse,
 ancienne
 éleveuse,
 ancienne
 travailleuse
 du
 secteur,
 Jocelyne
 Porcher
 parle
 de
 ce
 qu’elle
 connaît
 bien.
 Se
 démarquant
 de
 l’orientation
 définie
 par
 bon
 nombre
 de
 défenseurs
 des
 animaux
 ou
 s’autoproclamant
 tels,
 elle
 oppose
 au
 système
 de
 production
 animale,
 l’élevage
 dont
 elle
montre
à
quel
point
il
est
important
de
le
défendre.
Plaçant,
à
rebours
de
tant
d’autres
 chercheurs
 ou
 philosophes
 s’intéressant
 à
 la
 question
 animale,
 le
 travail
 au
 cœur
 de
 sa
 réflexion,
elle
montre
combien
la
définition
de
mode
renouvelé
de
relations
entre
humains
 et
animaux,
passant
par
d’autres
relations
de
travail
avec
les
animaux
dits
de
«
rente
»,
est
 essentiel
pour
construire
une
autre
société.
Le
13
mars
à
19
heures
au
Lieu‐Dit
6
rue
Sorbier
 75020
Paris,
M°
Gambetta
 
 Mercredi
14
mars
à
16h
:
L’agriculture
dans
la
campagne…
présidentielle
‐
Débat
avec
les
 responsables
des
questions
agricoles
des
candidats
à
l’élection
présidentielle
de
2012
»
,
 organisé
par
le
CEVIPOF.
Lieu
:
CEVIPOF
‐
98
rue
de
l'Université
‐
75007
Paris

Avec
la
 participation
de
Jérôme
Fourquet,
IFOP
Marc
Fesneau,
Modem
‐
Antoine
Herth,
UMP
‐
 Laurent
Levard,
Front
de
Gauche
‐
Philippe
Loiseau,
FN
‐
René
Louail,
EELV
‐
Germinal
Peiro,
 PS.
Entrée
libre
et
gratuite.
Merci
de
vous
inscrire
www.cevipof.com,
lien
pour
les
 inscriptions
:

<http://www.cevipof.com/fr/les‐rencontres/les‐journees‐d‐etude‐du‐ cevipof/bdd/saison/2011‐2012/rencontre/219>
 
 Jeudi
 15
 Mars
 à
 20
 heures
 30
:
 Réunion
 publique
 «
Le
 Front
 de
 Gauche
 pour
 un
 nouveau
 modèle
agricole.
»,
avec
Laurent
Levard
;
Salle
811
Bâtiment
de
l’Horloge
–
1er
étage‐
Place
 de
la
Paix
à
Aurillac
 
 Mardi
27
mars
:
Table
ronde
organisée
dans
le
cadre
d'une
journée
de
travail
du
MIRAMAP
 (mouvement
 inter‐régional
 des
 AMAP)
 qui
 se
 déroulera
 à
 Vaulx‐en‐Velin
 (Rhône)
 avec
 la

 participation
de
Bernard
Pintureau,
chercheur
à
l’INRA.
 
 Vendredi
 30
 mars
:
 Meeting
 à
 Rosières
 (Ardèche),
 avec
 la
 participation
 de
 Bernard
 Pintureau,
chercheur
à
l’INRA.
 
 



 
 Le
Front
de
Gauche
de
l’agriculture
vous
invite

à
diffuser
largement
cette
lettre
et
à
nous
 envoyer
des
témoignages
de
la
campagne
pour
les
prochaines
lettres
du
Front
de
Gauche
de
 l’agriculture...



Coordonnées du Front de Gauche de L’Agriculture :

http://www.placeaupeuple2012.fr/ agriculture/
‐
 fdgagriculture@gmail.com 



 Si
vous
souhaitez
que
nous
envoyions
l'appel
du
Front
de
Gauche
de
L’Agriculture
à
des
listes
 de
personnes,
n'hésitez
pas
à
nous
envoyer
leurs
e.mails
!
 
 


Lette info FdG Agri 10  

lettre du 7 mars 2012

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you