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Communiqué de presse Paris, le 16 février 2012

Puçage électronique : un pas supplémentaire vers la réduction de l’autonomie des éleveurs au profit de la technologie Le Front de gauche salut la mobilisation cette semaine des éleveurs ovins et caprins, engagés contre l’obligation de puçage électronique de leurs animaux. Le Front de gauche partage l’inquiétude vis-àvis d’un recours de plus en plus systématique vers la haute technologie aux mains de firmes privées, plutôt que de valoriser le savoir-faire traditionnel des paysans. L’obligation faite aux éleveurs de remplacer les boucles par des puces électroniques ne comporte aucune amélioration pour le contrôle sanitaire et l’identification des animaux ni n’améliore le travail des éleveurs, par rapport au système actuel de boucles. Le contrôle et l'encadrement sans cesse plus stricts des élevages amènent à une déresponsabilisation des éleveurs contraire à la maîtrise sanitaire, au bien-être des animaux et à l’autonomie des éleveurs. De plus, la perspective de recours obligatoire à des mâles reproducteurs certifiés peut rendre les éleveurs dépendants de sélectionneurs privés. Par ailleurs, l’électronique augmente considérablement le coût de l’identification, pour le seul bénéfice d’une entreprise privée. Après 2013, tous les frais seront à la seule charge de l’éleveur, coût supplémentaire pour de nombreuses exploitations déjà fragilisées du fait d’une insuffisante rémunération du travail. Le Front de gauche apporte son soutien aux éleveurs qui font le choix de ne pas renvoyer le formulaire d’inventaire des béliers 2012, et s’oppose à leur pénalisation. Il s’engage, une fois aux responsabilités, à supprimer l’obligation de puçage électronique.

Contacts : Xavier Compain (PCF), 06.81.00.87.83 Laurent Levard (PG), 06.29.43.18.28

CP Agriculture du 16 février 2012  

Puçage électronique : un pas supplémentaire vers la réduction de l’autonomie des éleveurs au profit de la technologie