Page 1


REST IN PEACE PATATOR, WE LOVE YOU SO MUCH !!!

Editorial

Some words from the fans arround the world

Par Jean-Marie Bintje, rédacteur en chef de Patator magazine.

Chères lectrices, chers lecteurs, vous tous, amis de la patate et du bon goût, c’est dans un humble recueillement que nous abordons ensemble ce numéro de « Patator ». Patator nous a quitté, Patator n’est plus et nous le pleurons en ces funestes jours. Nous brandissons les poings tout en crachant au ciel cet amalgame de lettres qui exprime tout autant la colère que la résignation... « POURQUOI !!!!! ». Les mystérieuses conditions de son décès laissent un arrière goût amer dans nos cœurs et d’aucun émettent des hypothèses, tantôt subtiles, tantôt grossières, sur les raisons et la disparition du féculent sans peur. La police mène l’enquête et peut-être un jour nous finirons par savoir ce qui s’est réellement passé en cette triste nuit d’octobre 2013. Pour l’heure, toute l’équipe de la rédaction et moi-même vous présente ses sincères condoléances. Pour chacun de ces êtres chers qui retournent à la poussière il est une graine d’espoir qui germe et pousse sur ce terreau fertile qu’est le compost du cimetière municipal. Aussi, c’est avec une joie non dissimulée que je vous annonce que Patator ne nous quitte pas sans avoir pensé ni à nous ni aux plus démunis. Il a en effet, avant d’expirer son dernier souffle, eu dans un élant de bonté de cœur inhérent aux grands de ce monde, dans un éclair de génie propre aux humbles Pères des nations, l’idée de mettre sur pied la Fondation Patator «Une Patate pour la vie, la vie pour les patates»®.

Car en ces temps obscurs et troublés, qui n’a point besoin d’une fondation pour gérer son capital et détourner un peu de pognon de temps en temps ? La Fondation s’occupera entre autres d’aider les pauvres à trouver une place à l’écart du monde, un petit trou douillet avec un bon bol de bouillon de viande où ils pourront s’entasser sans déranger les honnêtes gens.

Quelques souvenir...

Merci pour eux Pat mais qu’en est-il de nous autres ? Sachez braves gens que nous ne sommes pas en reste non-plus, la Fondation Patator pense à toutes ses ouailles. Son président Lord Vhon Kartoffel (le cousin autrichien de Pat ndlr) a accordé la licence « Patator » a quelques-uns des meilleurs studios de cinéma du moment qui nous préparent actuellement, pour notre plus grande joie, une poignée de films dans lesquels nous retrouverons avec nostalgie notre héros défunt. Découvrez, dans ces pages uniques, en exclusivité et en avant-première mondiale, les extraits de ces bijoux cinématographiques en attendant leur sortie dans les salles obscures !!! JM. Bintje

La nièce de Patator ndlr


Une nuit noire et sans étoiles...

La brume couvre la lande dé- Un hyper- marché construit sur Juste à côté du parking de cet solée tel un épais menteau de un cimetière indien se dresse hyper- marché, un sombre et très laine phosphorescente. comme un monolite cyclopéen lugubre champ de patates! des temps modernes.

brusquement, le ciel se dégage plan large pour resituer le speclaissant paraître une lune pleine tateur dans le champ de et menaçante. patates.

petit traveling arrière et mise au point afin de fixer l’attention du spectateur sur un petit monticule de terre en train de se former à l’avant- plan.

un germe en cette saison!!? non, une main! une main terrible et crochue, brandie hors de la terre glaciale contre toute logique par un être assoiffé de vengeance!!!


"Blood and boobs, that’s all i need"


LUCHA LIBRE

DOMINGO

10

NOV. 2013 8:30 PM

RAMACITO presenta

arena

E S U O H D N I GR T CUL

ESPECTACULAR LUCHA SUPER ESTRELLA

SANTO EL ENMASCARADO DE PLASMA

CONTRA

PATATA MORTADELA worldofpatator . blo g s p o t . c o m


Co

ecteurs l s e d s urrier C’est la fin mon ami la fin, ainsi que le gazouillait un troubadour chevelu de la folle décen-

nie 1960 quelques années seulement avant de constater sur lui-même à quel point il était dans le vrai. Si l’on peut avec le recul déplorer un cruel manque de ponctuation, pallié à l’époque par d’assez perturbantes pauses instrumentales au milieu des phrases, rendant les conversations aussi confuses que monologales, il est toutefois amusant de constater combien la prose de l’époque fait écho à l’actualité d’aujourd’hui. En tout cas concernant le Ramaci. Car la fière publication que vous tenez dans vos mains moites d’émotion - du moins si vous baignez dans les technologies modernes - vous offre avec le présent numéro « Is Dead » son dernier souffle de vie. Hors, comme votre inconscient vous le confirmera si vous pratiquez la sieste télévisée sur le service public entre treize heure et quinze heure trente, les membres grabataires de l’Académie Française sont unanimes : des obsèques, ça se prépare. Forte de la sagesse de vieux édentés à la prostate devenue taquine, la rédaction de Ramaci partit donc préparer un gros trou dans un coin de forêt où nous aimons à folâtrer afin d’y faire reposer en paix notre fils, nos batailles et le fruit de nos entrailles. Non pas celui-là. Nos locaux sont tout de même équipés du confort moderne. Suivez un peu. Quelle ne fût pas notre surprise de découvrir alors au milieu des obstacles qui ralentissaient notre entreprise de terrassement funéraire - rochers, racines ou cadavres de démarcheurs - un grand sac de courrier nous étant destiné, miraculeusement conservé sous les flancs du corps inanimé d’un quelconque témoin de Jéhovah, Crom ou Cthulhu - son badge n’était plus lisible depuis des lunes. Selon l’adage, mieux vaut tard que jamais ; C’est donc avec bonheur que nous inaugurons par la présente page une rubrique qui manquait cruellement à notre beau périodique, sobrement intitulée Courrier des Lecteurs ...

Amicalement, Votre dévouée, Chantal DeFontaine.


Madame, Monsieur, Ayant récemment découvert votre existence par l’intermédiaire de mon fils qui, à ma grande déception, semble trouver dans vos pages un amusement qui m’échappe totalement, je me devais de vous contacter afin de vous inviter à remonter de toute urgence le niveau de votre pénible parution. En tant que mère de famille et avec le souci du développement de la génération qui payera nos retraites, je ne peux que m’inquiéter de l’intérêt que portent les jeunes à des publications aussi déplorables penchants amateurs. Ainsi que le décrivent les excellents ouvrages du professeur Jean Trafqueud, « La jeunesse vue de mon siège » et « Vers une génération qui ne mettrait plus ses coudes sur la table », ne pourriez-vous pas envisager d’inclure des notions éducatives à vos scénarii ? Des tables de multiplication en filigrane de vos décors ? Des énigmes mettant en scène grammaire et conjugaison ? Dans le cas contraire, je me verrai au regret d’interdire purement et simplement l’accès à vos travaux à ma progéniture, comme je l’ai déjà fait pour le Rock’n’Roll, la science fiction et les jeux vidéo. Cordialement mais fermement tout de même, Jeanne Christine Duprès.

Je suis au regret de vous annoncer qu’aucun de nos auteur ne sait ni lire, ni compter et que la rédaction de leurs phylactères se fait par l’intermédiaire de chimpanzés dressés pour les assister dans cette tâche. Nous ne saurons donc pas donner suite à votre requête. Vous avez rejeté mes travaux. Vous avez refusé mon génie. Vous allez bientôt le regretter.

Qui que vous soyez, c’est très joli les petites lettres découpées. Très graphique. Bravo. Cher Ramaci, C’est avec un plaisir sincère et une vraie reconnaissance que nous avons découvert le noble message que propageait A-Seed dans le dernier épisode de son Patator. Lutter contre les hippies avec un tel panache a forcé chez nos membres un respect que nous pensions depuis longtemps condamné à saluer la justesse et l’à propos des aventures de Tintin au Congo. La précision du trait n’a ici d’égal que la justesse du combat. Notre modeste organisme sait combien il est dif-

ficile de porter haut l’étendard des valeurs de la France éternelle face aux hordes de gaucho-homo-immigrés qui tentent de nous affaiblir, c’est pourquoi nous souhaitons affirmer un soutien indéfectible et sans réserve à A-Seed dans sa digne lutte contre les sous hommes. Avec l’espoir de faire un jour Front commun, nous lui accordons en ce jour le titre de membre d’honneur de notre parti. Il peut venir en nos locaux recevoir sa carte dès qu’il le souhaite. Avec nos fières salutations.

On lui dira. Pas sûr qu’il le prenne avec le sourire. Mais on lui dira.

Honolable Lamaci, Moi permet de contacter vous poul ploposition tlavail. Moi constater que vous tlès peu utiliser Panda dans delniers numélos. Moi selai tlès honolé si vous accepter de donner lui pour êtle selvi ... non ... poul lui selvil dans modeste établissement familial de cuisine tladitionnel tinoise. Mon peuple beaucoup aimer noble ulsidé. Sultout avec liz cantonnais. Avec espoil de vous répondre moi, Leï Chôz.

On t’a reconnu Chose ! Ta - discutable - tentative d’accent asiatique t’aura trahi.

Blip bloblip plouf, Blib blip bloblib plouf blip blob ploblib splach. Plif ploub plouf blop blop. Bliblob splach blip blob blib, ploblib blob plouf blob blip plof bloup. Blip blobloub. (octopus09@wetmail.sea)

Cher Octopus09, Tout d’abord, merci de l’intérêt que vous nous témoignez dans votre missive. Sachez que le point que vous soulevez ici a été l’objet de débats nombreux et souvent agités au sein de notre équipe. Il serait long et fastidieux de vous décrire par le menu l’ensemble des discussions et des décisions qui nous ont mené à faire ce choix, je puis toutefois vous assurer qu’après de longues nuits d’échanges en salle de rédaction et devant l’impasse que devenait la quête d’un accord à l’unanimité, nous nous sommes naturellement pliés à la logique démo-


cratique, le vote s’imposant alors comme le meilleur moyen de rendre compte des avis et opinions de chacun. Bien que le fanzine - et avec lui cette décision éditoriale - soit maintenant paru depuis plusieurs mois, il est amusant de constater que plusieurs auteurs continuent à débattre de la question pendant leurs heures de repos (et elles sont nombreuses, croyez-moi) ; C’est donc un point sur lequel je doute que nous trouvions jamais un consensus au sein de la rédaction.

Je suis tellement plus proche que vous l’imaginez. Pour vous sonne le glas et avec lui l’heure de ma vengeance. Je commencerai par la fille.

La fille ? Comme c’est fâcheux. Pour le moins.

Salu lé mek, J’mapel Kevin, g 15 an édmi é je voulé vou dire coman jé kifé la couv 2 ramassi dou é soyeu. C tro stilé. Par kontre jme dizé ya pa moyen dfèr 1 Klandrié avec lé meuf deçu ? Lar c 1portan ta vu é ça c tro du pur ar koi. Moi je kif lé meuf grav du cou ce serè tro ouf 2 mélanjé ramaçi é dé meuf apoil. En + g tou salopé mon écran dordi (alor dan 1 janr 2 papié plastik le Klandrié). C koul, vou ète tro swag lé ga. Continué kom ca.

Cher Kevin, Tout d’abord, merci de ton si rafraîchissant - et orthographiquement atypique - témoignage d’affection pour le travail de nos auteurs. Ils en seront très touchés, c’est certain. Tu seras sans doute heureux d’apprendre que ton souhait sera prochainement exaucé et qu’un calendrier sexy est en projet ! VHS est en effet en pourparlers avec le Triple A, l’Association pour l’Amour Animal, afin que Pingouin devienne bientôt la mascotte de ce remarquable - bien que controversé - organisme. Une reconversion qui devrait marquer les anales - si j’ose dire.

A l’attention des responsables administratifs et juridiques de la rédaction Ramaci. Madame, Monsieur, Pensiez-vous vraiment pouvoir me subtiliser le bénéfice et la notoriété d’une invention aussi formidable que le Mammouth Vapeur ? Je suis une sommité dans mon domaine et vous n’êtes rien ! Je tenais à vous signaler personnellement que ce vol (car les plans de ma créature sont évidemment brevetés) ne restera pas impuni et que j’ai dès à présent mobilisé l’appareil judiciaire afin de vous faire payer cet affront. Les huissiers sont déjà en route pour vos locaux afin de saisir jusqu’au dernier de vos crayons ! Nous nous reverrons devant les tribunaux. Professeur Hans Van Kruber Généticien de génie et directeur du département de Zoo-Robotique de la Faculté des Sciences Zoologiques de Gent (Belgique).

Cher Mr. Van Kruber, Ainsi les deux messieurs tout tristes que nous trouvâmes effectivement devant notre porte un matin étaient huissiers. Gallen et Fabot les ont reçu pour un bref - mais intense à en juger par les cris qui résonnèrent ce jour-là à la rédaction - entretien à la suite duquel nous n’entendîmes plus parler d’eux. Aux dernières nouvelles, ils servent de compost dans le potager de Cas-P.

ous allez regretter de vous être moqué de moi. Vous êtes déjà V morts.

C’est même le thème de cet ultime Ramaci. Et ce n’était peut-être pas une si bonne idée. Comment dire euh ... au secours !?

Nul ne m’arrêtera.

Ramaci is Dead!


Ramaci is dead  

Ramaci n°15 Fanzine de bande dessinée. Bd online gratuite.

Advertisement
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you