Issuu on Google+

Pigiste. Le mensuel des journalistes pigistes. N°1 - Octobre 2004

2 3 4 6 7 8 9 10

AGENDA

Les rendez-vous...

MON BUREAU ET MOI La caverne de Yann

DOSSIER

Bureaux mutualisés : Les Incorrigibles sont rôdés

PROJET

Un réseau de troc entres pigistes

L’ASSO DU MOIS A quoi sert l’AJIS ?

3 QUESTIONS A UN REDAC’CHEF Frédérique Gouing

PRATIQUE

Un stage sans convention

PORTRAIT DE PIGISTE Patrick Lenormand

adhérents

11 12 13

LA VIE DE L’ASSO

Les news de Profession : pigiste

EN BREF

Nouvelles publications, nominations...

FOCUS

Le point sur... 4 nouvelles publications

UN NOUVEAU PARI ! C’est un nouveau pari que Profession : pigiste aborde aujourd’hui

avec la refonte de la lettre interne Pigiste en un journal électronique accessible à tous les pigistes de France et d’ailleurs.

Nouvelle maquette, nouveau rubriquage, nouvelle équipe, Pigiste

a pour vocation d’être un pont entre les journalistes pigistes, membres de notre association ou non, avec pour ambition de réduire un peu l’isolement dont beaucoup d’entre nous souffrent. L’ensemble du journal, dirigé par Christophe Belleuvre, sera consacré aux échanges d’expériences, aux nouvelles de la profession et à l’actualité touchant de près ou de loin notre vie quotidienne de journaliste pigiste. Nous aborderons, au travers de rubriques récurrentes, notre métier, les différentes manières de l’exercer, les solutions à mettre en œuvre pour gagner en efficacité, en tranquillité… Ainsi que, pour les adhérents, les dernières nouvelles des nombreux chantiers engagés depuis le début de l’année. Depuis l’observatoire de la pige en passant par les formations, le parrainage des jeunes journalistes pigistes, les réunions publiques d’information… Avec cet outil Profession : pigiste jouera, plus encore qu’avant, son rôle de créateur de solidarité, l’un des piliers des actions de l’association.

L’actualité des journalistes pigistes est riche en cette rentrée. Nous

avons fêté le 4 juillet dernier le trentième anniversaire de la loi Cressard. Ces quelques lignes du code du travail (article 761-2, al. 4) sont le lien — souvent malmené — qui fait de chaque journaliste pigiste relevant du droit français un salarié à part entière. Depuis le 25 juin et une première réunion historique rassemblant les syndicats et les associations, plusieurs événements sont en préparation pour célébrer cet automne comme il se doit cet anniversaire, notamment la publication d’un journal spécial ‘‘ inter-organisationnel ’’, des rencontres dans les écoles de journalisme et avec les députés et sénateurs en province, la rédaction d’une plateforme commune… Mais c’est également à chacun de nous, journaliste pigiste, de nous saisir de ces quelques lignes, de les lire et de comprendre l’étendue des droits qu’elles nous ouvrent pour tenter de faire respecter la loi dans les entreprises qui nous emploient.

Enfin, cette rentrée sera également l’occasion de parler protection

sociale et retraite. En effet, sous l’impulsion de Martine Rossard (SNJ) et d’autres journalistes pigistes, un contrat de groupe est en cours de création pour permettre aux journalistes pigistes de bénéficier d’une complémentaire étendue à des tarifs avantageux. Nous vous en dirons plus dans les prochaines semaines. D’une part, il nous faut aussi voter pour élire nos représentants à l’assemblée générale de l’ANEP, notre retraite complémentaire.

Bonne rentrée, les vaches maigres des vacances sont évanouies ! Yann Kerveno

Président de Profession : pigiste


Agenda Mercredi 6 octobre 2004, à Lyon | Prévention-sécurité : quels enseignements tirer des initiatives locales ? Quels résultats tirer des dispositifs de prévention et de sécurité engagés au plan régional ? - Vidéosurveillance : une réponse pertinente à la délinquance ? Tels sont les thèmes des deux débats organisée par la Gazette des communes, à la mairie de Lyon. Contact : 01 40 13 33 90 - Web : www. lagazettedescommunes.com/exclusif/lyon Jeudi 7 octobre 2004, à Strabourg | Séminaire « Handicap/Culture ». La Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Alsace organise au Palais Universitaire de Strasbourg, en partenariat avec l’Université Marc Bloch et la Ville de Strasbourg, un séminaire thématique sur l’accès aux pratiques artistiques pour les personnes handicapées. Au programme : la question de l’accès des personnes en situation de handicap à la culture et aux pratiques artistiques, le travail de médiation entre des lieux d’enseignement artistique et des jeunes handicapés et leurs familles, l’accès aux pratiques artistiques dans le projet d’établissement... Renseignements et inscriptions : Marie-Joëlle LANG, responsable culture-handicap - DRAC Alsace Palais du Rhin – Tél. : 03 88 15 57 18 Du 11 au 17 octobre, partout en France | 13e édition de la Fête de la science. Découvrir, expérimenter, débattre sur la science d’aujourd’hui et de demain. Pendant une semaine, plus de 10 000 acteurs de la recherche et de la culture scientifique et technique s’investissent avec pour objectifs de partager leur savoir, familiariser et sensibiliser le public, permettre à tous de mieux appréhender les enjeux de la recherche, d’instaurer un débat de qualité. Partout en France. Manifestations et programme : www.recherche.gouv.fr/fete/2004/ presse.htm Du 12 au 14 octobre 2004, à Lyon | La santé mentale face aux mutations sociales. Le Congrès International de Lyon se propose d’envisager l’évolution de

Les 21 & 22 octobre 2004, à Amiens | Pour un Acte III de la décentralisation: la nouvelle frontière de l’intercommunalité.

Trois grands débats en séance plénière consacrés à la discussion des orientations et propositions que l’ADCF entend formuler à propos des évolutions des relations institutionnelles du « couple » communes-communautés, des conséquences des réformes financières et fiscales engagées ainsi que de l’avenir des politiques territoriales et des relations contractuelles entre les communautés et les régions. Premier bilan qualitatif de l’intercommunalité : Quelles compétences exercent aujourd’hui les communautés Vendredi 15 octobre 2004, Palais et sous quelle forme ? Comd’Iéna à Paris | « L’avenir des ment s’organisent-elles ? tribunaux administratifs » Comment associent-elles les Colloque organisé par le Syndicat élus municipaux, les citoyens, de la juridiction administrative. Au les acteurs économiques… ? 17 tables rondes serviront de programme : les tribunaux face à la supports à la « preuve par croissance de la demande sociale, l’intercommunalité » à travers les modes alternatifs au traitement les témoignages d’une cenjuridictionnel des litiges, des parties plus responsables, recrutement et sta- taine de responsables communautaires. tut. Programme et renseignements : Contact presse : Eugénie Vraine www.sja-juradm.org au 01 42 21 12 18 www.intercommunalites.com Du 15 au 17 octobre, partout en France | 2e journées des métiers Contact Presse (avant le 8 octobre) d’art. : Claire Dufour : 01.72.60.11.45 Les métiers d’art regroupent plus de – claire.dufour@cnamts.fr 20 000 entreprises artisanales en France et génèrent un chiffre d’afDu 29 au 31 octobre 2004, site faires de 3,5 milliards d’euros. BeauCap Découverte, Tarn | Joue coup d’ateliers ouvriront leurs porte pas perso, joue collectif ! ce week-end, l’occasion de découvrir 6e congrès national des conseils des métiers insolites et passionnants d’enfants et de jeunes. : dominotiers, dinandiers, héraldistes 650 jeunes Français et Européens et autre archetier… engagés dans la vie de leur collecContact presse : Agence Cesam, tivité locale entrent en action pour Stéphanie Cosserat, tél : 01 48 24 60 15, plus de démocratie. Ces conseillers www.metiersdart-artisanat.com enfants et jeunes de 9 à 25 ans vont la notion de santé mentale depuis 1946, les problèmes concrets de santé mentale comparée qui se posent dans des pays très hétérogènes, l’approche critique des nouveaux concepts cliniques tels que le stress, la victimologie, le syndrome post-traumatique, la souffrance psychique, la résilience, à confronter avec l’évolution nosographique. Congrès international organisé par l’Observatoire régional sur la souffrance psychique en rapport avec l’exclusion (Orspere) et l’Observatoire national des pratiques en santé mentale et précarité (ONSMP) Contact : Hubert Guyotat Consultant – Tél. : 04 74 67 47 86

Mardi 19 octobre à 9h00, à Paris | Antibiotiques : où en est-on ? Suite à la campagne de 2003 : les français ont-ils changé leurs comportements, surtout dans le cas des enfants, plus gros consommateurs d’antibiotiques dans l’hexagone ? Conférence de presse organisée par l’assurance maladie avec des médecins et des professionnels de la petite enfance au Press Club de France 8, rue Jean Goujon 75008 Paris

ensemble réfléchir à l’amélioration de leur conseil, échanger leurs réflexions sur la lutte contre les discriminations, débattre des raisons qui les poussent à agir collectivement en faveur de la démocratie, de la paix et de la solidarité. Organisé par l’anacej avec le Conseil Général du Tarn. Contact presse : Caroline Carrère ou Christelle Auguste - Tél. : 06 03 20 01 27 - 01 56 35 05 35 - Fax : 01 56 35 05 36

2


Carnet de bord

« C’est OK pour 3000 signes ». Le mail, laconique, m’est arrivé une demi-heure après la proposition. Autant dire à la vitesse de la lumière comparé aux autres rédactions qui me baladent parfois pendant des semaines. Je suis assez content de moi. Pourtant le papier – une chronique de concert – n’a rien d’exceptionnel. Mais les sujets de satisfecit dans le quotidien du pigiste sont assez rares pour ne pas manquer de les fêter dignement : je m’allume une cigarette. Après seulement un an et demi dans la pige, il serait impardonnable de laisser passer une telle occasion d’exprimer violemment ma joie d’avoir décrocher un 3000 signes. Impardonnable parce que le travail devient dur quand on se blase de ses propres capacités, quand on n’est plus capable de s’étonner. Je sais bien que je n’en suis pas à la phase où ce sont les rédactions qui viennent me chercher pour commander un papier. C’est moi qui vais au charbon et qui, claque après claque, fignole mon discours, affine mes approches. J’ « apprivoise » en quelque sorte, et ce deux feuillets qui vient de me tomber dans la besace est une petite victoire. Bref. Seul chez moi, j’écrase ma Lucky à la santé du rédac’ chef et je me remets à ma table pour entamer le boulot. « A me rendre dans les 48 heures », précise le post-scriptum. (Note pour plus tard : arrêter un jour de travailler dans ces conditions). Ma table est légèrement en bazar. A son coin gauche traîne une liste où on peut lire sur l’en-tête : A faire. C’est le fil directeur de ma journée, celui sans lequel je suis comme impotent. Dessus j’ai écrit tout ce qu’il faut que je fasse dans les 24h, les coups de fil à passer, les interviews à faire, les rendez-vous à prendre, les mails à écrire, les gens à voir. Tout. Pourtant, ce qu’il y a dessus, je le sais par cœur. C’est que cette liste, que je réécris tous les soirs pour le lendemain, ne me sert aucunement d’aide-mémoire. Il s’agit plutôt d’un donneur d’ordres auquel que je ne peux échapper, un « culpabilisateur » indispensable dans les jours où je donnerais n’importe quoi pour ne pas avoir à faire mes démarches auprès des rédactions. Car je sais qu’à la fin de la journée, si je n’ai pas rayé chacune des lignes de cette liste – à voir, à faire, à appeler, à écrire, à lire, etc. – je considère que je n’aurai pas à me plaindre si à la fin du mois je n’ai encore que des pâtes à manger. C’est très efficace : dès le lendemain matin, je m’arrange pour tout boucler. Ce matin-là, je raye soigneusement la ligne « Article Chronique de concert ». Jean Chabot

3

Mon

bureau et moi

Au premier coup d’oeil, mon bureau ressemble à une espèce de caverne qu’on aurait farcie de papier. J’aime bien cette idée de caverne pour cet endroit . Peut-être, modestement, ces ordinateurs, ces téléphones, toutes ces piles de documents, contribuentils à décrypter les ombres de l’information, un peu au sens de la caverne platonicienne chère à tous les potaches. Ce bureau n’est jamais rangé au sens strict.

Yann Kerveno s’agite dans ce bureau pour une douzaine de

titres de la presse spécialisée et pour le quotidien Sud-Ouest avec Pourtant, enviun seul secteur d’activité, l’agriculture. Il est pigiste depuis 1994 ron une fois par (et oui, dix ans), rédacteur-photographe et accessoirement, mois, je suis président de Profession : pigiste depuis janvier 2003. pris d’un besoin irrésistible de mettre de l’ordre, mon ordre, s’entend. Ces événements se produisent toujours dans les moments de grands coups de bourre, lorsque je suis débordé et terriblement en retard. Je passe alors généralement une demi-journée à faire diminuer laborieusement la hauteur des piles - espoir vain - mais surtout à en changer la composition.

Outre le gain de place, très relatif, je sors toujours de ces rangements parfaitement rassuré, comme si, en tâche de fond, je venais de mettre en ordre mes idées. Ne vous y trompez pas, une logique certaine se dégage de ces empilements, je sais à peu près toujours où sont les dossiers dont j’ai besoin. Seuls les documents archivés “au cas où” me posent des problèmes insolubles . J’ai alors plus souvent vite fait de me les faire de nouveau adresser… Yann Kerveno


DOSSIER BUREAUX MUTUALISES La solitude est certainement la caractéristique la plus constante chez les journalistes pigistes que nous sommes, un point commun sur lequel presque tout le monde s’entend. Certains d’entre nous en souffrent, d’autres la recherche activement. Partager un bureau, préparer et placer des sujets et des enquêtes à quatre mains sont deux solutions, parmi d’autres, pour éviter le tête à tête entêtant avec l’ordinateur. « Pigiste » se penche ce mois-ci sur trois expériences différentes, location de bureau commun et travail d’équipe, qui sont autant de pistes à creuser pour ceux qui redoutent de travailler seuls.

Les Incorrigibles sont bien rôdés Rangé, clair, spacieux et décoré, voilà comment se présente le local partagé de la rue du Surmelin dans le 20ème. Cécile, Coralie et Taina sont en plein boulot devant leur écran. Le lieu comporte une pièce sur rue de 30 m2 avec quatre « espaces » bureaux. Au sous-sol, le coin pause et cuisine, confortable, un petit bureau et les toilettes. Le décor est en place.

V

oilà deux ans que l’histoire rue du Surmelin a commencé : « J’ai d’abord passé une annonce pour entrer en contact avec des personnes intéressées à partager un local », se souvient Coralie. « J’ai rencontré Barbara et nous avons cherché un lieu ». Le gérant d’une société de production musicale, connu par relation personnelle, offre son local en sous-location, tout en conservant un espace bureau au sous-sol. Home sweet home office La motivation de Coralie ? « Je ne voulais pas rester chez moi car je n’arrivais plus à faire la distinction entre travaux domestiques et professionnels. Maintenant, je quitte mon domicile et je me rends au bureau ». Afin de partager loyer et charges, une annonce pour trouver des candidats colocataires est publiée. Les pigistes intéressés affluent. Une association loi 1901 est créée : Les Incorrigibles. Depuis, plusieurs sont passés par ces lieux car le turnover est important chez

les pigistes. Nombre d’entre eux sont dans une situation d’entre-deux (passage de la pige au poste en CDI ou en remplacement), certains n’arrivent pas à s’adapter à la vie collective, d’autres n’ont tout simplement pas assez de revenus pour assumer leur contribution au partage du lieu. Une vie collective. Sur la question de l’adaptation aux règles de vie, Coralie tient à apporter desprécisions : « si chacun utilise les services offerts, chacun doit aussi

s’impliquer dans les tâches à assumer, que ce soit par exemple le ménage, la gestion, les petites courses, l’entretien ou les réparations ! ». Afin de tenter de se garantir contre la venue d’un

colocataire qui ne s’adapterait pas, Les Incorrigibles, actuellement au nombre de 8 pigistes et 1 graphiste, ont édicté un règlement intérieur et se mettent à plusieurs pour recevoir un candidat. Chaque entrant doit verser une caution de 240 euros pour une occupation à mitemps et chaque partant doit prévenir 3 mois à l’avance et trouver son remplaçant. « L’occupation partagée ne pose aucun problème et nous sommes rarement plus de trois ou quatre en même temps dans le local », précise Coralie. Un service mutualisé. La part qui incombe à chacun est de 200 euros par trimestre pour une occupation des lieux à mi-temps. Un seul colocataire vient à plein-temps et paie le double. Sont compris le loyer et les charges, l’abonnement ADSL, le téléphone pour les appels locaux, un peu de documentation et une participation aux frais

du système d’alarme. « Nous avons toujours le projet de nous abonner collectivement à divers journaux mais du fait de nos activités dans des secteurs de presse très différents, nous avons du mal à passer à l’acte… », ajoute en Cécile. Une foultitude d’idées. Taina est arrivée en octobre 2003, après avoir passé une annonce sur la liste piges, à laquelle seule Les Incorrigibles ont répondu : « j’apprécie ce contact permanent avec des collègues sur la base d’un fonctionnement associatif ». Concernant la difficile recherche d’un local à Paris, Taina ajoute : « peutêtre existe-t-il d’autres solutions que les opportunités liées aux relations de chacun. Par exemple, sous-louer une pièce à une entreprise ou à une association ». Sur ce dernier point, Coralie évoque l’idée de sous-louer une pièce à une association en échange de la réalisation de leurs communiqués de presse. Autre idée de Taina, qui lui vient de Finlande son pays d’origine, créer une crèche parentale attenante au local professionnel. Cécile, de nature optimiste, rappelle que l’aventure du lieu partagé mérite vraiment d’être vécue et qu’elle ne reviendrait pour rien au monde vers un espace de travail en solitaire : « il faut se lancer en misant sur la rencontre entre personnes motivées et par la suite on trouve toujours des solutions car les opportunités existent ». Autre note optimiste, chez Les Incorrigibles, les candidats se bousculent ! … Et ceux qui partent le font le plus souvent avec regrets. Xavier Toutain

4


A Paris, partager un bureau petit et pas cher : pas si simple ! Changement de décor, nous nous rendons au 16 rue Voltaire dans le 11ème, un local avec vitrine sur rue est partagé par 6 pigistes. Une pièce de 15m2 avec petite cuisine et toilettes attenantes. Voilà cinq mois que cinq ex-salariés de l’agence de presse Transfert, spécialisée sur l’impact social d’internet, avaient repris en sous location le local de leur société. Mais aujourd’hui, excepté Jean-Marc, tous sont partis. Les quatre nouveaux occupants, Nicolas, Myriam, Karine, pigistes, et Martine, traductrice, sont arrivés au 16 rue Voltaire par le biais d’annonces passés sur internet (Categorynet ou forums d’anciens élèves d’école de journalisme). La motivation de Nicolas ? « Je n’arrivais pas à travailler seul chez moi et je souhaitais me retrouver en compagnie d’autres journalistes. Cela me permet de discuter avec mes collègues et rencontrer de nouvelles têtes ». Ici tout se passe de manière très informelle. « Nous n’avons jamais plus de 4 personnes en même temps dans le local », souligne Nicolas, donc pas besoin d’établir un planning de rotation des occupants.

DOSSIER | BUREAUX MUTUALISES

Le bail expirant en novembre 2004, les occupants actuels ont tenté sans succès de trouver un local plus confortable au même prix, à Paris et dans la proche banlieue. Souhaitant donc renouveler leur bail actuel, l’agence immobilière leur a posé comme condition la création d’une société commerciale. « Une solution trop coûteuse pour nous », observe Karine. Une solution alternative proposée au bailleur, la création d’une association, a été finalement adoptée non sans difficultés : « Il nous a fallu l’engagement d’une au tre association voisine qui présentait suffisamment de garanties », précise Karine. Le loyer passant de 330 euros à 390 euros, la part mensuelle de chaque occupant s’élève à 100 euros, y compris les charges (chaufSi vous êtes intéressés par un partage fage, électride local, sur des bases minimalistes, cité, ADSL et contactez Nicolas au 01 43 73 07 92. téléphone). Chacun a son propre matériel qui se réduit à un ordinateur et à un peu de documentation… pas d’imprimante, pas de fax. Mais afin de revenir à 80 euros, une part plus acceptable pour chacun, la future association, en cours de création, projette de chercher un sixième occupant : avis aux amateurs ! Xavier Toutain

La pige à deux : efficacité et convivialité Afin de doper sa productivité et fournir des enquêtes plus fouillées, Céline a opté pour la pige à quatre mains depuis deux ans. Récit. Journaliste économique et social dans plusieurs supports de la presse professionnelle, Céline Lacourcelle, est une pigiste singulière. Lorsqu’elle doit traiter un gros dossier sur des sujets qu’elle ne maîtrise qu’à moitié comme la psychologie appliquée au monde de l’entreprise, elle partage son fardeau avec un comparse pigiste. « C’est venu comme cela il y a deux ans. Cela m’a rassuré. Sur ce type de sujets, me semble-t-il, deux points de vue valent mieux qu’un. Depuis c’est devenu une habitude et un mode de fonctionnement ». JeanMichel, son alter ego de plume, n’est pas un inconnu pour Céline. « On se connaît depuis longtemps et l’entente est totale, condition sine qua non pour essuyer quelques engueulades salutaires. Lui est un père peinard, moi, plutôt speed. Notre ‘‘couple’’ s’équilibre assez bien », analyse Céline.

5

Concrètement, le choix des sujets de dossier à proposer vient de l’un ou de l’autre. « Une fois accepté par la chef de rubrique, nous calons scrupuleusement nos deux agendas et nous nous répartissons les coups de fils et les interviews ». L’enquête bouclée, l’écriture à quatre mains commence. « Chacun écrit à son tour. Concrète nous nous relayons sur l’ordinateur toutes les deux heures. Les encadrés sont écrits de la même façon. L’avantage est que nous ne sommes jamais bloqués dans la rédaction, nous ne buttons jamais sur un mot ou une tournure de phrase. Il n’y a pas de temps mort, d’où un gain de temps substantiel », note Céline. « Au final, je pense que nous offrons une meilleure diversité de style sur la forme. Sur le fond, nos enquêtes semblent plus fouillées. Cela nous permet de rompre, pendant quelques heures, avec la solitude du pigiste ». Petit bémol : la pige est divisée par deux. Eric Delon


Un réseau de troc entre pigistes ? Créer un laboratoire de relations entre journalistes, photographes et graphistes indépendants, rompant avec l’isolement de chacun, inventant les moyens d’explorer différentes formes de collaboration, de coopération, d’actions communes, en utilisant notre site Internet comme outil de lien social et d’échanges non-marchands. L’idée peut sembler intellectuelle et utopique. Elle est en réalité très simple : c’est un réseau de troc sur le modèle des SEL. Quel est le concept ? L’idée n’est pas nouvelle. Elle m’est venue lors d’un reportage dans l’Argentine en crise. J’y ai rencontré des artistes « vénusiens » qui troquaient des services et des idées (parfois délirantes) sur un réseau similaire, plutôt convivial et créatif. Les Vénusiens argentins utilisent comme monnaie d’échange, le Venus. Ils ont édité un beau billet tout bleu qui sert à multiplier leurs relations : celui qui gagne un Venus (en proposant un service sur le réseau, « acheté » par un autre membre), ne peut dépenser cette monnaie qu’en utilisant à son tour un service proposé sur le réseau. Régulièrement, les artistes vénusiens organisent des rencontres festives et artistiques où le bar tourne (bien) au profit de l’association. Comment ça marche ? Chacun propose, sur un site conçu à cet effet, des offres et des demandes. Offreurs et demandeurs « s’achètent » leurs services, gagnent ou perdent leur monnaie, qui voyage matériellement ou virtuellement. Ce réseau peut rester assez informel : le site en question affiche l’email de l’annonceur et du demandeur qui se mettent en contact directement. Il peut aussi être plus formel : un code personnel permet d’accéder aux annonces et Profession : pigiste édite éventuellement des billets internes au réseau. Cette monnaie pourrait s’appeler l’Albert Londres (mais un ami m’a suggéré

projet

le PPDA !) A débattre… Quoi qu’il en soit, virtuelle ou matérielle, cette monnaie d’échange sert à estimer la valeur de nos propositions pour les échanger. Qu’est-ce qu’on échange ? On peut proposer du matériel (ordinateur, imprimante, enregistreur, appareil photos…). On peut (surtout) proposer des services professionnels : traductions de synopsis ou de documents, cours de photos, cours de langues, mise en page d’un projet, conseils aux jeunes pigistes, réalisation de cartes de visite originales, informations sur un pays et contacts… On peut aussi inventer un réseau solidaire d’hébergement à travers la France : « Parisien offre, pendant deux nuits, un canapé-lit à un pigiste de province et cherche un hébergement similaire à Marseille de telle à telle date… » Non seulement, nous multiplions ainsi les échanges relationnels au lieu de nous ennuyer seuls dans un hôtel bon marché, mais nous profitons de la connaissance de l’hôte de sa ville et de son carnet d’adresses. Dans la même veine, les parents pigistes d’une même ville pourraient s’échanger des gardes d’enfants. Le réseau peut également mettre en contact photographes et rédacteurs. Il peut aussi s’étendre (c’est même indispensable) à des expériences totalement conviviales : une initiation à l’escalade le week-end, la recherche d’un partenaire de tennis… Pour quoi faire ? Un tel réseau de troc multiplie les échanges désintéressés entre collègues et les relations sociales entre des travailleurs indépendants isolés. Ils participent à la construction d’une certaine solidarité dans le métier. A plus long terme, il ressert les liens entre les membres de Profession : pigiste dans l’espoir de renforcer la synergie des membres de l’association dans les actions de défense de notre profession. Enfin, c’est une expérience collective où l’on n’a rien à perdre ! Cécile Raimbeau

J’attends vos avis et remarques dont je dresserai le bilan. Cécile Raimbeau craimbeau@club-internet.fr / (merci d’indiquer en objet : Troc pigistes)

En bref

Retrouvez ici un extrait des rubriques ‘‘En Bref’’ et ‘‘Focus’’ des pages réservées au adhérents... Pour accéder à l’intégralité des articles pages, il suffit de devenir membre de l’association... profession.pigiste@free.fr

--------Alternatives de rythme. Créant le décalage avec le traitement de l’actualité internationale des médias français, Alternatives internationales du groupe Alternatives entreprise (...) Robert Laffont boulimique. Le groupe Entreprendre Robert Lafont multiplie la sortie de nouveaux titres et change le rythme de certains de ces magazines. Le journal de la culture (Joseph Vebret), l’essentiel de la moto (Maxyme Hubner) (...) Nouveau numéro 1. Depuis bientôt deux ans, le magazine Score sort discrétement ses exclus dans le monde des blockbuster américains. Désormais en collaboration avec TF1 Publishing (...) Muze. Florence Monteil est la rédactrice en chef de Muze, le nouveau titre féminin du groupe Bayard. La centaine de pages de ce mensuel se différencie par un grammage du papier pour la rubrique Littérature (...) Jules. Nouveau masculin en kiosque le 15 octobre, Jules est un mensuel généraliste mode, société, politique, sorties, automobile,… Glamour et sexy le magazine est ouvert aux propositions (...) Retrouvez l’intégralité des ces brèves et articles en pages 12 & 13. D.L.

6


Lu pour vous

On peut diriger la rédaction de l’un des plus grands newsmagazines français et avoir des colères et des indignations de citoyen lambda. Ainsi, le directeur de la rédaction de L’Express, a été très énervé par l’ «Appel à sauver l’intelligence», publié par Les Inrockuptibles en pleine crise des chercheurs au printemps dernier. De cette colère il a accouché d’un livre virulent. N’ayant pas peur de se mettre à dos une nouvelle «intelligentsia moderne», Denis Jeambar n’hésite pas à dénoncer la nouvelle pensée unique des intellectuels post soixante-huitards. Après les pétitionnaires des «Inrocks», c’est au tour des défenseurs de Cesare Battisti, qui sont le plus le souvent les mêmes, de s’attirer le courroux de l’auteur. Ce dernier leur reproche de prendre fait et cause pour quelqu’un en qui il préfère voir un assassin sans scrupule qui a abattu quatre hommes, plutôt qu’un pseudo révolutionnaire romantique devenu auteur de polar. Après ces deux démonstrations brillantes, bien que contestables, Denis Jeambar se laisse emporter par son élan et s’en prend alors à l’ensemble des politiques français qu’il accuse d’avoir «frappé un homme à terre» en la personne de José Maria Aznar lors de sa défaite électorale du 14 mars dernier. Puis il reproche à la nation toute entière son refus de principe d’aider les États-Unis dans leur lutte contre Saddam Hussein. C’est alors que le pire se produit, mettant en lumière la limite de l’exercice du pamphlet : à force de chercher le contre-pied systématique, il arrive parfois que l’on dérape : Denis Jeambar accuse le général de Gaulle d’avoir «libéré l’antisémitisme français» en critiquant la guerre des six jours en 1967… Fort heureusement, il se reprend sur la fin l’ouvrage en se lançant dans une double attaque, beaucoup plus consensuelle, contre les «experts» et les médias – notamment la télévision – qui se sont érigés depuis quelques années, sans la moindre légitimité, en grands maîtres à penser. Quoi qu’il en soit, en dépit de ses faiblesses et de ses outrances, le coup de gueule de Denis Jeambar n’en reste pas moins assez réjouissant dans le contexte actuel marqué par la montée en puissance de la pensée unique. Nicolas Ballot

7

Les dictateurs à penser (et autres donneurs de leçons) Denis Jeambar Seuil, 118 pages, 10 euros

L’asso du mois

C’est quoi l’Ajis au juste ?

C’est l’association des journalistes de l’information sociale. Bon alors, une association loi 1901, ça va, de journalistes, on suit toujours mais l’information sociale, c’est à dire ? Dixit le site internet, cela recouvre cinq grands domaines : le travail et l’emploi, la protection sociale, la formation professionnelle, le management et la lutte contre l’exclusion… Les journalistes de l’Ajis travaillent pour des journaux spécialisés sur ces thèmes ou bien pour les rubriques sociales de titres ou médias généralistes. L’association a été crée en 1967. Mais encore, pourquoi l’Ajis ? Le principe, c’est de mettre en commun des informations et des outils pour faciliter le travail de chacun. Et concrètement ? Des matinées de formation sont organisées sur des thèmes d’actualité ou de fond (réforme de l’assurance maladie par exemple), souvent en partenariat avec des organismes et institutions du secteur social qui adhèrent aussi à l’association en tant que membres correspondants. Des voyages d’études en France ou à l’étranger sont également proposés. Toutes les semaines, les adhérents reçoivent une newsletter électronique qui leur annonce les activités de l’association, les principaux événements du secteur (conférences de presse, manifestations) et même des plans boulot. Côté pigiste, l’annuaire regroupant les coordonnées de tous les journalistes (dont chefs de rubriques et rédacteurs en chef) permet moult contacts. Dans

ce même annuaire, figurent de nombreuses adresses utiles (institutions, syndicats, grandes entreprises…). Comment fonctionne l’asso ? Un comité directeur (CD) de 15 personnes est élu tous les ans. Ses membres élisent un bureau de six personnes. Le CD se réunit tous les mois à Paris, souvent dans le quartier des Halles. Une fois sur deux en moyenne, le comité est ouvert à tous les adhérents, journalistes ou membres correspondants, qui peuvent venir proposer des projets ou prendre part aux activités en cours. L’association est très ouverte aux initiatives. Si depuis quelques mois, une personne salariée participe au fonctionnement de l’Ajis, tout repose sinon sur l’action bénévole de ses membres. Qui adhère ? 260 journalistes, début 2004, dont de nombreux pigistes et près d’une centaine de membres correspondants. Anne Leroy

 www.ajis.asso.fr Combien ça coûte et comment faire ? 45 euros par an pour les journalistes. Un bulletin d’adhésion est téléchargeable à partir du site. La carte de presse n’est pas exigée. L’association est très ouverte.


Frédérique Gouin, vous êtes la rédactrice en chef adjointe de Caoutchouc et plastique. Quels sont vos besoins en matière de pigistes ? Caoutchouc et plastique est une revue professionnelle destinée aux acteurs de la plasturgie : des fournisseurs de matières premières jusqu’aux transformateurs sans oublier les constructeurs de machines. Elle couvre l’actualité française et internationale. Comme je suis la seule journaliste intégrée, l’apport des pigistes est primordial ! Je fais appel régulièrement à deux pigistes pour la rédaction de dossiers (environ 10 feuillets) ou pour couvrir des événements de presse. Vous-même avez été pigiste. Cela vous aide-t-il dans vos relations avec les pigistes aujourd’hui ? En effet, j’ai été licenciée d’un journal couvrant le même secteur en janvier 2003. Deux à trois mois plus tard, j’ai rencontré une rédactrice en chef qui cherchait un(e) journaliste avec mon profil, et c’est ainsi que j’ai commencé à piger pour Emballage Digest. Après six mois, j’ai pris mon poste actuel. De part cette expérience, je me rends bien compte de

la difficulté pour un journaliste indépendant de suivre l’actualité d’un secteur et de se positionner par rapport à un lectorat très spécialisé : il n’est pas évident d’identifier l’information nouvelle pour le

Des pigistes primordiaux pour la survie du journal lecteur, ou le niveau de technicité à retenir pour un papier. Aussi, je donne un sujet avec un maximum de contacts et d’informations de contexte. Je passe environ une demijournée à préparer une pige. D’autre part, j’utilise le formulaire du SNJ pour établir un bon de commande détaillé avec le nombre de feuillets demandé, le tarif brut, le sujet et la date de rendu. Quels sont les difficultés que vous rencontrez dans votre équipe de pigistes ? J’aurais besoin de faire appel à des pigistes parlant anglais et connaissant les problématiques industrielles et économiques de la plasturgie. Or, il n’y a que 15 à 20 journalistes avec de telles compétences en France, et je ne peux pas les payer

3 questions à un rédac-chef ’

id

Caoutchouc et plastique Ancienneté : 80 ans Périodicité : 9 n° par an Presse professionnelle, groupe Etai 1 000 abonnés Tarif pige : 60 euros brut Contact : Frédérique Gouin, rédactrice en chef déléguée Tél. : 01 41 89 40 95 f.gouin@forum-editions.com

suffisamment pour les attirer. Je fais donc appel à des jeunes journalistes, mais je leur confie des sujets moins techniques. Les deux personnes que j’emploie depuis six mois sont efficaces et font beaucoup d’efforts pour s’adapter. Cependant, je fais une relecture attentive de leurs articles pour éviter les termes ou les malentendus d’ordre technique. Le pire est arrivé il y a quelques mois : un pigiste qui n’a pas osé me dire qu’il n’arrivait pas à traiter un dossier. Ce n’est qu’une semaine avant la date de rendu qu’il m’a prévenue n’avoir aucune information ! Aussi, j’encourage mes pigistes à me faire part de leurs difficultés pour que nous trouvions une solution ensemble. Il faut penser au rédac chef qui se trouve avec plusieurs pages vides à quelques jours du bouclage. Et il est impossible de supprimer le dossier, car le service publicité a démarché des annonceurs pour ce dossier : il en va de la survie du journal ! Propos recueillis par Albane Canto

Pigiste. Pigiste est concocté bénévolement par Profession : pigiste, l’association des journalistes pigistes de la presse écrite. Directeur de publication et de la rédaction : Yann KERVENO (yann.kerveno@free.fr) Rédacteur en chef : Christophe BELLEUVRE (cbelleuvre@free.fr)

Rédaction : F. B. - Delphine BARRAIS (delphinebarrais@hotmail.com) - Albane CANTO (acanto@sete-edition.fr) - Jean CHABODSERIEIS (jeancs.chabod@wanadoo.fr) Dominique LERAY (d.leray@noos.fr) - Anne LEROY - Xavier TOUTAIN (xtoutain@noos.fr).

Profession : pigiste 66, rue Labrouste, 75015 Paris.

Graphisme / maquette : Dominique Leray Toute reproduction intégrale ou partielle sans le consentement de l’auteur est strictement interdite - Article L 122-4 du Code de la propriété intellectuelle

rédaction : contact.profpig@free.fr association : profession.pigiste@free.fr http://profession.pigiste.free.fr


 Un stage sans convention : c’est possible !

jargonnerie

Les rédac’chef parlent aux pigistes : passage en revue de ces truculentes expressions qui vous gâchent la vie. Absurdités, questions piège : tout est permis pour que vous ne rappeliez pas. Mais vous rappellerez. C comme Carte de presse : « Vous avez la

Durant vos études, le problème ne s’était jamais posé : lorscarte de presse ? » peut être une question déroutante mais il ne faut pas s’y arrêter. Ce n’est pas que vous vouliez travailler, une simple demande de convenla carte qui fait le journaliste ! Sauf aux Assedic. tion de stage auprès de votre établissement et l’affaire était Attention cependant : la convention collective réglée. Mais maintenant que vous êtes pigiste et/ou chômeur, précise bien qu’une publication ne peut employer au-delà de trois mois un journaliste non vous aurez beau dénicher de splendides stages dans des détenteur de la carte de presse ou qui n’en aurait rédactions prestigieuses, le problème de la convention se pas fait la demande. Mais dans tous les cas, si posera toujours et aucun établissement ne vous la signera. La vous cherchez à vendre un papier, le sésame n’a rien à voir dans l’affaire. plupart des rédactions ignorent, ou « oublient » de vous préciser qu’il existe bel et bien plusieurs solutions légales pour M comme Mouche du coche : règle eseffectuer un stage avec une « convention » dûment signée sentielle de l’indépendant dans ses premières années, il faut savoir la manier avec précaution. sans pour autant être étudiant. Un étudiant peut demander Celui qui revient à la charge est celui qui est réelune convention de stage jusqu’au 31 décembre de sa dernière lement motivé et s’il est motivé, il a de grandes année d’inscription. chances d’avoir un bon sujet entre les mains. Renseignements sur www.infostages.com Mais parfois l’expression peut vous revenir au L’établissement peut visage et c’est le retour de flamme assuré : toutefois la refuser si le stage n’est pas prévu dans son cursus. « Vous faites vraiment la mouche du coche, Dans ce cas, trois solutions : vous ! », me dit une assistante de rédaction subissant mes assauts téléphoniques et électro1) L’ANPE. Elle propose des évaluations en milieu de travail niques. Eh bien oui, mais c’est la règle du jeu et (EMT) qui permettent à n’importe quel chercheur d’emploi avec les années, on apprend à doser ses assauts : d’effectuer un stage « passif » (vous ne devez théoriquement « il faut savoir s’étendre sans se répandre, c’est effectuer les tâches de personne, mais simplement observer). délicat. » J.C. L’inconvénient est que cette EMT est limitée à 80h de travail (soit deux semaines). 2) L’assurance volontaire. Si on la réduit à sa plus simple expression, une convention de stage n’est autre qu’une façon pour l’entreprise d’accueil de se couvrir en cas d’accident du travail. Vous pouvez donc, après avoir signé un accord amiable avec l’employeur (accord écrit de préférence), souscrire une assurance volontaire individuelle auprès de votre caisse primaire d’assurance maladie (art. L.743-1 et R.743-1 à 5 du Code de la Sécurité Sociale). De cette façon, vous êtes couvert, l’assurance volontaire tenant lieu de convention. Le formulaire est téléchargeable sur www.ameli. fr, rubrique « Remplissez un formulaire », n°cerfa 11227*02. 3) L’employeur engage le stagiaire sans convention ni assurance et le rémunère à hauteur de 25% du SMIC, les charges sociales (Sécu uniquement) étant acquittées sur cette base. Jean Chabod

@

Le site web du mois : www.senat.fr

C’est le site idéal pour se renseigner en express sur les enjeux d’une réforme ou des grands débats de société. Chaque projet de loi en discussion fait l’objet d’un rapport détaillant la situation actuelle, les changements envisagés, ainsi que l’avis des experts consultés. Pour les courageux, la lecture des débats permet de comprendre le sens exact d’un article et de connaître les priorités et la position des parlementaires selon leur couleur politique. C’est aussi le bon reflex pour savoir où en est un projet et démarcher les rédactions au bon moment : est-ce une 1ère ou une 2ème lecture, quand le texte doit-il revenir à l’assemblée, etc. Enfin, sur les sujets « chauds » (euthanasie, cannabis, mariage homo…) et certaines réformes envisagées, les sénateurs réalisent des études sur la législation en vigueur dans les autres pays : passionnant. Un abonnement à la newsletter permet de suivre l’avancée des travaux législatifs en direct live. Laure Leter

9


Portrait de pigiste C’est sa deuxième vie professionnelle, et il en est enchanté. A 42 ans, Patrick Lenormand, installé à Paris, est un pigiste heureux de l’être. Natif du Poitou, il a d’abord pratiqué le métier de formateur en français langues étrangères et en anglais. Une expérience qu’il mène pendant 6 ans à l’étranger (nigeria, chine, Angleterre),

lise en plus de ses piges, des guides informatiques et touristiques pour deux éditeurs différents, et a travaillé pour la presse d’entreprise (Peugeot PSA). Aujourd’hui, il a conservé son « fond de commerce » en informatique mais il travaille également pour Côté femmes, Le mondes des artisans et s’intéresse tout particulièrement au développement durable avec une nouvelle collaboration née en 2004 avec le magazine bimestriel ITHOS. Côté finances, « c’est de plus en plus gagnant », car avec le temps il est arrivé à lisser son salaire à une moyenne comprise entre 2 300 et 3 000 euros net par mois, « tous frais payés, bien sûr ».Patrick travaille chez lui, dans un petit bureau ou dans les rédactions. Le plus difficile pour lui est d’établir une frontière stricte entre les domaines privés et professionnels et il regrette que souvent le métier de pigiste soit incompatible avec des responsabilités. Patrick fréquente différents réseaux de pigistes (CFD, Angle Vif et bientôt Profession Pigiste). « C’est très important, car lorsque tu es seul tu t’assèches». Lorsqu’il a des doutes il se répète qu’il va vers ce qu’il aime. « Aujourd’hui, je suis très heureux comme pigiste, conclue-t-il. Mais cela ne veut pas dire que ce soit figé pour toujours ».

Pigiste et heureux de l’être Patrick Lenormand « J’aime ce que je fais » déjà sans postes fixes et sous forme de missions ponctuelles. Sentant au bout d’une dizaine d’années qu’il a fait le tour de la question, il se lance dans une formation de secrétaire de rédaction de 8 mois au CFD en 1996-1997. Il enchaîne par un stage à Ouest France, puis il effectue des remplacements d’été à Rennes où il alimente le fil économique sur internet et « tâte » du reportage en rendant compte des festivals culturels bretons. « J’ai besoin d’une dose savamment dosée de risque et de peur, affirme-t-il. Lorsque je ne sais pas faire, vite je cherche les compétences à l’extérieur. Cela me pousse dans mes retranchements, m’incite à m’adapter à un nouvel environnement et à de nouvelles façons de travailler ». Puis il enchaîne des piges à Télérama, La pêche et les poissons, L’ami des jardins, Le chasseur français , tantôt comme SR, tantôt comme journaliste. Après un an et demi de pratique il est embauché en CDI à Génération PC (devenu PCn°1) dont il démissionne au bout d’un an. « Je ne vois pas l’intérêt de m’emmerder au boulot, explique-t-il. En revanche, je vois bien l’intérêt de creuser les choses que je connais mal. Je retire le maximum de ce que je peux réaliser d’un travail en termes de satisfaction ». Patrick rend des produits finis : des textes calibrés au signe près, habillés, avec des photos légendées, si nécessaire. Sa formation de SR lui a enseigné « une certaine rigueur ». Il se définit comme un pigiste atypique car il réa-

F.B.

Ses conseils.

- Bien connaître le magazine auquel on propose un sujet - Insister sans déranger mais ne jamais lâcher l’affaire tant qu’on ne vous a pas dit non - Ne pas avoir peur de défendre ses droits (salaire, congés payés, ancienneté, 13 ème mois, convention collective des journalistes) et le faire dès le départ, lorsqu’on débute.

10


Vie de l’association Rendez-vous. Fidèle à la ligne fixée lors de l’assemblée générale de novembre dernier, Profession : pigiste a organisé plusieurs rendez-vous depuis le début de cette année. Il y eut ainsi trois apéros pigistes organisésà Paris depuis le début de l’année qui ont réuni au total une centaine de journalistes pigistes ; un déjeunerdébat en présence de Christophe Girard, secrétaire général de la commission de la carte d’identité des journalistes professionnels… En province, une journée “pigistes” à Bordeaux a été organisée avec le club de la presse de la ville début mars et aussi le premier “Samedi de pigistes à la campagne” le 8 mai dernier à Penne d’Agenais dans le sud-ouest (voir l’encadré). Réadhésion. Lancée en avril, la campagne de réadhésion a pris fin avec le début de l’été. Un couac nous a fait adresser une relance à l’ensemble des membres de l’association courant mai nous valant les protestations - ô combien légitimes - de nos adhérents ayant déjà réglé leur cotisation 2004, merci de nous pardonner cet impair. En tout cas, les adhérents qui ne se sont pas mis à jour avant la fin juin ont été radiés comme le stipulent nos statuts. En cas d’oubli, le règlement, d’un montant de 20 euros, est à adresser directement à notre trésorière, Stéphanie Alpérovitch, 15, rue de Lagny, 75020 Paris. Observatoire de la pige. À la mi-mai, l’Observatoire de la pige (Anne Weill, Françoise Foucher, Franck Gauthier et Yann Kerveno) avait permis de recenser plus de 70 publications grâce aux bulletins de salaires que nous a fait parvenir une vingtaine d’adhérents. Nous sommes loin du compte pour pouvoir utiliser complètement cet outil. Il est impératif que ceux qui ne l’ont pas encore fait nous fassent parvenir

11

les copies de leurs bulletin de salaire sur lequel aura été reporté le prix brut du feuillet (à l’adresse suivante : Yann Kerveno, Barthes, 47370 SaintGeorges). Rappelons que la plus stricte confidentialité est respectée, que cet observatoire est destiné à vous proposer un classement des entreprises les plus vertueuses en fonction de leur respect de la convention collective ainsi que de pouvoir vous renseigner sur les tarifs pratiqués. Une question, des doutes ? yann.kerveno@free.fr Parrainage. Intégrés parmi les projets de l’année 2004, le parrainage des jeunes journalistes pigistes a officiellement été mis en place durant le mois de mai. L’idée est simple puisqu’elle consiste à doter chaque nouvel adhérent de Profession : pigiste débutant dans la pige d’un parrain auquel il pourra se référer pour trouver réponse aux questions basiques qu’il se pose. Pour être parrain, il faut avoir été pigiste pendant au moins quatre ans de façon à maîtriser les problèmes les plus courants. Vos candidatures sont à adresser à Eric Delon (edelon@club-internet.fr) Annuaire. Après la mise à jour printanière de l’annuaire des adhérents, téléchargeable sur le site web de l’association (http://profession.pigiste. free.fr) dans l’espace adhérent, une nouvelle version est en cours de réalisation. Que ceux qui n’y figurent pas prennent cinq minutes pour remplir leur fiche (en téléchargement sur le site) et la renvoyer à Stéphanie Alpérovitch (salperovitch@noos.fr), accompagnée d’une photo. Formation (I). Répondant à l’invitation de l’École supérieure de journalisme de Lille, antenne de Montpellier, Yann Kerveno a donné une journée de formation à de jeunes journalistes en recherche d’emploi. Au cours de la journée, furent abordées notamment les ques-

tions des droits des pigistes, de la manière de placer des piges, de la façon de construire une activité de pigiste pérenne et durable. De cette première pourraient naître à Montpellier pour l’automne 2004 et le printemps 2005 deux sessions de formations de deux à trois jours spécialement réservées aux journalistes pigistes. Formation (II). Dans le cadre des contacts réguliers que nous avons avec deux syndicats de journalistes (SNJ et SNJ-CGT), notamment Myriam Guillemaud et Alexis Nekrassov, s’ébauche actuellement un projet de formation “initiale” à la pige qui serait dispensée dans les écoles de journalisme pour affranchir nos futurs jeunes confrères de la réalité de la pige. Deux rendez-vous sont d’ores et déjà pris et un troisième en projet pour 2004-2005. Formation (III). Devant le vif intérêt dont font l’objet ces projets de formation, nous étudierons en cette rentrée l’opportunité de vous proposer, adhérents parisiens de Profession : pigiste, un cycle de formation en plusieurs rendezvous. Nous aurons l’occasion de vous en reparler plus avant dans le mois qui vient. Défense. Conformément aux missions indiquées dans ses statuts, l’association s’est aussi battue depuis le début de l’année pour tenter de redorer le blason de la pige. Une protestation a notamment été expédiée à l’association Acrimed pour un papier contenant un commentaire peu amène sur les journalistes pigistes. Vous avez pu suivre une partie de ces débats sur la liste de diffusion interne de l’association si vous y êtes inscrits. Nous continuerons à surveiller ainsi les écrits paraissant et abordant la question des pigistes. Yann Kerveno


Samedi de pigistes à la campagne. C’était un pari - amener des pigistes pour la plupart citadins à venir s’enfoncer dans les généreux terroirs du sud-ouest pour participer à une journée de rencontre et de discussion autour de la pige - et il fut réussi. Nous étions en effet une douzaine le 8 mai dernier à Carlane, merveilleuse bâtisse du XVIIe siècle à Penne d’Agenais, pour partager nos expériences. Me Munsch, avocat spécialiste du droit du travail appliqué notamment au secteur de la presse, a entamé la journée en nous rappelant qu’il fallait garder toute trace de nos échanges avec les rédactions pour anticiper un quelconque problème et nous a donné quelques pistes de réflexion pour déterminer le moment idéal pour entamer une procédure devant les prud’hommes. Puis, après une présentation du village qui nous accueillait par notre hôtesse du jour, nous avons repris nos conversations à bâtons rompus, évoquant un instant les projets de l’association, les premiers résultats de l’Observatoire de la pige et terminant par une séance de questions-réponses entre participants pour tenter de dénicher des solutions à nos problèmes quotidiens de pigistes. De l’avis de toutes et tous, cette journée entamée à 11 heures et clôturée à 17 heures fut bien trop courte pour faire le tour de toutes les interrogations. Nous travaillons donc d’ores et déjà à l’organisation d’autres rendez-vous de ce type, sur un format peut-être un peu différent et surtout dans d’autres coins de France. Vous serez tenus au courant prochainement des futures dates de rencontres. A vos idées !

En bref Ravalement de façade. Le format de « Modes et travaux » a été réduit, mais de nouvelles rubriques «Cuisine/Déco/Couture», s’adressant aux débutants, sont venus élargir le lectorat du mensuel du groupe Emap. Dessinateur de presse. Sorti le 16 juin, le 1er numéro de Zoo présente l’actualité par le biais de la bande dessinée. Les dessins de presse et illustrations accompagnent les pages culturelles (cinéma, musique, livres, télévision, arts plastiques) . eborg@free.fr Nominations. François Perrier est nommé rédacteur en chef de l’hebdomadaire du bâtiment et de la construction, « Le Moniteur des Travaux Publics et du Bâtiment » Top famille grossit et réduit. Avec ces nouveaux « portraits dans leurs rôles de mères », Top Famille, mensuel d’aide pédagogique et psychologique affine son lectorat sur les mères d’enfants de 0 à 14 ans. Résultat le mensuel augmente sa pagination et réduit en format poche. Top Famille | rédactrice en chef. GRIMALDI Ghislaine | Tel 01 56 79 36 36 Alternatives de rythme. Créant le décalage avec le traitement de l’actualité internationale des médias français, Alternatives internationales du groupe Alternatives entreprise change de rythme et devient mensuel en cette rentrée de septembre. Alternatives International | Courbet spirit. Sous-titré « le magazine d’actualités pour ne plus se faire avoir », Stop Arnaque est l’adaptation papier de l’émission de Julien Courbet « Sans aucun doute ». La ligne éditoriale reste la même, des « cas concrets » racontés, illustrés et résolus suivis de fiche pratique et des conseils d’ experts. Stop arnaques | Rédacteur en chef : Sioux Berger | Tel. 01.46.88.09.70 Mon coach chez le buraliste. « J’arrête de fumer », « gérer un enfant difficile », « contrôlez vos émotions »… Mon coach est un nouveau féminin bimestriel pour les 20-40 ans sortant son numéro 2 à la rentrée. Mon Coach - Ed. Publia | Rédactrice en chef Solène Figuerra | 01 53 66 95 28 Nominations. Axelle Beth est la nouvelle rédactrice en chef du récent « Laura le Mag » mensuel féminin tendances, mode, beauté à destina-

tion d’un public moderne, branché. Économie d’économie. Lancée au début de l’été, Economie Matin est un hebdo gratuit distribué dans un premier temps à Paris et sa région. Réaliser par Jean-Baptiste Giraud et une équipe de sept journalistes économes Matin propose une information sur l’économie « rapide, concise, avec une mise en exergue des idées principales ». Economie Matin | Tél : 01.56.43.24.44 Presse adulte. Nouvelles formules, nouveau logo encore plus de pages. L’info des jeux vidéo se porte bien et sort de ces rails pour élargir son public. La nouvelle mouture ouvre ces colonnes à l’actualité DVD, cinéma, musique, MP3, PC...Tout en confirmant son souhait d’être LE guide d’achat en matière de jeux vidéo. Console + | Rédacteur en chef : Huyghues-Lacour Alain Robert Laffont boulimique. Le groupe Entreprendre Robert Lafont multiplie la sortie de nouveaux titres et change le rythme de certains de ces magazines. Le journal de la culture (Joseph Vebret), l’essentiel de la moto (Maxyme Hubner), Micro revue (Fabien Richert), La Revue du Web (Isabelle Goubier et Pascal Rodier), Féminin Psycho (Bruno Quélen), L’Essentiel du Ciné (René Chiche, rédacteur en chef de Ciné Hebdo), Le Foot Paris magazine consacré au PSG (Yves Quitté), Footing Magazine (Claude Corse) et High-Tech Magazine (Isabelle Goubier). Plus d’information auprés de Bernard Pace, secrétaire générale des rédactions, bernard.pace@entreprendre.fr Nouveau numéro 1. Depuis bientôt deux ans, le magazine Score sort discrétement ses exclus dans le monde des blockbuster américains. Désormais en collaboration avec TF1 Publishing (Ushuaïa Magazine, Star Fifteen... et bientôt 7 extra et Dora), le magazine repart à zéro en sortant un numéro 1. Score | rédacteur en chef. Wahib | Tel. 01.56.03.55.60 122 pages gratuites. Avec 500 000 ex. distribué gratuitement dans toutes la France, Femme en ville, se pose comme un concurent sérieux des magazines du même type au même format mais pas au même prix. Femme en ville N]2 | Com-Presse, rédactrice en chef Marie de La Forest | Tel. 05.62.68.28.69 Dominique Leray

12


Muze. Florence Monteil est la rédactrice en chef de Muze, le nouveau titre féminin du groupe Bayard. La centaine de pages de ce mensuel se différencie par un grammage du papier pour la rubrique Littérature. Sur papier glacé les « univers » Culture et Allure déroulent les sujets d’actualité : Amélie Nothomb et sa biographie de la faim, Audrey Tautou : « Je suis une lectrice amnésique » suivent George Sand ou encore Oxmo Puccino. Question fashion, Muze parie sur « Les codes de la beauté au 18e » sans trop insister sur ce qui fait le fond de commerce du mag féminin. L’accent est mis sur un contenu à tendance psycho-philo La personnalité : Chacun cherche son moi. « Sans imposture, ni caricature » Muze désire, selon sa rédactrice en chef, accompagner « la féminité, son alchimie subtile entre fond et forme, être et paraître ». Les 30 dernières pages sont consacrés à la littérature en proposant des « extraits à lire » de deux à trois pages. Muze | Florence Monteil | Tel. 01.44.35.61.70 Jules. Nouveau masculin en kiosque le 15 octobre, Jules est un mensuel généraliste mode, société, politique, sorties, automobile,… Glamour et sexy le magazine est ouvert aux propositions des pigistes. Son rédacteur en chef, Bruno Godard est à l’écoute des idées de sujets. Le style du magazine se veut haut de gamme et tranche avec une partie de sa concurrence en désirant apporter un contenu à destination des hommes de 25 à 40 ans à l’écoute de ce qui se fait ou se passe dans la société. Jules est édité par Buzzer Press, il sera vendu à

13

Focus

1,5 € et tiré à 90 000 exemplaires pour son premier numéro. Jules | Rédacteur en chef : Bruno Godard | bgodard@buzzerpress.fr En France Magazine. Bimestriel haut de gamme Tourisme/loisirs édité par Continental Publishing vient de sortir son deuxième numéro. Son rédacteur en chef doit tenir un axe éditorial rigoureux et cherche parmi ces collaborateurs du « style et de la musicalité sans tomber dans l’idiomatique ». Le magazine est traduit en anglais et distribué à l’étranger, pour cela « le texte doit être élégant, mais traduisible ». Les duos rédacteurphotographe sont les bienvenus. Bien que travaillant à la commande, la rédaction est ouverte aux propositions et son rédacteur en chef aime connaître les productions de ces futurs pigistes. En France Magazine | Rédacteur en chef M. Studievic | Tél : 02.54.78.45.77 Le Temps de vivre. En mettant Frank Michael à la Une de son premier numéro, Le Temps de vivre a rencontré un succès in estimé par son directeur de publication Phillipe Benhamou. Sur un couché brillant, ce magazine a destination des plus de 50 ans fait dans la variété old scholl, le tourisme détendue, le patrimoine historique, la santé version prévention et ouvre ses colonnes aux retraités actifs en désirant être une vitrine pour leurs associations. Les synopsis et idées de sujet sont à transmettre au groupe Hugo responsable aussi du tout récent « Chefs et saveurs », un magazine gastronomique garantie sans dossier de presse, « tout est

Pigistes pour célibataire

Trois magazines destinés aux célibataire sont sortis en moins de trois mois. Trois style différents. Culture Solo de CBR Publications affiche en quatre par trois ses ambitions dés son premier numéros, Meetic Love est un magazine de commande réalisé par Com Press pour le service de rencontre en Ligne du même nom (Meetic.fr) et Relations, réalisé par deux personnes, tente de se positionner sur ce marché naissant. Avant tout magazine féminin, ce partenaire papier pour célibataire s’intéresse à la Solo Attitude ou au Coaching Look, au Solo Sexe ou Coaching Love, la Psycho, la consommation et bien sur la rencontre. Les sujets se ressemblent, les illustrations se font sexy, rien de très surprenant. L’orgasme simultanée, le compte commun, les clubs de gym, J’ai fait l’amour avec inconnu…. et alors, sur le net je ne m’offre que des extras, Mais où se cache l’homme idéal, Vierge à 28 ans, on assume ou pas # Culture Solo | CBR Publication, Rédactrice en chef, Sandra Bismuth et Cédrine Colas | Tel. 01.55.46.91.62 # Meetic Love | Com-Press, Directrice de la rédaction, Marie de La Forest | Tel. 05.62.68.28.69 # Relations | Mazeltov édition, Responsable de la publication, Charles Daleau | Tel. 08.70.23.19.69

fait sur le terrain » précise son directeur de publication. Celui-ci est à la recherche d’un journaliste pour reprendre la rédaction du « Journal du chasseur ». Le temps de vivre, Chefs et saveurs, Le journal du chasseur | Directeur de publication : Philippe Benhamou |Tél : 05 63 24 13 10 | groupe. hugo.edition@wanadoo.fr Dominique Leray


Pigiste01