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Numero 1

Janvier 2007

Le MIIFE Le Magazine Inter IFE

Gratuit

Épisode I : Un nouvel espoir


Une réalisation

Le MIIFE Le Magazine Inter IFE

Janvier 2007

n°1

Dans Danscecenumero numéro

Le

mot du prez

* Le mot du prez * Les membres du bureau * Les aides sociales étudiantes * L’activité du journal

Chères lectrices, chers lecteurs,

* Prévention et solidarité * Les études

Ça y est l’UNAEE s’est créée !!!! Cette asso regroupe tous les étudiants en ergothérapie en France.

Elle s’articule autour de deux idées principales : • Dynamiser l’avenir de nos études. • Promouvoir la vie étudiante. Pourquoi cette impulsion ? Tout simplement, parce que nous sommes les seuls étudiants à ne pas être représentés lors des réflexions entamées par le ministère de la santé au sujet de NOS études ! D’autres le font (infirmiers, kinés, sages-femmes, médecine, …), pourquoi pas nous ? Ce n’est pas parce que nous sommes étudiants, que nous ne pouvons réfléchir, ni donner notre avis sur notre vie d’étudiant et nos études. Il y a des questions qui me touchent beaucoup, dont une particulièrement : « Avons-nous la même égalité d’accès aux études que les autres étudiants universitaires ? ». Dans la rubrique « aides sociales », vous trouverez quelques pistes. On peut encore se demander « pourquoi notre Diplôme d’Etat ne vaut que BAC+2 alors que nous avons plus d’heures d’enseignement que dans une licence de Bio (BAC+3) ». Là-dessus, nos deux Vices Présidentes Etudes se sont penchées et ont leur rubrique dans ce journal. Pour le reste du journal, je vous le laisserai découvrir. J’espère qu’il sera source d’infos utiles et sympas pour votre parcours d’étudiants. Je vous rappelle que nos objectifs sont de promouvoir la vie étudiante et dynamiser l’avenir de nos études. Des réformes peuvent survenir et déjà certaines sont en cours. Je crois qu’il est important que l’info circule et que des débats entre nous soient engagés sur ces sujets, mais surtout que nous exprimions notre avis. Bonne lecture à tous ! David, président de l’UNAEE

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.1


Les membres bureau

Salut à vous étudiants ergos de France ! ! ! Voici certainement l’article le plus important de ce tout nouveau journal (après le discours du prèz’ bien sûr), je veux parler de la présentation officielle de votre bureau national, ou comme on l’appelle dans le jargon associatif, le BN (c’est appétissant non ?)!!! Quelques coups de fil donnés dans les écoles et le bouche à oreille au sein de celles-ci ont permis de réunir cette formidable équipe où la plupart des écoles adhérentes à l’UNAEE sont représentées et où la parité n’est pas respectée, bien entendu (car à l’UNAEE, ce que l‘on recherche, c’est la motivation). Sans plus attendre, voici en exclu, pour vous, le premier BN de l’UNAEE !!!!!

Le Prez Le chef, le grand manitou, son rôle est de coordonner les actions de ses vice-présidents, de décider des projets et s’occuper de la répartition des tâches. Il lui arrive aussi très souvent de mettre les mains dans la pâte et d’entretenir le réseau de contacts…bref il touche à tout et parfois on aimerait qu’il se retienne un peu.

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Pourquoi l’ergothérapie?

L’ergothérapie m’a été présentée concrètement pendant ma deuxième année de médecine à Lyon par une copine qui était en première année à l’IFE de Lyon. Ce métier m’intéresse parce qu’il a un côté relationnel fort avec les personnes que l’on suit. De plus, on doit prendre en compte l’individu dans sa vie réelle pour lui faciliter sa réintégration. L’intégration en société, cela me touche énormément.

Pourquoi ce poste?

Ce poste de président m’a trouvé plus que je ne le souhaitais, malgré mes faibles expériences dans l’associatif. En effet, avec des collègues de Lyon nous discutions de l’idée d’une association nationale d’étudiants ergo, et ce projet m’a tellement motivé, et une personne en particulier (l’ancienne présidente de la FNEK, Sophie Tyson) m’a tellement aidé pour la création de l’association que je me suis porté candidat naturellement comme président, dans la continuité de ce que j’avais entrepris pour faire germer cette idée d’association.

Pourquoi l’UNAEE?

Pour l’UNAEE, l’idée de départ pour une association nationale d’étudiants en ergothérapie m’est apparue très tôt : en fin de première année. Mais le projet a grandi au fur et à mesure des discussions avec des collègues de Lyon et de rencontres avec des étudiants kinés, dont certains bénévoles de la FNEK (la Fédération Nationale des Etudiants Masseur-Kinés), et des bénévoles de la FAGE (la Fédération des Associations Générales Etudiantes : un réseau d’étudiants). Cette idée s’est développée surtout sur une revendication qui m’obsède : rendre les études d’ergothérapie plus accessibles et mieux valorisées par rapport aux autres études universitaires et simplement par rapport à nos collègues européens. Je crois qu’il vaut mieux se défendre soi-même qu’attendre que les autres le fassent à notre place. Il est super intéressant et important que cela se fasse en lien avec un réseau d’étudiants d’autres filières (notamment paramédicaux) pour pouvoir nous soutenir mutuellement dans nos revendications (à plusieurs on est plus fort).

David Chatelus, 3° année à Lyon

Une petite citation

On a beau être étudiants, on n’est pas là pour faire du flan ! !

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.2


La secretaire Céline Courcier, 3° année à Créteil Le poste ingrat de l’asso. La secrétaire est chargée de tout l’administratif, elle rédige les compte- rendus de réunions, convoque les membres, et doit archiver le moindre petit bout de papier concernant le fonctionnement de l’asso si on ne veut pas avoir de problèmes lors d’éventuels contrôles et voir notre prèz’ derrière les barreaux…trêve de plaisanteries, nous vous rappelons que ces archives peuvent être consultées par tous les membres de l’asso qui le désirent et en font la demande.

Pourquoi l’ergothérapie?

Tout a commencé un jeudi matin… ou peut-être bien un vendredi, bref, c’était un matin, je devais avoir à peine une dizaine d’années, et je voulais être delphinothérapeute !! Oui, je sais pour beaucoup vous vous demandez ce que ce nom à rallonge peut bien signifier. Je voulais, pour résumer, emmener les autistes en thérapie avec les dauphins. Mais pas facile de vouloir faire un métier qui n’existe presque pas, ou du moins pas en France. Avec les années, la maturité aidant, un autre jeudi matin ou bien vendredi matin, je me suis dit : « Céline, que vas-tu faire de ta vie ?? ». J’ai alors réalisé un ultime effort de concentration et de réflexion (non, non, je ne suis pas blonde !!) et je me suis dit : « psycho ? non, je me vois pas en fac, artiste ? non t’es pas assez forte, biologiste ? non, toujours la fac et puis pas de la bio tous les jours. Eh, mais pourquoi pas ergo, ça allie un peu les trois, super c’est fait pour toi !! ». Ca s’est presque passé comme ça…

Pourquoi l’UNAEE?

Quand un jour tu te réveilles et tu te rends compte que t’as pas ce que ton voisin a, t’es pas très content et tu le veux aussi ! Alors un jour, il y a un petit lyonnais qui s’est levé et qui s’est dit « c’est pas juste, les autres ils ont ça et pas nous », alors il a décidé de révolutionner le monde. Il a été assez malin pour jouer au téléphone arabe, qui est finalement arrivé jusqu’au pays des « crétinois » (cf. Créteil), et je devais pas être bien réveillée ce matin là… j’ai vu qu’il y avait encore matière à râler or, il paraît que je suis professionnelle en la matière !! C’est pourquoi je me suis dit : « ouais c’est vrai c’est pas juste… on va révolutionner le monde d’abord !!!!! ». Et ça m’a menée là, au milieu de gens venant de partout ; avec une expérience, une vie et des opinions propres à chacun mais une idée commune, celle de se battre pour la même cause, la vôtre et ça, ça vaut de l’or !!

Pourquoi ce poste?

Vous savez, dans la vie, il y a ceux qui naissent avec la chance, et ceux qui marchent deux fois par jour dans une jolie crotte de chien !!! Je vous laisse deviner dans quelle catégorie je me classe et par conséquent, vous comprendrez pourquoi je me suis retrouvée au poste de secrétaire générale, le poste le plus ingrat d’après les manuels (je n’ai rien inventé) !!! Non, sincèrement, si j’arrête de dire des bêtises, je dirai que ça me plaisais de pouvoir faire l’intermédiaire entre tous les gens du bureau et également entre les gens du bureau et les BDE. Et puis… je me suis dit qu’en étant au cœur de tout, ce serait aussi la meilleure place pour être au courant de tous les potins !! Sinon, j’aurai fait VP communication, puisque vous avez remarqué que la parlotte c’est mon truc mais… c’est ma copine qui a pris le poste alors j’allais pas me battre avec elle (je l’aurai battu, et ça aurait été trop dur pour elle !!).

Une petite citation Aime la vie, elle t’aidera.

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.3


La trEsoriEre Apprendre a dire « non » 36678 fois par jour est assez laborieux mais avec de la volonté on peut tout faire. Comme la secrétaire, elle recense tout. Elle gère les mouvements d’argent de l’asso et décide avec le prèz’ des attributions de fonds à un projet. Elle établit également le budget prévisionnel de l’asso en début d’année et présente les comptes de l’année écoulée lors de l’assemblée générale de l’asso. Les comptes sont également consultables par les membres de l’asso qui le désirent.

Pourquoi l’ergothérapie?

Depuis longtemps je voulais être dans le paramédical, aider les gens mais la question était : c’est bien beau de vouloir aider les autres mais qu’est-ce qui existe vraiment comme métier pour y arriver ? Un jour on m’a dit : tu connais « ergothérapeute » ? Evidemment la réponse, vous la connaissez : non !! Alors j’ai fait un stage avec une ergo et j’ai vu de quoi il s’agissait : activités manuelles, contact avec les patients, réaménagement de domicile, ambiance d’équipe… Après 3 jours la magie avait opérée. Je ne savais pas encore quelles études il fallait faire mais je savais que je voulais être ergo. Et puis voilà je suis déjà en deuxième année !!!

Pourquoi ce poste?

Pourquoi l’UNAEE?

Pour faire connaître le métier, se faire reconnaître au niveau national et international. Et aussi parce que j’ai toujours aimé m’impliquer dans la vie étudiante. Alors quand on m’a contactée pour en faire partie, je me suis dit que j’avais une bonne occasion de m’impliquer vraiment dans le monde associatif.

Des sous, des sous, et encore des sous. Plus concrètement : le train de l’unaee, je l’ai pris vraiment en retard (août 2006 !!). Pour la mise en place de l’asso il n’y avait donc plus grand-chose à faire : les statuts étaient déposés en préfecture, le règlement intérieur rédigé ......Et donc, il ne restait plus que le poste de trésorier de libre. Voilà, en fait je me suis faite désirer et j’ai mis les pieds sous la table !!!

Marianne Dehais, 2° année à Nancy

Une petite citation Un sourire coûte moins cher que l’électricité mais donne autant de lumière (Abbé Pierre).

Le Vice-Tresorier

Il a le même boulot que la trésorière, sauf qu’il dit moins souvent « non » puisqu’on ne lui demande pas tout le temps son avis.

Pourquoi l’ergothérapie? L’ergothérapie n’était pas mon premier choix lors de ma première année de médecine, mais mon but était de travailler dans la santé. Je suis tombé dans l’ergo et depuis je m’y sens bien. Son appartenance à la branche bio-psycho-sociale en fait une discipline au carrefour de nombreuses sciences et nous offre un large domaine de compétences et d’exploration. Les ergos sont ainsi compétents dans de nombreux domaines, parfois plus que des médecins, et leur permet de s’adapter à tous types de pathologies; d’ailleurs, l’adaptation n’est-elle pas le fondement de notre profession ?

Une petite citation

Un con qui marche ira toujours plus loin que deux intellectuels assis.

Cédric Louat 2° année à Lyon

Pourquoi l’UNAEE? J’ai toujours voulu faire de l’engagement étudiant, mais je parle du vrai engagement, celui où l’on se bat pour ses études et les autres, pas celui on l’on suit aveuglement certains carriéristes qui ne pensent qu’à eux. J’ai trouvé beaucoup d’injustice dans nos études par rapport à d’autres, et le train de la réforme LMD était déjà en marche sans que les étudiants ergo n’y aient un wagon. David m’a parlé de son envie de créer une asso nationale et j’ai tout de suite sauté sur l’occasion et je ne le regrette pas.

Pourquoi ce poste? Je n’ai aucune expérience dans l’associatif et d’autres personnes étaient beaucoup plus compétentes que moi, j’ai donc décidé de leur laisser les gros postes pour pouvoir observer, aider et apprendre afin d’être sûr d’assurer l’année prochaine. La trésorerie est essentielle dans une asso et il est important d’en connaître les rouages.

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.4


Lise Galtat, 3° année à Créteil

VP Communication Pourquoi l’ergothérapie?

La com’…Sans com’ pas de réseau, pas de projet, bref une asso morte. C’est donc un dur combat que livre notre VP pour que l’on soit connu et reconnu. Avec son charme naturel, cela devrait faciliter certaines démarches. Elle s’occupe également des différents médias de communication.

Pourquoi l’UNAEE?

Je trouvais que les étudiants ergothérapeutes n’étaient pas bien représentés donc j’ai voulu que ça change et je me suis investie dans l’UNAEE.

Les métiers ayant un rapport avec le relationnel m’ont toujours attirée ainsi que les activités manuelles... à croire que l’ergothérapie a été inventée pour moi !

Pourquoi ce poste?

Comme je l’ai dit plus haut, le relationnel ça me connaît donc je pense que la VP com’ me convient parfaitement.

Une petite citation

« Là où il y a de la gène, il n’y a pas de plaisir » donc allez y foncez et venez nous retrouver à l’UNAEE.

VP Partenaires Renaud Janet,2° année à Nancy

Renaud est notre petit prospecteur, notre chercheur d’or attitré, et dans ce domaine, il en connaît un rayon. Les partenaires, comme leur nom l’indique, travaillent avec nous sur nos projets, ils sont essentiels à la vie de l’asso car ce sont bien sûr eux notre principale source d’argent. Leur expérience dans leurs domaines respectifs nous sera d’une aide précieuse et ils n’hésiteront pas à la faire partager avec vous lors de nos rencontres sur des événements ou nos assemblées générales. Enfin, un partenariat permet également de connecter les réseaux des deux parties, et oui, l’union fait la force.

Pourquoi l’ergothérapie?

Pourquoi l’UNAEE?

Il y a deux ans déjà un étudiant Lyonnais rencontré aux IKE d’Orléans (donc vous imaginez un peu l’état dans lequel on était !!!) m’a dit « Ce serait sympa de fonder une asso nationale des étudiants » et j’ai répondu que c’était une idée intéressante! On s’est échangé nos numéros après une concentration ultime pour écrire nos noms (quand on est plein ce n’est pas évident !!). Et six mois plus tard, en stage dans la région lyonnaise, je suis passé le voir et c’est à partir de là que tout a commencé.... Plus sérieusement les raisons qui font que je suis dans l’asso sont que tout d’abord en local l’associatif m’a apporté beaucoup (rencontres, expérience dans tous les domaines, particulièrement dans l’organisation de soirées étudiantes et la collaboration avec divers partenaires). Maintenant l’UNAEE est une étape indispensable dans ma vision de la vie étudiante, de mes études et de ma profession, indispensable car nous, étudiants ergothérapeutes, n’avions pas d’instance représentative des étudiants, compétente et indépendante dans ces trois domaines. Aujourd’hui par l’UNAEE, j’espère que ce que l’on aura construit sera LE relais incontournable entre Nous, étudiants, et les politiques (j’entends par politiques ceux qui gèrent et donnent une direction à nos études et notre future profession).

J’ai vu de la lumière je suis entré... Profession alors inconnue pour moi jusqu’en deuxième Pcem 1, elle est devenue une profession que j’apprécie de part sa polyvalence dans les différents domaines où elle pourra être exercée et par son obligation d’être toujours en phase avec le patient et son projet de vie.

Pourquoi ce poste

J’avais plus le choix donc j’ai pris ce qui restait !!!! Comme je l’ai expliqué rapidement auparavant j’ai beaucoup acquis d’expérience dans la gestion de partenariat. C’est pourquoi aujourd’hui je mets à disposition de l’asso mon léger savoir à ce niveau. De plus ce poste m’intéresse car il permet d’avoir des fonds pour tous les projets que nous mettrons en place et donc a une place active dans la vie de l’asso et j’espère pouvoir mener à bien tous nos projets en collaboration avec nos partenaires qui nous sont indispensables.

Une petite citation

« Ce qui compte dans une vie, c’est l’intensité de la vie, ce n’est pas la durée de la vie » (J. Brel).

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.5


Pourquoi l’ergothérapie?

Pourquoi l’UNAEE?

Et un beau jour, j’ai rencontré une ergothérapeute motivée…

Le milieu associatif étudiant est vraiment un milieu riche, faire des rencontres, me bouger, voilà mon truc !

VP Solidarite

Tisser des liens avec d’autres associations et mettre en place des projets d’information sur l’alcool, les IST… mais aussi le Téléthon et l’humanitaire, une grande et noble tâche qui attend Marion, mais pas de soucis à se faire, elle gère !!!

Pourquoi ce poste? Je trouve que nous, jeunes étudiants français, avons énormément de chance et que ça serait bien d’en donner un petit peu aux autres ! Voilà !

Une petite citation Aujourd’hui est le 1er jour du reste de notre vie et il faut en profiter comme si c’était le dernier !

Marion Théry, 3° année à Beck sur Mer

VP Etudes Elle est belle, intelligente et curieuse (c’est aussi une faluchée) elle est chargée de la réforme des études, ce n’est pas facile car en face, il y a le ministère de la Santé qui sait y faire en matière de négociation.

Pourquoi l’ergothérapie?

J’avoue qu’au début, c’a été un peu par hasard (eh oui, les hasards de la P1…) mais le temps aidant, j’ai découvert une profession variée où je pouvais mêler mon goût de la santé à mon côté « artiste » (!!)

Pourquoi ce poste?

Parce que je trouvais que notre profession stagnait, et plutôt que de continuer à critiquer, j’ai décidé d’agir !!! .....

Pourquoi l’UNAEE?

Pour la libération des étudiants ergos (euh non, ne mets pas ça), disons....parce qu’il me semblait important que les étudiants ergos soient représentés indépendamment des professionnels.

Une petit citation

« Les amis sont des anges qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler ». Axelle Senelonge, 3° année à Lyon

Et voilà, j’espère que cette petite présentation vous a plu. Une asso a besoin de gens motivés pour vivre et surtout pour être efficace, alors si l’idée de l’engagement étudiant vous titille au plus profond de vous même, si l’envie de faire quelque chose pour vos études vous envahit, et si votre curiosité vous amène à vouloir vivre une aventure unique au cours de vos trois ans d’études, alors peut-être qu’un jour vous aurez vous aussi, votre photo sur cette page, ou alors, pour les moins ambitieux prenez contact avec un membre du BN de votre école, ils sont partout, et nous avons besoin de toute l’aide que vous voudrez nous apporter. Cette page est aussi faite pour les étudiants présents lors de nos premières réunions mais qui n’ont pas eu l’opportunité de faire partie de ce bureau pour diverses raisons. Il n’empêche que sans eux ce bureau n’existerait pas, merci donc à Manuelle de Berk-sur-mer ; Anne-Laure et Thomas de Bordeaux ; Hélène, Sylvie, Caroline et Elodie de Créteil ; Mickaël et tout particulièrement Alexandra de Nancy pour son court mais très apprécié passage dans ce bureau, mais aussi Maïwenn de Bordeaux, milles bisous et milles Mercis ; et pour finir, Luce de Lyon, sans oublier l’équipe de la FAGE toujours accueillante et souriante, JF Martin, désormais président d’honneur de la FAGE, et tous nos administrateurs. A bientôt Cédric, Vice trésorier

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.6


Aides Sociales Etudiantes Aujourd’hui, il existe différents types d’aides financières étudiantes : 1.Bourses d’études délivrées par le Conseil Régional sur critères sociaux : Elles sont attribuées aux étudiants de moins de 26 ans tout au long de la formation. On trouve 5 échelons pour les montants annuels définis selon certains critères sociaux (cf. décret n°2005-418 du 3 mai 2005 et annexe) : •1er échelon : 1315 € •2ème échelon : 1982 € •3ème échelon : 2540 € •4ème échelon : 3097 € •5ème échelon : 3554 €

2.Allocations d’études :

3.Bourses aux étudiants des TOM :

Elles sont accordées aux étudiants ne pouvant prétendre aux bourses sur critères sociaux (étudiants en situation de rupture familiale, d’indépendance familiale avérée, ou tout simplement âgé au-delà de la limite). Elles sont accordées par le CROUS pour une formation universitaire. Elles ne sont pas cumulables avec une autre aide du CROUS. Attribuées aux étudiants originaire des Territoires d’Outre-Mer poursuivant leurs études en métropole. Accordées soit par le ministère chargé des territoires d’outre-mer lorsque les formations recherchées ne sont pas dispensées dans le territoire d’origine, soit par le ministère chargé de l’enseignement supérieur dans les autres cas. 4.Bourses d’études départementales : Sur critères sociaux, les conditions d’attribution dépendent de chaque Conseil Général. 5.Prêt d’honneur du CROUS : Prêt à 0 % remboursable sous 10 ans après obtention du diplôme. 6.Prêt d’honneur départemental : Prêt à 0 %. Attribué à des étudiants en difficultés financières pour poursuivre des études de l’enseignement supérieur. Les conditions d’attribution dépendent de chaque Conseil Général. 7.Indemnités de stage : Indemnisation kilométrique (transport) et par semaine de stage effectuée. Elles sont accordées aux élèves infirmiers et manipulateurs radio. Ce budget dépend de la caisse d’assurance maladie. 8.Bourses de voyage : Pour un stage de plus d’un mois effectué à l’étranger et dans les territoires et départements d’outremer, s’intégrant obligatoirement dans les études poursuivies dans les établissements publics ou privés habilités à recevoir des boursiers. Elles représentent une participation aux frais de transport. Le montant ne peut excéder le coût réel payé par l’étudiant ni servir à financer, même partiellement, les frais de séjour à l’étranger. Il existe aussi d’autres prestations universitaires : 1.FSU : Fonds de Solidarité Universitaire. Ils peuvent se matérialiser sous formes de dons ou de prêt et servent aux étudiants dans des difficultés exceptionnelles après évaluation sociale. 2.Logement en résidence universitaire : Cet accès est limité sur critères sociaux (comme ceux des bourses). Pour en bénéficier, il faut être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur ouvrant droit à la sécurité sociale étudiante. Les étudiants boursiers sont prioritaires. 3.Restauration universitaire : Un prix fixé nationalement pour un repas complet peu onéreux (aujourd’hui 2,75€) et pas loin de votre lieu d’étude. Pour en bénéficier, il faut être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur ouvrant droit à la sécurité sociale étudiante. 4.Service du logement en ville ou de l’emploi temporaire : Service d’annonces géré par le CROUS proposant des logements ou des jobs de propriétaires ou employeurs privés.

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.7


5.Loca-Pass du Comité Interprofessionnel du Logement (CIL) ou de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) : C’est un service de facilitation à l’accès au logement. Il permet d’une part aux étudiants de moins de 30 ans d’accéder à tout type de logement locatif en faisant l’avance de la caution au bailleur et fait office de garantie pour le paiement du loyer Ce dispositif est ouvert : •aux étudiants boursiers français ou étrangers du gouvernement français, sur la base de l’avis conditionnel de bourse. •aux étudiants de moins de 30 ans qui peuvent justifier - D’un contrat de travail à durée déterminée d’une durée minimale de 3 mois, en cours au moment de la demande. - D’un ou plusieurs contrats à durée déterminée d’une durée cumulée de 3 mois ou d’au moins 280 heures, au cours des 6 mois précédents la demande. - D’une convention de stage d’au moins 3 mois, en cours au moment de la demande. Mais la question est : à quoi a-t-on droit pour nous, les étudiants ergothérapeutes ? Alors, aujourd’hui, on a le droit : •Aux Bourses d’études sur critères sociaux du Conseil Régional par décentralisation des financements des formations sanitaires et sociales, c’est à dire que ce n’est plus le Ministère de la Santé (DRASS) qui distribue les subventions à nos instituts et nos bourses mais le Conseil Régional par délégation de l’Etat. Ce dernier donne un budget au Conseil Régional pour financer nos bourses. Mais ces aides ont leurs limites par rapport à celles délivrées par le Ministère de l’Education Nationale. En effet, nous n’avons pas d’échelon 0. Cet échelon correspond à la gratuité des frais d’inscription universitaire et de la cotisation annuelle pour la sécurité sociale étudiante. Il ne nous est pas accordé parce qu’il ne figure pas sur le décret. La notion de frais de scolarité est jugée différente de celle de frais d’inscription par certains politiques. En plus de ne pas être remboursés, ces frais sont d’un coût plus conséquent que ceux des cursus universitaires dépendant du Ministère de l’Enseignement Supérieur. On se retrouve donc dans une inégalité d’accès à l’enseignement supérieur, puisque nos bourses (de 1315 à 3554 € annuel) sont liquidées principalement par nos frais de scolarité (de 1700 à 4000 € annuel environ) de nos instituts. Il est donc important de rappeler aux politiques que nous ne sommes, ni ne voulons être des « sous étudiants ». De plus, la somme importante requise par les frais de scolarité n’est pas toujours évidente à financer par nos familles. Pour faciliter le paiement de ces frais, hormis les services bancaires privés (onéreux), il existe : •Des Prêts d’honneur à 0 % : Ils sont accordés par les Conseils Généraux et le CROUS. Le problème est que chaque Conseil Général n’est pas obligé d’accorder ce prêt et que leur montant annuel reste faible. Il convient donc de discuter en local pour obtenir des facilités d’accès à ce genre de prêt pour les étudiants demandeurs. Chaque CROUS qui attribue également ce genre d’aide aux étudiants des universités n’est pas tenu d’attribuer ces prêts aux étudiants ergothérapeutes. Là encore, cela demande d’obtenir des accords au niveau de chaque centre régional. •Des aides et des services fournis par les CROUS : allocation d’études, bourses de voyage, prêt d’honneur, FSU, restauration universitaire, logement en résidence universitaire, service de logement et de l’emploi temporaire, ... Actuellement, on ne trouve aucun décret obligeant les CROUS à permettre à un étudiant ergothérapeute d’accéder à ses aides et services. Il faut que chaque institut de formation en ergothérapie permette à chaque étudiant de cotiser à la sécurité sociale étudiante et qu’une carte étudiante vous soit remise. Celle-ci attestant de fait votre cotisation, elle vous ouvre des droits au CROUS. Il est alors plus logique de revendiquer ces aides et services. Depuis la rentrée 2006, l’état a mis en place pour les étudiants qui entrent dans l’enseignement supérieur une Allocation pour l’Installation Etudiante (ALINE) de 300 € pour les étudiants boursiers. Cette allocation nous n’y avons pas droit car évidemment nous ne dépendons pas du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. A l’heure où on veut dynamiser les échanges internationaux, notamment au niveau européen, avec la réforme LMD, il est dommage d’observer que nous ne sommes pas du tout indemnisés pour les déplacements nationaux durant nos stages ainsi que pour les besoins primaires de logement et de nutrition. Avec le temps et l’augmentation du coût de la vie, nous arriverons petit à petit à faire des formations locales d’ergothérapeutes avec une baisse de l’évolution des techniques par manque d’ouverture et d’échanges !!!

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.3

David

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.8


L’activité du journal La création en feutre Le feutre est l’un des plus anciens textiles façonnés par l’homme, sans doute en raison de la simplicité de sa réalisation. En effet, le feutre ne nécessite que peu de matériaux de base : de la laine, de l’eau, du savon. Le processus est simple : les écailles dont sont constituées les fibres de laine s’ouvrent sous l’action de l’eau chaude et du savon. Le mouvement que l’on imprime ensuite à la matière provoque l’accrochage des fibres les unes aux autres. Petit à petit, l’étoffe s’agglomère, se densifie et peut devenir extrêmement résistante. Le feutre est un matériau passionnant qui offre de nombreuses possibilités : volume sans couture, relief, jeu de couleurs infini, densité variable, inclusions, découpe sans ourlet... Remise au goût du jour, cette technique si ancienne vous émerveillera par sa simplicité et sa variété.

Le matériel •Le savon : il permet aux écailles qui constituent •La laine est une laine spéciale qui est faite spé- les fibres de laine de s’ouvrir et de s’accrocher aux autres cialement pour « feutrer ». Elle peut se trouver dans cerfibres. Utiliser de préférence un simple savon de Marseille. tains types de magasins de type mercerie. Ou alors acheter par correspondance. •La natte : on y roule l’objet à feutrer et on roule l’ensemble dans un mouvement de va-et-vient. Ce mouve •Une bassine : elle contient de l’eau chaude sament, ajouté à l’action de l’eau chaude et du savon, crée le vonneuse pour mouiller la laine, eau à renouveler dés processus de feutrage. Vous pouvez utiliser une natte de qu’elle refroidit. N’importe quelle bassine convient mais plage, un store de bambou, un set de table... une bassine en métal garde l’eau chaude plus longtemps et peut se réchauffer directement sur le gaz. •La serviette éponge : placée sous la natte, elle absorbe l’excédent d’eau et facilite le roulement de la natte •L’éponge : elle permet d’imbiber la laine d’eau lors du feutrage. chaude savonneuse.

Réaliser un feutre à plat Arrachez à la pelote de laine une mèche de 20 cm environ et subdivisez-la en deux dans le sens de l’épaisseur. Disposez sur la natte des petites « tuiles » de laine : appuyez légèrement la main gauche sur l’extrémité de la mèche et tirez fermement le reste de la main droite pour détacher un morceau de la laine. Réalisez ainsi une ligne de tuiles. Passez à la ligne suivante : les nouveaux morceaux de mèche doivent largement empiéter sur les morceaux de la ligne du dessus. Renouvelez l’opération jusqu’à recouvrir la surface voulue. A ce stade les fibres de laine sont dans le même sens. Il vous faut donc réaliser une nouvelle couche dans un sens perpendiculaire au premier. Opérez comme précédemment en posant simplement les tuiles de laine dans l’autre sens. Si vous avez besoin d’une couche de laine plus épaisse, refaites une troisième couche, à nouveau perpendiculairement à la seconde.

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.9


Le mouillage de la laine Trempez l’éponge dans l’eau chaude et pressez-la au-dessus de la laine. La laine doit être imbibée d’eau sur toute sa surface, y compris les bords.

Le feutrage Enroulez sur elle-même la natte garnie de laine. Soulevez légèrement la natte afin d’éviter la formation des plis dans la laine et ne serrez pas trop. Posez les deux mains sur la natte et roulez-la doucement en exerçant des mouvements de va-et-vient pendant 10 secondes. Déroulez la natte, faites faire un quart de tour à la pièce à feutrer, enroulez-la à nouveau dans la natte et recommencez à rouler. Recommencez deux fois pour que la pièce fasse un tour complet. Cette opération permet d’obtenir un rétrécissement régulier et homogène de l’objet. Si vous feutrez plus longtemps dans un sens, vous tassez davantage les fibres et déformez ainsi la pièce. Pour modifier volontairement les proportions d’un objet, il vous suffit donc de feutrer davantage dans un sens plutôt que dans un autre. Retenez que l’objet rétrécit dans le sens du roulement de la natte.

Le pétrissage Pour rétrécir davantage une pièce de feutre après l’avoir roulée dans la natte, vous pouvez la feutrer à la main en la pétrissant énergiquement. Cette opération s’effectue sur une pièce mouillée et savonnée. Plus le pétrissage est long, plus la texture finale prend un aspect gaufré. Au bout d’un moment, la pièce ne peut plus se feutrer davantage, et par conséquent ne rétrécit plus, même si vous continuez à la pétrir.

Réaliser des boules Prenez une petite quantité de laine dans la paume de la main. Roulez-la à sec pour obtenir une boule. Maintenez la boule dans la main fermée pour l’empêcher de se défaire et plongez-la dans l’eau chaude savonneuse. Ressortez de l’eau. Savonnez légèrement la boule au bout des doigts. Roulez la boule dans vos paumes sans trop la presser. Exercez une pression de plus en plus forte au fur et à mesure du feutrage. Si l’excès de savon empêche la boule de rouler, trempez-la de nouveau dans l’eau. Il faut que les fibres restent bien gonflées durant toute l’opération. Soyez patient ! Peu à peu vous allez de vous-même percevoir le bon dosage d’eau et de savon. Vous sentirez du bout des doigts que la boule commence à feutrer car elle se raffermit.

Pour obtenir une boule plus grosse, ajoutez une nouvelle couche de laine tout autour de la boule, mouillez, savonnez, feutrez et ainsi de suite jusqu’à l’obtention de la taille désirée. Attention : si votre boule est déjà complètement feutrée, vous ne pourrez y amalgamer de nouvelles touffes de laine que si vous l’enrobez entièrement.

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.10


Quelques idées d’objets :

Où trouver la laine à feutrer ? La droguerie 8 magasins en France: Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice, Toulouse Tél : 01.45.08.93.27 Prévention et SolidaritéSite : www.ladroguerie.com

Ets MARIE SAINT GERMAIN 9, rue du capitaine Flayelle BP 69 88203 Remiremont cedex Tél : 03.29.23.00.48 E-mail : patris.msg@wanadoo.fr

Lise Galtat VP Communication

Et pour Nous contacter ? C’est tout simple Si vous voulez nous contacer, nous proposer un article, ou pour toutes autres raisons, n’hésitez surtout pas ! Notre e-mail : etudiants.ergo@voila.fr Notre adresse : Unaee c/o FAGE 5 rue Fréderick Lemaître 75020 Paris Notre site internet : http://unaee.wifeo.com

Auteurs des artilces : David Chatelus, Cédric Louat, Lise Galtat, Marion Théry, Axelle Senelonge Mise en page : Marianne Dehais Autres participants : Céline Couricer, Renaud, Janet Imprimé par nos soins

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.11


Prévention et Solidarité Un sujet qui nous concerne tous

Je vais commencer avec cette question, qui me semble revenir régulièrement : Pour quoi as- tu voulu faire ergothérapeute ? Pour le salaire ? Non, je ne crois pas. Pour la recon- naissance ? Encore moins ! Après tout, c’est comme les kinés, non ? Je ne sais pas vous mais moi, je me suis lancée là-dedans avec l’idée d’aller vers les autres et de les aider. Bon, bien sûr, en trois ans, j’ai plus souvent demandé de l’aide que je n’en ai apporté : « Aidez-moi à apprendre mes schémas d’anatomie, à comprendre les professeurs… » Heureusement, les stages nous rappellent cette notion d’apporter de l’aide … entre deux MSP ! Tout cela pour introduire la présentation du versant « Prévention et Solidarité » de l’UNAEE. Ainsi, pour ne pas oublier la base de notre, osons le dire, vocation, l’UNAEE permettra de participer à des actions ponctuelles et en lien avec tous les Instituts de Formation en Ergothérapie adhérents comme, par exemple, à l’opération « un bouchon pour un sourire », ou encore installer le café commerce équitable dans nos chères machines ! L’UNAEE est également là pour promouvoir vos actions, vos initiatives et pour soutenir vos projets ! Pourquoi ne pas vous découvrir des talents de journalistes et nous envoyer un petit mot, sur les actions que vous avez mises en œuvre dans vos Instituts, que nous tâcherons de publier ? Et nous serons là pour vous aider, humainement et financièrement, à monter vos projets. Pour cette année 2006, nous nous sommes rassemblés autour du Téléthon pour mener une première action commune : une sensibilisation à la déambulation en fauteuil roulant. Associées aux actions propres à chaque IFE, cela nous a permis de récolter près de 3000€. Félicitations à tous ! Enfin je suis sûre que personne n’a oublié la définition même de l’ergothérapie ! Allons-y, tous en choeur : « L’ergothérapie est une discipline s’appliquant dans le domaine des soins, de la rééducation, de la réadaptation, de la prévention et … » STOP !!! Arrêtons-nous un instant sur cet aspect de prévention qui intéresse également les étudiants. Parce qu’il ne faut pas se leurrer mais, la vie étudiante, c’est également les soirées, les amis, l’alcool, le sexe… (pas la peine de nier, ça arrive même à Berck !). Il est donc important de mener des actions de prévention lors des soirées, et là, l’UNAEE peut intervenir et proposer des kits de prévention, des journées d’informations et de sensibilisation… Pour terminer, je voudrais vous parler d’une chose qui n’est, pour l’instant, qu’à l’état de projet : créer un partenariat avec un hôpital, un centre, un dispensaire d’un pays défavorisé qui permettrait de recueillir du matériel dans les centres de rééducation français afin de leur envoyer. Je voudrais également avoir la possibilité d’y envoyer tous les ans quelques étudiants, venant de tous les Instituts. Alors, si vous avez des idées, des questions, des projets, des contacts… n’hésitez pas à me contacter ! Notre association est toute jeune et vous aussi, c’est le moment de s’investir !!

Marion THERY VP Prévention et Solidarité marionladkerquoise@hotmail.fr

Le MIIFE - n°1 - Janvier 2007 - p.12


Les études d’ergo 1) Modalités d’entrées : Elles consistent en un concours, qui varie selon les I.F.E. : concours externe portant sur le programme de terminale S pour cinq instituts (ADERE, Berck sur mer, Créteil, Montpellier, Rennes) et P.C.E.M.1 pour les autres instituts. Ce concours comporte des épreuves spécifiques d’ergothérapie à Bordeaux et Nancy, et est classant à Lyon. A noter que l’institut de Lyon ne recrutera plus sur P.C.E.M.1 dès la rentrée 2OO7, mais sur un concours externe. Il est également possible d’entrée directement sur dossier pour les titulaires d’un D.A.E.U. ou de cinq ans d’exercice salarié. 2) La formation, en bref :

La formation est répartie sur trois ans. Elle comporte 2154h de cours théoriques et 1560 h de stage. Le cursus actuel est organisé en 15 modules thématiques répartis sur les trois années.

La formation est validée par un diplôme d’état, qui comprend une épreuve de soutenance d’un mémoire de recherche et une mise en situation professionnelle. Il faut obtenir la moyenne dans chaque épreuve pour pouvoir être reçu. 3) La réforme L.M.D. et les enjeux pour les études d’ergo : * Description générale Cette réforme a pour but d’harmoniser les études supérieures au niveau européen d’ici 2010. Les cursus sont réorganisés et appuyés sur trois niveaux de sortie : licence, master et doctorat. Les niveaux de formation sont donc ramenés à bac +3, 5 et 8. Chaque grade est organisé en semestres, découpés en unités d’enseignement. Chaque unité est affectée d’un nombre défini de Crédits E.C.T.S. (European Credits Transfer System). Ces crédits valident le travail de l’étudiant, et sont valables dans n’importe quelle université européenne. Ils sont capitalisables et définitivement acquis. Un semestre représente 30 crédits E.C.T.S Une licence (6 semestres) correspond donc à 180 crédits, un master (10 semestres) à 300, et un doctorat (16 semestres) à 420. * Principaux objectifs du système L.M.D. : - une plus grande lisibilité des diplômes à l’échelle européenne. - l’individualisation du parcours de chaque étudiant, avec la possibilité d’adaptation de son cursus à son projet professionnel. - l’encouragement de la mobilité étudiante. - l’amélioration du système pédagogique : reconnaissance de toutes les expériences formatrices (stages, formation associative,…), évaluation des enseignements par les étudiants. * Les changements impliqués pour les études d’ergo : Tout d’abord, le cursus va être organisé en différents grands thèmes: - grands thèmes entrant dans la formation professionnalisante : sciences ergothérapiques et Activités d’intégration professionnelle. - grands thèmes entrant dans le cursus universitaire : sciences fondamentales, activités d’évaluation et de recherche. Les unités d’enseignement seront reparties selon ces trois grands thèmes.

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De plus, le système L.M.D. apportera la reconnaissance de toutes nos années d’études, ce qui implique la revalorisation du diplôme d’état et la reconnaissance de tous les stages. Il représente également un pas vers l’universitarisation des études d’ergothérapeute. Ceci nous permettrait alors de bénéficier du même système d’aides sociales étudiantes que les autres étudiants (je vous rappelle que nous ne sommes pas considérés comme prioritaires pour ces aides...) et de bénéficier d’indemnités de stage. * Actuellement Le S.I.F.E.F. (pour faire simple, syndicat des directeurs d’instituts) et l’A.N.F.E. (Association Nationale Française des Ergothérapeutes) ont déposé au ministère de la santé un dossier décrivant les modifications souhaitées pour la formation en ergothérapie. Celui-ci n’a pas donné suite…… Cependant, le S.I.F.E.F. et l’A.N.F.E. n’ont pas trouvé de solution au problème des modalités diverses d’entrées dans les instituts. Nous pensons en effet que le mode d’admission devrait être le même partout. Nous avons donc présenté à nos directeurs un modèle dans lequel une année universitaire (quelqu’elle soit) validée permettrait l’accès au concours d’entrée en école d’ergothérapie.

I.F.E Années L1, L2, L3

Diplôme Niveau Licence (Bac+3), correspondant à la réforme LMD et reconnu de tous. + Avec accès à un niveau Master, à la recherche ...

ANNEE DE FAC VALIDEE + CONCOURS (Anatomie + Sciences Humaines et Sociales + Découverte ergo ... Matières communes enseignées en plus dans chaque faculté pour les intéressés qui postulent au concours)

+ ENTRETIEN Exemple : - Médecine ; 60 candidats pour 10 places - Socio ; 40 candidats pour 6 places - Psycho ; 53 candidats pour 4 places - philo, sc de l'éducation ... etc .

UNIVERSITES PARTENAIRES DE L'IFE * système de numerus clausus pour chaque fac (= pas de compétition inter-fac, la sélection se fait entre les étudiants d'une même université) * ouverture à toutes les filières ayant un lien avec l'ergothérapie

BAC GENERAL (n'importe quelle filière) Axelle VP Etudes

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miife1 Janvier 2007