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regards

revue de photographie photographic review

silvana reggiardo

frederic cornu bettina david-fauchier matthieu parent lola reboud silvana reggiardo marc wendelski

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architecture sous la d ire c tio n de c lau d e bel i m e et p a s ca l fer r o

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”architecture et photographie”, le point de vue du photographe, claude belime. ”photographie et architecture”, le point de vue de l’architecte, philippe pous.

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frederic cornu silvana reggiardo marc wendelski bettina david-fauchier matthieu parent lola reboud

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La photographie d’architecture, du document au sensible ”Il n’y a pas de constructions fortuites, sans rapport avec la société humaine dans laquelle elles ont vu le jour, avec ses besoins, ses aspirations et ses conceptions, de même qu’il n’y a pas de lignes arbitraires ou de formes gratuites en architecture. La naissance et la vie de toute grande et belle construction utile, son rapport avec le milieu dans lequel elle a été édifiée, portent souvent en eux des drames et des histoires complexes et mystérieuses.” Ivo Andrić ”Le pont sur la Drina” La photographie d’architecture naît avec la photographie. En effet, les longs temps de pose du début de la photographie favorisent les sujets statiques. Mais rapidement, les évolutions techniques permettant de se soustraire à cette condition, elle devient un choix culturel, voire politique. La mission héliographique de 1851 en est l’exemple. Il s’agit alors de construire par la présentation photographique des monuments, un passé commun, une grandeur commune (l’architecture restant souvent le lieu de l’expression de telles démonstrations). L’image est au service de l’architecture, elle permet de montrer, et par la reproductibilité, de diffuser l’œuvre. C’est une photographie de description, d’inventaire et de typologie, mais aussi de constat et de conservation. Le travail d’Eugène Atget en est une illustration, il passera d’ailleurs du statut de document visuel à celui d’œuvre de création dans le second tiers du XXe siècle, grâce au travail de Berenice Abott. Cette approche perdure aujourd’hui dans une photographie iconique qui montre ”ce qu’il faut voir” et se diffuse par les cartes postales, les guides et les revues touristiques... Dès le début du XXe siècle, certains photographes s’émancipent de ce rôle descriptif du réel. Les améliorations techniques et l’influence des avant-gardes artistiques bouleversent les points de vue (avec notamment les images en plongée ou en contre-plongée de Berenice Abott), l’abstraction se développe, les photographes jouent avec les formes, les cadrages sont variés, audacieux... De même, l’architecture devient aussi audacieuse dans ses formes grâce aux progrès des matériaux et des techniques. C’est le temps de la valorisation de l’action de l’homme sur le monde, de la croyance au progrès, à l’industrie, à la modernité. L’œuvre magnifique et inventive du photographe Lucien Hervé en est un exemple. Aujourd’hui, malgré un monde différent, cet idéal persiste. Une partie de la photographie d’architecture montre la forme pour la forme, la couleur pour la couleur, dans une décontextualisation de l’objet architectural, dans une netteté pure. Nous sommes dans un monde parfait, sous le soleil, au spectacle de la beauté créatrice de l’homme dans un monde accompli. La forme architecturale s’est autonomisée et la photographie en est alors à la fois le vecteur et le symbole.

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En même temps, l’approche documentaire se poursuit. Le style documentaire de Walker Evans aux époux Bernd et Hilla Becher tend à diminuer la place du photographe par une protocolisation poussée de l’acte photographique (lumière diffuse, frontalité, inventaires...). Mais peut-on encore croire à l’exactitude et l’objectivité de la photographie? Si le caractère d’indexation persiste, la fragmentation, le passage du volume à la planéité, le cadrage... tout concourt à une représentation partielle et partiale. Tout comme le sont les juxtapositions d’images semblables. L’architecte comme le photographe ne sont pas coupés du monde dans lequel il vivent. Celui-ci change, l’avenir parait plus incertain. Qu’est alors l’acte architectural dans un tel monde? N’est-il pas fondamentalement la création d’un lieu de vie pour l’homme? Où est passé celui-ci dans la photographie d’architecture, n’y a-t-il plus que l’architecte et le photographe? Loin d’un idéal rêvé, c’est l’habitant et l’usage qu’il en fait qui sont les véritables enjeux de l’architecture, lieu d’expériences, d’imaginaire et d’émotions. L’objet architectural est reconstruit, remodelé par ses habitants et réinterprété par le photographe. C’est dans cette rencontre des rêves et des réalités que peut se déployer la photographie d’architecture. Acte sensible par essence, la photographie relie les hommes dans un espace où tout est possible, entre vécu et imaginaire, entre visible et invisible dans une profonde recherche du sens dans l’épaisseur du réel. C’est toujours un geste politique et poétique. Dans cette dernière livraison de l’année, nous vous proposons des regards qui vont dans ce sens. Dans le quartier Délivrance, Frederic Cornu rapproche les habitants des habitats; une histoire de portrait. Tandis qu’en Argentine, Silvana Reggiardo observe une théâtralisation sociale désincarnée. Marc Wendelski chemine à travers la ville et le monde, et parle de lui et parle de nous, ici ou ailleurs. Bettina David-Fauchier nous reconstruit un monde de lignes, une utopie architecturale qui en dit sur notre monde plus qu’il n’y parait. Matthieu Parent nous convie dans l’architecture de Le Corbusier et surtout dans celles reconstruites par ses habitants, c’est l’homme qui lui donne son sens. Enfin, Lola Reboud recompose une réalité de l’Islande où les paysages architecturaux nous relient aux hommes, à moins que ce ne soit le contraire. Une humanité, en somme.

Claude Belime, décembre 2011

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Photographie et architecture

”... toute image ayant le caractère d’une reproduction, par exemple une photographie, n’est qu’une copie de ce qui se manifeste immédiatement comme image.” Martin Heidegger. ”L’espace prend la forme de mon regard” Hubert Reeves. L’architecture souffre depuis une vingtaine d’années d’une dérive dont la substitution de l’objet par sa représentation est l’une des causes. L’outil informatique a amplifié un mal que l’architecture a déjà connu à la fin du XIX°, début du XX° siècles avec les Prix de Rome et un maniérisme dans la représentation qui conditionnait l’architecture produite. Aujourd’hui, un stade peut ressembler à un nid d’oiseau, un musée à une rose des sables et un théâtre à un inventaire à la Prévert. ”Form (ever) follows function 1” proclamait Louis Sullivan en 1896; aujourd’hui la forme obéit majoritairement aux caprices de l’architecte et à la capacité de ses outils informatiques à créer des formes complexes et séduisantes. La photographie subit également les conséquences de l’irruption du numérique qui occupe aujourd’hui une place hégémonique. La possibilité de prises de vue quasiment illimitées peut faire perdre au regard son acuité et sa pertinence. Le cadrage n’est plus indispensable lors de la prise de vue et s’effectue souvent hors contexte, devant un écran d’ordinateur. La photographie d’architecture qui se contente de reproduire fidèlement l’œuvre architecturale est redondante, car elle n’est que la représentation de la représentation. Il n’est pas rare de se tromper aujourd’hui entre une image de synthèse et une photographie de bâtiment. ”Oui — disait Paul Cezanne à propos de peinture — c’est horriblement ressemblant”. La tendance de certains architectes à mettre un point d’honneur à livrer un bâtiment en tout point semblable à l’image ”vendue” lors d’un concours d’architecture rend inutile une illustration supplémentaire. Quand elle n’a plus pour but la production de bâtiments destinés à répondre aux usages et nécessités de ceux à qui elle est destinée, l’architecture les vide de leur sens. 1

”la forme suit (toujours) la fonction”

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La photographie d’architecture peut et doit aujourd’hui traquer ce sens perdu ou caché. Même un bâtiment produit en oubliant qu’il est destiné à être ”habité” peut échapper à son créateur, car l’humain est impliqué à tous les stades du projet, de la conception à la réalisation, et le regard du photographe peut en être le dévoilement. C’est aussi en remettant physiquement l’individu au cœur de l’architecture que la photographie trouve également son sens et sa place. Elle révèle alors ce qui, selon Henri Maldiney, distingue une vue d’un paysage. C’est un rôle ingrat que celui assigné à la photographie face à l’architecture car ce que peut saisir l’objectif n’est pas a priori la ”matière de l’architecture” : une forme, des matériaux, des couleurs... C’est, de toutes les activités humaines, celle qui mobilise le plus de moyens pour contenir l’objet primordial de sa nécessité : le vide ou, en termes plus architecturaux, l’espace. Les éléments qui la composent ont une intention : révéler l’espace, et une fonction : permettre à quelqu’un d’y trouver place. Au photographe d’en capturer le mystère.

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Philippe Pous.


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frederic cornu Portraits d’habitants, Portraits de maisons … Il y a quelques années, poursuivant mes travaux sur la représentation de l’Homme au sein d’un groupe social, j’ai commencé à travailler sur les habitants d’un quartier de la banlieue lilloise, le quartier Délivrance, cité construite autour de l’activité ferroviaire comme il en existe souvent dans les banlieues des grandes villes. J’ai donc installé dans un abri à bus un studio très rudimentaire, composé d’un seul fond blanc et d’un simple réflecteur, et j’ai sollicité les passants, sans aucune sélection, pour réaliser leurs portraits, 108 habitants furent ainsi présentés dans l’exposition. Ce travail aurait pu se conclure là, mais à chaque fois que je venais dans ce quartier, j’étais attiré par ces maisons à l’architecture si particulière, un peu comme si plusieurs architectes s’étaient donnés rendez vous sur ce territoire pour donner libre cours à leurs imaginations. Dès lors, il devenait incontournable d’ajouter ces maisons à mon travail, et me définissant comme photographe portraitiste, je me devais de ”Tirer le Portrait ” à ces maisons…. ce qui fut fait ! Frederic Cornu www.frederic-cornu.com

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silvana reggiardo Lieux communs : intérieurs Buenos-Aires, 2002 format des images 100 x 100 cm

Ce projet est né lors d’un séjour à Buenos Aires en 2000. A cette époque, l’Argentine rencontrait déjà des problèmes financiers graves, on commençait à parler d’une possible dévaluation du peso. Hébergée dans un quartier chic où réside la classe aisée au pouvoir, j’avais été frappée par des halls d’immeubles d’habitation aménagés comme des salles d’attente, avec des fauteuils, des tables basses, une lumière tamisée. Ces vastes espaces sont visibles depuis la rue, grâce à de grandes baies vitrées donnant sur l’extérieur. Lorsque je me suis rendue à Buenos Aires, en mars 2002, pour réaliser les photographies, le pays allait très mal : la monnaie s’était effondrée et les classes moyennes étaient laminées. Mon rapport à ces espaces à complètement changé. Si dans un premier temps je m’étais intéressée à ces entrées par leur dimension théâtrale, confrontée à la crise argentine ces lieux sont devenus pour moi les symptômes de la classe politique au pouvoir et des classes moyennes qui continuaient de feindre d’appartenir au monde occidental. (…) Je souhaitais photographier ces vitrines comme des boîtes lumineuses. Je cherchais à reproduire un effet d’écran, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi le moment du crépuscule. Ma position était celle d’une spectatrice, résolument à l’extérieur, je me plaçais soit de face soit à 45 ° lorsque je manquais de recul. Le format carré m’imposait de ne privilégier ni l’horizontalité, ni la verticalité, en même temps que j’introduisais une redondance avec le volume architectural. La frontalité du point de vue me permettait de ramener l’architecture à une surface de projection. (…) La société argentine est une société des apparences, ces vitrines en sont un assez clair témoignage. L’architecture moderniste correspond, en Argentine, à une période de grande puissance économique et cette fascination pour cette architecture est une façon d’entretenir dans ces lieux la nostalgie de ce qu’ont pu être les années 1950/60 dans ce pays. Extrait d’un entretien avec Michel Poivert, 2007, INHA. Silvana Reggiardo, Née en 1967 à Rosario (Argentine), vit et travaille à Paris. www.silvana.reggiardo.free.fr 23


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marc wendelski C’est un travail hors des marches, sans concept. Ce sont des images qui transsudent d’un cheminement plus que d’une démarche. Ce sont des bulles d’air qui se détachent du fond et qui montent un peu au-dessus des choses pour nous prendre en photo loin du groupe, de l’agglutinement. Elles contiennent beaucoup de vides ou d’air. Je ne convie pas la légèreté, le grand vide zen, mais plutôt le temps, les alizés; les aléas de l’être qui me font faire ces images. C’est mon regard qui se lève un peu au-dessus du magma des choses, et des courses de mon temps, juste au-dessus de la frénésie pour saisir l’espace qui touche ce souk. C’est pas le cosmos, l’infini, c’est le voisin d’air juste au-dessus de nos voitures, de nos buldings, de nos masques. Là-haut, un millimètre au-dessus, il y a le silence d’une image face aux hurlements de l’ ”ultra-tout”. L’image ne vient pas d’une absence, d’une fuite, c’est le contraire. Parler de lui-même c’est parfois l’abstraire de cet environnement qui lui va si mal. C’est des photos entre nous, où tout ce qui nous mobilise à chaque seconde est évité.

www.wendelski.be

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Bettina David-Fauchier Architectures improbables Lorsque je réalise des photos d’architectures, qu’elles soient ou non industrielles, je suis moins intéressée par l’aspect global des vues que je choisis de prendre, que par la façon dont je vais pouvoir les détourner dans la projection de ce que je vais faire ; les détails qui, assemblés ou juxtaposés vont produire non seulement une autre image, mais une image où, par leurs confrontations et juxtapositions, la mise en continuité de leurs lignes, ces fragments d’architectures ou d’objets avec les textures différentes qui les caractérisent, concourent à la formation d’une entité inédite qui serait celle d’une architecture utopique. Mes images ne laissent paraître ni ciel, ni végétaux, ni hommes ni animaux ; au gré des déconstructions qui les suscitent, mes images reconstruisent un monde bâti improbable où sont privilégiés les lignes et les masses, ombres, lumières, et reflets qui donnent leur consistance aux lignes. ”L’image regardée se trouble suscite la vision d’autres traits que pourtant elle ne contient pas. Le langage poursuit ses mots tente d’apprivoiser la course de ce qui est pur effet de l’art sonnent creux comme métal les récipients entrechoqués vides frappés aux échos mats”. S.F.

www.bettinadavid-f.com

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matthieu parent Portraits de Quartiers Un regard bleu clair sous une chambre noire. Un sourire en coin. Deux yeux perçants qui voient la vie à l’envers, la tête sous un drap, à faire la visée dans une boîte en bois baroque. Pour vous tirer le portrait. Tel est Matthieu PARENT, photographe et ambrotypiste de son état. Un artiste. Comment portraiturer une ville ? La représenter ? Quelle est la place de l’homme dans cette dernière ? Autant de questions qui guident le travail de Matthieu PARENT. Une cité est, par définition, une unité urbaine complexe et étendue, fortement peuplée dans laquelle se concentrent la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture… Dans cette mosaïque complexe et bruyante, Matthieu PARENT ne voit que des quartiers où résident des hommes et des femmes. Pour ce faire, il s’installe dans un quartier sous la forme de résidence itinérante en association avec des lieux d’exposition, part à la rencontre des habitants et propose aux commerçants, gens de passage et personnalités du quartier de poser devant son objectif. Les portraits de quartiers de Matthieu PARENT nous racontent une ville ramenée à l’échelle humaine. Ici il nous présente, l’unité d’habitation de Le Corbusier, aussi surnommée le village vertical, un lieu incontournable à Marseille, une véritable ville dans la ville. Il était donc naturel pour Matthieu PARENT de réaliser une série photographique dans ce lieu pour l’intégrer à son travail. ”Faite pour des hommes, faite à l’échelle humaine, dans la robustesse des techniques modernes, manifestant la splendeur nouvelle du béton brut, pour mettre les ressources sensationnelles de l’époque au service du foyer” Le Corbusier (dans son discours inaugural de La cité radieuse) Cette série est le quatrième volet de son projet ”Portraits de Quartiers” de Marseille. www.matthieuparent.fr © FLC/ADAGP Photos Matthieu Parent 64


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lola reboud A Journey In Iceland – Les Climats Mon travail photographique se construit comme un cheminement entre portraits, paysages et scènes de vies et, c’est en mêlant l’errance photographique à un souci de précision documentaire que je raconte des histoires composées d’individualités, où la géographie est aussi importante que les sujets. Que ce soit des personnes ou des lieux, c’est la figure humaine que je cherche dans une approche photographique frontale et contemplative privilégiant le temps, la pose et la mise en situation. Entre 2007 et 2009, suite à l’invitation d’un ami, je me suis rendu en Islande pour réaliser A Journey In Iceland –Les Climats, portrait de cette île volcanique et de ceux qui y vivent au fil des saisons et des variations climatiques. Les Climats (que je traduis par Moody weather), évoquent un va et vient entre état climatique des individus et climat extérieur auquel nous sommes liés. Ce choix de 15 photographies montre d’une part différents aspects de l’architecture Islandaise: maisons traditionnelles en tôle métallique peintes et qui sont confrontés aux nouveaux immeubles et lotissements en construction. Les portraits, hommes et femmes de différentes générations, mis en relation avec l’architecture, interagissent avec ces espaces de manière poétique. Cette relation entre les Islandais et leur espace de vie est aussi à regarder dans le contexte de la crise financière et immobilière de 2008 qui a fortement touché l’Islande. Le ralentissement voir l’arrêt des chantiers et des spéculations immobilières en est l’une des principales conséquences. Urriðaholt, Reykavik, 2009, a été photographié dans le nouveau quartier de Urriðaholt. On peut y voir que des gens y sont installés avant la fin du chantier (pots de fleurs, chaise). De même Reykjavik, 2008, immeuble en construction, regardé par la maison plus traditionnelle confronte ces deux architectures, traditionnelles et moderne.

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L’Islande est aussi et avant tout une île. Cernée par ses mers elle porte en elle cet idéal utopique, sans cesse confronté à la réalité humaine et la mondialisation des paysages urbains. La possibilité d’une île* est le sous titre de cette série, partagé entre rêveries potentielle et réalité humaine. En 2010 cette série a été exposée dans plusieurs festivals : Festival International de l’image environnementale, Cabourg Project, CentQuatre -Jeune création 2010. Il a reçu une mention spéciale au Prix Photo Levallois et a été nominé au Prix HSBC pour la photographie 2011. En avril 2012 elle sera exposée à l’Alliance Française et Musée de la photographie de Reykjavik. Lola Reboud, 2011 * titre du roman de Michel Houellebecq publié en 2005 aux éditions Fayard

www.lolareboud.com

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La revue de photographie Regards est éditée par l’association bla-blART, 20 rue JB Lulli, 66000 Perpignan, France. www.bla-blart.com et consultable sur le site www.revue-regards.com Directeur de publication : Pierre Corratgé (pierrecorratge@yahoo.fr) Comité d’édition : Claude Belime, Etienne Conte, Odile Corratgé, Pierre Corratgé, Jean Dauriach, Pascal Ferro, Michel Peiro. Communication : Odile Corratgé Réalisation technique : Pierre Corratgé Impression de la version papier par Crealink, création et impression numérique, Perpignan. Contact : revueregards@yahoo.fr Pour s’abonner à la revue web, acheter un exemplaire imprimé ou soumettre un dossier pour une édition ultérieure les renseignements sont sur le site www.revue-regards.com

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ISSN: 2110-7513

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