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COMMUNE DE BEBLENHEIM

I. DONNÉES PHYSIQUES

Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme Paysage Environnement

12 rue du Général de Castelnau - 67000 STRASBOURG Courriel : plu-beblenheim@espargiliere.com

PLAN LOCAL D’URBANISME

REVISION DU POS EN PLU


Commune de Beblenheim – Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic 16-3-2011

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SOMMAIRE I. DONNEES PHYSIQUES....................................................................................... 3 1.1. Situation ............................................................................................................ 3 1.1.1. Localisation de la commune ................................................................................... 3 1.1.2. Situation administrative ......................................................................................... 4 1.1.3. Normes supra communales .................................................................................... 8 1.2. Topographie et géologie .................................................................................. 10 1.2.1. Topographie ......................................................................................................... 10 1.2.2. Géologie............................................................................................................... 11 1.3. Hydrographie ................................................................................................... 13 1.4. Le climat et les vents ........................................................................................ 14 1.4.1. Climat continental ............................................................................................... 14 1.4.2. L'effet de foehn .................................................................................................... 15 1.5. Les phénomènes et risques naturels.................................................................... 16 1.5.1. PPRI de la Fecht.................................................................................................... 16 1.5.2. Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles “mouvements de terrain et surrisque sismique” de la région de Ribeauvillé....................................................................... 18 1.6. Les espaces agricoles et naturels....................................................................... 20 1.7. Le paysage.......................................................................................................... 21

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I. DONNEES PHYSIQUES 1.1.

SITUATION

1.1.1. Localisation de la commune

Source : www.ribeauville-riquewihr.com

La commune de Beblenheim est située en limite Nord du département du Haut-Rhin. Elle est bordée par les communes de Bennwihr et Mittelwihr au Sud, Zellenberg au Nord, Riquewihr à l’Ouest et Ostheim à l’Est. Elle est implantée à environ 10 Km de Colmar à vol d’oiseau, dans le piémont viticole des Vosges. Le ban communal s'étend sur une superficie de 561 ha. La commune de Beblenheim dispose d’une double desserte attractive: •

Longitudinale avec la N83 et l’A35 qui relient Strasbourg à Mulhouse (jusqu’à Bâle pour l’autoroute A35,

Transversale avec l’axe Saint-Dié/ Nancy – Freiburg.

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1.1.2. Situation administrative La commune de Beblenheim est située dans l’arrondissement de Ribeauvillé. Localisée dans le canton de Kaysersberg, elle fait partie de la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé (CCPR), qui elle-même appartient au Grand Pays de Colmar.

La Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé

Source : www.cc-ribeauville.fr Réalisation : J. ESPARGILIERE – Urbanisme - Paysage-Environnement

La Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé a été créée le 1er juin 1996. Elle regroupe une population de 18 977 habitants au recensement général de population de l’INSEE de 2006 (RGP 2006). La CCPR est composée de 16 communes qui se partagent un territoire de 16 652 ha, à cheval sur 3 entités géographiques : •

montagne vosgienne (Aubure et Thannenkirch),

piémont viticole (Beblenheim, Bennwihr, Bergheim, Hunawihr, Mittelwihr, Ribeauvillé, Riquewihr, Rodern, Rorschwihr, Saint-Hippolyte, Zellenberg),

plaine et Ried (Guémar, Illhaeusern, Ostheim).

La communauté de communes a hérité des compétences du SIVOM créé en 1967. Elle s’est également vue attribuer de nouvelles compétences afin d’assurer une réelle coopération intercommunale et de développer les services à la population. Les compétences de la CCPR ont été révisées en 2005.

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Dans ces perspectives, ses différentes compétences obligatoires et optionnelles sont les suivantes : •

Aménagement de l’espace,

Développement économique (action économique, tourisme) ;

Protection et mise en valeur de l’environnement ;

Politique du logement et du cadre de vie ;

Politique en faveur de l’enfance et de la jeunesse ;

Elaboration et mise en œuvre d’une politique culturelle inscrite dans le projet de territoire et dans ses projections interterritoriales (Pays,…) ;

Elaboration et mise en œuvre d’une stratégie en faveur du sport et des loisirs actifs ;

Le scolaire ;

Mise en place de services partagés.

En termes de politique du logement, la CCPR a mis en place une bourse aux logements sur son site internet qui met en ligne des annonces imobilières et met en contact les propriétaires avec les futurs locataires. Les actions réalisées dans le cadre de la politique en faveur de l’enfance et de la jeunesse correspondent notamment à la mise en place d’un réseau de trois multiaccueils, d’une dizaine de centres de loisirs et d’un relais d’assistantes maternelles (RAM). En termes de politique en faveur de l’enfance et de la jeunesse, la CCPR a développé son propre projet de développement socioéducatif et social. La CCPR contribue à la promotion du tourisme à travers la création d’un Office du Tourisme Intercommunal sous forme associative en 1997, transformé en Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) en 2005. Il s’agit d’un des axes majeurs de la politique de développement de la communauté de communes. Un service de navette développé par la CCPR, en partenariat avec le Conseil Général du Haut-Rhin, complète l’offre de transports en commun existante. Ce service dessert Aubure et Thannenkirch. Un service de ramassage scolaire est également mis en place. La CCPR mène également une étude sur les déplacements et la mobilité. Cette étude mène des réflexions à l’échelle de l’intercommunalité en termes de gestion du stationnement, de transports collectifs, d’intermodalité, de déplacements doux, etc. Par ailleurs, la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé a rédigé une Charte Intercommunale de Développement, révisée en 2009. Elle définit un programme d’action ainsi que les outils de sa mise en œuvre autour de six grands axes de développement :

Grands axes de la Charte Intercommunale de Développement à prendre en compte : •

Mener une politique de l’habitat pour préserver une dynamique démographique ;

Préserver le cadre de vie des habitants ;

Développer des modes de transport alternatifs à la voiture ;

Promouvoir des services et des activités adaptés à la population ;

Maintenir une diversité des activités économiques sur le territoire ;

Renforcer le positionnement de la Communauté de Communes.

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Le Syndicat Mixte Montagne-Vignoble et Ried

Source : www.scot-mvr.org Réalisation : J. ESPARGILIERE – Urbanisme - Paysage-Environnement

La Communauté de Communes de Ribeauvillé et celle de la Vallée de Kaysersberg, ainsi que la commune de Niedermorschwihr, se sont engagée en 2007, à travers le Syndicat Intercommunal Montagne, Vignoble et Ried, dans la révision du Schéma Directeur et l’élaboration du Schéma de Cohérence Territoriale Montagne-Vignoble-Ried. Il regroupe 27 communes, soit près de 34 900 habitants au RGP 1999. Il a été approuvé par délibération du comité directeur du Syndicat Mixte Montagne – Vignoble et Ried du 15 décembre 2010.

Le SCOT Montagne – Vignoble – Ried comprend 8 orientations stratégiques : •

Equilibrer la palette d’offre en habitat pour sécuriser l’indice jeunesse de la population ;

Renforcer la qualité de l’offre en équipements et services aux habitants ;

Préparer stratégiquement le dynamisme économique ;

Conforter le rôle moteur du tourisme dans le dynamisme économique ;

Affirmer la force de l’armature urbaine ;

Donner une place majeure à l’éco-mobilité dans le système de déplacement ;

Penser l’architecture, le paysage et le cadre de vie comme une « valeur » ;

Systématiser une prise en compte transversale de l’environnement.

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Le Grand Pays de Colmar Le Grand Pays de Colmar, ou territoire de projets, se déploie sur 1087 Km2 de la Montagne Vosgienne au Rhin et intègre 93 communes, soit 8 intercommunalités et 9 communes non regroupées, représentant 191 220 habitants. Environ la moitié de son territoire est couvert par le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Carte du Grand Pays de Colmar

Source : grandpays.colmar.fr

Une Charte a été élaborée en 2004 visant à faire du Grand Pays de Colmar le troisième pôle alsacien dans la lignée de Strasbourg et Mulhouse. 4 enjeux majeurs sont inscrits dans la Charte du Grand Pays de Colmar : •

Développer un pôle d’excellence « biotechnologies, agronomie-viticulture et neurosciences » axé sur la formation-recherche et le développement économique du territoire ;

Stimuler l’attrait du territoire par une meilleure qualité de vie des habitants en attachant une importance toute particulière au logement et aux moyens de déplacements mais aussi à la culture, aux sports et aux loisirs actifs ;

Favoriser le rayonnement touristique et les pratiques d’aménagement et de développement respectueuse de l’environnement ;

Accroître l’ouverture du territoire et le développement partenarial en renforçant les coopérations transfrontalières et interterritoriales.

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1.1.3. Normes supra communales Carrières La planification des carrières est régie par la ZERC n° 1 du projet de Schéma Régional des Gravières déclaré Projet d'Intérêt Général (PIG) par arrêté préfectoral du 7 septembre 2007 portant renouvellement des dispositions de l’arrêté préfectoral du 9 septembre 2004. Aucun secteur exploitable n'a été retenu sur la commune de Beblenheim. De ce fait, pour assurer la nécessaire compatibilité du PLU avec la ZERC, il y a lieu d'interdire les carrières de matériaux alluvionnaires sur l'ensemble du territoire de la commune.

Servitudes d’utilité publique Le territoire est soumis à des Servitudes d'Utilité Publique (SUP) constituées par : • • • • • • • •

les terrains riverains des cours d’eau non domaniaux, la pose des canalisations publiques eau potable/assainissement, la protection au titre des monuments historiques, la protection des eaux potables, l’alignement, les lignes électriques, les câbles téléphoniques, la zone de dégagement de l’aérodrome de Colmar Houssen.

Schéma de Cohérence Territoriale La commune est couverte par le Schéma de Cohérence Territoriale Montagne – Vignoble – Ried, approuvé par délibération du comité directeur du Syndicat Mixte le 15 décembre 2010. La compatibilité des dispositions du Plan Local d’Urbanisme avec celle du SCOT en vigueur devra être assurée.

Prescriptions nationales et particulières Prescriptions relevant du Code de l’Urbanisme Le Plan Local d’Urbanisme devra être élaboré conformément aux dispositions des articles L. 121.1., L. 123.1 à L. 123.12, R. 123-1 à R. 123.25 du Code de l’Urbanisme qui définissent notamment les procédures à suivre et le contenu du document. Risque sismique Le ban communal de Beblenheim est classé en zone sismique Ib (sismicité faible). Les constructions et installations sont donc soumises aux règles parasismiques applicables. Ce risque devra être pris en compte dans le cadre de l’élaboration du PLU. A l’entrée en vigueur du décret n°2010-1954 le 1er mai 2011, la commune de Beblenheim sera classée en zone de sismicité modérée. Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles « Mouvement de terrains » et « sur-sismique » La commune de Beblenheim est comprise dans le périmètre du Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles « Mouvement de terrains » et « sur-sismique » de la région de Ribeauvillé approuvé par arrêté du 5 février 2007. Les dispositions du Plan de Prévention des Risques Naturels valent servitude d’utilité publique, elles devront être prises en compte dans l’élaboration du PLU puis annexées au document. Plan de Prévention des Risques inondation La commune de Beblenheim est également soumise au risque inondation et est concernée par le Plan de prévention des risques inondation pour le bassin versant de la Fecht approuvé par arrêté préfectoral du 14 mars 2008. Les dispositions du PPRI valant servitudes d’utilité

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publique, elles devront être prises en compte lors de l’élaboration du PLU, puis annexées au document. Exposition au plomb L’ensemble du territoire français est concerné par la recherche de plomb dans les habitations construites avant 1949. Le risque d’exposition au plomb devra être mentionnée à titre d’information dans les annexes du Plan Local d’Urbanisme, conformément aux dispositions de l’article R. 123.13 du Code de l’Urbanisme (décret n°2004-531 du 09/06/2004 et décret n°2006-474 du 25/04/2006). Risques retrait-gonflement des sols argileux Les phénomènes de retrait-gonflement sont dus pour l’essentiel à des variations de volume de formations argileuses sous l’effet de l’évolution de leur teneur en eau. Ces variations de volume se traduisent par des mouvements différentiels de terrain susceptibles de provoquer des désordres au niveau du bâti. Le Haut-Rhin fait partie des départements français relativement peu touchés jusqu’à présent par le phénomène. La commune de Beblenheim est classé en risque faible de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux. La loi dite « Barnier » La commune de Beblenheim est traversée par la route départementale n°1b classée à grande circulation, elle est concernée par les dispositions de l’article L. 111-1-4 du Code de l’Urbanisme issu de la loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement. Les nuisances acoustiques Les routes départementales RD1b et RD416 qui traversent la commune sont répertoriées sur l’arrêté préfectoral du 24 juin 1998 modifié par celui du 11 octobre 1999 qui porte sur le classement des infrastructures de transport terrestre du département du Haut-Rhin et détermine l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation dans les secteurs affectés par le bruit. Le PLU devra tenir compte de ces prescriptions et ses annexes devront être renseignées en conséquence, conformément aux dispositions de l’article L571-10 du Code de l’Environnement et des articles R123-13 et R123-14 du Code de l’Urbanisme. Périmètre d’Appellations d’Origines Contrôlées Toute atteinte à l’aire A.O.C. devra être soumise pour avis à l’I.N.A.O. et au ministre de l’Agriculture (loi du 2 juillet 1990). En effet, la commune de Beblenheim est incluse dans l’aire A.O.C. viticole Alsace. La protection du grand hamster La commune de Beblenheim est concernée par l’aire de reconquête du grand hamster. Le grand hamster fait partie des espèces animales d’intérêt communautaire qui nécessitent une protection stricte conformément à la Directive Habitats du 21 mai 1992. L’aérodrome de Colmar Houssen La commune de Beblenheim est concernée par le plan des servitudes aéronautiques de dégagement de l’aérodrome de Colmar-Houssen approuvé par arrêté ministériel du 13 décembre 2006 ainsi que par arrêté n°353 du 7 février 2000 relatif à la révision du plan d’exposition au bruit de l’aérodrome de Colmar-Houssen. Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Les SDAGE des parties françaises des districts hydrographiques du Rhin et de la Meuse et arrêtant les programmes pluriannuels de mesures correspondants ont été approuvés par arrêté du 27 novembre 2009. Le PLU doit être compatible avec orientations fondamentales

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d’une gestion équilibrée de la ressource en eau et les objectifs de qualité et de quantité des eaux définis par le SDAGE.

1.2.

TOPOGRAPHIE ET GEOLOGIE

1.2.1. Topographie Situation topographique de Beblenheim

Source : www.geoportail.fr Extrait carte IGN

« Les Hautes Vosges descendent rapidement (900 à 250 m vers les collines sousvosgiennes, terrain d’élection des vignobles (200 à 250 m) pour aboutir à la plaine du Rhin (170 à 200 m) aux riches cultures agricoles » (Notice explicative de la feuille Colmar Artolsheim au 1/50 000 (Edition du BRGM Service géologique national). On ainsi peut distinguer trois grandes entités physiques dans le paysage environnement de Beblenheim : -

la zone orientale des Vosges cristallines moyennes,

-

le domaine des collines sous-vosgiennes,

-

la plaine du Rhin.

Situé dans le piémont viticole des Vosges, à cheval sur la plaine d’Alsace et les collines sous-vosgiennes, le territoire de Beblenheim présente un relief relativement marqué. Les altitudes sont comprises entre 180 mètres et 274 mètres.

VOIR CARTE C1 – TOPOGRAPHIE EN ANNEXES GRAPHIQUES VOIR DOCUMENT C2 – COUPES TOPOGRAPHIQUES EN ANNEXES GRAPHIQUES

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1.2.2. Géologie Les données figurant ci-après sont en partie issues de la Notice explicative de la feuille Colmar Artolsheim au 1/50 000 (Edition du BRGM Service géologique national). La formation du fossé rhénan et la surrection des massifs bordiers (Vosges et Forêt Noire) durant l'Oligocène est assumée en grande partie par les champs de fractures. Les collines sous-vosgiennes correspondent strictement à ces champs du côté des Vosges. Son rejet est d'environ 100 mètres, visible à l’œil nu. L'érosion et les « mers » oligocènes envahissent et comblent progressivement le fossé. Le recouvrement différentiel se poursuit (dépôts sédimentaires) et les failles longitudinales de bordure se multiplient. Ainsi, la faille rhénane est approximativement située au lieu d'ennoyage des collines sous le tapis alluvial de la plaine d’Alsace. Coupe géologique de Beblenheim

Source : www.infoterre.brgm.fr (carte géologique BRGM au 1/50 000) Réalisation : J. ESPARGILIERE – Urbanisme - Paysage-Environnement

Le substrat géologique au niveau de la commune de Beblenheim est ainsi composé de la manière suivante : - un socle sédimentaire de formations secondaires (Oligocène) et tertiaire (Jurassique inférieur) dans la partie occidentale de la commune : •

g1. Lattorfien : Conglomérats et marnes interstratifiées (faciès de bordure du bassin) : largement représentée dans les champs de fractures, cette série est remarquable par son épaisseur, estimée à plusieurs centaines de mètres ; elle comprend de puissantes formations conglomératiques.

l4. Pliensbachien : Marnes argileuse du Pliensbachien qui affleurent en limite Nord-Ouest du ban communal

I5. Toarcien (30 mètres). Le Toarcien, identifiable grâce aux débris d'Ammonites épars dans les vignes, est subaffleurant sur les pentes est, sud-est et ouest de la colline de Zellenberg

- Un champ de failles qui s’est activé suite aux poussées tectoniques, à l’origine de l’effondrement rhénan au début du Tertiaire : •

Le champ de faille est visible sur toute la partie occidentale de la commune Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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- Des formations superficielles : •

OE, OEy. Loess indifférenciés ; (0 à 30 m). Les loess sont des limons éoliens, carbonatés. Ils ont été déposés par le vent lors des périodes froides du Quaternaire ; ils sont assez peu étendus en rive gauche du Rhin, où on les trouve essentiellement en bordure des Vosges.

Jx. Cônes de déjections des vallées vosgiennes. Ils plongent sous le matériel wurmien situé à leur contact ; les cailloux sont un peu plus grossiers que ceux des cônes wurmiens (Jy).

VOIR CARTE C3 – GEOLOGIE Les aléas liés au retrait-gonflement des argiles

Beblenheim

Source : www.argile.fr

Les phénomènes de retrait-gonflement sont dus pour l’essentiel à des variations de volume de formations argileuses sous l’effet de l’évolution de leur teneur en eau. Ces variations de volume se traduisent par des mouvements différentiels de terrain susceptibles de provoquer des désordres au niveau du bâti. Le Haut-Rhin est relativement peu touché par le phénomène. En l’occurrence la commune présente un aléa faible voire à priori nul. Beblenheim est notamment située en zone aléa faible.

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1.3.

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HYDROGRAPHIE Les cours d’eau en Alsace

Source : www.crdp-strasbourg.fr (Base numérique du patrimoine d’Alsace)

Tout le réseau hydrographique est tributaire du Rhin et de l’Ill : la Fecht et ses affluents, l’Altenbach et le Sembach, issus des Vosges sur la rive gauche du Rhin. A l'Ouest de l'Ill; de vastes cônes de déjection s'étalent à l'Est des principales vallées vosgiennes. La perméabilité de l'aquifère diminue nettement par suite d'une teneur en éléments argileux plus élevée des dépôts en provenance du massif vosgien. La direction générale de l'écoulement de la nappe à l'Ouest de l'Ill s'incurve vers le Nord-Est. Les apports des rivières vosgiennes se traduisent par une diminution de la dureté et surtout des chlorures entre l’III et les Vosges. Les eaux les plus douces (moins de 10°) se trouvent à la base de l'aquifère dans les cônes de déjection de la Fecht. Dans la partie nord-ouest du secteur alluvial, les eaux captées sous couverture lœssique en bordure des collines sous-vosgiennes, accusent une dureté élevée (34 à 38°). Les ressources aquifères du massif vosgien sont exploitées par des captages qui alimentent les collectivités des vallées et des collines sous-vosgiennes dont une partie est obligée de compléter son alimentation par des forages dans la nappe alluviale.

VOIR CARTE C4 – RESEAU HYDROGRAPHIQUE

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1.4.

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LE CLIMAT ET LES VENTS Les climats en France

Source : meteorolgic.net

1.4.1. Climat continental Les données ci-dessous sont issues de la normale 1961-1990 mesurée à la station climatique de Colmar. Les températures peuvent être très contrastées au cours de l’année : de – 24.8°C en hiver (record absolu de 1986) à 37.3°C en été (record absolu de 1984). L’amplitude annuelle peut donc s’avérer très forte mais en moyenne celle-ci correspond à un écart de température 18.4°C. Néanmoins les précipitations restent faibles avec un total de 581.4 mm par année. Elles tombent sous forme de neige en hiver et de pluies orageuses en été. L’hiver est long et très rigoureux avec un bon nombre de jours sans dégel, mais les étés sont chauds et orageux. Quant au printemps, il peut être qualifié de très court. Contrairement aux autres climats, le climat continental français a pour particularité d’être d'avantage pluvieux en été qu’en automne et hiver. C’est ainsi que par exemple à Colmar, on constate une moyenne de 37.9 mm en octobre, et 67.2 mm en juillet. Le climat continental connaît aussi de grosses variations de températures et de précipitations entres les différentes altitudes.

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Températures moyennes mensuelles, normales 1961-1990 - Station de Colmar (alt : 209 m) JAN

FEV

MAR

AVR

MAI

JUN

JUL

AOU

SEP

OCT

NOV

DEC

AN

Minimale (moyenne)

-2.1

-1.1

1.4

4.5

8.3

11.5

13.3

12.9

10.2

6.3

1.8

-1.0

5.5

Maximale

3.8

6.3

10.8

15.0

19.3

22.7

25.3

24.7

21.5

15.5

8.7

4.8

14.9

0.9

2.6

6.1

9.7

13.8

17.1

19.3

18.8

15.8

10.9

5.3

1.9

10.2

(moyenne) Moyenne

Source : infoclimat.fr

Précipitations moyennes mensuelles, normales 1961-1990 - Station de Colmar (alt : 209 m) JAN

FEV

MAR

AVR

MAI

JUN

JUL

AOU

SEP

OCT

NOV

DEC

AN

Cumul moyen

35.5

32.2

37.7

46.7

67.0

67.2

59.3

63.3

46.7

37.9

47.7

40.2

581.4

Hauteur max en 24 H

38.1

17.6

22.6

27.8

38.4

55.2

80.6

59.8

40.6

23.5

35.8

25.6

80.6

Source : infoclimat.fr

Dans l'ouest de l’Alsace, les Vosges protègent du vent et de la pluie la région de production des vins d'Alsace. Les vents d'ouest dominants perdent leur humidité sur le versant occidental des Vosges, et parviennent sous forme de vents secs et chauds dans la plaine d'Alsace. La quantité moyenne de précipitations est la plus faible de tous les vignobles français. De ce fait, le climat est plus tempéré (avec une température annuelle moyenne plus haute de 1,5 °C) que ce qui serait attendu à cette latitude. Le climat est continental et sec, avec des printemps chauds, des étés secs et ensoleillés, de longs automnes et des hivers froids.

1.4.2. L'effet de foehn La zone de Colmar située à l'est de la ville bénéficie d'un micro-climat ensoleillé et sec car l'effet de foehn y joue à plein : Colmar est la deuxième ville la moins pluvieuse de France après Perpignan, avec 550 mm de précipitations par an. La région de Colmar connaît en moyenne entre 95 et 100 jours de pluie par an. Schéma de l’effet de Foehn

PLAINE D’ALSACE

VOSGES

Beblenheim Source : planete-sciences.org

L'effet de foehn a une influence importante sur une vaste zone qui s'étend depuis la banlieue Nord de Mulhouse jusque dans une bande étroite au nord, située entre Strasbourg et Molsheim. Dans cette zone, la pluviométrie varie entre 95 et 110 jours par an. Ce climat relativement ensoleillé est idéal pour le vignoble d'Alsace. L'importance de la nappe phréatique alsacienne combinée à la proximité du Rhin et de rivières importantes évite toutefois à la région les conséquences d'éventuelles sécheresses.

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1.5. LES PHENOMENES ET RISQUES NATURELS Le ban communal de Beblenheim est concerné dans le PPRI de la Fecht et le PPR de la région de Ribeauvillé. Cela concerne les risques suivants : •

Inondation

Mouvement de terrain

Coulées de boues

Zones de sismicité (risque faible)

1.5.1. PPRI de la Fecht Le ban communal de Beblenheim est soumis au risque d’inondation de la Fecht. Elle est ainsi concernée par le Plan de prévention des risques inondation pour le bassin versant de la Fecht approuvé par arrêté préfectoral du 14 mars 2008. La vallée de la Fecht a connu plusieurs inondations importantes : en 1919, 1947, et plus récemment en 1983 et 1990. Les crues les plus violentes sont dues à de brusques redoux entraînant des pluies abondantes et une fonte plus ou moins rapide du manteau neigeux. Le plan de prévention des risques naturels approuvé par arrêté préfectoral du 14 mars 2008 a été pris suite aux inondations de 1990 et à la loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement, qui a créé les Plans de Prévention des Risques. Cinq types de zones ont été identifiés et reportés sur le plan du PPRI : - les zones bleu foncé : zones inondables par débordement des cours d’eau en cas de crue centennale qu’il faut préserver pour stocker les eaux en cas de crue, - les zones bleu clair : zones inondables par débordement de cours d’eau en cas de crue centennale, urbanisées ou faisant l’objet de projets identifiés et où l’aléa est modéré (hauteur d’eau en général inférieure à 50 cm), - zones rouge : zones inondables en cas de rupture de digue soumises à un aléa élevé, situées à l’arrière immédiat des digues, - zone jaune : zones inondables en cas de rupture de digues soumises à un aléa plus limité, - zone verte : zones soumises à des remontrées de nappes à moins de 2 m du sol. Le ban communal de Beblenheim est concerné par 3 types de ces risques :

Zone inondable par débordement en cas de crue centennale (zone bleu foncé au PPRI) : 70 ha du ban communal concerné dans sa partie orientale du ban communal La zone inondable par débordement en cas de crue centennale est la plus exposée, où les inondations exceptionnelles peuvent être redoutables. C’est la zone naturelle d’expansion des crues qu’il faut préserver de toute nouvelle urbanisation, afin de garder le volume de stockage nécessaire à l’écrêtement des crues et donc de ne plus aggraver les inondations en amont et en aval. Les principales règles concernant la zone inondable par débordement en cas de crue centennale sont les suivantes: •

sur les biens et activités existants : o la mise hors d’eau des produits dangereux est obligatoire, de même que la mise en place de dispositifs d’obturation, o les campings doivent être fermés pendant les périodes à risque,

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o les extensions de plus de 20m2 et les nouveaux aménagements à des fins d’habitation et d’activité des niveaux situés sous la cote des plus hautes eaux sont interdits, •

sur les biens et activités futurs : o toute construction, remblaiement, activité, terrains de camping sont interdits, o les travaux d’infrastructures publiques peuvent être autorisés de façon exceptionnelle moyennant des mesures compensatoires efficaces.

Zone inondable par débordement en cas de crue centennale, urbanisée ou faisant ‘objet de projets identifiés et à risque faible (zone bleu clair au PPRI) : 0,4 ha du ban communal concerné dans sa partie orientale Les principales règles concernant la zone inondable par débordement en cas de crue centennale dans ce secteur sont les suivantes : •

sur les biens et activités existants : o la mise hors d’eau des produits dangereux est obligatoire, de même que la mise en place de dispositifs d’obturation, o l’aménagement aux fins d’habitation et d’activité des sous-sols existants est interdit, o les campings doivent être fermés pendant les périodes à risque ou mettre en place un pan d’alerte et d’évacuation,

sur les biens et activités futurs : o les constructions y sont autorisées sous réserve de ne pas comporter de sous-sol et leur cote de plancher soit supérieure à la cote des hautes eaux, o les remblaiements sont interdits, sauf ceux destinés à la mise hors d’eau des constructions. Les nouveaux terrains de camping sont interdits, o les travaux d’infrastructures publiques peuvent être autorisés de façon exceptionnelle moyennant des mesures compensatoires efficaces.

Zone à risque de remontées de la nappe (zone verte au PPRI) : 263 ha du ban communal concerné dans sa partie orientale La zone à risque de remontée de nappe correspond aux zones dans laquelle la nappe est susceptible de remonter à moins de 2 m du terrain naturel. Les risques y sont relativement faibles et concernent essentiellement les dommages aux biens. Les principales règles concernant la zone soumise à des remontées de la nappe sont : •

sur les biens et activités existants : o la mise hors d’eau des produits dangereux est obligatoire, o les nouveaux aménagements de sous-sols sont interdits,

sur les biens et activités futurs : o les constructions en sous-sol sont interdites sauf éventuellement les parkings souterrains en cuvelage étanche.

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1.5.2. Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles “mouvements de terrain et sur-risque sismique” de la région de Ribeauvillé La commune de Beblenheim est comprise dans le périmètre du Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles « Mouvement de terrains » et « sur-sismique » de la région de Ribeauvillé approuvé par arrêté du 5 février 2007. Ce PPR porte sur le territoire de 14 communes autour de Ribeauvillé, sur environ 15 Km du nord au sud et 15 Km d’Est en Ouest, pour une superficie totale d’environ 135 Km2 qui s’étend des Vosges à la plaine d’Alsace. Beblenheim se situe dans la l’unité géographique des « collines sous-vosgiennes et du vignoble », qui correspondent au champ de faille vosgien. Cet arrêté a été pris suite à différents phénomènes survenus à la fin du 20è siècle. Il faut noter que la commune limitrophe, Zellenberg, est connue pour être régulièrement soumise aux mouvements de terrain. La typologie des phénomènes de mouvements naturels de terrain rencontrés sur le bassin de risque est la suivante : -

les glissements superficiels,

-

les mouvements de type fluage ou reptation,

-

les chutes de blocs,

-

les fontis.

Les coulées de boue et les phénomènes de ravinements superficiels sont rattachés aux glissements localisés. Les indices de mouvements caractéristiques de glissement superficiel sont observés à Beblenheim sur le versant sud-est du Sonnenglanz sur les chemins viticoles et sur le versant nord du Pflaenzer sur les chemins. Les mouvements de type fluage ou reptation correspondent à des mouvements lents du sol sur des épaisseurs peu importantes (environ 1 m) Les indices de mouvements caractéristiques de fluage ou de reptation sont observés à Beblenheim sur le versant Est du Sonnenglanz dans une parcelle de vigne. Ces phénomènes sont détaillés dans le Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles « mouvements de terrain et sur-sismique » - Région de Ribeauvillé. L’aléa connu à Beblenheim est faible : critères aléa

indice Chute de blocs

pente moyenne boisée, parsemée de blocs isolés apparemment stabilisés,

glissements potentiels (pas d’indice de mouvement (dans les pentes moyennes à faibles, de 15° à 8° (26,8 % à 14,1 %), dans une situation géologique similaire à celle d’un glissement actif

zone de chutes de petites pierres

topographie faiblement déformée

zone d’extension supposée de chutes de blocs, faible

G1

Glissement/fluage/coulée de boue

application

Indices de fluage léger dans des pentes >8° et 12° (>14,1 % et <21,3 %) sur colluvions marneux Chutes de petitres pierres sur pentes >20° et <30° (>36,4 % et <57,7 %)

Source : PPR « mouvements de terrain et sur-risque sismique » de la région de Ribeauvillé

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Dans ce secteur, les zones sont constructibles sous conditions. Les principales prescriptions réglementaires projetées sont applicables pour tout projet d’aménagement ou de construction neuve. Elles portent sur le respect des écoulements naturels et le raccordement aux dispositifs d’évacuation collectifs existants, ou épurés vers le milieu hydraulique superficiel (en cas d’impossibilité, les prescriptions du plan de zonage d’assainissement communal s’appliquent). Il convient tout d’abord de respecter la réglementation en vigueur : les règles de l’art et les normes de construction, les règles parasismiques applicables, les règles techniques et normes d’assainissement appropriées aux sites. Les écoulements naturels devront être respectés. Dans le vignoble, le écoulements naturels devront être favorisés : un bon entretien du réseau hydrographique existant qu’il soit naturel ou artificiel, actif ou éteint, est indispensable (curage, enlèvement des arbres morts…). Les dépôts de terre ou d’autres matériaux sont interdits. Les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales par infiltration dans le sol seront évités : ils ne seront autorisés que sur la base d'une étude de faisabilité. Toutefois, dans le domaine viticole, cette prescription ne concerne pas la pratique culturale de l'infiltration diffuse des eaux superficielles par l'enherbement des parcelles, lorsque les sols le permettent. Lorsque les réseaux collectifs existent, toute construction nouvelle devra y être raccordée, sauf dérogation accordée par le gestionnaire du réseau. En cas d'absence de réseau collectif ou de dérogation par le gestionnaire du réseau, le dispositif autonome à privilégier est celui du lit filtrant drainé posé sur une géomembrane étanche, avec rejet des effluents épurés vers le milieu hydraulique superficiel. L'épuration par infiltration dans le sol sera évitée. D’autre part, la commune de Beblenheim connaît un risque de sismicité faible. Le sur-risque sismique ne modifie pas la classification des risques de mouvement de terrain. Outre le respect des règles de constructions parasismiques en vigueur, il est recommandé de porter l’attention sur les dispositions constructives visant à un meilleur comportement des ouvrages et équipements.

VOIR CARTE C5 – PLAN DE PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS

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1.6.

LES ESPACES AGRICOLES ET NATURELS

L’utilisation des terres agricoles Terres labourables

Surfaces en herbe

(en ha)

(en ha)

486

221

90

452

83

438

S.A.U.

Nombre d’exploitants

(en ha)

1970

110

1979 1988

Années

Vignes

Bovins

Porcins

Ovins

70

190

162

60

2

176

27

214

119

26

9

218

2

218

24

-

7

Source : POS de Beblenheim

Recensement agricole 2000 (recensement communal INSEE – AGRESTE): En 2000 Nombre d'exploitations •

73

dont nombre d'exploitations professionnelles

39

Nombre de chefs d'exploitation et de coexploitants

105

Nombre d'actifs familiaux sur les exploitations

197

Nombre total d'actif sur les exploitations

110

(en UTA,équivalent temps plein) Superficie agricole utilisée des exploitations (ha)

570

Terres labourables (ha)

287

Superficie toujours en herbe (ha)

15

Nombre total de vaches

c

Rappel : Nombre d'exploitations en 1988

83

exploitations concernées

superficie (ha)

2000

1988

2000

1988

SAU des exploitations sièges

73

83

570

438

Terres labourables

25

39

287

217

14

37

208

196

22

3

52

7

dont céréales Superficie fourragère principale dont superficie toujours en herbe

22 c

Superficie en fermage Bovins

43

15 c 35

327

103

c

3 c

24

dont vaches c

0 c

0

Volailles

9

27

130

326

grandes cultures

0

0

0

0

légumes, fruits viticulture

c

79 c

380

bovins

0

0

0

0

autres animaux

0

0

0

0

VOIR CARTE C6 – OCCUPATION DES SOLS Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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1.7. LE PAYSAGE Les limites physiques de la commune sont peu marquées ; Beblenheim s’inscrit dans un territoire paysager bien plus vaste, celui du piémont viticole et de la plaine d’Alsace à partir desquels on distingue un large horizon montagneux. Son relief relativement marqué offre plusieurs perspectives d’ensemble contrastées avec à l’ouest un front de colline et à l’est une étendue de plaine. Le territoire communal peut être divisé en trois parties distinctes (VOIR CARTE C6 – OCCUPATION DU SOL) : •

A l’Ouest, la plaine d’Alsace s’étend sur toute la longueur du territoire ; il s’agit principalement de terres agricoles qui représentent 304 ha du territoire communal.

À l’Est, le vignoble occupe les pentes des collines à l’est du ban communal classées en AOC (Appellation d’Origines Contrôlées) et entoure l’agglomération bâtie. Celles-ci dominent légèrement le village à l’ouest. Cette partie du territoire est essentiellement constituée par le vignoble (179 ha), parsemée de quelques haies boisées et quelques constructions isolées. Le complexe hôtelier urbanisé en crête représente un élément urbanisé marquant dans l’entrée sud-ouest de la commune.

Dans la partie centrale, l’espace urbanisé représente 28,5 ha, très dense au centre du village. Des jardins situés en cœur d’îlot offre des respirations dans cet espace densément urbanisé.

Au nord-ouest, Beblenheim est délimitée par la commune de Zellenberg qui la surplombre.

VOIR CARTE C7 – HORIZONS et CARTE C8 – UNITÉS PAYSAGÈRES Vue du village depuis le chemin rural du Bleichweg

Photo : J. ESPARGILIERE – Urbanisme - Paysage-Environnement

Vue du village depuis le Sonnenglanz

Photo : J. ESPARGILIERE – Urbanisme - Paysage-Environnement

VOIR DOCUMENT C2 – COUPES TOPOGRAPHIQUES

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COMMUNE DE BEBLENHEIM

II. ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT

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12 rue du Général de Castelnau - 67000 STRASBOURG Courriel : plu-beblenheim@espargiliere.com

PLAN LOCAL D’URBANISME

REVISION DU POS EN PLU


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SOMMAIRE II.  ANALYSE  DE  L’ÉTAT  INITIAL  DE  L’ENVIRONNEMENT .................................................................... 3   2.1.  Patrimoine  naturel  et  paysager............................................................................................................................ 3   4.3.1.   Plan  de  Gestion  de  l’Espace  Rural  et  Périurbain  (GERPLAN).......................................................... 4   2.2.  Inventaire  de  la  faune  protégée  ou  menacée ................................................................................................. 5   2.2.1.   Grand  Hamster..................................................................................................................................................... 7   2.2.2.   Lièvre  d’Europe    (Lepus  capensis) ............................................................................................................... 8   2.2.3.   Loir  (Glis  glis)........................................................................................................................................................ 8   2.2.4.   Chevreuil  européen  (Capreolus  capreolus).............................................................................................. 8   2.2.5.   Perdrix  grise  (perdix  perdix).......................................................................................................................... 9   2.2.6.   Chouette  Chevêche  (Athene  noctua)........................................................................................................... 9   2.2.7.   Alouette  lulu  (Lullula  arborea)..................................................................................................................... 9   2.2.8.   Bruant  zizi  (Emberiza  cirlus) ........................................................................................................................ 9   2.2.9.   Pics............................................................................................................................................................................. 9   2.2.10.   Lézard  vert  (lacerta  viridis) ......................................................................................................................10   2.3.  Inventaire  de  la  Flore  protégée  ou  menacée ................................................................................................11   2.4.  Analyse  des  continuités  écologiques ...............................................................................................................13   2.5.  Pollutions  et  dépôts  sauvages.............................................................................................................................13  

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II. ANALYSE DE LʼETAT INITIAL DE LʼENVIRONNEMENT 2.1. PATRIMOINE NATUREL ET PAYSAGER Les données suivantes sont issues du GERPLAN. Dans le vignoble, les villages connaissent de fortes pressions urbaines. Des opérations de lotissements ou dʼautres extensions urbaines, souvent décousus de la trame villageoise ancienne, sont construits et affaiblissent le caractère pittoresque des villages. En effet, ces quartiers présentent peu de cohérence architecturale et urbanistique avec lʼhabitat viticole typique. Les espaces périvillageois, dans le vignoble, sont aujourdʼhui moins diversifiés. Le piémont viticole a également connu un appauvrissement de son paysage suite à lʼabandon et à la dégradation des murets en pierre sèche (effondrement, mauvaise restauration, destruction, etc.), et à la diminution des éléments de trame verte (arbres fruitiers isolés, vergers de piémont, haies, pelouses sèches). Ces éléments sont essentiels car ils sont les garants dʼune certaine diversité paysagère mais aussi les supports des flux biologiques entre la montagne et la plaine. Beblenheim se situe dans la zone secondaire de préservation et de rénovation des murets. Ces dernières décennies, les surfaces en prairie (même faiblement développées) ont diminué nettement plus rapidement quʼau cours du dernier siècle en raison de projets dʼurbanisation prévus sur ces zones en ceinture des communes. Cette diminution risque de se poursuivre jusquʼà craindre une élimination totale à court terme de ces zones en herbe. Le patrimoine biologique est menacé par cette réduction des zones prairiales et par les dégradations occasionnées aux prairies relictuelles. Dans le cadre de la lutte et la maîtrise des pollutions et de lʼérosion des sols, les nouvelles pratiques agricoles dans le vignoble visent à augmenter et à généraliser lʼenherbement des parcelles de vignes (environ 70% actuellement). Cette mesure devrait participer à améliorer lʼétat actuel. Dʼautre part, avec les extensions urbaines et la mise en culture du périmètre AOC, lʼabsence dʼune gestion généralisée et adaptée des cours dʼeau et des vallons qui traversent perpendiculairement le vignoble, la diversité du paysage semble également, fortement menacée (suppression de vergers et de petits bois). Le paysage pourrait subir une banalisation et une dégradation pouvant être irréversible et préjudiciable pour la qualité paysagère, la trame verte locale et les ressources naturelles. À lʼinverse, certains secteurs de lisières entre le massif forestier et la vigne restent vulnérables et sensibles au développement de la friche. Favorables à certaines espèces floristiques et faunistiques, ces espaces tampon sʼils ne sont pas maîtrisés, risquent dʼaffaiblir lʼouverture paysagère et le cadre de vie des habitants.

Ce schéma dʼévolution des espaces ruraux et périurbains tend vers la banalisation du paysage viticole au détriment de sites et dʼéléments paysagers garants dʼune biodiversité, de perspectives et dʼun patrimoine. Lʼintensification agricole, lʼextension de lʼurbanisation et lʼindustrialisation sont considérées comme étant principalement à lʼorigine des problèmes rencontrés sur le territoire de la CCPR.


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4

4.3.1. Plan de Gestion de lʼEspace Rural et Périurbain (GERPLAN) Le Conseil Général a créé en 2000 un instrument dʼaménagement territorial, le GERPLAN pour répondre à lʼaugmentation des conflits dʼusage. Il est élaboré par les structures intercommunales en collaboration avec des acteurs locaux, avec lʼappui technique et financier du Département. Participent à lʼélaboration du GERPLAN les élus, les habitants, les acteurs économiques, les aménageurs, les administrations et les associations de protection de la nature. Lʼobjectif est de lutter contre la banalisation du territoire et de lui redonner un sens et une identité mais également de concilier activité agricole, expansion urbaine et préservation du patrimoine, des milieux naturels et des ressources Pour cela le GERPLAN, en se basant sur un diagnostic précis du territoire en matière dʼenjeux environnementaux, agricoles et paysagers, définit un programme pluriannuel dʼactions à lʼéchelle parcellaire. Le GERPLAN recense les espaces dʼintérêt collectif sur le territoire concerné puis établit pour chacun de ces espaces collectifs des propositions de gestion en accord avec les agriculteurs gestionnaires, les habitants et les communes concernées. Le GERPLAN établit également des cartes dʼaction à une échelle opérationnelle (1/ 5000ème), et recense les outils dʼaménagement les plus adaptés au contexte ainsi que les financements potentiels. Le GERPLAN de La Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé a été validé en 2004. Il identifie 4 enjeux et orientations : •

La préservation des ressources naturelles o en limitant lʼexposition à la pollution atmosphérique par un contrôle de lʼurbanisation, o en adaptant les pratiques agricoles dans les zones de captage dʼeau potable et en bordure des cours dʼeau, o en poursuivant la maîtrise des rejets azotés et phosphorés, o en intégrant le risque dʼérosion des sols dans les pratiques agricoles

La prévention des inondations o en conservant les zones inondables existantes,

la protection du patrimoine naturel

la préservation et la valorisation des paysages ruraux et périurbains

Les enjeux et orientations répertoriés sur Beblenheim sont principalement : •

des enjeux paysagers et de cadre de vie (préservation, entretien et reconquête),

des enjeux viticoles et dʼérosion (production viticole, préservation et entretien du patrimoine rural)

des enjeux agricoles (production agricole, maintien et restauration de continuité écologiques)

des enjeux pour lʼimage de marque de la CCPR (intégration et aménagement).

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2.2. INVENTAIRE DE LA FAUNE PROTEGEE OU MENACEE Selon lʼétude réalisée dans le cadre des Orientations Régionales de Gestion et de conservation de la Faune sauvage et de ses Habitats (ORGFH) de la Région Alsace, la commune de Beblenheim est située en zone de plaine et collines. Cette entité géographie est un terrain favorable à plusieurs espèces protégées à différents niveaux. Les grandes entités écogéographiques en Alsace

Source : ORGFH Alsace, DIREN/ONCFS

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Loir

Vergers

Alouette lulu Bruant zizi

Pics

Forêt de plaine

Chouette chevêche

Perdrix grise

Vignobles, landes et pelouses calcaires du piémont des Vosges

Chevreuil

Grand Hamster Lièvre

Lézard vert

Insectes

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Daim Sanglier Petits carnivores Chat sauvage Blaireau

Blaireau

Lapin de Garenne

Busard cendré Faisan de Colchide Caille des blés Oedicnème criard Vanneau Huppe huppé fasciée Alouette des Torco champs fourmilier Rougequeue à front blanc Pie-grièche Tarier pâtre à tête rousse Serin cini Linotte mélodieuse Bruant jaune

Oiseaux

Mammifères

Amphibiens & reptiles

Mammifères

Oiseaux

Espèces d’accompagnement

Espèces phares

Espaces ouverts cultivés (cultures annuelles et pluriannuelles et prairies)

Habitats

Sonneur à ventre jaune

Coronelle lisse Lézard des murailles Lézard des souches

Amphibiens & reptiles

Criquet des jachères

Mante religieuse

Insectes

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Espèces phares et espèces dʼaccompagnement par type dʼhabitats dans lʼentité géographique « Plaine et Collines »

Source : ORGFH Alsace, DIREN/ONCFS


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2.2.1. Grand Hamster Le Grand Hamster ou hamster commun cricetus cricetus est une espèce protégée par la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe (portée internationale), par la directive « Habitats, Faune, Flore » concernant la conservation des habitats naturels, de la flore et de la faune (portée communautaire) et dans le droit français, en application du code de l'environnement, par l'arrêté du 17 avril 1981 modifié. Le Grand Hamster dʼAlsace

Source : www.info-alsace.com

L'aire de répartition du Grand Hamster s'étend d'Europe occidentale jusqu'au mont Altaï. En France il n'est présent que dans la plaine rhénane. Ses populations ont connu un déclin notable au cours de la seconde moitié du XXè siècle, suite aux modifications des pratiques agricoles entrainant la disparition des habitats favorables aux hamsters. La monoculture du maïs a été néfaste sur les populations car elle a remplacé les cultures fourragères, telles que la luzerne, ou encore les céréales à paille qui sont particulièrement appréciées par ce rongeur. Ce petit rongeur sauvage fait partie du patrimoine faunistique régional. La commune de Beblenheim fait partie de lʻaire de reconquête du Grand Hamster car le sol y est favorable voire très favorable. La présence d'un terrier y a été observée en 2002. Lʼétude de la DREAL présentant les habitats potentiels du Grand Hamster classe une grande partie du territoire communal en milieu favorable et très favorable. Cette classification doit cependant être nuancée car elle prend essentiellement en compte les spécificités géographique du site (géologie, pédologie, occupation du sol...) sans tenir compte du biotope dans son ensemble. Un plan d'actions du Grand Hamster (2007-2011) a été signé en juin 2007 avec l'objectif de préserver et restaurer des habitats qui lui sont favorables. Le plan d'actions se décline en deux axes distincts : •

l'identification de Zones d'Actions Prioritaires (ZAP) dans lesquelles la contractualisation avec le monde agricole en faveur du hamster est mise en oeuvre,

l'utilisation des outils de planification foncière à plus grande échelle (SCOT, PLU) afin d'assurer la pérennité des activités agricoles dans les zone de présence du hamster. Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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Une ZAP interdépartementale (ZAP) est mise en œuvre à lʼEst du territoire de Beblenheim. Son objectif est de préserver 2 % des surfaces agricoles en luzerne et 20 % en céréales à paille dʼhiver ou chou à choucroute, deux plantes très recherchées par le hamster commun, pour arriver à un minimum de 22 % de surface agricole consacrée à des cultures favorables à travers des contrats signés avec les agriculteurs. 75 terriers y ont été dénombrés en 2007. La commune de Beblenheim n'est pas touchée par une ZAP. VOIR CARTE C9 – HABITATS DU HAMSTER 2.2.2. Lièvre dʼEurope (Lepus capensis) Le maintien de zones ouvertes importantes et la présence de cultures céréalières dʼhiver bien réparties constituent un élément favorable à la conservation de lʼhabitat du lièvre. Même si le lièvre dʼEurope serait peu sensible à la diversification des milieux, il peut cependant parfois trouver ses limites dans certains cas extrêmes dʼagriculture moderne. Les trop fortes uniformités ont des conséquences négatives, par exemple, des monocultures de maïs trop importantes. Inversement, les vastes étendues de prairies rases sont tout autant défavorables. Le lièvre dʼEurope est protégé au niveau international par la Convention de Berne : espèce inscrite à lʼannexe III, en conséquence du net déclin de presque toutes les populations de lʼEurope de lʼOuest au cours des années 1960 à 1980.

Source : ONCFS

La chasse de lʼespèce est autorisée dans tous les pays dʼEurope. Le lièvre dʼEurope est recensé sur le territoire de Beblenheim par lʼODONAT (Office des Données Naturalistes dʼAlsace). 2.2.3. Loir (Glis glis) Le loir est présent pratiquement partout en Europe, principalement dans les forêts de feuillus. Il habite aussi les parcs, les vergers, les formations buissonnantes et les lisières. Il adopte volontiers le couver de cabanes forestières et peut rentrer dans les maisons. Le loir est protégé au niveau international par la Convention de Berne (annexe III). 2.2.4. Chevreuil européen (Capreolus capreolus) Le chevreuil européen est présent dans presque toute lʼEurope. Il sʼagit dʼun ongulé typiquement forestier, mais on le rencontre également en montagne dans les zones encore arborées, et en plaine, y compris près des cultures. Il fréquente plutôt les lisières et les zones de transition (par exemple entre forêt et culture). Les pratiques sylvicoles visant à privilégier les régénérations naturelles, à maintenir une végétation dʼaccompagnement et dʼune manière générale à ouvrir les peuplements à la lumière lui sont très favorables de même que les aménagements comme les prés, bois, micro clairières, recépages de Source : photo internet - nundafoto taillis, etc.

Le chevreuil est protégé au niveau international par la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de lʼEurope (1979) et est inscrit sur la Liste Rouge Mondiale des espèces menacées (2009). Le chevreuil Européen est présent sur le territoire de Beblenheim (ODONAT).

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2.2.5. Perdrix grise (perdix perdix) Les perdrix grises de plaine se rencontrent principalement dans les plaines céréalières ouvertes de la moitié du Nord de la France. Elles semblent inféodées aux céréales à paille. Elles nʼaiment pas les zones trop boisées, trop humides ou trop herbagères. Lʼhabitat le plus favorable est une mosaïque de cultures diversifiées avec des zones refuges tels que les zones incultes ou des buissons.

Source : photo internet – oiseau-libre.net

La perdrix est un oiseau qui nʼest pas menacée en tant quʼespèce à lʼheure actuelle.

2.2.6. Chouette Chevêche (Athene noctua) La Chouette Chevêche ou Chevêche dʼAthéna est une espèce protégée au niveau national et est notée « En déclin » dans le livre des Oiseaux menacés et à surveiller en France. Elle affectionne particulièrement les espaces ruraux traditionnels de basse altitude. Elle a besoin pour se maintenir dʼarbres creux ou de vieilles bâtisses pour installer son nid ainsi que de prés régulièrement pâturés pour chasser. Depuis le milieu des années 80, elle souffre ainsi de la détérioration de son habitat due à lʼurbanisation et à la modernisation des pratiques agricoles. Source : LPO HauteSavoie

2.2.7. Alouette lulu (Lullula arborea) Lʼalouette lulu fréquente les boisements clairs, plus particulièrement les conifères surtout sʼils possèdent des secteurs pierreux ou sablonneux entrecoupés de champs. On les trouve également dans les secteurs de landes à bruyères qui alternent avec les prés et les zones boisés. Elle évite les végétations touffues, ombreuses et humides. Lʼespèce est aujourdʼhui menacée par la disparition et la modification des habitats dues notamment à lʼagriculture intensive, à lʼabandon de lʼélevage traditionnel et aux reboisements. 2.2.8. Bruant zizi (Emberiza cirlus) Le Bruant zizi affectionne les milieux agricoles pourvues dʼarbres, de buissons et de grandes haies. Il sʼagit dʼune espèce considérée comme vulnérable par la Ligue de Protection pour les Oiseaux (LPO). Des nidifications possibles ont été constatées sur Beblenheim (ODONAT). 2.2.9. Pics Les différents pics sont des oiseaux nicheurs dʼAlsace dont la présence à Beblenheim est pour la plupart certaine. Il sʼagit du pic cendré picus canus (affectionnant les forêts mixtes, les hêtraies avec des bois morts, les zones dégagées et ouvertes comme les clairières qui sont importantes pour son alimentation), du pic épeiche dandrocopos major (vivant dans les forêts et les zones boisées de toutes sortes, les haies dʼarbres, les vergers, les parcs et les grands jardins), du pic mar dandrocopos médius (vivant en plaine et dans les montagnes de faible altitude jusquʼà 700 m), du pic noir dryocopus martius (fréquentant les espaces arborés nécessaires à son mode dʼalimentation et de nidification) et du pic vert picus viridis (affectionnant les vergers, les bosquets, les haies avec arbres, les lisières de forêts et les bois clairs). Les causes de régression de ces espèces correspondent à la disparition des vieilles forêts Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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due généralement au reboisement avec des conifères et ainsi à la diminution de leurs proies. On trouve à Beblenheim des nidifications de pic vert, et des nidifications probable de pic épeiche. (ODONAT). 2.2.10. Lézard vert (lacerta viridis)

Source : Photo internet – lalsace.fr

On rencontre le lézard vert dans la plus grande partie de lʼEurope. Vers lʼEst, il atteint la vallée du Rhin à la faveur des coteaux exposés favorablement. De nombreux habitats de cette espèce sont détruits (haies, friches,…) pour le développement des cultures ou encore lʼurbanisation. Cette espèce est considérée comme vulnérable sur lʼensemble de son aire de répartition. Le lézard vert est protégé au niveau international par la Convention de Berne (Annexe II) et au niveau communautaire par la Directive Habitats-Faune-Flore (Annexe IV). Il est également inscrit sur la liste rouge nationale.

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2.3. INVENTAIRE DE LA FLORE PROTEGEE OU MENACEE Les collines sous-vosgiennes sont caractérisées par une flore thermophile et xérophile. On y trouve des pelouses calcicoles à Orchidées, ainsi que des phalangères, des ophrys abeille et des tulipes jaunes.

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Continuités écologiques et obstacles sur le territoire du SCOT Montagne-Vignoble-Ried

Source : SCOT MVR – Rapport de présentation

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2.4. ANALYSE DES CONTINUITES ECOLOGIQUES A lʼéchelle du SCOT, trois grands ensembles biologiques peuvent être différenciés : •

le massif vosgien : un réservoir biologique majeur,

la plaine sous-vosgienne : un territoire artificialisé et fragmenté,

le ried.

Beblenheim se situe dans la plaine sous-vosgienne. Les données suivantes sont issues du rapport de présentation du SCOT Montagne – Vignoble – Ried. En termes de réservoir biologique, la plaine sous-vosgienne est fragmentée par deux infrastructures linéaires Nord-Sud, la RN 83 et la voie ferrée Strasbourg-Bâle. Ces obstacles sont difficilement franchissables pour la plupart des espèces animales. Cet effet de coupure est accentué par les monocultures (vignes et céréales) et par la rareté des lignes de végétation ligneuse (haies, bosquets, vergers). Lorsque la distance entre deux arbres ou deux arbustes est supérieure à 50 mètres, lʼespace nʼest plus franchi par la majorité des animaux. Dans ce contexte, les cours dʼeau qui descendent des Vosges (Weiss, Fecht, Sembach, Altenbach, Strengbach, Muehlbach) jouent un rôle essentiel dans la perméabilité biologique de la plaine sous-vosgienne. Une partie de ces linéaires fluviatiles est accompagnée dʼune ripisylve, mais le renforcement des ces corridors serait opportun.

2.5. POLLUTIONS ET DEPOTS SAUVAGES  décharge chemin Muehlweg, jusque 1996

Etat de la nappe phréatique La nappe phréatique du Rhin sʼétend jusque Beblenheim où elle se trouve entre 5m et moins de 2m de profondeur. Une présence de nitrates en concentration supérieure à 50 mg/l a été détectée sur la commune. On trouve également des chlorures à une concentration comprise entre 25 et 100 mg/l. Les produits phytosanitaires sont également présents dans la nappe souterraine à une concentration inférieure à 0,1 µg/l (limite de potabilité pour un produit) A COMPLETER

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COMMUNE DE BEBLENHEIM

III. HISTOIRE DE LA COMMUNE IV. LE TERRITOIRE COMMUNAL V. LES SERVICES COLLECTIFS

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12 rue du Général de Castelnau - 67000 STRASBOURG Courriel : plu-beblenheim@espargiliere.com

PLAN LOCAL D’URBANISME

REVISION DU POS EN PLU


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SOMMAIRE III.  HISTOIRE  DE  LA  COMMUNE ....................................................................................................... 3   3.1.  L’étymologie  du  nom ................................................................................................................................................ 3   3.2.  Passé  de  Beblenheim ................................................................................................................................................ 4   3.3.  Archéologie ................................................................................................................................................................... 7   3.4.  Monuments  historiques........................................................................................................................................... 8   IV.  LE  TERRITOIRE  COMMUNAL ....................................................................................................... 9   4.1.  Le  patrimoine  architectural ................................................................................................................................... 9   4.2.  Datation  du  bâti.........................................................................................................................................................10   4.2.1.   Fin  du  moyen  Age  au  17e  siècle ...................................................................................................................10   4.2.2.   18è  et  19è  siècles.................................................................................................................................................10   4.2.3.   Première  moitié  du  20è  siècle.......................................................................................................................10   4.2.4.   Des  années  1960  à  nos  jours  (2011) .........................................................................................................10   4.3.  Typologie  du  village ................................................................................................................................................11   4.3.1.   Centre  ancien  du  village.................................................................................................................................11   4.3.2.   Extensions  linéaires..........................................................................................................................................14   4.3.3.   Extensions  organisées .....................................................................................................................................15   4.3.4.   Complexe  hôtelier .............................................................................................................................................16   4.3.5.   Immeubles  collectifs.........................................................................................................................................16   4.3.6.   Halles  agricoles  et  commerciales...............................................................................................................16   4.4.  Trame  viaire ...............................................................................................................................................................17   4.5.  Les  espaces  publics  et  infrastructures  publique.........................................................................................18   4.5.1.   La  mairie...............................................................................................................................................................18   4.5.2.   La  salle  des  fêtes ................................................................................................................................................18   4.5.3.   Les  écoles ..............................................................................................................................................................19   V.  LES  SERVICES  COLLECTIFS .......................................................................................................... 20   5.1.  Alimentation  en  eau  potable ...............................................................................................................................20   5.2.  Assainissement..........................................................................................................................................................20   5.3.  Le  réseau  de  gaz........................................................................................................................................................20   5.4.  Ramassage  des  déchets  ménagers  et  tri  séparatif .....................................................................................20   5.5.  Les  infrastructures  de  transports .....................................................................................................................20   5.6.  Les  services  de  santé...............................................................................................................................................21   5.7.  Les  structures  pédagogiques...............................................................................................................................21   5.8.  Les  équipements  sociaux ......................................................................................................................................21   5.8.1.  L’enfance ...................................................................................................................................................................21   5.8.2.  Les  personnes  âgées .............................................................................................................................................21   5.9.  Protection  incendie .................................................................................................................................................21  

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III. HISTOIRE DE LA COMMUNE 3.1. LʼETYMOLOGIE DU NOM Etymologiquement, le nom de Beblenheim ne donne pas dʼindications précises quant à son origine. La terminaison en –heim fait référence à un nom de personnes du temps de lʼoccupation du sol. « Beblenheim » ferait alors peut-être référence au nom Babilo, qui pourrait provenir de la Cour colongère, vieille institution alsacienne dont lʼorigine remonte au haut Moyen-Âge. Les armoiries

Les armoiries de Beblenheim ont été attribuées au XVIIè siècle par Louis XIV. Elles représentent un agneau pascal noir sur fond blanc et portant une banderole rouge. Lʼagneau est le symbole de lʼinnocence et représenterait le Christ. Cela permet aux habitants de Beblenheim dʼaffirmer quʼils sont de bons chrétiens. Lʼorigine de Beblenheim Lʼorigine du village est mal connue. Il semblerait que le village disparu dʼAltenheim au NordEst de Beblenheim soit dʼorigine plus ancienne, soit de 800 à 1000 avant J.-C. A l'époque romaine et mérovingienne, succède une implantation alémanique, d'où les noms de localités en « heim ». Le village dʼAltheim a disparu autour de 1287 par un incendie au cours dʼune guerre entre les Ribeaupierre et Rodolphe de Habsbourg. Les habitants se sont réfugiés dans les deux villages environnants, Beblenheim et Zellenberg. Il y eut des disputes entre les deux villages quant à la séparation du ban dʼAltheim, et il a fallu deux cents ans (1444 / 1614) pour arriver à une entente.

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3.2. PASSE DE BEBLENHEIM Le Moyen-Âge Le village a connu plusieurs éléments marquants. On peut notamment citer les épidémies de peste qui ont eu lieu entre 1349 et 1385. Beblenheim a également subi en 1444 les passages des Armagnacs, une armée de 40 000 hommes qui avait guerroyé pour le roi de France. Ensuite eu lieu la guerre des paysans, en 1525. Les paysans réclamèrent plus de liberté et de droits. Puis la guerre de Trente Ans éclata. Le village fut épargné pendant les 17 premières années de la guerre. Mais en 1635 les Lorrains assiégèrent Beblenheim et détruisirent de nombreuses maisons. Les pillages se répétèrent régulièrement et cela ne sʼarrêta pas avec la paix de 1648. Dans les années 1674 – 1675, ce sont les troupes allemandes qui ravagent la plaine de Beblenheim. La cour colongère On peut souligner lʼexistence dʼun « Dinghof » ou cour colongère à Beblenheim depuis le haut Moyen-Âge. La cour colongère est une veille institution sociale. Le seigneur prélevait sur sa réserve des terres et les concédaient à des paysans pour un temps limité ou généralement à titre héréditaire, mais ces terrains restaient propriété du seigneur. Les cours colongères étaient gérées par un maire, qui possédait une maison plus importante et plus belle que celles des autres. Ainsi à Beblenheim on trouve en 1368, Werlin de Beblenheim dont la maison est devenue la Coopérative Vinicole. Les colonges ont survécu jusquʼà la Révolution, mais leurs membres ont fini par trouver trop pesantes leurs charges et leur obligation dʼassister aux assemblées. La Révolution française Puis la Révolution éclata. En 1788, lʼAlsace était la province la moins préparée pour une révolution. En novembre 1793, un cercle de jacobin envahit lʼéglise et détruisit lʼautel et la chaire, la loi ayant prescrit dʼenlever tous les signes seigneuriaux et ecclésiastiques aussi bien à lʼéglise quʼaux maisons particulières. Il a été planté, comme partout en Alsace, un arbre de la Liberté au début de la Révolution. Il existe encore et se trouve au milieu du nouveau cimetière. Il reste de cette époque également la Beblenheim Heydt où les huit communes du canton de Riquewihr fêtaient les manifestations révolutionnaires. Cʼest à cet endroit que fut créé en 1844 le nouveau cimetière. En 1841, on peut noter la fermeture de lʼécole catholique par manque dʼeffectif. Celle-ci est regroupée dans lʼécole protestante, avec un enseignant catholique et un enseignant protestant, chacun sʼoccupant de sections différentes. Cela est assez novateur pour lʼépoque. Les guerres franco-allemandes Pendant la guerre de 1870 / 1871, Beblenheim a connu lʼoccupation allemande, mais cela sʼest relativement bien passé et durant la guerre de 1914 / 1918 le village nʼa pas connu de dégâts majeurs. Durant la guerre de 1939 / 1945, Beblenheim a accueilli des Français de localités voisines venus se réfugier avant de connaître lʼoccupation allemande. Cela explique les évolutions démographiques de la population, passant de 996 habitants en 1946 à 737 habitants en 1962 avec le départ des réfugiés. Dans les bombardements, 90% des maisons ont été plus ou moins détériorées. Le clocher et le chœur de lʼéglise catholique ont été fortement endommagés. Un monument aux morts avaient été érigé sur la place devant lʼéglise après la guerre de 1914 / 1918, mais celui-ci a été détruit durant la deuxième guerre mondiale. Un monument aux morts suite aux deux guerres mondiales a été dessiné par lʼarchitecte du Cailar après la deuxième guerre mondiale. Plus récemment On peut noter la création de la coopérative vinicole en 1952. En 1986, la cave viticole contribue aux revenus de 111 foyers, soit 270 personnes. Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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Belbenheim a également été marquée par la mise en place progressive dʼune intercommunalité avec les Syndicats des eaux créés en 1948 par 6 communes, le Syndicat de curage du Semmbach créé en 1950 pour lʼentretien et la gestion de la rivière, le Syndicat dʼassainissement créé en 1971, le Syndicat Intercommunal du Parc des Sports créé en 1952 pour la gestion du camping intercommunal, des terrains du Tennis-club du Vignoble, du terrain de foot intercommunal, le SIVU des Perles du Vignoble à vocation économique et touristique. En 1967 est créé le SIVOM sʼoccupant des missions : piscine, environnement, tourisme, projet habitat, petite enfance, solidarité. En 1996, le SIVOM devient la Communauté de Commune du Pays de Ribeauvillé. Les lieux marquants Quelques lieux ont marqué le paysage de Beblenheim. Parmi ceux-ci on peut citer la léproserie, située entre Ostheim et Beblenheim, qui est tombée en ruine au XVIIIè, laissant lʼappellation de « Gutleuthaus » à ce secteur. Lʼécole se trouvait dans la maison de Camille Berger, au pied du clocher, rue de lʼancienne école. Une nouvelle école fut construite en 1854 sur la place de lʼécole. Elle comprenait 4 classes et 2 logements pour les instituteurs. La première école maternelle a été ouverte en 1852 dans un bâtiment annexe du Petit Château, puis lʼécole a été transférée dans la grande salle au rez-de-chaussée du bâtiment de la mairie jusque 1912, date à laquelle une nouvelle école maternelle a été construite. Beblenheim compte deux églises, une catholique et une protestante. Lʼéglise protestante Saint-Sébastien, guérisseur de la peste, est située au milieu du village. Elle a été construite avant 1300 et rénovée en 1864 en même temps que la construction de la deuxième église. Lʼéglise Saint-Martin était tout dʼabord lʼéglise du village disparu dʼAltheim. Elle a dû être construite du temps des Francs. Comme Beblenheim avait déjà une église, elle a été abandonnée puis réunie en 1530 officiellement à lʼéglise existante Saint-Sébastien. Elle a disparu, ne laissant que la dénomination du ban « Altkirch ». Le nom de Saint-Martin a été repris par lʼéglise catholique construite en 1864 et inaugurée en 1866. Lʼéglise a connu des détériorations en 1944 et il a fallu attendre 1950 pour sa réparation. Beblenheim accueille également deux presbytères. Le presbytère protestant date de 1727, restauré en 1885. Dans son mur dʼenceinte sont scellées des pierres tombales anciennes qui sont conservées et protégées par le service des Monuments Historiques. Le presbytère catholique date de 1869 mais est inhabité depuis 1969. La mairie de Beblenheim a été construite en 1583. Le bâtiment a été détruit par un incendie en 1834 ainsi que trois maisons avoisinantes. La salle des fêtes située en face de lʼéglise Saint-Sébastien a été inaugurée en 1925. Elle a été très endommagée en 1944 puis rouverte en 1953. Elle a depuis été reconstruite au centre du village. Beblenheim a également été marqué par la présence de nombreuses fontaines et puits. Les fontaines étaient à jet continu tant que lʼeau du réseau communal était gratuite, mais celle-ci est devenue payante dans les années 1950, entrainant leur suppression. Les puits individuels ont remplacé les fontaines publiques. A la sortie de Beblenheim vers Ostheim se trouvait un ancien bassin qui a été remplacé en 1848 par un réservoir recouvert dʼune dalle en pierre. Le lavoir municipal a peu à peu été abandonné avec lʼapparition de la machine à laver pour devenir la remise dʼun vigneron. Parmi les fontaines, on peut citer le Stockbrunnen, fontaine de style gothique, datant du XVè, classée monument historique en 1922. Elle a été endommagée pendant la Révolution et pendant le bombardement de 1944. Plusieurs pièces de la colonne et de la fontaine ont été remplacées, mais elle nʼa jamais retrouvé son état dʼorigine.

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Les familles nobles On peut citer quelques noms de familles nobles ayant vécu à Beblenheim : les De Beblenheim, les de Westhusen, les de Dormentz, les de Rung, les de Hoen de Dillenburg dont le château devient lʼemplacement de la Coopérative vinicole, les de Reflingen Les personnalités marquantes Plusieurs personnalités ont marqué la vie du village. Tout dʼabord, on peut citer Mlle Coralie Verenet. Elle a ouvert une maison dʼéducation pour jeunes filles sous le nom de « Pensionnat du Petit Château », qui eut une renommé à lʼéchelle de la France, mais également de lʼAngleterre, de lʼAllemagne, de la Russie et des Etats-Unis, accueillant entre 30 et 35 élèves. Avec lʼannexion allemande, le pensionnat du Petit-Château sʼest installé dans lʼAisne en 1872. En 1925 la mission St. Chrischona de Bâle sʼinstalle au domaine du Petit Château pour y exercer sa vocation humanitaire en hébergeant et soignant des personnes âgées. On trouvait également sur le domaine une école maternelle. En 1975, le bâtiment a été racheté par le Ministère de lʼEducation Nationale pour stocker des produits des fouilles archéologiques régionales. Le village fut également marqué par le passage de Jean Macé. Journaliste à Paris, il défendait la révolution de 1845. Il a fuit le remous parisien pour venir enseigner au pensionnat du Petit Château. Il fut reconnu comme grand pédagogue. En 1862, il fonde une Bibliothèque à Beblenheim. En 1866, il lance une Ligue de lʼenseignement public en France qui réclame lʼinstruction gratuite et obligatoire de tous les enfants et plus tard la laïcité de lʼenseignement. En 1956, le Ministre de lʼEducation Nationale inaugure un Monument Jean Macé sur la route vers lʼentrée du village. La rue principale de Beblenheim porte désormais le nom de Jean Macé. Une autre personnalité est Christian Pfister, né à Beblenheim en 1857. Il devient historien, doyen de la Faculté des Lettres à Strasbourg en 1919, recteur de lʼAcadémie en 1927. La commune a donné son nom à la place haute des charpentiers. Chrétien Oberlin, né à Beblenheim en 1831 est également une personnalité marquante. Il devient ingénieur aux Ponts et Chaussées et réalise la liaison Sélestat / Sainte Marie-auxMines en chemin de fer en 1852. Il revient ensuite à Beblenheim pour sʼoccuper de viticulture expérimentale. Son but est de créer des plants résistants aux maladies des vignes. Il a ainsi pu sauver de la catastrophe le vignoble alsacien. Il a également inventé et propagé le système de monter les vignes sur fils de fer. Maire de Beblenheim pendant 33 ans, il a réalisé de nombreux ouvrages pour la commune : installation de lʼeau courante par captage de source dans le ban du « Quaterfeld », construction dʼun pont et régulation du cours du Strengbach, installation du courant électrique, de la poste, dʼune école maternelle, de deux cloches pour lʼéglise, dʼune horloge, dʼun lavoir public dont il a inventé le système. On trouve à Beblenheim un monument et une rue à son nom. Enfin, on peut citer Fernand Ortlieb, né à Beblenheim en 1909, ingénieur agricole, diplômé de lʼécole de Montpellier. Il crée une école dʼagriculture et de viticulture dʼhiver à Colmar et devient député en 1956.

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3.3. ARCHEOLOGIE Périmètres archéologiques dans la commune de Beblenheim

Source : Direction régionale des affaires culturelles dʼAlsace – Service régional de lʼarchéologie

La commune de Beblenheim est concernée par le périmètre archéologique 1921/ Occupation romaine.

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3.4. MONUMENTS HISTORIQUES Sont classés monuments historiques : la fontaine gothique et les pierres tombales près de lʼéglise protestante : Unité de patrimoine

Localisation

Etendue de la protection

Fontaine gothique

Rue Hoehn

Classement par arrêté du 2 mars 1922

Rue Chrétien Pfister

Classement par arrêté du 6 décembre 1898

Pierres tombales protestante

près

de

lʼéglise

Fontaine gothique Rue Hoehn

Photographie : J.ESPARGILIERE – Urbanisme-Paysage-Environnement

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IV. LE TERRITOIRE COMMUNAL 4.1. LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL Plusieurs bâtiments de la commune sont classés sur lʼinventaire général Mérimée. 1. salle dʼAsile, maison (milieu du 19e siècle) 2. pensionnat (2ème quart du 19e siècle)

24. presbytère (4ème quart du 18e siècle) 25. ferme de vigneron (17e siècle ? et limite du 18e et 19e siècle)

3. maison de vigneron(17e siècle ?, 4ème quart du 18e siècle et 2ème quart du 19e siècle)

26. ferme de vigneron (17e ou 18e siècle)

4. ferme de vigneron (1er quart du 20e siècle)

28. église Saint-Sébastien (3ème quart du 19e siècle)

5. ferme de vigneron (3ème quart du 18e siècle et 2ème quart du 19e siècle)

29. fontaine monumentale

6. maison dite Villa Oberlin (3 du 19e siècle)

ème

quart

7. maison dʼouvrier agricole (4ème quart du 19e siècle) 8. ferme de vigneron (2ème quart du 19e siècle) 9. grange aux dîmes (3ème quart du 17e siècle et 2ème quart du 19e siècle) 10. ferme de vigneron (2ème quart du 18e siècle) 11. ferme de vigneron (3ème quart du 17e siècle et 2ème quart du 19e siècle) 12. ferme de vigneron (2ème quart du 17e siècle et 4ème quart du 18e siècle) 13. ferme de vigneron (4ème quart du 18e siècle) 14. ferme de vigneron (3ème quart du 16e siècle) 15. ferme de vigneron (2ème quart du 18e siècle et 1ère moitié du 19e siècle) 16. ferme de vigneron (4ème quart du 18e siècle) 17. ferme de vigneron (18e siècle ?) 18. maison (1er quart du 17e siècle) 19. ferme de vigneron (3ème quart du 16e siècle) e

ème

20. ferme de tonnelier (17 siècle ?, 2 quart du 18e siècle, 1er quart du 19e siècle) 21. ferme de vigneron (18e siècle) 22. cimetière (2ème quart du 19e siècle) 23. école (3ème quart du 19e siècle) VOIR CARTE C10 – BÂTI REMARQUABLE

27. ferme de vigneron (4ème quart du 16e siècle)

30. mairie (2ème quart du 19e siècle) 31. ferme de vigneron (17e ou 18e siècle) 32. ferme de vigneron (16e siècle, 1er quart du 17e siècle et 3ème quart du 18e siècle) 33. ferme de vigneron (18e siècle) 34. ferme de vigneron (17e ou 18e siècle) 35. ferme de vigneron (3ème quart du 16e siècle et 4ème quart du 18e siècle) 36. château (3ème quart du 15e siècle, 18e siècle, 19e siècle et 20e siècle) 37. ferme de vigneron (1er quart du 17e siècle) 38. ferme de vigneron (1er quart du 18e siècle) 39. ferme de vigneron (4ème quart du 16e siècle et 1er quart du 18e siècle) 40. église catholique Saint-Sébastien (3ème quart du 19e siècle) 41. ferme de vigneron (17e siècle ? et 3ème quart du 19e siècle) 42. ferme de vigneron (1er quart du 17e siècle) 43. ferme de vigneron et tonnelier (1er quart du 17e siècle, 4ème quart du 18e siècle et 2ème quart du 19e siècle) 44. ferme de vigneron et tonnelier (4ème quart du 18e siècle) 45. ferme de vigneron (16e siècle ou 17e siècle)


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4.2. DATATION DU BATI 4.2.1. Fin du moyen Age au 17e siècle Nous pouvons supposer quʼà la fin du Moyen Age, le village de Beblenheim se présentait déjà comme une petite bourgade construite entre la rue de Hoen, rue de Jean Macé et la rue David Woeflin. Lʼéglise Saint Sébastien attestée au 13e siècle se trouvait sur lʼemplacement de lʼéglise actuelle. Lʼancien château de la famille de Beblenheim est daté la première fois de 1461. Plusieurs fermes situées dans ce périmètre datent de la deuxième moitié du 16e siècle. 4.2.2. 18è et 19è siècles La majorité des maisons du cœur du village datent des 18e et 19e siècles. A la fin du 19e siècle les premières constructions linéaires apparaissent le long de certaines voies (la rue du Petit Château, rue du 5 Décembre et lʼentrée est du village par la RD N°3). Des rues concentriques continuent à être aménagées : rue Pfister, rue Stutz, rue des Vosges. 4.2.3. Première moitié du 20è siècle Au cours de la première moitié du 20e siècle, la surface urbanisée du village ne sʼétend que peu par rapport au siècle précédent. Les nouvelles constructions viennent densifier le tissu urbain préexistant. Les maisons continuent à être édifiées le long des rues existantes : rue Pfister, rue Stutz, rue des Vosges, rue du Petit Château et rue du 5 Décembre. 4.2.4. Des années 1960 à nos jours (2011) La création du lotissement dans les années 1970 - 1980 a eu pour conséquence une forte augmentation de la surface urbanisée du village avec un apport conséquent de population. Au cours des 40 dernières années, parallèlement à la construction de lotissements, une urbanisation non-organisée vient façonner le tissu urbain de Beblenheim. Des nouvelles rues sont aménagées le long des anciens chemins agricoles : la rue de Bennwihr et la rue des Tulipes. Le village continue à sʼétendre le long de la RD N°3. Ces extensions linéaires restent néanmoins peu importantes. Lʼurbanisation du chemin rural du Sonnenglanz (éloignée du village et très peu dense) date également de cette époque.

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4.3. TYPOLOGIE DU VILLAGE 4.3.1. Centre ancien du village VOIR CARTE C11 – TYPOMORPHOLOGIE DU BÂTI Beblenheim fait partie des « villages-tas », construits autour des rues concentriques. Le centre du village a une forme compacte. Il a été préservé de constructions pavillonnaires qui ne sʼintègrent pas dans le tissu ancien. Les constructions résolument contemporaines (la salle de fête) sont conçues avec la sensibilité et avec le respect du paysage urbain environnant. Les maisons sont alignées directement sur la limite de lʼespace public. Elles forment des cours fermées accessibles par une porte cochère. Les jardins, sʼils existent, se trouvent derrière la maison. La viticulture, omniprésente dans le paysage, façonne également la ferme traditionnelle. Le rez-de-chaussée est maçonnée et abrite la cave et le pressoir. Lʼhabitation se trouve au premier étage (appelée souvent bel étage). Elle est accessible par un escalier. Celui-ci est parfois extérieur, surtout pour les maisons modestes. La chambre des parents communique souvent par une galerie avec celle des enfants et des domestiques. Lʼexploitation est composée, malgré son usage viticole principal, également dʼétables et de granges comme ailleurs en Alsace. Les dépendances sont collées en enfilade à lʼhabitation. Les toitures à pentes raides sont couvertes de tuiles plates « bieberschwantz ». Le front bâti est continu sur la rue, composé des fermes et de grands porches. Les différentes cours de fermes sont séparées par un Schlupf des cours avoisinantes. Le Schlupf (faible recul par rapport à la limite latérale de la parcelle) nʼest pas seulement un signe dʼindividualisme, il permet dʼévacuer des eaux de toitures et de protéger les bâtiments en cas dʼincendie. La hauteur du bâti varie de deux niveaux sous combles à trois niveaux sous combles pour les bâtiments publics et pour les maisons bourgeoises.

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Lʼorientation des maisons

Lʼorientation des maisons sʼadapte à la forme du terrain. Nous pouvons en distinguer trois types. -­‐

Dans le cas des longues parcelles étroites et perpendiculaires à la rue : la maison est orientée pignon sur rue. Au rez-de-chaussée, une fenêtre dʼatelier ou une échoppe donne sur la rue. La porte cochère avec un plein-cintre est située dans le mur qui prolonge la façade du bâtiment. La cour pavée est entourée de dépendances. Les dépendances sont en enfilade derrière lʼhabitation avec un retour dʼéquerre pour former une cour fermée.

-­‐

Sur les parcelles parallèles à la rue : la maison peut présenter sa façade longue parallèle à la rue. Cet exemple reste plus rare. La porte cochère se trouve dans ce cas directement taillée dans la façade. Elle est surmontée à lʼétage par lʼhabitation formant un porche.

-­‐

Dans le cas des parcelles plus larges perpendiculaires à la rue : les bâtiments forment un fer à cheval. Lʼhabitation se présente avec le pignon sur rue. La maison forme avec les dépendances un U refermé côté rue par un portail.

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Les jardins

Les îlots du cœur de village sont très denses, complètement surbâtis. Les seuls espaces ouverts correspondent aux cours pavées des fermes. Les jardins apparaissent dans la deuxième couronne du centre. Les rues construite au 19e siècle (rue Pfister, rue Stutz…) sont suffisamment éloignées des rues intérieures pour créer des jardins en cœur dʼîlot. Ces jardins abritent souvent des vergers et potagers. Seul le sentier piéton dit « Misspfad » permet de traverser ces espaces paysagers. Le reste des jardins en cœur dʼîlots reste intime et difficilement perceptible de lʼespace public. La décoration

Les maisons traditionnelles sont richement décorées. Le travail de tailleur de pierre est aussi important pour la décoration que celui du charpentier. Les encadrements de portes cochères et grandes portes de cellier sont souvent sculptés et datés. Cette datation est typique de la région du vignoble mais moins fréquente dans le reste de lʼAlsace. Le bois de la façade est jusquʼà la fin du 18e siècle apparant, ensuite la maison en pan de bois est conçue pour recevoir un enduit. Les maisons anciennes de Beblenheim sont richement décorées : on y trouve des poteaux dʼangle sculptés, ainsi que différents ornements : mann, demi-mann, croix Saint André, losanges, chaises curules …

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4.3.2. Extensions linéaires Extensions linéaires antérieures à 1950

Les extensions linéaires antérieures à 1950 sont peu nombreuses à Beblenheim. Elles se sont développées le long de la rue du Petit Château en raccordant le centre ancien au pensionnat. Les extensions linéaires anciennes se trouvent également sur un petit morceau de la rue Hoen et le long de la rue du 5 Décembre. Les maisons sont implantées en alignement à la rue ou avec un faible recul de 1,5 à 3 mètres. Elles se présentent tantôt avec la façade longue tantôt avec le pignon sur la rue. Le front bâti est plus aéré que dans le centre. Les bâtiments sont toujours accolés avec un faible recul (Schlupf) sur une des limites latérales de la parcelle. La volumétrie du bâti est simple, rectangulaire. Les maisons sont couvertes de toit en pente raide typique de la région. Quelques pavillons de la deuxième moitié du 20e siècle dérogent à ce principe dʼimplantation. La hauteur du bâti est de deux exceptionnellement trois niveaux sous combles. Les vastes jardins se prolongent vers le vignoble qui entoure le village. La Villa Oberlin de la fin du 19e siècle située 23 rue Hoen, dʼun style régionaliste, est recensée dans la liste Mérimée du bâti remarquable.

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Extensions linéaires antérieures dʼaprès 1950

Les extensions linéaires construites après 1950 se trouvent aux entrées du village : à lʼextrémité de la rue Hoen, au bout de la rue du 5 Décembre ainsi que le long des anciens chemins agricoles : rue des Tulipes, chemin du Sonnenganz, chemin des Amandiers, rue de la Bleich, rue de Bennwihr… Il sʼagit de constructions spontanées construites au coup par coup le long des voies de communication menant au village. Le parcellaire est en lanières longues et étroites, qui ne permettent que difficilement dʼorienter la façade principale de la maison en alignement à la rue. Les maisons sont souvent implantées avec un grand recul par rapport à la rue au milieu de la parcelle, certaines en deuxième rang. Cette implantation est fortement consommatrice dʼespace et ne permet pas de construire un lien lisible avec lʼespace public. Le bâti est de type pavillonnaire souvent sans grand intérêt architectural. Les hauteurs de constructions sont le plus souvent dʼun niveau et demi sous combles. 4.3.3. Extensions organisées Les extensions organisées permettent dʼoptimiser la consommation de lʼespace (grâce au redécoupage du parcellaire). Elles sont donc plus appropriées à une certaine économie de lʼespace que les extensions spontanées. La qualité de ces nouveaux quartiers dépend beaucoup de leur emplacement par rapport aux centralités existantes et aux liens créés avec le reste de la commune. Cette caractéristique permet de créer un sentiment dʼappartenance du nouveau quartier au village. Le lotissement de Beblenheim a été construit dans les années 1975 -1980. Il est situé à lʼest du village. Il est accessible à partir de la route départementale N°3 par deux voies perpendiculaires qui constituent lʼentrée et la sortie du quartier. Le vignoble entoure le lotissement et le sépare à la fois du village et de la RD 3. La connexion vers le village se fait par le biais de deux rues secondaires : la partie sud de la rue du Gewurztraminer et la rue du Riesling. Le quartier est séparé du village et vit en autonomie par rapport au centre. La majorité des pavillons date de lʼépoque de création de lotissement. Les hauteurs de constructions sont le plus souvent dʼun niveau et demi sous combles. Plusieurs maisons sont actuellement en rénovation et se dotent dʼextensions contemporaines. Deux petites opérations groupées se trouvent le long de la rue des Vosges (4 lots) et entre la rue de Bennwihr et la rue du Vignoble (9 lots).

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4.3.4. Complexe hôtelier Un complexe hôtelier a été édifié à la fin des années 1990 au lieu-dit Kanzel, en surplomb de la Route du Vin, au sud du cimetière. Les bâtiments de cet hôtel résidence ont une forme et volumétrie qui sʼapparentent à celles des petits immeubles collectifs. Ils sont implantés dans un parc paysager.

4.3.5. Immeubles collectifs Seul un petit collectif datant des années 2000 a été construit dans le village. Il se trouve rue Stutz. Il est dʼune volumétrie massive et dʼune hauteur de deux niveaux plus combles, sans respect des volumétries originelles du bâti du village.

4.3.6. Halles agricoles et commerciales Une surface de plus dʼun hectare est affectée à la sortie dʼexploitations. Elle se situe à lʼest du ban communal à lʼécart du village. La cave de la coopérative viticole sʼest développée sur le site de lʼancien château de Beblenheim. Ce bâtiment de grand volume se trouve à proximité directe du centre ancien. Le magasin dʼameublement de typologie « grande surface » est construit à lʼouest du ban communal sur la route des vins. Visuellement, il compose lʼentrée nord de lʼagglomération de Bennwihr. VOIR CARTE C12 ET DOCUMENT C13 – DATATION DU BÂTI Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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4.4. TRAME VIAIRE On remarque que la commune de Beblenheim présente un faible maillage routier. En effet, elle présente peu de voies traversantes. Seule la route départementale traverse la commune sur lʼaxe est-ouest et permet de relier la commune au reste du territoire. Il sʼagit de la Rue du 5 Décembre et de la rue de Hoen qui relient la Route des Vins à Ostheim. Le centre du village est très dense et compacte, on y trouve peu de voies. Il comporte plusieurs impasses. Le réseau fonctionne sr un système de boucles. Le lotissement construit dans les années 70 est peu relié au reste de la commune. Les rues qui traversent la commune sur lʼaxe nord-sud se poursuivent en chemins ruraux, à travers le vignoble. On peut noter la présence dʼun sentier, le « Misspfad ». Ce sentier était auparavant un ruisseau, et relie maintenant la rue Jean Macé à la rue Stutz. Un autre chemin étroit permet de relier lʼimpasse Saint-Martin à la rue Saint-Martin. Les routes départementales RD 1b et RD 416 qui bordent Beblenheim respectivement à lʼEst et à lʼOuest sont répertoriées à grande circulation et de catégorie 3 dans le classement sonore. Le secteur affecté est estimé à 100 m. En ce qui concerne le stationnement, le caractère ancien et dense du centre conduit à une raréfaction de lʼoffre de stationnement. Cela génère des stationnements sauvages qui viennent perturber les déplacements piétons en les obligeant à contourner le véhicule souvent sur la chaussée ce qui engendre une insécurité dissuasive pour ce mode de déplacement. VOIR CARTE C14– VOIRIE

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4.5. LES ESPACES PUBLICS ET INFRASTRUCTURES PUBLIQUE 4.5.1. La mairie Vue de la mairie prise avant lʼincendie de la maison Schillé

La mairie aujourdʼhui

Source : Souvenirs dʼun siècle, 2000

Photo : J. ESPARGILIERE – Urbanisme – Paysage-Environnement

La construction de la mairie date de 1583 et subit un incendie en 1834. Reconstituée, elle fait lʼobjet de plusieurs transformations intérieures et a connu plusieurs destinations. Depuis 1983, la mairie abrite les archives du village, lʼancienne bibliothèque communale rassemblée par Jean MACE, les souvenirs du recteur Christian PFISTER et de lʼœnologue Christian OBERLIN. Depuis lʼincendie de 1834, le bureau de poste se situe au rez-de-chaussée de la mairie, celui-ci faisant également office de service bancaire. 4.5.2. La salle des fêtes Lʼancienne salle de réunion

Source : Souvenirs dʼun siècle, 2000

La salle des fêtes

Photo : ARA TRIO-ARCHITECTES

En 2005/2006, la nouvelle salle des fêtes communale a été entièrement restructurée. Cette nouvelle construction contemporaine, maintenue volontairement dans le centre du village, sʼintègre harmonieusement avec le bâti ancien et marque son identité particulière de bâtiment public.

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4.5.3. Les écoles Lʼécole élémentaire

Photo : J. ESPARGILIERE – Urbanisme – Paysage-Environnement

Lʼécole élémentaire est construite en 1854. Elle comporte deux parties mitoyennes symétriques : lʼune pour les garçons, lʼautre pour les filles. Lʼétage est prévu pour loger le personnel enseignant. Lʼécole maternelle

Photo : J. ESPARGILIERE – Urbanisme – Paysage-Environnement

Lʼécole maternelle, construite en 1910 grâce à lʼinitiative et une importante donation du maire Chrétien OBERLIN, est inaugurée en 1912 sous lʼappellation de salle dʼasile. Elle permet de continuer lʼinitiative de lʼenseignement créé par Mlle Coralie VERENET dans un cadre plus agréable.

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V. LES SERVICES COLLECTIFS

5.1. ALIMENTATION EN EAU POTABLE La distribution de l'eau est assurée par la commune qui achète l'eau auprès du Syndicat des Eaux. Le Syndicat du Niederwald regroupe le syndicat de Guémar, Illhaeusern et le syndicat de Beblenheim. Il assure lʼalimentation des communes de Bennwhir, Beblenheim, Guémar, Hunawhir, Illhaeusern, Mittelwhir, Riquewhir, Zellenberg à partir de prélèvements dans lʼaquifère ello-rhénan Cette eau est stockée dans les réservoirs du Sonnenglanz puis est distribuée dans tout le village. Des analyses régulières permettent de contrôler la qualité de l'eau.

5.2. ASSAINISSEMENT L'assainissement à Beblenheim est assuré par le Syndicat d'assainissement qui gère la station intercommunale d'épuration. L'ensemble des conduites d'assainissements est communal, et aboutit à la station d'épuration qui à l'obligation de rejeter après traitement, des eaux claires. De nombreuses technologies sont mises en œuvre, et sont financées par les taxes d'assainissement, communales et syndicales.

5.3. LE RESEAU DE GAZ La commune de Beblenheim est desservie en gaz naturel par le distributeur GrDF (Gaz Réseau Distribution France).

5.4. RAMASSAGE DES DECHETS MENAGERS ET TRI SEPARATIF Dans le cadre de la politique de valorisation et de tri des déchets, se trouvent dans la Communauté de communes deux déchèteries : une à Riquewihr, lʼautre à Ribeauvillé. Les déchets sont collectés à Beblenheim le mercredi matin. La facturation se fait sur la base d'une redevance incitative, calculée en partie sur le poids des déchets. Bien avant le Grenelle de l'Environnement, le choix a été fait, par la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé, d'un système qui incite chacun à trier et de ce fait à faire les bons gestes pour l'environnement. Le tri sélectif mis en place par la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé en 2002 porte à présent ses fruits: les dernières statistiques officielles montrent que la CC est bonne élève de cet engagement citoyen: la moyenne des ordures ménagères collectées par camion poubelles, par habitant pour l'année 2007 dans la CC est de 132 kg, contre 327 kg pour la moyenne française.

5.5. LES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORTS En ce qui concerne les transports en commun, Beblenheim est desservie par la ligne de cars départementale n° 106 qui assure en semaine et le samedi 9 allers-retours quotidiens entre Colmar et Ribeauvillé de 6 h à 19 h. Cette ligne est principalement destinée aux scolaires (collèges et lycées de Ribeauvillé et Colmar). On compte sur cette ligne 65 000 voyages/an (dont 86 % de scolaires et jeunes) soit 12 personnes/bus. Il nʼexiste pas de desserte vers Sélestat. Lʼoffre départementale présente des dysfonctionnements : les temps de trajets sont longs et donc peu concurrentiels par rapport à la voiture, la fréquentation est faible, lʼoffre est peu lisible pour des voyageurs occasionnels, les arrêts seraient à réaménager. Le réseau Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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souffre dʼun manque dʼinformation à lʼéchelle de la communauté de communes. Lʼintermodalité nʼest pas assurée sur le réseau. En ce qui concerne les circulations douces, des itinéraires cyclables relient la commune de Beblenheim aux communes voisines (Ostheim, Bennwihr, Bergheim, Ribeauvillé…). Malgré cela Beblenheim semble isolé du reste du réseau, qui a une vocation davantage touristique quʼutilitaire. La pratique de la marche demeure difficile par lʼabsence de trottoir et le stationnement sauvage notamment.

5.6. LES SERVICES DE SANTE La commune de Beblenheim bénéficie dʼun cabinet médical. Les pharmacies se trouvent à Ostheim et Riquewihr. Des infirmeries sont présentes à Bennwihr et à Riquewihr.

5.7. LES STRUCTURES PEDAGOGIQUES Beblenheim dispose dʼune école maternelle située 9 rue du Petit Château et dʼune école élémentaire « Jean Macé » située 3 rue Pfister en regroupement pédagogique avec lʼécole élémentaire dʼHunawihr. Les élèves originaires de Beblenheim sont ensuite scolarisés au collège Les Ménétriers de Ribeauvillé.

5.8. LES EQUIPEMENTS SOCIAUX Beblenheim fait partie de lʼespace solidarité de Sainte-Marie-Aux-Mines / Ribeauvillé et relève du Centre Médico-social de Ribeauvillé. 5.8.1. Lʼenfance Beblenheim dispose dʼun multi-accueil et est rattachée au relais dʼassistantes maternelles de Ribeauvillé. 5.8.2. Les personnes âgées La commune de Beblenheim fait partie du bassin de vie de Sainte-Marie-Aux-Mines qui regroupe les pôles gérontologiques de Ribeauvillé / Sainte-Marie-Aux-Mines et de Kaysersberg / Lapoutroie. Selon le schéma gérontologique élaboré par le Conseil Général, le bassin de vie de Sainte-Marie-Aux-Mines comptait en 1999 la part la plus importante de personnes âgées de 75 ans et plus sur le département. Le taux dʼéquipement dʼhébergement est lui aussi largement supérieur à la moyenne départementale. Cependant aucun établissement nʼassure lʼaccueil de personnes souffrant de la maladie dʼAlzheimer ou de troubles apparentées. De plus, les capacités en matière dʼaccueil temporaire et dʼaccueil de jour sont très limitées. Beblenheim dispose sur son territoire dʼune maison de retraite totalisant 63 lits dont 10 places dʼhébergement temporaire.

5.9. PROTECTION INCENDIE A COMPLETER

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COMMUNE DE BEBLENHEIM

VI. ANALYSE SOCIO-DÉMOGRAPHIQUE VII. LE LOGEMENT VIII. L’ÉCONOMIE IX. VIE ASSOCIATIVE

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12 rue du Général de Castelnau - 67000 STRASBOURG Courriel : plu-beblenheim@espargiliere.com

PLAN LOCAL D’URBANISME

REVISION DU POS EN PLU


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SOMMAIRE VI.  ANALYSE  SOCIO-­‐DÉMOGRAPHIQUE ........................................................................................... 3   Préambule .............................................................................................................................................................................. 3   6.1.   L’évolution  démographique .............................................................................................................................. 3   6.1.1.   L’évolution  communale .................................................................................................................................... 3   6.1.2.   Comparaison  avec  les  communes  du  SCOT.............................................................................................. 5   6.1.3.   La  structure  démographique  de  Beblenheim ......................................................................................... 6   6.1.4.   Origine  géographique  des  habitants  –  Migrations  résidentielles .................................................. 7   6.2   Les  ménages .............................................................................................................................................................. 8   6.2.1.  La  structuration  des  ménages  de  Beblenheim............................................................................................ 8   6.2.2.   Ménages  et  logements.....................................................................................................................................11   6.3   La  population  scolaire.........................................................................................................................................12   6.4   La  population  active.............................................................................................................................................13   6.4.1.  La  composition  socioprofessionnelle ............................................................................................................13   6.4.2.  La  localisation  de  l’emploi.................................................................................................................................15   6.4.3  Les  modes  de  déplacement .................................................................................................................................16   VII.  LE  LOGEMENT ......................................................................................................................... 17   7.1.  Évolution  du  parc  de  logement ..........................................................................................................................17   7.1.1.   Rythme  de  construction..................................................................................................................................17   7.1.2.   Évolution  de  la  typologie  du  logement ....................................................................................................18   7.1.3.   Évolution  de  l’occupation  du  logement ...................................................................................................19   7.2.   Age  du  logement ...................................................................................................................................................20   7.3.   Taille  des    logements ..........................................................................................................................................20   7.4.   Mobilité  résidentielle .........................................................................................................................................21   VIII.  L’ECONOMIE .......................................................................................................................... 22   8.1   .  Le  contexte.............................................................................................................................................................22   8.2   .  La  structure  économique  de  Beblenheim.................................................................................................22   8.2.1   Répartition  des  établissements  artisanaux  par  activité ...................................................................22   8.2.2   Les  exploitations  agricoles.............................................................................................................................23   8.2.3   L’Appellation  d’Origines  Contrôlées  Viticole  Alsace ...........................................................................24   8.2.4   Activité  touristique............................................................................................................................................26   IX.  VIE  ASSOCIATIVE...................................................................................................................... 27  

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VI. ANALYSE SOCIO-DÉMOGRAPHIQUE PREAMBULE Il est important de bien analyser la composition de la population dʼune commune lorsque lʼon doit réfléchir à son développement économique et urbain. Les données ci-dessous vont permettre dʼidentifier les spécificités démographiques communales en analysant ses données statistiques et en les croisant avec celles de communes voisines. Ces comparaisons permettent de mieux comprendre les évolutions et les interactions entre les communes, les effets structurels et conjoncturels de lʼévolution démographique, sociale et économique de la commune dans son contexte local et départemental. Elles permettront de bien qualifier les choix à venir en termes de mixité générationnelle et socioprofessionnelle.

6.1.

LʼEVOLUTION DEMOGRAPHIQUE

6.1.1. Lʼévolution communale Population à Beblenheim (en nombre dʼhabitants par année)

Source : INSEE RGP 2006

Evolution comparée des populations de Beblenheim et de la CCPR

Source : INSEE RGP 2006

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On constate que la population est en hausse constante depuis 1968. On note une forte croissance entre 1975 et 1982 de 9,69 % ; la population passant alors de 805 à 883 habitants. Cela correspond à la création dʼun lotissement dans les années 1970. Puis on constate un ralentissement de la croissance, qui entre 1999 et 2006 est de 1,11 %. Comparée à lʼévolution de la population de la Communauté de Communes, la croissance de la population de Beblenheim est plus fabile (3,72 % pour la CCPR). Cela peut sʼexpliquer par le peu dʼespaces urbanisables disponibles sur la commune dû à la présence de cultures viticoles.

EVOLUTION POPULATION

DIFFÉRENCE POPULATION

SOLDE NATUREL

SOLDE MIGRATOIRE

1968-1975

+4

- 67

+ 71

1975-1982

+ 78

- 27

+ 105

1982-1990

+ 35

- 30

+ 65

1990-1999

+ 25

- 37

+ 62

1999-2006

+ 11

- 38

+ 49

Source : INSEE RGP 2006

La croissance démographique sʼexplique par un solde migratoire positif, qui compense un solde naturel négatif depuis 1968. Ce solde naturel négatif sʼexplique par un vieillissement continu de la population.

A A TTIITTRREE DDEE CCOOM MPPAAR RAAIISSO ON N Evolution de la population depuis 1982

1999-2006

1990-1999

1982-1990

Beblenheim

1,11%

2,72%

3,96%

Ribeauvillé

0,59%

3,56%

5,95%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

- 4,62%

- 1,67%

- 11,94

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

13,85%

33,33

26,96%

Moyenne communes CCPR

3,72%

6,37%

2,74%

1

5,53%

6,70%

5,06%

Moyenne département

Soldes naturels et entre 1999 et 2006

1

migratoires

Solde naturel

Solde migratoire

Beblenheim

- 38

49

Ribeauvillé

- 140

169

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

- 140

- 67

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

54

169

Moyenne communes CCPR

4

37

Moyenne département

34

41

Les moyennes du département sont calculées hors variables des villes de Colmar et de Mulhouse

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6.1.2. Comparaison avec les communes du SCOT Les variations démographiques dans les communes du SCOT

Source : SCOT Montagne – Vignoble - Ried

On constate quʼil nʼy a pas une tendance générale dans lʼévolution démographique au sein de la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé. Cependant, la majorité des communes du SCOT Montagne – Vignoble – Ried connaissent des variations démographiques positives, soit grâce aux soldes naturels positifs qui compensent les soldes migratoires négatifs (Orbey, Mittelwihr, Ostheim, Rohrschwihr, Thannenkirch), soit grâce aux soldes migratoires positifs qui compensent des soldes naturels négatifs (Kaysersberg, Fréland, Ribeauvillé, Bergheim, St Hippolyte, Beblenheim), soit grâce à des soldes naturels et migratoires positifs (Le Bonhomme, Lapoutroie, Sigolsheim, Bennwihr, Riquewihr, Aubure, Hunawihr, Zellenberg, Guémar, Illhaeusern, Rodern). Les communes les plus proches géographiquement de Colmar, quant à elle, connaissent des variations démographiques négatives, avec des soldes naturels et migratoires négatifs (Niedermorschwir) ou des soldes naturels positifs qui nʼont pas compensé les soldes migratoires négatifs (Labaroche, Ammerschwihr, Kientzheim, Katzenthal). Avec sa dynamique démographique affaiblie, le risque de la commune de Beblenheim serait de basculer dans les classes à « variations négatives ». Il paraît donc urgent dans le cadre du PLU de trouver les moyens de rehausser le taux de natalité dans la commune.

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6

6.1.3. La structure démographique de Beblenheim Evolution de la répartition de la population par tranche dʼâge à Beblenheim (en % par rapport à la population totale)

Source : INSEE RGP 2006

Lʼanalyse démographique de la population en 1990, 1999 et 2006 permet de voir la structuration générationnelle en pourcentage de la population totale de lʼépoque. On constate une tendance au vieillissement de la population qui sʼaccentue depuis 1990. Les habitants de 30 à 44 ans baissent légèrement par rapport aux autres tranches dʼâge de la population. Cette baisse est généralement due au manque de logements adaptés à cette catégorie de la population. La catégorie des 45-59 ans progresse de manières significative (22,31 % de la population en 2006 contre 18,98 % en 1999). Ce phénomène est significatif dʼun facteur essentiel : la population acquise entre 1990 et 1999 a veilli en grande partie sur la commune (faible mobilité résidentielle). La catégorie 0-14 ans régresse essentiellement du fait de la baisse de la natalité de la commune. Cette baisse est corrélative de la réduction de la tranche dʼâge des 30-44 ans. La catégorie dʼâge 15-29 ans a subi un tassement : les jeunes ménages ont tendance à quitter la commune, suite au phénomène de décohabitation, pour des raisons dʼemplois ou dʼétudes, mais également, peut-être du fait dʼun manque de logement adapté à leurs besoins.

A A TTIITTRREE DDEE CCOOM MPPAAR RAAIISSO ON N Répartition de la population par tranche dʼâge en 2006

0-14 ans

15-29 ans

30-44 ans

45-59 ans

60-74 ans

75 ans & +

Beblenheim

15,71%

14,67%

20,22%

22,31%

15,93%

11,16%

Ribeauvillé

16,83%

16,37%

20,03%

18,74%

14,45%

13,59%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

13,34%

12,95%

15,91%

18,74%

8,36%

4,66%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

21,11%

21,05%

56,56%

56,56%

17,88%

13,59%

Moyenne communes CCPR

17,75%

16,62%

21,40%

21,16%

13,68%

9,40%

Moyenne département

18,52%

16,92%

22,53%

21,69%

13,21%

7,13%

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6.1.4. Origine géographique des habitants – Migrations résidentielles Origine de résidence dans les logements par rapport à 2001

Source : INSEE RGP 2006

Les trois quart des habitants vivent dans le même logement depuis 2001 (76 % de la population). Seulement 2 % des habitants de Beblenheim (soit 20 personnes) ont déménagé à lʼintérieur de la commune entre 2001 et 2006. La population de Beblenheim montre une très faible mobilité résidentielle. Cela est lié essentiellement à la composition du parc de logements qui nʼoffre que trop peu dʼalternatives dans le parcours résidentiel de ses habitants. Pour le reste, la provenance est majoritairement du Haut-Rhin (18 %, soit 158 personnes).

A A TTIITTRREE DDEE CCOOM MPPAAR RAAIISSO ON N Origine résidentielle dans les logements par rapport à 2001

Même logement

Autre logement même commune

Autre commune même dépt

Autre dépt même région

Autre région métropole

Hors métro ou DOM

Beblenheim

76,10%

2,21%

17,48%

2,32%

1,55%

0,33%

Ribeauvillé

63,19%

13,52%

13,31%

4,18%

4,33%

1,48%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

63,19%

0,80%

9,24%

0,53%

1,09%

0,00%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

80,65%

13,52%

19,95%

7,06%

8,19%

2,10%

Moyenne communes CCPR

70,76%

7,79%

14,09%

3,10%

3,26%

0,99%

Moyenne département

69,81%

7,29%

17,37%

0,98%

3,06%

1,49%

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6.2 LES MENAGES 6.2.1. La structuration des ménages de Beblenheim 2006

1999

1990

1982

1975

1968

MÉNAGES

364

344

315

296

251

245

POPULATION MÉNAGES (RÉS PRINC)

887

900

863

831

752

737

Nb de personnes / ménages

2,44

2,62

2,74

2,81

3,00

3,01

Source : INSEE RGP 2006

Le nombre de ménages a augmenté plus que celui de la population entre 1999 et 2006 : 20 ménages de plus, soit une augmentation de près de 6 %, alors que la population a seulement augmenté de 1,11 %. Cela sʼexplique par les phénomènes de vieillissement de la population et de recomposition des foyers (foyers monoparentaux, décohabitations…). Ainsi, le nombre de personnes par ménage diminue depuis 1968. En 2006, on compte en moyenne 2,44 personnes/ménage, pour 3,01 en 1968. En moyenne sur la Communauté de Communes de Ribeauvillé et environs, on compte 2,40 personnes par ménage en 2006, et 2,45 personnes par ménages dans le département du Haut-Rhin. Nature des ménages à Beblenheim en 2006

Source : INSEE RGP 2006

Sur les 364 ménages qui compose la commune de Beblenheim, plus de ¾ (76,92 %) des ménages sont en couple ou ont des enfants et près de ¼ des ménages sont constitués de 1 personne (23,08 %).

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Composition des ménages avec famille en 1999 et 2006 (en nombre de ménages)

Source : INSEE RGP 2006

En 2006, parmi les ménages avec famille, 50 % sont des couples sans enfant (soit 140 ménages), 44,29 % des couples avec enfant(s) (soit 124 ménages), 5,71% des familles monoparentales (soit 16 ménages). Depuis 1999 on constate une augmentation des couples sans enfants, passant de 38,81% en 1999 à 50 % en 2006 (+ 36 ménages). Parallèlement, les couples avec enfants diminuent, passant de 53,73 % en 1999 à 44,29 % en 2006 (- 20 ménages).

Enfants de moins de 25 ans par famille, en 2006

Source : INSEE RGP 2006

Les trois quarts des familles sont des familles peu nombreuses : 51 % nʼont pas dʼenfant, et 1/3 nʼont quʼun enfant. Seulement 20 % des familles ont 2 ou 3 enfants, soit 50 familles.

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Répartition par âge des personnes vivant seules ( en nombre dʼhabitant)

Source : INSEE RGP 2006

La majorité des personnes vivant seules a entre 65 et 79 ans (29,24 % soit 24 personnes en 2006). Cependant, depuis 1999 on constate une augmentation des personnes vivant seules âgées de 40 à 54 ans, passant de 17,33 % en 1999 à 25,58 % en 2006 (+ 8 personnes). Ce phénomène peut sʼexpliquer par lʼévolution des ménages (éclatement des cellules familiales). On peut également supposer que cette augmentation serait due à la venue de travailleur saisonner venant temporairement sʼinstaller dans la commune. Parralèlement, la commune dispose de plusieurs gîtes pouvant être loués sur des longues durée.

A A TTIITTRREE DDEE CCOOM MPPAAR RAAIISSO ON N Structure des ménages en 2006

Couples sans enfant

Couples avec enfant(s)

Famille monoparentale

Beblenheim

50,00%

44,29%

5,71%

Ribeauvillé

41,63%

45,65%

12,72%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

32,14%

40,00%

1,92%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

51,85%

64,29%

15,79%

Moyenne communes CCPR

41,90%

48,71%

9,40%

Moyenne département

41,50%

48,58%

9,91%

Nombre dʼenfants de moins de 25 ans par famille en 2006

0 enfant

1 enfant

2 enfants

3 enfants

4 enfants ou plus

Beblenheim

52,86%

30,00%

15,71%

5,71%

0,00%

Ribeauvillé

46,68%

26,83%

19,22%

6,69%

0,89%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

40,74%

14,81%

14,81%

3,70%

0,00%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

59,26%

30,00%

26,66%

14,29%

3,85%

Moyenne communes CCPR

48,29%

24,53%

20,33%

6,18%

1,66%

Moyenne département

48,31%

23,08%

21,21%

6,39%

1,86%

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6.2.2. Ménages et logements Evolution comparée de la population et de la production du logement à Beblenheim

Source : INSEE RGP 2006

Il est intéressant de comparer lʼévolution de la population et du logement. On constate une croissance importante du nombre de logement entre 1968 et 1975 (+ 17 %) qui est due à la création dʼun lotissement. Cela sʼexplique par lʼaugmentation de la population (+ 10 %) quʼon remarque entre 1975 et 1982. La production de logement a ensuite ralenti, avec une augmentation limitée à 3 %. A partir de 1982, la croissance du logement est supérieure à celle de la population. Entre 1999 et 2006, lʼévolution des logements est de 5 % et celle de la population de 1 %.

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6.3 LA POPULATION SCOLAIRE La commune bénéficie dʼune école maternelle, dʼune école élémentaire et dʼune crèche. Elle fait partie dʼun regroupement pédagogique Beblenheim-Hunawihr. Beblenheim compte 2 classes maternelles et 2 classes primaires. Les classes se partagent entre Hunawihr et Beblenheim, avec les CM2 et une partie des CM1 à Hunawihr. Lʼaccueil périscolaire se fait à midi à la maison de retraite de Beblenheim. Un ramassage scolaire est organisé entre Beblenheim et Hunawihr. Effectifs scolaires à Beblenheim depuis 1999 Elémentaire

Maternelle

Total

2010

41

40

81

2009

42

38

80

2008

43

29

72

2007

45

34

79

2006

47

38

85

2005

56

37

93

2004

61

41

102

2003

67

43

110

2002

74

38

112

2001

58

38

96

2000

57

35

92

1999

58

36

94

Source : Données communales

On note une augmentation des effectifs scolaires, plus particulièrement en élémentaire en 2002 (+ 16 enfants scolarisés entre 2001 et 2002), puis une diminution des effectifs (- 33 entre 2002 et 2010 essentiellement en élémentaire). Entre 1999 et 2010, les effectifs de lʼécole maternelle oscillent entre 29 et 43 élèves, et ceux de lʼécole élémentaire varient entre 74 et 41 élèves. La tendance à la baisse des effectifs scolaires depuis 2002 est corrélative de lʼévolution de la population (baisse de la part de la tranche dʼâge 0-14 ans et des 30-44 ans). Selon des données communales, lʼapport dʼenfants scolarisés nouveaux depuis 2008 serait dû à des dérogations pour scolariser des enfants dans la commune en raison de plusieurs ATSEM travaillant à Beblenheim.

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6.4 LA POPULATION ACTIVE Afin de bien connaître la population communale il est également intéressant dʼétudier la structuration des catégories socioprofessionnelles qui la composent, de connaître leurs lieux dʼemploi et leurs habitudes de déplacement domicile travail. 6.4.1. La composition socioprofessionnelle La répartition des actifs et des inactifs en 2006 à Beblenheim

Source : INSEE RGP 2006

Les trois quarts de la population de Beblenheim sont actifs. On ne compte quʼun très faible taux de chômage (4,14 % des actifs soit 18 personnes), inférieur à la moyenne de la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé (7 % des actifs). Il faut noter que parmi les inactifs, presque la moitié sont des retraités ou pré-retraités (47,02 % en 2006 soit 79 personnes) ; cette part a augmenté depuis 1999, on est passé de 38,85 % à 47,02 % de retraités ou prés-retraités entre 1999 et 2006 soit une augmention de 18 personnes.

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Catégories socioprofessionnelles à Beblenheim en 1999 et 2006

Source : INSEE RGP 2006

On constate que la composition socioprofessionnelle de la population de Beblenheim est dominée par la classe des retraités avec ¼ de la population active (24,47 % de la populaton active en 2006 soit 192 personnes). Entre 1999 et 2006 on note une augmentation des agriculteurs exploitants (de 6,97 % à 7,65 % soit + 4 personnes), et une hausse significatice des professions intermédiaires, qui passent de 10,95 % à 15,82 % entre 1999 et 2006 (soit + 36 personnes). A lʼinverse on voit une baisse des artisans commerçants, chefs dʼentreprise, qui se réduisent de moitié entre 1999 et 2006 (48 en 1999 contre 24 en 2006). Enfin, il est à noter lʼimportance de la classe des agriculteurs exploitants à Beblenheim qui représentent 7,65 % de la population des 15-64 ans en 2006 (contre 2,71 % pour la CCPR). Bien que cette augmentation soit peu significative, il est à noter que la part des agriculteurs exploitants est même en hausse depuis 1999, puisque lʼon comptait 56 CSP agriculteurs exploitants en 1999 pour 60 en 2006.

Agriculteurs exploitants

Artisans, comm., Chefs entr.

Cadres, Profs intel. Sup.

Prof intermédiair es

Employés

Ouvriers

Retraités

Autres

A A TTIITTRREE DDEE CCOOM MPPAAR RAAIISSO ON N

Beblenheim

7,65%

3,06%

5,10%

15,82%

13,26%

15,80%

24,47%

14,85%

Ribeauvillé

1,54%

3,59%

5,46%

11,59%

17,08%

18,69%

30,30%

11,75%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

0,00%

0,00%

3,51%

8,33%

5,26%

10,84%

17,92%

7,25%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

11,59%

7,95%

10,83%

26,32%

19,86%

25,42%

34,17%

19,38%

Moyenne communes CCPR

2,71%

4,01%

6,38%

13,46%

15,69%

18,54%

26,74%

12,47%

Moyenne département

0,76%

2,85%

6,60%

14,65%

16,71%

18,87%

24,43%

15,13%

CSP par tranche dʼâge en 2006

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6.4.2. La localisation de lʼemploi Lieu de travail des actifs occupés

2006 1999

Commune de résidence

Autre commune même dpt

Autre dpt même région

Autre région

Autre région hors métr.

112

273

33

2

7

26,22 %

63,86 %

7,72 %

0,47 %

1,64 %

128

264

11

5

14

30,33 %

62,56 %

2,61 %

1,18 %

3,32 %

Source : INSEE RGP 2006

En 2006, plus dʼun quart des actifs occupés de Beblenheim travaille dans la commune. Cette part a légèrement diminué depuis 1999 (passant de 30,33 % à 26,22 % soit – 16 personnes). Cette part importante peut sʼexpliquer par lʼactivité viticole importante à Beblenheim. La majorité des actifs (63,86 %) travaille dans le Haut-Rhin, notamment dans le bassin dʼemploi de Colmar. 7,72 %, soit 33 personnes, travaillent dans le reste de lʼAlsace, avec notamment la proximité du bassin dʼemploi de Sélestat. Les migrations pendulaire des actifs de Beblenheim

Source : INSEE RGP 2006 Réalisation : J. ESPARGILIERE – Urbanisme - Paysage-Environnement

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6.4.3 Les modes de déplacement Il est intéressant de prendre connaissance des usages de la population de Beblenheim en matière de modes de transport domicile-travail afin de pouvoir, à travers le PLU, mettre en place les mesures nécessaires pour améliorer le confort des habitants tout en assurant une meilleure protection de lʼenvironnement et une optimisation de la lutte contre les gaz à effet de serre.

Source : INSEE RGP 2006

On peut noter lʼabsence de transport en commun quelque soit lʼéchelle de déplacement. Cela peut être significatif de lʼabsence dʼun réseau adapté. Pourtant les flux pendulaires entre Beblenheim et Colmar doivent être important et un réseau entre les deux communes pourrait être envisageable. Au sein même de la commune, la moitié des actifs utilisent la voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. On constate que seulement 5,71 % des déplacements se font en vélo et 17,13 % à pied à lʼéchelle de la commune. Cela peut traduire un manque dʼinfrastructures adaptées à ces types de déplacements. Il faut toutefois être prudent quant à lʼinterprétation de ces données puisque lʼusage de différents types de transports pour se rendre sur son lieu de travail nʼest plus pris en charge par les données INSEE. Malgré tout, on peut affirmer que la voiture reste prépondérante dans les habitudes des Beblenheimois. Dans la CCPR, la problématique des déplacements des personnes âgés est importante. Cette population majoritairement captive des transports en commun est à prendre en compte dans la problématique des déplacements (accessibilité pour tous, TAD). On constate une forte multi-motorisation des ménages : à Beblenheim, 50,4% des ménages ont au moins deux voitures (INSEE 2006). En revanche, 7% de la population de Beblenheim nʼest pas motorisée et est donc captive des transports en commun. Même si 48% des actifs de la CCPR travaillent au sein du territoire, ils sont 77% à utiliser leur voiture pour aller travailler. Quel que soit le motif de déplacement, la voiture est le principal mode de transport utilisé (89% en moyenne sur la CCPR). Lʼutilisation de la voiture est maximale pour les motifs dʼachats en moyenne et grande surface où elle représente 95% des déplacements. 19% des achats de proximité sont réalisés à pied, mais 78% le sont en voiture. Le transport en commun est utilisé majoritairement pour le travail (3%).

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VII. LE LOGEMENT 7.1. ÉVOLUTION DU PARC DE LOGEMENT 7.1.1. Rythme de construction Nombre de logements à Beblenheim Année

1968

1975

1982

1990

1999

2006

Nombre de logement

277

323

333

360

401

421

Evolution du nombre de logements par an (en logements/an)

Source : INSEE RGP 2006

La croissance du nombre des logements est plus faible que celle en moyenne de la Communauté de Communes depuis 1975. Depuis 1968, le logement a connu une évolution de 52 % à Beblenheim. Après la construction du lotissement, lʼévolution du logement a été relativement régulière sur la commune.

A A TTIITTRREE DDEE CCOOM MPPAAR RAAIISSO ON N Evolution de la production du logement depuis 1982

1999-2006

1990-1999

1982-1990

Beblenheim

4,89%

11,39%

8,11%

Ribeauvillé

5,32%

12,06%

11,43%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

1,74%

0,00%

- 6,01%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

23,13%

26,32%

30,00%

Moyenne communes CCPR

10,39%

12,38%

6,79%

Moyenne département

12,08%

13,07%

9,78%

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Nombre de résidences principales par date dʼachèvement

18

Production de logements

1999

2006

1999-2006

1999-2006

Avt 1949

169

159

- 10

Démolitions

29

19491974

58

60

2

Créations de logements dans le parc ancien

9

19751981

55

62

7

Constructions neuves

41

19821989

26

26

0

Total création de logements sur l’ensemble du parc

50

19901998

36

17

- 19

Différence sur le nombre total de logements

21

19992004

0

31

31

20042006

0

10

10

Source : INSEE RGP 2006

Il est intéressant de voir le détail de lʼévolution du parc de logements entre 1999 et 2006 pour avoir une vision plus précise sur la nature de la production de logement dans la commune : -

On constate une part non négligeable de démolition de logements dans le parc ancien de la commune : une trentaine de logements aurait été supprimés pendant la dernière période intercensitaire, ce qui représenterait environ 7 % du parc de logement total de 1999 ;

-

Une dizaine de logements aurait été créée dans le parc ancien de logement : cette production de logements est probablement issue de la réhabilitation dʼhabitations existantes (exemple : réhabilitation dʼanciennes fermes en logements collectifs) ;

-

La production de logement à Beblenheim se fait essentiellement sur la construction neuve : 41 logements ont été construits entre 1999 et 2006. Le parc neuf représente alors 10 % du parc de logement total en 2006.

Ces chiffres ne sont pas à additionner arithmétiquement, mais il semble raisonnable de tabler sur un rythme moyen de 7 à 8 logements par an pour quantifier le développement de lʼhabitat entre 1999 et 2006 en prenant en compte les opérations de démolitionreconstruction. 7.1.2. Évolution de la typologie du logement Maisons individuelles

Appartements

2006

349 soit 82,89 %

72 soit 17,11 %

1999

288 soit 71,82 %

82 soit 20,45 %

Source : INSEE RGP 2006

En 2006, on compte une part importante de maisons individuelles (82,29 %) et peu dʼappartements (17,11 %). Cette tendance était déjà présente en 1999 et sʼest accentuée entre 2006 et 1999 (71,82 % de maisons et 20,45 % dʼappartements en 1999). Les constructions se sont donc principalement faites sous la forme de pavillonnaire individuel, fort consommateur dʼespace.

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19

7.1.3. Évolution de lʼoccupation du logement Propriétaires

Locataires

HLM loué vide

Logé gratuit

2006

78,36 %

17,53 %

0,00 %

4,11 %

1999

72,97 %

17,73 %

0,00 %

9,30 %

Source : INSEE RGP 2006

En 2006 on compte une part importante de propriétaire (78,36 %) et peu de locataires (17,53 %). On ne comptait pas de logements à loyer modéré (HLM) au recensement général de la population de 2006. Depuis, 12 logements aidés ont été construits par la SA HLM NEOLIA. Taux de vacance du logement Beblenheim

Moyenne communes CCPR

Moyenne département

2006

6,42 %

8,48 %

6,57 %

1999

9,48 %

7,28 %

5,35 %

1990

6,67 %

7,72 %

5,44 %

1982

6,31 %

9,06 %

6,38 %

1975

20,12 %

10,21 %

7,02 %

1968

10,47 %

9,29 %

5,97 %

Source : INSEE RGP 2006

On note que le taux de vacance du logement est relativement faible en 2006 avec un taux de 6,42 %. Le taux de vacance a été important en 1975 (20,12 %) mais cela peut sʼexpliquer par la construction du lotissement. NB : Le taux de vacance est calculé à partir du nombre total de logement comptabilisés par lʼINSEE. Le nombre total de logement comprend les résidences principales, les résidences secondaires et les logements vacants.

A A TTIITTRREE DDEE CCOOM MPPAAR RAAIISSO ON N Typologie du logement en 2006

Maisons individuelles

Appartements

Beblenheim

82,89%

17,11%

Ribeauvillé

43,50%

56,50%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

43,50%

7,82%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

92,18%

56,50%

Moyenne communes CCPR

65,24%

34,76%

Moyenne département

65,96%

34,04%

Propriétaires

Locataires

HLM loué vide

Logé gratuit

Beblenheim

78,36%

17,53%

0,00%

4,11%

Ribeauvillé

48,25%

47,13%

15,64%

4,63%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

48,25%

12,82%

0,00%

0,57%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

81,41%

47,13%

15,64%

5,77%

Moyenne communes CCPR

65,43%

30,97%

6,04%

3,60%

Moyenne département

68,79%

28,40%

8,77%

2,81%

Occupation du logement en 2006

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7.2.

20

AGE DU LOGEMENT

Âge du parc de logement (en date dʼachèvement des logements par rapport au nombre de résidences principales (en %)

Source : INSEE RGP 2006

On constate que le parc de logement est également vieillissant. En effet, 45 % du logement date dʼavant 1949. Seulement 3 % des logements ont été construit entre 2004 et 2006. Un quart des logements datent dʼentre 1975 et 1989, date de création du lotissement.

7.3.

TAILLE DES

LOGEMENTS

Taille des logements (en%/nombre de résidences principales)

Source : INSEE RGP 2006

Les trois quarts des résidences pincipales comptent 4 pièces ou plus. On note un décalage entre lʼoffre de logements et la population. En effet, environ 60 % des ménages sont de 1 ou 2 personnes alors que 23,83 % des logements sont de 1 à 3 pièces. Cette tendance était déjà présente en 1999 et sʼest accentuée pendant la période intercensitaire.

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7.4.

21

MOBILITE RESIDENTIELLE

Rotation du parc de logement en 2006 à Beblenheim (date dʼemménagement des ménages)

Source : INSEE RGP 2006

En ce qui concerne la mobilité résidentielle, on constate que la rotation du parc de logement en 2006 est faible. En effet, 64 % de la population a emménagé à Beblenheim il y a 10 ans ou plus, contre 9 % il y a moins de 2 ans, On est donc en présence dʼune population vieillissante, installée à Beblenheim depuis longtemps. Bien que ce phénomène soit significatif dʼun bien-être évident à habiter la commune, il serait nécessaire à lʼavenir dʼintroduire les moyens dʼune mobilité légèrement accrue afin de réduire les impacts dʼun vieillissement de la population, et dʼoptimiser lʼusage des habitations existantes.

A A TTIITTRREE DDEE CCOOM MPPAAR RAAIISSO ON N

Moins 2 ans

Entre 2 et 4 ans

Entre 5 et 9 ans

Depuis 10 ans ou plus

Beblenheim

8,78%

12,44%

14,67%

64,11%

Ribeauvillé

10,68%

20,79%

20,85%

47,68%

Moyenne commune de la CCPR la plus basse

4,59%

11,15%

10,00%

41,24%

Moyenne commune de la CCPR la plus haute

13,68%

24,23%

25,52%

66,97%

Moyenne communes CCPR

9,61%

16,83%

18,93%

54,64%

Moyenne département

9,97%

17,71%

19,33%

53,04%

Rotation du parc de logement en 2006 (date emménagement des ménages)

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22

VIII. LʼECONOMIE 8.1 . LE CONTEXTE 8.2 . LA STRUCTURE ECONOMIQUE DE BEBLENHEIM 8.2.1

Répartition des établissements artisanaux par activité

COMMERCE : 12

SERVICES

Boulangerie – Pâtisserie

Maison de retraite (70 lits)

Cave coopérative viticole

Médecins (X2)

Fromagerie

Bibliothèque

Point COOP dʼAlsace

Service Enfance - Jeunesse

Alsacoop

Crèche (petite enfance)

Salon de coiffure

1 regroupement pédagogique Beblenheim – Huhnawihr (accueil périscolaire le midi)

Garage Chauffage - sanitaire Electricité (X2) Ferronnerie, métallerie, fabrication restauration vente de machines

et

Meubles Vente de piquets de vigne

TOURISME : 10 STRUCTURES Restaurants

3

Hôtels

2 soit 30 chambres

Chambres dʼhôtes

5

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8.2.2

23

Les exploitations agricoles

Beblenheim compte 73 exploitations agricoles en 2000 dont 39 exploitations professionnelles (INSEE). Les exploitations agricoles A lʼest de la commune se sont développées les terres agricoles. Les exploitations agricoles sur cette partie du territoire sont les suivantes : • • • • •

SCEA SCHWARTZ ZWICKERT EARL PONTIUS WALT EARL BRONNER Jean-Pierre et Fils EARL Jean BIRCKEL GAEC Ferme du SEWLOCH

Les exploitations viticoles On distingue les exploitations viticoles : • • • • • •

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

Les Amandiers Cave vinicole de BEBLENHEIM EARL Edgard BERGER EARL BIRCKEL Théo EARL Serge BIRCKEL le domaine BOTT-GEYL, viticulteur produisant 5 AOC Alsace Grands Crus et 3 lieuxdits (vins issus de terroirs spécifiques ne bénéficiant pas dʼune appellation AOC Grand Cru) EARL Eurovitis Maison A. FISCHER Le domaine des Fontaines EARL Fischer REED EARL Dietrich GANGLOFF EARL HAFFNER Raymond EARL HAFFNER Raymond Les Vins dʼAlsace HARTWEG, exploite un vignoble de 9ha, répartis sur les communes environnantes EARL KUCHEL Marcel MAULER André SARL EARL MAULER MAULER Jean-Louis, exploitation familiale SCEA MAULER Pierre SCEA Daniel ORTLIEB Le Domaine du PFLAENZER Les vins dʼAlsace RENCK EARL RENK Raymond EARL RENK René SCEA Heim RIEG Le domaine SCHNEIDER BECHET les vins STOEFFLER Le domaine des Trois Noyers les vins WIEHLE- Domaine de la Vieille Forge WIRTH Marc Le domaine WOLFENSPERGER

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8.2.3

24

LʼAppellation dʼOrigines Contrôlées Viticole Alsace Le périmètre AOC Viticole Alsace

Source : Institut Nationale de lʼOrigine et de la Qualité

Lʼappellation dʼorigine contrôlée est un signe dʼidentification de la qualité et de lʼorigine reconnu depuis 1905 en France. En ce qui concerne Beblenheim, la reconnaissance date de 1945, après lʼannexion de lʼAlsace. LʼA.O.C. correspond à la dénomination dʼun territoire servant à désigner un produit qui en est originaire et dont la qualité ou les caractères sont dus au milieu géographique, comprenant des facteurs naturels et des facteurs humains. Tout producteur situé dans lʼaire géographique et respectant les conditions fixées par le cahier des charges de lʼappellation peut en revendiquer le bénéfice. Le cahier des charges définit les conditions à remplir pour bénéficier de lʼappellation. Il précise la spécificité du vin, son aire de production, les cépages autorisés, le rendement… Pour lʼélaboration de vins AOC, les raisins sont intégralement produits dans une zone géographique le plus souvent délimitée à la parcelle. On définit aussi une zone dans laquelle les raisins peuvent être vinifiés et, si cʼest nécessaire à la préservation de la qualité du vin, une zone dans laquelle ils seront élevés et conditionnés. Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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25

Les aires de production délimitées bénéficient dʼune protection générale contre toute opération dʼaménagement, dʼurbanisme, dʼéquipement, de construction, dʼexploitation du sol ou du sous-sol ou dʼimplantation de toute activité économique de nature à porter atteinte à lʼaire ou aux conditions de production, à la qualité ou à lʼimage du produit dʼappellation. Lʼautorité publique chargée dʼautoriser ou non la réalisation de ces opérations est soumise à une procédure de consultation préalable obligatoire, directe ou indirecte, de lʼINAO (Institut National de lʼOrigine et de la Qualité). L' A.O.C. Alsace Grand Cru est conférée à des vins satisfaisant à des contraintes de qualité particulièrement sévères, notamment en matière de délimitation des terroirs, de richesse naturelle, de dégustation d'agrément. Cette appellation concerne 50 lieux-dits et seuls les cépages riesling, gewurztraminer, tokay pinot gris et le muscat d'Alsace sont autorisés.

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8.2.4

26

Activité touristique

Le Pays de Ribeauvillé présente des intérêts touristiques. En effet il offre une diversité de paysages avec la plaine, le vignoble et la montagne. Beblenheim participe à cet attrait touristique en tant que village vinicole, dʼautant plus que la commune est située sur le Route des Vins dʼAlsace. La Route des Vins dʼAlsace, inaugurée en 1953, sʼétend sur plus de 170 kilomètres et traversent 67 communes sur les 119 communes productrices de la grande plaine dʼAlsace. Pour répondre à lʼaccueil des touristes, on trouve à Beblenheim 2 hôtels, 5 maisons dʼhôtes et 3 restaurants. La route des vins dʼAlsace

Source : winetourismeinfrance.com

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IX. VIE ASSOCIATIVE ASSOCIATIONS : 13 Amicale de pêche Amicale des Sapeurs Pompiers Club de Sonnenglanz (aînés du village) Dynamique (gymnastique, steps, aéronbic) Les Pros de la Récré (association de parents dʼélèves Paroisse protestante Tennis Club du Vignoble Amicale des donneurs de sang Chorale Harmonie 1905 Comité des fêtes Groupe folklorique Mémoire Art Culture Education Patch et Tchatche


COMMUNE DE BEBLENHEIM

X. BILAN DU POS XI. ENJEUX

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12 rue du Général de Castelnau - 67000 STRASBOURG Courriel : plu-beblenheim@espargiliere.com

PLAN LOCAL D’URBANISME

REVISION DU POS EN PLU


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2

SOMMAIRE X.  BILAN  DU  POS ............................................................................................................................. 3   LE  POS  DU  1982  MODIFIÉ  EN  1991 ............................................................................................................................ 4   LA  RÉVISION  DU  POS  DU  2001...................................................................................................................................... 4   XI.  ENJEUX ...................................................................................................................................... 6   11.1.   La  démographie ................................................................................................................................................... 6   11.1.1.   Les  constats ......................................................................................................................................................... 6   11.1.2.   Les  enjeux  de  la  prochaine  décennie ........................................................................................................ 6   11.2.   Le  logement............................................................................................................................................................ 8   11.2.1.   Les  constats ......................................................................................................................................................... 8   11.2.2.   Les  enjeux............................................................................................................................................................. 8   11.3.   L'urbanisme ........................................................................................................................................................... 9   11.3.1.   Le  constat............................................................................................................................................................. 9   11.3.2.   Les  enjeux  urbains............................................................................................................................................ 9   11.4.   Les  infrastructures............................................................................................................................................10   11.4.1.   Les  constats .......................................................................................................................................................10   11.4.2.   Les  enjeux...........................................................................................................................................................10   11.5.   L’économie ...........................................................................................................................................................11   11.5.1.   Les  constats .......................................................................................................................................................11   11.5.2.   Les  enjeux...........................................................................................................................................................11   11.6.   L'environnement ...............................................................................................................................................11   11.6.1.   Les  constats .......................................................................................................................................................11   11.6.2.   Les  enjeux...........................................................................................................................................................13   11.7.   Lien  social  et  qualité  des  espaces  publics ...............................................................................................13   11.7.1.   Les  constats .......................................................................................................................................................13   11.7.2.   Les  enjeux...........................................................................................................................................................13  

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3

X. BILAN DU POS Tableau des superficies de zone (en ha) ZONES SECTEURS

POS MODIFIE DE 1991

POS REVISE EN 2001

EVOLUTION

38,00

37,85

-0,15

ZONES URBAINES Total zone UA

34,20

17,00

-17,20

dont UA strict

32,20

17,00

-15,20

dont UAa

2,00

0,00

-2,00

Total zone UB

0,00

2,70

dont UB strict Total zone UC

2,70

0,00 0,00

2,70 15,70

2,70 15,70

dont UC strict

0,00

13,90

13,90

dont UCa

0,00

1,80

1,80

Total zone UE

3,80

2,45

dont UE strict

3,80

ZONES NATURELLES Total zone NA

-1,35 2,45

523,00

-1,35

523,15

13,20

0,15

20,90

7,70

dont NA strict

0,00

18,00

18,00

dont NAa

7,10

0,00

-7,10

dont NAb

2,00

1,10

-0,90

dont NAc

4,10

1,80

-2,30

Total zone NC

502,50

423,50

-79,00

dont NC strict

314,70

0,00

-314,70

dont NC a

187,80

187,70

-0,10

dont NCb

0,00

152,00

152,00

dont NCc

0,00

82,40

82,40

dont NCd

0,00

1,40

1,40

Total zone ND

7,30

78,75

71,45

dont ND strict

4,00

78,75

74,75

dont NDa

3,30

0,00

-3,30

Superficie couverte par le POS

561,00

561,00

Superficie de la commune

561,00

561,00

Espaces boisés classés

3,50

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3,50


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4

La commune de Beblenheim sʼest dotée dʼun POS par arrêté préfectoral du 29 novembre 1982. Celui-ci a été modifié par délibération du conseil municipal du 16 décembre 1991. Sa révision a été approuvée par la délibération du Conseil Municipal du 24 juillet 2001. LE POS DU 1982 MODIFIÉ EN 1991 Le POS dʼorigine a recherché à définir une unité et une harmonie de lʼespace urbanisé en le classant en une zone urbaine unique UA. La nécessité de créer une liaison entre le village et le lotissement a été exprimée déjà à cette époque. Cet espace occupé par le vignoble a été classé en NAa – zone urbanisable sous condition. Plusieurs autres zones urbanisables à moyen terme faisaient partie du POS du 1982 modifié en 1991. La zone NAa située à lʼest de la rue des Tulipes a fait lʼobjet du remembrement par une AFU. Ce secteur a été urbanisé entre 1982 et 2001. De ce fait il a été intégré, lors de la dernière révision, aux zones urbaines (UC et UA). Lʼurbanisation de la zone NAa située entre la rue du Vignoble et à lʼest de la rue de Bennwihr dans le secteur AOC a été abandonnée en 2001. Le seul secteur NAa situé entre la RD3 et le lotissement a été repris par le zonage de la révision. Un secteur de zone NAb existait entre 1982 et 2001 le long du chemin de Sonnenglanz. Ce classement a eu pour conséquence lʼapparition dʼune urbanisation éparse sur la crête surplombant la Route du Vin. Pour stopper lʼurbanisation diffuse de cet espace dʼune valeur paysagère importante, le chemin de Sonnenglanz a été intégré à la zone agricole réservée à la viticulture lors de la dernière révision. Le secteur NAc destiné au développement des activités économiques et de loisir se trouvait au Nord de la RD3 au niveau des sorties dʼexploitations. Les parcelles de la COVIDAL situées le long de la Route du Vin étaient classées également en NAc. Un des objectifs du POS de lʼépoque était de préserver les qualités paysagères des abords de la Route du Vin. Il y a malgré tout permis, par le classement de ces abords en zones NAb, NAc et UAa, lʼimplantation dʼactivités économiques, hôtelières et de plusieurs maisons dʼhabitations. Cette contradiction a eu pour conséquence un mitage de lʼespace de ce secteur. LA RÉVISION DU POS DU 2001 Le règlement de la dernière révision (approuvé en 2001) divise le territoire communal en quatre zones urbaines (UA, UB, UC, UE) et trois zones naturelles NA, NC et ND. La zone UA (dʼune surface de 17 ha) correspond au centre du village caractérisé par un tissu urbain dense et continu, composé de maisons alsaciennes, dont un grand nombre a une valeur patrimoniale importante. Les jardins au cœur dʼîlot le long du chemin de Misspfad sont classés en « terrains cultivés à protéger ». Le règlement vise à préserver la typologie du centre du village. La zone UB (dʼune surface de 27 ha) située entre le centre ancien et le lotissement est occupée par le vignoble. Il sʼagit dʼune zone non urbanisée, desservie par les réseaux situés dans les rues qui la délimitent. Elle est destinée à une urbanisation mixte et relativement dense qui devrait à terme relier le village ancien au lotissement. Le règlement, notamment dans ces articles 6 et 7, permet de créer un tissu urbain continu et encourage la construction dʼun habitat diversifié. Le zonage en UB reflétait la volonté dʼaménager cet espace rapidement.

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5

Par contre ce zonage présentait un risque de morcellement du terrain (du fait de la possibilité dʼune réalisation au coup par coup sans plan dʼensemble) et ne permettait pas de se doter de tous les outils réglementaires pour atteindre les ambitions de mixité et de densité recherchés. Une seule construction a été construite dans cette zone depuis 2001. Il sʼagit dʼune habitation située dans le deuxième rang et accessible à partir de la rue Stutz. La zone UC (dʼune surface de 15,7 ha) correspond au lotissement communal et aux différentes extensions pavillonnaires existantes. Les constructions futures devraient combler des dents creuses. Le règlement de cette zone est plus « classique », volontairement adapté aux zones pavillonnaires. Deux secteurs UCa1 et UCa2 font partie de cette zone. Le secteur UCa1 correspond aux terrains destinés aux équipements sportifs. Il nʼa jamais été aménagé. Le secteur UCa2 correspond au complexe hôtelier. Son règlement permet de réaffecter ce secteur aux bureaux, services dʼintérêt général, mais pas aux logements. La quasi-totalité des extensions urbaines des dernières années sʼest fait au sein de la zone UC. La zone NA (dʼune surface de 20,9 ha) est une zone naturelle aménageable à moyen terme. Un projet dʼensemble et la modification du POS sont nécessaires à son ouverture à lʼurbanisation. La destination plus précise (dominante habitat, activités économiques …) de la zone NA nʼest pas définie par le règlement. La zone NA comporte des secteurs NAb et NAc. Le secteur NAb est destiné à lʼimplantation des hangars viticoles et le secteur NAc aux activités économiques. Au cours des dix dernières années, la zone NA nʼa pas été urbanisée. La zone NC (dʼune surface de 423,5 ha) est une zone naturelle agricole. Elle est subdivisée en quatre secteurs. Le secteur NCa correspond au vignoble. Ces limites reprennent la délimitation du secteur AOC. Lʼhabitat situé le long du chemin de Sonnenglanz se trouve dans ce secteur. Le secteur NCb correspond aux terres cultivées non constructibles afin de préserver les vues lointaines sur le site protégé du Zellenberg. Le secteur NCc comporte les terres cultivées qui peuvent accueillir des sorties dʼexploitation. Le secteur NCd correspond aux espaces des étangs à lʼOuest du territoire communal. La zone ND (dʼune surface de 78,7 ha) est une zone naturelle protégé en raison de sa qualité paysagère et de risques dʼinondation. Elle est non constructible. Elle vise à protéger les qualités paysagères des abords de la Route des Vins. Elle assure la non constructibilité des espaces agricoles soumis au risque dʼinondations. Le règlement présente des articles qui sont aujourdʼhui contradictoires avec les objectifs de densification et dʼéconomie de territoire. Les articles 6 et 7 sont rédigés dans lʼesprit des attentes passées en matière de développement pavillonnaire soit un recul de plus de 5m par rapport à la rue et de 3m minimum par rapport aux limites séparatives. Ces règles interdisent maintenant lʼextension des constructions existantes dans les secteurs dans lesquels elles sont appliquées : les habitations ne peuvent sʼétendre sur les limites latérales ou sur lʼavant côté rue. De ce fait les pétitionnaires doivent amputer leur jardin en cas de besoin dʼextension.  

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6

XI. ENJEUX 11.1.

LA DEMOGRAPHIE

11.1.1. Les constats La composition générationnelle La population communale affiche une croissance continue depuis 1968, croissance qui nʼa reposé que sur le dynamisme de son solde migratoire. Le solde naturel est systématiquement négatif depuis 40 ans. La commune présente donc une bonne attractivité résidentielle et une qualité de vie favorisant lʼaccueil dʼune population nouvelle. Par contre, la forte représentation de logements de grande taille et le plus souvent pavillonnaire encourage lʼaccueil et lʼhébergement dʼune population de ménages de plus de 30 ans et plus particulièrement de plus de 45 ans, ménages qui ne soutiennent pas la natalité communale. La tranche dʼâge de 15 à 29 ans est en régression continue depuis 20 ans. Cette tendance repose en partie sur les migrations résidentielles liées à la recherche dʼun premier emploi, mais surtout par lʼabsence de logements adaptés à cette catégorie de population. Moins du quart des logements fait moins de 4 pièces et seulement 17,5% des logements sont proposés à la location. La structure des ménages Beblenheim présente une tendance structurelle de réduction de la taille des ménages conforme à la tendance nationale. Le nombre de personnes par ménage est passé de 3,01 à 2,44 entre 1968 et 2006. Cette tendance est liée : -

au vieillissement de la population qui engendre de plus en plus de foyers dʼune seule personne,

-

au phénomène de décohabitation qui fait que les enfants quittent le noyau familial

-

à lʼéclatement des cellules familiales qui engendre de plus en plus de foyers monoparentaux et de personnes seules même dans les tranches dʼâge de 30 à 60 ans.

Ces phénomènes entraînent également une croissance du nombre de ménages supérieure à celle de la population. 40 ménages de plus sont sans enfants en 2006 par rapport à 1999. Le nombre de personnes seules a augmenté chez les personnes âgées pais également chez les personnes de 40 à 54 ans (+8). La composition socioprofessionnelle Lʼactivité agricole reste dynamique et engendre un accroissement des catégories des exploitants et des ouvriers. Les artisans, commerçants et chefs dʼentreprise ont réduit de moitié en passant de 48 à 24 personnes. Les personnes retraitées représentent 24% de la population active. 11.1.2. Les enjeux de la prochaine décennie Le développement démographique futur de la commune, fort de ces constats devra être suivi qualitativement pour : -

garantir une bonne mixité générationnelle,

-

préserver sa diversité socioprofessionnelle, Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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-

7

préserver lʼaccueil de population active répondant aux besoins de lʼéconomie communale.

Lʼoffre en logements devra être étudiée finement, tant dans le rythme de développement à promouvoir que par rapport à la diversité de logements à développer entre locatif, locatif social et accession à la propriété, logement individuel, intermédiaire et collectif. Parallèlement, le renouvellement de la population des artisans, commerçants et chefs dʼentreprise doit être suivi de près pour que le tissu économique local soit pérennisé et développé. Les départs en retraite de cette catégorie de population se doit dʼêtre anticipée pour soutenir la pérennité et la reprise des entreprises concernées (commerces, services à la population, …).

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11.2.

8

LE LOGEMENT

11.2.1. Les constats La commune de Beblenhheim offre un parc de logements anciens, en cœur de village, homogène, resserré et de bonne qualité, support de lʼidentité communale. Il est complété par un ensemble de logements pavillonnaires construits depuis les années 1970 qui a consommé une surface importante du territoire communal pour un faible apport de population nouvelle. Le parc de logements se caractérise par une très forte proportion de propriétaires (78,4%) en progression depuis 1999 et une très forte proportion de maisons individuelles (83%) également en croissance par rapport à 1999 alors que la diversification démographique de la commune nécessiterait dʼinverser ces tendances. On constate également que 60% des ménages est composé de 1 à 2 personnes alors que 57% du parc de logements possède plus de 5 pièces. La croissance du parc est faible, eu égard à la faible disponibilité de nouveaux terrains de construction et à la très faible mobilité résidentielle de la population. Il y a peu de logements sur le marché (la vacance est significative dʼun marché tendu). De ce fait, lʼévolution du parc ancien, comme lʼapparition dʼoffres nouvelles reste très marginale. Le prix du foncier sʼen ressent également et participe à écarter certaines catégories de population (jeunes ménages, ménages modestes). 11.2.2. Les enjeux Diversification du parc de logements Le développement à venir du logement sur la commune devra veiller à intégrer une diversification dans lʼoffre : -

le parc de logements sociaux devra être développé sensiblement et de façon intégrée,

-

le logement locatif privé devra également se développer,

-

les types dʼhabitat devront être plus diversifiés en développant les logements de 2 à 3 pièces,

-

la mobilité résidentielle interne à la commune devra être encouragée pour mieux mettre en adéquation la taille des logements et celle des ménages. Les personnes âgées à la recherche de logements plus petits dans leur environnement familier doivent pouvoir être satisfaites, libérant ainsi des logements plus grands pour les ménages plus jeunes et ayant des enfants.

Une telle mesure permettrait aussi de maintenir sur le marché une offre en logements pavillonnaires sans pour autant consommer de nouveaux terrains pour ce type de logements très consommateur dʼespace. Rythme de développement Le rythme passé a été construit en fonction dʼopération opportunistes non planifiées dans leur déroulement. Le développement à venir, que ce soit dans la requalification de lʼancien ou dans des offres nouvelles devra être planifié, qualifié et organisé pour que son rythme soit compatible avec les capacités des équipements publics (scolaire et périscolaire) de façon durable. Le raisonnement devra se faire sur les 20 à 30 ans à venir, même si le PLU nʼorganise de façon opérationnelle que les 10 à 15 prochaines années. Il faudra préserver les capacités de développement pour les générations futures.

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11.3.

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L'URBANISME

11.3.1. Le constat Le village de Beblenheim se caractérise par un bâti ancien homogène, harmonieux et porteur dʼune identité et dʼune image fortes. Ces atouts sont les principaux vecteurs de lʼattractivité résidentielle, touristique et économique de la commune. Le bâti récent développé durant la seconde moitié du XXe siècle présente des problèmes dʼintégration tant au niveau urbain que social. La principale opération est déconnectée du village autant par la typologie de logement développée que par son éloignement géographique. Les opérations individuelles ou les petites opérations en bordure de village sʼintègrent mieux par leurs proportions même si les implantations ne se réfèrent que rarement à celles qui soutiennent lʼidentité du village (orientation des constructions, implantation à la rue, organisation des accès, …). 11.3.2. Les enjeux urbains La commune doit développer dans les décennies à venir une offre en logements plus diversifiée et moins consommatrice dʼespace. Ces deux enjeux militent pour une organisation urbaine plus proche de celle qui a forgé le centre du village. Les terrains disponibles pour le développement de la commune sont très réduits. Ils sont chargés de nombreuses contraintes réglementaires et environnementales. Il y a donc lieu de les utiliser avec parcimonie. Une part du développement futur de la commune devra se faire à travers la requalification et la diversification du parc existant. Ces opérations devront être également cadrées finement pour bien gérer la densification en habitants du bâti existant au regard des besoins engendrés en termes de déplacements et de stationnement. La réglementation appliquée aux différents territoires de développement ou de requalification devra être étudiée finement pour soutenir les objectifs à la fois quantitatifs et qualitatifs définis par la commune.

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11.4.

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LES INFRASTRUCTURES

11.4.1. Les constats Les réseaux Lʼensemble de la commune est correctement desservi par les réseaux collectifs (eau, assainissement, électricité, …). Il convient néanmoins de ne pas surcharger les réseaux dʼassainissement avec des eaux de ruissellement qui ont vocation à alimenter les nappes de surface et à participer à préserver lʼhygrométrie des surfaces naturelles ou en culture autour du village. Le réseau viaire Le village est desservi par un réseau de voiries étroit et sinueux, longé par un bâti presque continu. Les propriétés privées bénéficient presque toutes de cours et de jardins directement accessibles depuis lʼespace public. Les besoins en stationnement actuels peuvent être plus ou moins satisfaits sur les parcelles privées sans encombrer lʼespace public. Par contre, la densité bâtie et lʼimbrication du parcellaire rendent difficile le développement de capacités de stationnement supplémentaires dans le cadre de requalification de bâti pour du logement supplémentaire. La configuration des voies nʼest pas propice à une grande fluidité du trafic automobile. Par contre cette situation favorise un écoulement lent renforçant la sécurité des riverains et des piétons et deux roues. Leur aménagement préfigure déjà des espaces partagés. Les voies ne présentent que rarement des trottoirs. Il y a déjà des habitudes de mélange des flux dans un espace commun, pratique qui garantit une meilleure sécurité. Les déplacements doux Les rues sont favorables au développement dʼun espace partagé entre lʼautomobile et les autres modes de déplacement (pédestre et deux roues). Ce réseau est complété par quelques sentiers réservés aux piétons. Les transports en commun Les usages en matière de transport se portent presque exclusivement sur lʼautomobile. Les transports en commun sont actuellement réservés aux déplacements scolaires, bien que de nombreux habitants aient des trajets quotidiens vers Colmar (plus de 200 personnes). Lʼorganisation actuelle : horaires et cadencement, ne semblent pas adaptée à leurs besoins. 11.4.2. Les enjeux Le stationnement Le développement urbain du village ne pourra se faire sans des mesures collectives de gestion des besoins en stationnement. Des parcelles devront être réservées à ces fins pour éviter que les espaces publics soient progressivement colonisés par la voiture individuelle. Cette gestion, même si elle doit être portée financièrement par les intéressés directs, devra être anticipée par la collectivité en réservant des espaces au gré des opportunités foncières. Les déplacements Lors de lʼélaboration des programmations de développement de la commune, il sera indispensable de penser conjointement les modes de déplacement des habitants, que ce soit pour leurs besoins domestiques (internes à la commune), leurs besoins professionnels (migrations pendulaires) afin dʼoptimiser les circulations automobiles et de réduire les gaz à effet de serre.

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Il sera souhaitable dʼencourager le recours au co-voiturage, au déplacements pédestre et en deux roues. La gestion des eaux de ruissellement Il conviendra dʼintégrer aux réflexions dʼaménagement, de requalification et de développement de la commune la prise en compte dʼun souci dʼoptimisation des surfaces imperméabilisées afin de réduire les quantités dʼeau collectées. Ensuite, les eaux résiduaires devront être stockées et filtrées avant rejet dans le milieu naturel de façon maîtrisée. Chaque opération dʼaménagement ou de requalification devra prendre en compte ces contraintes dans sa définition et son organisation. 11.5.

LʼECONOMIE

11.5.1. Les constats La commune se caractérise par une dynamique économique importante reposant sur : -

une activité viticole importante et en essor

-

une activité touristique présente et représentée par des équipements de restauration et dʼhébergement diversifié (restaurants, brasseries, cafés, hôtels, gîtes, camping, …),

-

des services à la personne présents et bien diversifiés.

La commune accueille un complexe hôtelier particulier dont le fonctionnement semble présenter des signes de faiblesse alors que lʼéquipement immobilier est important et très présent dans la commune bien quʼexcentré. De la même manière, il existe quelques activités économiques le long de la RD dont la pérennité et lʼévolution devront être considérées finement dans le cadre du développement communal afin de les intégrer au mieux dans le fonctionnement du village et dans leur environnement. Lʼanalyse des catégories socioprofessionnelles a fait apparaître un facteur quʼil convient de prendre en compte qui est la forte baisse du nombre de chefs dʼentreprise. Il est nécessaire de se préoccuper du devenir des entreprises de la commune et de sʼassurer de leur pérennité au delà des conjonctures économiques afin de leur permettre de survivre après les départs en retraite de leurs dirigeants actuels. 11.5.2. Les enjeux Le développement à venir de la commune doit pérenniser le tissu économique actuel. Lʼactivité agricole doit être maintenue et encouragée, ainsi que les activités liées (vente au domaine, restauration, …). Les commerces et services de proximité doivent être pris en compte afin de les pérenniser et de développer et diversifier lʼoffre grâce à lʼaccroissement de population à venir. Les velléités dʼinstallation de nouvelles activités économiques doivent être intégrées le plus tôt possible dans le processus de développement communal afin de profiter au mieux des opportunités qui se présentent. 11.6.

L'ENVIRONNEMENT

11.6.1. Les constats Le territoire de Beblenheim est très contraint : -

par les cours dʼeau qui le traversent,

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par lʼaire dʼaccueil potentiel du grand hamster qui couvre lʼensemble du territoire communale, Jérôme ESPARGILIERE Urbanisme - Paysage - Environnement


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par le vignoble qui couvre toute la partie pentue du territoire jusque dans le village même et qui est protégé par une AOC,

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par un relief qui rend tout le village très exposé à la vue dans le paysage du piedmont des Vosges et de la route des Vins.

Le développement à venir, de ce fait ne pourra se faire que sur un territoire très limité. Leur extension ne peut pas être envisagée même à moyen terme. Il y aura donc lieu de le gérer de façon très économe et parcimonieuse.

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11.6.2. Les enjeux Du fait de lʼensemble des contraintes sʼappliquant à lʼensemble du territoire communal et des objectifs de qualité environnementale poursuivis par la collectivité, le PLU devra veiller à mettre en place : -

une gestion économe du territoire communal

-

des prescriptions claires et ambitieuses en matière : o

dʼoptimisation des déplacements de la population,

o

de choix dʼénergie pour les habitations,

o

dʼorganisation urbaine pour exploiter au mieux le solaire passif,

Les espaces naturels seront systématiquement préservés de toute utilisation intensive afin de préserver leur diversité. Les espaces agricoles seront également préservés par rapport à leur fonction en termes de qualité paysagère et environnementale du territoire communal. 11.7.

LIEN SOCIAL ET QUALITE DES ESPACES PUBLICS

11.7.1. Les constats La commune présenta actuellement un ensemble dʼespaces (rues, place, placettes et sentiers) qui participe à la qualité du cadre de vie. Cette qualité est renforcée par la qualité du bâti qui constitue lʼenveloppe de ces espaces. Il est indispensable de préserver cette qualité sans « muséifier » le village. La géométrie et la configuration des voies et espaces publics portent en elles une diversité qui participe fortement à lʼimage et lʼidentité du village. Lʼimplantation des équipements publics au cœur du village est un atout très important pour la qualité de la vie de ses habitants. Tous les équipements sont à proximité des habitations sans prendre la voiture (mairie, écoles, salle des fêtes, restaurants, …). Les espaces publics centraux sont en cours de requalification avec lʼobjectif de définir des espaces partagés entre les différents usages. 11.7.2. Les enjeux Les espaces publics devront continuer à être pensés non plus seulement comme lieux de déplacements mais comme espaces de convivialité et dʼéchange entre les habitants, renforçant la cohésion sociale de la population et ainsi le partage des usages et des expériences (covoiturage par exemple).

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