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Pieds Libres

Magazine

N° 1

Au commencement...

Un départ plus que motivé La préparation

La nourriture en bivouac Un lieu : le premier col

Un voyageur : Cédrick

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Qui suisje?

Caroline X M O I R E AU 4 -0 4 -19 N é e le : 0 O r ig in a ir e

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du JUR A

u r qu a li t é E x in g é n ie a u t iqu e on d a n s l’ a é r à oy a ge u s e d e ve n u e v le in t e mp s p

Qui suis-je? Il est assez dur de se décrire soit même , je dirais juste que je suis une nana tout ce qu’il y est de plus normale, quoiqu’il est vrai qu’avec mon caractère bien trempé et mon tempérament de feu, je suis une fonceuse. Toujours quelque chose à redire, j’aime bien en faite quand les choses sont faite à ma manière. Je suis pas très patiente non plus et un chouilla trop dynamique pour certain, alors pour ne pas avoir a attendre et bien je prend souvent les choses en main, ce qui me donne un rôle de petit chef qui ne me plait pas du tout et surtout me fatigue. Ma rapidité d’analyse et d’action laisse donc peut de place au gens qui m’entoure. Consciente de tout cela je tente de faire de mon mieux pour laisser chacun faire les choses à son rythme. C’est pas toujours facile mais je fais de mon mieux. Bon j’ai aussi des bons cotés, je suis très honnête, tolérante, ouverte aux dialogues, je supporte la critique au mieux je l'incite. Je suis douce, délicate, gentille, poli, serviable, généreuse......et j’en passe ;-) Bref je suis une fille quoi, chieuse comme ont les aimes, adorable à mes heures perdues et horrible quand ça va pas....Je suis très gentille mais je sais aussi être très méchante! 2


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Sommaire Un départ plus que motivé P 4-6

La préparation

P7

La nourriture en bivouac

Un lieu Le premier col

P 8-9

P 10-13

Un voyageur Cédrick

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P 14-15


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Un départ plus que motivé

Texte retrouvé en rangeant mes affaires avant mon départ parmi mes cahiers de composition de primaire, 1988. C’est le 1er juin 2011, en mettant tout simplement un pieds devant l’autre qu’a commencé l’aventure Pieds Libres. Partie de Lons-LeSaunier, ville où je suis née, j’ai 31 ans quand j’entame cette vie de nomade qui va me conduire sur les routes des villages du monde. Sac à dos harnaché, chaussures bien lacées, il ne reste plus qu’à avancer.... Ce départ il m’aura fallu le

préparer. Ingénieur qualité dans l’aéronautique, j’occupais un poste en CDD en région parisienne. A seulement quelque mois du CDI qu’on allait me proposer, ma tête était déjà ailleurs. Quelques voyages précédents, notamment en A u s t r a l i e , a v a i t fi n i d e m e convaincre, Je

veux voyager!!!

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C’est donc naturellement que j’ai refusé le CDI, et commencer à préparer mon départ. L’idée d’un tour du monde à pieds c’était installé dans ma tête comme une évidence, suite au suivi de l’aventure de «Tout en Marchant» deux français partis eux aussi à pieds en 2008. Amoureuse de ce projet depuis leurs préparations, je me suis dit «Et bien moi aussi»


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Un départ plus que motivé Et voilà la décision était prise Dès lors ma vie a basculé. J'étais prise entre l’excitation de vouloir exprimer au monde entier mon choix et la conscience que je ne savais pas v r a i m e n t e n c o re d a n s q u o i j e m’embarquais. Des questions pleins la tête Une ribambelle de question venait se basculer dans mon esprit, sans que je ne puisse d’hors et déjà y r é p o n d r e , c o m m e n t pouvais-je alors parler de mon projet au autre si je ne savais pas encore répondre à mes propres questions. De plus j’imaginais déjà les réactions légitimes de chacun. C’est donc petit à petit après quelques semaines que ma langue à commencé à se délier auprès d’amis proche et leur réaction face à mon bonheur me rendait presque honteuse.

Seule?! Il est apparut à tous comme une évidence que je me lançais seule dans cette aventure, avant même qu’on évoque le sujet. Il est vrai que, ce projet étant un véritable choix de vie plus qu’un voyage, il revenait à moi et moi seule de m’y préparer, de l'organiser et de le planifier comme bon me semblait. Il m’a fallut quelques mois pour établir un itinéraire en fonction de mes envies et des difficultés consulaires et de l’a en déduire une durée. Cela prendra au moins 10 ans....le coup massu!!!

Se sont-ils seulement rendu compte de cet état qui m’envahissait....

Je pars faire le tour du monde à pieds La résonance de cette phrase n’a laissé personne indifférent. Au vu de mon caractère mes amis ont tout de suite compris que j’étais sérieuse et je pouvais lire leur angoisse dans leurs yeux, leur silence instantané de quelque seconde était suffisant pour me glacer le sang et me sentir presque honteuse de leur étaler mon excitation, pire qu’une gosse devant un sapin de Noël... Mon coeur battait la chamade, un léger tremblement intérieur se faisait ressentir, c’est les larmes aux bords des yeux, me retenant d’exploser de bonheur que j'annonçais peu à peu à tous ma décision, se sont-ils seulement rendu compte de cet état qui m’envahissait....

10 ans autour du monde Alors que d’autre ne se pose même pas la question et partent tout simplement pour une durée indéterminé à travers le monde, j’ai fais le choix d’avoir une destination : la France et une estimation du temps que cela pouvait me prendre pour y revenir. Ce choix est en parti du au fait que ma famille ne voyage absolument pas et qu’il est donc peu probable qu’ils viennent me rendre visite un jours, il faut donc bien que je rentre si je veux les voir. 19 mois plus tard Aujourd’hui cela fait 19 mois que je suis sur la route et au final je n’ai jamais voyagé toute seule, quelque mois avant le départ j’ai été contacté par plusieurs personnes désirant elles aussi voyager mais pas seules. Pourquoi pas ai-je pensé, ça n’a pas marché longtemps.... Je ne regrette pas d'être partie avec des gens mais

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Un départ plus que motivé

Aujourd’hui, 6800Km, au travers de la Suisse, l’Italie, la

Slovénie, la Croatie, le Monténégro, la Serbie, la Bulgarie, la Turquie, la Georgie, Azerbaïdjan et cela continue......

Si c’était à refaire, je ne le referai pas! Aujourd’hui je suis toujours accompagné de Cédrick, rencontré au Monténégro, au final on se rend compte qu’il y a énormément de voyageur sur les routes du monde, et quand bien même on partirait seul, il ne tient qu’a nous de le rester ou pas.

je réalise depuis mon départ une vidéo qui retrace nos aventures mois par mois et que je partage avec vous via internet. Aujourd’hui malgré le temps que cela me prend j’ai envie de vous proposer encore plus....L’idée m’est alors venu de créer un magazine, et oui moi qui n’aime pas écrire et suis incapable de tenir un blog, qui l’eu cru!! Et bien c’est pourtant avec plaisir que je commence aujourd’hui la rédaction de ce magazine et c’est avec joie que je partage avec vous mes récits et mes photos, en toute modestie, je ne suis ni une pro de l’écriture ni une pro de la photo mais j’y met tout mon coeur pour le plaisir du partage.

Que de chemin parcourue Nous voilà au porte de l’Asie, c’est avec une certaine excitation que nous allons progressivement changer de décors. Nos visas Azeri et iranien en poche, nous voilà partie pour de nouveaux horizons. C’est avec plaisir que 6


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La préparation Le matériel C’est bien beau de prendre la décision de partir pour un voyage à pieds. Mais quand on est une randonneuse du dimanche, qui plus est à la journée, on ne part pas comme ça du jour au lendemain sans avoir un minimum réfléchit, ne serait ce que pour le choix du matériel. Voyager à pieds, si l’on fait le choix d'être 100% libres d'emprunter tout type de chemin, signifie porter son sac sur le dos. Se pose alors la question du poids, le choix du

matériel devient dès lors primordial, surtout lorsqu’on entreprend de partir pour plusieurs années et part toutes saisons. Avoir un tout petit sac super léger c’est le rêve de tout randonneur... En ce qui me concerne je n’y connaissais pas grand chose, veste goretex, polartec, pro shell, tente double parois, ....bref du chinois! C’est donc via internet qu’à commencé mon apprentissage, et dès lors j’ai commencé à me promener avec une balance de cuisine dans les magasins pour vérifier tout les poids et grappiller quelques grammes par ci par là. Le poids de mon sac atteint aujourd’hui les 15/16kg sans eau ni nourriture. L’électronique prend une part importante, prise d’image, montage vidéo, sauvegarde des données, ... Ce qui peut paraitre inutile à certain,

apparait à mes yeux indispensable Pour ce qui est du mental, il a fallu dans mon envie de partage. tout de même peser le pour et le contre. La motivation pas de L’itinéraire problème elle était là. Mais après Avant de partir je me suis longuement pencher sur l’itinéraire. Pas doué en géographie et encore moins en politique, je me suis vite rendu compte que mes idées et envie de départ allait être contrarié par des démarches administrative . Bon nombre de frontières sont fermées au touriste, non franchissable à pieds ou bien encore nécessite une escorte militaire....Quand c’est pas le pays entiers qui est en guerre. J’étais bien loin d’avoir penser à tout cela moi. Bref après quelque mois j’ai tout de même réussit à me frayer un chemin sur ma carte du monde. Mais je sais d’hors et déjà que certain passage avoir pris conscience de la durée que nécessiterons de faire des choix, car cette aventure pouvait prendre, il a la durée du visa ne me permettra pas bien fallu m’interroger. J’avais 30 ans de traverser certains pays à pieds. et j’étais entrain de m’embarquer Mais bon chaque chose en sont pour 10ans, ce qui signifiait que mon retour ce situerai autour de mes 40ans!!! Je n’ai pas d’enfant, et n’était pas très sur d’avoir envie de prendre le risque de ne pas en avoir du tout. Ayant toujours voulu en avoir ce choix n’a pas été simple, de plus je suis déjà sous traitement à cause d’un dysfonctionnement hormonal. Après avoir bien réfléchit j’en suis arrivé à la conclusion que de toute façon pour le moment je temps, on verra cela le moment n’avais pas le père, que je n’allais venu. pas l’attendre ici, que je pouvais tout aussi bien le rencontrer en route et Le physique et le mental Pour ce qui est du physique je que si la vie faisais que je ne puisse n’est jamais ressenti le besoin de pas avoir mes propres enfants et faire une quelconque préparation. bien qu’il y en avait bien assez Nous marchons tout les jours et cela d’autre. depuis notre enfance, il n’y a rien de plus naturel, de plus je ne compte pas battre des records, quand je suis fatigué je fais une pause et voilà. 7


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La nourriture en bivouac Des pâtes ou du riz ?! Ce n’est pas parce que nous n’avons pas de cuisine équipée avec nous que nous ne pouvons pas nous faire plaisir et savourer ce que l’on mange. Je ne me qualifierai pas de quelqu’un de difficile en terme de qualité de la nourriture, je ne suis pas un fin palais, mais j’aime bien manger et varier les gouts et les plaisirs... Beaucoup pense que manger quand on voyage se résume à se faire cuire des pâtes ou du riz à l’eau. Quand bien même il est vrai que pour des raisons énergétiques, pratiques et économiques, ces deux a l i m e n t s reviennent souvent, il n’est pas exclu, avec un peu d’imagination, de les rendre excellents. Ceci dit les 5 premiers mois de mon voyage ce sont passé de pâtes et de riz, étant quelque peu impatiente je transportais plutôt, vermicelle et semoule! ce n’est que plus tard avec l’arrivé d’autre compagnon de voyage utilisant quotidiennement riz et pâtes que ceux ci se sont immiscés dans mon sac. Peut être y avais-je aussi gagné en patience?! Les petits plus à avoir avec sois Le truc magique et facile c’est les cubes pour bouillons, cela donne tout de suite du gout à votre plat. Vous pouvez aussi utiliser toutes sortes d’épices, c’est facile à transporter et ne pèse pas lourd. En

général je transporte herbes de provence et curry, en plus du sel et du poivre bien sure. Pour ceux qui n’ont pas envie de s'embêter à faire un roux avec de la farine et de l’huile et y ajouter herbes ou épices, vous pouvez utiliser des soupes en sachet, à doser selon la quantité d’eau, cela vous fera une sauce toute prête. Bon à toujours avoir aussi, oignon et ail, à utiliser sans modération, en plus de relever vos plats il parait qu’il s’agit d’antibiotique naturel, il serait donc bête de s’en priver. Ensuite il y a les petits trucs en plus facile à transporter en p e t i t e quantité, les carottes, courgettes, aubergine...bref les ingrédients sont nombreux, il y en a pour tout les gouts, une chose est sure, dans notre cas, nous ne mangeons jamais de pâtes cuites seulement à l’eau, nous y ajoutons toujours quelques choses. Les petits plaisirs C’est pas parce qu’on est en bivouac qu’on ne peut pas se faire plaisir. Avoir de la farine dans son sac permet mille et une recettes qui change le quotidien. Les «chapitis», avec de l’eau et de la farine, il est facile de faire une pâte. Et à partir de là tout est possible selon votre imagination, voici une liste non exhaustive de ce que j’ai pu cuisiner depuis mon départ, à partir de cette pâte et en fonction de ce que j’avais dans mon 8


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La nourriture en bivouac sac : - Pizza, jambon, fromage, herbe de Provence, tomate, oignon.... En calzone c’est plus facile à cuire, - Chaussons de toutes sortes, salé ou sucré; il suffit de faire une petite galette ronde, d’y ajouter ce q u e v o u s v o u l e z ; f ro m a g e , chocolat, prune, pomme, ortie béchamel, ... puis de refermer le tout en chausson et de faire cuire sur les braises. - galettes seules, utilisées comme du pain, pouvant être assaisonnées d’herbes, d’épice ou de fruit sec. Tout cela se cuit directement sur les braises. Ce que je n’ai pas encore essayé, mais cela ne serait tarder, c’est les chaussons cuits à l’eau, type ravioli. les dons de la nature A chaque saisons et chaque pays sont lot de cueillette. En ce qui concerne les plantes sauvages je ne m’y connait pas assez malheureusement, mais j’ai eu l'occasion de tester salade de plantain, Rumex alpin en béchamel, les orties, en soupe, en légume, en chapati....bref là c’est facile on est sure de pas ce tromper!! Sinon les fruits, en fonction des pays et des saisons, c’est toujours un régal, cueillit à même les arbres. Certains jours il y a tellement d’arbres partout avec des fruits qu’on ne fait que quelque km dans la journée tellement qu’on s'arrête pour en profiter!! Ce qu’on nous donne Dans tous les pays qu’on a pu traverser jusqu’à maintenant, on nous a souvent donné de la nourriture, bien souvent du pain et

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du fromage mais aussi de la confiture, des fruits et des légumes... Je me souviens d’une des premières fois où l’on nous a donné quelque chose sur la route. C’était avec Sandrine, en Slovénie nous nous étions arrêté à un croisement, pour regarder notre carte. Un petit camion blanc s’est arrêté quelque mètre devant nous, une dame en est sortie et est allé sur le coté de son camion, on ne la voyait pas. Notre chemin repéré sur la carte, nous reprenions la route quand arrivé à la hauteur de son camion, la dame réapparait, crie un truc et nous charge de pomme et de poire, puis remonte dans son camion et s’en va. On était stupéfaite, pas un bonjour, pas un signe de curiosité, vous fait quoi, vous êtes qui, vous allez où, les questions habituelles quoi, non rien, même pas un au revoir, c’est tout juste si on a eu le temps de dire merci, qu’elle était déjà repartie. C’était un pur geste de générosité gratuit, qui n’attendait rien en retour, s’est limite si on en avait pas les larmes aux yeux, on en a parlé un moment, aujourd’hui j’y pense encore...


Un lieu Pieds libres Magazine

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Grimselpass : 2165m En Suisse Allemande

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Un lieu : Le premier col

Le 1er juillet 2011, cela faisait 1 mois que j’avais pris le départ, nous étions maintenant 3, Sandrine, Sébastien et moi, et venions de traverser tranquillement les collines et les plaines de la Suisse Romande à la Suiise Allemande pour attaquer cette fois ci les montagnes. Nos premières, montagnes! Au passage des 2000m nous étions avec Sandrine toute excitée, nos

premiers 2000m nous n’étions jamais monté aussi haut à pieds. Le froid se faisait déjà ressentir, un léger vent glacial nous frappait le visage. Plus nous montions et plus le vent devenait fort et froid, nous sommes passé de 15° à 5° en quelque mètre. Arrivé au col de Grimsel, nous étions congelés, les paysages étaient magnifiques, mais petit à petit le brouillard nous à 12

occulqué la vue. Nous n’étions plus en mesure de savoir ou nous pouvions poser la tente, nous nous retrouvions au milieu de parking touristique et d'hôtels et pas moyen de voir notre chemin pour nous en éloigner. Nous avons fait le tour de se village touristique au allure glauque et désertique, seule 2 hôtels restaurant étaient ouvert. Nous sommes entrés dans le premiers, la chaleur qu’il y


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Un lieu : Le premier col faisait nous a tout de suite réchauffé. Une dame est venue nous voir, nous lui avons demandé s’il y avait un abri dans le coin ou nous pourrions passer la nuit, en lui expliquant ce que nous faisions,le prix des ces chambres étant bien trop élevées pour nous. S’était la première fois que nous avions envisager de payer une chambre pour dormir. Nous étions dans l'incapacité de planter la tente, tout étant goudronné autour nous et le vent violent et glacial ne nous motivais pas à dormir à la belle. La dame nous a alors indiqué un hôtel plus loin genre auberge, avec des chambres dortoir pas cher. Nous nous sommes dirigé là bas, le Grimselblick. Malheureusement il était

complet, décidément la chance ne semblait pas être avec nous. On insiste un peu, n’ayant pas d’autre solution, et recommençons notre histoire. Il se trouve que le patron, p e t i t fi l s d u c r é a t e u r d e l’établissement est un voyageur, il a parcourue l’Europe en moto. Il réfléchit un peu et nous propose de dormir sous les toits, un tout petit local qui sert à entreposer du matériel. Nous sommes au ange. Avantage d'être petite Nous voilà donc au chaud, malgré l’absence de chauffage, la

transition avec l’extérieur est radicale. Nous nous organisons il y a de quoi improviser trois lits. Sandrine et Sébastien avec leur grande taille ont bien du mal à se mouvoir dans ce

tout petit espace tant en largeur qu’en hauteur. C’est à la courte paille que nous attribuerons les lits, l’un étant beaucoup mieux placer que les autres et le sort me l’a attribué ;-) On a ensuite passé la soirée à discuter avec notre hôte. Alwin a effectué un tour d’Europe en Harley quelque année plus tôt, avant de reprendre l'hôtel familiale. Il parle très bien français et nous raconte en plaisantant qu’il est la troisième génération : le premier crée, le deuxième fructifie et le troisième coule l’affaire...Mais rassurez vous à l’heure actuelle le Grimselpass n’a pas encore fermé ces portes. Dans la peau d’une star Après avoir longuement parlé du voyage que j’entreprenais, Alwin me demande de signer un tableau représentant une vue aérienne de l'hôtel; un autographe. J’étais bien surprise et toute bête ne sachant pas quoi mettre, mais tout de même très fière. On sait jamais me dit t-il si tu deviens célèbre....

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C’est donc à l’abri que nous avons passé la nuit, pas mécontent de notre rencontre avec Alwin. Je garde un très bon souvenir de cette journée du 1er juillet 2011, qui fut excellente tant sur les sentiers empruntés la journée, que sur notre rencontre du soir. C’était notre premier col.Un grand merci à Alwin.

Hotel Restaurant Grimselblick Stefan Gemmet Passhöhe / CH-3999 Grimselpass VS Tel. +41 (0)27 973 11 77 Fax +41 (0)27 973 14 22 grimselblick@rhone.ch


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Un voyageur : Cédrick

Nous étions au Monténégro, avec Sandrine, coincées par les conditions météo dans un aéroclub, quand nous avons reçu un message de Cédrick. Celui-ci n’était pas très loin de nous et se proposait de nous rencontrer pour discuter un peu de nos voyages respectif et échanger nos expériences. Après avoir un peu tourné en rond, il finit par nous retrouver. Voici son récit. Caro

En route pour la Mongolie à pieds, bis, et rencontre avec Pieds Libres. Deux avant propos s’imposent, pourquoi à pieds et pourquoi bis. Ce voyage en direction de la Mongolie, je l’ai déjà tenté il y a trois ans, partant de France,reliant Edirne en Turquie majoritairement en auto-stop, puis entamant la marche qui me mena jusqu’aux portes de Baku en Azerbaidjan. 14

Mais malheureusement c’est à une centaine de km de la capital que, pendant la nuit, je me suis fait dévaliser, ce qui de file en aiguille mettra fin à ce périple et me verra rentrer en France par avion avec un gros sentiment d’échec. Une telle aventure n’avorte pas sans conséquence! mais qu’à cela ne tienne, il y aura un bis!


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Un voyageur : Cédrick Le projet prend à nouveau forme courant 2011 et bien que j’apprécie tout particulièrement la marche, je me donne cette fois ci comme celle règle à suivre celle d’arriver en Mongolie, quitte à utiliser tous les moyens de transports existants : les pieds, les mains voir le sous-marin tant que cela m’amène à Oulan-Bator. Le 22 septembre 2011 sera la date de mon départ de Rennes, ville où je vis, après un week end bien agité, passé à festoyer avec mes amis proches. 3 ans temps prévu pour atteindre la Mongolie sans revoir ceux qui comptes et qui selon certain se compte sur les doigts d’une main, n’est pas rien. Pour mon malheur il me faut, pour le moins mes deux mains pour comptabiliser les gens qui me sont proches et en qui j’ai une totale confiance. Je leur confirai mes deux pieds sans aucun problème, c’est pour dire! Partant relativement tard dans la saison et ne souhaitant pas perdre trop temps, je me décide donc à faire de l’auto stop sans savoir quand

exactement quand je me mettrais à la marche. Après avoir traversé la France d’Ouest en Est et mettre posé pendant quelques jours en Ardèche chez mes parents, c’est de là que je commencerais à alterner la marche et

le stop car de toute évidence mes pieds déjà me démangent. Ainsi je traverse l’Italie alternant les phases de marche et celles d’auto stop, mais étonnamment les périodes de marche sont de plus en plus longues.

La marche m’exalte et plus je marche moins j’ai envie de remonter dans une voiture! Avant de partir de ma chère Bretagne j’avais par hasard pris connaissance de l’aventure Pieds Libres et durant les premiers temps de mon voyage je m’étais rendu compte que la distance nous séparant diminuait notablement à chacune de mes rares connexions à internet, rare car je ne transportais pas, en ce temps là, d’informatique avec moi. C’est donc en arrivant proche de la frontière du Monténégro que je me suis décidé à essayer de rejoindre le groupe Pieds Libres, trois mois déjà que je bourlinguais en solitaire, un forte envie de parler français me titillait! Une dernière connexion à internet m ’ i n d i q u a n t q u e C a ro l i n e e t Sandrine étaient «bloquée» à l’aéroclub de Niksic me décida à faire la centaine de km nous séparant en bus. Déjà une semaine que je dévorais les km journaliers, je n’avais pas envie de jouer au chat et à la

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souris trop longtemps d’autant plus que nos routes n’étaient pas censé être les même à partir du Monténégro et que je ne souhaitais pas dévier trop de la route qui devait m’amener en Albanie puis en Grèce. C’est donc après avoir passé 2 jours à tenté de trouver l’aéroclub de Niksic que le 18 décembre je rencontrais Caroline et Sandrine. La dernière chance au dernier moment car je m’étais décidé quoi qu’il en soit à reprendre la route le lendemain. Et finalement n’étant pas déterminer à suivre une route plus qu’une autre, c’est en compagnie de Pieds Libres que je poursuivrai mon chemin vers la

Serbie. Voilà maintenant un an que je marche en compagnie de Caroline, Sandrine ayant pris une autre direction, et que nous mettons un pieds devant l’autre, partageant toutes les expériences qu’apporte ce voyage. Et comme dit l’autre pourvu que ça dure! Ced


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Il est normal d’avoir peur d’échanger contre un rêve tous ce que l’on a déjà réussit à obtenir, alors pourquoi dois-je écouter mon coeur? Parce que tu n’arrivera jamais à le faire taire et même si tu feint de ne pas entendre ce qu’il te dit, il sera là dans ta poitrine à te répéter ce qu’il pense du monde et de la vie. L’Alchimiste, Paolo Coelho

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