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Italie 2010 : GĂŞnes-Palerme-Messine-Maratea-Naples-Florence (12 jours de voyage, 2800 km, 22 heures de ferry, 3500 euros de frais, 1114 photos)

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Vendredi 28 mai 2010 : Sète-Gênes Départ de Sète à 10h40 après avoir déposé des papiers à la sécu et au Grand Hôtel pour Thierry Boulley. Route sans pb. Arrêt dans un Auto Grill ipour déjeuner vers 13h30 du côté de Brignole. On passe la frontière sans s'en apercevoir sauf que l'autoroute est plus étroit et plus vertigineux (succession de ponts et de tunnels); arrêt pipi en cours de route, puis arrivée à Gênes (en savoir plus ici). On est sur l'embarcadère à 17h30 soit une heure de plus que prévue sur la carte. On se fait taxer d'un euro pour se ranger par un type qui donne des briquets. Il y a des jeunes Français, des Allemands, des motards génois qui ont fait la traversée de l'Himalaya, beaucoup de camions, un club de Morgan (des mecs friqués avec les meufs qui vont avec dans ces petits bolides dont j’étais fou naguère)...

On est à bord à 20h30, cabine agréable. Il faut attendre pour aller au resto qui n'ouvrira finalement pas. Dîner au snack qui n’est pas mal. On va boire une grappa à la cafet où un pianiste de bastringue se fait accompagner par un ordinateur qui contient plusieurs orchestres symphoniques. Ballade sur le pont supérieur arrière: on voit un formidable feu d'artifices tiré sur Gènes dans le lointain. On va au lit. Nuit sans bruit, la mer est calme.

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Samedi 29 mai 2010 : Palerme On navigue dans une brume assez épaisse pour ne pas voir les côtes d'Italie ou de Sardaigne, ni de dauphins d'ailleurs. La cafet est fermée alors qu’elle devrait être ouverte, on avale donc un café et un croissant au bar. Puis on laisse le temps passer. Déj à la cafet qui est investie par le groupe Morgan très chicos. On fait une station sur le pont arrière.

Il faut libérer la cabine deux heures avant l'arrivée prévue à 19 heures. On voit d’abord une masse rocheuse, les falaises à l’ouest de la ville, qui apparaît ensuite lentement (en savoir plus ici). On se met dans le salon qui correspond à notre garage. « L’évacuation » se passe assez bien. Après il faut affronter la circulation de Palerme. Je suis assez tendu, il n'y a pas de feu, personne ne s'arrête aux stops, tout le monde klaxonne et avance en force en téléphonant ou en gesticulant (et il paraît que c'est pire à Naples!). On arrive malgré tout à destination, Villa d'Amatoii, sans trop d'encombres. On se met au parking comme prévu sur la réservation et on a la chambre mais pas internet. On va dîner dans un resto de poisson à 300 mètres en direction de Palerme, la Trattoria Marina Il Cantastorieiii. Très familial. Le maître d'hôtel nous fredonne l'air du Parrain quand je choisis comme vin « Principe de Corleone », un blanc local assez corsé. Ensuite il faut réclamer pour avoir les plats, on nous avait un peu oublié. C'est très bon, anchois marinés et spaghetti au noir de sèche pour moi, bulots et spaghetti alle vongole pour MC, plus deux sorbets citron. Avec une grappa le prix est dérisoire. A une table voisine un groupe de jeunes couples fait un festin avec toute la litanie des antipasti puis des spaghetti au homard. Des chiens dans un parking sombre de camions aboient quand on revient. L'endroit à l'air sinistre. Il fait humide. Dans la nuit il brouillasse, la voiture sera couverte de boue.

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Dimanche 30 mai 2010 : Palerme Debout à 8h30, petit déj à 9h30 au sous sol occupé par des forces garibaldiennes en grand uniforme de soldat du XIXe. Départ pour la visite à 10 heures. On prend le bus 224 qui pour 3,20 euros (pas trouvé de tabac pour acheter des billets journée) nous conduit à la gare centrale, place Jules César, en logeant la plage où à lieu une manif pour sa réhabilitation (on dirait un dépotoir post bombardement). La circulation est apaisée par rapport à la veille au soir. La rue en face la gare, via Roma, est fermée au trafic automobile. Des agriculteurs tiennent des stands de produits locaux. MC s'extasie sur les légumes, en particulier les zucchini qui font presque un mètre de long et sont d’un vert lisse et tendre. On descend ainsi la Via Roma jusqu'au musée d'archéologie qui est en travaux donc fermé. Là on prend à gauche pour aller vers le Théâtre Massimo.

Puis on passe par une rue louche (voitures dépecées, chats mangeant des sardines) qui débouche sur le Mercato Capo (un poissonnier s'est installé dans une ancienne chapelle flanquant une église en ruine). On passe devant l'église de l'Immaculée conception, merveille gothico-baroque tendance bleue qui n'est pas citée par les guides (photos interdites).

On arrive derrière la cathédrale qui n'a pas un grand intérêt, on passe dans le jardin (sorte de palmeraie) qui est sous le palais des Normands qu'on contourne pour redescendre vers le marché en faisant un crochet par une église avec des coupoles, San Giovani degli Eremiti, et une ruelle où des enfants jouent au ballon devant un ancien palais en ruine transformé en hlm. Le marché Ballaro est grouillant, les poissonniers offrent des tranches énormes de thon rouge, les 4


citrons sont gros comme des ballons de hand et grumeleux, tout semble sur le point de s'effondrer. On sort de là par une ruelle investie par des Africains qui sont occupés à des jeux improbables devant des « call centers » louches. On arrive sur de nouvelles splendeurs, la bibliothèque, la fontaine des nez cassée, le croisement avec quatre fontaines monumentales.

Déjeuner dans une pizzeria, Belliniiv, derrière la fontaine de la honte indiquée par les guides. Pas de surprise. De là on retourne à la gare pour prendre un bus pour monter à Monreale. C'est plus compliqué que le disent les guides: de la gare il y a deux bus, d'abord le 319 pour aller à la place de l'Indépendance puis le 389 pour monter à Monreale (en savoir plus ici). Entre les deux on poirote plus d'une heure (les jours fériés sont notés « festive » et on regarde bêtement les horaires des jours ouvrables notés « feriale »). On arrive vers 17 heures. On s'attendait à un monastère perché sur la colline, on est dans un village qui fait industrie de son monastère. La visite du cloître est moins intéressante que promis par les guides à moins d’être passionné par la symbolique des chapiteaux de colonnes (comme il 5


y en a 228, ça en fait beaucoup), en revanche l'intérieur de l'église est fastueux avec des mosaïques représentant l'ancien et le nouveau testament et dans le cœur un Christ Pantocreator, chef d’œuvre byzantin de 13 mètres de large). On redescend à 18 heures en rusant pour être assis dans le bus (on monte avant le dernier arrêt). MC photographie des palmiers fossiles qui poussent sur eux mêmes. 6


Retour place de l'Indépendance, on part à pieds vers la mer. Passage devant le Musée d'Art contemporain à la façade assez décoiffante couverte de volatiles.

L'air se charge d'humidité plus on approche de la mer. Il fait presque frais quand on longe le jardin où à lieu une sorte de mariage (qui se marie le dimanche?). On finit en bus. Arrêt apéro dans un estanco juste avant l'hôtel. Sketch pour avoir un pernod. MC veut tenter un autre resto que la veille. Elle ne vaut pas aller dans celui qui a l'air chic. On va plus loin, au Marjzol, c'est une cata que l'amareto offert par le patron à la fin ne sauve pas (record de prix pour merde record).

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Lundi 31 mai 2010 : Palerme-Messine-Villa san Giovanni-Maratea Il fait beau. On prend la route vers 10h30 pour Messine. Autoroute agréable, sinon la succession de ponts et de tunnels (jour, nuit, jour…), dans une végétation luxuriante comme on dit: haie de palmiers entre les deux voies. On décide de franchir le détroit sans attendre et de manger sur le continent à Villa san Giovanni. Bien nous en prend: on tombe en longeant la côte sur le meilleur resto du voyage, El Chiringuito vdi Carnovale Irma, un estanco posé sur la plage entre les pointus des pécheurs, tenu par « una familla », le père t le fils en salle, la mère en cuisine. Elle fait des antipasti géniaux à base de poisson et on déguste une tranche d’espadon en regardant une barque assez plate sur l’eau. Elle est emmanchée d’un mat tribune où sont perché trois ou quatre bonhommes qui scrutent la mer pour repérer les espadons et se prolonge d’une longue passerelle de même structure à partir de laquelle le poisson se fait harponner.

Le reste de la journée se passe sur l'apocalyptique A3 (autoroute mussolinien en travaux, donc à une voie large comme un sentier de montagne) qui, plus on approchait du but, était sous la pluie et dans le brouillard. On perd deux heures à tourner en rond avant d'arriver à l'hôtel Gabbiano vi (gabian, c’est pas croyable) au bord de la mer tyrrhénienne déchainée. On est bien accueilli, la chambre est agréable, le repas conforme à un repas en demi pension (mezza pensionne), on prend une grappa avant d’aller se coucher (compliqué d’avoir des glaçons). Une bouteille de bière tombe d’un balcon où un Anglais s’était assoupi.

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Mardi 1er juin 2010 : Maratea Le soleil brille quand on ouvre les volets mais la mer reste très forte, je photographie les vagues qui s’écrasent sur les roches sous la fenêtre.

Le petit déj est servi dans la salle de restaurant qui ouvre sur la mer. Le buffet est prévu pour satisfaire des appétits allemands ou anglais. Je me contente d’un jus de fruit (l’orange sanguine est formidablement sucrée) avec un croissant et un peu de confiture d’abricot. On part bientôt à la découverte de Maratea (en savoir plus ici). Je rate la direction du parking et je me retrouve sur un chemin perdu après avoir traversé la zone piétonne. On redescend jusqu’à la place de la mairie qui jouxte la place principale. C’est mollement touristique. On boit un express servi par une fille revêche. On s’engage dans les petites ruelles où les églises se font face (le village s’honore d’en compter 44). Puis on prend des escaliers qui grimpent raide vers l’église qui domine le village. Elle est fermée. La vue sur le golfe de Policastro est superbe. Une vielle demeure est devenue un hôtel de luxe, La Locanda delle Donne Monache, devant lequel s’est garé une énorme moto immatriculée en Suisse.

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On reprend la voiture pour aller voir le Christ de 22 m qui a été érigé en 1965 à l’aplomb du village en haut des 600 m du monte San Biagio. Pour y accéder, la route ressemble à une épluchure de pomme qui pendouille du sommet du rocher. Faut oublier qu’on est sujet au vertige. Sur le petit parking, il y a deux cars de touristes et quelques voitures. On longe l’église qui a été édifié sur un antique temple de Minerve pour arriver sur une place de marchands qui se prolonge par un escalier vers Il Cristo (statue blanche qui ressemblerait au Christ de Rio de Janairo, moi je lui trouve un air boudhique). On est à 600 m au dessus du niveau de la mer, la vue à 360° est à couper le souffle. On mitraille… En repartant on passe par le sanctuaire où il y a une jolie crèche dans un caisson de verre. Et on se fait alpaguer par la fille du restaurant de Massa, sur le plateau voisin, qui vante la cuisine de sa mère mieux que les guide (on ira demain).

Là on descend sur le port, où on est passé déjà trois fois hier soir quand on cherchait Aquafreda, et où un guide promet une table intéressante. Chuisa ! naturellement, la saison n’a pas

commencé, presque tout est fermé. On déjeune dans un attrape touriste au bord de l’eau où les 11


plats annoncés « gigante » nous laissent sur notre faim. En plus il n’y a pas de carte bancaire, il faut que j’aille dans le hameau voisin, Fiumicello, pour tirer du liquide (350 euros dont 50 pour l’aubergiste).

On prend Il Cristo en contre-plongée et le port sous toutes les coutures, puis on décide de rentrer à l’hôtel. MC fait piscine, moi sieste avant d’aller piquer une tête. Le bain est très agréable. Il y a des italo-français qui sont en train de réserver et qui parlent d’aller voir une vieille Cinquo Cento pour pouvoir se balader sur les routes vraiment très étroites. Douce soirée en sirotant une grappa sur la terrasse après le dîner qui ressemble beaucoup à celui de la veille.

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Mercredi 2 juin 2010 (fête nationale italienne) : Maratea Même cérémonial que la veille au réveil. Après le déj on pousse au bout de la plage après l’hôtel Albatros voisin (qui à l’air en ruine). Un pécheur plie les gaulles. Les roches sont déchiquetées en surface mais lisses sous le niveau de la mer. Le cheminement en difficile entre les éboulis qui sont tombés sur l’étroit sentier maçonné. On arrive à une autre calanque, où l’eau est toujours aussi bleue et émeraude. Quelques personnes qui ont descendu un escalier vertigineux y sont installées. En surplomb une villa ancienne de rêve.

Retour à Maratea. Je trouve le parking. On passe devant une grotte de la vierge et une fontaine ancienne. C’est la fête nationale, la poste est fermée. L’accès des voitures au village aussi. Une fanfare se met en ordre sur la place de la mairie. On passe devant un marchand de draps locaux. Le patron nous attrape par la manche. D’où venons-nous ? De France. Il y a des beaucoup de gens de Maratea qui sont partis pour la France, Orange et Apt notamment. C’est là que sont arrivés les grands parents de MC avec leur premier fils, l’oncle Jean. Commence une plongée dans le passé : le bonhomme appelle sa femme à la rescousse et tire MC dans le magasin.

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Des Limongi, il y a en à partout ici mais des De Filippo, une seule famille, des maçons… On finit par le quitter après beaucoup de salamalecs. On suit la fanfare, puis on s’égare dans les petites rues. Dans une boutique de céramique, un type chevelu et accueillant nous offre une carte de la région, le plus grand parc régional d’Europe, où il y a des loups et des aigles. Il nous explique aussi qu’il y a des murs d’escalades aménagés autour du village sur les falaises. Encore « due expressi » sur la même terrasse qu’hier avec la même serveuse qui fait payer 5 euros ce qui en vaut 3 maxi ailleurs. Achat de nouvelles cartes. Recherche vaine de timbres (francobollo). En repassant devant le magasin de tissus, le bonhomme hèle MC : il a trouvé des femmes qui ont vécu à Orange et qui maintenant tiennent une petite agence immobilière un peu plus bas (il y a à vendre la maison que j’ai repérée hier à Fiumicello), si vous avez besoin de renseignements… De jolis objets dans la vitrine d’un brocanteur fermé.

On reprend la route qui monte vers le Christ pour aller à Massa manger dans le « restorante tipico » Il Giardino di Epicuro, vanté par les guides. Le hameau est un cul de sac sans grands attraits. La salle est fraiche et quasiment vide quand on arrive. Le service se fait à l’intérieur, pas sur la terrasse pourtant ombragée. Le patron est petit rond, pas très net. Il veut savoir si c’est le « Routard » qui nous envoie (auquel cas, il aurait dû nous offrir le café), on montre le Géo Guide. Il ne dit pas un mot de français (en dépit de l’intérêt que lui prête le guide pour la littérature française du XIXe siècle). Il appelle à la rescousse un type en caleçon de bain qui parle anglais et qui ne comprend pas pourquoi le vin blanc pétille (il finit par nous ouvrir une bouteille de rouge, 14


à 35 euros sur la carte de l’hôtel, qu’on payera une misère). « Tout est fait maison » est le refrain du lieu. La charcuterie des antipasti est d’un intérêt moyen, la suite aussi. La fille du patron qui a pris le relais nous a reconnu. Elle tente de nous fourguer du limoncello. L’assiette de fromage se résume à un gros morceau de provolone. On part assez déçu, le Géo Guide de Venise nous avait habitué à mieux. Tentative de descente vers les plages par le sud du village qui se termine au bout d’un chemin perdu. La route normale nous amène à Marina la partie la plus au sud de Maratea. Des « lidi » sans grands intérêts sont installés dans des criques mal entretenues. Retour à l’hôtel. Je laisse la voiture en double file car il y a une fête et toutes les places de parking sont occupées.

Sieste. Piscine. Avant de se mettre à table on remplit une bouteille d’eau en plastique de sable noir. Dîner. MC se demande pourquoi la famille a quitté Maratea après la naissance de Jean, ils avaient de l’argent, ils ne sont pas arrivés les poches vides à Apt. Mon hypothèse : soit la vie leur était rendu difficile par le contexte politique de l’époque (il faudra se plonger dans l’histoire de l’Italie à la fin du XIXe siècle –en savoir plus ici), soit ils avaient compris que la vie était trop dure sur ce caillou surplombant la mer et qu’il valait mieux voir ailleurs (sans doute la route de la Provence avait elle déjà été ouverte par d’autres). Grappa.

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Jeudi 3 juin 2010 : Maratea-San Giorgio a Cremano (Naples) On se lève à 8h30. Bagages, petit déjeuner, checking out : on est sur la route à 10h30. J’ai mis le GPS pour éviter les errements du voyage vers Maratea. Hélas ! on ne repasse pas dans le village, devant la poste. MC me fait un opéra : je voulais que les cartes pour la famille soient postées de Maratea, c’est un symbole… J’essaie de rattraper le coup en s’arrêtant à la poste de Sapri, mais on est en Campanie, plus dans la Basilicata, et il y a une queue d’enfer aux guichets. Je m’engouffre dan un nouveau cul de sac. Après un demi-tour compliqué dans un chemin de terre, on se remet sur la route, la SS104 qui doit nous remonter à Lagonero et l’autoroute. En raison de travaux on ne reprend l’autoroute que beaucoup plus loin après un trajet calme dans la campagne. La suite de l’autoroute est un peu moins pire qu’au sud. On arrive à San Giorgio a Cremano vers 14 heures, assez près et assez loin de Naples (en savoir plus ici). On passe deux fois devant la Villa Ocsiavii avant que MC se décide à descendre sonner à la porte. Un asiatique vient ouvrir. On se gare dans la cour. Une jeune femme blonde, menue, amputée de la main gauche nous accueille avec un large sourire et un excellent français (elle a fait des séjours linguistiques à Montpellier). C’est la fiancée du fils du propriétaire, elle fait des études de médecine (examens terminaux le 7 juin). Elle nous fait visiter : on pourra disposer du salon de billard, du salon de lecture, du parc, du wifi ; on accède à notre appartement à l’étage par un escalier monumental superbe. La chambre est en fait un petit appartement avec une entrée bibliothèque, une chambre de 40m² qui donne sur le parc et qui est pleine de tableau et d’objets anciens, et d’une vaste salle de bains avec baignoire et douche séparées.

Notre hôtesse nous indique une trattoria, La Tavernattaviii, au coin de la rue où on fait un déjeuner pantagruélique (antipasti, pizze) arrosé d’un blanc sec que nous propose un gentil serveur un peu paniqué d’avoir à faire à deux Français qui ne comprennent pas grand chose. La taille des pizze, énormes, lui semble tout à fait normale, et tant pis si les clients en laissent la moitié dans les assiettes. Le ventre plein, on repasse à la villa avant d’aller à Herculanum. Notre hôtesse conseille d’y aller en voiture car les trains roulent avec une fréquence aléatoire post fête 16


nationale. Effectivement ce n’est pas loin et on ne se perd pas. Garage pour 2 euros dans un parking vaste et quasiment vide à l’entrée des « scavi ». Je passe avec ma carte de presse sans l’ombre d’une difficulté. Six euros pour MC qui prend aussi un audio guide pour suivre la visite. Formidable remontée dans le temps. On passe plus de 2 heures dans les rues savamment quadrillées de cette ville qui a été ensevelie sous 25 m de lave dans la nuit du 24 au 25 août 79 de notre ère alors qu’elle venait d’être reconstruite après un tremblement de terre dévastateur survenu en 62 (en savoir plus ici).

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Au retour on va acheter de l’eau et faire le plein d’apéro, anis, martini blanc, gin, grappa à l’Enottaca Dueix, (la femme qui tient la boutique assure que MC ressemble à sa sœur). On se fait monter de la glace et on se délasse avant d’aller manger dans un autre restaurant conseillé par notre hôtesse, plus loin mais de moindre intérêt, Dal Delicatox. Les glaçons qui n’ont pas complètement fondu finissent dans la grappa. Vers 1 heure du matin, un orage éclate avec tonnerre, éclairs et trombes d’eau. Ca nettoie la voiture, sale depuis Palerme.

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Vendredi 4 juin 2010 : Naples L’orage a singulièrement rafraichi l’atmosphère. Le petit déjeuner a été servi dans la pièce attenante à la salle de billard. Notre hôtesse parle mi en italien mi en français avec un groupe de personnes qu’elle connaît bien, sans doute de la famille. Au moment de partir elle nous conseille d’aller voir la chapelle Sansevero édifiée par le prince Raimondo di Sangro (en savoir plus ici) et l’homme avec lequel elle parlait nous précise que cela ferme à 13h30. Ce sera donc notre premier objectif après avoir gagné en train le centre de la ville où nous attendait une manifestation de chômeurs au départ de la place Garibaldi dont le cortège allait enfiler le cours Umberto 1er comme nous. On tourne dans la via du Duomo (petit coup d’œil dans une église, San Severo Al Pendino, où de gentilles dames exposent leur broderies) puis à gauche dans la via Vicaria Vecchia jusqu’à la via Nilo qu’on remonte jusqu’à la via dei Tribunali. Express sous une tonnelle (il n’y a pas de sachet de sucre, je vais en demander pour MC, je ne comprends pas ce que le gros serveur me dit, en fait les café sont déjà sucrés, donc imbuvables). On tournicote pour trouver la Cappella Sansevero. MC demande à une passante qui n’en sait rien mais une femme deux étages au dessus de la conversation, au milieu de draps qui sèchent avec des sous vêtements indique que c’est juste au coin de la ruelle (vico Luigi de Crecchio). On arrive devant la porte en même temps qu’un groupe de français à peine plus âgés que nous mais sortis des beaux quartiers avec les vêtements qui vont avec. L’entrée coûte 14 euros, je n’ai pas le réflexe carte de presse. Pas de photos (ça tombe bien je n’ai pas pris mon appareil, pile déchargée et pas le courage d’affronter cette ville l’œil dans un viseur, de toutes les façons il doit y en avoir sur internet et c’est le cas).

Tout est de folie là dedans : les fresques baroque flamboyant, les sculptures aux transparences impossibles, les serviteurs au sang pétrifié. C’est le trois centième anniversaire de la naissance du créateur, alchimiste et franc maçon, soldat et éditeur… La visite est oppressante, le spectacle des malheureux dont le sang a été pétrifié déprimant. On sort de là un peu ébahis. On arrive trop tard pour visiter Santa Chiara. Tant pis ! C’est l’heure de se restaurer : on suit le guide : via Toledo, via Henrico Pessina, via di Ruvo, et descente vers la Piazza Bellini, où nous attend un café littéraire, Caffé Intra Moeniaxi, baigné par le son des répétitions de l’académie des Beaux Arts voisine. On déjeune sur le pouce dans un lieu de culture très sympa (spaghetti avec sauce aux tomates cerises fraîches, un régal). Ensuite le gros morceau de la journée : le musée d’archéologie, incontournable dans une visite de Naples (en savoir plus). Je repasse avec la carte de presse, MC avec 6 euros (on ne prend pas une visite guidée à 60 euro de l’heure). On en sort émerveillés, épuisés aussi, par tant de beauté 19


(collection Farnese et vestiges d’Herculanum). On descend ensuite la Piazza Cavour pour se perdre dans les ruelles qui vont vers le nord où tout est décoré de drapeaux italiens en perspectives de la Coupe du monde de foot. Puis on revient dans le centre historique par la Porta San Genaro, le vico San Pertillo et Gerolomini juqu’à la via dei Tribunali, qu’on enfile sur la gauche. On contourne les tribunaux pour aller jeter un œil, après les remparts, dans le marché de la via San Antonio Abate, qui grouille encore, bouffe, fripes, gueules patibulaires…

On rejoint la place Garibaldi et la gare où MC pense trouver de la musique dans l’espèce de FNAC locale qui fait surtout dans la littérature. Pendant qu’elle cherche et ne trouve pas, je feuillette un dictionnaire italien-français : « vico » veut dire ruelle, et les vici ne figurent pas tous sur le plan du guide d’où beaucoup d’erreurs de navigation quand il s’agit de prendre la première à droite ou la deuxième à gauche.

On prend le train du retour. On a vu que deux lignes passent par San Giorgo. On prend donc le premier qui part. On n’aurait pas dû. Il faut descendre. Faire un grand tour pour revenir à notre point de départ et prendre le bon train, celui qui va à Salerne. Notre hôtesse s’excuse de ne pas nous avoir prévenu. Pas grave. Le « chinois » nous monte des glaçons. On se tape un gros apéro et on va manger chez notre copain de la Tavernatta. Il est toujours au boulot, un peu surpris de nous revoir. Cette fois on reste prudent sur les plats. Le vin blanc est excellent. Le reste sans surprise.

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Samedi 5 juin 2010 : Capri On tient le réveil à 8h30. Ce matin il fait grand beau. On déjeune dans le jardin, MC va voir le chien (un chien noir trouvé dans la rue) qui lui fait des fêtes, elle inspecte les arbres, citronniers, pamplemoussiers, orangers… Une jeune femme déjeune seule. Le Chinois nous apporte de l’eau chaude. Au programme de la journée, Capri, l’île du luxe et de la luxure (en savoir plus ici). On va prendre le train. A la gare, un type en train de téléphoner, me passe devant sans s’arrêter de parler au téléphone et en commandant ses billets, un véritable sketch. Je paye les tickets quotidiens (moins cher le week-end que la semaine, 2,60 au lieu de 3,10 euros) avec un billet de 20 euros que le guichetier passe consciencieusement au détecteur, je dois avoir une sale gueule avec mon chapeau de paille ventant un estanco du Pas de la Case. On va au port à pieds (c’est pas à côté et il fait chaud). On a lu sur le guide que les compagnies opéraient sous leur nom mais étaient dans un groupement et que Capri était desservie à partir du môle Beverello. On en a déduit qu’on pouvait aller prendre un billet n’importe où pour n’importe quel bateau. Erreur. Le premier auquel on s’adresse nous envoie à gauche. Il y a une sorte de gare maritime. Elle ne fonctionne que pour une compagnie, Caremar, qui promet des bateaux « veloci » et qui n’a pas de retour avant 19h50. Piégés. On paye le retour pour rien, on ne pourra pas le changer. Le bateau est un ferry qui met 1h20 pour faire la traversée.

On débarque à l’heure du repas qu’on prend sur le port dans une ginguette recommandée par le « Routard », à juste titre. Puis on fait un tour de l’île avec la compagnie qui est juste au coin du débarcadère, Uragano, 14 euros pour une heure, la falaise de Tibère (en savoir plus sur le deuxième empereur romain), la grotte turquoise, la villa Malaparte, l’arche des amours, la grotte bleue… Une dame guide très bien mise qui a l’air de s’ennuyer ferme avec son groupe, se prend de sympathie pour nous et multiplie les conseils et les explications.

On prend le funiculaire pour monter de Marina Grande, le port, au « village », Capri. Vue magnifique, mélange de touristes rougeauds et de milliardaires en espadrilles croco. MC s’extasie sur la végétation, les bougainvilliers particulièrement qui sont fantastiques. Je suis effaré par les magasins de pompes pour femmes, pas un talon aiguille à moins de 20 cm. 21


Tout baigne dans un luxe inouï, tout est rutilant. On peine à croire que Naples, Napoli ! et sa superposition de couches de crasses, est juste là bas, un peu à gauche du Vésuve dont le sommet est caché par un nuage de pollution. Le temps passe. Plus le temps d’aller jusqu’à la villa Jovis, la préférée de Tibère - où selon Tacite et Suétone, il aurait laissé libre court à ses vices (les amant(e)s jetés du haut de la falaise quand ils avaient cessés de plaire), ce dont les historiens doutent aujourd’hui. On descend par les marches. Les dix minutes annoncées par les panneaux en font bien vingt. On se rend sur le môle pour prendre le bateau du retour, un SNAV payé 16 euros pour 17h25. Il devrait partir du point 11. En fait, il est au 8 et on l’attrape au dernier moment comme beaucoup de gens qui ont été trompés comme nous par le guichetier. Le trajet retour ne dure pas une demi-heure. On se met sur le pont arrière au départ mais impossible d’y rester à cause des embruns et de la vitesse. Les sièges du pont 2 sont tous vides. On fait le voyage là. Le bateau arrive au môle Angioino, là où on aurait dû aller ce matin.

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Il est assez tôt pour faire du shopping. On prend la via Alcide de Gasperi pour rejoindre le Corso Umberto I. MC veut des chaussures pour Zia, des jouets pour les enfants, des fringues pour elle. On ne trouve presque rien, un sac acheté à une Noire sur le trottoir, des boules de matières transformables… On rentre. On ne se trompe pas de train. Pour aller à la villa Ocsia, on prend une autre rue. Il y a un magasin de chaussure grand comme un timbre poste : MC trouve son bonheur, des lanières sur le coup de pieds et la cheville (elle est sûre qu’ils sont tout en cuir), pour moins de 20 euros. Rituel du soir et dîner à la Tavernatta prise d’assaut. La patronne qui nous a reconnu nous fait donner une place. La serveuse qui ne nous connaît pas amène des gobelets en plastique pour boire le vin blanc. Notre serveur y met bon ordre. Une femme qui s’installe à côté de nous donne un coup de main pour passer la commande : explication sur la parmigiana qui est ici une tartine. Grappa avant l’extinction des feux.

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Dimanche 6 juin 2010 : San Giorgio a Cremona-Florence On est bien rodé : petit déjeuner pris et valises dans la voiture à 10 heures. On attend un peu pour payer : le Chinois est allé réveiller notre hôtesse qui arrive dans le short de basket de son copain avec de la paille dans les cheveux. Elle est dans les dernières révisions de son examen pour l’internat. MC lui demande si elle peut acheter des citrons du jardin pour faire du limoncello. Elle en offre six, énormes et grumeleux, pur Naples. A propos de Naples on n’a pas vu les catacombes, on n’a pas pris les funiculaires, on n’est as allé dans la ville derrière les forts, on n’a pas vu les tomates sécher… là aussi il faudra revenir. L’autoroute n’est pas loin. Elle est en bonne état. On déjeune dans un Auto Grill où les places de parking sont ombragées par des panneaux solaires, l’idée me semble astucieuse, il faudra en parler à Michel Granjean. Le GPS nous conduit à Florence (en savoir plus) pile à l’hôtel, Villa Lianaxii,sauf que l’entrée du garage est sur une autre rue. Je fais trois fois le tour du pâté de maison et j’y arrive. C’est une ancienne demeure de maîtres transformée en hôtel. La chambre, n°28, est au second, avec 30 marches de 20 cm entre le 1er et le 2e étage. C’est moins grand qu’à Naples, bien sûr, mais le plafond est peint et il y a des photos anciennes comme les meubles.

La fille de l’accueil, Laura, nous donne un petit plan sur lequel elle indique un trajet rapide vers et dans le centre ville, à 10 minutes à pieds. Un centre ville complètement interdite aux voitures où les gens circulent en vélo perso, antiques souvent, avec des antivols déments toujours (une chaîne est couverte de cadenas en face de la Galerie des Offices).

L’atmosphère est étrange après le maelström de Palerme et de Naples, l’Italie sait donc être policée et paisible (à notre retour des gens que nous rencontrons lors du déjeuner des Dauphins 24


diront avoir faillis se faire arracher le sac dans ces rues alors que nous n’avons jamais été en danger pendant le voyage même dans les quartiers isolés de Naples) ?

On part vers l’église de l’Annonciation où un prêtre nous conseille de passer par le cloître, juste derrière. Sur la place dont le chapiteau d’un bâtiment aligne des bébés en porcelaine (je crois que c’est de la porcelaine), un chapiteau Disney amuse les enfants avec Topolino (Mickey). La via dei Servi où il y a un musée à la gloire des inventions de Leonardo da Vinci, nous conduit au Duomo. Pfff ! Du marbre, du marbre, encore du marbre. Impossible à photographier.

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Je prends les vitrines, j’essaie un effet de reflets. On passe par la place de la Republica, on pousse jusqu’au Ponte Santa Trinita. On franchit l’Arno. On revient vers le Ponte Vecchio, la merveille de la ville, sorte de Place Vendôme, des bijoux, de l’or, des diamants… On prend à droite vers la galerie des Offices qu’on se promet de voir demain (car on ne sait pas). Au bout la foule rit des farces qu’un clown fait aux passants. Je l’ai repéré : quand il veut me faire son tour, je me baisse et me retourne pour lui saisir les burnes. Il sursaute. On est copain, la foule rit. MC ne croit pas que j’ai fait ça.

Je photographie les culs des statues (inspiré par l’affiche du musée de Naples pour les sculptures de Michel Ange inspirées de l’Antiquité). On tourne un peu et on rentre à l’hôtel. Rite de l’apéro. Laura nous a indiqué une trattoria pas loin, pas touristique, Cesarino xiii, il faut y aller de sa part. La terrasse est pleine, des Américaines qui parlent fort, on nous fait une petite place. Et on dîne fort bien après toujours les mêmes difficultés pour composer le menu, ici on est au nord, on ne mange plus pareil qu’à Naples, c’est du solide. On arrose avec du chianti de la casa. On rentre bien cuits. La grappa mise au frais par MC fait du bien.

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Lundi 7 juin 2010 : Florence L’horaire est respecté. Nous sommes dans la salle du petit déjeuner avant 9h30, heure limite. C’est plein de monde, surtout des Allemands. Au moment de partir MC signale que le radiateur de la salle de bains est brûlant et que le sèche-cheveux ne marche pas. Je parts les mains dans les poches, pas possible de photographier cette ville, et puis on va faire des musées où c’est interdit.

Nous voilà Galerie des Offices après un petit arrêt expressi-cartes postales sur la place du Musée d’histoire de la science. Pour la Galleria degli Uffizi (en savoir plus et encore plus), la billetterie est fléchée. On suit la flèche, on ne trouve rien. Aller retour sous la galerie. Enfin je lis sur un panneau : « chuiso » le lundi, ici le jour de fermeture c’est le lundi, pas le mardi comme dans le reste du monde. On n’a pas de guide sur Florence qui est un à part de l’Italie du Nord. Voilà donc un raccourci de ce que nous n’avons pas vu :

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Bref on se rabat sur le Vieux Palais devant lequel il y a les Hercules dont j’ai photographié les fesses hier. Il faut passer par des portiques comme pour monter dans un avion. On ne sait pas trop où l’on va.

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On monte par un escalier sombre, un peu inquiets, et on arrive dans un lieu extraordinaire (en savoir plus ici) impossible a raconter comme ça, pour un périple dans l’histoire de Florence qui traverse celle de la France (cabinet François 1er) : salle des cinq cents, des deux cents, appartements de Léon X, salle Clément VII, salle rouge au premier puis, au second, salle des Lys, chancellerie, appartements des Eléments, salle d’audience, chapelle seigneuriale, appartement d’Eléonore de Tolède, salle de la Gualdrara, salle de l’Horloge, salle des cartes géographiques, studio… On sort de là épuisés, le cou tordu d’avoir regardé les merveilles peintes sur des plafonds à 6-8 m du sol, déboussolés de ne rien savoir ni comprendre. La suite est sans trop d’intérêt : déjeuner dans un bistrot branché florentin, le Rose’sxiv, achat d’un sac en agneau pour l’anniversaire de Prisca dans le marché couvert au coin des vie Porta Rossa et Calimala .On va vers les jardins Boboli qui sont forcément fermés. De là on repasse le Ponte Vecchio (horreur touristiques parmi les horreurs) et on va vers la Basilique di San Lorenzo (on n’entre pas c’est payant) qui est entouré d’un marché où les miséreux des trois continents 29


tiennent le pavé.

On fait le tour du Mercato Centrale qui est fermé et en travaux. Il fait chaud, on est fatigué. On se dirige vers l’hôtel en passant rue Dei Servi pour prendre un granité à la Gelateria artigianale Le Pariginexv puis faire de nouvelles emplettes pour les enfants au musée Leonardo Da Vinvi (la fille à la caisse est particulièrement désagréable, pas dans le ton de la ville). On est tôt à l’hôtel. Je fais une longue sieste, MC lit. Puis c’est le rituel du soir avec passage au Cesarino où il y a une fabuleuse côte de veau avec des cèpes. Voilà c’en est presque terminé pour Florence, il faudra qu’on revienne en Toscane avec plus de temps, promis.

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Mardi 8 juin 2010 : Florence-Roquebrune-sur-Argens On est devenu des champions des départs bien huilés. A 10 heures en payant l’addition, on demande à la fille de la réception si elle connaît un endroit où l’on peut faire des courses. Elle nous conseille un traiteur de l’autre côté de l’Arno, viale Donato Gianotti. Ce n’est pas difficile à trouver. MC n’aime pas, elle fait les courses au Coop en face pendant que je glande dans la voiture pendant plus d’une heure. Elle a eu des malheurs pour arriver à passer une caisse. Mais elle ramène des merveilles, melon, pastèque, saucissons, fromages qui se retrouvent dans la glacière mobile.

On taille la route. Passage émerveillé le long des carrières de Carrare. Déjeuner dans un Auto Grill (sans panneaux solaires). On arrive aux Issambres vers 18 heures (je me suis fais flasher à 103 pour 90 avant Fréjus : 45 euros et 1 point). A 18h30 on est dans la piscine. A 20 heures Claude nous offrent deux caisses de saint-émilion grand cru, comme promis, pour le site bbbpiscines.com. Annie est surex : un Belge qui leur fait dans les bottes à cause du retard pris dans la réalisation de sa piscine et un Allemand qui a fait venir des Polonais pour faire le dallage autour de sa piscine et qui voudrait que 3B les paye. On dîne sur le pousse au bord de la piscine. Il fait un peu frais. On raconte notre voyage. Ils parlent de leurs problèmes. Claude n’apprécie pas beaucoup la grappa qu’on lui a offerte. On a bu trois bouteilles de pif à quatre. Il est temps de se coucher. Mercredi 9 juin 2010 : Roquebrune-sur-Argens-Sète. Il fait gris, le vent souffle. Il est temps de rentrer. Déj sur une terrasse de plage aux Issambres. Projets de voyages communs, projet de week end à l’automne. On met le cap sur Sète. A 17h30, on est rue des Courlis. Zia nous fait des risettes. i

Auto Grill est une franchise italienne qu’on retrouvera sur le ferry et partout sur les autoroute, meilleurs en Italie qu’en France Villa d’Amato, via Messina Marina, 180, Palermo iii Il Cantastorie, via Messina Marine 166 Palermo iv Pizzeria Bellini, piaza Bellini 6, Palermo v Ristorante El Chiringuito di Carnovale Irma, Via Vittorio Emanuele II, Canitello 89018 Villa san Giovanni (RC) vi Hotel Gabbiano C.A.M. Srl Via Acquafredda-Luppa, 32, 85046 Maratea PZ, Italia vii B&B villa Ocsia, San Giorgio a Cremano (NA) via don Morosino, 89 viii La Tavernatta, Via Pittore, 90/94, San Giorgio a Cremano-Napoli (fermé le mercredi) ix Enoteca Due, via don Morosino, 81, San Giorgio a Cremano Napoli x Dal Delicato, di Raphaella Martino. Via Manzoni, 74-76, San Giorgio a Cremano Napoli xi Caffe' Intra MoeniaAdresse : Piazza Vincenzo Bellini, 70 80138 Napoli, Italia intramoenia.it xii Hôtel Villa Liana, Via Alfieri, 18. 50121 Firenze xiii Cesarino, Trattoria Tipica, via Giovan Battista Niccolini, 16 Firenze. xiv Rose’s, via del Parione, 26 50123 Firenze tel : 055 2870090 xv Le Parigine, Via dei Servi, 41/50100 Firenze, tel : 055 239 8470 ii

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De Palerme à Florence par Maratea et Naples  

notre voyage 2010 en Italie du Sud

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