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Parlons Zen Le journal du festival Terres du Son vous invite en Touraine Gabriel des Voleurs de Swing

N°1 - 13 juin 2009 - Concert à l’Entrepôt, Paris

 NEWS RNIEReS E  D S E on L es du s r r e  t IVAL DU FEST CK Y DU RO H P R U E BALIM RANCAIS  F A L   A   BELGE S POUR TD   T N E U WING EURS S L O V   S E L NCE ENAISSA  R U A E T UN CHA CANDE, IMPRESSION : PHOTOSCAN DES 2 LIONS, TOURS


LA Légende de Candé l était une fois, il n’y a pas si longtemps, un château du nom de Candé. ame Nature veillait sur lui tant et si bien que l'idée germa dans l'esprit d'un groupe de passionnés d'y organiser un épatant festival de musique. ors donc, moult troubadours et chansonniers de tous horizons vinrent s'y produire pour le plus grand plaisir d'une foule bucolique DE Sympathiques mélomanes. insi passèrent quatre années florissantes pour des artistes et un public en liesse... t, quand, AU MOIS DE JUILLET, En l’an deux milles neuf, sur le domaine de Candé, maint sujets s’agitèrent pour préparer estrades et banquets, dans tous les coins de la contrée, chacun vit le moment tant attendu, d’annoncer l’avènement de la 5ème édition du Festival Terres du Son. Par Messire Thomas Cloué

40 heures de musiques

400 artistes

5 scènes

450 bénévoles

70 concerts

et vous...

Les 10, 11 et 12 juillet, la 5ème édition du Festival Terres du Son vous propose une programmation originale et éclectique avec des concerts en plein air dans le cadre magnifique du château de Candé à Monts au sud de Tours. Vous retrouverez ou découvrirez des artistes nationaux et internationaux mais aussi des artistes en développement de la région et d’ailleurs. Le festival Terres du Son, c’est aussi : • un village associatif et animé en accès gratuit • un camping gratuit pour les festivaliers • une scène électro à la tombée de la nuit • une démarche éco-citoyenne • les Mini Terres du Son, le 9 juillet

Et, pour la première fois en 2009 : un journal en direct du festival une deuxième scène au coeur du village gratuit le Populus Bar perché dans les arbres

le collectif de la Saugrenue les interviews publiques dans le village

Invité d’honneur : Tahiti découvrez les danses traditionnelles, la musique et l’artisanat de la Polynésie.


QUELQUES EXCLUSIVITES TDS BALKAN BEAT BOX date unique en France cette année Une formation d’origine New Yorkaise, qui mixe avec aisance sur différents styles musicaux. Le folklore balkanique et moyenoriental atypique orchestré par des rythmes électroniques pour un mélange rock des plus originaux. Un remède miracle à la grisaille tourangelle de cet hiver. A ne manquer sous aucun prétexte car c'est leur unique date en France !!!

GENTLEMAN & THE FAR EAST BAND seulement deux dates en France Pionnier de la scène reggae allemande, sa musique et ses charismatiques performances live ont su toucher un public toujours plus nombreux à travers le monde entier. Depuis plus de dix ans, il dénonce dans ses chansons les paradoxes de notre société, prônant dans ses textes l’amour, la tolérance et le respect, vivant dans cet idéal avec tout son cœur et sa propre personnalité. Venez vivre ce moment de musique live inoubliable sur une de ses deux dates en France !!!

THE ASTEROIDS GALAXY TOUR une des trois dates en France Ces Danois, aux influences soul-pop, reconnus notamment pour avoir fait la musique d'un spot publicitaire pour Apple, nous plongent dans leur univers psychédélique. Un groupe à suivre de très près et qui n'a pas fini de faire parler de lui. Ne passez pas à côté de votre chance et venez assister à l’une de leurs trois dates en France !!!

Ce journal est imprimé en partenariat avec...


Ces deux pages vous sont offertes par...

Photos : Pascal Montagne

VOUS AUSSI VENEZ VIBRER AVEC LE FESTIVAL TERRES DU SON

www.terresduson.com


BALIMURPHY  DU ROCK BELGE A LA FRANÇAISE

Photo : Niko Kohen

Balimurphy, composé de cinq musiciens multi-instrumentalistes, passionnés par les mots et les belles mélodies, est un groupe Bruxellois, qui parcourt les scènes depuis une dizaine d'années. Laissez-vous enivrer par les compositions de ce groupe, qui joue avec les mots comme avec vos émotions. Cela fait 10 ans que ce groupe belge a fait ses premiers pas dans une cave de Saint Gilles à Bruxelles. En 2004, après le départ de la chanteuse Marie Warnant, qui quitte le groupe pour se lancer dans une carrière solo, sort un premier album auto produit «la valise». Suivi en 2006, de «L'homme descend du tram», qui nous peint un tableau de la vie quotidienne Bruxelloise avec tous les petits problèmes auxquels chacun doit faire face. Avec l'arrivée de Martin Lauwers au violon et au piano sortira dans quelques jours «Poussière», un album beaucoup plus abouti, qui marque un tournant dans le groupe. Balimurphy fait chavirer les cœurs avec ses chansons folk rock chantées par Cédric Van Caillie dont la voix s'apparente à celle du chanteur de Louise Attaque, Gaetan Roussel, et aux influences diverses telles que Noir Désir pour la mélancolie dans la voix, Debout sur le Zinc pour le côté festif ou encore Jacques Brel pour la recherche des belles paroles et des mots justes. Les textes travaillés retracent les moments de la vie avec douceur et force, nostalgie et joie. Des paradoxes que l'on retrouve dans la dualité qui existe entre les paroles pessimistes et la musique

plutôt festive du groupe. Un contraste que l’on retrouve dans la vie elle même, qui n'a de valeur que parce qu'elle est éphémère. Cette opposition caractérise bien l'univers du groupe notamment avec le titre «poussière», une chanson qui fait directement référence à la mort sur un ton assez enlevé. La vie est une expérience très forte et douloureuse mais de laquelle on sort toujours grandi et c'est de là que vient le titre de ce nouvel album. Le premier single «mon ex» est l'une des plus anciennes chansons du groupe, mais aussi celle qui semble être la plus accessible pour toucher le public, chacun peut se retrouver dans le texte. Qui n'a jamais eu le sentiment de perdre un être aimé ? Qui n'a jamais croisé un ou une «ex» au détour d'une rue ? Balimurphy s'inscrit dans la veine de ces groupes non conformistes auxquels il est dur de résister, c'est un véritable plaisir de les écouter et de les voir sur scène où se crée une relation particulière aux dimensions humaines et intimistes avec le public. Si vous achetez leur nouvel album, dont la jaquette est une photo du début XXème siècle à la fois intemporelle, drôle et inquiétante, celuici n'aura pas le temps de prendre la poussière ! Retrouvez Balimurphy, le dimanche 12 juillet à 21h30, sur la scène alternative du festival Terres du Son. Par Vanessa Serievic


LES VOLEURS SWINGUENT POUR TDS Une relation particulière s’est tissée entre ces jeunes musiciens Tourangeaux et le festival de leur région. J’ai voulu en savoir un peu plus sur ce qu’ils pensent de Terres du Son. Votre aventure musicale croise régulièrement Terres du Son, pouvez-vous nous parler de vos différentes apparitions dans ce festival ? Gabriel : Nous avons déjà participé 3 fois à Terres du Son : la 1ère année nous avons joué devant les grilles à l’entrée, la 2ème année sur la scène du village et la 3ème année sur la scène principale. La prochaine fois, ce n’est pas pour tout de suite, mais qui sait dans quelques années, c’est avec plaisir que nous reviendrons jouer sur une scène du festival. Lors de votre dernière participation, vous avez joué pour la première fois sur une des scènes principales du festival, qu’avez vous ressenti ? Gabriel : C'était complètement fou de jouer entre Tiken Jah Fakoly et Hocus Pocus !!! On avait déjà fait des grosses scènes, des grosses premières parties, on avait déjà joué avec Thomas Dutronc et Sansévérino. Mais le festival Terres du Son était un de nos plus gros concerts. C'était la fête, c'était vraiment bien de se retrouver devant quatre mille personnes et jouer devant ce public... il faut dire que contrairement à une salle, dès le début tu commences à jouer et le public est déjà chaud !!! Par votre musique festive et votre dynamisme sur scène, vous êtes un groupe parfait pour les festivals, quel rapport avez-vous avec ce genre d'évènement et plus particulièrement Terres du Son ? Gabriel : Les festivals sont vraiment super pour les petits groupes,car c'est une occasion unique

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pour rencontrer le public et d'autres groupes. C'est la possibilité de se retrouver dans une ambiance particulière, de vivre un moment avec des gens qui aiment et qui font de la musique. Surtout c'est l'été, c'est toujours un peu la fête, les gens viennent pour s'amuser et comme notre musique est en effet plutôt festive, c'est vraiment idéal pour nous. Thomas : C’est un festival où je ne suis jamais allé avant l’année dernière, je ne faisais pas encore partie du groupe lors des éditions précédentes. Je tire mon chapeau à Terres du Son, car je t r o u v e qu’en peu de temps, c’est devenu quelque chose d’assez gros qui propose des bons concerts et des belles affiches.

Gabriel

Le festival Terres du Son met en avant, avec ses moyens, le respect de l’environnement avec la mise en place des toilettes sèches, les verres consignés, les brigades de nettoyage, etc… comment en tant qu’artistes ressentez-vous cette démarche ?


Gabriel : Avec les Voleurs, on est des grands fans des toilettes sèches, d’ailleurs Clément a absolument voulu les essayer, il voulait même s’en faire dans le camion… mais là, on a dit non !!! Je pense que lorsqu’on est musicien, à notre niveau et surtout avec notre style de musique, on est sensible à l’environnement et ça fait plaisir de retrouver ce genre d’initiative dans les festivals. Clément : On devrait faire un slogan «chier dans les toilettes sèches, c’est la pêche !!!». Le respect de la nature c’est important surtout

dans ces gros évènements, qui ont vite tendance à tout détruire quand ils ne sont pas bien contrôlés. Thomas : Je ne sais pas si cela peut avoir un gros impact sur les gens et si l’idée est de montrer l’exemple. Mais concrètement, dans un lieu où il y a vingt mille personnes qui se réunissent, je pense que c’est nécessaire qu’il y ait ce respect de l’environnement. Car sinon on peut vite saccager des endroits et ça serait dommage que ces lieux deviennent des décharges. Retrouvez l’intégralité de cette interview sur www.photours.fr

Clément Thomas dit Vladimir

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Photo : www.photours.fr

Retrouvez les photos des Voleurs de Swing et des spectacles en Touraine sur


SOUVIENS-TOI L’ETE DERNIER, L E S  V O L E U R S DE SWING Depuis peu en Touraine, je ne connaissais pas encore Les Voleurs Swing. Pris dans l’ambiance du festival, je me retrouvai juste au bord de la scène pour le début de leur concert. Après quelques minutes, j’ai pris le temps de me retourner, quelle ne fut pas ma surprise de voir plusieurs milliers de personnes aux rythmes du swing, chantant, dansant, criant pour accompagner le groupe : « bretchka !!! ». Le concert s’est déroulé au rythme de la Syldavie jusqu’à la fin du concert où 5000 personnes ont sauté comme un seul homme, à faire vibrer la plaine de Candé, annonçant ainsi la fin de ce merveilleux moment de festivité. Par Céline Adhumeau

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LE COIN DES DEDICACES


DESSINE-MOI UN FESTIVAL Laurent Legeay a participé à l’organisation du festival depuis sa première édition. Nous lui avons demandé de nous donner sa vision du festival. Quand on me demande, qu’est-ce que c’est Terres du Son, j’ai souvent cette image qui me revient à l’esprit. C’était lors du montage de la dernière édition où j’ai eu l’illustration de ce que nous cherchions à créer avec cet évènement : plus que de capitaliser du public, nous étions attachés au sens de la démarche et nous voulions créer du lien. Lien entre les artistes et le public bien sûr mais également, entre les bénévoles sans distinction de milieu social ou de génération. Et quand j’ai vu Françoise, 60 ans, bénévole depuis la première année et

Pierre, Punk de 25 ans (avec les clous partout et tous les accessoires qui vont bien) fraîchement arrivé de Bretagne se marrer en installant ensemble les tables pour la restauration des bénévoles, j’ai eu la démonstration d’un échange simple, convivial dénué de tout préjugé... De même, j’ai vu des bénévoles, chefs d’entreprise demander de l’aide à des chômeurs, des étudiants donner la main à des seniors, des personnes qui ne se connaissaient pas se serrer les coudes autour d’un projet... Si pour Kundera « La vie est ailleurs », je pense qu’elle est là, dans les moments où il n’y a ni âge, ni sexe, ni race, ni argent, mais que des Hommes qui échangent. Pour moi, c’est ça Terres du Son. Par Laurent Legeay

Vous aussi vous voulez vivre une aventure humaine exceptionnelle, participer au festival de l'intérieur en rejoignant la communauté des bénévoles qui font le festival chaque année. Devenez bénévole !!! Et, contribuez au succès de l'édition 2009. Contact : benevoles@terresduson.com Devenez correspondant !!! Et, aidez nous à diffuser les supports de communication (affiches, flyers, journaux...) du festival en gagnant vos places pour l'édition 2009. Contact : diff.terresduson@gmail.fr Devenez rédacteur !!! Et, assistez gratuitement au festival en créant des articles sur le journal ou sur Internet pour faire partager votre amour de la musique, du festival Terres du son et de l’écriture. Contact : communaute@terresduson.com

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SOUVIENS-TOI L’ETE DERNIER, TU ETAIS BENEVOLE A TDS Je me trouvais dans ma petite boutique de vente de T-Shirt au beau milieu de la plaine entre les deux scènes principales. Soudain, Hari, mon chef d’équipe, le créateur de tous nos magnifiques t-shirts, arrive en criant : «Julie, viens voir ça!!!». J'ai pensé sur le coup qu'il y avait un problème... Sinon, pourquoi laisser la boutique vide ? Je sors donc de la tente et là j'assiste à un spectacle inouï : Mass Hystéria avait fait monter du public sur scène! Un gars de son équipe était à côté de nous pour vendre des affiches et des albums. Je l'ai entendu maugréer : «Oh non... encore... les gens de la sécu vont galérer à les faire descendre et il va y avoir des problèmes... ça arrive tout le temps...». Je lui ai répondu : «Là, tu risques d'avoir une surprise.». Deux minutes plus tard, nos bénévoles de la sécu ont fait un petit signe aux festivaliers qui étaient sur la scène. Il a suffi de ce petit appel pour qu'ils descendent tous, sans faire aucune histoire et sans rechigner... Le membre de l'équipe Mass Hystéria n'en revenait pas. Eh oui ! Nos festivaliers sont super gentils et très responsables ! Par Julie Delacroix


CANDÉ, UN CHATEAU RENAISSANCE Tristan Magineau, responsable du Château de Candé, vous accueille sur le domaine de Candé et vous invite à profiter du festival Terres du Son pour découvrir les richesses et l’histoire du château et de son domaine.

ORIGINE DE CANDÉ

Candé, dont le nom signifie la «confluence» en latin, se trouve, en effet, à la confluence, à la rencontre de l’Indre, qui se trouve sur le versant sud du château, et du ruisseau Saint Laurent qui parcourt le domaine. Le château domine la vallée de l’Indre à plus de 40m de hauteur, c’est l’un des plus beaux points de vue de Touraine.

EDIFICATION DU CHATEAU

Il faut situer le château de Candé dans son histoire, maintenant millénaire. Naturellement fortifié par sa hauteur, le lieu est occupé depuis le Moyen-âge et c’est à la Renaissance qu’est construit le premier château, exactement entre 1504 et 1508. Ce n’est pas un château royal, comme ceux du Val de Loire, c’est un château de plaisance. A la Renaissance, on a le goût de vivre à la mode italienne et on possède en général son hôtel particulier en plus de sa demeure en ville.

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PREMIER CHATEAU

La construction d’origine est le pavillon carré avec ses grandes fenêtres en anneaux de pierre et la tour d’escalier hexagonal hors-œuvre qui était l’entrée principale du château. C’est cette partie carrée qui va évoluer au fil des siècles.

AGRANDISSEMENT DU CHATEAU

Au début du XIXème siècle, vont s’adjoindre les tours d’angle dans le versant sud. Ensuite, le château va subir une grande évolution avec deux campagnes de constructions en 1854 et en 1864. La surface va être multipliée par trois, en équerre sur la droite avec l’aile néogothique qui s’inspire du style néo médiéval, très à la mode à cette époque.

LES DEPENDANCES

On est également au cœur du néogothique pour tous les bâtiments qui entourent le château : les écuries, les garages, les logements des palefreniers et des domestiques, l’orangerie et le pavillon de chasse. Des bâtiments existaient avant ceux visibles aujourd’hui mais il n’en reste plus aucune trace. Ils ont été démolis puis reconstruits par une famille nouvellement propriétaire, qui achète Candé en 1853.


Photos : Loïc Bousquet

CANDÉ SE VISITE OUVERTURE AU PUBLIC

En 1972, l’Etat est propriétaire du château suite à la donation de son ancien propriétaire Fern Bedaux. Etant exposé aux risques d’explosion de la poudrerie du Ripault [sur le site actuel du CEA], il ne peut-être utilisé comme résidence présidentielle. En 1974, l’Etat rétrocède le château au département d’Indre et Loire. Depuis cette date, le département est propriétaire de Candé et décide en 2000 de l’ouvrir petit à petit au public.

QUE VISITER A CANDÉ

Le château est ouvert du 1er avril au 31 octobre. Il est fermé les lundis et mardis, ouvert du mercredi au dimanche soir de 10 h à 18h. Il se visite librement ou avec un guide. On visite les salles meublées où vivaient les anciens propriétaires, Charles et Fern Bedaux. Actuellement, 12 salles sont ouvertes au public. Le domaine de Candé regorge de trésors, des bois, des sous-bois, des sources, une nature sauvage et un gibier abondant. C’est une découverte de tous les jours.

LES COUPS DE CŒUR de Tristan Maginau

Le premier, la grande bibliothèque de chêne lambrissé de 12m de long, 7m de large et de 4mde haut. C’est un véritable vaisseau, un navire,

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où on peut s’adonner à la lecture. Mais également à la musique, avec un orgue Skinner des années 30, classé monument historique, presque unique, puisqu’il n’y a que trois exemplaires dans le monde. Cette pièce invite à la connaissance et à la rêverie. C’est un coup de cœur sensoriel par cet accueil chaleureux du bois et par la vue à travers les fenêtres de vitraux reliées au plomb. Le second, c’est la nature avec les 260 hectares de bois, de prairies, d’étang. On y croise des chevreuils, des écureuils, des oiseaux, des hérons avec la plus grande héronnière de la région Centre, mais qui est bien évidemment inaccessible au public.

CANDÉ ACCUEILLE TERRES DU SON

Candé a toujours été un château dans son temps. Nous ne voulons pas le laisser dans le passé ou le réserver à ceux qui visitent déjà ce genre de lieu. Nous sommes dans une volonté d’ouvrir le site à un large public. Ce peut-être pour une randonnée pédestre comme pour un festival de musique actuelle. Le festival Terres du Son, qui est, pour Candé, la première manifestation en termes d’accueil du public, s'inscrit dans cette démarche. Propos recueillis par Céline Adhumeau


DE PARIS AUSTERLITZ A TERRES DU SON Nous avons trouvé, par hasard, un commentaire laissé sur la toile par un festivalier qui avait croisé l’amour lors de l’édition de l’année dernière sans avoir osé tenter sa chance. Sa timidité l’a peutêtre privée d’une belle histoire d’amour mais nous permet aujourd’hui de lire ce texte. Alors, si tu te reconnais et que tu en es l’auteur, contacte nous et «Parlonsen». Pas de place où m'assoir si ce n'est sur mon sac de voyage. Mais, pas n'importe où, ici, face à toi, c'est parfait. Nous sommes face à face à la gare d'Austerlitz vendredi 11 Juillet, il est 19 heures passé. Je mange ma salade et te surveille, mais tu ne me regardes pas, plongée dans ton livre. Ma salade terminée je vais jeter l'emballage et me rassieds sur mon sac, et là tu me vois. Tu es vraiment belle. Echange de sourires. Tu es encore plus belle en souriant. Je baisse la tête, gêné. Première fois. Mon train, notre train est annoncé. Je monte en premier, et me trouve une place. On se croise. Je suis d'abord surpris, puis nous nous sourions encore. Cette fois, la gêne se

transforme en boule dans mon estomac. Deuxième fois.

aussi, je n'y croyais toujours pas.

Tu trouveras une place dans la voiture suivante. Je le sais, car je suis venu vérifier à Orléans, puis à Blois, si tu étais descendue. Tu ne m'a pas vu, tu étais de dos. Tu m'as empêché de voyager sereinement, mes tripes brulaient d'aller te parler. Je n'ai pas pu. Je suis sorti du train l'amertume dans la bouche, l'estomac derrière moi, en espérant que tu descendes aussi.

Ma tête à ce moment n'exprimait certainement pas ce que j'aurais voulu que tu voies de moi, ce que je ressentais, trompé par la surprise et les réactions contraires de mon corps. Quel homme se laisse ainsi gouverner par le yo-yo de son estomac ! Un de tes amis t'a parlé, tu as tourné la tête au moment même que mon ami me ramenait sur terre. Troisième fois.

Le lendemain, le samedi 12 Juillet, j'ai prévu d'aller au Festival Terres du Son avec des amis. Une fois mon billet acheté, je descends la pente qui mène aux scènes. Je discute avec un ami. Le concert a déjà commencé.

Je te recroiserai un peu plus tard devant la scène découverte. Encore une fois incapable que je suis de te parler. Avoir le coup de foudre, la recroiser trois fois en moins de 24 heures et avec plus de 200 kilomètres de trajet et ne pas être capable d'aller lui parler, lui dire qu'elle est belle, exprimer ce qu'elle me fait, goûter à ses lèvres.

Et, tu étais là, dans le sens contraire. J’ai failli tomber lorsque je t'ai vu. Je n'y croyais, puis j'ai senti le sang affluer, j'ai arrêté ma phrase, coupé net comme si j'avais reçu la baffe du siècle. J'aurais cru être dans une chambre noire, complètement isolée de tout son avec juste ton visage pour l'éclairer. Je me suis retourné pour te suivre et ne pas te perdre, ignorant où j'allais, tu t'es retournée

Je t'ai laissé filer. Et maintenant, je m'emballe et je me déteste lorsque je pense à toi. Je m'en veux tellement d'avoir été incapable de me présenter et de te parler. Par un festivalier anonyme

Le «PARLONS ZEN», le journal du Festival Terres du Son, tient à remercier : Ceux qui ont organisé : Loïc Bousquet / Ceux qui ont rédigé: Céline Adhumeau - Loïc Bousquet Thomas Cloué - Julie Delacroix - Laurent Legeay - Vanessa Serievic / Ceux qui ont photographié : Loïc Bousquet (www.photours.fr) - Niko Kohen - Pascal Montagne (www.diaphart.com) / Ceux qui ont fait la photo de la couverture : Cédric Neige (www.eleven-studio.com) / Ceux qui ont lu et relu: Céline Adhumeau - Julie & Laure Delacroix - Joël Pawtowski / Ceux qui ont fait la mise en page : Loïc Bousquet / Ceux qui ont imprimé : PhotoScan des 2 lions à Tours / Ceux qui ont distribué : les bénévoles du festival Terres du Son & du journal / Ceux qui ont participé à l’insu de leur plein gré: les arbres pour le papier - la marine pour l'encre / Ce qu’il ne faudrait pas dire mais que l’on dit quand même : l'équipe du journal est mal habillée par personne / Ceux qu’il faut remercier encore plus : toutes les bonnes volontés qui ont permis de faire ce journal et vous qui le lisez jusqu’au bout... Pour nous contacter : parlons-zen@terresduson.com


Parlons Zen #1 @ Concert à l'Entrepôt, Paris | 13 juin 2009