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Kidnapping


Par la classe de 5-6P :

Chloé Bonvin, Lara Giorla, Daniel Oliveira da Cunha, Lisa Rey, André Filipe Rodrigues Mendes, Caroline Romailler, Clinton Sackitey, Théo Schallbetter, Loïc Zeltner, Jérôme Bétrisey, Camille Budon, Etienne de Preux, Lore Hoffmann, Deolinda Machado, Tiffany Perruchoud, Morgane Possetti, Coralie Rabasco, Marco Renzo, Lola Rouvinez, Lucie Zen-Ruffinen

©Planzette productions 2008

http://planzette.ecolevs.ch

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Chapitre 1 Par Lucie et Lola

J

usqu’à la semaine dernière, dans la classe de 5p-6p de l’école de Planzette, le calme et l’amitié régnaient. Petits et grands jouaient, discutaient, riaient, jusqu’au jour où le prof a parlé des grandes invasions et nous a dit qu’à la fin de l’empire romain c’était le règne du « chacun pour soi » car les Ostrogoths et autres peuples ne s’associaient plus et c’était devenu une sorte de guerre civile. Ainsi donc, à la récitation du vendredi, Théophile copiait sur Beurthy qui en avait marre que son voisin profite de lui. - Il vaudrait mieux que tu étudies au lieu de ne rien faire de tes journées, à part jouer aux jeux vidéos, commença Beurthy en sortant un couteau suisse. Range cet engin tout de suite ! dit le professeur. -C’est la règle du chacun pour soi, je suis comme les Ostrogoths, moi ; et eux respectaient cette règle : Chacun pour soi !!! enchaîna-t-il en rangeant l’engin dans sa poche, comme demandé par son enseignant. En fait, tout le monde était d’accord avec Beurthy. Et c’est ainsi que des gangs se sont formés dans la classe : les filles se tiraient les cheveux et les garçons tapaient leurs anciens amis, tous les élèves restaient dans leur coin ne parlaient plus, se tapaient dessus… 3

Beurthy


Fransie

Chapitre 2 Par Morgane et Coralie

A

la fin du premiers cours de math, quelqu’un frappa à la porte et entra :

- Fransie! Pourquoi es-tu en retard ? dit le professeur. - Hum… parce que… hum… c’est que je dois donner des… bredouilla l’élève. - ça suffit !!! Chaque jour c’est la même chose. A ta place !

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Avant que tous les élèves partent en récréation, M.Favre demanda à Fransie : -Mais tu sais Fransie, tu rates tous les jours environ une heure de cours… et je voudrais bien savoir quelle est la raison de ces retards. - Mais c’est que… en fait… dit Fransie toute gênée, ma mère est repartie en Andorre alors je dois donner tous les jours des médicaments à ma grand-mère avant de venir à l’école. -Ah ! La honte !!! "Frann" qui dorlote sa vieille ! dit Niki d’un air moqueur.

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-Ouais, t’as raison vieux ! Trop la couche ! renchérit Théophile qui est toujours prêt à suivre Niki. -Mais laissez-la tranquille, bande de zoulous ! répliqua Eglantine qui était toujours sage. -Silence ! cria le professeur d’une voie forte, maintenant, sortez en récré.

Chapitre 3

A

par Camille et Lore

près la récréation, pendant le cours de math, Zéphir lança sur Praxèle des boulettes de papier, coupées avec le couteau suisse de Beurthy, qu’il avait enduites de colle liquide, et placées dans le stylo volé à Fransie. Cela lui faisait une excellente sarbacane. Praxèle qui était plutôt un garçon manqué, s’énerva et lui projeta de la colle dans les yeux. Zéphir se mit aussitôt à crier :

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-Va t’faire foutre pauvre naze ! - Mais ça ne va pas Zéphir ! Reste zen, tu ne vas pas t’énerver parce que je t’ai lancé un peu de colle dans la figure! lui répondit Praxèle - Mais tu ne te rends pas compte! C’est dans les yeux, ça fait très mal ! hurla Zéphir. - T’es qu’une femmelette, même moi j’aurais pas eu mal. Aussitôt, Zéphir lui lança la même portion de colle qui lui arriva juste dans les narines. - Ah ! Au secours je ne peux plus respirer, aidez-moi ! Respire par la bouche crétine, au moins ainsi tu ne sentiras pas ta mauvaise haleine! lança Félicia qui n’avait pas sa langue dans sa poche. Ça suffit, arrêtez ça tout de suite! hurla le prof. Vous appréciez la colle… Eh ! bien, vous me ferez trois heures de colle, pas une de moins ! Et vous nettoierez les dégâts que vous avez causés pendant que les autres iront à la patinoire! Des rires éclatèrent dans la classe. Pendant les heures de colle ça ne s’arrangea pas : - De toutes façons c’est totalement de ta faute si on est en colle ! reprocha Praxèle. - Quoi ? Et puis quoi encore, t’es même pas « cap » de te dénoncer, je suis sûr que tu n’oses pas le dire parce que tu n’as aucun courage, riposta Zéphir - Je ne suis pas « cassée », même si c’est moi qui ai commencé, hurla Praxèle. 7


- Ah tu vois t’es… - Je suis quoi ? coupa Praxèle. J’espère pour toi que tu ne vas pas dire que je suis « cassée » parce que sinon t’as plus de tête. - Ouais, ouais, c’est ça… n’oublie pas que je suis un garçon et toi tu es une fille et que de tous temps, les gars ont toujours battu les filles, fanfaronna Zéphir.

Praxèle

-Ouais jusqu’à maintenant… précisa Praxèle. - Pfffff, tu me soûles à la fin. T’es vraiment « chiante » quand tu t’y mets, s’exaspéra Zéphir. - T’as de la chance que M. Favre ne soit pas là, sinon il t’aurait rajouté au moins deux heures de colle, les vilains mots ce n’est pas trop son truc. Et encore, s’il est de mauvaise humeur ce sera trois ou quatre heures de plus. lui annonça Praxèle. - T’es vraiment à côté de la plaque avec tes hypothèses de débile lui balança Zéphir. - Tu sais, si tu veux une baston entre nous deux, tu le dis tout de suite, menaça Praxèle. - Ok ! prêt ? Go ! - Attends, intervint Zéphir, le maître a peut-être mis la webcam… - Pas bête, bien pensé pour un « mec » c’est la première fois que tu fais preuve d’intelligence Zéphir ! dit-elle. Mais comment on va faire pour la débrancher… demanda Zéphir. 8


- Attends je vais allez voir. Praxèle alla voir quelle prise pouvait bien alimenter la webcam. Elle débrancha quelques prises et revint à sa place. Malheureusement pour elle, sans le savoir, elle les avait presque toutes débranchées sauf celle de la souris, celle du micro et celle de la webcam.

- Ca y est, j’ai fini, on n’est plus sous surveillance. La baston peut commencer. - Alors prêt ? GO ! Alors que la baston débutait, les élèves et M. Favre rentrèrent de la patinoire. Ceux-ci pénétraient dans la classe alors que Praxèle et Zéphir se tapaient encore dessus comme des catcheurs. - Mais qu’est-ce que ce bazar, vous vous fichez de moi ou bien ? Vous n’avez même pas nettoyé vos cochonneries. Ce n’est pas parce que je ne suis pas là pendant les heures de colle que vous devez faire n’importe quoi ! éructa le maître, fou de colère. - Mais ils continuaient à se donner des baffes. - Cessez cela ou je vous colle le samedi. 9


Aussitôt M. Briguet qui avait tout vu depuis sa classe grâce à la webcam arriva dans notre classe pour demander si tout allait bien. - Non ça ne va pas du tout, ils font n’importe quoi depuis hier. Je n’en peux plus de ces deux-là. - T’as qu’à les renvoyer chez eux, dit M. Briguet. - Mais non sinon ils vont s’étriper. Bon puisque vous voulez faire les zouaves, eh ! bien vous ne viendrez pas à la sortie d’archéologie que nous allons faire à Finges cet après midi. - Bien parlé collègue, complimenta M. Briguet. L’après midi, les élèves et le maître partirent prendre le bus qui devait les amener à Finges tandis que Praxèle et Zéphir restèrent en classe. Dans la classe, Praxèle et Zéphir boudaient : - J’aurais trop voulu y aller à cette sortie, dit Praxèle. - Ouais ç’aurait été génial de jouer au chevalier dans la forêt, pensa Zéphir. - Eh ! regarde le maître a oublié son téléphone portable dans son manteau. - Tu fouilles sa veste ? C’est personnel une veste ! - Ecoute abruti, j’ai une super idée : on n’a qu’à aller les rejoindre au bus et lui apporter le natel en disant qu’il l’a oublié sur son bureau ! se réjouit Praxèle. - Ah ! ouais, pas bête ! Ensuite, on demandera pardon au maître en faisant une tête bien désolée et je suis sûr qu’il va nous pardonner et nous prendre avec lui. - Allons-y… 10


Chapitre 4 Par Deolinda et Tiffany

I

l était 13h 55, quand le bus allait partir. Praxèle et Zéphir montèrent en cherchant le maître pour lui donner son portable. Le chauffeur n’était pas le même que d’habitude, il avait une drôle de tête et à côté de lui, il y avait un homme vêtu de noir. Au début, ils pensaient qu’ils avaient pris le mauvais bus. C’est alors que Praxèle s’aperçut que tous les élèves de sa

classe de 5ème 6ème de Planzette leur faisaient des signes de tête bizarres. Ils allèrent s’asseoir comme si de rien n’était, tout en restant silencieux. Zéphir découvrit alors que les autres élèves étaient attachés aux sièges avec des menottes et du scotch transparent sur la bouche. -Eh miss ! Regarde ! Ils sont attachés et bâillonnés ! Mais au même instant, la porte se referma brutalement. Trop tard pour fuir. Le bus commença à rouler, dans la fausse direction. 11


ils étaient censés aller à Finges. Mais c’est alors qu’ils comprirent que tout cela n’était qu’un piège. C’est à ce moment-là, que l’homme qui était devant, vêtu de noir, s’approcha d’eux, des menottes et un rouleau de scotch à la main. Il essaya de les attacher à un siège, mais Praxèle ne se laissa pas faire, elle lui décocha un coup de pied au tibia. Alors, ce dernier tomba à genoux en jurant horriblement. Zéphir qui était choqué commença à sangloter comme un petit garçon de 3 ans. Mais cela ne servait à rien car, pour finir, ils furent quand même attachés au siège qui se trouvait au fond du bus scolaire. Ils essayèrent de se détacher mais rien à faire. Un peu plus tard, ils arrivèrent dans un entrepôt où le chauffeur gara le bus. Les deux hommes emmenèrent les enfants dans une cave et ils les enfermèrent. Cette cave n’avait pas de fenêtre, et il n’y avait qu’une petite lumière qui provenait d’un soupirail. Elle faisait environ 15 m2 et était encombrée de déchets. Félicia, une jeune fille très fine, tentait de se détacher les menottes en passant ses petits poignets à travers le cercle de métal et elle réussit. Ensuite elle s’enleva le scotch de sa bouche et fit de même pour les autres élèves. - P’tite question, il est où le prof ? demanda Praxèle. - Tout ce que je sais, c’est qu’il est retourné chercher son natel par la porte du sous-sol de l’école pour faire plus vite et depuis, on ne l'a plus revu, articula Félicia. 12


- Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ce qu’on fait ici ? interrogea Beurthy. - Mais qu’est-ce que j’en sais moi, crétin ! dit Zéphir d’un air inquiet et triste. - Bon on se calme les mecs c’est pas vos éternelles bastons qui vont répondre à ta question, Beurthy, dit Fransie. - Mais « ta gueule », petite pommée du slip ! dit Beurthy. -Ah ! Tu oses me dire ça ? s’étrangla Fransie. -Bah ! ouais tu… ! voulut rétorquer Beurthy. Mais c’est à ce moment que Fransie lui envoya une baffe qui lui ferma le clapet.

Chapitre 5 Par Loïc et Clinton

B

ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!! beugla Niki, la figure prise dans des toiles d’araignées.

-Bah ! Ce « con » n’est même pas « cap » de rester sans pleurer une seconde ! dit Théophile. -Arrêtez ça immédiatement bande de crétins! ordonna Praxèle. - Aaaah ! Une ar…une arar…une araignée ! hurla Zéphir qui les détestait.

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Théodore, le jumeau de Théophile intervint : - Arrêtez de crier : on est tous dans la même merde cette fois. Vous ne voyez pas que ça ne sert à rien de continuer à se rentrer dans le lard ? - J’ai une idée ! j’ai toujours le natel du prof dans ma poche! On peut appeler nos parents, fit Praxèle. Hélas, pas de réseau! Les choses s’annonçaient mal. Elle se leva et se dirigea vers Beurthy et lui dit : - Donne-moi ton couteau suisse ! Beurthy le lui donna sans discuter et elle prit le couteau et s’en servit comme d’une clé et essaya d’ouvrir pendant deux minutes la serrure des menottes. Elle réussit à détacher Beurthy puis les autres. Beurthy en profita pour inspecter le sous-sol qui n’avait qu’un soupirail par où entrait un peu de clarté. Il distingua alors une petite porte dans le fond.

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Félicia essaya de passer à travers le soupirail avec l’aide de Théodore qui lui faisait la courte échelle mais l’un des ravisseurs entra, la vit, sauta et put attraper son pied : -Tu ne t’en tireras pas comme ça ! dit-il. Pendant ce temps, les autres profitèrent qu’un des ravisseurs récupérait Félicia et que l’autre semblait très occupé dans le local d’à côté, pour tenter de fuir en passant derrière son dos. Mais celui-ci qui s’agitait aux commandes d’une drôle de machine, les entendit car, Praxèle, tellement maladroite, heurta une armoire, et une vingtaine de bouteilles qui étaient à l’intérieur s’entrechoquèrent : Félicia 15


-Mais espèce de maladroite, c’est notre vie qui est en jeu ! répliqua Beurthy. Où allez-vous Bourthouloume !

comme

ça ?

arrête-les,

-No problemo ! t’en fais pas Alduire, c’est comme si c’était fait. Mais les enfants paniqués, couraient dans tous les sens. Alors Bourthouloume les poursuivit et réussit à les rattraper un par un : Eglantine s’enfuyait par une échelle qui retomba en arrière. Théophile tentait de s’engager dans le conduit de la cheminée mais c’est alors qu’Alduire tira un coup de feu et tout s’immobilisa.

Chapitre 6

Alduire

par Marco et Etienne

L

e ravisseur prit un élève sous le bras, un autre dans la main et en menaçant tous les élèves de mort, il réussit à les ramener dans leur cave.

- J’ai besoin d’un enfant pour nous servir les repas, ordonna Alduire avant de refermer la porte. - Toi viens avec moi ! dit-il encore en désignant Eglantine.

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Toute la classe éberluée regarda Eglantine partir avec les kidnappeurs dans l’autre salle où ils devaient se livrer à leurs mystérieuses occupations. - Je crois que j’ai trouvé ce qu’il vous faut, dit Niki. - Qu’est-ce que tu as trouvé ? s’enquit Théodore.

- J’ai trouvé une bouteille de Bordeau ! expliqua Niki. - Et que veux-tu qu’on en fasse ? demanda Zéphir. - J’ai une autre idée ! s’exclama Théophile. - Quoi donc ? - On pourrait leur faire un cocktail de médicaments soporifiques ! proposa-t-il. - Je pense que Fransie doit en avoir plein les poches depuis qu’elle soigne sa grand-mère ! fit Zéphir qui pour une fois ne se moquait pas.

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Donc, les enfants se mirent à préparer un cocktail pour essayer d’endormir les ravisseurs. -

Il faudra trouver un moyen pour qu’Eglantine leur serve notre petite recette, dit Beurty.

Pendant ce temps, dans la salle d’à côté, Eglantine servait le souper aux ravisseur. Bizarrement les kidnappeurs parlaient anglais entre eux parce qu’ils voulaient éviter qu'Eglantine les comprenne. Or elle avait justement pris des cours d’anglais. Donc elle savait plus ou moins ce qu’ils disaient. -

Ze doctor has started the machine to transfer the brains.

Ce qui veut dire: le docteur a mis en marche la machine pour transférer les cerveaux.

Eglantine

Ainsi elle apprit par eux qu’un méchant professeur voulait faire des expériences sur les élèves de Planzette : Il voulait transférer leur cerveau sur les écoliers de Borzuat. Mais bien sûr, c’était la première fois qu’il expérimentait sa machine..

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Chapitre 7 par André et Jérôme

D

onc Eglantine, qui avait compris que le kidnappeur était un prof de Borzuat jaloux que nous travaillions mieux, à tel point qu’il voulait faire une expérience scientifique sur nos cerveaux, vint tout nous dire pour que l’on puisse préparer un plan d’évasion.

Beurthy eut l’idée d’assembler les cordes et les menottes qui avaient servi à nous enlever, et d’attacher le tout à la poignée de la petite porte au fond de la cave en bas des escaliers. Tout le monde tira ensemble. Tant et si bien que pour finir, la vieille porte céda en se cassant complètement et en faisant un bruit sourd . Ils purent quitter leur prison. - Il fait sombre ici. Allumez la lumière ! demanda Zéphir. Praxèle actionna un levier. Mais au lieu d’une lumière, un bruit se fit entendre au fond de la cave. - Qu’est-ce que t’as encore fait ! s’alarma Zéphir. Un souterrain s’était ouvert. -Tout le monde y va ! hurla Praxèle. -Eh poussez pas ! protesta Fransie. - J’espère qu’on pourra sortir ! dit Niki. -Oui, c’est notre seule chance d’évasion ! cria Théodore Et tout le monde se mit à courir. Alors des lumières s’allumèrent au moment où ils progressaient dans le tunnel. Ça devait être automatique. Mais, au bout de dix minutes, la classe déboucha sur un cul de sac. 19


-Zut de mince ! hurla à perdre la voix Théodore. -Qu’est ce qu’on va faire ! gémit Zéphir. -Il va falloir qu’on retourne dans la cave ! s’écria Praxèle. -Bon ben.. retournons-y ! dit Thédore tout triste - Eh regardez les gars, il y a des dessins et une énigme sur le mur ! cria Eglantine.

En effet, sur une dalle du mur était gravée une énigme qu’il fallait résoudre pour ouvrir l’impasse «Qu’est ce qui marche sur quatre pattes le matin, à deux le midi et à trois le soir ? » 20


Autour de l’impasse il y avait des pierres sur lesquelles étaient gravés des symboles (un renard, un oiseau, un homme et une souris) Sans faire exprès, en s’approchant pour observer les symboles, Praxèle poussa Zéphir qui tomba à quatre pattes et ça lui donna une idée. Alors il s’écria : -Un renard ! Un renard est à quatre pattes… Et il appuya sur le symbole désignant le renard. Une trappe s’ouvrit et une armée de rats en surgit. Tous les élèves prirent leurs jambes à leur cou et ils retournèrent dans la cave, en calant la porte avec de vieilles caisses. - Encore raté, s’exclama Praxèle

Chapitre 8 par Theo et Daniel

A

près ce troisième essai d’évasion raté, ils se retrouvaient au point de départ. -Pourquoi nous ont-ils capturés?

- En plus moi, qui suis si belle! pleurnicha Fransie, je vais être toute décoiffée. - Euh ! Fransie, même décoiffée t’aura toujours de beaux cheveux, la consola, Beurthy alors arrête ton cinéma. - Peut-être qu’ils veulent une rançon de 500.000.000 FR en échange de nous ? suggéra Théophile. - Mais non !!! réfuta Félicia, nous ne sommes pas des enfants de riches ni des enfants de stars. 21


- Je les ai bien écoutés, ils parlent en anglais. Je crois qu’ils veulent échanger nos cerveaux avec ceux d’autres élèves pour leur transférer notre intelligence !!! rappela Eglantine. -Mais pourquoi !!!? Pourquoi veulent-ils faire ça ? cria Zéphir. -Et, en plus moi qui suis si intelligente, se lamenta Eglantine, je vais perdre mon cerveau chéri. - Et moi alors, je vais perdre mon super calculateur à neurones qui tourne à 1 Giga Hertz : le plus brillant ordinateur humain juste après Einstein, fit Zéphir. A ce moment-là Beurthy eut une idée : - Hé ! Si au lieu de fabriquer une boisson soporifique, on inventait plutôt un cocktail explosif comme dans les jeux vidéo. - Bonne idée mais avec quoi ? demanda Théodore. - Eh ! les mecs ! venez voir, ici il y a deux bouteilles vides et des chiffons, cria Praxèle. - Et moi j'ai dans mon sac, de l'alcool de l'hôpital de Sion que ma mère m'a donné pour mon exposé de chimie, dit Eglantine. - Et moi, dans mon sac, j'ai deux tubes de super colle, ajouta Zéphir. - Quant à moi, j'ai toujours un briquet dans ma poche pour faire du feu dans la cheminée claironna Niki. - Très bien, maintenant il faut mettre l'alcool et aussi la colle dans les bouteilles vides et mélanger le tout, puis il faut mettre les chiffons sur les bouteilles et les enflammer, expliqua Théophile.

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Malheureusement, les mélanges n’étaient pas terminés quand Bourthouloume et Alduire entrèrent dans la cave 23


et réalisèrent que quelque chose de louche se préparait. A ce moment–là, Praxèle, ne sachant que faire jeta les bouteilles sur les deux méchants. Comme elles n’étaient pas allumées ni bouchées, toute la colle coula et éclaboussa la tête de Bourthouloume et ainsi que l’entrejambe d’Alduire. Bourthouloume essaya d’enlever le produit gluant sur sa tête, mais ses mains restèrent immédiatement collées à ses cheveux. Tandis qu’ Alduire essaya d’enlever la colle sur son pantalon. Et ses mains restèrent fixées sur sa braguette, lui donnant une pose ridicule.

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Chapitre 9 par Lisa et Lara

B

ourthouloume hurlait de rage avec les mains emprisonnées dans ses cheveux : - Ah !

Il se secoua dans tout les sens mais sans succès. Finalement, il compta jusqu'à trois pour se donner le courage de retirer ses mains 1, 2, 3 : et en poussant un énorme grognement, il essaya d’enlever ses mains d’un coup sec de sa tête : -Scratch ! Il venait de s’arracher tous les cheveux. Il ressemblait à Zinedine Zidane qui aurait confondu un mur de pierre avec Materrazi. Il était à demi-scalpé ! Il saignait sur les côtés de la tête. Et sur le haut du crâne, il avait une crête parce qu’il n’y avait pas eu de colle cet endroit. Quant à ses mains, n’en parlons pas, elles étaient toutes chevelues comme celle d’un macaque. Il tituba, ses yeux roulèrent dans leurs orbites et on entendit un gros BOUM. C’était Bourthouloume qui était tombé par terre, évanoui. - Cool il est évanoui !!! Alduire était très énervé ; mais il avait les mains toujours immobilisées sur son pantalon.

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Pour éviter d’être compris d’Alduire, Félicia utilisa un langage codé : - Was ist unser Plan? demanda-t-elle en Allemand. - Io ho un'idea. όχι αυτός δεν θα βαδίσει !dit Théodore en Grec - Yo también, répondit Fransie en Espagnol - Parlez français, bande de petits cons ! ordonna Alduire, c’est un ordre.

Mais les élèves reprenaient de plus belle : - Over wat spreekt hij dit con? demanda Beurty qui était néelandais du côté de sa grand-mère. - No te digo, répondit Félicia en Portugais - Λέει qu'on είναι con. ajouta Théodore en Grec. - Que! Nós? déclara Félicia en Português - C’est un ordre ! Silence ! hurla Alduire - On s’en fiche ! crièrent les élèves. 26


Chapitre 10 par Caroline et Chloé (aide de Lola et Lucie)

C

’est cool que Bourthouloume se soit évanoui. Ça sera plus facile d’échapper à Alduire. dit Eglantine

Et ils commencent à élaborer leur plan d’attaque pour sortir de cette minable cave. -J’ai un plan génial dit Niki ! Et il recommence à parler en d’autres langues. Alduire cria : -J’en ai ras le bol de votre langage à la noix !!! Taisezvous je vais tous vous séparer. - Comment allez-vous vous y prendre, vous êtes tout seul ! rétorqua Praxèle. -Lalalala lère lalalala lère, firent les autres élèves. -Taisez-vous ou je vous pends au mur. -Avec quoi, vous n’avez même plus de mains ! Puis Eglantine surgit du fond de la cave avec un sac de pomme de terre qu’elle enfila sur la tête d’Alduire. Praxèle s’accroupit par terre derrière le kidnappeur aveuglé et Zéphir lui donna un coup d’épaule qui le fit basculer en arrière par-dessus le dos de Praxèle. Il tomba avec le crâne sur le sol dur, froid et s’assomma. Beurthy se précipita sur les poches du blessé, prit les clefs, et ouvrit toutes les portes devant les élèves de la classe. 27


Arrivés à l’extérieur, ils virent un panneau où il était écrit : « Granges ». - Il y a du réseau ! s’écria Zéphir, Nous pouvons téléphoner ! Ils appelèrent la Police qui arriva dans les cinq minutes qui suvirent, car une voiture patrouillait dans les environs, à leur recherche. Ils emportèrent Alduire et son ami au poste, après avoir déposé les élèves à l’école. Là il y avait tous les parents devant le centre scolaire avec des têtes défaites parce que ça faisait un jour que les élèves étaient pas revenus, le maître dit : - Pour fêter ce dénouement, je vous invite à manger une bonne raclette dans la cour avec toute votre famille et vos amis. Comment avez-vous fait pour réussir à vous débarrasser de ces maudits diables ? Quand les parents comprirent ce qui nous était arrivé, ils étaient heureux et fiers de revoir leurs enfants chéris. Alors tous les enfants dirent en même temps la nouvelle devise de la classe:

"L’union fait la force !!! " Depuis ce jour Praxèle et Zéphir sont devenu les meilleurs amis et les clans se sont transformés en groupes d’amis.

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FIN

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Kidnapping