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Mai 2012 - N°14

10 €

la Caraïbéenne

d’équipements

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BTP - Transport - Manutention - Outillage

CPPAP : 0110T89242 - ISSN : 1962-1364

MARTIBAT Chefs d’entreprises, ne ratez pas cet évènement unique en Octobre à Batimat au Lamentin. (voir pages 11 à 14)

DERNIÈRE MINUTE… ■ UNE INTERVIEW EXCLUSIVE DE Mme CONCONNE

BTP & Transport en Martinique

Fin ou Espoir ? Éléments de réponse avec les interviews des principales organisations dans ce secteur, ainsi qu’avec la Région Martinique, initiatrice des Plans de relance


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d’équipements l’Actualité du BTP en Martinique www.btpantilles.com

2012-2013 : Une sortie de crise ? Nous sommes tous concernés par cette crise qui ne cesse de durer ! En premier lieu, les entrepreneurs et artisans du BTP, qui par manque, soit de chantiers, soit de rentrées financières - qui se font trop attendre (ndlr : disent-ils) à cause de délais de paiement excessivement long - n’arrivent plus à survivre.

La Caraïbéenne d’Équipements Propriété de PIMEDIAS SARL 34 rue Schœlcher 97232 Le Lamentin RCS Fort de France 483 314 928 Directeur de la Publication: Philippe PIED Philippepied@pimedias.com Port.: 0696 73 26 26 Rédacteurs, Collaborateurs, Journalistes et Pigistes: Mike Irasque, L.H, P.P Antilla, M. Maudet, ADV, T.François Maquette et Régie Publicitaire : PIMEDIAS SARL Port.: 0696 73 26 26 Tél.: 0596 75 54 31 Fax: 0596 75 58 46 Mail: philippepied@wanadoo.fr Impression: PRIM - Guadeloupe

Il est dit que “quand le BTP va, tout va”, le contraire est bien vrai, ce sont donc des milliers de personnes, d’entreprises qui sont concernées. Prenons notre propre cas, votre magazine n’a pu paraître depuis 4 mois à cause d’un manque d’annonceurs (concessionnaires d’engins et automobiles, entreprises du bâtiment et de Travaux Publics, Cabinets de défiscalisation). Malgré cela nous avons souhaité continuer l’aventure car il faut se battre, tout comme le font ces entrepreneurs dans le secteur concerné. Alors, nous disons à ceux qui nous ont fait confiance - MERCI Afin de mieux comprendre les problèmes et les angoisses de chaque composante de ces métiers du BTP, nous avons questionné les responsables des principaux organismes qui le régissent (CNATP, Chambre des Métiers, SEBTPAM, FEMEC et AMPI). Ils nous livrent leurs explications et leur vision de l’avenir. Et puisqu’il ne faut pas baisser les bras, nous organisons en octobre (voir à l’intérieur du magazine) le salon MARTIBAT 2012, lieu de rencontre des professionnels et employés du BTP. En effet, pour la première fois à la Martinique, tous les professionnels du BTP seront réunis en un lieu. MARTIBAT 2012, pour montrer à tout un chacun la spécificité de ces métiers, aussi l’occasion de faire de bonnes affaires et de s’informer Nous comptons sur votre présence ! A très bientôt,

CPPAP:0110T89242 INPI : 08/3548042 ISSN N°: 1962-1364

Philippe PIED Port. : 0696 73 26 26.

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La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 3 - Mai 2012


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Numéro N°14 - Mai 2012

l’Actualité du BTP en Martinique

Actualité

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6 Plan de relance : Interview EXCLUSIVE de C.Conconne 10 Brèves nationales et locales 9 Centrale Cass’ Arcole : - Démantèlement des cheminées de l’usine d’incinération 15 MARTIBAT 2012 : Le dossier de presse 18 Martinique Recyclage : la revalorisation du verre 20 JCB : Les Antilles-Guyane, un marché stratégique 22 Outillage : Journée portes ouvertes de MECABAM : Les produits BETA. 26 STS : La pose de canalisation sans tranchée 30 Caraib Moter et Colas Martinique : Des enrobés tièdes à partir de juillet 2012 31 Forum BTP au Lycée Professionnel Petit Manoir 36 Lafarge Martinique s’équipe d’une housseuse automatique

DOSSIER : FIN OU ESPOIR POUR LE BTP ?

38 SEBTPAM : « Nous sommes proches de l’étranglement ! » 40 AMPI : « L’industrie est impactée quand le bâtiment s’essouffle » 42 Chambre des Métiers et des Artisans de la Martinique : « L’industrie doit compter avec les artisans » 43 FEMEC (Fédération des Métiers de la Construction) : «La synergie entre secteurs est fondamentale pour l’emploi » 44 CNATP (Chambre Nationale de l’Artisanat, des Travaux publics et Paysagistes) : « Les délais de paiement pénalisent l’activité » 46 La crise au niveau national et international ? Les Pdg de deux grands Groupes, Bouygues et Vinci, nous livrent leur avis et appréhension sur l’avenir. Les résultats sont plutôt bon en france et à l’international… (source BTP Magazine)

CAISSE GÉNÉRALE DE SÉCURITÉ SOCIALE 28 Direction des Risques Professionnels P.14 Coordonateur SPS : tout savoir

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Actualité…DERNIÈRE MINUTE ■

Plan de Relance, et de 2 !

“… beaucoup a été fait en 2 ans pour donner du souffle à une économie difficile” Nous avons rencontré Catherine Conconne, 1ere vice-présidente de la Région Martinique, en charge des Plans de Relance. Dans cette interview, vous saurez tout ce que vous souhaitiez savoir sur ceuxci, ainsi que sur les possibilités d’une sortie de crise…

Quel regard portez-vous sur la crise du BTP en Martinique ? On ne peut pas nier que l’on est pas dans un contexte difficile. Mais cela aurait pu être pire d’où ces initiatives pour booster l’environnement. Dans le cas du plan de relance, nous rencontrons régulièrement les chefs d’entreprises, et certains nous parlent de carnet de commande bien fournis. Replaçons nous dans le contexte de 2010, à notre arrivée aux affaires. Il ne faut pas oublier que la Martinique est en grande difficulté. Des difficultés qui ont com-

“La région a versé plus de 10 millions d’euros aux communes (sur 2 ans), sur la base de leur cotisation au CDIS, afin qu’elles retrouvent un peu de souffle en trésorerie.” mencé dès 2008 et que la crise sociale de 2009 n’a pas arrangé. A cette époque notre pays était en récession, le PIB négatif de 6,5 %. Il fallait absolument qu’une collectivité prenne en main de relancer la machine c’est que nous avons fait à la région. C’était une urgence et la seule réponse qui pouvait immédiatement créer un déclic. Nous avons dû prendre des mesures d’urgence ! Car avec 34 communes, 3 communautés de communes et les deux grandes collectivités

(région et département), si toutes ces machines se mettent de nouveau à fonctionner, forcément l’activité reprendra. Cela a été l’état d’esprit du premier plan de relance de la Région en se disant : “nous sommes dans des difficultés économiques et en période de récession, que peut-on faire ?”. À côté de cela, il subsiste des problèmes structurels que l’on ne peut pas demander à un seul dispositif Plan de Relance de régler : - nous sommes dans un petit pays, donc dans un petit marché où il existe une concurrence féroce entre les différents opérateurs économiques, - il suffit qu’il y ai un ralentissement de quelques semaines dans les commandes pour que cela se ressente énormément, du fait justement de la, petitesse du marché. - si on rajoute à cela le problème de certaines collectivités qui passent commande sans avoir les liquidités suffisantes pour pouvoir honorer leurs créances auprès des entreprises… on comprend mieux cette situation qui n’est pas née d’hier. Pour couronner le tout, n’oublions pas qu’à cette période précise, les communes ont perdu près de 3 mois de recette d’octroi de mer (l’une de leur plus importante ressource), la Martinique a été complètement arrêtée pendant un mois et demi en 2009 avec tout ce que cela comportait comme conséquences par-rapport à des recettes qui sont « malheureusement » basées sur l’importation. Pas de rentrée de marchandises, pas de recettes. Les budgets sont déjà pour la plupart votés avec cette prévision de recettes, alors on imagine la conséquence.

Les Maires de plusieurs communes étaient présents

Dans ce contexte, la Région a dû réagir, et elle la fait en versant plus de 10 millions d’euros de trésorerie fraiche aux communes (sur 2 ans), sur la base de leur cotisation au

Centre Départemental d’Incendie et de Secours, afin qu’elles retrouvent un peu de souffle en trésorerie. C’est pour tout cela et dans ce contexte difficile que nous avons dû prendre les décisions nécessaires en lançant le premier plan de relance. Ces mesures étaient d’une salutaire urgence. Quel bilan tirez-vous de ce premier plan de relance ? Les chiffres sont la et parlent deux mêmes. Nous avons souhaité au travers de ce plan de relance (et nous l’avons fait), mettre en place une procédure d’évaluation de politique publique comme jamais personne ne l’avait déjà fait en Martinique. Nous sommes en relation directe avec toutes les communes de Martinique, les 3 communautés de commune, le centre hospitalier pierre Zobda quitman (pour les 7 millions d’euros de travaux entièrement payés par la région). Nous évaluons au centime près, à l’activité près, les effets de ce plan de relance. Alors oui, je dis que ce plan de relance a été une excellente initiative, ramenée au contexte de récession de 2010 dans lequel nous nous trouvions. Pour mémo, nous avons réussi à sortir des tiroirs 1 000 chantiers de réhabilitation ou de construction de logements sociaux individuels, ce qui représente autant de petits artisans qui ont pu remplir leurs carnets de commandes. Cela, c’était pour un certain nombre de personnes âgées qui n’arrivaient pas à boucler leur plan de financement de leurs projets. Cela représente près de 5 millions d’euros injectés, par la Région pour per-

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Une salle pleine…pour des réponses attendues

mettre près de 33 millions d’euros de petits travaux qui ont alimenté le monde de l’artisanat. Lorsque 221 chantiers d’équipements publics sont lancés partout en Martinique par les 34 communes , les 3 communautés de communes, je ne vois pas comment on peut dire que cela n’a pas généré d’activité et d’emplois ! ces chantiers n’auraient pas démarré si on ne l’avait pas fait. Nous évaluons cette activité en direct, en étroite collaboration avec les maîtres d’ouvrage et les entreprises et sommes à même de dire que le premier plan de relance à pu générer près de 3 000 emplois avec 656 emplois nouveaux créés spécialement pour réaliser les travaux de ce plan de relance ! Posez-vous la question de savoir ce qu’il en serait si ce plan n’avait pas existé ! Une création d’emploi ne se fait par le chef d’entreprise que s’il y des chantiers et une vision de l’avenir…et ils ont créé 656 à temps plein ! Imaginez la plusvalue économique nécessaire pour donner une telle impulsion en termes d’emplois ; …et du côté des chantiers d’insertions ? Lorsque nous sommes arrivés à la région en 2010, nous avons trouvé plus d’une vingtaine de chantiers d’insertion à l’arrêt, et sur lesquelles l’ancienne majorité n’avait donné aucune réponse depuis des années. Nous avons voté plus de 4 millions d’euros afin de pouvoir lancer pas moins de 21 de ces chantiers dont 17 sont déjà enclenchés et pour certains terminés. À travers cela, c’est plus de 400 jeunes martiniquais qui ont pu rentrer dans ce processus d’insertion et surtout de formation dans différents métiers comme la maçonnerie, l’audiovisuel, le web…

Le plan de relance un remède à tout ? Il n’y a pas que le plan de relance, c’est un tout ! Mais il fallait absolument faire quelque chose pour sortir la Martinique dans le contexte d’urgence dans lequel elle se trouvait. Nous l’avons fait, et en sommes satisfait. Je regrette que de la politique purement politicienne soit faite sur un tel dispositif. Surtout que ceux qui passent leur temps à critiquer n’ont aucune proposition alternative. Nous les aurions examinés avec plaisir car pour nous, seul compte l’intérêt du pays. Quel est votre avis sur la fin de la défiscalisation ? Est-ce encore un coup dur pour notre département ? Rien ne doit faire peur aux Progressistes, ni les décourager. Depuis près de 70 ans, nous avons une équipe au travail, qui a su faire à l’époque où tous ces processus n’existaient pas. Si une mesure fiscale s’arrête ou ne fonctionne plus, nous avons assez de personnes formées, déterminées et compétentes pour permettre d’initier de nouvelles mesures. Je fais confiance par exemple à la loi sur l’habitat indigne, votée à l’initiative du Député Letchimy, pour pouvoir penser le logement dans un contexte du XXIe siècle, maintenir les personnes dans leur logement d’origine, en les aidant à les réhabiliter et à devenir propriétaires. La fin d’un dispositif doit annoncer pour nous un nouveau nous permettant d’évoluer et de faire encore mieux. L’imagination doit être au pouvoir ! Quelles sont les différences entre le premier et le nouveau plan de relance ? Quels sont les principaux objectifs de ce second plan ? Le premier plan était basé sur la commande publique et le bâtiment et travaux publics, et à abouti à réaliser 221 chantiers, pour permettre à des entreprises de bénéficier de commandes, et donc de continuer à exister. Aujourd’hui nous rentrons dans quelque chose de plus important en termes d’infrastructures. Depuis 25 ans, il n’y a pas eu en Martinique la création d’une zone d’activité majeure. Or, si l’on demande aux Mar-

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CHIFFRES CLÉS

Taille des entreprises impactées


Actualité…DERNIÈRE MINUTE

tiniquais de rentrer dans une logique d’entreprise et d’initiative personnelle, il faut bien leur offrir les conditions d’épanouissement au sein d’une structure.. C’est pourquoi, nous déclenchons dès ce moi ci, la démarche de création de 17 zones d’activités économiques : 12 ha à Sainte-Marie, près de 2 ha au Lorrain, mais également à CasePilote, à Bellefontaine, au Vauclin, à Ducos, au François, ….soit 110 ha au total. Nous aidons des collectivités comme la CACEM, à réaliser les zones d’activités sur des réserves foncières que Serge Letchimy, à l’époque Président de la Cacem, s’était battu pour mobiliser.

publics - les moyens à mettre en œuvre pour raccourcir de façon radicale ces délais de paiement. Et dans les semaines qui viennent nous allons livrer le fruit de notre travail dans ce sens, en accord avec ces partenaires et les organismes sociaux que nous devons rencontrer dans les jours qui viennent.

Que souhaitez-vous dire de plus à ces artisans et chefs d’entreprises du BTP ? Nous souhaitons leur dire qu’il faut que nous soyons tous dans une une relation de confiance réciproque. La région ne peut pas à elle seule en 2 ans, tout régler. Il existe des problèmes de structures de marchés, de prix, de trésorerie des collectivités. Je dis simplement que beaucoup a été fait en 2 ans pour donner du souffle à une économie difficile. Je rappelle que la région a emprunté pour la première fois depuis une décennie, 70 millions d’euros pour son budget 2012 pour l’investissement. Je veux bien entendre des crtiques parfois outrageusement virulentes, y compris de certains chefs d’entreprises mais il faut reconnaitre cet effort, le saluer et nous encourager à faire encore plus. Le Plan de Relance n’avait pas promis des marchés à toutes les entreprises, donc quand j’entends parfois dire « mon entreprise n’a rien eu… ». En tous cas, rien ne saurait ébranler notre détermination. On avance, il n’y a que cela à faire !!

CÔTÉ TOURISME. Dans le second plan de relance, les espaces d’aménagements touristiques dédiés à ce secteur d’activité depuis 1995, et qui n’avaient trouvé aucune issue de démarrage depuis, rentreront en action. Les entreprises sont asphyxiées aujourd’hui par le manque de trésorerie. Quelles solutions proposez-vous pour améliorer les délais de paiement ? Est-il possible de s’entendre avec les organismes sociaux en contrepartie ? Le plan de relance à aussi eu cela de bien, dans le sens où, en étant proche des entreprises, nous avons pu soulever un certain nombre de soucis liés au paiement de leurs factures et à leurs relations avec les mairies et collectivités. Nous avons alors déjà tenu plusieurs réunions avec les donneurs d’ordres publics, les banques, l’AFD… pour permettre de construire un schéma de prise en compte des problématiques de l’entreprise qui soit plus réactif. Ce sont des dispositifs à créer, par exemple, dans chaque collectivité, un interlocuteur unique afin que ces chefs d’entreprises ne soient pas ballottés d’un service à l’autre dans leurs relations avec le donneur d’ordres. Ensuite nous sommes en train de voir comment avec les services financiers des grosses collectivités etc.- qui sont conscients de la durée excessivement longue des délais de paiement des marchés La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 8 - Mai 2012


Plan de r elance : l’essentiel nouveau bilan d’éta pe

Le 24 mai 2012, l’exécutif du Conseil régional présentait un nouveau bilan de son « Plan de relance régional d’urgence ».

llons à l’essentiel. Pour son 3ème bilan depuis son lancement (courant 2010), le Plan de relance affiche 2890 emplois générés (dont 2067 par le volet « commande publique » et 823 par le volet « logement »), et 656 emplois créés (« des emplois nouveaux, déclarés comme tels par les entreprises », dira Catherine Conconne, présidente de la commission ad’hoc « Plan de relance et grands projets structurants »). Apparu courant 2011 dans le propos de Serge Letchimy et Catherine Conconne, le terme « généré » rend compte d’emplois qui existaient déjà et qui auraient été maintenus par la commande publique. Un terme d’ailleurs raillé par le groupe régional des « Patriotes martiniquais et sympathisants » qui ne cesse, de manière prévisible, de renvoyer le président de Région à son engagement de campagne (à l’époque des régionales 2010), d’une « création de 5000 emplois ». A titre indicatif, le 1er bilan du Plan de relance indiquait, au 14 avril 2011, 724 emplois générés (dont « 60% de créations d’emplois »), et le 2ème bilan affichait, au 15 octobre 2011, 2006 emplois générés (dont 1328 par le volet commande publique et 678 par le volet logement) ; pour environ 400 emplois créés. Rappelons également que ce Plan de relance repose pour l’essentiel sur la commande publique : les communes et EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) se voient octroyés des compléments de financement par la Région, afin que leurs projets « sortent de terre » ou que leurs chantiers respectifs continuent. Sur les 221 chantiers labellisés « Plan de relance », 121 de ces opérations auraient démarré (au 15 mai 2012). La participation de la Région à ce

A

volet commande publique est d’un peu plus de 78 millions d’euros (dont 71.365 907 millions pour le Plan de relance, et 6.662 742 millions pour l’Aide du Conseil Régional aux Communes). Concernant le volet logement maintenant, l’exécutif régional aurait voulu rendre opérationnelles environ un millier de décisions favorables de l’Etat (LBU – Ligne Budgétaire Unique), pour le financement de la réhabilitation ou de la construction de logements individuels. Une opération qui viendrait en soutien des subventions AAH (Aide à l’Amélioration de l’Habitat) et LES (Logement Evolutif Social), attribuées par l’Etat. Des décisions d’octroi de subventions par l’Etat, dont les plus anciennes remonteraient à 2004, et qui auraient été annulées fin 2010 si elles ne s’étaient pas transformées en « chantiers réels ». Toujours sur ce volet « logement social individuel », sur un nombre total de chantiers qui serait de 956, 460 chantiers auraient démarré au 15 mai 2012. Un volet qui bénéficierait très majoritairement (à 90,6%), aux structures de moins de 5 salariés (plombiers, maçons, « petits » artisans, etc.). Enfin, anticipant peut-être les critiques des « Patriotes » (qui se firent entendre le matin même, via un communiqué de Daniel MarieSainte), Catherine

Conconne rappela la création du « comité de suivi » du Plan de relance, comité composé de sept organismes « collecteurs de chiffres » : Insee, Pôle Emploi, Caisse des congés payés du bâtiment, Régime social des indépendants, IEDOM, la Direction Régionale des Finances Publiques, et la CGSS (sécurité sociale). « Les volumes de cotisations encaissés par exemple par la CGSS, sont un indicateur », dira la 1ère vice-présidente de Région, « si les cotisations augmentent, c’est qu’il y a de l’activité, en particulier de l’activité salariée. » Avant d’indiquer également qu’un questionnaire était régulièrement adressé aux donneurs d’ordre (communes et EPCI), afin de savoir à quelles entreprises les marchés sont attribués, et d’ajouter qu’une fois ces questionnaires retournés à la Région, les entreprises concernées sont interrogées, via une fiche de renseignements, sur les types d’emplois inhérents au chantier en question (intérimaire, sous-traitance etc.). Le Plan de relance devrait s’achever courant 2013. Certains tiennent déjà, fébrilement, leur calculatrice en main, tant son bilan définitif sera un argument électoral – au bénéfice de quel camp ? – quant à l’échéance de 2014. Mike Irasque In ANTILLA du 31 mai 2012

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Actualité…

CONJONCTURE EVOLUTIONS DÉLAIS DE PAIEMENT : ■ Un nouvel outil de pression

BTP : Ralentissement en vue pour 2012-2013 e 29 mars dernier, le BIPE, société d’études économiques et de conseil en stratégie, a présenté aux adhérents de son Club Construction les résultats de ses analyses et prévisions 2012-2013 pour les marchés de la construction en France hexagonale. En dépit des bons résultats enregistrés dans le secteur en 2011 (+4.3% en euros constants), il devrait connaître un net ralentissement sur les deux ans à venir (+2.3% en 2012 et +0.8% en 2013). Les segments les plus touchés seraient les mises en chantier de logements, qui passeraient de 400 000 à 355 000, les mises en chantier de bâtiments non résidentiels et l’entretien-rénovation. Les principales raisons évoquées sont la dégradation des conditions économiques et financières qui devraient limiter le pouvoir d’achat logement des ménages. Une même tendance est observable dans nos régions. Ainsi, l’IEDOM indique dans sa Note expresse de février 2012 que l’activité a été favorablement orientée fin 2011 en Martinique dans le secteur du BTP. Cette tendance devrait toutefois s’infléchir en ce début d’année où seul un maintien est attendu. Les intentions d’investisse-

L

ment retrouvent leur niveau d’équilibre puisque pour la première fois depuis trois ans, les chefs d’entreprise ne font plus état de prévisions à la baisse. Cependant, cette amélioration concerne pour l’essentiel des besoins de renouvellement et le retour à l’équilibre reste fragile compte tenu de l’incertitude et du manque de perspectives. Par ailleurs, les différentes échéances électorales pourraient peser à court terme sur les intentions d’investissement. L’investissement en matériel devrait se poursuivre Un sondage IPSOS réalisé pour Le Moniteur du BTP à l’issue du Salon Intermat 2012 suggère que les entrepreneurs du BTP vont continuer à investir dans l’achat de matériel en 2012 (environ 2/3 d’intentions positives d’achat). Ses intentions relèvent de deux stratégies distinctes : gagner en productivité et en compétitivité ou augmenter les capacités de production de l’entreprise. Ce sondage a été réalisé au téléphone fin mars auprès de 300 responsables des achats de matériels au sein d’entreprises de travaux publics et de gros œuvre de 20 salariés et plus, dont 151 entreprises de travaux publics et 149 entreprises de gros œuvre.

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La loi du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allégement des démarches administratives offre aux entrepreneurs un nouvel outil de pression pour faire respecter les délais de paiement, uniquement sur les marchés de travaux privés. Ainsi, l’article 121 prévoit qu’« en cas de dépassement du délai de paiement […], l’entrepreneur peut suspendre l’exécution des travaux après mise en demeure de son créancier restée infructueuse à l’issue d’un délai de quinze jours ». Pas sûr cependant qu’elle s’exerce dans une perspective de relation commerciale, malgré les tensions de trésorerie auxquelles sont soumises les entreprises. ■ Une nouvelle banque pour les collectivités locales Suite à la débâcle de la banque Dexia Crédit local (DCL), c’est la « Banque Postale Développement Locale » qui sera désormais chargée de gérer les nouveaux prêts accordés aux collectivités locales. Cette nouvelle entité est détenue à 65 % par la Banque Postale et à 35% par la CDC. Le stock de prêts encore détenu par DCL sera géré par Dexma, qui en assure le refinancement. Il sera détenu à parts égales par l’Etat, la CDC et DCL, le solde de 5% revenant à la Banque Postale. NOS RÉGIONS : ■ FEDOM : 20 mesures pour l’OutreMer A l’occasion de son passage aux Antilles fin mars, Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM (Fédération des entreprises d’Outre-mer) a présenté aux acteurs économiques locaux les 20 propositions qui ont été soumises aux candidats à l’élection présidentielle pour le développement économique de nos régions. Ces propositions visent à répondre aux trois axes majeurs que sont l’amélioration de la compétitivité des entreprises, l’insertion des jeunes et la lutte contre la vie chère. La FEDOM propose notamment le renforcement de la zone franche d’activité, le maintien du dispositif de défiscalisation, l’extension du concept de continuité territoriale, l’appui à l’embauche des jeunes ou la réduction des coûts du fret.


Actualité…

CONTROVERSE

NOS RÉGIONS ■ Le Port Autonome de la Guadeloupe jumelé avec la Nouvelle-Orléans Une convention de jumelage a été signée le 10 février 2012 entre les autorités portuaires de Guadeloupe et de la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), en présence respectivement du président du port autonome de Guadeloupe, Gil Thémine, et de l’administrateur du port de la Nouvelle-Orléans, Daniel Packer. Elle s’inscrit dans une volonté d’échanges techniques et de compétences dans le domaine.

■ PPP : le vent peut-il tourner ? Depuis 2004, les contrats en partenariat public-privé (PPP) auraient pesé 18 milliards d’euros dont 15 milliards pour la seule année 2011, selon journal le Parisien. A l’horizon 2020, l’enveloppe pourrait atteindre 60 milliards d’euros. Une aubaine pour les entreprises retenues, mais un « piège » pour l’Etat, les collectivités locales et les contribuables, poursuit le quotidien dans un article du 9 janvier dernier. Il souligne notamment que «ce système en apparence vertueux dissimule deux bombes à retardement. Tout d’abord, les loyers versés au privé reviennent au final à payer deux à trois fois plus cher le coût de l’équipement initial». Et par ailleurs «des clauses peuvent contraindre l’Etat ou les collectivités à reverser au pot en cas de besoin». ■ Alcool et drogues sur les chantiers ? L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a publié en début d’année les premiers résultats de son baromètre consacré aux consommations de substances psychoactives en milieu professionnel. Ce baromètre santé 2010 permet de disposer d’estimations des usages d’alcool, de cannabis, de cocaïne ou autres substances pour plusieurs secteurs professionnels. Il fait apparaître que le secteur de la construction est particulièrement concerné avec des consommations respectives de 32.7% et 13% pour l’alcool et le cannabis.

■ La BEI flèche 65 millions de dollars pour l’environnement dans la Caraïbe La Banque européenne d’investissement (BEI) s’est officiellement engagée, le 27 février, à prêter 65 millions de dollars pour financer un programme de lutte contre le changement climatique dans dix-huit petits États insulaires des Antilles. Des prêts seront octroyés par le biais de la Banque de développement des Caraïbes (BDC), à des conditions avantageuses à des porteurs de projets, publics ou privés, qui pourront également bénéficier d’assistance technique.

INITIATIVES ■ JCB crée son musée Le célèbre constructeur a inauguré fin 2011 un espace d’exposition de 2.500 m² au siège social de l’entreprise (Rocester, Royaume-Uni), dénommé «The Story of JCB». Ce musée retrace l’histoire du groupe britannique de 1820 à nos jours.

SALONS

■ L’UGAP passe au « tout dématérialisé en 2014 » La centrale d’achat public « généraliste » UGAP va imposer à toutes ses entreprises soumissionnaires une réponse dématérialisée à toutes ses procédures d’achat pour revente au 1er janvier 2014. Il s’agit pour cet EPIC d’alléger le traitement des dossiers reçus et de raccourcir la durée de passation d’un appel d’offre ouvert.

MARTIBAT ■ Martibat 2012 MARTIBAT est le rendez-vous incontournable des artisans et professionnels du BTP dans notre région pour cette fin d’année. Organisé les 26 et 27 octobre 2012, à l’initiative de la CNATP, se salon se déroulera sur le site de la carrière Batimat à Long Pré au Lamentin. Acteurs du BTP et grands publics vont se retrouver autour de 25.000 m² dédiés aux stands d’exposition, aux démonstrations d’engins, aux conférences et aux challenges d’opérateurs d’engins et d’élagueurs. Voir article pages suivantes ■ Equip’Baie et Metal Expo 2012 : innovation et performance énergétique

LE SALON CARIBÉEN DES ARTISANS ET PROFESSIONNELS DU BTP & DES TRAVAUX PAYSAGERS

vembre à la Porte de Versailles. Ce sont 24 000 visiteurs qui sont attendus pour cette nouvelle édition, centrée sur les thèmes de l’innovation et de la performance énergétique. ■ Carrefour international du Bois 12e Edition Du 6 au 8 juin prochain, la ville de Nantes deviendra la capitale européenne des produits bois (sciages, panneaux, parquets, bardages, solutions constructives bois ...). Dans le respect de la démarche d’écoconception engagée depuis 2008, le Carrefour international du bois propose de faire un tour d’horizon des possibilités qu’offre ce matériau, autour de conférences et de stands d’exposition.

Les salons Equip’Baie et Metal Expo 2012 se tiendront cette année du 13 au 16 noLa Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 12 - Mai 2012


Centrale Cass’ Auto « Le démantelement des anciennes cheminées de l’usine d’incinération de Dillon, ne pouvait se faire efficacement sans ce type d’engins » ■

La pelle Litronic A 924 C est équipée d'un moteur diesel Liebherr et dotée d'une technologie de pointe. Qu'elle soit équipée d'un bras réglable, d'une flèche monobloc, ou de la cisaille utilisée ici (LaBounty 2500 R**), les caractéristiques d'extraction, de découpe, ainsi que les capacités avec des balanciers de longueur différente sont considérables. Ce sont pour toutes ces raisons, et dans un souci d’efficacité, que le choix du dirigeant de l’entreprise c’est porté sur cet engin avec cette option cisaille. La Litronic A 924C, est aussi utilisée dans tous travaux spéciaux de découpe. Tout pour le respect de l’Environnement. En effet, cette étape est nécessaire pour que les déchets soient densifiés au maximum, afin d’être acheminés dans les usines appropriées. Lorsque nous avons posé la question au gérant de Centrale Cass’ Auto afin de savoir pourquoi un tel investissement, il nous a répondu que c’était pour deux raisons principales. Premièrement afin de combler le déficit de chalumistes en Martinique, et deuxièmement pour l’amélioration des conditions de travail des salariés de l’entreprise. Il faut savoir que cette cisaille représente le travail de 2 chalumistes à temps plein pour ce type de démantèlement. Il faut néanmoins préciser que ce métier de chalumiste ne doit pas disparaître, car indispensable pour certains travaux.

QUELQUES IMAGES PRISES LORS DE LA DÉCOUPE DES TROIS CHEMINÉES D’ENVIRON 3 TONNES CHACUNES…

**Cette cisaille présente une force de coupe de 1350 t pour un poids de 6,6 t. La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 13 - Mai 2012


LE SALON CARIBÉEN DES ARTISANS ET PROFESSIONNELS DU BTP & DES TRAVAUX PAYSAGERS

MARTIBAT 27 6 2 N I AMENT

L

NE DORÉ R O M E R CARRIÈ BATIMAT

2 1 0 2 E R OCTOB

GES N E L L A H C ● ONS I T I S O P X ●E IONS T A R T S N ● DÉMO TIONS ● ANIMA CES N E R É F N ● CO

Le rendez-vous incontournable des artisans et professionnels du BTP 25 000 m2 d’expositions, de concours, de conférences et d’espaces réservés aux démonstrations d’engins et de matériels. Rendez-vous fédérateur pour l’ensemble des acteurs du BTP, Martibat 2012 réunit les principaux fournisseurs du département. C’est un vecteur de proximité adéquat pour des échanges fructueux qui favorisent le développement de vos activités. Martibat 2012 c’est aussi, un éventail complet d’événements connexes qui renforce son caractère professionnel et convivial, pour la plus grande satisfaction des visiteurs et des exposants.

RÉSERVEZ VOTRE STAND PIMEDIAS : 0696 73 26 26


MARTIBAT

Animations + de 40 stands Mise en œuvre Démonstrations d’engins Conférences Challenges Formation Expositions

Un salon gagnant / gagnant 1

Martibat, c’est l’occasion : ■ de créer des contacts privilégiés et personnalisés ■ de conquérir de nouveaux prospects ■ de trouver de nouveaux partenaires commerciaux ■ d’avoir une forte visibilité ■ de renforcer votre image de marque

Une clientèle de décideurs et d’acheteurs 2

Entrepreneurs et artisans du bâtiment : Tout professionnel de la construction. ■

Prescripteurs / Maîtres d’œuvre et Maîtres d’Ouvrage : Martibat, c’est la possibilité pour l’ensemble des professionnels du BTP d’être en contact direct avec leurs clients, les prescripteurs, Maîtres d’œuvre et donneurs d’ordres. Parmi les secteurs représentés : Architectes, architectes d’intérieur, urbanistes, géomètres, ingénieurs conseil, bureaux d’études techniques, ingénierie, administrateurs de biens, syndicats de co-propriétés, sociétés d’HLM, promoteurs-constructeurs, industriels, services techniques des mairies, des collectivités territoriales, Conseil Régional, Conseil Général, DDE, Poste,armée, Ministères, etc. ■

Plan du Challenge du BTP 25 m2

12,5 m2


Des atouts FORTS 3

Une offre de produits très diversifiée ■ Des démonstrations d’engins et de matériels ■ Première manifestation d’aussi grande ampleur en Martinique ■ Des challenges ■

SAISISSEZ L’OCCASION DE METTRE EN AVANT VOS PRODUITS ET DE PROPOSER DES PRIX SALONS , e Gros-œuvre tr n e is rt a p ré ANDS riels, Travaux té a M Plus de 40 ST t e ts n e , Équipem ent Durable, m e p p lo e Second-œuvre v é D s Matériels, Publics & Gro ssionnelle… fe ro P n o ti a rm Fo

els n n o i s s e f e pro d n o l a s BTP u Un d e r è i l la fi e t u o t r u MARTIBAT po seul lieu… n u n e P T B u d re nsemble e l’ , is fo re iè m ur la pre

de la filiè

Réunir po

Inauguration VIP 4

centr s e u q i t a m 5 thé

ales

Un cocktail d’inauguration VIP le Jeudi soir, pour inviter vos meilleurs clients.

La campagne de communication…

■ LʼESPACE EXPOSITION lʼactualité et lʼactivité du secteur de lʼensemble des acteurs du BTP.

✔ la diffusion postale et BAL et mail de plus de 20.000 invita-

✔ l’insertion d’annonces et d’articles en presse quotidienne,

LʼESPACE DÉMO alterne pendant 2 jours des mises en œuvre de produits, matériels et engins novateurs. Le concept est de faire réaliser par vos techniciens et en présence des visiteurs du salon, des démonstrations.

■ Lʼactualité de votre secteur avec des CONFÉRENCES sur des thèmes

primordiaux pour lʼexercice de votre profession (Amiante, Réglementations diverses, Projets et Avenir, Gestion des déchets, Démarche qualité…). Programme précis communiqué quelques semaines avant la manifestation . ■ Deux CONCOURS permettront dʼélire les meilleurs de leur catégorie (Conducteur dʼengins TP, Grimpeurs-Élageurs). ■ Pendant 2 jours, des ANIMATEURS animeront cette manifestation, en présentant les exposants et lʼévolution des différents challenges. Ambiance conviviale (musique, danse…)

Les candidats évolueront selon un « parcours » bien défini sous les yeux dʼun jury composé de professionnels et commenté par lʼanimateur.

tions,

hebdomadaire, et professionnelle (France-Antilles, la Caraïbéenne d’Equipements, Antilla…) ✔ la mise en place d’actions V.I.P, auprès des prescripteurs ✔ Pub TV (ATV) & Radio (RCI, RFO) ✔ Emission Radio

Pour participer à cet évènement, Contactez : Pimédias sarl : Philippe PIED : 0696 73 26 26

Chambre Nationale des Artisans Travaux Publics et Paysagistes et des Activités annexes de la Martinique Chemin Bertrand - Duchesne 1 - 97232 LAMENTIN Tél.: 0596 42 38 73 - Fax : 0596 64 48 71 Email : cnatp972@orange.fr


Actualité… ■

Martinique Recyclage et la revalorisation des déchets

La revalorisation et la réutilisation du verre : Une filière en Martinique Martinique Recyclage a été créée en 2000, à l'initiative de Yan Monplaisir, pour collecter, réceptionner, trier, conditionner et trouver des filières de valorisation des déchets issus de la Collecte sélective des emballages secs de la Cacem, de la Ccnm et de la Caesm, ainsi que des déchets industriels banals des entreprises et industriels Martiniquais. Ce sont essentiellement des emballages ménagers, carton, plastique, journaux magazines, métaux (aluminium et aciers) et du verre. C'est une installation classée ICPE pour la protection de l'environnement régie par des textes et des cahiers de charges stricts pour la protection de l’environnement. Rencontre avec Madame Agnès Beyer, sa directrice depuis 2001, qui nous parle de cette entreprise et de la filière "verre", avec une production de 1800 tonnes pour un potentiel estimé à 7000 tonnes.

Quelles sont vos missions, et qu’elles évolutions depuis la création de la société ? Nos missions restent les mêmes qu’à l’ouverture de l’entreprise. Simplement, elles se font avec une autre dimension qu’il y a 10 ans car les dispositifs de collecte proposés à la population ont évolué et sont omniprésents. En effet, l’ensemble du territoire dispose de Conteneurs pour le tri sélectif, qu’il soit en apport volontaire ou en porte à porte (poubelles individuelles avec le couvercle jaune). Chacun peut maintenant contribuer à ce geste Eco-Citoyen : trier ses déchets. À Martinique Recyclage, nous récupérons ces déchets dont le verre.

BTP, comme c’est le cas avec CARAIB MOTER, qui a été séduit par ce matériaux et l’utilise par exemple pour poser des canalisations en “fond de fouille”. Nous travaillons aussi en étroite collaboration avec un bureau d’études, afin de peaufiner et de rendre encore plus précis la fiche technique de ces produits. Cela dans le but de rassurer le client quant à sa mise en œuvre et sa qualité. Il faut savoir qu’avec les nouvelles réglementations des marchés publics, une entreprise qui utilise un matériaux recyclé peut être favorisée par rapport à une autre qui ne le fait pas. Certaines villes dont Lille l’utilisent déjà pour la réalisation de places publiques en le mélangeant avec du béton.

Est-ce à dire qu’auparavant vous n’acceptez pas cette matière ? Nous collections déjà les bouteilles en verre mais ne les recyclions pas localement, elles étaient envoyées en métropole pour cela. Ce coût de transport représentait un coût considérable. Depuis décembre dernier, nous avons créé une plateforme délocalisée au centre d’enfouissement technique de la Trompeuse de Fort de France. Martinique Recyclage y a implanté son unité de broyage de verre ? Ainsi le recyclage de ce matériaux a été rendu possible grâce à l’investissement réalisé : un broyeur spécial de verre. Les bouteilles sont donc broyées, séparées en trois fractions : du sable de verre avec une granulométrie de 0,4 mm des graviers de verre avec une granulométrie de 0,8 mm, et les autres déchets constitués des bouchons et étiquettes.

Quelques autres utilisations pour le secteur du BTP : ■ pour les revêtements de route (ciment/béton/gravier), les déchets verriers servent dans ce cas d’additifs, en étant intégrés sous forme de granulés à des matrices de béton ou de silicate destinés à la production de blocs construction. Les blocs ainsi obtenus présentent alors des qualités d’isolation thermique et sonore élevées, une résistance accrue à l’écrasement et même des capacités ignifuges. ■ pour les procédés visant à stabiliser des sols naturels et des terrains de sport ■ mettre en place des sous-couches routières

Que faites-vous avec ce verre ? Le sable et les graviers de verre peuvent se substituer au sable et au gravier dans le cadre des travaux du BTP. Nous travaillons déjà avec certaines entreprises locales du

Quel est le coût de ce verre recyclé ? Nous proposons à nos clients des prix compris dans une fourchette qui va de 8 à 17 euros la tonne en fonction de la qualité choisie et de la quantité demandée. Notre démarche consiste avant tout à convaincre les chefs d’entreprises et les artisans d’utiliser ces matériaux dans leurs travaux de tous les jours. Qu’ils l’essayent !

Nous souhaitons rencontrer les professionnels du secteur afin de leur montrer la qualité de ce produit pour qu’ils le testent, et l’adoptent sur le long terme. C’est faire un geste citoyen pour notre département, pour l’emploi et pour nos enfants. UNE SITUATION UBUESQUE Chaque année, 1600 tonnes de verre usé traversaient l’Atlantique pour être broyées dans l’hexagone. L’impact environnemental et économique était évidemment défavorable. LE GROUPE SEEN INNOVE ET AVANCE Avec plus de 30 ans d’expérience, le Groupe SEEN, filiale du Groupe Monplaisir, est aujourd’hui le seul opérateur en Martinique à être présent sur toutes les filières des déchets: solides, liquides, banals, spéciaux. Fort d’un maillage territorial complet, elle rassemble dans 10 filiales, 800 collaborateurs dans 60 métiers de la collecte des déchets ménagers et industriels solides, des déchets dangereux, mais aussi du nettoyage urbain et de la dépollution et traitement des sites pollués. Son savoir-faire dans l’environnement, adossé à une recherche et une innovation permanentes, a conduit sa filiale, Martinique Recyclage, à s’engager dans la mise au point d’une solution locale de broyage et de recyclage du verre ménager collecté. EN 2012, LE GROUPE SEEN PERSEVERE Désormais, Martinique Recyclage, en plus de collecter le verre ménager usagé, assure son broyage, stocke les broyats puis les valorise pour des sous-couches routières. Dans le cadre du Programme Départemental de Maîtrise des Déchets (PDEMA), une plate-forme écologique de broyage a été implantée sur la Trompeuse dans le cadre de la réhabilitation de la décharge de Fort-de-France. En 2012, ce sont 1 600 tonnes de verres qui seront broyées ; en 2017, 2 200 tonnes qui trouvent des débouchés locaux comme le remblaiement des chaussées, la couverture des canalisations dans les tranchées, l’incorporation dans les bétons.

La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 18 - Mai 2012

INNOVER, AVANCER, PERSEVERER


Actualité…

JCB « Les Antilles-Guyane sont un marché stratégique pour JCB France » ■

JCB est un groupe privé britannique fondé en 1945 par Joseph Cyril Bamford. Depuis, il s’est positionné comme l’un des leaders mondial des équipements de construction. De passage aux Antilles fin mars, Philippe Girard, directeur commercial et marketing de JCB France fait le point avec nous sur les spécificités du marché des Antilles-Guyane.

Quelles sont les valeurs fondamentales de JCB ? JCB est un groupe international, 3e constructeur mondial de matériels de BTP et agricoles, qui dispose d’usines dans le monde entier. Nous sommes par ailleurs leader sur un certain nombre de produits, tels que le tractopelle, également appelé chargeuse-pelleteuse, ou encore sur le segment du télescopique, chariot élévateur tout terrain avec déport de charge. La principale valeur à laquelle nous nous attachons est l’innovation : la majorité des produits qui composent notre gamme a été créée de toute pièce par JCB. Nous sommes en effet dans une logique d’intégration des composants, puisque, aujourd’hui, nous fabriquons pour nos machines nos moteurs, nos essieux, nos boîtes de vitesses, nos cabines, nos vérins et toutes les structures telles que les flèches, balanciers, etc…

3CX BHL Spread

Quel regard portez-vous sur le marché des Antilles-Guyane ? C’est un marché stratégique pour JCB France, puisqu’il s’inscrit comme chaque département du territoire dans les performances globales de ce marché. Nous avons la chance d’avoir une présence forte aux Antilles-Guyane depuis très longtemps. Historiquement nous avons longtemps travaillé avec des concessionnaires bien établis localement. Cependant, depuis quelques années, nous avons acquis un nouveau souffle en déléguant la distribution de nos produits à M3 Antilles, filiale du groupe Dubreuil, sur le marché des Antilles. Ceci correspond à une logique nationale, puisque M3 est également distributeur de nos produits en Métropole. En Guyane, nous étions distribués par le groupe Loret. Celui-ci ayant décidé unilatéralement de mettre fin à notre partenariat, je me suis donc rendu sur place afin de mettre en place un concessionnaire sur ce département. La Guyane est pour nous stratégique, notamment pour la vente de pelles hydrauliques sur les marchés des orpailleurs, du terrassement et pour la vente des autres matériels de notre gamme sur les marchés du bâtiment. Quelle réponse apportez-vous aux problèmes de surcoût auxquels sont souvent confrontés les professionnels antillais ? Notre stratégie est de développer du volume et non de la marge. En conséquence, le matériel vendu aux Antilles bénéficie du même prix de départ que celui de n’importe quel autre concessionnaire en France. La seule différence de prix est liée aux « droits de mer ». Par ailleurs nous encourageons et accompagnons notre concessionnaire local afin qu’il puisse aller encore plus loin dans l’offre de services additionnels. Mon passage dans la région a été pour moi l’occasion de découvrir l’organisation commerciale et technique de M3 Antilles et d’apprécier leurs performances sur le terrain. Je suis également entré en contact avec notre clientèle, afin de comprendre quelles sont leurs attentes. J’ai pu me rendre compte

qu’avant d’acheter une marque, les professionnels sont attachés aux notions de services irréprochables et de disponibilité des pièces de rechanges. Quels sont les produits phare sur nos territoires ? Nos gammes sont à la fois complètes et performantes, ce qui nous permet de faire la différence avec nos confrères présents sur le marché. En effet, nous proposons plus de 300 produits. En Martinique, les produits les plus usités sont les mini-pelles et les pelles hydrauliques de 20 tonnes et plus utilisées notamment pour le terrassement. En Guadeloupe, en sus de ceux deux produits, nous vendons surtout des tractopelles. Parmi les nouveautés, nous nous positionnons aussi sur le segment des chargeurs compacts « Skid Steer » pour ceux qui font de la route, du broyage et de la manutention. Nous développons aussi des groupes électrogènes que nous fabriquons nous-mêmes à partir de nos moteurs. En résumé, pourquoi faire le choix de JCB ? Nous souhaitons que nos clients soient absolument confortés dans le fait que la société M3 Antilles, bien qu’elle soit jeune sur le territoire, a toute notre confiance. C’est notre partenaire privilégié en métropole et c’est un concessionnaire du cru qui comprend les problématiques du terrain et oriente ses investissements vers le service et la disponibilité des pièces de rechange. En résumé, nous sommes un couple qui offre de bons produits, des machines fiables et des prix correspondant à de gros volumes. Ce couple a donc toutes les cartes en mains pour réussir aux Antilles, dans une relation durable avec ses clients.

La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 20 - Mai 2012


Actualité… ■

OUTILLAGE

MECABAM fait son show ! L’édition 2012 du Salon de l’outillage MECABAM s’est tenue du 24 au 26 avril dans son espace showroom totalement « relooké » pour l’occasion. Toute l’équipe s’est mobilisée pour faire de ce rendez-vous un véritable succès !

Outillage BETA

MECABAM, qui connaît depuis ses 4 ans d’existence une progression à 2 chiffres, confirme ainsi sa volonté de se démarquer de la concurrence, notamment en cette période difficile pour tous les secteurs. Les éléments centraux de leur stratégie est de privilégier « l’innovation et la mise en Frédéric Lefèvre, Directeur Adjoint place d’événements qui permettent entrée de jeu, Frédéric Le- de rencontrer les clients dans une amfèvre, directeur adjoint de biance plus détendue que sur leur lieu MECABAM, plante le de travail », nous précise Frédéric Ledécor : le Salon de l’outillage de MECABAM est un « moment privilégié MECABAM, entre les clients, l’équipe de MECAdistributeur exclusif Beta BAM et les fabricants, qui permet aux marques de présenter leurs dernières Depuis le début de l’année, MECAnouveautés, de faire des démonstraBAM a récupéré la distribution extions aux clients et leur offrant de béclusive de la marque Beta en néficier de prix ‘salon’ vraiment Martinique. Cette marque italienne avantageux ». Comme chaque année, créée en 1939, est aujourd’hui l’un MECABAM a fait son show, en propodes trois référents mondial de l’ousant comme point culminant de l’évétillage. Elle compte plus de 12.000 nement un défilé destiné à présenter références disponibles essentielleles outils et vêtements de travail Beta ment pour les secteurs du BTP, de (cf. encadré). Un show qui n’avait rien l’industrie et de l’automobile. Elle à envier à celui des grands créateurs ! est, entre autres, le fournisseur officiel de Ferrari. Côté showroom, MECABAM s’est Marque extrêmement dynamique, doté d’un nouvel espace « boutique », Beta met l’innovation au cœur de sa avec cabine d’essayage. Concept démarche pour proposer des prounique et novateur, y sont présentés duits fonctionnels et au design resur cintre chaque modèle des vêtecherché, avec un rapport ments de travail et chaussures de séqualité/prix inégalé sur le marché. curité de la ligne « BetaWork » Selon Sébastien Guiné, technicodisponibles en magasin. Avec des commercial de Beta France présent chaussures allant du 36 au 48 et des sur le salon, « les prix sont en vêtements des tailles XS au 4XL, la moyenne 15% moins élevés que gamme Beta s’adapte aux besoins de ceux des principaux concurrents tous les professionnels. Frédéric Lebien que les produits bénéficient fèvre nous confie que la meilleure également de la garantie à vie vente à ce jour est les « jeans extencontre tous défauts de fabrication ». sibles incorporant du stretch ».

D’

fèvre. L’équipe fait « vivre le magasin » tous les mois pour donner envie au professionnel de découvrir les nouveautés. L’objectif annoncé : proposer les meilleurs produits, au meilleur prix avec le meilleur service. De l’avis de tous, cette édition a été un très bon cru : nombre de visiteurs sont repartis convaincus avec leur matériel et outils en poche.

La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 22 - Mai 2012

Mr Guiné


UN NOUVEAU PROCÉDÉ DE FORAGE : Le forage dirigé en réhabilitation de réseaux neufs et existants.

SOCIÉTÉ DE TRAVAUX SPÉCIAUX Renforcement parasismique - Restructuration d'ouvrages Travaux Sans Tranchées - Travaux acrobatiques Forage dirigé - Fonçage - Forage - Injection Application de résines - Etanchéité Béton Projeté - Micro pieux Canalisation sans tranchée Travaux maritimes Divers

Le spécialiste des TRAVAUX SANS TRANCHÉES Forage dirigé pour réseaux neufs

■ Pas

Références : ■ Traversée chaussée en forage dirigé pour EDF dans le cadre mise en sécurité de la HTA ; ■ Renforcement parasismique Séminaire Collège ; ■ Étanchéité des toitures de Morne Cabri en membranes PVC ; ■ Réhabilitation des réservoirs d’eau potable pour le SCCNO SCCNA ; SME ; - Réalisation de micropieux pour bât. R+3 les embruns aux Diamant ; - Réalisation de parois clouées pour la sécurisation de Trénelle pour la SEMAFF...

de coupure de circulations, évitant des déviations, des blocages d'une voie de route, l'installation de systèmes signalétiques etc… ■ Pas d'ouverture de tranchée en travers des routes. ■ Pas de blindage pour pose de canalisations en grande profondeur. ■ Particulièrement écologique, aucune destruction ni aucun endommagement de surfaces (revêtements routiers, jardins etc.) ni aucun rétablissement, par conséquent des avantages économiques considérables.

Mise en oeuvre rapide, durée de forage et de construction réduite. ■ Particulièrement économique en cas de forages sous rivières. ■ Le renforcement du système par un marteau à percussion dynamique favorise l'avancement et la dirigeabilité du système dans des sols de classe 5, voire 6. ■ Large champ d'application. ■ Procédé reconnu. ■

Remplacement par éclatement de canalisations existantes avec diamètre supérieur

Spécialiste du Renforcement Parasismique, des Parois Clouées, des Résines et de l’Étancheïté

STS Z.I. Cocotte n°2 97224 DUCOS Tél. : 0596 56 44 14 Portable : 0696 45 68 70

Fax : 0596 56 44 24 sts-martinique@orange.fr

Tallus sur Béton Projeté


Actualité… 

Technique nouvelle & savoir faire

STS : Le spécialiste du travail sans tranchées Cette technique permet la pose de canalisation sans tranchée, pour des diamètres allant de 75 à 400 mm, et des longueurs jusqu'à 200 mètres en fonction du type de terrain et du diamètre choisi.

PRÉSENTATION DE LA TECHNIQUE DU RÉSEAU SANS TRANCHÉE La Société de Travaux Spéciaux S.T.S, est spécialiste des travaux de canalisation sans tranchée. En effet, depuis 4 ans elle réalise la pose de canalisation sans tranchée pour réseaux neufs en proposant la méthode du forage dirigé. Depuis 2011, elle innove encore avec la technique d’éclatement, particulièrement adaptée en réhabilitation de réseaux existant - et cela avec la possibilité d’augmenter le diamètre. Cette technique sans tranchée apporte une grande souplesse d’utilisation car elle répond à des besoins variés de rénovation et de réparation.

LES PRINCIPAUX AVANTAGES : • Pas de coupure de circulations, évitant des déviations, des blocages d'une voie de route, l'installation de systèmes signalétiques etc. • Pas d'ouverture de tranchée en travers des routes. • Pas de blindage pour pose de canalisations en grande profondeur. • Particulièrement écologique, aucune destruction ni aucun endommagement de surfaces (revêtements routiers, jardins etc.) ni aucun rétablissement, par conséquent des avantages économiques considérables. • Mise en oeuvre rapide, durée de forage et de construction réduite. • Particulièrement économique en cas de forages sous rivières. • Le renforcement du système par un marteau à percussion dynamique favorise l'avancement et la dirigeabilité du système dans des sols de classe 5, voire 6. • Large champ d'application. • Procédé reconnu. LES DOMAINES D’APPLICATIONS : - Routes, autoroutes, fleuves et rivières - Voies, pistes d’aviation - Rues piétonnes, sous trottoirs, carrefours, ronds points - Diamètre maxi 355mm. longueur maxi 200 ml

Tête Eclateur : Elle permet d’éclater ou de découper la canalisation existante. Il faut savoir qu’il existe différents types de têtes permettant d’éclater, d’élargir, de couper toute matière de tuyau. Les dimensions des têtes varient de 60 à 400 mm.

Les Travaux Sans Tranchée ne peuvent pas être considérés comme en compétition avec les techniques traditionnelles. Ils sont en fait des alternatives techniques et économiques fiables répondant aux exigences environnementales qui complètent les techniques avec tranchée.

Les matériaux utilisés par les techniques de réhabilitation sans tranchée sont des matériaux classiques ou des composants bien maitrisés. On retrouve dans les tubages utilisés en TST tous les matériaux traditionnels (acier, PEHD, PVC, PRV,…). En conclusion, les travaux de réhabilitation sans tranchée sont destinés à remettre en conformité, voire améliorer les réseaux traités (d’un point de vue étanchéité, hydraulique, mécanique,…). Les conditions d’exploitation en sont d’autant plus améliorées.

Pénétration du tuyau, dans le terrain : Ici tuyau de 200 mm de diamètre. Il est possible de faire passer des tuyaux de 10 à 400 mm sur des distances pouvant atteindre 200 m. Pour cela, les tuyaux sont raccordés par jonction PEHD en polyfusage.

La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 26 - Mai 2012


Actualité… 

LES ENROBÉS TIÈDES : À PARTIR DE JUILLET 2012 “Les enrobés de demain se feront autrement” Ecologiques, sécuritaires, confortables, les enrobés de demain se feront autrement. A partir du 1er Juillet 2012, les entreprises CARAIB MOTER et COLAS, s’engagent à ne plus produire que des enrobés tièdes, pour le plus grand respect de l’environnement martiniquais.

Martinique Les préoccupations des politiques routières des pays industrialisés se concentrent sur l’amélioration de la sécurité des usagers et sur le confort des déplacements routiers, mais également sur la protection vis-à-vis des populations riveraines, des travailleurs et d’une façon plus générale sur l’environnement. Cette amélioration passe par un aménagement des tracés qui tient compte de l’environnement traversé. Un choix judicieux des structures (durabilité), mais surtout de la nature de la couche de roulement, permet d’offrir une combinaison de meilleures conditions d’adhérence tout en autorisant une baisse significative du bruit de roulement et un meilleur partage de l’espace mis à la disposition des divers usagers de la route. La protection de l’environnement représente un enjeu majeur, avec la signature des accords de Kyoto. L’Union Européenne s’est même engagée dans une réduction supérieure à ces accords, en plaçant la barre de réduction des gaz à effets de serre, à un niveau deux fois inférieur.

gestion intelligente des ressources, économie de « matières », ■ valorisation des matériaux et des déchets, ■ recyclabilité, ■ durabilité.

Depuis le début des années 2000, cette préoccupation de protection de l’environnement a été placée au cœur des axes de travail des services de recherches et développement des grandes entreprises routières et des sociétés pétrolières.

La mise au point des enrobés tièdes représente une étape importante de ce programme et constitue une concrétisation opérationnelle des démarches de développement durable et de protection efficace de l’environnement.

Pour répondre à ces attentes, les enrobés tièdes constituent une voie intéressante.

Pourquoi des enrobés tièdes, mode ou nécessité ? Les attentes dans le domaine des enrobés sont nombreuses et fonction des différents acteurs qu’ils soient des usagers, des opérateurs (travailleurs), ou des gestionnaires :

Les enrobés tièdes ne suivent donc pas une mode passagère, mais répondent bien à une réalité d’aujourd’hui et demain, de pouvoir réaliser des enrobés performants et adaptés aux fortes contraintes des chaussées modernes, tout en privilégiant le respect de l’environnement et en réduisant les coûts énergétiques souvent reprochés aux enrobés à chaud.

moindre gêne lors des travaux : rapidité d’exécution, remise en service dès la fin du compactage, … ■ disposer immédiatement des performances mécaniques, sans période de murissement (fort trafic), ■ bénéficier en exploitation de : confort, bruit, esthétique, adhérence, propriétés multicritères, ■ améliorer la sécurité des agents et des riverains : absence ou limitation d’émissions, de pollutions… ou des préoccupations beaucoup plus globales visà-vis de critères sur le respect de l’environnement et du développement durable: ■

La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 30 - Mai 2012

DÉFINITION Les enrobés tièdes se composent d’une famille d’enrobés préparés à chaud, dont la température de fabrication varie entre 80°C et 130°C, selon différents procédés de mélange, tout en respectant les normes ou spécifications sur le produit bitumineux ainsi fabriqué et mis en service. Cela signifie que les performances de ces enrobés tièdes sont strictement identiques à celles de enrobés à chaud, dès la fin de leur mise en œuvre ou de leur mise en service (à la différence des enrobés à froid, nécessitant une période plus ou moins longue de mûrissement).


FORUM BTP AU LYCÉE PROFESSIONNEL PETIT MANOIR

Fraîchement labellisé Lycée des Métiers du Bâtiment et Travaux Publics, le Lycée professionnel régional Petit Manoir a organisé les 26 et 27 avril son premier Forum BTP et des journées portes ouvertes afin de valoriser le secteur auprès des jeunes du lycée, des collèges et des autres acteurs de la formation et de l’éducation. Mme Capgras-Labrun, proviseur du lycée, et Mr Leroux, chef de travaux évoquent leurs objectifs. Mme Capgras-Labrun, proviseur du lycée Petit Manoir, et Mr Leroux, chef de travaux.

Quel accueil a reçu cette 1ère édition auprès des professionnels ? Nous avons souhaité organiser ce forum et ces portes ouvertes, dans la logique de l’obtention de notre label « Lycée des métiers du BTP » en juin dernier. Il s’agit pour nous de nous affirmer dans ce secteur, pour développer efficacement nos partenariats avec les entreprises et ainsi former au mieux les élèves pour répondre à leurs exigences. Pour cette première, il a été difficile de mobiliser les professionnels, malgré le soutien actif du SEBTPAM et de Contact-Entreprises pour les relancer. Ils sont conscients qu’il est de l’intérêt de tous de promouvoir et valoriser le secteur du BTP aux yeux des jeunes et de leurs parents, des jeunes qui sont potentiellement de futurs salariés.

Petit Manoir leader aux Olympiades des Métiers C’est la première année que la Martinique présente des concurrents au Concours Régional des Olympiades des Métiers. Le Lycée professionnel Petit Manoir a concouru dans les catégories peinture et ameublement-bois-menuiserie. Il a présenté 4 élèves dans chacune de ces disciplines. En peinture, le Lycée a trusté les 4 premières places et dans l’autre catégorie, ses élèves se sont classés 1er, 3e, 4e et bon dernier. Ce palmarès est pour le Lycée professionnel Petit Manoir le gage de la qualité de sa formation, d’autant que, selon Serge Leroux, il n’était « pas forcément attendu à ce niveau ».

Toutefois, pris dans leur quotidien, ils ont parfois du mal à s’en détacher et comptent sur d’autres pour les représenter. Ce n’est qu’un début et cette expérience nous servira de tremplin pour l’avenir. Auprès des professionnels, nous avions convié les professeurs principaux des élèves de 3e de la Martinique, les conseillers d’orientation-psychologue et directeur de CIO. Les échanges avec les professionnels nous ont permis de comprendre au mieux les attentes des entreprises. Nous espérons qu’ils aideront à améliorer la qualité du recrutement et la motivation des élèves pour les rentrées à venir. Quels étaient les objectifs de cette première édition ? Rapprocher l’école de l’entreprise en identifiant les problématiques qui se posent à nous en tant qu’établissement de formation. Un élève qui vise le Bac Professionnel passera 22 semaines dans une ou plusieurs entreprises durant ses 3 années de formation. Les entreprises sont engagées dans la notation des élèves, à la fois dans le cadre de la formation et dans le cadre de la délivrance des diplômes. Leur rôle est important car les élèves ne vont pas en entreprise pour montrer ce qu’ils ont appris à l’école mais pour parfaire leur formation et acquérir des compétences qu’il leur aurait été difficile d’assimiler en atelier : couler un tablier de pont, réaliser du ferraillage… La vie sur chantier, la gestion de la coactivité sont aussi des compétences que l’on ne peut acquérir qu’in situ. Le volet « portes ouvertes » de cette manifestation était particulièrement destiné aux élèves de 3e des collèges de la Martinique afin qu’ils découvrent les activités d’ateliers des différents secteurs du BTP proposé au lycée (gros-œuvre, électricité, bois, peinture, plomberie, topographie, architecture…). Ils ont pu se rendre compte sur place de la technicité et des exigences de la formation, des outils mis à leur disposition pour travailler dans des

Chef de travaux en lycée ? En lycée professionnel et technologique, le chef des travaux a pour mission d’organiser l’enseignement professionnel de l’établissement : gestion des enseignants et de leur emploi du temps, organisation pédagogique de l’aspect professionnel, les relations avec le monde extérieur et notamment les entreprises, organisation des périodes de formation des élèves en entreprise, développement de projets etmise en cohérence des équipements des ateliers avec les exigences des référentiels de formation. conditions le plus proche possible de l’activité professionnelle proprement dite. Qu’ambitionnez-vous pour la suite ? C’est ensemble que nous réussirons à améliorer l’image du secteur du BTP. Notre challenge est de montrer que notre lycée professionnel est parfaitement capable de former des jeunes qui répondent aux exigences des entreprises et ainsi assurer l’insertion de ces jeunes dans les secteurs d’activité concernés. Steve Modestin, étudiantingénieur en génie civil à l’INSA de Toulouse, et ancien élève du BTS Génie Civil au Lycée Petit Manoir était là pour en témoigner. Après Bac S au lycée de Bellevue, BTS TP du Lycée Petit Manoir puis entrée en équivalence à l’Insa de toulouse.

La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 31 - Mai 2012

Mr Modestin


Actualité… ■

CGSS : Direction des Risques Professionnels

Coordonnateur SPS : Au cœur de la coordination de vos chantiers La coordination SPS (Sécurité Protection de la Santé) est une obligation du maître d’ouvrage de certains chantiers clos et indépendants. Pas toujours maîtrisée par les professionnels, elle est encadrée par les contrôleurs sécurité de la Direction des Risques Professionnels. David Herté, contrôleur SPS depuis mai 2010 revient pour nous sur ses principes. Quelles sont les missions d’un coordonnateur SPS ? La coordination sécurité protection de la santé vise, pour tout chantier de bâtiment ou de génie civil où interviennent plusieurs entrepreneurs, travailleurs indépendants ou sous-traitants, à prévenir les risques issus de leur coactivité et à promouvoir l’utilisation des moyens communs. À cet effet, le maître d’ouvrage désigne un coordonnateur SPS (CSPS) compétent, personne de droit privé, dont les rôles, missions et responsabilités sont définis par le Code du travail. Le dispositif de coordination repose sur l’anticipation en matière d’organisation de chantier (approvisionnement, ordonnancement et choix de moyens techniques). Il se poursuit en phase de réalisation par la vérification de l’adéquation des choix et la gestion des aléas. Le coordonnateur doit élaborer et faire évoluer un certain nombre de documents contractuels afin de structurer cette coordination parmi lesquels : ■ le registre journal de la coordination (RJC) destiné à tracer les différentes actions ou informations relevant du déroulement de la coordination SPS, ■ le plan général de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé (PGCSPS), qui peut être consulté par les entreprises et le maître d’ouvrage ■ le dossier d’intervention ultérieur sur ouvrage (DUIO), qui répertorie le plan d’installation, les plans architecturaux et d’électricité, afin que tout intervenant ait accès aux informations nécessaires à leur intervention en sécurité (réseaux de gaz, électricité, ventilation, toiture…). Avant son intervention, il doit procéder à une inspection commune avec chaque entreprise, y compris sous-traitante. A priori, un CSPS devrait intervenir 1 à 2 fois par semaine sur un chantier, intervention qui donne lieu à des comptes-rendus. Généralement on peut déplorer qu’en Martinique le CSPS intervienne directement en phase réalisation et peu

en phase conception, contrairement à ce qui est prévu par le législateur. Nous souhaitons donc sensibiliser les maîtres d’ouvrage à la conception en sécurité. Quels sont les principaux accidents répertoriés ? Nous enregistrons principalement des accidents liés aux chutes (de hauteur, avec dénivellation…). Ces chutes peuvent intervenir d’échafaudage ou de nacelles, considérés comme des postes de travail en sécurité, mais sur lesquels tous les salariés ne sont pas toujours formés. Ce n’est pas le cas des escabeaux ou des échelles, que trop d’artisans utilisent encore comme poste de travail, alors que ce ne sont que des moyens d’accès. Nous avons l’exemple d’un salarié qui a ainsi ruiné sa carrière, puisqu’il est devenu tétraplégique. Nous enregistrons aussi des accidents liés aux engins et ensevelissement, aux risques électriques et risques trajets. Toutefois, nous observons une évolution favorable de la sinistralité sur les trois dernières années. A contrario les maladies professionnelles ont tendances à augmenter, notamment les troubles musculo-squelettiques qui touchent particulièrement les salariés du BTP. Nous travaillons à faire Quels sont vos principaux conseils pour se prémunir contre les risques ? Notre cheval de bataille est l’évaluation des risques à l’origine. Nous menons des actions en ce sens depuis quelques années. Il ne s’agit pas pour l’entreprise de satisfaire à une obligation réglementaire mais de connaître son activité, les risques qui y sont liés afin de mettre en place un plan d’action efficace pour les prévenir. Les chefs d’entreprise doivent garder en tête que prévenir les risques professionnels c’est aussi améliorer l’activité de leur société : une entreprise qui travaille dans de bonnes conditions d’hygiène, santé et sécurité va gagner en rentabilité, en confort de travail et donc en productivité. De plus l’entreprise peut être accompagnée financièrement dans ces démarches. Dans le BTP, l’un des aspects le plus important est la formation des salariés aux risques. Ainsi, depuis 2004, ont l’obligation de former leurs salariés qui doivent travailler en hauteur afin de prévenir ce risque. Cette année, nous proposons deux formations

La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 34 - Mai 2012

spécifiques : l’amélioration logistique à des fins de prévention et l’accueil des nouveaux embauchés (intérimaires, nouveaux contrats, CDD, apprentis), qui sont le plus souvent touchés par la sinistralité. Les chiffres du début d’année, nous prouvent que c’est un segment sur lequel nous devons encore travailler. Dans cette optique, nous mettons à la disposition des entreprises qui en exprime le besoin un intervenant référencé pour les accompagner dans l’élaboration du document unique et l’évaluation du risque. Observez-vous une évolution dans les pratiques ? Elle est positive pour les moyennes et grandes entreprises qui disposent de moyens pour faire de la veille technologique que ce soit en matière de production ou de sécurité. En revanche pour les TPE, c’est encore un travail de longue haleine. Nous devons leur apporter notre expertise sur le sujet, d’autant plus qu’avec la crise, la sécurité a tendance à passer au second plan. Quelles sont vos actions en cours ? Nous faisons un travail en amont dans le secteur du BTP afin de sensibiliser les maîtres d’ouvrage à la prévention des risques. Nous militons pour qu’ils élèvent le niveau d’exigence en termes de prévention dans leurs appels d’offres et marchés, notamment dans l’utilisation de moyens de manutention, de protections collectives et plus généralement pour l’amélioration des conditions d’hygiène et sécurité sur les chantiers. LES PRINCIPALES AIDES AFS (aide financières simplifiée) : pour les TPE, plafonnée à 25 K€ pour les petits investissements. Contrats de prévention : englobe un effort global de prévention sur plusieurs risques et réalisations remarquables de projets pluridimmensionnel (10 à 70%). Pour en bénéficier, l’entreprise doit être à jour de ses cotisations sociales, avoir fait son DU et avoir consulter les représentants ou instances représentatives du personnel sur l’investissement. EVRP (évaluation des risques professionnels) : attribuée à hauteur de 2 K€ pour aider à l’élaboration du Document Unique.


Les risques professionnels sur les chantiers

Pour moins de victimes d’accidents dans le btp, .

e secteur du BTP est l’un des plus importants de notre économie, mais aussi l’un des secteurs où les salariés ont le plus de risques d’être victimes d’accidents du travail (AT), parfois très graves. En 2010 en Martinique, il y a eu 330 salariés du BTP victimes d’AT et 11 victimes d’AT graves, gardant des séquelles de leur AT, avec une incapacité permanente supérieure à 10%. Les risques professionnels importants dans le BTP ont plusieurs causes, la coactivité et la nature des tâches effectuées par les salariés en font partie. En effet, sur un même chantier, interviennent différentes entreprises, qui n’ont pas forcément le même fonctionnement, le même niveau en matière de prévention des risques, etc. De plus, les salariés sont exposés à de nombreuses contraintes physiques entraînant des douleurs articulaires (port de charges lourdes, travail debout ou agenouillé, bras levés, etc.), et à des nuisances chimiques (gaz, goudrons, poussières, fibres, etc.). Pour donner un cadre à la protection des salariés sur les chantiers, une loi « relative aux opérations de bâtiment et de génie civil en vue d’assurer la sécurité et de protéger la santé des travailleurs » a été adoptée depuis 1993. Cette loi donne très clairement au Maître d’Ouvrage (MOA), qui est le commanditaire du projet, des responsabilités dans l’organisation générale du chantier.

L

La responsabilité du Maître d’Ouvrage Le Maître d’Ouvrage (MOA) a pour obligation de mettre en œuvre les principes généraux de prévention dès la phase de conception du projet. Il s’agit d’intégrer la sécurité, organiser et coordonner les interventions de l’ensemble des entreprises intervenantes, tout au long

de la réalisation de l’ouvrage. Les choix techniques, architecturaux, et l’organisation du chantier doivent prendre en compte les mesures de prévention. Sur les chantiers, doivent être mises en place, des mesures indispensables pour la sécurité et l’amélioration des conditions de travail : il s’agit du socle commun de prévention.

Il doit intervenir dans deux étapes du chantier : la conception et la réalisation de l’ouvrage. La désignation d’un CSPS est obligatoire, le MOA peut écoper jusqu’à 9 000 euros d’amende, s’il y fait défaut. Cependant, la présence du CSPS ne dispense pas le MOA de contrôler les conditions de sécurité liées à la réalisation de l’ouvrage.

Qu’est-ce que le socle commun de prévention ? Le réseau Prévention, dont fait partie la Direction des Risques Professionnels (DRP) de la CGSS, a défini les fondamentaux à intégrer dans les appels d’offres et les marchés, et à mettre en œuvre sur les chantiers. Ces fondamentaux sont les objectifs qui doivent être atteints en matière de protection contre les chutes de hauteur, d’organisation des manutentions, d’hygiène, et des conditions de travail. Plusieurs moyens sont listés pour permettre au MOA de choisir les équipements qu’il aura à mettre en place. Retrouvez le détail du socle commun, sur www.ameli.fr, espace « employeurs/entreprises », rubrique « prévention », puis « le bâtiment et les travaux publics ». Pour aider les entreprises à acquérir les équipements de base, la DRP de la CGSS, propose une Aide financière Simplifiée « BTP ». Le montant de cette aide financière peut aller jusqu’à 25 000 euros, et ne peut pas dépasser 30% du coût de l’investissement. Pour plus d’infos, voir le site www.cgss-martinique.fr, top 5 « risques professionnels », rubrique « aides financières ».

La prise en compte de la coordination dès la conception fait toujours cruellement défaut, en Martinique. Les conséquences sont une imprécision, des ajustements réalisés dans la précipitation, et par conséquent un risque accru de survenue d’accident du travail. Chaque MOA doit connaître ses responsabilités, et s’impliquer de façon marquée, dans l’organisation des projets de construction.

L’indispensable Coordonnateur Sécurité et Protection de la Santé (CSPS) Choisi et rémunéré par le MOA, le Coordonnateur SPS est lié par un contrat qui définit sa mission, l’autorité et les moyens mis à sa disposition. Son niveau de formation et de responsabilités, doit correspondre à la catégorie du chantier (nombre de salariés et durée). Il a pour mission de veiller à ce que les mesures de prévention indispensables, notamment celles du socle commun, soient mises en œuvre tout au long de la vie du chantier. Il organise également la coordination entre les différentes entreprises intervenantes, pour prendre en compte les risques liés à la coactivité simultanée ou successive. Il est également apte à prévoir et organiser l’utilisation de moyens communs par différentes entreprises (ex : grues, protections collectives).

La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 35 - Mai 2012

Direction des Risques Professionnels de la CGSS prevention972@cgss-martinique.fr Tél.: 05 96 66 51 31 WWW.CGSS-MARTINIQUE.FR

CADRE REGLEMENTAIRE Cadre réglementaire de la coordination SPS La coordination de la sécurité et de la santé relève du Code du travail (articles R. 4532-1 à R. 4532-76). Cette réglementation classe les opérations de BTP en 3 catégories, selon le niveau de coordination exigé : ■ Catégorie 1 : opérations de plus de 10 000 hommes x nombre de jours (soit plus de 80 000 heures ou 4 M€) avec au moins 10 entreprises pour les opérations de bâtiment ou 5 pour les opérations de génie civil ■ Catégorie 2 : opérations de plus de 500 hommes x nombre de jours (soit 4 000 h ou 300 000 €) ou chantier de 30 jours avec un effectif en pointe supérieur à 20 salariés et hors catégorie 1 ■ Catégorie 3 : autres opérations

N.B. : les travaux ou chantiers non clos et indépendants réalisés dans un établissement ou une installation en service donnent lieu à un plan de prévention (interventions d’entreprises extérieures selon les articles R. 4511-1 à R. 4514-10 du Code du travail).


Actualité… ■

Lafarge Martinique

Une housseuse automatique pour les palettes Une housseuse automatique vient de démarrer dans l’usine de production Lafarge à Fort-de-France

L

e projet a été initié début 2011 avec un triple objectif.

tion, assurance de livrer les sacs en parfait état à l’abri de l’humidité.

Il est d’abord motivé par la sécurité : réduction du risque de chute lors du bachage par temps de pluie, risque de décrochage des sacs sur la route. C’est aussi un plus pour le service rendu à nos clients : réduire le risque de détérioration pendant la manuten-

Beau succès pour l’usine de Martinique. Pas de rupture de stock malgré les travaux, installation réalisée par les équipes de Fort-de-France avec le support de la société METRAL, démarrage avant la date prévue.

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DOSSIER BTP & Transport en Martinique

Fin ou Espoir ? Depuis 2007, l'industrie et le BTP montrent des signes de retournements de cycle en Martinique. Cinq ans plus tard, suite aux modifications des lois de défiscalisation, à la crise locale de 2009 et à la crise mondiale, les entreprises sont au bord de l'asphyxie. En dépit des plans de relances mis en place pour soutenir l'économie, elles sont principalement minées par un manque criant de trésorerie et en appelle aux pouvoirs publics pour trouver des issues favorables. Questions aux principaux organismes de ce secteurs…

AU SOMMAIRE… ■

SEBTPAM : « Nous sommes proches de l’étranglement ! » ■ AMPI : « L’industrie est impactée quand le bâtiment s’essouffle » ■

Chambre des Métiers et des Artisans de la Martinique : « L’industrie doit compter avec les artisans »

FEMEC (Fédération des Métiers de la Construction) : «La synergie entre secteurs est fondamentale pour l’emploi » ■

CNATP (Chambre Nationale de l’Artisanat, des Travaux publics et Paysagistes) : « Les délais de paiement pénalisent l’activité »

La crise au niveau national et international ? Les Pdg de deux grands Groupes, Bouygues et Vinci, nous livrent leur avis et appréhensions sur l’avenir. Les résultats sont plutôt bons en Europe…

La Caraïbéenne d’Équipements N° 13 - Page 37 - Décembre 2011


DOSSIER 

SEBTPAM (Syndicat des Entrepreneurs du Bâtiment et Travaux Publics et Annexes de Martinique) « Nous sommes proches de l’étranglement ! » Les entreprises de Travaux Publics vont-elles aussi mal que celles du Bâtiment ? Yann Honoré, qui est notamment directeur général de Caraib Moter et 1er vice-président du SEBTPAM, nous éclaire sur cette question.

Les Travaux Publics souffrent-ils autant de la crise que le Bâtiment ? La situation des deux activités n’est pas la même. Aujourd’hui, le bâtiment souffre essentiellement d’un manque de commandes. Les modifications induites par la nouvelle législation sur la défiscalisation du logement social et l’impact de la crise locale de 2009 n’y sont pas étrangères. En effet, il ne faut pas oublier que les principaux clients des promoteurs privés sont des investisseurs métropolitains qui ont perdu confiance dans nos régions à la lumière de ces événements. Il est d’autant plus difficile

de les reconquérir que nous sommes dans un contexte de crise mondiale. A contrario, dans le secteur des TP, il y a encore des appels d’offres qui sortent et quelques marchés à bons de commandes, notamment des marchés d’entretiens, sont toujours en cours. Malheureusement les difficultés financières des donneurs d’ordre les amènent à ajourner le démarrage des chantiers ou à différer la sortie des ordres de service. Comment expliquez-vous ce décalage ? Il semble que les maîtres d’ouvrage ont bien compris que nous sommes complètement étranglés par la situation de nos trésoreries. Aussi, ils diffèrent désormais le démarrage des travaux tant que leurs propres financements n’ont pas été mis en place. Afin de bien comprendre cette situation, il est nécessaire de faire un point sur celle du secteur du BTP, qui est catastrophique. C’est une réalité que nous

exprimons clairement depuis 2008 ; cependant alors que nous pensions mi2010 être au creux vague de la crise sociétale et mondiale qui nous affecte, nous nous retrouvons en 2012, non pas avec des soucis de commandes, mais avec de graves problèmes de trésorerie. En effet, on peut considérer que les élus, qu’ils soient du Conseil Général, du Conseil Régional, voire de quelques autres collectivités, ont joué le jeu afin d'alimenter la profession en chantiers courant 2010 et 2011. Malheureusement, les donneurs d’ordre se sont souvent appuyés sur la trésorerie des entreprises, qui ont souvent dû avoir recours à des emprunts pour financer ces opérations. Aujourd’hui elles se retrouvent avec des trésoreries asséchées alors que les chantiers sont sortis de terre. Nous arrivons au bout d’un système, car les banques prêtent difficilement au-delà de certaines limites. La loi prévoit un raccourcissement des délais de paiements : nous y sommes soumis du côté de nos fournisseurs

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alors qu’ils s’allongent du côté de nos donneurs d’ordre. La situation se tend très gravement. C’est ainsi qu’on se retrouve aujourd’hui avec des sociétés qui, après 24 ans d’existence, et sans problème particulier de rentabilité, sont placées en redressement judiciaire, sous la menace de fermer leurs portes. C’est l’illustration parfaite d’une entreprise qui n’est plus en mesure de payer ses charges parce qu’elle n’a pu recouvrer ses créances en temps. Dans le même temps, les organismes publics ne nous font pas de cadeaux. Nous devons tous les mois ou tous les trimestres nous acquitter en temps de nos charges sociales et fiscales sous peine de ne pas obtenir les attestations nécessaires pour soumissionner aux marchés publics, voire rassurer nos banques. Y-a-t-il d’autres sujets remontés par vos adhérents ? L’autre problématique majeure est celle du « job », c’est-à-dire le travail au noir, voire clandestin. En situation de crise certaines PME ou artisans qui œuvrent sur de petits chantiers, peuvent se laisser tenter par le recours à de la main d’œuvre non déclarée, afin de réduire leurs charges. Ce faisant, ils faussent la concur-

rence. Cette tendance est dévoilée lors de la réponse à certains appels d’offre : comment expliquer les écarts de prix constatés, quand ils sont bien en-deçà du prix de revient d’entreprises qui ont déjà tapé dans leurs marges, autrement que par le fait que certaines charges passent à la trappe ? Nos entrepreneurs sont donc les premiers à réclamer qu’il y ait plus de contrôles sur les chantiers, afin de vérifier que les dés ne sont pas pipés. Il en va de la survie de nos marchés. Avez-vous des pistes de sortie de crise ? Les donneurs d’ordre n’ignorent rien de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Nous en sommes arrivés à imaginer des formules qui peuvent ressembler dans un premier temps à une boutade, mais ne sont pas complètement absurdes. Puisque 80 à 90% des donneurs d’ordre sont publics, qu’ils ne nous payent pas et que, parallèlement, nous recevons continuellement d’organismes publics les charges à régler que nous nous efforçons d’honorer, pourquoi ne pas verser ces sommes à un huissier en lieu et place du Trésor Public, dans l’attente

que les situations se débloquent ? Une autre solution serait de mettre ces organismes publics en délégation de paiement auprès de nos donneurs d’ordres publics. Quoi qu’il en soit nous ne pouvons assumer d’être contraints pas les organismes sociaux, sous la menace d’intérêts moratoires et de non obtention de nos attestations. Nous sommes aujourd’hui proches de l’étranglement. La piste la plus pertinente à court terme pourrait être le recours aux PPP (partenariat public-privé) qui clarifie les relations. Il semble que localement celle-ci se dessine puisque 80 à 100 millions d’euros de contrats devraient être signés en PPP pour le TCSP. En définitive, il faut que nous trouvions très vite une solution. Dans le cas contraire, nous serons contraints d’appliquer les intérêts moratoires qui nous sont dus par contrat afin de pallier en partie le fait que ni les banques, ni les administrations ne nous font de cadeaux.

*SEBTPAM : Syndicat des Entrepreneurs du Bâtiment et Travaux Publics et Annexes de Martinique

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DOSSIER 

AMPI « L’industrie est impactée quand le bâtiment s’essouffle »

e développement de l’industrie martiniquaise ces trente dernières années lui permet aujourd’hui d’être une véritable filière amont pour le secteur du BTP. Comment défend-t-elle sa place sur le marché local ?

L

Réponse de Pierre Marie-Joseph, président de l’AMPI.

Peut-on parler d’industrie du BTP en Martinique ? C’est sans doute l’un des secteurs le mieux structuré sur notre territoire. Il est constitué d’activités suffisamment diversifiées pour répondre à quasiment toutes les attentes du secteur BTP, soit sur la partie béton (carrières, cimenterie, fer à bétons, briques, sable) soit pour la structure (charpente, couverture et fermeture en aluminium, PVC ou bois) ou encore pour l’intérieur (cuisine, aménagements intérieurs). On peut désormais construire une maison, voire un bâtiment, du sol au plafond avec des produits de l’industrie locale. Nous fournissons également les matériaux pour les travaux publics, notamment les enrobés. Le secteur est donc déjà très développé et nous devons poursuivre dans cette voie. Bien entendu, il faut pour cela que nous ayons des marchés, issus tant de la commande publique que privée. Quel regard portez-vous sur la crise que traverse le BTP ? Elle est sans précédent. Ces dernières années, plusieurs facteurs

ont concouru à affecter fortement le secteur : les rabots fiscaux, le coût d’arrêt de 2009, les difficultés financières des collectivités (aggravées par la baisse de l’octroi de mer collecté). De ce fait, les capacités d’investissement du département ont diminué. L’incertitude qui règne quant à l’issue de cette crise n’aide pas à juguler cette baisse de l’investissement et la hausse du chômage. L’industrie est forcément impactée quand le secteur du bâtiment s’essouffle. Nous avons ainsi pu observer ces 3 dernières années une baisse de 10 à 25 % du chiffre d’affaires des entreprises du secteur. Comment sortir de l’ornière ? D’abord par la réalisation d’équipements structurants tels que le plateau technique du CHU de La Meynard, les interventions sur le réseau routier, le TCSP (NDLR : Transport commun en site Propre) ou les reconstructions de lycées. Cela passe aussi par la mise aux normes antisismiques des bâtiments ou la relance de la construction de logements, notamment sociaux. Sur ce dernier point, malgré les mesures votées,

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demeure un élément essentiel de l’activité économique locale.

Nous avons ainsi pu observer ces 3 dernières années une baisse de 10 à 25 % du chiffre d’affaires des entreprises du secteur. nous attendons encore que cette relance se confirme. Depuis février, nous notons une baisse des appels d’offre sur ce type de marchés. Il est vrai que la période qui s’annonce verra s’enchaîner élection présidentielle, législative puis mise en place de la collectivité unique ; et comme je l’ai déjà dit, les investisseurs ont tendance à hésiter quand ils manquent de visibilité. Le discours actuel, empreint de rigueur ne pousse pas à l’optimisme sur la capacité d’investissement public, alors que la commande publique

Quelle réponse pouvez-vous apporter aux artisans sur la question du coût des produits PIL ? C’est une question récurrente dès lors que l’on parle des produits fabriqués localement, sans aucune notion comparative quant aux questions de qualité et de respect des normes réglementaires. Si le premier réflexe est de dire que le produit est cher, il faudrait préciser en rapport à qui et à quoi. Mathématiquement le coût de revient de nos produits est plus élevé que dans des usines dix fois plus grandes que les nôtres. Nous devons aussi composer avec des handicaps structurels tels que l’éloignement. L’accompagnement de nos entreprises au niveau européen, national ou régional est essentiel dans la compensation des surcoûts engendrés. Des efforts considérables ont également été faits par les industriels locaux pour investir dans des process qui leur permettent de gagner en qualité, en productivité, de répondre aux normes européennes, tout cela au meilleur coût.

Aussi, à qualité égale, il n’est pas certains que les produits PIL soient plus chers que des produits importés de pays qui ne répondent pas aux mêmes normes que nous. Nous avons de quoi être fiers de notre production locale. Quelles sont les attentes du secteur industriel aujourd’hui ? Il nous semble, en tenant compte de nos handicaps structurels qu’il nous faut organiser et rationaliser au mieux nos unités de production de sorte que le différentiel de prix entre les marques locales et importées n’excède pas 15%, à produit équivalent. Il faut cependant rappeler que la solidarité nationale et européenne doit jouer pleinement pour les compensations, exonérations et dérogations liées à notre situation. Il sera de plus en plus difficile de continuer à augmenter les salaires afin d’assurer un niveau de vie convenable à la population sur un marché où les produits (tant importés que locaux) sont beaucoup plus chers que sur le territoire national. Aussi, la reconduite de l’octroi de mer, l’aide aux intrants, la réflexion sur la zone franche globale et sur la continuité territoriale, comptent parmi les dossiers qu’il faut mener à terme pour accompagner le développement économique et social de notre île.

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DOSSIER 

Chambre des Métiers et des Artisans de la Martinique « L’industrie doit compter avec les artisans » Artisanat et industrie sont étroitement liés dans le secteur du bâtiment. Comment préserver cette relation dans un secteur en crise ? Nous avons interrogé le président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Hervé Lauréote.

Quelles sont les principales difficultés que vous font remonter vos adhérents ? L’activité du BTP est au plus bas. Certes la situation s’est stabilisée, mais depuis 2008 nous avons assisté à une crise sans précédent, qui s’est soldée par un recul de l’emploi (moins 4.000 employés). Depuis le début de l’année, le bâtiment reprend doucement par le biais du logement social. Sur la partie travaux publics, la Région vient de voter un budget conséquent pour le TCSP (NDLR : Transport Commun en site Propre), mais nous savons que ces fonds ne bénéficieront pas directement aux artisans. Pourront-ils en bénéficier par le biais de la sous-traitance ? La question reste posée. Il faut dire que globalement, ce type d’enveloppe budgétaire n’est pas taillé pour les petites entreprises. Je dirais même que souvent on retrouve les mêmes entreprises auprès des mêmes donneurs d’ordres. Résultat de tout ceci, les entreprises artisanales ont du mal à tenir plus de trois ans. Nombre d’entre elles n’arrivent pas à payer leurs charges et déposent le bilan. Toutefois on observe également un phénomène de mutation : une nouvelle entité se crée avec le même gérant.

pas organisées pour aller chercher ces matériaux à l’extérieur, bien que de prime abord ils semblent souvent moins chers. Bien sûr se pose la question de la qualité, mais dans le cas des marchés publics, on se rend compte que même les collectivités ont parfois bien peu de scrupules à recourir à des produits fabriqués hors de chez nous. Se pose donc la question de la compétitivité de nos industries sur un marché somme toute étroit. Concernant l’artisan, il est très souvent le maillon d’une chaîne de production. Etant donné qu’il réalise des ouvrages de moyenne échelle, il n’a que peu d’intérêt à s’approvisionner ailleurs. L’enjeu fondamental est la constance de la production et donc la disponibilité des produits. La question du coût d’achat, et donc de sa répercussion sur le prix final n’est pas à négliger, mais il est vrai par ailleurs que l’industrie locale propose des produits dont les normes et la qualité correspondent au marché.

Avez-vous noté une progression des relations entre industrie et artisans du BTP ces dernières années ? Je ne parlerai pas de progression de répartition différente. En effet, on observe le recul de certaines grosses entreprises au bénéfice d’autres groupes. Toutefois si les partenaires changent, les rapports restent les mêmes pour les artisans. Je dirais même qu’ils se sont améliorés, car les grands groupes commencent à intégrer le fait que sur des petits marchés il faut compter avec nous, étant donné que les grandes entreprises peuvent se permettre d’acheter directement ailleurs. Les efforts de qualité ont été faits par nos industriels ; désormais, ils gagneraient à mettre l’accent sur les progrès technologiques et la productivité qui permettront d’obtenir un coût au m², suffisamment intéressant pour que nous puissions offrir à nos clients des prix abordables.

Est-il aisé pour un artisan de travailler avec les industriels locaux ? Les entreprises artisanales n’ont guère d’autres choix puisqu’elles sont tributaires de la matière première (acier, ciment, granulats…) et ne sont La Caraïbéenne d’Équipements N° 14 - Page 42 - Mai 2012




FEMEC (Fédération des Métiers de la Construction)

La synergie entre secteurs est fondamentale pour l’emploi Créée officiellement depuis un an, la FEMEC Martinique (Fédération des Métiers de la Construction) résulte d’une volonté de synergie autour de l’information entre les différents acteurs du secteur, de l’architecte jusqu’au professionnel de l’immobilier. Présidée par Philippe Eadie, elle entend bien faire bouger les lignes pour défendre au mieux les intérêts du BTP.

Pourquoi avoir constitué une entité de plus pour défendre les intérêts du BTP ? Notre objectif principal était de réunir tous les acteurs de la filière construction afin de partager nos informations et ainsi mieux comprendre ce secteur, fondamental pour l’économie, et surtout mieux anticiper ses évolutions. Concrètement, nous travaillons à la mise en place d’un observatoire qui a vocation à affiner notre analyse pour entrer dans une démarche prospective. En effet, nous sommes décidés à défendre les intérêts de notre secteur en nous positionnant comme une force de proposition auprès de nos décideurs, qu’ils soient locaux ou nationaux. La mise en place de cet outil a été déléguée à la société Open Soft System. A terme, nous souhaitons pouvoir y associer tous les acteurs économiques politiques qui nous permettront de l’alimenter efficacement (Conseil Régional, DEAL, etc…) Outre ce projet, nous avons également soumis un certain nombre de propositions concrètes à la Région (NDLR : en mai 2011) afin de soutenir le secteur ; elles concernent notamment le logement social, les partenariats public-privé (PPP), et le renforcement parasismique des maisons individuelles.

la Caisse des Congés Payés du Bâtiment. Or le secteur du BTP est comme un « diesel lourd ». En cas de reprise, les entreprises risquent de différer les embauches et les investissements en matériel dans l’attente que cette reprise se confirme. Aussi il me semble qu’il y a eu une certaine inconscience à laisser la chute du secteur être aussi importante. Désormais, il convient de trouver les moyens de faire repartir la machine. Les entreprises du BTP peuventelles s’appuyer sur une véritable filière intégrée « industrie-BTP » pour nourrir cette reprise ? On évoque de plus en plus souvent «l’industrialisation du BTP» : les chantiers doivent être réalisés le plus rapidement que possible à moindre coût. Ce couple ne peut fonctionner que s’il existe un partenariat fort entre industrie et BTP. Il est vrai qu’aujourd’hui l’industrie du BTP s’est fortement développée et diversifiée en Martinique et nous avons tout intérêt à poursuivre cette voie. L’analyse de la décomposition des opérations doit permettre d’identifier les niches éventuelles pour

Quel regard portez-vous sur la situation actuelle ? La situation est très tendue. Le programme de relance du BTP a essentiellement permis d’enrayer la chute du secteur. Les ventes de ciment, qui constituent l’un des indicateurs de la santé du secteur, stagnent depuis 2010 ; de même, concernant le nombre de personnes inscrites auprès de

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la production locale en termes de coût, délais de livraison et frais d’approche. Le recours à la production locale est aussi une donnée stratégique, qui doit être initiée, voire favorisée par les donneurs d’ordre, lorsque l’on se place dans une dynamique de développement économique et de l’emploi, parfois même s’ils sont un peu plus chers. Quelles sont selon vous les perspectives pour le secteur ? La synergie entre les acteurs économiques est importante, car nous sommes tous liés les uns aux autres. Au-delà de la relation évidente entre industrie et BTP, on peut citer les liens qui existent entre ces secteurs et celui du tourisme. C’est un enjeu fondamental pour l’emploi que de considérer l’intérêt qu’il y a pour chacun de nous à travailler ensemble : par exemple pour la rénovation des hôtels, la maintenance, la nourriture qui est servie…. Nous devons sortir d’une logique individuelle pour penser, ensemble, au développement de notre territoire.


DOSSIER 

CNATP (Chambre Nationale de l’Artisanat, des Travaux publics et Paysagistes) « Les délais de paiement pénalisent l’activité » Les artisans sont souvent en première ligne en temps de crise. Pierre-Eric Gaillard, président de la Chambre Nationale de l’Artisanat, des Travaux publics et Paysagistes (CNATP) Martinique, en appel à la responsabilité des pouvoirs publics pour leur « donner de l’air ».

Comment les artisans sont-ils armés pour faire face à la crise ? Nous sommes loin des niveaux de commandes qui prévalaient au début des années 90. Entre 2009 et 2010, les artisans des Travaux Publics et du Paysage ont pu bénéficier des opérations lancées massivement par le Conseil Général pour des travaux d’accotement, de réseaux mais aussi des chantiers proposés par le Conseil Régional dans le cadre du Plan de relance pour faire face à la crise. Alors que les niveaux baissent depuis 2011, les artisans doivent également faire face au problème des délais de paiement. Cette situation pénalise fortement le secteur des TP et, au-delà, toute la profession. Il faut être conscients que face aux arrivées massives de commandes des collectivités, les entrepreneurs ont embauché et investi. Elles se retrouvent de fait à jouer le rôle de banques des collectivités, alors que leur trésorerie n’est pas expansive ; or il faut payer les salaires et les fournitures qui assurent la pérennité de l’activité. Nous nous retrouvons dans une situation où ces structures ont un pied au bord du gouffre, et l’autre déjà dans le gouffre. Parallèlement, les artisans doivent faire face à leurs obligations fiscales et sociales si elles souhaitent continuer à répondre aux appels d’offre, car les organismes collecteurs (Sécurité Sociale, URSSAF, IRCOM,…) ne tiennent aucun compte des difficultés créées par ces retards de paiement. Au final, les artisans sont pris entre deux types d’administration qui ne regarde pas par le même bout de la lorgnette. Il est impératif, afin de leur donner de l’oxygène d’organiser des tables rondes avec les différents acteurs pour trouver des solutions. Il n’est pas normal que les entreprises soient pénalisées quand les manques sont dus aux administrations.

Avez-vous mené des actions en ce sens ? Nous avons transmis sollicités des rendezvous auprès des donneurs d’ordres est des administrations fiscales et sociales, en exprimant clairement nos doléances. Quelques-uns y ont répondu favorablement. Nous avons ainsi commencé à travailler sur le sujet avec le Conseil Régional, mais depuis cette démarche est restée sans suite. A ce jour les organismes sociaux et fiscaux ne se sont pas manifestés. Il faudrait sans doute réfléchir à une action concertée du monde de l’entreprise si l’on souhaite peser sur ce sujet, dans la lignée des actions syndicales. Une mobilisation de tous pour faire comprendre que cela ne peut plus durer. Pour rappel, les délais légaux pour le paiement des services fait est de 30 à 45 jours ; or très régulièrement les entreprises demeurent en souffrance des paiements qui leur sont dus 5 à 6 mois, voire un an. Quelles solutions restent-ils aux artisans ? Au-delà d’un appel à la mobilisation, j’invite chacun à réfléchir à la réorganisation de son entreprise pour diminuer ses charges face à une économie en dents de scie et les problèmes de trésorerie. Les grosses entreprises pallient ces difficultés en séparant leurs entités : la partie administrative est embauchée par l’une, la partie technique par une autre et le parc de matériels, sur une troisième. Aussi quand l’une des entités est en difficulté, il est moins contraignant de l’assainir, que s’il fallait tenir compte de l’ensemble de ses composantes. Bien que ce soit moins évident pour une petite structure, il faut trouver le moyen de gagner en flexibilité : travailler plus avec de TTS ou d’intérimaires, mais surtout isoler leur matériel de la partie administrative, ne serait-ce que pour le protéger. Cette nouvelle société louerait son matériel à l’entreprise qui compte l’effectif humain. Quelle place pour l’industrie locale auprès des artisans ? La principale contrainte est celle du prix. Nos structures étant de petite taille, nous ne bénéficions pas des volumes d’achat néces-

saire pour faire baisser les prix. A l’instar d’autres CNATP nationales, nous militons pour la mise en place de coopératives d’achat qui nous permettrait d’obtenir des prix négociés auprès des industriels locaux. C’est un enjeu fondamental, ne serait-ce que pour rester compétitif sur les marchés publics, face aux grands groupes. C’est une réflexion que nous ne pourrons mener à terme qu’avec l’adhésion de nos membres et en concertation avec les industriels pour obtenir des prix raisonnables pour chaque partie. C’est d’autant plus important que travailler avec l’industrie locale génère un bénéfice social non négligeable : la création d’emplois. Quels sont les principaux enjeux des mois à venir ? L’urgence est de trouver une solution au problème des délais de paiement. Il faut que les factures des travaux réceptionnés soient réglées sans délais. Si ce n’est pas le cas, que les donneurs d’ordres prennent leurs responsabilités face aux organismes sociaux de sorte que les entreprises ainsi mises en difficulté de trésorerie bénéficient de moratoire ou, à tout le moins, puissent obtenir les attestations fiscales et sociales qui leur permettent de continuer à travailler. Ça bouge à la CNATP ! Les 22 et 23 mars, des formateurs sont venus de l’Hexagone afin de former 8 artisans qui, à l’issue, ont obtenu le label qualité professionnel « Handibat ». Les artisans ainsi formés s’engagent dans une démarche d’adaptabilité et d’accessibilité à toute personne porteuse d’un handicap (mobilité réduite, mal entendant, mal voyant…). En Martinique, beaucoup reste à faire dans ce domaine, notamment dans les hôtels. En Octobre la CNATP reconduit le salon MARTIBAT, dont l’organisation a été déléguée à la société PIMEDIAS. Cette année la manifestation organisée sur 2 jours se déroulera à Batimat : il accueillera le vendredi et le samedi les professionnels et le grand public à l’occasion des challenges opérateurs d’engins et élagage.

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La crise au niveau national et international ? 

Groupe Bouygues «Un avantage concurrentiel significatif» Martin Bouygues a récemment dévoilé les résultats de son groupe, et plus spécialement du pôle construction, regroupant Colas, Bouygues Construction et Bouygues Immobilier. 2011, le pôle construction du groupe augmente ainsi de 6 % par rapport à l’exercice 2010, son résultat opérationnel courant de 15%. Dans le détail, le chiffre d’affaires (CA) de Colas a crû de 6%, à 12,4 milliards d’euro ; celui de Bouygues Construction progresse de 6%, à 9,8 milliards d’euros. Enfin, le CA de Bouygues Immobilier a augmenté l’année dernière

de 2 %, à 2,47 milliards d’euros. « Notre capacité à offrir des solutions innovantes, à forte valeur ajoutée et adaptées à nos clients, alliée à une présence internationale solide et diversifiée, nous donne un avantage concurrentiel significatif», a commenté Martin Bouygues, Pdg du groupe. Les spécialités porteuses de croissance, comme les transports ur-

bains, ont également contribué aux bons résultats du groupe de BTP l’année dernière. Pour 2012, Martin Bouygues estime que les perspectives du pôle construction de son groupe sont « encourageantes ». « Notre carnet de commandes est en hausse de 10 % sur un an, a 24.8 milliards d ‘euros (dont 50 % à l’international) », a-t-il conclu.

Dans un contexte économique peu favorable, Colas (groupe Bouygues) a fait plus que limiter les dégâts. Son chiffre d’affaires et son carnet de commandes sont en hausse. Rencontre avec Hervé Le Bouc, Pdg de Colas. En 2011, Colas a réalisé un chiffre d’affaires (CA) de 12,4 milliards d’euros, contre 11,6 milliards en 2010, soit une augmentation de 6,4%. Le résultat net de l’entreprise croît, quant à lui,de 50%, à 336 millions d’euros. « Notre activité est contrastée selon les régions géographiques, à noter que notre CA progresse de 8 % en France. à 6.7 milliards d’euros », a commenté Hervé Le Bouc, Pdg de Colas, lors de la présenta-

tion des résultats à la presse. Et d’ajouter: «Le fait marquant de l’année, pour nous, est notre retour à des niveaux de marges satisfaisants. » Fin décembre 2011, le carnet de commandes de Colas s’élevait à 6.5 milliards d’euros, en hausse de 5 % par rapport à l’exercice 2010. « Notre carnet de commandes nous permet de travailler pendant 6 mois environ », a poursuivi le Pdg. Pour 2012, Colas table sur un CA de 12.5 milliards d’euros,stable par rapport à l’exercice précédent. Concernant la route, l’objectif est clair ; maintenir, voire améliorer, le niveau de rentabilité, en fonction de

l’évolution du marché mondial. «Il nous faudra nous adapter si besoin est », a confié Hervé Le Bouc. La France - avec le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier (CNM) et les projets de tramways, les Etats-Unis et le Canada resteront des marchés porteurs pour le spécialiste routier et ferroviaire du groupe Bouygues. Dans le reste de l’Europe, et notamment à l’est, les prévisions sont en revanche plus incertaines. « Dans le contexte actuel, nous abordons l’année avec vigilance, la stratégie consistant a privilégier la marge au volume », a conclu le Pdg.

Groupe Vinci «Des expertises sans équivalent dans la construction et la réparation»



Retour avec Jérôme Stubler, directeur de Freyssinet (groupe Vinci), sur l'exercice 2011 réalisé par son groupe, les perspectives pour l'année 2012 ainsi que sur les projets de l'entreprise à court et moyen termes. Quel bilan faites-vous de l’année 2011 ? Comment se sont comportés vos différents domaines d’intervention (ouvrages d’art, bâtiments, industriel, tunnel et voûte, génie civil de l’eau et monument ancien) ? Jérôme Stubler : Avec un chiffre d’affaires en hausse de 9 % par rapport à 2010, l’année 2011 a été excellente et poursuit la progression enregistrée par Freyssinet sur les précédents exercices. Les évolutions par domaine d’intervention sont très contrastées d’un pays à l’autre : le bâtiment est à l’arrêt aux USA, en Espagne. au Portugal ; les investissements industriels se sont ralentis en Europe et la demande est soutenue pour le génie civil, répondant à des cycles d’investissements plus longs. Quels sont, selon vous, les faits et les chan-

tiers marquants de l’année écoulée ? J. S.: ils sont nombreux ! En ce qui concerne la construction, nous avons d’abord la réalisation de la toiture câblée du stade de BC Place au Canada et celle de l’arène du Puy-du-Fou en France. Dans le domaine des ponts à haubans, je pense aux ponts d’lndian River et de Port Mann aux USA, sans oublier bien sûr l’avancement des ponts de Russky Island et de Golden Horn à Vladivostok en Russie. Pour ce qui est de la réparation, on peut notamment citer les travaux de réparation et de renforcement réalisés par Freyssinet sur le pont de Recouvrance à Brest et ceux du pont Aineca au Mexique. Quelles sont vos perspectives pour l’exercice 2012 et vos principaux projets à venir ? J. S.: L’année 2012 démarre bien. Malgré la crise financière qui sévit dans de nombreux pays nous restons sereins. Notre portefeuille technologique, la diversité de nos implantations et notre offre couvrant la construction et la réparation sont autant d’atouts pour Freyssinet. En ce qui concerne nos réalisations et projets. il faut bien sûr citer le pont

dc Russky island à Vladivostok Lorsqu’il sera inauguré en juillet 2012, ce pont battra le record du monde de portée haubanée avec 1104m. Il y a quelques semaines, nous avons posé les dernières paires de haubans d’une longueur de 581 m, un autre record du monde ! Je pense aussi à l’Australie avec la réparation de la tour MLC à Sydney et à la Turquie avec la construction du pont à haubans de la Corne d’Or qui devrait débuter au cours de l’été 2012. Comment Freyssinet s’est-il adapté à la dégradation du contexte économique ces dernières années ? J. S. : Notre plus bel atout, c’est la combinaison de notre vaste portefeuille technologique et la diversité de notre positionnement géographique. Notre savoir-faire dans la construction d’ouvrages neufs a été décliné dans le domaine de la réparation avec notre offre Foreva. Sous ce label, nous offrons à nos clients la garantie d’une intervention de qualité et d’une réparation pérenne dans le cadre d’une prestation clé-en-main. L’ensemble de notre offre est décliné dans le monde entier.

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