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Hamlet : Une des premières scènes de ce Hellfest 2012, les espagnols d'Hamlet nous offrent un son à la croisé des chemins entre le metal "classique", le hardcore et le nü-metal le tout saupoudré à la sauce Faith no more. Devants une foule de metalhead encore mal remis du voyage et de l'apéro géant du jeudi, les musiciens ont fort à faire pour conquérir leur public. Et pourtant la sauce prend vite, au bout d'une dizaine de minutes de concert les chants Hamlet commence à résonner dans la foule qui viens s'agglutiner de plus en plus nombreuse sur la mainstage2. Les titres s'enchainent tout seul, les musiciens ont l'air de s'éclater, le public aussi et à la fin de leur set on regrette qu'il n'ai pas eu plus de temps pour quelques titres de plus. Zab Bukowski : Après Hamlet c'est au tour des Parisien de Bukowski de faire cracher les amplis sur la mainstage1. Avec leur rock teinté de stoner bourré d'énergie, le trio français se met vite le public dans la poche (parler la même langue que 90% de l'audience aide un peut). Le public oublie pendent une demi heure leur estomac (le groupe jouait entre 12h15 et 12h45) pour s'abreuver de musique. Au final Bukowski nous à offert une très belle prestation scénique et on espère sincèrement les revoir programmer un peut plus tard cette fois dans une prochaine édition du Hellfest. Zab Black Bomb A : Le public s'est agglutiné en masse pour venir écouter les français de Black Bomb A. Ecumant déjà les scènes depuis plus de vingt ans avec leur hardcore à deux voix, les musiciens sont plus que rodés et savent parfaitement comment faire réagir le public réussissant à lancer sans peine le premier circle pit de cette édition 2012. Ca pogote, ça headband, ça saute, ça circle pit joyeusement le groupe s'éclate avec le public. On notera le concert qui ce fini avec un des chanteurs dans la fosse avec la foule qui reprend en cœur les paroles de "Tales From The Old School". Un excellent show et une prestation scénique impeccable pour Black Bomb A. Zab Benediction : Rien de tel qu’un début de festival en compagnie des vétérans de Benediction, des années que je rêvais


de voir le combo Anglais … et je n’ai pas été déçu, de très bonne humeur (en tout particulier le guitariste Daren Brookes) le groupe a axé son répertoire sur ses titres les plus rapides et mettant de coté les plus lourds ou groove. C’est donc 40minutes très intenses aux rythmes de "They Must Die Screaming", "Subconscious Terror" ou "The Dream You Dread" qui s’enchainent devant un public acquis à la cause. Certes Dave Hunt le chanteur n’est pas Dave Ingram et apporte une touche plus Hardcore et moins Death au son du groupe, mais Benediction figure encore dans le haut du panier des groupes de Death old school … à quand un nouvel album maintenant ? Phantasm Lizzy Borden : Bien que peut connu (surtout en Europe) malgré ses 30ans d'existence Lizzy Borden fait partie des pionners de la scène hard'n'heavy au coté de groupe comme Guns'n'Roses ou Mötley Crue. Jouant pour la première fois en France on sent que le groupe à voulu mettre les bouchées double avec un Lizzy Borden (le chanteur) arrivant sur scène entièrement encapuchonné de noir avec seulement deux lumières rouges pour faire office d'yeux et suivi de prêt par deux cracheuses de feu et deux danseuses, le show s'annonce déjà haut en couleur. Les titres taillés pour le live au refrain super accrocheur s'enchaine aussi vite que les changements de masque du chanteur. Le groupe ne disposant que de 40minutes de show, intègre des passages de chansons au milieu de leur set affin de ne pas décevoir les fans. Les musiciens nous ont offert ce vendredi une prestation remarquable, avec notamment un excellent solo de basse, seul petit bémol reste la voix de Lizzy qui lui faisait parfois un peut défaut. Surprise de taille au milieu de la setlist une reprise de Lady Gaga, "Edge of Glory" qui c'est agréablement bien intégré au show. Zab Molly Hatchet : Avec leur look de musicien country les membres de Molly Hatchet nous offrent une excellente prestation de rock'n'roll à la sauce sudiste, dans un franc esprit de camaraderie le tout ponctué d'une touche d'harmonica. Le groupe fait franchement plaisir à voir les musiciens passeny une grosse partie du concert à rigolé entre eux affichant de large sourire, Phil McCormack le chanteur fait preuve d'un énorme charisme se mettant rapidement le public dans sa poche avec une prestation impeccable. On pourra néanmoins regretter une guitare sous mixée qui nous a empêché d'apprécié la majorité des solo. Au final Molly Hatchet nous aura offert un superbe moment de Rock'n'roll. Zab Unisonic : Si il y avait bien un concert a ne pas rater sur l’edition 2012 du Hellfest pour tout bon metalhead qui se respecte (avec celui de King Diamond) c’est bien entendu le show d’Unisonic. Revoir Kai Hansen sur scene accompagné de Michael Kiske tiens du reve pour bon nombre de fans d’Helloween et metal en


general. Alors allons dans le vif du sujet … Michael Kiske signe t’il un retour justifié ? Sa voix tiens elle encore la route ! Oui mille fois oui ! C’est simple tout au long des titres tirés de l’album eponyme du groupe et encore plus lors des reprises "March Of Time" et "I Want Out d’Helloween" il suffit de fermer les yeux pour avoir l’impression d’être propulsé plus de 20ans en arrière tant la voix du bougre est autant en place et son timbre aussi juste que magnifique. L’homme est toujours autant deconneur (inoubliable sortie de scene tout en chantant a capela du Elvis Presley) et ne cessant d’importuner gentiment ses compères de scène autant que d’interagir avec le public. Certes les nouveaux titres que peuvent être "Unisonic", "Star Rider", "My Sanctuary" (pour ne citer que ceux la) sont beaucoup plus typés hard-rock que purement heavy/speed (il faudra s’y faire) le concert fut de toutes les bonnes espérances et il nous tarde de pouvoir voir le groupe dans une salle de concert mais aussi esperer que ce premier album soit le premier d’une excellente série pour Unisonic. Phantasm Brujeria : Autre combo culte que je ne voulais pas manquer sur cette edition du festival, les Mexicains mais néanmoins multi-culturels Bujeria ! Doté d’un line-up a toute épreuve composé rien de moins que Shane Embury (Naplam Death) a la guitare, Jeff Walker (Carcass) a la basse, Adrian Erlandsson (Paradise Lost) a la batterie et des chanteurs "traditionnels" du groupe Juan Brojo et Fantasma. Des le premier titre "Pito Wislon", le ton est donné, le set sera aussi convivial que brutal et l’avantage avec un groupe a tendance grind c’est que le public aura droit a 17 titres en tout sur les 50 minutes allouées et le groupe tel un gang Mexicains aura mis le feu au poudre en enchainant les brulots que sont "Colas De Rata", "Brujerizmo", "La Migra" comme autant de balles d’une mitrailleuse lourde avant de finir en beauté sur la fameuse et fumeuse reprise de la "Macarena" rebaptisée "Marijuana" par nos amis (presque) du sud. Phantasm Orange Goblin : Figure emblématique du stoner depuis plus de 10ans les anglais d'Orange Goblin sont revenu en force cette année avec leur excellent dernier album "A Eulogy For The Damned" et on peut dire que le public s'est réuni en masse sous la tente de la Valley pour venir les écouter. Le show commence avec "Red Tide Rising' issue du fameux dernier album et annonce la couleur du show, un son énorme une voix grasse et puissante et une place de choix pour dans leur set pour les dernière compositions du groupe. L'ambiance est électrique tout le monde s'éclate aussi bien sur scène que dans la fosse, Ben Ward leur chanteur donne l'impression de vouloir faire monter tout le monde sur scène pour partager une bonne bière. Au final quatre chansons sur les neuf jouées sont issue de "A Eulogy For The Damned" si bien que les vieux de la vieille pourront regretter la présence de leur vieux hit mais en tout cas tout le monde trouvera que 45minutes c'était vraiment trop court pour ce show haut en couleur. Zab


Gotthard : Premier concert français pour les suisses de Gotthard avec leur nouveau chanteur Nic Maeder depuis le décès du regretté Steve Lee. Bien que légèrement en retrait Nic est à l'aise sur scène et assure très bien la transition communiquant largement avec le public. Pour le Hellfest, le groupe semble avoir orienté leur setlist vers les titres les plus rapide et énergique de leur répertoire. Temps fort du concert la balade "One Life, One Soul" joué en mémoire de Steve Lee sous les applaudissements d'un public visiblement ému. Gotthard nous à livré une prestation impeccable dans le pur esprit Hard Rock qui aura sut ravir les fans. Zab Cannibal Corpse : Jusque la j’avais honte, à bientôt 34ans c’est la première fois que l’occasion m’est donnée (j’en ai loupé plein en fait …) de voir les Floridiens sur scène. Et les cannibales devoreur de cadavres furent (comme d’habitude ... de que ce que j'ai vu en vidéo ...) d’un professionnalisme extrême. Passant sa discographie a la moulinette et déclenchant un mosh pit d’une rare violence (on ne compte plus les personnes sortant plus ou moins blessés de la tente … la tete dans un flaque pour faire nettoyer le sang peut etre pratique). Les anciens titres tels que "I Cum Blood" on commencé a trancher les premières têtes "Hammer Smashed Face" a evité les premieres repousses, "Stripped, Raped And Strangled" a fini de mettre tout le monde a genoux sans oublier les titres les plus recents comme "Priest Of Sodom", "Make Them Suffer" ou "Encased In Concencrete" qui prouvent que les musiciens ont désormais un répertoire plus que solide et taillé pour le live. Cannibal Corpse ne démérite pas son titre de meilleur groupe de death metal en activité … et Georges Fischer est également le meilleur vocaliste de la scène et ceci sans appel. Phantasm Satyricon : On le sait, Satyricon est l’un de groupe de black les plus efficaces sur scène, et ils n’ont une fois de plus pas dérogé à la règle : Satyr sachant toujours tenir son public avec brio, aidé par les morceaux extraits de leurs deux derniers opus, taillés pour la scène ! Quant à ceux qui leurs préfèrent les anciens albums, eux


aussi auront quelques brulots à se mettre dans les oreilles, notamment un "Hvite Krists Død" issu du second LP du groupe, "The shadowthrone" savamment interprété. Et c’est au son d’un "Repined Bastard Nation" que l’on se rapproche de la mainstage, où Megadeth s’apprête à monter sur scène. XS Megadeth : Dave Mustaine et son Megadeth était en grande forme ce soir et le fait que le groupe était en tete d’affiche du festival pour la première fois n’est peut être pas étrangé a l’affaire. Quoiqu’il en soit et malgres un vent qui nous a faire croire que par moment nous écoutions le groupe via des cassettes audios demagnetisées par moment (les trentenaires savent de quoi je parle) Mustaine et sa bande ont delivrés un show qui a faitt honneur a la place du groupe sur l’affiche, des lights et un jeu de scene conforme a ce que doit correspondre le thrash fin et racé des Americains, une setlist quasi parfaite alternant les surprises avec un "Angry Again" et un "Foreclosure Of A Dream" des familles, des nouveautés comme "Enemy Public N.1" et "Whose Life Is It Anyway ?"qui passent tres bien le test de la scene, les imparables "In My Darkest Hour", "Sweeting Bullets" et les incontournables "Trust", "Countdown To Extinction" et bien sur un "A Tout Le Monde" repris en cœur par un public ravis. Sans oublier un Mustaine qui a beau déclarer être a nouveau clean n’avait surement pas bu que de l’eau ce soir … mais c’est comme ca qu’on l’aime notre Dave, et au final n'est ce pas qui fait que Megadeth est ce qu’il est ? Phantasm King Diamond : Depuis combien temps le grand King n’avait t’il pas mis les pieds dans notre pays ? Sa dernière (et seule prestation) dans notre pays remontant en 1999 avec Mercyful Fate autant dire que le concert du roi diamant était attendu par un grand nombre de fans. Justement commencont par ce premier point, Mercyful Fate et King Diamond sont des groupes cultes et cela se sent, surtout dans le sens que la foule n’est pas aussi présente que pour Megadeth précédemment (il faut dire que l’heure, la pluie et le froid ambiant n’aident pas), beaucoup de fans de la premiere heure (c'est-à-dire très âgés), beaucoup de fans actuels, mais très peut de curieux (la nouvelle génération ayant vraiment du mal avec la voix de castra de King). Le groupe n’ayant pas d’album a promouvoir a decidé sur ses deux dates uniques en Europe (au Hellfest donc ainsi qu’au Sweden Rock) de concocter une setlist couvrant toute ses periodes discographique avec en point d’orgue l’album "Conspiracy", ici représenté par trois titres : "At The Graves" , "Dreams" et "Sleepess Night", mais l’album "Abigail" (surement le preferé des fans) ne pouvait etre etre mis de coté coté ce donc sont "The Family Ghost" qui le represente, sans oublier "Voodoo" extrait de l’opus du même nom, "Eye Of The Witch" de "The Witch" et d’autres perles noirs (setlistfm pour avoir la setlist complete). King Diamond est la face theatrale de l’artiste Danois et c’est ce qu’il nous a démontré lors de ce show dantesque (quelle scène, mais quelle scène …) lors de "Welcome Home" et


de sa dispute avec gran’ma , son exhumation de "Up From The Graves" … rien à redire le show est parfait et c’est au bout de 1h15 qui nous en met plein la vue qu’on se rend compte que l’on vient de vivre un moment historique et qu’il y a des chances que l’on ne revoit pas le groupe de si tôt par chez nous. Les absents auront eu vraiment tort, King Diamond a brillé de tout son éclat en cette sombre nuit … Un concert tout bonnement historique. Phantasm



Church Of Nowhere - Hellfest 2012