Page 1

Philippe Michel-Kleisbauer

Député Démocrate du Var Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées SIEGE À l’assemblée PARLEMENTAIRE DE L’otan

du

2 au 8

novembre

2019

N°110

J


editorial

English version

La situation internationale se dégrade à une vitesse accélérée à cause de l’émergence de dirigeants politiques pour lesquels la démocratie n’est ni souhaitable, ni envisageable. Alors, pour s’en prémunir, ils usent des vieilles méthodes de l’Union Soviétique à laquelle ils appartenaient ou étaient tous liés contre le Monde Libre. Manipulations des opinions, réseautage, lobbying, financement de partis politiques, corruption... Leur dessein est sans complexe élargir leur zone d’influence en s’appuyant sur des dirigeants à leurs bottes, peu regardants sur l’ingérence totale, qui sera la contrepartie de l’abandon de leur souveraineté. Leur appétit vorace les pousse à revisiter les frontières, à s’arranger avec la Vie pour éliminer les peuples qui, à leurs portes, les gênent. C’est dans ce contexte que le président Turc Erdogan a lancé son offensive sur le peuple kurde. C’est ainsi que Poutine fait la guerre à l’aide d’unités militaires non régaliennes dans l’Est de l’Ukraine comme il l’avait fait en Géorgie. Pendant ce temps en France, il est des gens qui voient en ce dernier un homme puissant qu’il conviendrait d’admirer pour cette force, par lâcheté donc, oubliant les assassinats, les méthodes, qui empêchent toute contestation. Nos voisins européens frontaliers comme les estoniens, les lituaniens, les lettons, les suédois ou les roumains savent ce que c’est de vivre avec une pression constante de ce voisin qui essaie de façon obsessionnelle de venir mettre un pied profondément enfoncé dans votre terre. Pour les protéger et faire reculer cette menace, il y a l’OTAN. Cette organisation internationale née pour protéger les démocraties dans le monde, les peuples qui veulent vivre libres. Car sans l’OTAN qui, fortement implantée sur la frontière Est de l’Europe, de la Baltique aux Balkans, assure la sécurité de l’Europe. Car l’Europe aujourd’hui n’est pas capable d’assurer sa propre sécurité. C’est ce qui a poussé le Président Macron à créer l’Initiative Européenne de Défense.


English version

Mais combien de temps avant que cela soit opérationnel, si cela est possible ? Alors dans l’attente il y a l’OTAN pour assurer notre sécurité. L’OTAN c’est une armée sept fois plus nombreuse que la nôtre, deux fois plus nombreuse que l’armée russe par exemple. Avec les chiffres il est clair de comprendre que seuls, nous ne pensons rien. Car malgré l’effort colossal que la majorité à laquelle j’appartiens sous l’impulsion du Président, pour remettre notre armée à un niveau satisfaisant par temps de paix, nous sommes loin d’être en capacité de résister à une agression. En clair sans l’OTAN aujourd’hui nous ne serions pas en sécurité. Se passer de l’OTAN c’est comme si nous roulions sans carrosserie et sans ceinture de sécurité. Nos vies seraient à la merci du moindre choc. Le problème vient du fait qu’ayant annoncé qu’il ne voulait plus payer pour la sécurité d’une Europe qui n’a de cesse de critiquer son pays, Trump a au fond envoyé à ces dirigeants dont je parlais plus haut le signal que l’Europe était livrée à sa fragilité intrinsèque. D’où l’affranchissement de Erdogan, d’où ces conflits qui vont naître très vite. Dans ce contexte, la solution est-elle de tenter de créer une union militaire européenne que nous n’avons pas su réaliser depuis le temps, ou bien de prendre plus de place, notre place, dans une structure existante, ayant fait ses preuves, laissant à la France un fauteuil vide dans lequel seule elle a la capacité de s’asseoir? Face à cette question, comme toujours, mon pragmatisme me pousse à privilégier ce qui marche, le concret plutôt que les chimères...

Philippe Michel-Kleisbauer


editorial

The international situation is deteriorating at an accelerated rate because of the emergence of political leaders for whom democracy is neither desirable nor conceivable. So, to protect themselves against it, they use the old methods of the Soviet Union to which they belonged or were all bound against the Free World. Manipulation of public opinion, networking, lobbying, political parties financing, corruption... Their plan is without complex to expand their zone of influence by relying on leaders dedicated to them, who don’t care so much about total interference, which will be the counterpart of the abandonment of their sovereignty. Their voracious appetite impels them to revisit the borders, to settle with Life to eliminate the peoples who, at their gates, hinder them. In this context, Turkish President Erdogan launched his offensive against the Kurdish people. That’s how Putin has been waging war with non-regalian military units in eastern Ukraine as he did in Georgia. During this time in France, there are people who see in him a powerful man whom it would be advisable to admire for his force, out of cowardice, forgetting the assassinations, the methods, which prevent any dispute. Our European neighbours, such as Estonians, Lithuanians, Latvians, Swedes or Romanians know what it’s like to live with constant pressure from this neighbour who is obsessively trying to come and put a foot deep into your land.To protect them and reverse this threat, there is NATO.This international organization was created to protect democracies around the world, people who want to live free. NATO, which has a strong presence on the eastern border of Europe, from the Baltic to the Balkans, ensures Europe’s security. Because nowadays Europe is unable to ensure its own security. This is what prompted President Macron to create the European Defence Initiative.


But how long before it’s operational, if that’s possible? So in the meantime there is NATO to ensure our security. NATO is an army seven times larger than ours, twice as large as the Russian army, for example. The figures show that we cannot think by ourselves. Because despite the colossal effort that the majority to which I belong under the leadership of the President, to return our army to a satisfactory level in times of peace, we are far from being able to resist an aggression. Clearly without NATO today we would not be safe. Going without NATO is like driving without bodywork and seat belts. Our lives would be at the mercy of any shock. The problem is that having announced that he no longer wanted to pay for the security of a Europe that has constantly criticized his country,Trump basically sent the signal to those leaders I mentioned earlier that Europe was being delivered to its intrinsic fragility. This explains the liberation of Erdogan and the conflicts that will arise very quickly. In this context, is the solution to try to create a European military union which we have not been able to achieve for years, or to take up more of our place in an existing structure which has proved its worth, leaving an empty chair where only France can sit? This question leads me to choose, as usual, the concrete rather than the chimeras.

Philippe Michel-Kleisbauer


Ce PDF est interactif.

Vous pouvez à tout moment accéder aux contenus à l’aide des icônes rondes twitter, facebook, instagram..


Lien externe

Lien video

Lien tweet

Lien Facebook

Lien Instagram

Site officiel de l’Assemblée Parlementaire de l’OTAN


Interview du Président de la République Emmanuel Macron à The Economist The Economist : Nous avons tous été frappés par le ton très sombre de votre discours aux ambassadeurs.Vous avez débuté sur un ton presque existentiel sur l’avenir de l’Europe, vous avez parlé de la possibilité de la disparition de l’Europe. Ne dramatisez-vous pas la situation ? Pourquoi cette vision si sombre de l’avenir de l’Europe ? Emmanuel Macron : Je ne crois pas dramatiser les choses, j’essaye d’être lucide, mais regardez ce qui est en train de se passer dans le monde. C’était impensable il y a cinq ans. S’épuiser sur le Brexit comme on le fait, avoir une Europe qui a tellement de mal à avancer, avoir un allié américain qui nous tourne le dos aussi vite sur des sujets stratégiques, personne n’aurait cru que c’était possible. Au fond comment s’est construite l’Europe ? J’essaye de voir la réalité en face. Moi, je pense que l’Europe est un miracle. Ce continent constitue la plus grande concentration géographique de diversités culturelles et linguistiques. C’est ce qui explique que pendant presque deux millénaires l’Europe était bousculée par des guerres civiles permanentes. Et depuis 70 ans, on a réussi un petit miracle géopolitique, historique, civilisationnel : une équation politique sans hégémonie qui permet la paix. On doit cela au fait que l’Europe a vécu l’une des guerres les plus brutales, la plus brutale de son histoire, et a été je dirais au fond du mal au XXème siècle.  L’Europe s’est construite sur cette idée qu’on allait mutualiser ce pour quoi on se faisait la guerre : le charbon et l’acier. Elle s’est ensuite structurée dans une communauté, qui n’est pas simplement un marché, qui est un projet politique. Mais il y a aujourd’hui une série de phénomènes qui nous mettent dans une situation de bord du précipice. D’abord, l’Europe a perdu le fil de son histoire. L’Europe a oublié qu’elle était une communauté, en se pensant progressivement comme un marché, avec une téléologie qui était l’expansion. C’est une faute profonde parce qu’elle a réduit la portée politique de son projet, à partir des années 90. Un marché n’est pas


une communauté. La communauté est plus forte : elle comporte des éléments de solidarité, de convergence, qu’on a perdus, et de pensée politique. Ensuite, au fond, l’Europe a été construite comme le « Junior Partner » des Américains. C’est ce qu’il y a derrière le Plan Marshall dès le début. Cela allait de pair avec des Etats-Unis bienveillants, garants en dernier ressort d’un système et d’un équilibre de valeurs, fondé sur la préservation de la paix dans le monde et l’hégémonie des valeurs occidentales. Il y avait un prix pour ça, c’était l’OTAN et le soutien à l’Union européenne. Mais un changement s’est opéré ces dix dernières années, et il ne s’agit pas que de l’administration Trump. Il faut regarder ce qu’il se passe très profondément du côté américain. C’est l’idée théorisée par le Président Obama : « Je suis un président du Pacifique ».  Donc les Etats-Unis regardent ailleurs, ce qui est d’ailleurs très intelligent de leur point de vue à ce moment-là : ils regardent la Chine et le continent américain. Le Président Obama, le théorisant ensuite par une géopolitique des blocs commerciaux, a fait ses traités et s’est désengagé du Moyen Orient en disant « Ce n’est plus ma politique de voisinage ». Mais après, cela a engendré un problème et un affaiblissement : c’est le sens de la crise 2013-2014, la non-intervention face aux armes chimiques en Syrie, qui marque déjà un premier effondrement du bloc occidental, parce qu’à ce moment-là les grandes puissances de la région se disent “les Occidentaux sont faibles”. Implicitement les choses qui s’amorcent alors, se sont révélées ces dernières années.  Ce qui modifie déjà la relation entre l’Europe et les Etats-Unis ? EM: Les Etats-Unis restent notre grand allié, nous en avons besoin, nous sommes proches et nous partageons les mêmes valeurs. Je tiens beaucoup à cette relation et j’ai beaucoup investi avec le Président Trump. Mais..

Entretien à retrouver sur The Economist


Jeudi 31 octobre 2019

#DirectAN «Construire des réponses partenariales à des défis et des menaces qui ne sont plus strictement nationales.» Examen des crédits «Action extérieure de l’Etat» Vidéo à retrouver sur Youtube


La conséquence des crises internationales est qu’elles mettent des populations en exil ; Jeudi 7 novembre 2019

#Fréjus “Là où les réseaux sociaux se bornent à en voir des clandestins, j’y vois des humains.” Ma réponse à David Rachline concernant l’accueil de mineurs non accompagnés sur la commune. Publication à retrouver sur Twitter

Publication à retrouver sur Facebook


ĂŠchange entre

Philippe Michel-Kleisbauer et le Maire de FrĂŠjus.


ĂŠchange entre

Philippe Michel-Kleisbauer et le Maire de FrĂŠjus.


ĂŠchange entre

Philippe Michel-Kleisbauer et le Maire de FrĂŠjus.


ĂŠchange entre

Philippe Michel-Kleisbauer et le Maire de FrĂŠjus.


ĂŠchange entre

Philippe Michel-Kleisbauer et le Maire de FrĂŠjus.


ĂŠchange entre

Philippe Michel-Kleisbauer et le Maire de FrĂŠjus.


Lire le rapport pour avis sur le le projet de loi pour une immigration maitrisée et un droit d’asile effectif par Marielle DE SARNEZ, Députée.

— 3 —

N° 821 ______

ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUINZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 28 mars 2018.

AVIS FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES SUR LE PROJET DE LOI pour une

immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif,

PAR

Mme MARIELLE DE SARNEZ Députée

——


Mercredi 6 novembre 2019

#Fréjus Sur le terrain ou à l’Assemblée, en finir avec le passé et faire émerger des personnes nouvelles avec méthode, poursuivre cette transformation de la France conduite par Emmanuel Macron sa majorité, ses alliés ou simplement les responsables #Municipales2020 #LaREM #MoDem Entretien complet à retrouver sur bahalors.com


Campagne nationale du Bleuet de France du 4 au 13 novembre 2019

Extrait du rapport pour avis sur le PLF pour 2018 «Anciens combattants, Mémoire et Liens avec la Nation» par Philippe MICHEL-KLEISBAUER, rapporteur.


Campagne nationale du Bleuet de France du 4 au 13 novembre 2019


Publication à retrouver sur Twitter


Publication à retrouver sur Twitter


Mardi 5 novembre 2019

#Défense Examen pour avis du projet de loi autorisant l’approbation de l’accord avec la République fédérale d’Allemagne relatif à la coopération franco-allemande dans le domaine du transport tactique aérien #CooperationEuropeenne #DirectAN

Vidéo à retrouver sur Twitter


Visitez le blog www.philippemichelkleisbauer.eu Et retrouvez Philippe Michel-Kleisbauer Sur facebook.com/philippemichelkleisbauer sur twitter.com/philippemichelk sur instagram.com/philippemichelK Sur linkedin.com/in/philippemichelkleisbauer Sur Youtube Philippe Michel Kleisbauer Telegram t.me/lefilinfopmk M. Philippe MICHEL-KLEISBAUER, Député de la 5ème circonscription du Var 101 Rue de l’Université, 75007 PARIS philippe.michel-kleisbauer@assemblee-nationale.fr

6


J Journal de Marche est un Journal de bord* hebdomadaire du Député du Var Philippe Michel-Kleisbauer, Mouvement démocrate. *Ebook interactif. Propriété intellectuelle : Tout le contenu présent sur ce document, incluant, de façon non limitative, les graphismes, images, textes, vidéos, animations, sons, logos, gifs et icônes ainsi que leur mise en forme sont la propriété exclusive de M. Philippe MICHEL-KLEISBAUER à l’exception des marques, logos ou contenus appartenant à d’autres sociétés partenaires ou auteurs. Toute reproduction, distribution, modification, adaptation, retransmission ou publication, même partielle, de ces différents éléments est strictement interdite sans l’accord exprès par écrit M. Philippe

MICHEL-KLEISBAUER. Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Le non-respect de cette interdiction constitue une contrefaçon pouvant engager la responsabilité civile et pénale du contrefacteur. En outre, les propriétaires des Contenus copiés pourraient intenter une action en justice à votre encontre. Document publié et réalisé par l’équipe parlementaire.

Profile for PhilippeMichelK

Journal de Marche n°110 - du 2 au 8 novembre 2019  

Journal de Marche n°110 - du 2 au 8 novembre 2019