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Cette année, Aujourd'hui, Maintenant, L'U.L.B., notre Alma Mater, semble se perdre... Qu'attendons-nous de l'Université? Ces derniers temps, nous assistons au sein de notre université à de nombreux changements. Comme nous le faisons tous, elle s'adapte à son milieu, et évolue avec notre société. Ce qui s'est produit au sein du conseil d'administration de notre notre chère ULB est non seulement une illustration frappante de cette évolution mais nous démontre également que la soif de pouvoir de l'être humain prend bien souvent le pas sur un questionnement libre-exaministe plus large sur le rôle de l'université. Comme le conseil d'administration ne semble pas intéressé par ce genre de questionnement, posons-nous cette question. L'ULB est exposée à un environnement national (création des pôles universitaires) et international (ranking, etc.) de plus en plus compétitif. Alors qu'avant elle arrivait à se démarquer par son rôle avant-gardiste, elle est aujourd'hui obligée de suivre le mouvement de la concurrence. Malheureusement, en plus de suivre le mouvement, elle est à la traîne dans bien des domaines. En effet de nombreuses choses sont à améliorer au sein de notre université. Prenons-en 5 arbitrairement : Les services administratifs et le financement de la recherche Les réformes entreprises sur les cursus Le manque de logements universitaires La gestion des activités folkloriques L'éthique des membres du conseil d'administration Les trois premiers problèmes soulevés semblent avoir un dénominateur commun : le manque d'argent. Un manque d'argent qui paralyse les services administratifs. Si seulement ils commençaient par ne pas le gaspiller en gueuletons et frais inutiles. Peut-être aurionsnous plus de crédibilité pour exiger un refinancement de

l'enseignement et de cette manière permettre de réinjecter des fonds dans la recherche académique. Un manque d'argent qui pousse à supprimer les cours « nonrentables » dans de grandes réformes qui n'ont comme résultat que de diminuer le champ des connaissances pouvant être étudiées à l'ULB. 23 000 étudiants, 900 kots, résultat : 75% des demandes refusées. Le manque d'argent empêche l'ULB d'avoir un projet concret de mise à disposition de logements pour les étudiants. En ce qui concerne la gestion des activités folkloriques, une interdiction vaut mieux qu'un long discours. Les cercles réagiront-ils, enfin, lorsque toute activité folklorique sera interdite sur le parking? Le folklore fait partie de l'identité même de notre Alma Mater. Les autorités sont plus enclines à se plaindre des nuisances qu'à se soucier de l’apport réel des activités des cercles sur la vie universitaire. Terminons par le problème qui fait le plus de bruit actuellement : les remous au CA. Guerre de clans, attaques ad hominem, consignes de vote, manipulations des étudiants administrateurs? Finalement cela importe peu. Ce qui fait mal, c'est la paralysie de l'ULB, l'absence de projet pédagogique et scientifique ainsi que l'image de celle-ci. Le CA dans son ensemble est responsable du mal qu'il fait à l'ULB en ce moment. La question qui découle observations est la suivante :

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Qu'attendons-nous, étudiants, de notre université?

Plusieurs choses : L'Université a un rôle d'école, celui-ci est purement formatif en vue du monde professionnel. L'Université a pour rôle d'entreprendre de la Recherche dans les matières qu'elle enseigne. Cette Recherche et cet enseignement doivent être entrepris dans un idéal libre-exaministe. L'Université doit offrir un support matériel ainsi qu'un cadre aux activités folkloriques car elles font partie de son identité. L'Université doit permettre à n'importe qui d'accéder aux études en ce compris d'un point de vue matériel. Il serait naïf de penser que l'Homme lutte pour un savoir universel et dénué d'intérêt(s) économique(s) ou social(ux), le savoir pour le savoir n'a jamais été qu'un idéal des Lumières. L'Homme a toujours eu des besoins et donc des intérêts, mais il est important de garder à l'esprit que l'Université est une combinaison, un métissage et doit rester ce mélange le plus équilibré possible de ces rôles. Malheureusement l'ULB semble se diriger vers une marchandisation des études, à la loi du plus rentable et accentuant toute sa politique académique vers ses pôles d'excellence. Elle semble oublier sur quelles valeurs elle a été fondée. Des élections auront bientôt lieu et auront un impact direct sur l'avenir de notre Alma Mater. Que les candidats au Conseil d'Administration gardent à l'esprit qu'ils sont au service de l'Université et des valeurs qu'elle a toujours véhiculées et non au service de leurs propres intérêts.


Tract 2010