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2007 1

NIL NOVI SVB SOLE  EDITO

O tempora! O mores! Rien ne semble plus fonctionner et Dire que ce n’est pas si difficile que ça! Rempiler ou laisser faire? Euhm…?

Bien le bonjour chers lecteurs, chers students, bourgeois, vieux cons, jurys et j’en passe…

De toute façon c’est déjà foutu Utiliser quand même vos cerveaux

Profitez amis, de cette somptueuse journée qui démarre sous le signe de la commémoration d’ouverture de notre université. Cette année encore, nous allons tous ensemble suivre ce fabuleux cortège jusqu'à son terme, choppe en main, sourire aux lèvres. Comme à son habitude, l’O.D.P vous offre l’immense plaisir d’accompagner cet évènement tout en pouvant apprécier la lecture de son annuel « Monde Diplomatiche ». Quel serait en effet l’impact sur les esprits bien pensant que de ne pas leur fournir matière à réflexion, substance intellectuelle à avaler, fertilité à digérer ? Cette édition vous permettrait-elle de sortir de l’obscurité ? Je vous laisse Libres d’apprécier comme il se doit cette (…) journée, et vous souhaite à tous une bonne Saint-Verhaegen.

Plaisir des dieux? Humour infantile! Allez, un peu d’effort que diable! L’esprit critique ne suffit pas! L’acte - il faut passer à l’action! Unissez-vous, mais pas que pour boire! Surprenez-nous pour une fois, dedju!

Gadget, l’Inspecteur

Modifié Sans Grands Heurts Militer Ses Années, Fonctionnaire Mitigés, Sinon On Grogne

Bien à vous,

Je vous ai Compris

Géocentrisme Malsain

Tu sais qui je suis ? Dépuceler une bleuette, finir une activité à l’hosto, participer au roi de la Fronta, faire l’orgie Hermès, aller au baptême Cureghem deux fois, faire une performance au cabaret philo, ne pas dormir pendant 75 heures aux jugements, boire du whisky à partir de 11h du matin le 5 du 5 2005, se réveiller sur le macadam, se faire féliciter par une infirmière pour son taux d’alcool dans le sang, gagner le maraffond, dormir dans son cercle un mois durant, faire refroidir sa bouteille de pastis dans les toilettes du bal, remplir sa carte de VP, écrire le journal de son cercle tout seul, ouvrir le cercle à 7h du matin après le TD, dormir à la Nestor, faire un affond bar au CP, finir 2ème au Festival, gagner la course au fûts, tenir LE bar au 1er Mai, écrire des journaux de St V intéressants, dormir seul au chapiteau, créer les all-stars, tourner « les Lucs à l’ULB », dire non aux chuuut, participer à l’empereur et aux rois des comitards, être passé sur scène à un baptême flamand…et j’en passe… Mais bon tu n’y peux rien tu regardes juste tes pieds. Nous nous voyons plus loin que l’horizon. Je Suis Loin d’être Crédible

PIRATENTHEMA GEPIRATEERD Hopelijk hoef ik er niet teveel woorden aan vuil te maken, maar wat is gebeurd met de revolutionaire geest van de student? Bij het horen van zulke platte officiële thema’s, had er onmiddellijk een kritisch piratenthema moeten komen – zeker met de actualiteit die nooit stopt met branden. Nochtans is het piratenthema vrij onstudentikoos. De vrijmetselarij kan dan wel een belangrijke rol gespeeld hebben en nog altijd spelen in het creëren en credibiliseren van onze Alma Mater, dan nog verdienen die geen St.V médaille. Niet dat de loge een slechte zaak is, of dat anti-maçonnieke gedachten het hoofd doorkruisen – eerlijk gezegd weet ik daar maar bitter weinig over, dus onverschilligheid is hier eerder van pas – maar St.V is voor de studenten bedoeld, het is een uiting van hun gedachten, van hun visies en percepties van de wereld.

Welke boodschap heeft de doorsnee student aan de zoveelste verjaardag van het Groot-Oosten van België? Geen enkel. Waarom is dat dan het piratenthema? Ofwel zijn er mensen met persoonlijke ambities op beslissingsniveau die slecht hun prioriteiten kennen; ofwel is dit thema gewoon gekozen geweest om zeker te zijn dat alle médailles verkocht geraken, gezien hun bijzonder karakter. Hoe dan ook is in beide gevallen het algemeen goed van de folkloristische en studentikoze gemeenschap uit het oog verloren gegaan ten voordele van geld of persoonlijke ambities. Nauwelijks lovenswaardig, nauwelijks kritisch... O tempora! O mores!

krinG der phIlAntropisChe studenten


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BYE BYE CHAPITEAU Voilà c’est fini… Moi qui me rappelle encore cette énorme débauche d’énergie pour qu’il arrive (in your F.A.C.E. ) que le revoilà déjà parti. C’était pourtant un grand bien. Plus de monde plus prés, organisé par nos soins. Et puis le temps aidant c’est devenu un acquis. Moins de monde, toujours aussi près, organisé plus ou moins. Il faut dire que le spectacle est rarement au rdv. On ne va plus voir que les copains ou alors on y va parce qu’on est togé. Ça fait un bon prétd. Et il y a toujours les vieux dans un coin qui se rappellent le bon vieux temps ou c’était eux qui étaient sur le devant de la scène. Qui se disent que c’est nul, ou pas. De toute façon avant c’était mieux puisqu’avant c’était eux !

Mais voilà l’année prochaine tout cela sera plus loin, plus cher, encore organisé par d’autres. Il va falloir s’intégruster chez nos homologues flamands. Qui auront alors d’autres prétextes pour râler sur les veaux ulbistes qui viennent squatter leurs BSG parce qu’elle ferme plus tard. Ou alors on fera ça avec l’acs, c’est gens qu’on ne fréquente pas, à qui on lance un regard dédaigneux en les croisant. Après tout avec leurs 5 bleus par cercle ça fera une bonne avant première. On l’avait pourtant fait remarquer à l’époque mais la contestation ayant été prise en mains par d’autres l’ace a préféré démonter les barricades plutôt que de les occuper. Et puis la mobilisation n’a jamais été le fort des folkloreux. Pas dur de

les endormir avec de belles paroles et des déclarations d’intentions ambiguës les autorités académiques l’ont bien compris. Triste constat qui ressemble fort à un constat d’échec. Mais continue donc à ne pas t’en soucier jeune étudiant. Tu râleras juste quand il sera trop tard et que tu devras aller te geler les couilles a outsiplou pour aller boire tes deux bières delegu (ben oui un baptême aussi loin ça coûte cher) qui te rendront même pas saouls. Et tout cela devant le spectacle désolant de 5 poils clashant 15 bleus qui s’enculent en couronne sur Benny Hill. Et avec tout ça on a toujours des cendriers chers et pas pratiques ! Jolie Claque

Vaincre les ténèbres à travers la science? Sans doute une belle philosophie avec des belles bases telles que le libre examen et la laïcité, mais n’est-ce pas justement preuve du contraire que d’utiliser cette phrase en tant que thème de St.-V, le jour où justement on est censé démystifier le monde et ébranler les morales et préjugés bourgeois ? D’autant plus que ce thème semble plus cacher des choses, plutôt que de proposer une réflexion critique sur l’actualité qui nous englouti. Pour ceux qui ne sont pas au courrant, le thème de cette St.-V était un autre à la base : libre atout prix – vrijheid is troef. Ce thème a été abandonné au moment où la médaille proposée était trop pleine de détails pour qu’elle puisse ressembler à quelque choses dans les dimensions standard de tel artifice. Mais cela ne veut pas dire que ce premier thème était bien choisi lui aussi. A part un chouette jeu de mot qui se traduit mal en Néerlandais et une interprétation beaucoup trop ample pour être une réflexion bien précise ou un coup poing dans la gueule de un ou plusieurs conards qui bafouent nos droits et libertés, pas grand choses comme thème de St.-V ! Pourtant des propositions il y en a eu et certainement il y a des questions bien plus importantes dans notre société globale vers lesquelles se tourner. Pourquoi ne pas récuser tout forme d’intégrisme ? Cela concerne tout le monde, se traduit bien, indique un concept précis et constitue vraiment le poing des students dans la gueule des conards qui déchirent notre société de nos jours. On pourrait reprendre les caricatures du prophète, y dessiner la tête de Leterme avec un turban en bombe et voilà plein d’allusions à des problèmes sérieux de l’actualité. Mais ils ne faut pas aller si loin. On aurait pu rire avec l’orange-bleu. Finalement ce n’est pas un truc si récent que ça... La situation dans laquelle se trouve la politique belge maintenant est une sorte de vortex, de trou noir qui absorbe toute volonté politique qui devrait servir à faire tourner le pays (même si on ne se débrouille pas plus mal depuis 170 jours), alors pourquoi pas le thème Le trou noir de la Belgique – Het zwarte gat van België. On pourrait alors dessiner le lion qu’encule le coq, ou vice versa, ou bien un lion et un coq qui montre leurs fesses et se demander lequel des deux est vraiment le trou noir... enfin, cela aurait été en tout cas bien plus satyrique que les deux thèmes débandant officiels... même un vieux cliché tel que A bas la calotte aurait été mieux, en tout cas bien plus folklorique... Peut-être que les gens ont fait une démarche inversée et on voulu créé un thème à partir d’une belle médaille, alors qu’il est plus intéressant de trouve un thème qui cartonne pour ensuite faire une médaille qui déchire. Finalement le but, n’est-il pas d’offrir la meilleur St.-V au students et la pire St.V aux bourgeois ? Pour cela il faut d’abord le coup de poing, le coup de gueule, la réflexion.... Envieux que l’année prochaine ce soit un vrai thème de St.-V et pas un truc mou, ni un anniversaire, mais une belle revendication ! Qu’on en finisse avec ces ténèbres !

On t’as dis baisse tes yeux Rentre dans le rang Digères pas, gerbes Reste digne quand même Et maintenant tu es fier d’avoir ton chapeau De victime tu passes à tortionnaire Un peu mais pas trop Pas de raison que tu n’en profites pas Honteux ? Non pourquoi ? A boire gratuit La fête toute la nuit Les filles faciles dans ton lit Un sens donné, du sérieux, de la tendresse, un merci ? Serais- tu de ceux qui ont compris ? plus Joey ramones que joe Cocker

Génital Insurgé


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Ceci n’est pas un article… con-prenne qui pourra Les fêtards se déchaînent, ils sont prêt à tout pour continuer leurs libations, prêts à passer la frontière linguistique et lever l’auriculaire pour une pintje à la gare d’Etterbeek. Triomphants, chantant cette bande de joyeux lurons se dirige le pas cadencé mais titubant vers un exotisme bien de chez nous ! Que vont-ils y trouver, avec qui vont-ils babeler ? Ils attendront le premier tram en partageant la pomme de la discorde avec leurs voisins. « En ik ben op een avond met een meisje uitgeweest… » disait een van die paaike’s pendant qu’il tendait sa main naar den hemel. « Quoi, tu ne veux pas de notre pomme, alors que c’est tout ce que nous avons pour payer nos bières ?? » Yves ging verder en zei dat hij een hoedje van papier had gekocht, waardoor zijn buren, zijn nostalgie niet begrijpend, antwoordden: “tu te fous de notre gueule où quoi? Yves begreep niet echt waarover het ging, maar aan de toon van hun stem te horen, waren zij precies niet heureux… Hij werd dus ook een beetje lastig en haalde dan dat klein beetje Frans, dat hij ooit in het 5de leerjaar in klas geleerd had, uit de kast… “Poerkwa tuu te fach sur mwa?” Voyant l’effort de son con-patriote, notre cher camarade plein-mort,

mord à pleines dents dans le paradoxe de la discorde et de la mauvaise foi (le paroxysme de la fraternité ?) en interprétant le changement de langue comme une insulte : « Quoi ? tu dis que je ne comprends pas een beetje Nederlands ? » « Ja, Nederlands » dacht onze vriend, « dat versta ik veel beter dan dat Frans… ». Notre ami, essaye de faire comprendre en français qu’il préfère parler le Néerlandais, mais les mots lui manquent, forcément, et dis : « Français pas très bon ! » « Nederlands, répond un des autres, is niet béteur, hein !!» Clairement les gens ne se comprennent pas. Hoe zijn ze in deze absurde situatie geraakt, zeker op het einde van een avondje uit met vrienden, drugs, plezier… Pourquoi commencent-t-ils à s’engueuler ?? Omdat er pas gediscussieerd wordt als de mensen gedronken hebben ? Parce que la politique n’est qu’un cadavre exquis ? Omdat we de illusie hebben elkaar te verstaan ? L’absurde n’est-il pas ? Dat eenieder prenne zijn responsabilités ! Jeunes Dialoguistes Gravement Imbibés de Bières Chaudes

Jeu- test La rédaction du monde diplomatiche te propose de répondre à son questionnaire pour découvrir l’initié qui sommeille en toi. 1)Tu es a. trésorier b. ancienne c. bleu d. pholklore e. togeolle f. délégué sandwich g. délégué info h. chuuuut ! 2) Le td est annulé tu vas a. aux jeux b. improviser une soirée pyjama c. faire dodo d. philer a la BSG e. à une soirée tuperware f. aux caves du picotin g. à la jefke h. chuuuut ! 3) On dit que ton humour a. est défensif b. c’est quoi l’humour c. vole bas

d. e. f. g. h.

est plutôt phin se limite aux blagues sur les blondes est gras est pipi, caca chuuuuut !

4) Ton QI est de a. 87 b. 95B c. 69 d. 155 e. Plus que mes doigts f. 11 g. 0 h. Chuuuut ! 5) Quel serait ton rêve a. être président de la cocu b. être un homme c. réussir ma première BA d. phaut que ça continue e. perdre ma cellulite f. manger sans grossir g. avoir des affiches A2

h.

comme les grands chuuuut !

b. c.

6) Ton idéal c’est a. Albert frère b. Simone Veil c. Robin d. Priape e. Splinter f. Ronald Mac Donald g. Guy Roux h. Chuuuut ! 7) Ton film préféré c’est a. hibernatus b. gazon maudit c. batman d. le bonheur est dans le pré e. mon mariage de princesse f. l’aile ou la cuisse g. dumb and dumber h. chuuuut !

d. e. f. g. h.

être dans la cuisine quand je reçois du monde qu’on me prenne pas au sérieux les machas trop réfléchir le sport thanksgiving chuuuut !

8) sous la douche tu chantes a. du Sardou b. femme libérée c. debout d. nini peau de chien e. je m’épile f. je chante pas la bouche pleine g. non, je chie h. chuuuut !

Résultats à la page 8 8) Tu détestes a. prendre des claques


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Qu’est-ce que la politique ? I « Si j’avais à répondre à la question suivante: Qu’est-ce que l’esclavage ? et que d’un seul mot je répondisse : C’est l’assassinat, ma pensée serait d’abord comprise. Je n’aurais pas besoin d’un long discours pour montrer que le pouvoir d’ôter à l’homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et mort, et que faire un homme esclave, c’est l’assassiner. Pourquoi donc à cette autre demande : Qu’est-ce que la politique ? ne puis-je répondre de même : C’est le vol, sans avoir la certitude de ne pas être entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée ? » Je pose ici la même question que Proudhon posa en 1840 à propos de la propriété (il suffit de remplacer celle-ci par l’autre dans la citation pour avoir la phrase original). La réponse réside dans la façon dont nous avons l’habitude de voir les choses, ou plutôt, dans la manière dont on nous proposes ces mêmes choses. C’est à dire qu’autour de la propriété, de la politique, ainsi que de tas d’autres choses, il se trouve tout un discours. Celui-ci est essentiel et se divise en deux partie. Une première partie évidente et audible à tous – c’est ce qui est dit. Cette partie à son tour est divisée aussi. Il faut se poser des questions pertinentes comme : qui prononce ce discours ? et qui ne peut prononcer ce discours ; ce qui nous amène à la deuxième partie, moins explicite – ce qui n’est pas dit. La première partie est importante parce qu’elle forme concrètement le contenu de notre pensée, de ce qu’on doit penser. La deuxième partie et davantage intéressante parce qu’elle constitue les limites, la frontière entre ce qui est dit et tout ce qu’on exclu. Cela est bien normal. Toute pensée, tout discours, politique ou pas, économique ou pas, scientifique, etc., est formé de cette façon – c’est une nécessité s’il l’on veut pouvoir penser, parler, avancer, car c’est impossible de tout dire. Néanmoins il est important de remettre en question ces et ses horizons, surtout quand on y soupçonne un jeu de pouvoir. C’est pour ça que je vais tenter de rendre explicite l’implicite ou le non-dit, d’en démontrer les contradictions, les impossibilités, les absurdités, etc.

Qu’entendons-nous, d’abords, avec ‘politique’ et ‘pouvoir politique’ ? En quelque mots, le jeu des partis pour arriver au pouvoir et ensuite le pouvoir de légiférer et « d’enforcer la loi ». Ce ne sont pas des définitions, mais des descriptions assez large afin d’inclure tout l’enjeu de la politique actuelle. 1. Que le pouvoir politique ne peut venir des droits naturels Cette proposition serait très facile à démontrer si les arguments fallacieux (quoique révolutionnaires à leur époque), donnés par des penseurs du droit naturel et du contrat social, n’étaient pas profondément ancré dans notre société moderne, malgré la logique. En effet dans l’état de nature auquel ceux-ci font référence la loi est ou bien déjà donnée en tant que loi naturelle (chez Locke, p.e.) ; ou bien elle n’est pas contraignante (par défaut d’enforcement, comme c’est le cas selon Hobbes). Peut importe l’auteur classique, tous sont d’accord sur cela. Nulle part nous trouverons écrit qu’un des droit naturels soit de légiférer ; on reconnaît le droit à la défense, le droit sur les choses, le droit de se regrouper, etc., mais nulle part le droit de faire la loi. Comment donc peut-il s’ensuivre de ce même droit naturel que quelqu’un reçoivent ce droit, ce pouvoir ? Qui le lui donne ? D’où viennent-ils tout à coup ce droit et ce pouvoir ? Il ne peut être question d’un transfert de quelque chose qui n’existe pas. Si ce droit ou pouvoir (comme vous voulez) naît au moment du contrat, cela ne peut qu’être du à la coopération politique des individus et n’est donc qu’une plus-value qui devrait, à ce point, être reparti également entre les membres de ce nouveau corps. D’habitude on soulève l’argument de la sécurité, du droit à la protection (de la vie, de la propriété, peu importe). En suivant rigoureusement la pensée contractuelle, il s’ensuivrait qu’une fois le corps social créé, celui-ci aurait un droit, voire un devoir de défendre – droit qui encore est bien distinct de celui de légiférer, d’interdire des choses qui ne nuisent pas aux autres. Si des règles s’établissent quand même, ça ne peut que suivre de l’accord commun des acteurs politiques au moment de l’établissement du contrat social. Encore ici, il est question d’une plus-value politique qui revient

de droit à tout le monde et non à quelques élus. Évidemment, on pourrait objecter – et ce serait sans doute justifié – que si ce droit se crée et revient à chacun au moment où le pacte est établi, cela n’empêcherais pas les gens d’établir un deuxième pacte où justement ce droit est transféré. Seulement que là, il n’y a pas d’obligation (vu que celleci, de droit, ne peut que s’ensuivre d’un droit de légiférer) et que l’individu doit de toute façon être protégé par le corps social vu que cela est la base du premier pacte – où il a transféré son droit d’attaquer, son droit sur toute chose, etc. Il peut donc faire ce qu’il veut, sans nuire à autrui. Il faut noter, effectivement, que chez des penseurs comme Locke, mais même Hobbes, cette première force créée par le contrat social, sert surtout pour la régulation des conflits, afin qu’ils soient résolus selon la proportion juste du ‘crime’ commis. Locke prétend, justement, que si chacun devait faire justice pour soi et ses propres selon ce que il jugerait bon, il serait plus souvent question de vengeance plutôt que de justice. Quoi qu’il en soit, de nouveau, ce deuxième contrat serait le résultat d’une coopération d’acteurs... De plus, ce qui revient à chacun de la même façon, établi une certaine égalité qui fait que cette plusvalue s’annule en quelque sorte. Première conclusion : le pouvoir politique est une plus-value créée par la convergence de tous les citoyens et qui par cela même revient, de droit, à chacun d’entre eux. Le lui ôter, c’est du vol. 2. Que le pouvoir politique ne peu venir du suffrage universel Cette proposition est un corrélat de la précédente en ce que le vote du peuple, ou de la population si voulez, peut être considéré comme un nouveau pacte social, ou son affirmation – en tout cas c’est ce qu’on nous dit. Je remarquerai d’abord, que ce n’est point un pacte social ou d’association, mais un pacte de sujétion – qui dans le droit naturel s’il suit, suit toujours après l’autre. Ce pacte de sujétion consiste en donner à un corps artificiel élu des pouvoirs qui, comme nous l’avons vu, sont issus d’un effort collectif. Or, il faut remarquer certaines choses. C’est vrai que des hommes libres, égaux et unis peuvent choisir des chefs, de dirigeants, leur donner

des pouvoirs, des mandats, etc. s’ils souhaitent cela, s’ils trouvent cela une façon efficiente et efficace de gérer les choses, d’organiser la société. Jusque là le suffrage universelle a une utilité et un but ; mais ces choses sont perdues dans tout système à partir du moment où ces mandats ne sont pas révocable à tout instant ; où la soumission devient une obligation, c.a.d., que le choix d’organisation n’est pas laissé au citoyen, mais est imposé ; à partir de là le pouvoir politique devient un abus, une usurpation de droits – une tyrannie. En outre, il faut se poser la question de praticabilité et du sens d’un tel système où toute discussion entre citoyens, toute proposition du citoyen sont réduites à zéro. Tout ces élément sont à observer attentivement. Commençons par la nature du vote. Là où le citoyen n’a que peu d’espace pour proposer des actions, des lois, activités, etc., là où la discussion entre les citoyens est réduite, dans le meilleur des cas au comptoirs et dans les salons, mais où il n’y a certainement pas un échange avec les concitoyen qui se présente – là, le vote est absurde et on a beau dire que c’est a chacun de s’informer afin de savoir comment voter : il y a un problème structurel qui fait barrage. Dès lors il n’est plus question d’égalité, d’information, ni de participation et certainement pas de représentativité (par défaut de communication et de connaissance de faits) et par conséquence de justice. Le vote est donc un vote nul, sans signification, à part celui de se soumettre. La politique devient ici un produit louche, vendu aux citoyens sans les informer sur ce


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produit, son contenu, les effets indésirable de cette pilule – c’est la désinformation, c’est du mensonge : l’acheteur ne sait pas ce qu’il achète mais il paye quand même avec la plus-value qu’il a créé par le biais de l’effort collectif. La politique, c’est le vol ! Nous pourrions, de bonne foi, accorder que le suffrage universelle et la démocratie représentative ne fonctionnent pas de la manière abjecte ainsi décrite. Nous pourrions affirmer que les citoyens savent pour qui ils votent, pourquoi ils votent et même qu’ils se sentent réellement représentés. Finalement, en parlant avec la majorité des gens on s’apperçoie qu’ils y croient encore. Rien de plus normal. Accordons aussi aux politiciens leur honnêteté intellectuelle, l’envie de bien faire et d’agir dans l’intérêt des citoyens. D’un autre côté l’essence du vote consiste en quoi ? A prendre des décisions entre pairs. Quand donc il y égalité et que l’on choisit un primus inter pares, celui-ci doit rendre des comptes, consulter ses pairs. Il ne va pas imposer des décisions, mais il les prends avec eux, dans le sens qu’il est la personne qui a des bonnes idées, qui connait (peut-être) mieux les entourages, qui a plus d’expérience et qui donc est celui qui est le mieux placé pour faire des bonnes propositions ; mais jamais il ne les imposera si ses pairs ne sont pas d’accord. S’il faisait cela, il s’appropierait du droit des autres, il serait dictateur. Qu’il y ait des lois ou non qui justifient cet acte ne change rien à l’affaire – la moralité et l’intention du geste restent. C’est bien la situation dans laquelle se trouve la politique de nos jours : on vote de bonne foi, pour des gens de bonne fois, mais il n’y pas de retour, ni est-il demandé. Le politicien s’approprie du pouvoir qu’il reçoit, mais il ne rend pas de comptes, il ne consulte pas. Les lois sont voté par certains, très mal divulgués

(connues par très peu), malgré les moyens de communication dont on dispose. Nous revoyons donc ici une appropriation illégitime – la politique, c’est le vol ! Oui, la politique c’est le vol car non seulement le vote, dans les meilleurs des cas comme nous les venons de décrire (et il faut avouer que nous sommes été généreux) soumet le citoyen de façon abusive, lui ôte son pouvoir d’agir, mais en plus il l’oblige à se soumettre, même s’il ne le souhaite pas. Dans certains pays cela se fait à travers le vote obligatoire, mais quoi qu’il en soit tous les citoyens sont soumis de toute façon : qu’ils aient voté ou pas, c’est à dire, qu’ils aient exprimé leur volonté de s’assujettir ou pas. On affirme que le suffrage universel doit être obligatoire parce que c’est un devoir social, c’est signer le contrat social, c’est une obligation qui sous-tends les droits et la liberté. Ne pas vouloir voter équivaut, selon ce discours, à rompre le contrat social et à son tour cela veut dire se retrouver en dehors de toute société, sujet à toutes les disgrâces possible, sans tutelle de la cité, car n’en faisant plus partie elle ne doit plus s’occuper de toi et peut, de droit, pour se défendre, même te tenir en sujétion, te tuer. Il va de soi que ceci est un leurre, un discours fallacieux. D’abord, comme nous l’avons d’ailleurs déjà remarqué, parce qu’il y a une grande différence entre un pacte social et un pacte de sujétion. Le premier implique l’association et la défense (et en certaines mesure l’entraide) de tous les citoyens ; le deuxième, la sujétion à un pouvoir. Si le citoyen refuse de se soumettre, il ne rompt point du tout le pacte social ! Il n’a juste pas envie de se soumettre, de s’organiser autrement. Là donc où l’on l’oblige à se soumettre par le biais du vote obligatoire, il y a tyrannie ; la où on le l’oblige pas de voter le résultat est le même, parce que de toute façon il sera soumis – son vote n’est que

consultatif dans le meilleur des cas, ce n’est pas comme s’il avait le choix : tyrannie ! On ôte donc aux citoyens leurs pouvoirs d’agir, que ce soit subtilement à travers le vote, moins discrètement à travers l’obligation, ou que ce soit par la force en l’assujettissant quand même – clairement : la politique, c’est le vol ! Deuxième conclusion : étant donné que le pouvoir politique est une plus-value issue de l’effort collectif des citoyen, la politique c’est le vol parce que : le citoyens donne ce pouvoir sans savoir pourquoi, sans garantie ; parce qu’elle se fonde sur une inégalité ; parce que il n’y a aucun moyen d’action ‘par la voie légale’ sinon à travers un parti, c’est à dire que sa voix ne compte pas en tant que voix de citoyen ; parce que le citoyen n’a pas le choix des lois ni du type d’organisation qu’il souhaite – quoi qu’il arrive, il est soumis. Bref, à tout prix on lui ôte son pouvoir d’action. 3. Que tout pouvoir politique est abusif Les auteurs politiques classiques ont tous décrit une autre voie constituante du pouvoir politique, de la souveraineté. Certains invoquent le droit à l’esclavage que le gagnant d’un conflit ou d’une guerre a sur le vaincu. Cette esclavage serait pour certains même un coup de grâce vu que le gagnant a le droit de vie et de mort sur le vaincu. D’autre ne parlent pas d’esclavage mais plutôt d’instrumentalisation de la peur afin d’assujettir les gens qui par peur de mourir préfèrent l’obéissance, la soumission à un tyran – bref, l’institution par la violence. Certains des ces penseurs légitiment ces formes de gouvernement, mais ne font cela qu’après avoir déclaré, en joignant ainsi l’opinion des autres qui dénoncent ces formes d’injustice, que ce sont des forme

illégitimes. C’est la pratique, ou plutôt le système clos qu’elle forme qui s’auto-légitime. Ce sont peut-être des relativistes, ou des politicologues avant la lettre, mais en tout cas ce qu’ils leur intéresse c’est que tels systèmes fonctionnent exactement de la même manière que ceux issus d’un pacte. Pour en revenir à notre sujet, nous avons vu comment se forme une société selon la théorie du contrat social et le droit naturel et nous avons rejeté certaines théories qui fonde le pouvoir dans ce contrat ou dans la défense de la société. Ayant démontré cela, tout pouvoir qui s’institue quand même fait nécessairement appel à une violence. Et c’est peut-être là la plus grande contributions de penseurs politiques classique – c’est d’avoir ironiquement et involontairement démontré que tout pouvoir se fonde nécessairement sur la violence, vu l’impossibilité de le fonder en droit. Tous leurs efforts pour décrire un pouvoir juste, de droit, légitime et rationnel pour dénoncer les injustices ; toutes leurs doctrines sur lesquelles ils se sont pencher et sur lesquelles des générations de juristes, jus naturalistes, philosophes, etc. se sont cassés la tête pour s’en sortir sans contradictions ni inconsistances ne sont que la preuve du contraire de ce qu’ils voulaient démontrer : il n’y a pas moyen de fonder un pouvoir légitimement, aucun pouvoir est légitime. Nous en concluons que vu qu’on arrive pas légitimer ce pouvoir politique à travers le droit naturel, et que ce droit-ci exclu toutes autres manières d’acquérir le pouvoir qu’effectivement la politique, c’est le vol.

II D’ici l’importance de la philosophie moderne, particulièrement de cette école de penseurs tel quels Michel Foucault, Gilles Deleuze,


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Jacques Derrida, etc. Ils ont démontré que le pouvoir n’est en fait qu’un ensemble de rapport de forces, un jeux de stratégies. Le droit, la loi, ne sont que des énoncés imprégnés de valeurs d’une certaines époque et ne sont donc que des indicateurs de l’épistémè de cette époque. Ni le droit, ni la loi sont normatives, mais plutôt descriptive d’un pouvoir constitué qui repartit sur le territoire les gens, les reparties en catégories, reparties les illégalismes (ceux qu’il tolère, ceux qu’il accepte et ceux auxquels il s’oppose). C’est pourquoi tous discours révolutionnaire ou même simplement revendicateur de droit n’est pas simplement futile (en tant que discours de droit, pas en tant que lutte), mais en quelque sorte tout aussi néfaste car ils véhiculent les même valeurs qu’il attaque et risque fortement de reproduire le même schéma, le même rapport de pouvoir, ne fusse qu’inversé. Les questions qui nous intéressent à ce point sont : « Comment se crée alors ce pouvoir politique ? », ou plutôt, « Quelles sont les stratégies de pouvoir mises en oeuvre ? » ; et « Que pouvons nous faire pour contrer, voire même changer cela ? ». 1. le jeu de pouvoir – biopouvoir, biopolitique Les théories du biopouvoir et de la biopolitique nous offrent des descriptions des rapports de force et de pouvoir dans notre société, ainsi que des mécanisme, techniques et dispositifs mis en jeu de façon stratégique et efficiente – à travers ces théories, donc, nous pouvons reconduire la politique jusqu’à son moment fondateur. Étant donné que : a) Tout passe par des rapport de force, que ce soit au micro- ou au macro-niveau de la société. En effet tout savoir est produit par la fonction différentielle du pouvoir grâce à son insertion dans les rapports de force. Vu de cette façon chaque mot, chaque geste, chaque décision que l’on fait dans sa vie, seul ou ensemble exprime ce pouvoir. Il y donc multiplicité de rapports de force ainsi que de pouvoir. Cela ne veut pas dire que les même rapports se produisent au différents niveau de la société – ce serait une erreur de penser cela – mais juste qu’il y différentes formes de pouvoir – c’est pour cela qu’on peut parler p.e. d’une micro-physique du pouvoir, qui ne fonctionne pas comme le pouvoir politique, mais qui peut y être insérer par contre ;

b) tout savoir est, donc, révélateur d’un pouvoir qui le constitue. Il s’ensuit que tout discours n’est qu’un indicateur de ces rapports de pouvoir. Les doctrines jus naturalistes du contrat social, de l’État de droit, du droit, etc. n’expriment que les rapports de force qui changeaient à l’époque qu’ils ont été formulés. Ce qu’on découvre à travers eux n’est pas le monde ou la vérité (complète) mais une vision du monde selon une certaine classe qui à un moment donné à eu un quasimonopole de la production du discours ; tout savoir est donc historiquement déterminé ; c) tout discours ne sert que de légitimation des faits afin de maintenir les rapports de force. Car en effet les faits priment les idées et l’idéal n’est qu’une fleur dont les conditions matérielles d’existence constituent la racine ; d) l’homme est un animal social ; Il s’ensuit que le modèle du contrat social avancé en tant que paradigme politique n’est qu’un leurre, car il ne fait rien d’autre qu’exprimer et légitimer la prise et le maintient du pouvoir par une classe bien déterminée. La société étant donnée, les jeu de force et de pouvoir s’y sont depuis toujours produit. Avec le temps, certains discours et certaines pratiques se sont institutionnalisés. Ces institutions doivent leur existence à la convergences de plusieurs forces créatrices mais pas moins exclusifs. Il est donc erroné de penser que le pouvoir découle des institutions, car c’est le contraire qui est juste. Il est facile dès lors, d’imaginer comment une certaine forme de pouvoir politique s’est créé : à travers l’imposition de discours, de règles, aboutissant à leur institutionnalisation (aussi à travers des alliances de personnes avec des intérêts communs, de là la convergence), bref la coercition – la violence. La biopolitique est la politique de la vie de l’espèce, de la population. Elle se souci en première place de gérer les vies de la société, afin des les instrumentaliser. Bref, vulgairement, la biopoltique c’est les panoptisme au niveau de la société, de la population, avec ce souci en plus : la vie de cette population est importante, car elle

fait le travail (produit, consomme, va en guerre, etc.). C’est à travers une variété de techniques pareils qu’avec le temps les gens acceptent plutôt certaines ‘vérité’ que d’autres et que celle-ci s’institutionnalisent, sont élevées au niveau de vérités séculaires et absolues et ne sont plus remises en question. Il faut donc cesser de croire que la ‘société civile’ soit un système formé à l’unanimité à travers un pacte social – ne fût il que symbolique (et donc fictif et strictement inutile sur le plan descriptif et historique). Cela n’aide pas la compréhension du politique. 2. biopolitique du contre-pouvoir – la multiplicité de l’autogestion de la cité : vers un nouveau paradigme politique Il y a plus. Si tout dans la société passe par des rapports de force et que les institution ne sont pas la source du pouvoir, cela implique qu’il y a des trous dans le « système », qu’il y a des résistances possible, des contrepouvoirs. Si tout est inséré dans ce fameux rapports de force (nous même, nos discours, nos actes, etc.), il s’ensuit que tout le monde aussi exerce, ne fussent qu’un peu, de pouvoir. Il est vrai, néanmoins, que État, même s’il n’en est pas la source, en tant que grande institution, en est en tout cas le conservateur, qu’il a en quelque sorte le monopole – monopole de la violence dirait Weber. Que peut-on donc faire pour changer ces rapports de pouvoir qu’entraînent tant d’injustices ? Il y a, évidemment, plusieurs pistes, toutes aussi intéressantes les une que les autres et donc toutes à explorer. Premièrement la critique afin de comprendre le comment et le pourquoi de l’organisation actuelle, c.à.d. repérer les seuils historiques et critiques pour qu’une telle forme puisse avoir eu lieu. Ensuite formuler un nouveau discours normatif qui tiennent compte avec la multiplicité des gens, des opinions, des solutions et de leurs problèmes afin de donner la possibilité à tout un chacun de s’épanouir dans tout les sens. Troisièment (et dernièrement pour

l’instant) la mise en oeuvre de ce programma à travers des stratégies tout aussi biopolitique, mais cette fois afin de bouleverser, de déranger, de changer les rapports de force existant. La première piste, très légitime, nous l’avons déjà explorée moult fois. La critique est important car elle sert pour aboutir à une compréhension plus complète. Les contre arguments dans le genre du : « c’est facile de critiquer, mais vous proposer quoi ? » ou « Mais vous, vous êtes qui, vous faites quoi ? » ne sont que des discours qui relèvent de l’idéologie actuelle, qui ne se remet plus en question. La critique est le premier pas, en plus, il ne faut pas toujours remplacer ce qu’on vire : imaginez-vous le médecin qui remplace le cancer par le SIDA – il aura sans doute une clientèle assurée, mais cela ne peut quand même pas être le but d’un docteur ? En outre nous risquerons de transposer des erreurs, des choses contre lesquelles on se bat, vu qu’on formulerais de nouvelles propositions toujours à partir du même épistémè, de la même grille de perception. C’est d’ailleurs aux concernés de s’organiser et pas aux autre d’imposer une vision. En ce qui concerne le deuxième point, retournons vers les sens étymologique du terme politique. Celui-ci indique la gestion de la polis, de la Cité. Cette gestion est une chose qui doit être fait ensemble, vu que dans la cité on vit avec des autres. Le terme néerlandais démontre bien ce fait : samenleving – vivre ensemble. Mais la politique de l’ère actuelle n’est point du tout fédérative, elle ne rassemble pas les gens autour des problèmes et des solutions qu’il faut trouver – elle ne tourne pas du tout autour de la vie en société ! De nos jours il s’agit de hégémonie, de pouvoir. Il s’ensuit que la politique actuelle a cette tendance fâcheuse à séparer les gens : que ce soit selon la couleur politique où de la peu, par communauté. On fait donc du vote le fondement de la politique, à travers l’utilisation pompeuse de termes solennels tel que « citoyens », les politique s’adresse à leurs « concitoyens » (citoyens cons ?), on nous parle du Peuple, de sa voix, de son destin, son héritage, etc., tout ça pour ramasser des votes, pour le pouvoir. Mais cette pratique-ci, loin de regrouper les gens, les sépare car justement se forment ainsi des catégories, des couleurs, des classes dans la société, ce qui ne fait


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qu’accentuer de plus en plus les clivages interne – ce qui se montre de plus en plus depuis le 10 juin 2007. Divide et impera- – n’est-ce pas ? La vraie politique devrait donc s’occuper à dépasser ces catégorisations de deuxième rang et s’occuper de l’essentiel : rassembler les gens, organiser les gens selon leurs besoin. Évidemment cela implique une responsabilité majeur pour tout le monde, mais c’est bien normal quand on a son propre destin en mains. Cette organisation, ce

contre pouvoir, peut se créer au sein de l’institution du pouvoir par excellence : l’organisation de comités de quartier, de syndicats, d’associations différentes sportives, culturelles, pour le logement, l’enseignement, regroupement de consommateurs, producteurs, d’étudiants, d’assistance, organisation de lieux de rencontre, de débats, etc., qui chacun a une propre microphysique du (contre-)pouvoir, peuvent être insérer dans une biopolitique déstabilisatrice des

rapports de force actuels. C’est à travers tout ces forme d’organisation alternatives et sémi-alternatives, mais en tout cas autogérées et en connexion les une avec les autres, que convergerons des nouvelles force jusqu’à en arriver à changer les institutionnalisations actuelles – mais c’est aux concernés de le faire selon ce qui leur semble bon... en voilà toute la simplicité et tout la difficulté. Le choix est à nous : Anarchie ou Césarisme ?

« Nous travaillons actuellement pour l’Europe. Cher lecteur voici un petit tour d’horizon subjectif de certains états d’Europe ayant eu des élections dernièrement. Belgique : Plus de 155 jours sans gouvernement. Est-ce la fin de la Belgique ? ce qui a surtout pris un coup dans l’aile c’est la logique pragmatique de « compromis à la belge ». Chaque extrême poussant ses acolytes à ne pas lâcher d’un pouce. Logique du jusqu’au boutisme qui a fait lâcher le cordon sanitaire. Tout ça pour ça ! alors que pour tout un chacun ça ne change rien que ça soit indiqué dans les deux langues. Mais voilà on préfère prêter oreilles aux vieilles rancœurs et se focaliser sur ce qui fâche et divise plutôt sur ce qui rassemble. Mais bon tout ça ne nous rendra pas le Congo… France : Passage de la chiraquie a la sarkozie. Après quelques transfuges pour faire bien, nommer quelques personnalités a gauche a droite qui ont droit au bâton quand ils souhaitent sortir du rang. De belles excursions médiatisées pour sauver le monde. (quelqu’un a dit colonialisme ? Et khadafi n’aurait il pas droit lui aussi à la fée de l’atome ?). Un président qui s’augmente de 140%, loi sur l’ADN, quota d’expulsions, grèves… Heureusement il y a toujours un événement qui fait la une de match ou de vieilles casseroles pour faire oublier tout ça. Pologne : Revers pour les jumeaux Kaczinsky aux dernières élections. Leur parti est derrière la plate forme civique (parti libéral). Il n’empêche qu’ils ont déjà mis une bonne ambiance à la fois dans leur pays (lutte contre l’avortement, contre les homosexuels etc. etc.) que dans les relations européennes (tensions avec l’Allemagne, mention de la religion chrétienne dans la constitution européenne. Courage déjà un sur deux de mis dehors il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. Danemark : A l’heure ou je vous écrit ce sont les libéraux danois qui

Voire pour le monde »

sont en tête aux élections. Mais la majorité leur serait assurée par une alliance avec le parti populiste danois anti-immigration. Cette dernière ayant déjà fortement baissé durant le dernier mandat (l’alliance n’est pas neuve). Pour unique commentaire je citerais Desproges: « Il est plus économique de lire Minute que Sartre. Pour le prix d'un journal, on a à la fois la nausée et les mains sales. » Suisse : Désormais premier parti du pays union démocratique du centre parti populiste d’extrême droite. Reconnaissable a un parti plein de belle propositions (ex : Pas de carrés musulmans dans nos cimetières, Suppression du Bureau de l'égalité, inutile et coûteux, Augmentation de l'effectif de la police cantonale…) qui donnent froid dans le dos. Mais bon cet état ne fais pas partie de l’UE et tant que les banques fonctionnent bien… Donc ne vous inquiétez surtout pas messieurs dames, les Turcs, ceux qui ne sont pas comme nous ils ne sont pas près de nous rejoindre… « …la vérole sur vos gueules. Les soupirs de la sainte et les cris de la fée ne sont plus entendus au banquet des banquiers. … »

Jeunesse Communiste


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Le jugement, est-il VRAIMENT la condition sine qua non du Folklore...? Il est 17h55… Ils sont tous bourrés ! Une réunion, une tournée… Bourrés ! Pourtant, ce soir c’est l’Accueil. « On a activité les gars ! » On va les trasher ? On va faire leur faire des blagues ? On y va pas ?? Quel message va-t-on réussir à faire passer ? A quoi va servir cette activité ? Que va-t-on leur dire ? Non, c’est sur à cette heure là, ce ne sont pas les questions qu’on se pose. Pourrait-on en vouloir à ceux qui doutent de la pertinence de notre action ? Au-delà de la défense de nos valeurs, ne serait-il pas temps de les remettre en question quelques instants ? La problématique est, comme souvent, double. Deux « visions » de cette grande fête qui nous anime existent : d’une part cette vision obtuse, peu être un peu coincée et veillotte de la guindaille à l’ancienne : trash, rude et arrosée ; d’autre part, une vision plus détendue, joyeuse, bon enfant et plutôt légère. Ces deux visions de part leur principe fondamental s’oppose. Est-il possible de jumeler les deux ? Un peu de blagues, un peu de trash, un « hey bleu, regarde moi un peu dans les yeux, on est pote » suivit d’un « VIRE TA PUTAIN DE GUEULE SOUS-MERDE !» ? Une question permettrait de résoudre cette problématique : De quelle manière voulons-nous transmettre les valeurs que nous prétendons défendre ? Quelle est la route que nous voulons construire pour permettre aux plus jeunes d’atteindre la destination à laquelle nous espérons un jour arriver ? Une vision plus détendue, joyeuse, bon enfant et plutôt légère… D’aucuns voient le Folklore comme un lieu de fête pure, un ensemble de moments

sympathiques, drôles, comiques, border-line et guillerets. Le Folklore serait une plate-forme servant à développer et comprendre un ensemble de valeurs… Une piste, des indices pour comprendre ce que Nos universités ont de plus. C’est optique choisie par ceux qui habitent de l’autre côté du cimetière (qui peut-être un jour fera partie d’un pays étranger !). On rigole, on délire, on fait tente de faire passer ces grandes valeurs. On découvre, on fait découvrir le chant, on partage des moments festifs. La manière choisie pour faire passer les messages justifiants l’organisation et la présence de chacun est la communication. Du coté francophone du cimetière, ce choix est différent. Les bleus baissent les yeux, obéissent, dégustent de délicieuses choses… On hurle, on crie, on oppresse… Le choix qui a été fait, ou pas fait mais accepté est d’utiliser ces 6 semaines de début d’année en un jeu de rôle, en une démonstration par l’absurde du principe fondateur des universités libres de Bruxelles. Sans vouloir te faire douter, lecteur, il n’y a que quelques années que cette différence est si marquée. Nos parents ont été « baptisés » à la sauce guillerette et un peu trash. La « cruauté » n’est venue que bien après, la réflexion et l’instrumentalisation de cette cruauté n’a été instaurée que bien après. La réponse à la question de base semble alors évidente : dans un pays ou le respect des droits de l’homme, de l’intégrité et de l’individualité sont quasi élevés comme fondements (pour le moins en théorie), la déconne devrait être l’option évidente. Pourtant, les cercles folkloriques ulbistes et par là, moi, avons choisi l’autre voie… POURQUOI ? Sans doute, les récits et témoignages des déportés ou de quelques personnes opprimées de quelques

manières que ce soit vous ont choqués, émus, effrayés mais cela ne reste que des mots. Des émotions, mais essentiellement des mots. Même en étant le plus cru et le plus réaliste possible, il est impossible d’imaginer le vécu et le ressenti de chacun. L’expérience est d’autant plus marquante individuellement si elle repose sur un parcours personnel, une situation vécue et/ou partagée. C’est sur ce principe que ce base l’ensemble du Folklore ULBiste : l’expérience. On tente de faire vivre, ressentir un principe fondamental et essentiel. Nous nous basons sur un postulat simple : l’expérience. Bien sûr ce discours pompeux et orienté ne veut justifier ou couvrir en rien un prétexte de fêtes et de souleries. Qu’est est la place du Libre-Examen dans « La File » ? Même si ce petit jeu est des plus tripant. Il y a le principe, il y a les fondements, ensuite viennent le deuxième degré (et non le second) et les abus (parfois). La démonstration par l’absurde choisie… Comme toute démonstration, elle postule des hypothèses de bases : échelle d’autorité, blocage des prises de décisions individuelles et limitations des droits personnels. Pourrait-on dès lors une fois la démonstration lancée, la conclusion aberrantes de celle-ci établie, continuer à jouer et ne pas expliquer en quoi ces arguments, ces hypothèses, sont fallacieuses ? Rien ne sert alors de démonter. Et quel est l’élément qui permet de détruire les hypothèses de base ? Le jugement… Cet évènement que chaque baptisé ULBiste rencontrera ou a rencontré est le fondement même de la manière que nous avons d’aborder le Folklore. Il est en cela la clé de voûte, la barre d’armature qui lie ce grand concept qu’est le Folklore ULBiste. Sans

doute

si

j’étais

de

l’autre côté du cimetière, ma vision serait différente. Sans doute, le discours que je développe est orienté et emprunt de traditions séculaires. Sans doute. Il est cependant pour moi un fait clair, s’il est un moment où le respect doit être, s’il est un moment où l’écoute doit être optimale et si bien sur il est un moment où des blagues (mais pas trop) doivent être présentent, c’est au jugement. Pour conclure mon propos, je pense qu’il peut exister deux écoles du Folklore, pas trois : D’une part, un dialogue, un échange, une explication des principes qui nous tiennent à cœur. Et si la blague est de rigueur, le discours doit être claire. D’autre part, une démonstration, un jeu de rôle, une assimilation de ces mêmes principes qui DOIVENT être expliqués, mis en doute et acceptés. Le trash pour le trash est totalement abscond, vide de sens et inutile. Le jugement, dans ce cas, est une obligation morale et le pilier du raisonnement sans quoi ce que nous appelons BAPTÊME ne deviendrait qu’un vulgaire bizutage… Comprenne qui voudra. -STOPMais Ferme tocard…

ta

gueule

Résultats du jeu-test p. 3 Si tu as une majorité de réponse a. b. c. d. e. f. g. h.

va boire ailleurs sers nous une pils c’est bien t’auras une médaille Évohé ! Pizza pute Dégage ton bar au premier mai Tu es enculeur de chuuuut chuuuut


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Petit coin de poésie...

Le char ivre Ô, ivresse infinie ! Eau, comme il est étrange de débuter ce récit, chant d’amour, par l’évocation de notre ennemie liquide, ubiquitaire. Ce fluide qui ne sied qu’à l’hygiène du corps, quand toi, ébriété, fais résonner nos âmes. Tes effluves capiteuses font la nique aux sévères depuis que pousse la pomme sur l’arbre défendu [voire avant, mais le monde était trop bourré pour consigner la brillante invention]. Tu balaies les pudeurs d’un revers de tes pampres, et permets aux modestes de s’accoupler frénétiquement, lovés contre les pieds de tes divines pousses. Les plus couards d’entre nous se transforment, par tes joyeux vertiges, en vaillants chevaliers de la Gouaille, en comtes du Boniment, en prince de la Platine. Déliés, nos pleutres babils s’ornent de mile éclats, dorés par tes chaleurs célestes, et dans leur flot emportent les dernières discrétions. Le fêtard trouve enfin compagnon de bibine, le coquin peut presser les reins de sa coquine, chacun sentant chez l’autre une poussée d’ardeur. De nos mains agiles, pétrissons vivement les chairs ainsi offertes, explorons les moiteurs et les recoins ourlés. Tout corps changeant d’état sera une découverte, flasques et endormis, ils sont enfin dressés.

L'âme du vin Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles : « Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité, Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles, Un chant plein de Lumière et de Fraternité ! « Je sais combien il faut, sur la colline en flamme, De peine, de sueur et de soleil cuisant Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ; Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant, « Car j'éprouve une joie immense quand je tombe Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux, Et sa chaude poitrine est une douce tombe Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux. « Entends-tu retentir les refrains des dimanches Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ? Les coudes sur la table et retroussant tes manches, Tu me glorifieras et tu seras content ; « J'allumerai les yeux de ta femme ravie ; A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs Et serai pour ce frêle athlète de la vie L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs. « En toi je tomberai, végétale ambroisie, Grain précieux jeté par l'éternel Semeur, Pour que de notre amour naisse la poésie Qui jaillira vers le Phallus comme une rare fleur ! » le Mâle des Fleurs…

Voici que l’on titube, que les vapeurs dansantes font louvoyer nos pas. Pendant que l’on se vide, d’un trait, pour mieux continuer, relisons par extraits les mots du garnement Rimbaud. Ses vers font tant écho à la pagaille de ce jour. Entassés sur le bitume, saupoudré de farine, comme lui nous plongeons dans les entrailles fumantes de la célébration. Ne prêtons aucune attention aux sombres mines, aux regards réprobateurs des passants égarés. Si nos yeux brillent de larmes gaillardes, si nos joues sont rosées par la brise glacée, si enfin l’hiver engourdi notre allure, nos cœurs, printaniers, dionysiaques, brûlent de mille flammes. L’issue inexorable de notre dégringolade se dessine déjà dans toute sa splendeur. Par la liesse guidés, nous voguons vers le grandiose, la noyade suprême, l’exultation déchirante. Chantons cet abandon en pétulante cadence : Alcool, mon esprit, conduis-moi vers l’oubli ! Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. […]J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan ! Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces, Et les lointains vers les gouffres cataractant ! […]Libre, fumant, monté de brumes violettes, Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur Qui porte, confiture exquise aux bons poètes, Des lichens de soleil et des morves d'azur ; Qui courais, taché de lunules électriques, Planche folle, escorté des hippocampes noirs, Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ; […]Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil amer : L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes. Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer ! Enfin, mon frère, si tu as lu ceci sans fermer les paupières, si tu n’as pas encore trébuché de tes pas, c’est que ton verre est vide et que tu n’es pas plein. Viens donc me retrouver, et buvons, de 55 manières ! J’suis Saoul


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Revendications du pénis:

Réponse de la direction au pénis:

Moi, le Pénis, sollicite par la présente une augmentation de salaire pour les raisons suivantes :

Cher Pénis,

- Je travaille à de grandes profondeurs . - Je plonge la tête la première dans toutes les situations - Je n'ai ni week-ends, ni vacances ;

Après analyse de votre demande, considérant les arguments avancés, nous sommes au regret de ne pouvoir accéder à votre demande pour les raisons suivantes : - Vous ne travaillez pas 8 heures en continu ;

- Je travaille en milieu humide ;

- Vous vous assoupissez après un bref effort de travail ;

- Je ne suis pas payé pour les heures supplémentaires

- Vous ne suivez pas toujours les ordres de la direction ;

- Je travaille en milieu sombre et sans ventilation ;

- Vous ne restez pas à votre poste alloué, et allez souvent visiter d'autres sites,

- Je travaille à de hautes températures ; Je suis exposé aux maladies contagieuses.

- Vous ne prenez pas d'initiative et avez besoin d'être stimulé pour commencer votre travail ; - Vous laissez votre poste de travail crasseux à la fin de votre période,

Le Pénis

- Vous ne suivez pas toujours les règles de sécurité, comme le port de vêtement protecteur, - Vous êtes incapable de travailler 2 périodes d'affilée ; - Vous quittez parfois votre poste sans avoir terminé le travail de la journée. Et comme si ce n'était pas suffisant, on vous a remarqué entrer et sortir constamment avec 2 sacs suspects. La direction.

Critique de la raison pure Je compte toutes les petites choses, je repasse dans ma tête chaque mot, chaque phrase ; chaque instant me paraît décisif, comme si la moindre chose était déterminante ; les regards, les odeurs, les gestes. Tout devait nécessairement se passer tel quel, malgré nous. Ensuite il y a la réception de tout ça, le vécu, le vécu commun – le niveau du ressenti, des sentiments. Clairement des très bon moments, moments d’élévation, de communion, d’entente. Cela va sans dire qu’après chaque montée, il y a un chute, comme un vague qui se propage le long de l’eau... mais chaque chute est essentielle pour donner un élan, est au plus celui est fort, plus haut on monte. Le rivage est en vue et la vague s’éclate avant de s’éteindre... Je commence à rationaliser – tout devient symbolique : les cycles, les jours, les mois, les couleurs, les inconsistances, les contradictions,... finalement toutes ces choses ne sont que des instruments qui nous servent à comprendre notre monde, notre être d’une façon ou d’une autre. L’homme a besoin de s’attacher à quelque chose pour se rassurer, pour vivre, alors qu’il vivrait mieux sans attachement. Le travail ne cesse d’augmenter... Arrive le recul, le ras-le-bol, l’acceptation, la sagesse. C’est ici que commence le progrès... mais cela pourrait très bien être une chute d’énergie après une hyperactivité nerveuses, une rage – le corps est extenué, l’esprit se calme,... mais il bouillonne encore et nourri mon corps fatigué qui à nouveau se rend esclave de la déraison raisonnée. Entre temps, pas un mot. Tout se passe dans le silence d’un bruit trop ample pour s’en apercevoir. Les gens viennent et les gens vont, ainsi que le temps. Pourtant tout s’est arrêté il y a bien longtemps, peut-être rien n’a même jamais bougé, voire existé. En tout cas, des réponses j’en ai toujours pas ; peut-être je pose les mauvaises questions. Qui sait ? Il n’y a pas de dialogue, que des monologues parallèle... Je ne suis pas compris, pourtant je m’exprime bien, avec les mots, avec mon corps, mes sourires, ma joie, mes larmes ma tristesse.... Les sens sont sensible à tout... je suis ouvert, j’écoute... Mais l’espace-temps me fuit et tu n’es toujours pas là Girouette Idolâtre

/Monde_Diplomatich_2007  

http://phallus.be/zob/public/journaux/Monde_Diplomatich_2007.pdf