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SLOW DESIGN Logo, affiche et cartes de communication 15x25cm pour l’évènement Slow Design généré par Habitat


DIGITAL ART Logo et suite de lettres pour la galerie d’ Arts numériques Digital Art


TYPE IT YOURSELF création d’une typographie sur le thème pleins et déliés, utilisation de clous et fils de cotton


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crÊation d’un magazine print et Ipad sur les illusions d’optiques.

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DYNAMO, PLEIN LA VUE AU GRAND PALAIS Horaires :

Sur près de 4000m2, l’exposition montre comment, de Calder à Kapoor, de nombreux artistes ont traitÊ les notions de vision, d’espace, de lumière et de mouvement dans leurs œuvres, en rÊalisant souvent des installations dans lesquelles le visiteur est partie prenante : les atmosphères chromatiques et changeantes d’Ann Veronica Janssens, les miroirs kalÊidoscopiques de Jeppe Hein ou les rÊalisations in situ de Felice Varini.

10 Avril 2013 - 22 Juillet 2013 Tous les jours sauf le mardi de 10h à 20h, nocturne le mercredi jusqu’à 22h. Fermeture le 1er mai. Tarif :

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L’Êquipe :

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Consultez les conditions de rÊduction et d’exonÊration du droit d’entrÊe. La gratuitÊ le premier dimanche de chaque mois ne s’applique pas au Grand Palais.

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Tarif individuel Tarif plein : 13 ₏. Tarif rÊduit (16-�25 ans, familles nombreuses) : 9 ₏. Tarif tribu (pour un groupe de 4 personnes constituÊ d’au moins 2 jeunes de 16 à 25 ans) : 35 ₏. Gratuit : moins de 16 ans, bÊnÊficiaires du RSA et du minimum vieillesse, demandeurs d’emplois dans le cadre de l’opÊration  La Macif, la Culture pour tous 

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contemporains et on finit par les pionniers. Les plus jeunes ne sont pas forcÊment ceux que l’on croit, la preuve par François Morellet (nÊ en 1926 à Cholet), Bridget Riley (nÊe à Londres en 1931) ou Keith Sonnier (nÊ à Mamou, en 1941). L’art de la lumière et du mouvement est ici toujours contemporain par sa vision fraÎche et sans cesse renouvelÊe. Que l’artiste soit trentenaire comme le Français Xavier Veilhan, dont le mobile violet noir tourne comme une force obscure dans l’escalier monumental, ou qu’il soit une figure historique nÊe dans cette AmÊrique latine fÊrue de cinÊtisme et d’abstraction, et disparue en 2005 à Paris, comme Jesus Rafael Soto dont le Centre Pompidou expose les pièces phares de sa donation.

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CE FORMIDABLE BALLET CINÉTIQUE RACONTE L’HISTOIRE DE L’ART AVEC UNE JOIE RARE.

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Voilà une exposition qui a une franche Ênergie. Il y a du nerf dans cette Dynamo, exposition proprement hallucinante au titre fort bien trouvÊ, pÊtaradant comme un feu vert, au glamour pimpant et surannÊ à la Tati. Dynamo envahit gaiement les 3700 m2 du Grand Palais avec quelque 150 artistes sur cent ans. Comment brasser un tel champ de recherches sans ennuyer les foules, sans perdre un artiste capital entre deux gÊnÊrations ou deux continents, sans tomber par pÊchÊ de gourmandise dans le Palais des Glaces oÚ les mirages s’annulent et oÚ tout vaut tout?  Dynamo, c’est une expo bouclÊe en un an... et quarante ans de passion , rÊpond Serge Lemoine, commissaire gÊnÊral de l’exposition, tout à la joie de voir enfin son obsession à l’honneur. Comme au MOMA de New York, on commence par les

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Commissaire : Matthieu Poirier Commissaires associÊes : Domitille d’Orgeval et Marianne Le PommerÊ ScÊnographie : VÊronique Dollfus

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george rousse ENTREZ DANS SA DIMENSION À la recherche de bâtiments abandonnÊs, dÊlaissÊs, souvent vouÊs à transformation ou destruction. Depuis ses premières expositions, au dÊbut des annÊes 1980, il utilise la chambre photographique comme un outil de façonnement de l’espace, dÊlimitant ainsi des formes gÊomÊtriques qu’il peint au plafond, sur les murs, le sol, les escaliers, les travÊes‌ La figure voulue, rêvÊe, espace pictural fictif, n’est pleinement visible que depuis l’unique point de vue de la chambre noire. La photo finale, destinÊe à faire partager la relation privilÊgiÊe que l’artiste entretient avec l’espace, s’offre comme une mÊmoire du processus de crÊation.

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bien plus vaste. Ainsi, en Italie, j’ai rÊalisÊ une sÊrie d’images intitulÊe  Les Embrasures . On y voit un espace entièrement peint en rouge mais ce n’est pas seulement l’espace devant l’appareil photographique qui a ÊtÊ peint en rouge, c’est le lieu tout entier. Je n’ai fait cela que pour moi-même car il n’y avait pas de public, personne ne venait dans cet endroit. Je voulais vivre l’expÊrience de la couleur totale. Non seulement le lieu Êtait peint en rouge, mais il Êtait traitÊ à la cire d’abeille pour bÊnÊficier de toute une gamme de transparences et Êviter l’à-plat bloquÊ. Il y avait, de plus, cette odeur de la peinture et de la cire‌ Etre dans l’espace par la photographie, c’Êtait être dans l’atelier du peintre et à ce moment-là l’idÊe d’une photographie finale Êtait accessoire.

Certains angles de vision n’ont-ils pas surgi par surprise, alors même que vous ne vous y attendiez pas ? Quand je visite un site, je fais un repÊrage et rÊalise un certain nombre de photos : il s’agit d’un travail issu d’une rÊflexion. Mais il y a toujours, comme je l’ai dit, un endroit qui surgit immÊdiatement, de manière privilÊgiÊe, et que je vais commencer à façonner. Bien sÝr, dans le même bâtiment, il y a d’autres lieux, d’autres espaces que j’ai en tête et pour lesquels les idÊes vont se concrÊtiser pendant la mise en œuvre de la première installation. C’est le vÊcu sur place qui apporte la confirmation de mes choix et qui fait surgir spontanÊment l’image. Alors, je fais une deuxième, une troisième installation au sein du même lieu.

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œuvre d’une intervention sur l’espace coÝtait cher et demandait beaucoup de moyens mais je savais, exactement, à ce moment là ce que je voulais rÊaliser dans ce lieu. Ce qui est dÊcisif est donc à la fois l’image de la photographie et la position du corps dans l’espace. L’architecture est, pour moi, comme une pâte à modeler, que je façonne comme j’en ai envie, et, souvent, selon des prÊoccupations qui me sont personnelles. Ce qui m’excite, dans le travail que je fais, c’est bien la transformation du lieu. Cette transformation me suffirait : la photographie est plutôt une contrainte mais elle est nÊcessaire pour le travail de mÊmoire du lieu et de mon intervention dans ce lieu. Comme j’aime montrer ma position du corps dans l’espace, je me suis toujours senti frustrÊ de ne pouvoir prendre en photographie que le champ visuel situÊ devant l’objectif alors que l’espace est

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Quelle serait pour vous l’Êtape la plus importante ? la recherche et la visite du lieu, la photo, de repÊrage, les croquis et les aquarelles, la fabrication, la photo finale, le dialogue avec les  lecteurs  ? Tout est important. Ce qui m’intÊresse, c’est qu’au bout du processus, il y ait des traces de cette crÊation : ces traces constituent la photographie. Le moment de la prise de vue qui, dans mon esprit, fait la synthèse de tout est donc essentiel. La photo, c’est la mÊmoire, la trace de ce que j’ai pu vivre dans cet instant mais aussi, dans le temps qui a prÊcÊdÊ. Elle intègre une multitude de paramètres. En ce moment mon travail est en train d’Êvoluer. Ce n’est plus seulement la photo qui est le point final, mais l’espace lui-même. Ainsi cet ÊtÊ, j’ai rÊalisÊ une installation à Avignon,

dans la chapelle Saint-Charles. C’Êtait un espace public et le propos n’Êtait pas de faire une photo mais bien d’occuper un espace destinÊ à des visiteurs qui ne venaient pas voir une exposition de photographies, mais un espace transformÊ. J’ai construit, avec des lattes de bois, un dispositif qui vient fermer l’espace comme une sorte de couloir qui va jusque vers l’autel. J’ai agi en instituant une sorte d’interdit : ici, on ne peut pas aller sur les côtÊs. Par contre, on peut voir grâce à la transparence de l’installation.

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bâtiment. C’Êtaient des rÊfugiÊs du Bangladesh qui arrivaient par milliers à Calcutta. Et c’est dans ce palais que j’ai rÊalisÊ mon installation. Chaque jour j’allais travailler là, traversant des quartiers très populaires. Un cloaque terrible jouxtait les pelouses vertes, coupÊes au ciseau du club de golf oÚ j’Êtais logÊ. Il Êtait entourÊ de hauts murs pour empêcher les gens d’entrer. Et tout le long du mur, s’entassaient des cahutes construites avec des cartons, du bois : un bidonville. Dans les rues alentour, tout Êtait dÊfoncÊ. Les rÊfugiÊs qui me voyaient arriver tous les matins m’aidaient à rÊaliser les installations mais moi, je n’avais le droit de rien faire et ces travaux faisaient vivre un certain nombre d’habitants du quartier. Cet exemple extrême donne une idÊe du vÊcu quotidien lors d’une installation: dÊcouvrir la ville, le lieu, rencontrer des gens, trouver des matÊriaux, des associations de couleurs, de matières, constituer une Êquipe‌

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excitÊ par ce voyage en Inde. A mon arrivÊe à la recherche de lieux, on m’a amenÊ partout chez des notables habitant des palais. Quand j’arrivais, on m’installait dans un fauteuil, on me servait le thÊ et le propriÊtaire des lieux me montrait un grand mur ! Lui imaginait sans doute une fresque ! Poursuivant mes investigations, je suis allÊ chez un disciple de Rabindranàth Tagore, grand poète, monument de la poÊsie indienne à Calcutta. Sa femme Êtait morte quelques annÊes auparavant et tout Êtait sous plastique : les chaises, les lampadaires. Il travaillait simplement devant une fenêtre sur un minuscule bureau. Toute ces rencontres et cette dÊcouverte de la ville venaient enrichir l’envie de faire une installation. Et puis en me promenant, parce que j’aime dÊcouvrir la ville par moi-même, j’ai repÊrÊ un ancien palais abandonnÊ‌ Pas vraiment abandonnÊ car à Calcutta, tout sert au logement. Mais en tout cas, il n’y avait plus de propriÊtaire ; le bâtiment tombait en ruine. Je suis entrÊ en contact avec les habitants du quartier et ceux du

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Pour moi l’anamorphose n’a jamais ÊtÊ un objectif en soi ; c’est seulement un moyen. Ce que je montre, c’est une photographie qui mÊmorise le lieu et mon travail dans ce lieu. La photographie Êtant un objet à deux dimensions, il n’y a pas de cheminement ni de vision latÊrale possible dans l’image, sauf intellectuellement. Mais quand on comprend qu’il s’agit d’un travail sur l’espace, brutalement, on voit le sol pour ce qu’il est, on voit le mur avec sa brisure. D’un seul coup, par ce cheminement mental, on rentre dans l’espace. C’est cela qui m’intÊresse : donner à voir un espace dans l’image. Je ne me considère pas comme un artiste conceptuel. Au contraire, pour moi, dans le processus de crÊation il y a de l’affectif, du vÊcu, du sentiment). Dans ma vie d’artiste, le voyage tient une grande place. Quand je vais travailler dans une ville, quelle qu’elle soit, il y a une sorte de vÊcu du quotidien qui s’imprime.Ainsi, alors que je ne trouvais pas de lieu à Paris - à l’Êpoque il y avait beaucoup de squatters et l’autorisation Êtait toujours refusÊe -, on m’a proposÊ d’aller à Calcutta. J’Êtais très

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 L’ARCHITECTURE EST POUR MOI COMME UNE PÂTE À MODELER QUE JE FAÇONNE 

J’ai choisi de travailler dans l’ancien rÊfectoire des moines encore ornÊ de fresques. Dans ce lieu immense, j’ai imaginÊ l’Êclatement d’une structure dans tout l’espace. Toutes les lignes, ici, convergent vers un même point. La première Êtape a donc ÊtÊ le tracÊ à la craie à partir du dÊpoli de mon appareil photo. J’ai commencÊ par le sol, ensuite les murs et les voÝtes. Je disposais d’un Êchafaudage pour les points en hauteur. Je traçais la marque puis je redescendais ; j’allais vÊrifier, je remontais. C’Êtait très physique ! J’ai fait d’abord tous les tracÊs à la craie puis j’ai dÊposÊ un liquide qui devient plastique en sÊchant et s’arrache facilement : plusieurs couches. Ensuite, j’ai peint en blanc afin d’avoir une sous-couche claire, lumineuse. Et j’ai peint en bleu. Ensuite j’ai fait la photo et je suis parti‌ Le film s’arrachait facilement et le rÊfectoire a retrouvÊ sans problème son Êtat d’origine.

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Ce qui est beau dans ces installations, c’est le moment oÚ les lignes brisÊes deviennent des cercles, des ellipses, des carrÊs quand elles sont vues sous un certain angle.

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Vous avez ÊtÊ invitÊ à travailler Dans l’Abbaye de Saint-Savin sur Gartempe. Ce lieu est magnifique mais classÊ monument historique. Comment avez-vous pratiquement procÊdÊ pour opÊrer la  transformation de cet espace ?

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 LA PHOTO EST TOUJOURS UNE RÉDUCTION DE LA RÉALITÉ 

En rĂŠalitĂŠ, ce qui est premier n’est pas l’objet photographique, ce sont les cheminements mentaux prĂŠalables mĂŞme si la photographie reste le point d’aboutissement et si cette fin influence la mise en Ĺ“uvre. Je visite un bâtiment. A un certain endroit, je m’arrĂŞte parce que je perçois dans l’espace des choses qui m’intĂŠressent. Je vois la lumière. Je cherche souvent l’incidence de la lumière sur l’architecture. J’observe la complexitĂŠ des volumes dans le lieu. Je ne cherche pas un espace vide mais des reliefs dans l’espace : des escaliers, des avancĂŠes‌Ainsi, le premier abord est visuel. Ensuite, j‘installe mon pied photo. Je fais une photo de la portion d’espace que j’ai choisie et je travaille ensuite Ă  partir de cette image. Mais le dĂŠclic reste quand mĂŞme le choc du premier regard. L’important est bien ma position physique dans l’espace, non le seul point de vue. Par exemple, quand j’Êtais dans la grande halle de Vitry, ce qui m’a fait dĂŠcider de l’installation et de sa photographie, c’est la monumentalitĂŠ du lieu, son immensitĂŠ. A tout hasard, j’ai rĂŠalisĂŠ une première prise de vue bien qu’en cet endroit, la mise en

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Ma toute première exposition de photographies s’est tenue en 1982 à la Biennale de Paris. Jusque vers 1990, chacun comprenait bien qu’il s’agissait d’un travail sur l’espace. Puis l’informatique s’est dÊveloppÊe. A partir de 1995, les visiteurs ne voyaient plus là qu’un travail sur ordinateur et ne comprenaient plus les images. J’Êtais gênÊ. L’arrivÊe du numÊrique a changÊ globalement la lecture des œuvres d’art. Je n’Êtais pas le seul concernÊ : les œuvres d’un artiste comme Ryman, qui peint en blanc sur la toile, n’Êtaient plus perçues que comme un objet blanc peint en blanc‌

Vous dÎtes travailler sur l’espace plus que sur son image mais n’est-ce pas paradoxal d’affirmer simultanÊment que la photographie est au fondement de vos travaux ? Lorsque vous engagez la transformation de l’espace, avez vous prÊcisÊment en tête la photographie que vous allez rÊaliser ?

J’ai organisÊ mes premières visites des lieux au moment oÚ j’estimais que l’informatique allait trop vite, même si j’apprÊciais l’outil lui même. Lorsque j’ai commencÊ à accueillir le public durant la mise en place de l’installation, j’avais un but prÊcis : je souhaitais que les gens entrent dans le lieu, se confrontent physiquement à l’espace pour en perçevoir la monumentalitÊ. Après tout, la photo est toujours une rÊduction de la rÊalitÊ. L’espace, lui peut avoir sept mètres de hauteur et lorsque l’on se trouve en son sein, on perçoit et on ressent des choses Êtonnantes.

J’ai certes entendu, ici ou là, des remarques mais j’ai surtout compris cette incomprÊhension en observant le public. Alors qu’autrefois, les visiteurs s’arrêtaient sur l’image pour voir, comprendre comment la photographie Êtait construite, maintenant ils passent, estimant que  tout le monde peut le faire . Les Êtudiants en architecture, les architectes, ceux qui connaissent mon travail constituent une exception remarquable. Pour eux, cela reste un modelage de l’espace. Ils savent trouver la faille qui permet de rentrer dans l’image, de comprendre qu’il s’agit d’un travail en volume et non pas d’un travail photographique de surface.

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N’êtes-vous pas, de plus en plus, amenÊ à exposer vos propres aquarelles, polaroïds, dessins en rÊponse à une mÊsinterprÊtation de vos œuvres liÊe à la diffusion des techniques numÊriques ? N’y aurait-il pas un lien entre l’arrivÊe de la photographie numÊrique et le dÊvoilement de vos techniques de crÊation ?

Mais pour vous, de quelle manière cette incomprÊhension s’est - elle traduite ?

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chemin vers la photo finale. Parallèlement un livre a ÊtÊ publiÊ. RÊalisÊ en phototypie, il prÊsentait les dessins en facsimilÊ et les quelques photos de l’exposition. Les dessins ont fonction pour moi de projets. En gÊnÊrale ils sont rÊalisÊs au trait mais la plupart du temps ils sont aquarellÊs. Avec le dessin, je commence à ressentir physiquement et mentalement l’espace à investir.

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La première fois, c’Êtait en 1992, à l’occasion de la dernière exposition photo de la galerie photographique du Centre Beaubourg. Le conservateur, Alain Sayag, avait estimÊ qu’il Êtait intÊressant (et ironique) de faire une exposition photo uniquement avec mes dessins. Il n’avait ainsi sÊlectionnÊ que trois photographies. Le reste consistait en dessins, et en projets montrant les Êtapes du

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Aujourd’hui, vous exposez volontiers vos dessins et aquarelles prÊparatoires en marge de vos expositions, vous favorisez l’accès à vos chantiers. Depuis combien de temps dÊvoilez-vous ainsi publiquement les traces des Êtapes de la crÊation ?


Up to Friday crÊation d’un site internet de cuisine logo, affiche, site web


Perrine Clément Book