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Journal Le Prétexte Le samedi 9 novembre 2019

Photo : Michaël Laforest

Le choc des traditions PAR FÉLIX PEDNEAULT

«L’

efficacité, la responsabilité, la liberté», c’est avec les préceptes établis par le précédent gouvernement Marleau que l’aspirante première ministre Élisabeth Gendron entend guider le caucus des Rouges cette année. Avec comme bras droit Timmy Jutras, celle qui a déjà tenu les rênes du ministère de la Justice et du ministère de la Famille, veut d’abord entreprendre une «revitalisation des régions». Pour ce faire, elle compte sur une équipe composée «de gens efficaces, intelligents, qui ont de la verve» et qui sont près de leurs concitoyens. «La population québécoise n’a pas nécessairement besoin d’un médecin spécialiste qui fait 500 000 $ par année, elle a besoin d’une

Mainmise sur le changement PAR SARAH RAHMOUNI

«Une révolution pour le Québec !» Voi-

là ce que l’aspirant premier ministre Jason St-Amour propose pour la Belle Province. Il s’agit selon lui d’une «révolution» dans laquelle il place la démocratie citoyenne, l’éducation et la crise climatique au cœur des priorités de son gouvernement. Face à une «détérioration du filet social», M. St-Amour veut «sortir le Québec de sa torpeur» en misant sur une réappropriation des moyens démocratiques par les Québécois. Il se dit préoccupé par le contrôle qu’exercent les élites socio-économiques sur les différentes institutions, en faisant référence au caucus des Rouges. «Ne soyons plus sur le pilote automatique de la

Photo : Michaël Laforest

personne qui vient de son quotidien», affirme Mme Gendron. Pour Timmy Jutras, qui est lui-même un «p’tit gars de région», il n’y a pas de caucus plus apte que celui des Rouges pour remédier aux inégalités d’accès aux services causées par le règne des Bleus. Il en veut pour preuve la tendance bleue à «vouloir toujours donner», un comportement qui mène à la centralisation lorsque «tout d’un coup, on arrive avec un budget restreint». Timmy Jutras se dit être «le premier disciple» de la vision d’Élisabeth Gendron, qui affirme vouloir rapprocher son caucus des questions féministes et environnementales. «Par le passé, les Rouges ont été perçus comme détachés des enjeux qui sont associés à la gauche», explique Mme Gendron, qui a profondément transformé le système de justice québécois. «Mais ça prend une droite efficace pour mettre en œuvre [les solutions à ces enjeux]», dit-t-elle.

L’absence de femmes entrepreneures ou de femmes spécialisées en région apparaît au vice-chef des Rouges comme «la priorité des régions, mais aussi la problématique». Celui qui a transformé la circonscription d’Argenteuil en plaque tournante de la chasse au dindon veut «prendre la vision d’une grande femme et l’appliquer au vrai monde». Et cette mise en œuvre ne saurait tarder, puisque lors des 100 premiers jours d’un gouvernement rouge, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean verrait sa population augmenter de 5 %, selon le tandem. Seul problème pour Élisabeth Gendron : l’entêtement des Bleus, avec qui elle dit bien vouloir collaborer s’ils «reconnaissent qu’ils ont des positions complètement illogiques». «S’ils ne sont pas prêts à travailler pour les Québécois, c’est certain qu’on va les confronter», explique-t-elle.

social-démocratie. Ne soyons plus cette gauche traditionnelle qui a abandonné devant le néolibéralisme», insiste M. St-Amour. Ce dernier propose aux électeurs un gouvernement collé aux besoins du peuple et à ses réalités, à l’inverse du caucus adverse qui, selon lui, ne connaît pas les réalités du terrain et nourrit plutôt «les ambitions et les intérêts du privé». S’il entend «reprendre le dessus sur les élites implantées», il fait également allusion à sa peur de voir une transformation plus profonde du système scolaire québécois. Il en profite pour annoncer que la Chambre d’assemblée pourra s’attendre à une réforme en éducation pour y répondre. Avant toute chose, M. St-Amour souhaite s’attaquer à la question de la démocratie citoyenne. Il propose une décentralisation des prises de décisions. «Pas au sens où les déci-

sions ne se prendront plus à Québec, c’est beaucoup plus concret que ça», explique-t-il, sans toutefois vouloir divulguer plus d’informations sur le projet qu’il a en tête. Mais le principe de décentralisation promet aussi de s’étaler jusqu’au sein de son gouvernement. Ce qu’il propose ? L’abandon d’un gouvernement «fait en silo». Il souhaite, par exemple, donner au ministre de l’Environnement un rôle plus stratégique de coordonnateur. Ce dernier serait chargé de chapeauter les autres ministères, à savoir celui de l’Agriculture, de l’Énergie, du Tourisme, des Forêts ou encore du Transport. «Les ministères iront tous dans un même sens, sous un chef d’orchestre», pour ainsi redéfinir le système de responsabilité des tâches, mais surtout de redevances entre les différents ministères.


LE PRÉTEXTE, ÉDITION DU 9 NOVEMBRE 2019

LES CORDONS-BLEUS DE LA POLITIQUE Par Sarah Rahmouni

Un doyen dans les rangs La force tranquille De Forestville à la foresterie Amateur de la simulation depuis plu- Recrue au sein du caucus des Bleu.e.s, Ca- Originaire de Forestville, sur la Côtesieurs années, Benjamin Saulnier-Marceau y a participé pour la première fois en janvier 2016. Il y a été initié par son grandfrère, Alexandre, qu’il allait voir performer du haut de la tribune. «Dès que je suis sorti du secondaire, je me suis inscrit parce que je voulais aussi vivre l’expérience», raconte-t-il. Cette année, il entamera sa cinquième et potentiellement dernière simulation, où il portera fièrement le rôle de doyen de son caucus. Étudiant à l’Université Laval en enseignement au secondaire de l’histoire et de la géographie, il explique que les nombreux discours qu’il a dû énoncer au fil des ans, lui ont permis de développer certaines aptitudes orales utiles au métier d’enseignant. «J’ai toujours fait le Parlement étudiant du Québec parce que j’aimais beaucoup l’aspect oral et les jeux de discours», et moins pour la joute politique, admet-il. Cette année, pour la première fois, il délaissera les discours et rejoindra le monde des communications en tant que directeur des communications adjoint du caucus des Bleu.e.s. «J’ai moins les aspirations de briller. Je veux passer plus de temps à accueillir les recrues et m’assurer que tout le monde se sente bien», explique M. Saulnier-Marceau, désireux d’utiliser son expérience à bon escient. Il estime que son seul grand défi sera de travailler avec les journalistes, puisque ses contacts avec ces derniers ont été très brefs lors de ses simulations antérieures. Il considère toutefois sa maîtrise du fonctionnement ainsi que des rouages de la simulation comme un avantage. S’il avait un conseil à donner à la recrue qu’il était il y a cinq ans? «N’hésite pas à prendre toutes les chances que tu peux et à faire tous les discours que tu as la chance de faire.»

Benjamin Saulnier-Marceau Photo : Michaël Laforest

roline Villemure est certainement doyenne de la simulation en termes d’âge. Du haut de ses 28 ans, elle reconnaît être beaucoup plus politisée qu’elle ne le pensait et décide pour cette raison de s’engager au sein du Parlement étudiant du Québec (PEQ). Si son «gros éveil politique» a eu lieu lors de la grève de 2012, elle ne soupçonnait pas à l’époque que les enjeux qui l’interpellaient étaient d’ordre politique. Titulaire d’un baccalauréat en littératures de langue française et d’une maîtrise en littérature québécoise à l’Université de Montréal, Mme Villemure a appris à maîtriser l’éloquence et la recherche approfondie. «J’adorais parler en public, donner des conférences sur mon sujet de maîtrise, dit-elle. J’avais appris à parler ce drôle de langage qu’on apprend dans les cycles supérieurs.» Son seul ennui était de ne plus pouvoir se faire comprendre à l’extérieur du cadre universitaire. C’est ce qui l’a poussée à entamer un deuxième baccalauréat en relations publiques à l’Université du Québec à Montréal, où elle y a fait la connaissance de Dominik Boudreault Lapierre, déjà impliqué dans le caucus des Bleu.e.s. Elle a tout de suite eu l’occasion de rencontrer des gens de différents programmes et, pour la première fois dans son parcours académique, de confronter ses opinions à celles des autres. «Quand tu es entourée de personnes qui pensent comme toi, tu te rends même plus compte que tu as ces opinions-là», précise la recrue. Elle voit la simulation comme un défi, où elle pourra forger ses opinions politiques tout en perfectionnant ses compétences en art oratoire.

Caroline Villemure Photo fournie par le caucus des Bleu.e.s

Nord, Vickie Bourque participe à sa première simulation parlementaire au sein du caucus des Bleu.e.s. Étudiante de 22 ans à l’Université Laval en foresterie, elle estime que son expérience dans le domaine de l’environnement sera un avantage pour son caucus lors des débats. Intéressée par la gestion des opérations forestières, elle souhaite développer des aptitudes à argumenter et à faire valoir un point de vue lors de la simulation parlementaire. Au-delà de son penchant pour la politique, c’est surtout son intérêt pour les implications étudiantes qui l’a menée au Parlement étudiant du Québec. Militante au sein de plusieurs luttes étudiantes depuis le cégep, elle a aussi travaillé pour la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval en plus d’être présidente de son association départementale. Poussée par un désir de «pouvoir changer quelque chose» et de «laisser sa marque», Mme Bourque voit la simulation parlementaire comme une nouvelle façon de s’impliquer dans son parcours académique, mais, cette fois, à une échelle politique. Elle se dit enthousiaste à l’idée d’amener des propos en Chambre qui pourraient conduire à de «réels changements de la société». C’est donc dans le but de se lancer dans l’inconnu, de faire de nouvelles rencontres, d’aiguiser son sens de la répartie et de laisser sa marque que Vickie Bourque entamera sa première simulation parlementaire en janvier 2020. Vickie Bourque Photo fournie par le caucus des Bleu.e.s


LE PRÉTEXTE, ÉDITION DU 9 NOVEMBRE 2019

DÉROULER LE TAPIS ROUGE AU PARLEMENT Par Félix Pedneault

Dernier tour de piste pour le polémiste Alexandre Moranville-Ouellet,

23 ans, est le deuxième dans l’histoire du Parlement étudiant du Québec (PEQ) à faire le fameux tour du chapeau en s’impliquant dans les trois caucus de la simulation. «C’est un parcours sinueux, mais je pense qu’il y a une belle logique derrière tout ça», explique-t-il. Après deux ans dans le caucus des journalistes, l’ancien ministre des Communications sous le gouvernement bleu de 2019 assure que cette fois-ci, que cette simulation du PEQ au sein des Rouges sera «vraiment la dernière». «Le PEQ, c’est un peu comme une drogue : on veut décrocher, on veut s’en sortir, mais on finit par se tenir avec nos amis junky de politique», résume celui à qui la simulation a permis d’accéder à un emploi de recherchiste chez QUB radio. Son plus haut fait d’armes ? Avoir coincé le ministre des Finances des Rouges, en 2017, à propos d’une «coquille» du budget qui transformait toutes les zones avoisinant les voies ferrées en zones franches. «Désillusionné» chez les Bleus, M. Moranville-Ouellet a choisi de quitter le caucus en lui reprochant d’être un «parti de contrôle». Son journal Le Bagarreur ? Un journal «perverti» et «aseptisé» par les Bleus, selon l’ancien ministre des Communications. «Le Bagarreur est un média de fausses nouvelles, c’est un complot, peut-être le plus grand complot de l’histoire du Canada, peut-être du monde», s’enflamme celui qui ne se cache plus d’avoir lancé le média. Conseil de pro par celui qui fête son quatrième PEQ : «Il ne faut pas avoir peur de mettre de la couleur, et dans ce cas-ci, ce sera le rouge.»

Alexandre MoranvilleOuellet Photo : Michaël Laforest

Transfuge à la plume acérée L’ambition avant tout Achevant un baccalauréat en journalisme C’est par l’entremise d’un ami d’une à l’Université du Québec à Montréal et détenant un «demi-baccalauréat» en enseignement de l’univers social au secondaire, Lina Heckenast entame sa troisième année au Parlement étudiant du Québec (PEQ), mais sa première au sein du caucus des Rouges. «Je suis vraiment intéressée par le droit, je me suis dit que ça pouvait être une bonne expérience pour assouvir mon désir de connaissance juridique», explique-t-elle. Mme Heckenast a fait le saut dans son nouveau caucus peuplé d’étudiants en droit après avoir participé au PEQ durant deux ans au sein du caucus des journalistes. En plus, «ça se met bien sur un CV», dit-elle en rigolant. Cette année, l’ancienne journaliste et correctrice s’attend à enfin voir l’envers de la médaille. «Honnêtement, je m’attends aussi à avoir plus de sommeil», ajoute-t-elle. «Mes deux années [en tant que] journaliste ont été pertinentes. J’ai appris la vérification des faits, la rédaction, et je sens que ça va être utile pour moi en tant que rouge cette année», explique Mme Heckenast. Elle s’attend justement à avoir du plaisir, «mais aussi du fun avec les journalistes», un caucus dont elle dit bien connaître les tactiques ! La seule chose qu’elle redoute vraiment, c’est de perdre sa voix. Les discours ne l’inquiètent pas, mais elle craint «de ne pas avoir l’air en confiance». Une chose est sûre, Mme Heckenast est fière de son parcours jusqu’à maintenant, même qu’elle dirait à la jeune Lina Heckenast d’il y a trois ans que «c’est correct de ne pas dormir, ça va être gagnant à un moment donné». Lina Heckenast Photo : Michaël Laforest

commission jeunesse d’un parti politique québécois qu’Amanda Fakihi a fait son entrée cette année au caucus des Rouges. Titulaire d’un baccalauréat en développement international, politique, droit et société de l’Université McGill, Mme Fakihi a entamé cette année une maîtrise en science politique à l’Université de Montréal. Forte d’une expérience à l’Assemblée nationale de France, elle dit s’intéresser «au poste de ministre», autant au Parlement étudiant du Québec (PEQ) que dans la vie, même si elle ne cache pas son ambition d’atteindre un jour la plus haute fonction. Pour y parvenir, mieux vaut commencer par le PEQ, selon elle. «Pour moi, c’est une façon d’apprendre», explique celle qui a préféré le PEQ à son cousin éloigné, le Parlement Jeunesse du Québec. «J’aime le principe de la partisanerie», affirme Amanda Fakihi, qui dit avoir hésité entre les deux simulations. «Depuis mon jeune âge, j’ai toujours adoré l’art oratoire», raconte-t-elle. Parmi les ministères qui l’intéressent, on compte ceux de l’Éducation et des Relations internationales et de la Francophonie. «[Au baccalauréat], j’étais impliquée dans l’organisation de la francophonie de McGill», explique Mme Fakihi, bien qu’elle confie vouloir aussi s’attaquer au système d’éducation, qu’elle considère actuellement «défaillant». La chose qu’elle craint le plus au PEQ ? Rien du tout ! Pourquoi ? «Parce que nos adversaires sont des Bleus. Ce sont des loups, mais le roi de la jungle, c’est le lion !», assure-t-elle. Amanda Fakihi Photo tirée de Facebook


LE PRÉTEXTE, ÉDITION DU 9 NOVEMBRE 2019

Éditorial ALEA JACTA EST

La campagne électorale est entamée, le calendrier est serré et les jeunes politiciens sont fébriles : le décompte est lancé avant que l’Assemblée nationale ne devienne le théâtre de débats politiques enflammés. Mais les flammèches, elles, s’attisent déjà entre les deux partis. Comme chaque année, à cette même période, l’effervescence politique est en hausse alors que la cheffe des Rouges, Élisabeth Gendron, et le chef des Bleus, Jason St-Amour, s’affairent aux derniers préparatifs pour mettre en place le caucus le plus organisé qui soit. Mais ce qui importe réellement – au-delà d’un caucus qui présente un front uni – c’est de savoir si chaque chef sera porté à la collaboration avec l’autre. Force est de constater que malgré l’apparence amicale entre les deux chefs, la rivalité prendra assurément le dessus lorsque les portes de la Capitale-Nationale seront franchies. Si les deux chefs sont des personnes ouvertes d’esprit, elles sont aussi loyales à l’idéologie de leur parti respectif et resteront assurément campées sur les idées qui en découlent. Les députés n’auront qu’à bien se tenir avant qu’un chef ne décide de céder la victoire d’un débat à son homologue. Or, si les forces semblent divisées à l’échelle de la province, au Parlement, elles devront trouver le moyen de ne faire qu’une. Cette année, plus que jamais, la cohésion sera de mise lors des débats, en Chambre ou en commission parlementaire. N’en déplaise aux politiciens, le Québec ne peut se passer de ces deux formations qui s’opposent, si ce n’est que pour présenter aux Québécois des débats sérieux. Et en observant les deux plateformes électorales, inutile de préciser que les députés risquent de soulever les passions lorsque les sujets touchant à la santé et à l’environnement seront abordés. Alors, à quel genre de gouvernement devrait-on s’attendre ? Depuis le début de la campagne électorale, les partis lancent ici et là de belles promesses en transport, en éducation et en environnement. Or, s’ils veulent vraiment séduire l’électorat, ils devront montrer que leurs promesses sont réalistes. Parce que les programmes politiques de chaque parti ne manquent pas d’ambition, à défaut de manquer parfois de pragmatisme. Espérons que les deux chefs sauront entendre ce cri du cœur des Québécois et s’assureront de travailler dans la cohésion afin de proposer les bonnes solutions aux bons problèmes. Le sort en est jeté. Alea jacta est! La date butoir du 2 janvier approche. Les futurs députés sont prêts. Mais que dictera l’instinct de nos fervents politiciens ? D’ici là, peu importe si le vent souffle à gauche ou à droite, ce qu’il faut, c’est qu’il nous pousse vers l’avant.

Laurence Philippe

Entendu aux camps pré-PEQ

Chez les Rouges

Chez les Bleus

« Ok mais pour vrai, c’est qui la personne ici qui pense que l’emblème du caucus est la brebis ? » — Timmy Jutras « Tu peux faire ce que tu veux tant que le pogo reste un pogo. » — Charles Morissette « Moi, je crois fermement que le Montréal Campus a été infiltré par des anarcho-gauchistes. » — Tommy Vallée, s’adressant à la rédactrice en chef du journal en question

« Non, Archimède ne s’est pas écrié ‘‘tokébec icitte’’ dans son bain ! »

« Ça commence à sentir, je crois qu’on a plus vraiment le choix. Je vais aller déboucher la toilette. As-tu le numéro du concierge ? » — Rachel Normandin

— Charles-Étienne Ostiguy

« Moranville ne refait pas le PEQ cette année, hein ? » « Oh non... Il ne revient pas chez les Bleus ! » — Deux membres du caucus bleu qui discutent innocemment

Une personne normale à 8 h du matin : *dort* Un officier rouge à 8 h le matin : « BON MATIN LES PETITS PAPILLONS ! RÉVEILLEZ-VOUS LES PETITS PAPILLONS ! »

L’horoscope péquien

Bélier : Arrêtez de vous méfier des gens. On gagne parfois à faire confiance. Taureau : Vous foncez vers le succès, mais attention aux obstacles sur votre chemin. Gémeaux : Restez authentique et vous serez récompensé. Cancer : Ne laissez pas vos émotions prendre le dessus et respirez par le nez. Lion : Il est important d’être capable d’écouter. Laissez les autres prendre leur place. Vierge : Sortez de votre zone de confort, puisque la vie a beaucoup à vous offrir. Balance : L’indécision rend fou, demandez de l’aide. Scorpion : Calmez vos ardeurs et ouvrez votre esprit aux autres opinions. Sagittaire : Cessez de fuir vos responsabilités aux dépens du plaisir. Capricorne : Prenez le temps de réfléchir, votre impulsivité peut être déroutante. Verseau : Suivez le courant de votre vie, vous êtes dans la bonne voie. Poisson : Ne croyez pas ce qu’on vous dit, il y a peut-être anguille sous roche. Équipe du journal Le Prétexte Rédactrice en chef Laurence Philippe Journalistes Félix Pedneault Sarah Rahmouni

Réviseurs Gabriel Bernier Marguerite Morin

Astrologue Marjorie Hansen-Geoffroy

Graphisme de la une William d’Avignon

Photographe Michaël Laforest

Profile for PEQ 2020

Le Prétexte | Édition du 9 novembre 2019  

Parlement étudiant du Québec

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Profile for peq2019
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