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N° 42

Eté / Sommer 2012


Sommaire / Verzeichnis L’invité Der Gast

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Le mot du Commandant Das Wort des Kommandanten

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Editorial Vorwort

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30 ans HC Police 30 Jahre HC Police

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30 ans INDIVIS 30 Jahre INDIVIS

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Doris Leuthard rencontre les intervenants de Sierre Doris Leuthard trifft die Interventionskräfte von Siders Madame la Conseillère fédérale Doris Leuthard a tenu à rencontrer les représentants des forces d'intervention engagées lors du drame de Sierre afin de les remercier de leur engagement.

Frau Bundesrätin Doris Leuthard besuchte die Rettungskräfte vom Carunfall in Siders und bedankte sich für den geleisteten Einsatz.

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Interviews : Henri Thurre Patrice Michellod Rodolphe Thurre Yves BOCHATAY : Le rôle du centre de l’Indivis au XXIème siècle

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Nouveaux locaux Neues Verwaltungsgebäude

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St-Maurice Nouveaux locaux de la Police cantonale et du Service de la circulation routière et de la navigation St-Maurice Neues Verwaltungsgebäude der Kantonspolizei und der Dienststelle für Strassenverkehr und Schifffahrt

Saint-Astier

Signature d’un protocole de partenariat Unterzeichnung eines Partnerschaftsvertrages

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Détachement valaisan en Walliser Detachement in Dordogne Eté / Sommer 2012 Editeur / Herausgeber Police cantonale valaisanne Bureau Info & prévention Avenue de France 69 1950 Sion

4 parutions par an 4 Ausgaben pro Jahr

Rédaction / Redaktion Rédacteur en chef / Chefredaktor Jean-Marie Bornet Membres de la rédaction Mitglier der Redaktion Vincent Favre, Renato Kalbermatten, Isabelle Pfammatter, Stève Léger, Patrick Rey.

Mise en page et graphisme Layout und Grafik Police cantonale Michel Meier

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Le 4 mai 2012, un protocole de partenariat a été signé entre l'Ecole Nationale Supérieure de la Police de Saint Cyr au Mont d'Or (France) et l'Académie de police de Savatan.

Am 4. Mai 2012 wurde ein Partnerschaftsvertrag zwischen der Nationalen Polizeihochschule Saint Cyr au Mont d’Or (Frankreich) und er Polizeiakademie Savatan unterzeichnet.

N°42

Tirage 1300 exemplaires Auflage 1300 Exemplare

Contact mail@police.vs.ch

www.police.vs.ch - www.polizei.vs.ch - www.respect-please.ch


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Luc Fellay Président de Champéry Präsident von Champéry

La sécurité en mouvement … Die Sicherheit in Bewegung… L’invité Der Gast

Jamais les problèmes sécuritaires n’ont pondéré la préoccupation des citoyennes et citoyens comme ces derniers temps ! Il faut aussi l’avouer que les médias offrent une tribune adéquate aux événements et que les réseaux de communication actuels informent de tout et partout ! Donc la perception par le citoyen de la sécurité reste un facteur important dans le fonctionnement d’un système sécuritaire ! La sacralité de la personne humaine met aujourd’hui l’être humain au centre des préoccupations. Cette évolution est l’origine de mutations observées chez divers acteurs qui, aujourd’hui, font face à de nouveaux défis économiques, sociaux, environnementaux, politiques, etc. La scène médiatique nous le prouve jour après jour ! C’est dans ce contexte que les forces de sécurité et de défense naguère confinées dans leur rôle traditionnel et indépendant devront pas à pas adopter une nouvelle posture dans l’accomplissement de leurs tâches ! D’une manière générale, les études démontrent que le concept de sécurité devra encore plus impliquer la sécurité globale des

individus, soit intégrer la sécurité humaine. Cette évolution de l’action coordonnée de tous les acteurs suppose la réunion de trois éléments essentiels : Le savoir, le savoir-faire et surtout le savoir-être ! Les enjeux géodémographiques du XXIème siècle sont importants et consistent à créer les conditions fondamentales pour une population de plus en plus informée et prête à s’engager pour demander une meilleure condition de vie, respectivement le respect du tissu social. En Europe comme en Afrique et ailleurs, nous assistons à diverses manifestations dans ce sens ! Il est bien clair que si avec le temps les conditions de base ne sont pas réalisées même en partie, nous assisterons à une cassure qui engendrera conflits, tensions, insécurité, criminalité et immigration avec des effets induits en Europe comme dans notre pays ! De fait la gestion de problèmes globaux nécessite des concepts et des solutions globales !

Noch nie haben die Sicherheitsprobleme die Bürgerinnen und Bürger so sehr beschäftigt wie in letzter Zeit! Man muss jedoch gestehen, dass die Massenmedien den Ereignissen eine angemessene Plattform bieten um über alles und überall zu informieren! Also bleibt die Sicherheitswahrnehmung vom Bürger für das Funktionieren eines Sicherheitssystems ein bedeutender Faktor!

noch mehr die gesamte Sicherheit der Menschen, dass heisst die humanitäre Sicherheit einbinden soll.

Der Stellenwert von Personen setzt heute den Menschen ins Zentrum der Ängste und Sorgen. Diese Entwicklung ist der Ursprung von den beobachteten Veränderungen an verschiedenen Persönlichkeiten, die heute neuen, wirtschaftlichen, sozialen, ökologischen, politischen, usw.. Herausforderungen trotzen. Die medienwirksame Szene beweist es uns Tag für Tag! In diesem Zusammenhang werden die auf ihre traditionelle und unabhängige Rolle einst beschränkten Abwehr- und Sicherheitskräfte Schritt für Schritt zur Anpassung einer neuen Haltung in der Erfüllung ihrer Aufgaben gedrängt! Im großen und ganzen beweisen die Studien, dass das Sicherheitskonzept

Die demografischen Einflüsse des XXI. Jahrhunderts sind wichtig und bestehen daraus, die Grundbedingungen für eine Bevölkerung, die immer informierter und sich zu verpflichten bereit ist, unter Berücksichtigung der sozialen Gegebenheiten, bessere Lebensbedingungen zu schaffen. In Europa wie in Afrika und woanders, sind wir in diesem Rahmen an unterschiedlichen Veranstaltungen anwesend! Es ist sicher, wenn die Grundbedingungen im Laufe der Zeit auch nur teilweise nicht realisiert sind, befinden wir uns an einem Punkt, der Konflikte, Spannungen, Unsicherheit, Kriminalität und Einwanderungen nach Europa und in unser Land auslöst!

Diese Entwicklung der koordinierten Handlungen aller Beteiligten setzt drei wesentliche Elemente voraus: Die Erkenntnis, die Erkenntnis es zu machen und vor allem die Erkenntnis, zu sein!

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«Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où aller !» «Für denjenigen der nicht weiss wo hin er gehen will, gibt es nie Rückenwind!» Sénèque

Notre sécurité se trouve donc influencée par des situations hors de notre périmètre de vie, de même que notre économie subit les contrecoups de l’économie mondiale.

C’est à ce prix qu’elle crée des conditions favorables pour la vie de notre population, pour le développement économique, pour le tourisme, pour le respect des biens...

Dans un tel contexte où clairement les acteurs sécuritaires du terrain ne peuvent pas avoir la maîtrise de tous les défis, seule une vision et une coopération à plusieurs niveaux entre services comme entre cantons, entre ministères comme entre états, peut permettre une prise en main efficace des enjeux !

La sécurité de demain ne s’achète pas, elle se gagne par les compétences et la qualité de tous les décideurs et tous les acteurs qui la gèrent jour après jour !

C’est ainsi que je suis même de l’avis que la notion sécuritaire doit être élargie autant que faire se peut à l’ensemble des intérêts cantonaux. La sécurité se définit donc comme humaine, globalisée, dynamique et exigeante !

Bon vent à notre Police cantonale et à ses partenaires afin qu’ils puissent poursuivre dans les meilleures conditions possibles leur mission essentielle pour notre Canton.

Luc Fellay

Cdt de Corps (retr), Conseiller particulier Centre de Politique de Sécurité Genève

Aus diesem Grund erfordert die Bearbeitung globaler Probleme globale Lösungen! Unsere Sicherheit befindet sich, beeinflusst durch gegebene Situationen ausserhalb unserem gewohnten Lebensumfeld, ebenso wie unsere Wirtschaft, die Rückschläge der Weltwirtschaft ertragen muss. In einem Fall, wo die Sicherheitsverantwortlichen nicht die Kontrolle über alle Gefahren haben können, kann allein eine Beurteilung und eine Kooperation auf mehreren Ebenen unter Diensten wie Kantonen, unter Ministerien wie unter Staaten wirksame Einsätze erlauben! Ich bin sogar der Meinung, dass der Begriff Sicherheit im Interesse des Kantons erweitert werden sollte. Die Sicherheit definiert sich also als menschlich, globalisierend, dynamisch und anspruchsvoll!

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Zu diesem Preis schafft sie günstige Bedingungen für das Leben unserer Bevölkerung, für die wirtschaftliche Entwicklung, für den Tourismus, für den Respekt von Gütern.... Die Sicherheit von morgen erkauft sich nicht, sie entsteht aus den Kompetenzen und der Qualität aller Entscheidungsträger und aller Beteiligten, die sie Tag für Tag verwalten! Rückenwind für unsere Kantonspolizei und ihre Partner, damit sie unter besten möglichen Bedingungen ihre wesentliche Aufgabe für unseren Kanton fortsetzen kann.

Luc Fellay

Korpskommandant (a.D.), Ausserordentlicher Berater im Zentrum Sicherheitspolitik Genf


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LE FEDERALISME :

UN SYSTEME DEPASSE EN MATIERE DE SECURITE ?

DER FÖDERALISMUS:

EIN VERALTETES SYSTEM IM BEREICH DER SICHERHEIT? Le mot du Commandant Das Wort des Kommandanten Photo / Foto : © Sébastien Févale

Depuis quelque temps, le fédéralisme est souvent remis en question dans notre pays. Certains le perçoivent comme un système désuet, voire dépassé pour relever les nouveaux défis qui se posent aux sociétés modernes. En matière de sécurité, il ne serait tout simplement plus à même de freiner l'évolution de la criminalité. Pour les tenants de cette thèse, il est illusoire de pouvoir contrer la délinquance avec une conception décentralisée des forces de l'ordre comme on la connaît actuellement. Seule une centralisation rigoureuse des moyens et de la chaîne de commandement garantira le succès. La voie est ainsi ouverte à la création d'une police unique sur le plan fédéral ou romand. En Suisse, le débat entre velléités centralisatrices et décentralisatrices est récurrent. Il revient régulièrement sur le devant de la scène par exemple lors d'un événement grave dont la gestion n'a pas été optimale. Comme pour toute activité hu-

maine, il n'existe pas d'organisation idéale en matière de sécurité. Entre conceptions centralisatrices et décentralisatrices, aucune d'entre elles ne s'impose naturellement. Si l'on veut opter pour l'un ou l'autre de ces modèles, il faut à mon sens privilégier une approche pragmatique des problématiques à résoudre. C'est la connaissance de la culture et des institutions helvétiques qui apporte la réponse. La centralisation postule la concentration des pouvoirs en mains d'une chaîne de commandement fortement hiérarchisée et connaissant peu la délégation. Certains grands Etats voisins ont opté pour ce mode de fonctionnement. L'avantage d'un tel système est que l'ensemble des forces d'intervention est engagé simultanément et rapidement par une seule instance. Le désavantage réside toutefois dans le fait que le pouvoir décisionnel est souvent trop éloigné du terrain et des besoins de ce dernier. Le commandement prend alors ses décisions sur la base de rap-

Der Föderalismus wird in unserem Land seit einiger Zeit in Frage gestellt. Manche sehen dieses System als zu überfordert an, um den Herausforderungen der modernen Gesellschaft gerecht zu werden. Im Bereich der Sicherheit, soll er ganz einfach nicht mehr in der Lage sein, die Evolution der Kriminalität zu bremsen. Für die Personen, die dies behaupten, ist es eine Illusion zu glauben, dass man mit einer Dezentralisierung der Einsatzkräfte gegen die Übertretungen kämpfen kann. Nur eine rigorose Zentralisierung der Mittel und der Kommandokette garantiert den Erfolg. Der Weg ist offen für die Kreierung einer Einheitspolizei auf Romandie- oder Bundesebene. Die Debatte zwischen den Zentralisierungs- und den Dezentralisierungsneigungen ist rekursiv. Sie steht bei schweren Ereignissen, bei denen die Führung immer wieder in Frage gestellt wird, im Vordergrund. Wie bei jeder menschlichen Aktivität, gibt es keine ideale Organisation der Sicherheit.

Keine zwingt sich natürlich auf. Wenn man sich für das eine oder andere Modell entscheiden will, muss man, meiner Meinung nach, eine pragmatische Vorgehensweise für die Auflösung der Probleme vorziehen. Die Kenntnisse der schweizerischen Kultur und Institutionen sind die Antwort auf diese Probleme. Die Zentralisierung ist ein Zusammenschluss der Kräfte einer Kommandokette, welche stark hierarchisiert wird und nur wenig Delegierung kennt. Manche grosse Nachbarsstaaten haben sich für dieses System entschieden. Der Vorteil ist, dass alle Einsatzkräfte zur gleichen Zeit und sehr schnell einsatzbereit sind. Der Nachteil ist jedoch die Tatsache, dass die Entscheidungsmacht zu entfernt von den Bedürfnissen ist. Das Kommando entscheidet nach erhaltenen Rapporten oder Informationen, die zuvor von verschiedenen Abteilungen gefiltert wurden. Das Risiko ist gross, dass eine schlechte Auswertung der Realität zu einem unangemessenen und unangepassten Einsatz führt.

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ports ou d'informations qui lui sont adressés et qui, au préalable, auront été filtrés par différents services. Le risque est grand qu'une mauvaise appréciation de la réalité conduise à une intervention disproportionnée ou inadaptée. La sécurité gérée de manière décentralisée est aux antipodes de cette conception. Proche du citoyen, elle implique que les forces de police vivent au sein de la population dont elles doivent assurer les préoccupations. C'est la réalité actuelle des polices cantonales et municipales de ce pays. Le défaut du système décentralisé réside toutefois dans sa difficulté à gérer des événements d'importance majeure comme le G 20 ou l'organisation de manifestations internationales de grande envergure. Les effectifs ordinaires de police ne suffisent en effet pas pour y faire face. Pour ma part, le choix entre approche centralisée ou décentralisée de la sécurité est fait. Incontestablement, la seconde est à privilégier. Elle seule garantit une véritable police de proximité. Elle seule garantit de disposer de forces de police à l'écoute du citoyen et connaissant les moindres recoins du territoire. Certes, certains doublons peuvent exister dans l'articulation des forces sur le plan romand. Mais qu'est-ce que ces inconvénients au vu du lien privilégié qui unit aujourd'hui le policier à ses concitoyens.

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Par ailleurs et depuis plusieurs années, les polices des différents cantons ont su développer des accords intercantonaux particulièrement efficaces qui génèrent des synergies importantes dans le domaine de l'instruction et de l'engagement.

Die Sicherheit, welche dezentralisiert verwaltet wird, ist das Gegenteil. Nahe an den Bürgern, beinhaltet sie, dass sich die Sicherheitskräfte innerhalb der Bevölkerung befinden. Das ist die aktuelle Realität der Kantons- und Gemeindepolizeien unseres Landes.

La conception actuelle décentralisée de la sécurité a fait ses preuves en Suisse. Même si la criminalité se durcit incontestablement, la situation reste sous contrôle en comparaison inter-cantonale.

Der Nachteil eines dezentralisierten Systems ist jedoch die Schwierigkeit schwere Ereignisse zu führen (zum Beispiel: G 20 oder internationale Ereignisse). Das Personal der Polizei ist effektiv nicht ausreichend um dies durchzuführen.

En conclusion, le fédéralisme a fait la force de notre pays. A l'avenir, il devra certes être pensé de façon dynamique mais son essence ne devra pas être remise en cause. Plutôt que de centraliser les forces de police de ce pays, il convient de renforcer leurs synergies et développer les collaborations avec les Etats voisins. Cette approche pragmatique est la seule qui correspond à notre culture sécuritaire et aux attentes de la population vis-à-vis des forces de l'ordre.

Christian Varone Le Commandant

Die Wahl zwischen einer zentralisierten oder dezentralisierten Vorgehensweise im Bereich der Sicherheit ist für mich selbstverständlich. Die zweite Variante ist zweifellos zu bevorzugen. Nur sie garantiert eine richtige Nahpolizei. Nur sie garantiert die Verfügbarkeit von Polizeikräften, welche den Bürgern zuhören und die kleinsten Verstecke des Gebietes kennen. Es existieren bei der Organisation der Einsatzkräfte sicherlich Unstimmigkeiten. Aber was ist das schon, wenn man die Verbindung, welche heute der Polizist mit der Bevölkerung hat, sieht. Die verschiedenen Kantonspolizeien haben in den letzten Jahren auch verschiedene interkantonale Vereinbarungen, welche sehr wirksam sind und wichtige Synergien im Bereich der Ausbildung und der Einsätze erzeugen, abgeschlossen.

Die aktuelle Dezentralisierung der Sicherheit hat sich in der Schweiz bewiesen. Auch wenn sich die Kriminalität verhärtet, bleibt die Situation im interkantonalen Vergleich unter Kontrolle. Der Föderalismus macht die Stärke unseres Landes aus, auch wenn er sich in Zukunft sicherlich weiterentwickeln muss, um den zukünftigen Herausforderungen gerecht zu werden. Bevor man die Polizeikräfte dieses Landes zentralisiert, muss man die Synergie verstärken und die Zusammenarbeit mit den Nachbarsstaaten entwickeln. Diese pragmatische Vorgehensweise ist die einzige, die unserer Sicherheitskultur und den Erwartungen der Bevölkerung entspricht.

Christian Varone Der Kommandant


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«Mon Dieu, qu’est-ce qu’il y a ?»

«Mein Gott, was ist denn los?» Editorial Vorwort

Lorsque je téléphone à ma tante du Levron, notamment pour un truc "tout bête" comme commander très innocemment une boucherie d'agneau (entre nous, de loin les meilleures merguez du Canton), la conversation débute ainsi : "Allô tante ? Salut, c'est Stève !" Et à elle de répondre de manière panique : "Mon Djieu, qu'est-ce qu'y a ?" En guise de question similaire baignée du même effroi, une Parisienne se serait exprimée en ces termes : "Oh non ! Je défaillis ! De quelle horrible nouvelle es-tu tenu de t'en faire le bien contraint messager ?" Eh oui, c'est ainsi ! Notre profession de policier habille complètement notre être; même au moment de commander des merguez ! Lorsque ma tante entend ma voix au bout du combiné, elle imagine immédiatement l'annonce d'un terrible accident dont ses enfants en auraient été les victimes. Lorsque mon cousin effectue la même démarche auprès de notre tante, pour elle c'est normalité des pulsations, absence de tachycardie, aucune convulsion. Tante ne se survolte pas, il est pourtant électricien…

Les lettres p . o . l . i . c . i . e . r connaissent un synonyme en chiffres : 24/24. Et franchement, cela nous déplaît-il ? Ce sentiment objectif de mise à contribution au profit de la veuve et de l'orphelin, à toutes heures, sous le soleil comme dans la nuit neigeuse, reste fort pour le policier valaisan. Le Citoyen nous appelle et nous répondons présents. Un événement a lieu, un SMS prioritaire est lancé sur nos Natels, en service, en vacances ou en congé, nous voilà mobilisés, au cœur de l'action, à disposition. Servir, ce verbe pour lequel nous avons postulé à la Police, ce verbe que nous aimons conjuguer au passé lorsque nous relatons nos histoires vécues, ce verbe que nous conjuguons au présent et au mieux avec notre vie familiale et que nous conjuguerons dans le futur avec honneur et fidélité.

Stève LEger

Wenn ich meine Tante aus Levron, für eine ganz banale Angelegenheit anrufe, um zum Beispiel eine Lammfleischbestellung aufzugeben (sie macht die besten Merguez im ganzen Kanton), beginnt das Gespräch ungefähr so: "Hallo Tante? Hier ist Stève!" Sie antwortet dann bereits in Panik: "Mein Gott, was ist denn nur geschehen?" Eine Frau aus Paris würde wahrscheinlich wie folgt antworten: "Oh, nein! Ich falle ihn Ohmacht! Welche schreckliche Nachricht zwingt dich mich anzurufen?"

Die Buchstaben P.O.L.I.Z.I.S.T kennen ein Zahlensynonym: 24/24. Gefällt uns das wirklich? Das Gefühl sich zu jeder Stunde, bei starkem Schneefall, bei Tag und Nacht zum Wohle von Witwen und Waisen einzusetzen ist für einen Walliser Polizisten wichtig. Die Bürgerinnen und Bürger rufen uns an und wir sind sofort zur Stelle. Es geschieht ein Ereignis, wir erhalten eine SMS und ob im Dienst, im Wochenfreitag, in den Ferien, wir begeben uns vor Ort und sind sofort inmitten des Geschehens.

Oh ja, es ist so! Unser Beruf bestimmt unser Sein komplett; auch wenn wir nur Merguez bestellen! Sobald mich meine Tante am anderen Ende der Leitung hört, stellt sie sich sofort vor, ein schrecklicher Unfall sei geschehen und ihre Kinder seien darin verwickelt.

Dienen! Für dieses Verb haben wir uns bei der Polizei beworben, konjugieren wir es in die Vergangenheit erzählen wir uns Geschichten, im Präsens steht es für unser Familienleben und im Futur steht es für Ehre und Treue.

Wird sie aber von meinem Vetter angerufen, bleibt ihr Puls ruhig, ihr Herz rast nicht und sie verkrampft sich nicht. Ihre Spannung bleibt konstant, obwohl er von Beruf Elektriker ist…

Stève LEger

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L'Indivis

a la trentaine ! 30 Jahre Autobahnstützpunkt

Indivis!

INDIVIS Interviews par / von Stève LEGER

Le 15 décembre 2011, le Centre autoroutier de l’Indivis/Charrat fêtait ses 30 ans d’existence. Tous les condiments nécessaires à la bonne humeur furent rassemblés : «bien du monde» issu de l’entretien comme de la Police, raclettes «en-veux-tu-en-voilà», évocations de souvenirs, du blanc, de franches rigolades, quelques cornichons d’ailleurs, des virgules valaisannes et des points d’exclamations ! Les «hommes orange» comme les «bleus» mélangèrent les couleurs de l’amitié en ce Centre Indivis situé à nulle part mais au centre de presque tout !

Der Autobahnstützpunkt Indivis in Charrat feierte am 15. Dezember 2011 sein 30-jähriges Jubiläum. Die Polizei und der Strassenunterhalt organisierten eine Feier. Gäste und ehemalige Mitarbeiter trafen sich an diesem Tag zu einem Raclette, stiessen mit einem Glas Wein an und erinnerten sich an die vergangenen Jahre. Anlässlich dieses Jubiläums unterhielten wir uns mit den bisherigen Stützpunktverantwortlichen:

La parole aux 3 chefs de l’aile Police qui se succédèrent durant toutes ces années :

Henri Thurre De quand à quand avezvous dirigé la partie police de l’Indivis ? Il faut préciser qu’à l’ouverture de l’autoroute du Valais, en décembre 1981, c’est un détachement dépendant du Brigadier Vital Monnet, chef de la brigade VII de circulation, à Sion, qui en avait la responsabilité et qui était géré sur place par le Sergent Otto Bridy. J’ai personnellement été nommé brigadier, chef de la police de l’autoroute, au 1er janvier 1983. Au 1er février 1988, cette brigade est devenue l’arrondissement de circulation du Bas-Valais.

Quelles étaient les missions durant les premières années de l’Indivis ?

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En premier lieu, c’était la surveillance 24/24 de l’autoroute et nous étions requis, notamment la nuit, pour toutes les interventions urgentes dans la plaine du Rhône entre StMaurice et Riddes. Au 1er février 1988, lors du passage de la brigade à l’arrondissement, les groupes de circulation des brigades territoriales de Martigny et St-Maurice ont été intégrés dans le service permanent de Charrat avec la mission de gérer tous les accidents avec blessés des deux brigades territoriales de Martigny et St-Maurice.

Wann waren Sie Chef des Autobahnstützpunktes Indivis?

Quelle était l’organisation des débuts ?

Welchen Auftrag hatten Sie damals zu erfüllen?

Avec un effectif, de 10/12 hommes ce n’était pas une sinécure et les premières an-

Wir hielten den 24 Stundendienst aufrecht. Sobald die Polizeiposten die Büros ab-

Als die Autobahn im Wallis 1981 eröffnet wurde, überwachte ein Detachement unter der Leitung von Wachtmeister Otto Bridy die Autobahn. Diese war Brigadier Vital Monnet, Chef der Brigade VII in Sitten unterstellt. Ich wurde dann am 1. Januar 1983 zum Brigadier und somit auch zum Chef der Autobahnpolizei ernannt. Diese Brigade wurde dann am 1. Februar 1988 zum Verkehrskreis Unterwallis restrukturiert.

schlossen, waren wir für die Interventionen im Talgrund zwischen St-Maurice und Riddes verantwortlich. Als die Brigade dann am 1. Februar 1988 zu einem Kreis reorganisiert wurde, gliederte man die Territorialbrigaden Martinach und St-Maurice dem permanenten


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nées nous devions nous livrer à une gymnastique continuelle pour assurer les services permanents. L’été, les agents de la prévention routière, qui étaient encore sous ma responsabilité, venaient nous renforcer. Les missions se sont sans cesse développées. A la création de l’arrondissement de circulation, la brigade de l’autoroute a été scindée entre une section autoroute et une autre «routes cantonales» avec un responsable, sergent puis sergent-major, à leur tête.

l’ignore, plus les services sont exigeants plus le rire doit servir de soupape !

Dienst des Indivis an. Dieser hatte dann die Aufgabe sämtliche Unfälle mit Verletzten

Welche Erinnerungen an diese Zeit sind Ihnen geblieben?

Le plus beau souvenir qui vous reste de l’Indivis ? Il y en a beaucoup et il est difficile de les trier, surtout qu’ils sont plus nombreux que les mauvais ! J’en citerai néanmoins trois : La solidarité dont nous devions faire preuve pour tenir les services; le Noël des familles avec l’âne du collègue Dominique Carruzzo et l’entrée dans le centre de l’Indivis en septembre 1983. S’agissant des anecdotes il y en a une quantité car, personne ne

wurde der Verkehrskreis Unterwallis gegründet. In diesem Kreis waren jeweils eine Einheit für die Autobahn und eine andere für die Kantonsstrasse zuständig. Die Einheiten wurden zuerst von einem Wachtmeister und später von einem Feldweibel geleitet.

Durant le premier hiver, ce fut les visites régulières des rats du Canal du Syndicat qui venaient dans nos baraquements de bois manger nos manteaux de cuir alors qu’avec bonnet de fourrure, manteau et « Moon Boot » nous tapions les rapport à la machine à écrire.

aufzunehmen.

Wie war Ihr Dienst organisiert? Mit maximal 12 Agenten galt es während 24 Stunden die Einsatzbereitschaft zu sichern. Im Sommer erhielten wir jeweils Verstärkung von den Agenten der Verkehrserziehung. Als dann die uns zugeteilten Aufgaben jedes Jahr zunahmen,

Ich habe viele schönen Erinnerungen an diese Zeit! Drei sind mir besonders in Erinnerung geblieben: Da wäre einmal die Solidarität, dann die familiäre Weihnachtsfeier mit dem Esel unseres Kollegen Dominique Carruzo und nicht zu vergessen der Bezug der Büros im Jahr 1983. Während dem ersten Winter erhielten wir Besuch von den angrenzenden Kanalratten. Diese nagten an unseren Ledermänteln, Pelzmützen, Mänteln und Stiefeln.

Patrice Michellod faire face à l’évolution pas nécessairement positive de la société. La mise en place de ce nouveau dispositif, avec des missions nouvelles, du personnel jeune et motivé pas forcément aguerri à ce genre de tâche avec une foultitude d’adaptations et de dispositions, et un mixage pas toujours évident entre la «circulation et les missions quotidiennes Police» furent des moments intenses d’investissements au quotidien.

De quand à quand avez-vous dirigé la partie Police de l'Indivis ? Dès la mise en œuvre de la restructuration de la Police en 1996 jusqu’au 31 décembre 1999, j’ai dirigé l’Unité mobile sise en ces locaux de l’Indivis. Cette restructuration a été une nouvelle ère pour la Police cantonale. En effet, mettre en place un service permanent pour toutes les interventions relevait assurément de l’audace pour

Une satisfaction particulière ? L’information, l’écoute et la motivation du personnel ont eu pour effet que tous les agents de feu la brigade VI (St-Maurice, celle que je dirigeais en l’occurrence) ont été volontaires pour me suivre spontanément dans cette nouvelle aventure à l’Indivis. Aujourd’hui, a posteriori, je leur dois encore toute ma gratitude.

Wann übernahmen Sie die Führung des Autobahnstützpunktes? Bei der Umstrukturierung der Polizei im Jahr 1996 wurde ich zum Chef der mobilen Einheit ernannt. Diese Einheit war dem Autobahnstützpunkt zugeteilt und somit war ich auch für das Indivis verantwortlich. Die Leitung gab ich dann am 31. Dezember 1999 an meinen Nachfolger ab. Die Restrukturierung war eine neue Äara für die Kantonspolizei. Ab diesem Zeitpunkt waren wir für jegliche Erstinterventionen verantwortlich. Die Reorganisation war für die künftige Polizeiarbeit absolut notwendig, im sozialen Bereich machten wir aber einen Rückschritt.

Die Einführung dieses neuen Systems, die vielen neuen Aufgaben und die vielen Anpassungen waren für alle Kader und Mitarbeiter in der ersten Zeit sehr anstrengend.

Was ist Ihnen von dieser Zeit in Erinnerung geblieben? Die Kommunikation und die Motivation der Mitarbeiter trugen viel dazu bei, dass die Agenten der Brigade 6 (St-Maurice, welche ich zuvor führte) mir spontan in das Abenteuer Indivis folgten. Dafür zolle ich ihnen heute noch meinen Respekt.

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Un grand bravo aux 120 aspirants de l'Académie de police qui ont produit un superbe effort lors du Solid'Air 2012. Une manifestation qui vise à réunir des fonds pour lutter contre la mucoviscidose. L'engagement de l'Académie de police a été particulièrement apprécié de la population.

Ein grosses Bravo an die 120 teilnehmenden Aspiranten der Polizeiakademie für ihre hervorragende Leistung am die diesjährigen Solid’Air 2012. Eine Veranstaltung, die für die Stiftung Cystische Fybrose Geld sammelt. Die Teilnahme der Polizeiakademie wurde von den Zuschauern geschätzt.

Quelles sont vos impressions/sentiments après avoir participé à la course de relais par équipe «Solid’Air» afin de lutter contre la mucoviscidose ?

adaptés mis à disposition (sourire). Pour l’image que l’on représente, c’est tout à fait positif et participer à ce genre de manifestation fait partie de l’esprit de notre métier, de notre vocation.

Wie sind Ihre Eindrücke/Gefühle nach der Teilnahme am Rennen im Kampf gegen die CystischeFibrose?

Bénédicte Udry C’était une grande expérience.

Lors de cette épreuve, avez-vous ressenti un élan de solidarité particulier de la part des aspirants ?

Das war eine grossartige Erfahrung.

J’ai eu l’impression d’être utile et la solidarité ce jour là était très belle à voir. Il y a eu une grande cohésion au sein de l’Académie de police et entre les aspirants. J’étais contente de voir que le public nous soutenait avec beaucoup d’empathie. Je garde un excellent souvenir, c’était une journée très forte en émotion.

Selon vous, la participation de l’école de police de Savatan pour une telle épreuve doit-elle être reconduite ? Si oui, pour quelles raisons ? Simon Lanzrein Je pense que oui, la participation de l’école de police est à renouveler, que ce soit pour cette manifestation ou une autre, avec peut-être des moyens plus

Pascal Stockbürger Oui, les vélos qui ont été mis à notre disposition n’ont pas tenu sur la longueur de l’événement. Nous avons donc rassemblé nos forces pour permettre à ces cycles de fonctionner plus ou moins correctement. Certains coureurs ont même voulu nous prêter leurs vélos mais nous ne pouvions accepter. Les gens nous ont témoigné énormément de respect et ils ont été impressionnés par notre vitesse lors de la descente. Suite à la chute d’un coureur, trois aspirants (Schaller Bertrand, Darni Sébastien et Sinopoli Ludovic) se sont arrêtés pour lui porter secours. L’image était très belle et je pense que nous aurions tous agi de la même façon !

Bénédicte Udry Ich kam mir besonders nützlich vor und man spürte die Solidarität. Der Zusammenhalt der Aspiranten der Polizeiakademie war gross. Man merkte die grosse Empathie der Zuschauer. Der Tag war voller Emotionen und bleibt unvergessen.

Denken Sie, dass eine solche Teilnahme bei einem erneuten Anlass wieder stattfinden sollte. Wenn ja, aus welchem Grund? Simon Lanzrein Ich denke ja, aber mit anderen Mitteln (lacht). Die Teilnahme ist wichtig für unser Image und ist ein Teil unserer Aufgabe in der Gesellschaft.

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Ja, d sam aus einse ger wollt stelle Die spek digke

Drei Séba brac ten T setzt


rten sie während diesem Andie Solidarität der Aspiranten?

cal Stockbürger

die Fahrräder hielten nicht das gemte Rennen durch. Wir mussten diesem Grund all unsere Kräfte etzen damit sie mehr oder wenifunktionierten. Einige Teilnehmer ten uns ihre Velos zur Verfügung en, wir lehnten jedoch dankend ab. Zuschauer zollten uns grossen Rekt und waren von unserer Geschwineit in den Abfahrten begeistert.

Aspiranten (Schaller Bertrand, Darni astien und Sinopoli Ludovic) unterchen das Rennen um einem gestürzTeilnehmer erste Hilfe zu leisten. Sie ten damit ein starkes Zeichen!

Photo / Foto : © Victorien TSCHOPP


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Rodolphe Thurre

chef Unité Mobile Ar III / Chef Mobile Einheit KR III Depuis quand, dirigez-vous la partie Police de l’Indivis ? Depuis le 1er de l’An 2000, date à laquelle j’ai fait mon retour à l’Indivis, après une dizaine d’années d’expatriation dans le Valais central.

Pour vous, quelle est la définition de l’Indivis ? La définition de l’Indivis ? Ce que doit être la Police: «INDIVISIBLE». La signification du terme «indivis» : se dit d’un bien dont la propriété est juridiquement détenue par plusieurs personnes sans qu’il ait été divisé matériellement ou simplement «sans être divisé». On a donné ce nom à ce secteur du fait que de nombreuses communes s’y entrecroisent, Fully, Charrat, Martigny et même à l’époque la commune de Martigny-Bourg, comme le confirme une borne en pierre sise dans un champs en face du Centre, à proximité de la route de débord venant des Grandes-Maraîches et qu’elles se partagent la région sans avoir pu vraiment bien en définir les limites.

Le plus beau souvenir qui vous restera de l’Indivis quand l’heure de la retraite sonnera ? Vraiment difficile d’y répondre. En effet, de décembre 1981, date de l’ouverture de l’autoroute en Valais et de la création du Détachement Autoroute, puis de la Brigade Autoroute, puis de l’Arrondissement III de circulation et enfin de l’Unité mobile, des cabanons de chantier à l’actuel Centre, que de souvenirs et beaucoup de bons. Je pourrais en écrire un livre. Tiens, à ce propos et puisque tu parles de retraite, pourquoi pas ? Les repas des douze heures, qui ne devaient plus être «gastronomiques» selon une directives émises à la suite d’une

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plantureuse agape, dont certains doivent encore probablement digérer, la sévérité toute relative, restent pour moi des bons moments de convivialité, durant lesquels de collègues on devenait camarades, voire amis, et qui nous servaient de séances de débriefing des plus efficaces. Mais mon plus beau souvenir est certainement le fait d’avoir pu découvrir, côtoyer et apprécier de nombreux collègues, venant de tout le Canton, l’Indivis ayant été un passage très fréquenté. Un souvenir marquant : décembre 1981, présentation dans une halle en bois du «Détachement Autoroute» aux téléphonistes et ouvriers du Service d’entretien, avec un «Alignez, Gardeà-vous!» de derrière les fagots, devant… les sacs de sel, commandé par le cap Gérard Bornet. Les anciens ouvriers en tremblent encore!

Une anecdote ? Question anecdotes, oh la la ! il y en a aussi, autant que de souvenirs. De celles que l’on peut dévoiler à tous, en petit comité ou que l’on garde secrètement… pour l’instant. Une peut-être qui reflète l’évolution de notre arrivée à l’Indivis à aujourd’hui et qui devrait presque être classée dans la catégorie 3, mais tant pis : nous étions donc en décembre 81 dans les cabanons de chantiers en service de nuit, prêts à intervenir, à deux, avec toute l’efficacité voulue. En attendant, nous nous occupions… à notre formation continue et celle du téléphoniste, avec cœur, pour mettre tous les atouts de notre côté et ne pas rester sur le carreau. La nuit était calme, comme souvent à l’époque et même feutrée. A un moment donné, on a su pourquoi : 30 cm de neige recouvraient notre véhicule de service. Il est vrai qu’en ces temps-là, il neigeait «rapidement abondamment». Branle-bas de combat, appel au piquet du SE qui habitait La

Seit wann leiten Sie die Polizei auf dem Autobahnstützpunkt Indivis? Ich übernahm die Führung im Jahr 2000 als ich aus dem Mittwallis nach Charrat zurückkehrte.

Wie definieren Sie das Indivis? Die Definition des Indivis? So wie die Polizei sein muss: «UNTRENNBAR». Die Bedeutung des Wortes «Indivis»: bezieht sich auf die Wort Eigentum, dieses kann mehrere Besitzer haben ohne dass man es materiell trennen kann. Wir haben diesem Sektor diesen Namen gegeben, weil sich hier mehrere Gemeinden überschneiden, namentlich Fully, Charrat, Martinach und ehemals die Gemeinde Martigny-Bourg.

Wenn Sie in Pension gehen, welche Erinnerungen an das Indivis werden Ihnen bleiben? Die Eröffnung der Autobahn im Jahr 1981, die Gründung des Detachementes Autobahn, die Brigade Autobahn, der Verkehrskreis III und schlussendlich die mobile Einheit. Ich könnte ein Buch darüber schreiben. Nach einem ausschweifenden Festmahl während einem zwölf Stundendienst erliess man Weisungen, dass die Mittagessen nicht zu «gastronomisch» ausfallen sollten. Einige der Betroffenen haben daran noch heute zu verdauen. Trotz aller Strenge überwiegen die schönen freundschaftlichen Momente. Aus Arbeitskollegen wurden Freunde und wir durften viele Kollegen aus dem ganzen Kanton bei uns begrüssen. Besonders in Erinnerung geblieben ist mir, wie uns Hptm Gérald Bornet im Dezember 1981 vor den Holzbaracken in die Achtungsstellung komman-

diert hat. Die damaligen Bauarbeiter zittern wahrscheinlich noch heute.

Erzählen Sie uns eine Anekdote? Nach so vielen Erinnerungen noch eine Anekdote? Der harte «Kern» des Indivis kennt natürlich noch einige Gegebenheiten, diese halten wir aber «noch» geheim. Ich kann aber eine erzählen, welche die Entwicklung der Autobahn zeigt: 1981, in einer kalten Winternacht, sassen wir gemeinsam mit dem Telefonisten in einer dieser Holzbaracken und warteten auf unseren Einsatz. Es war recht ruhig, was zu dieser Zeit nichts Ungewöhnliches war. Plötzlich wussten wir warum, unser Dienstwagen war von 30cm Schnee bedeckt. Wir informierten den Pikettdienst des Strassenunterhaltes um die Strassen zu räumen. Anschliessend begleiteten wir den Schneepflug auf seiner Fahrt. Die Autobahn war eine richtige Märchenlandschaft. Keine einzige Fahrzeugspur war zu sehen. Eine persönliche Genuugtung für mich ist die Tatsache, dass ich mein Büro vergrössern durfte. Meine Vorgänger sass in einem Aquarium. Abschliessend darf ich sagen: 30 Jahre Indivis, 20 durfte ich selber mitbestimmen, würde


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Garde et en route pour le déblaiement. Oui, on accompagnait les chasse-neige. Et là, féerique. Une autoroute recouverte d’un blanc manteau, immaculé, sans aucune trace de véhicules. Une autre époque, je te dis. En boutade, une petite satisfaction per-

sonnelle : avoir pu agrandir mon bureau, alors que mes prédécesseurs n’avaient pu le faire et durent se contenter de leur «aquarium». En conclusion : 30 ans de l’Indivis, dont plus de 20 pour moi, un bail comme on le dit et à la question : s’il fallait le refaire ? Ma réponse : je signe où ?

mich heute jemand fragen ob ich das noch einmal machen würde, ich unterschriebe sofort.

Yves BOCHATAY

chef de l'ar III GEND / Kreischef Arr II GEND L'AVENIR :

Le rôle du Centre de l'Indivis au XXIème siècle. Le Centre de l'Indivis représente, pour les forces de gendarmerie du Bas-Valais, la plaque tournante en matière de première intervention 24 heures sur 24 heures. De par sa situation géographique et surtout de par sa position stratégique en bordure de l'Autoroute du Rhône, ce Centre fonctionne comme base de départ de la grande majorité des interventions de police pour l'arrondissement III. Présenté comme très moderne lors de son ouverture, ce centre n'a, en apparence, que peu vieilli. Cependant, au fil du temps, nos forces et celles de la sct circulation, s'y retrouvent un peu à l'étroit, notamment en ce qui concerne le stationnement des véhicules de service. Je ne peux qu'espérer que l'OFROU et le DTEE prennent en considération nos besoins dans les rénovations futures qui s'annoncent. Je souhaite en tous

cas vivement que la cohabitation avec le Service de l'entretien perdure dans l'avenir. En effet, cette proximité crée, sans aucun doute, des synergies indispensables, non seulement lors d'interventions sur l'autoroute mais, comme nous avons pu le constater dernièrement, également lors de la mise en place de nos dispositifs de recherche alarme. Je suis persuadé que sans cette proximité et ces contacts journaliers, cette excellente collaboration serait moins évidente. En conclusion, l'Indivis est un outil de travail du XXème siècle, performant au XXIème et au service de femmes et d'hommes toujours aussi motivés et professionnels que leurs prédécesseurs du début des années huitante. Qu'il en soit ainsi encore pour de nombreuses années.

DIE ZUKUNFT:

Die Rolle des Indivs im XXIème Jahrhundert. Das Indivis in Charrat ist für die Gendarmerie Unterwallis eine wichtige Drehscheibe. Die meisten Erstinterventionen der Gendarmerie Kreis III beginnen hier. Dies aufgrund der geografischen Lage, der strategischen Position und den rund um die Uhr im Einsatz stehenden Agenten. Als das Zentrum eröffnet wurde, erhielten wir eine moderne Infrastruktur. Diese entspricht noch heute dem benötigten Standart. Einzig die Einstellhalle für die Fahrzeuge ist zu klein. Ich hoffe aber, dass das ASTRA und das Departement für Strassenunterhalt die künftigen Anpassungen weiterhin vornehmen werden. Es wird auch künftig wichtig sein, die bestehenden Synergien der Partner in diesem Zentrum nutzen zu können. Ich bin mir

sicher, dass diese Nähe und der tägliche Kontakt für die Zusammenarbeit sehr wichtig ist. Das Indivis war ein wichtiges Arbeitsmittel des XX Jahrhunderts und wird es auch im XXI Jahrhundert sein.

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ST-Maurice Nouveaux locaux

de la police cantonale et du service de la Circulation routière et de la navigation

Neues Verwaltungsgebäude

der Kantonspolizei und der Dienststelle für Strassenverkehr und Schifffahrt

CCTL St-Maurice Par / Von Gaëtan LATHION

C’est le 10 mars 2010 que les premiers coups de pelles ont été donnés dans la région de St-Maurice, à proximité de l’entrée d’autoroute. Aujourd’hui, un bâtiment fonctionnel abritant la Base territoriale de St-Maurice et le Centre de Compétence du Trafic Lourd (CCTL) de la Police cantonale ainsi que le SCN a vu le jour. Les missions principales du CCTL consistent essentiellement à contrôler le trafic lourd, l’état technique des camions, des trains-routiers et des cars ainsi que de la RPLP (Redevance Poids-lourds Liée

aux Prestations). Ce nouveau centre est du reste équipé d’un appareil servant à scanner les poids-lourds et permettant de mesurer en un rien de temps la longueur, la hauteur et la largeur du véhicule. Les don-

Am 10. März 2010 erfolgte in St-Maurice der Spatenstich für das neue Kompetenzzentrum für Schwerverkehr (CCTL). In diesem Verwaltungsgebäude werden in Zukunft die Territorialbasis St-Maurice, die Gruppe CCTL der Kantonspolizei und die Automobilkontrolle untergebracht sein. Die Hauptaufgaben Gruppe CCTL der Kantonspolizei Wallis besteht darin, den technischen Zustand der Fahrzeuge und die leistungsabhängige Schwerverkehrsabgabe (LSVA) zu prüfen. Das neue Zentrum, welches mit einem modernen Scanner ausgerüstet ist, erlaubt es in kurzer Zeit die Länge, die Höhe und die Breite der Fahrzeuge zu messen. Die erfassten Daten werden dann auf einem Bildschirm dreidimensional wiedergegeben und zeigen Abweichungen zur erlaubten Norm direkt auf. Dieses System trägt den Namen «Profiler». Um den Verkehr aus der Ferne lenken zu können, wurden auf der Autobahn zusätzliche Signaltafeln angebracht. Mit diesem Verkehrsleitsystem können die Fahrzeuge zur technischen Kontrolle und bei heftigen Schneefällen bis zum Zentrum nach St-Maurice geführt werden. Das Zentrum bietet einen Stauraum für etwa hundert Lastwagen oder

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Sattelschlepper. Wachtmeister Jean-Baptiste MAY schildert uns seine ersten Eindrücke vom Kompetenzzentrum wie folgt: «Es ist ein hoch technologisches Werkzeug, dass den heutigen Anforderungen in jeder Hinsicht entspricht um die Sicherheit im internationalen Verkehr zu gewährleisten. Das Signalisationssystem ist der letzte Schrei und erlaubt es uns den Schwerverkehr aus der Ferne zu lenken. Bei der Schliessung des Grossen Sankt-Bernhard können wir die Lastwagen in den Stauraum oder zur Kontrolle der Arbeits- und Ruhezeitverordnung (ARV) im Zentrum in St-Maurice einweisen». Etwa 90% der Lastwagenkontrollen erfolgen bereits sobald ein Lastwagen in unseren Kanton einfährt. Die restlichen Kontrollen werden auf der Achse des Grossen SanktBernhard, dem Simplon und in den Seitentälern durchgeführt.


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nées recueillies sont ensuite reportées en 3D sur un écran et les anomalies éventuelles sont ainsi mises en évidence. Ce système a été baptisé : «Profiler». Toujours en termes de nouveautés, des panneaux signalétiques ont été apposés sur les chaussées de l’autoroute du Rhône. Le but étant de pouvoir dévier le trafic lourd pour effectuer des contrôles techniques ou, lors d’importantes chutes de neige, de guider les camions jusqu’à St-Maurice. La place peut accueillir jusqu’à cent poids-lourds ou semi-remorques. Interrogé sur ses premières impressions à la tête du CCTL, le sergent Jean-Baptiste MAY raconte : «C’est vraiment un outil à la pointe de la technologie, répondant à nos besoins spécifiques et permettant de garantir la sécurité du trafic lourd international, plus précisément celui concernant le transit nord-sud. Nous possédons également une signalisation dernier cri pour la déviation des camions depuis l’autoroute, notamment lors de la fermeture de l’axe du Grand-Saint-Bernard durant la saison hivernale ou lors de nos différents contrôles OTR (n.d.l.r Ordonnance sur la durée du Travail et du Repos des conducteurs professionnels de véhicules automobiles) sur le site de St-Maurice.» Ce ne sont pas moins de 90 % des contrôles poids-lourds qui doivent s’effectuer à l’entrée

de notre canton, le solde s’opérant sur les axes du Grand-StBernard et du Simplon, sans oublier pour autant les vallées latérales. Le Service de la Circulation routière et de la Navigation a également fait peau neuve et occupe une grande partie de l’ouvrage, avec des guichets dernier cri et un accueil au public spacieux et confortable. On y découvre 3 pistes d’essai pour les expertises dont une, dite lourde, pour les poidslourds et les cars. Cette dernière est également utilisée par les agents du CCTL pour le contrôle des freins des trains routiers. Le Service de la circulation routière et de la navigation peut compter sur 8 experts qui, en moyenne, contrôlent près de 150 véhicules par jour. Paul CHARBONNET, responsable du service de la circulation routière et de la navigation de StMaurice est très enthousiaste : «On est vraiment content de cet ouvrage, tant du point de vue administratif que technique et environnemental. La clientèle et les collaborateurs sont très satisfaits. La collaboration avec le groupe «CCTL» de la Police cantonale se passe à merveille.» La place nécessaire pour les courses d’essai des véhicules est vaste et permet de réaliser toutes sortes de tests pour les expertises, comme par exemple celui du frein à main dans une pente.

Die Dienststelle für Strassenverkehr und Schifffahrt betreibt im Gebäude einen Schalterraum. Auf insgesamt drei Pisten werden die Fahrzeugkontrollen durchgeführt. Eine davon ist speziell für den Schwerverkehr konstruiert worden. Diese wird von den Agenten des CCTL für die Bremskontrolle der Sattelzüge genutzt. Die Automobilkontrolle beschäftigt in St-Maurice acht Experten, welche pro Tag etwa 150 Personenwagen prüfen. Paul CHARBONNET, verantwortlich der Automobil-

kontrolle St-Maurice erklärt: «Kunden und Mitarbeiter sind sehr zufrieden mit der neuen Infrastruktur, sei dies im Bereich Verwaltung oder technische Kontrolle. Die enge Zusammenarbeit mit der Gruppe «CCTL» der Kantonspolizei funktioniert ausgezeichnet.» Der grosszügig bemessene Platz um das Zentrum herum, erlaubt es den Experten jegliche Art von Tests an den Fahrzeugen durchzuführen, wie zum Beispiel Prüfung der Handbremse in einem Hang.

Quelques dates et chiffres : Commencement des travaux : Financement par le canton VS : Financement par l’OFROU : Prix total de l’ouvrage : Ouverture du SCN : Ouverture officielle du CCTL : Ouverture BTB de St-Maurice : Inauguration des locaux :

10.3.2010 CHF 13’500’000.CHF 19’000’000.CHF 32’500’000.02.01.2012 01.02.2012 07.02.2012 03.04.2012 à 10:00

Wichtige Daten und Kennzahlen : Beginn der Arbeiten: Finanzierung durch den Kanton: Finanzierung durch das ASTRA: Kosten der Infrastruktur: Eröffnung der DSUS: Offizielle Eröffnung CCTL: Eröffnung TBB St-Maurice: Einweihung des Gebäudes:

10.03.2010 CHF 13’500’000.CHF 19’000’000.CHF 32’500’000.02.01.2012 01.02.2012 07.02.2012 03.04.2012 um 10:00

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Détachement valaisan en Walliser Detachement in

Dordogne

(Saint-Astier)

Saint-Astier Par / Von Stève LEGER

Pour la 1ère fois de son histoire, le Groupement romand du maintien de l’ordre composé des Polices cantonales romandes et du Tessin ainsi que de la Police municipale lausannoise a gagné la Dordogne/France sous forme d’un détachement de 150 hommes. Le convoi de véhicules de police qui a quasi traversé la France d’est en ouest impressionnait tant par son nombre que par sa diversité.

Zum ersten Mal seit seiner Gründung absolvierte der Ordnungsdienst der Westschweizer Kantone und des Tessin mit einer 150 Mann starken Truppe in Dordogne/Frankreich eine Weiterbildung. Der Polizeikonvoi durchquerte Frankreich von Osten nach Westen und war von der Vielfalt des Landes beeindruckt.

soutenu et ceci en collaboration avec les collègues confédérés comme avec nos amis français. En effet, 4 escadrons de gendarmerie mobile effectuaient leur stage périodique, 300 hommes, dont certains revenaient de missions à l'étranger, notamment en Afghanistan, à Mayotte ainsi qu'en Côte d'Ivoire !

Zehn  Walliser Polizisten nahmen daran teil: Mayoraz YvesAntoine, Léger Stève, Wuilloud Michaël, Saillen Grégoire, Farquet Raphaël, Jacquier Florian, Borgeaud David, Kuonen Pascal, Hofmann Léonard und Kulmer Nicolas.

Dix Valaisans en étaient : Mayoraz Yves-Antoine, Léger Stève, Wuilloud Michaël, Saillen Grégoire, Farquet Raphaël, Jacquier Florian, Borgeaud David, Kuonen Pascal, Hofmann Léonard et Kulmer Nicolas. Du 13 au 18 novembre 2011, la formation continue sur les immenses places de travail du Centre national d'entraînement des forces de Gendarmerie a connu un rythme

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Les Confédérés arrivés sur place étaient rapidement "dispatchés" dans les différentes

Die Weiterbildung fand vom 13. bis 18. November 2011 im Nationalen Trainingszentrum der Gendarmerie statt. Das gemeinsame Training mit unseren Berufskollegen aus der


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sections suisses. Ainsi donc, un section peut être dirigée par un Valaisan (au hasard) pouvant compter sur un remplaçant fribourgeois, avec des grenadiers genevois, vaudois, neuchâtelois, jurassien, lausannois, voire tessinois ! On imagine les richesses vécues jours et nuits au sein des ces formations, tant au niveau humain qu’au niveau de l’échange d’informations diverses. Et voici qu’un Valaisan invitera in fine un Fribourgeois

à assister aux vendanges et ce Fribourgeois conviera ce policier-vigneron à la Bénichon ! Du parcours de cohésion à l’exercice de nuit, de la cantine quasi-gastronomique au lever des couleurs, Saint-Astier densifie assurément votre vie.

Schweiz und Frankreich war eine Bereicherung für alle. Vier Staffeln der mobilen Gendarmerie mit insgesamt 300 Mann absolvierten die Ausbildung. Einige der Teilnehmer standen bereits in Afghanistan, Mayotte sowie der Elfenbeinküste im Einsatz! Die Eidgenossen verteilte man nach ihrem Eintreffen in die verschiedenen Schweizer Abteilungen. Eine dieser Sektionen wurde von einem Walliser kommandiert (reiner Zufall), dieser konnte auf seinen Freiburger Stellvertreter zählen und Grenadiere aus Genf, Waadt, Neuenburg, Jura, Lausanne und dem Tes-

sin! Während dem Aufenthalt in Frankreich konnte man sich unter einander intensiv austauschen, sei es in beruflicher oder menschlicher Hinsicht. Und wie es so kommt, lud der Walliser den Fribourger schlussendlich zur Weinernte ins Wallis ein und der Freiburger im Gegenzug den Walliser zur Bénichon (bekannte Fribourger Chilbi) in seinen Kanton! Seien es die nächtlichen Übungen oder die fast gastronomische Küche, St-Astier war eine wichtige Erfahrung für alle Teilnehmer.

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Assermentation et remise des brevets 2012 Vereidigung und Übergabe der Fähigkeitsausweise 2012

Assermentation

Vereidigung

Le vendredi 2 mars 2012, 21 nouveaux gendarmes ont juré "Honneur et Fidélité" devant la Conseillère d'Etat, Mme Esther Waeber-Kalbermatten et notre Commandant Christian Varone.

In Anwesenheit der Departementsvorsteherin, Frau Staatsrätin Esther Waeber-Kalbermatten und dem Kommandanten der Kantonspolizei, Herrn Christian Varone, legten am Freitag, 2. März 2012, 21 neue Agenten ihren Eid ab.

Ces policiers et policières ont prêté serment en présence de leurs proches et de nombreux représentants des autorités politiques, judiciaires et civiles du canton du Valais. Certains rejoindront les rangs de la Police cantonale et d'autres ceux des polices municipales valaisannes.

Cérémonie de la remise des brevets Le vendredi 4 mai 2012, 120 policiers de la volée 2011/2012 ont reçu le brevet fédéral de policier. 12 d’entre eux ont débuté leurs activités au sein de la Police cantonale valaisanne.

Die Feier fand in der Kirche St-Guérin in Sitten statt und wurde von der Polizeimusik und dem Ehrendetachement der Kantonspolizei Wallis umrahmt. Zahlreiche Gäste aus Politik, Wirtschaft und Armee wohnten der Feier bei.

Übergabe der Fähigkeitsausweise Am Freitag, 4. Mai 2012 erhielten die 120 Polizisten der Schule 2011/2012 den Fähigkeitsausweis. Darunter befanden sich 12 Polizisten der Kantonspolizei Wallis.

Agents de la Police cantonale valaisanne : Amacker Joel, Beytrison Michael, Da Moura Patrick, Delalay Thomas, Dupont Patrick, Follonier Jérôme, Grünwald Annick-Sarah, Lauber Christian, Schmutz Sarah Isabelle, Steffen Philipp, Taramarcaz Vincent, Varone Lionel.

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Académie de police Polizei-Akademie

Prolongation du partenariat signée Partnerschaft verlängert Les cantons du Valais, de Vaud et le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) ont signé un amendement prolongeant leur partenariat dans le cadre de l’Académie de police de Savatan. Le partenariat est prolongé dans sa forme actuelle jusqu’en 2019. Il sera relayé par la formation d’un statut juridique propre pour l’Académie de Police.

Die Kantone Wallis, Waadt und das Eidgenössische Departement für Verteidigung, Bevölkerungsschutz und Sport (VBS) haben den geänderten Vertrag zur Verlängerung der Zusammenarbeit im Rahmen der Polizei-Akademie Savatan unterzeichnet. Die Partnerschaft wird in ihrer heutigen Form bis spätestens Ende 2019 verlängert, bis zur Einführung eines eigenen Rechtsstatus für die Polizei-Akademie.

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Journal Police No 42 Eté 2012