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N° 102 | FÉVRIER 2014 www.agglo-montbeliard.fr

P. 06 Agglomération

Une volonté COMMUNES

PUISSANCE 29 L’ A C T UA L I T É

ÉVÉNEMENT

Le Moloco devient SMAC p. 03

D U

P AY S

CAMPUS

Les filières ouvrent leur portes p. 17

D E

M O NT B É L I ARD ENTRACTE

Un projet musical Venezuelo-montbéliardais p. 24


sommaire 03 Événement

Le Moloco obtient un label national

04-05 Repères 06-11 DOSSIER

©©Simon Daval

Agglomération : Une volonté « communes »

12-13 Services

Un nouveau service 1dispensable L’actualité du projet Cadencité

14-15 En images

ÉDITO

16 Économie

Contirep, modèle de développement

17 -Campus

L’université ouvre ses portes

18-19 Éco-agglo

Plan climat : l’affaire de tous – acte II

20 Tribunes 21 Portrait

Nathalie Claudel : restauratrice labellisée qualité tourisme

22-23 Rendez-vous

Une nouvelle exposition pour la réouverture de la Damassine Concert des Gospelsingers Rendez-vous du patrimoine gourmand Salon des sports mécaniques

24 Entracte

Orchestre d’enfants : Venezuela - Pays de Montbéliard, l’accord parfait

25 Coulisses

Centre de tri de la Charmotte : où vont nos déchets ?

26 Ensemble

Cézam FRACAS

27 Reflets

Mathilde Laigle, une Vandoncourtoise chez l’oncle Sam

À quelques semaines des échéances municipales, Puissance 29 revient dans son dossier (à partir de la page 6) sur le lien qui unit les 29 communes de l’agglomération et la structure intercommunale qu’elles ont décidé de former ensemble. Equipements, projets lourds, regroupement des moyens, voilà ce que permet la coopération intercommunale, qui débouche sur des actions ou des services que les communes n’auraient pas pu faire seules. Cette idée qu’il faut s’allier et faire ensemble pour faire mieux est également contenue dans le Plan Climat territorial de l’agglomération. La baisse des émissions de gaz à effet de serre passe par la mobilisation de chacun, y compris des entreprises (p.18 et 19). A propos d’entreprise, connaissez-vous Contirep et sa réussite notable (p.16) ? D’une certaine manière, la collaboration, l’unisson, c’est aussi le fil rouge de l’action de l’association FRACAS (p.26), de la création d’un orchestre d’enfants avec le Venezuela (p.24) ou bien de la formation de gospel dont il est question en page 22. A côté du projet Cadencité (p.13) dont les premiers travaux commencent, le service public s’enrichit d’une nouvelle structure d’aide à la personne, 1dispensable service (p.12). Puissance 29 vous fait vivre une visite inédite du centre de tri à travers les yeux d’une bouteille de plastique (p.25). Les universités ouvrent leurs portes le temps d’une journée (p.17) et, c’est l’événement (p.3), le Moloco obtient un label national décisif pour son développement. Du côté des labels, la Morillade à Valentigney est le douzième restaurant à être labellisé qualité tourisme (p.21). Et puisqu’on en est à la table, prenez connaissance du projet passionnant organisé par le CFA (p.23), qui mêle histoire et gastronomie. Il ne vous reste qu’à vous rendre, au choix, à la Roselière pour le Salon des sports mécaniques (p.23) ou à la Damassine pour l’exposition sur la construction ancienne (p.22). Quant à Mathilde Laigle (p.27), gageons qu’elle n’a besoin de personne pour faire sa promotion ! Bonne lecture, La Rédaction

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PUISSANCE 29 Retrouvez Puissance 29 et toute l’actualité en ligne sur www.agglo-montbeliard.fr Directrice de la publication : Martine Voidey – Directeur de la communication : Christophe Devillers – Rédactrice en chef : Adeline Coquet – Rédaction : Pierre Accard - Alexis Beuscart - Eléonore Tournier - Régis Tullon - Maquette : Scoop Communication - Réalisation : Ahmed Aliouane – Impression : Estimprim – Photos : Christine Biau - Samuel Coulon - John Darboux - Simon Daval - Richard Frischkandel - Cyril Ferrand - Guillaume Frey - Christian Lemontey - Florian Roy – Lorius - Sarkis – Coordinateur photos : Philippe Michel – Puissance 29 : Pays de Montbéliard Agglomération, 8, avenue des Alliés – BP 98407 – 25208 Montbéliard Cedex – Téléphone : 03 81 31 88 88 – Courriel : puissance29@agglo-montbeliard.fr – N° ISSN : 1279-869X Puissance 29 est adhérent de l’Union des journaux et journalistes d’entreprises de France. Tirage : 50 000 exemplaires – Couverture : Cyril Ferrand


ÉVÉNEMENT I REPÈRES I DOSSIER I SERVICES I EN IMAGES I ÉCONOMIE I ÉCO-AGGLO I TRIBUNE I PORTRAIT I CULTURE I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

©©Florian Roy - Lorius

Le Moloco obtient un label national

La salle de concert de Pays de Montbéliard Agglomération est la deuxième structure comtoise à décrocher le label SMAC. Une reconnaissance conjointe avec la Poudrière de Belfort, pour mieux assoir leur rayonnement dans le paysage culturel régional.

le travail de toute une équipe, initié il y a déjà plusieurs années. Les critères pour l’obtenir était nombreux : « offrir un lieu adapté pour l’accueil et la diffusion des musiques actuelles, avoir une équipe professionnelle au service d’un projet comprenant l’accueil et le suivi des groupes amateurs et professionnels », énumère David Demange, satisfait d’avoir décroché le label rapidement après l’ouverture en septembre 2012. « Certaines salles mettent 25 ans à l’obtenir ! », souligne-t-il.

« SMAC » pour « Scène de Musiques ACtuelles ». Un peu plus d’un an après son inauguration officielle, le Moloco rejoint ce club des 88 salles labellisées par l’Etat en France. En Franche-Comté, elle est la deuxième après la Rodia de Besançon à obtenir cette distinction décisive. Le label, « équivalent de celui de scène nationale pour le théâtre », récompense

Une SMAC interdépartementale L’exemple intéresse au plus haut niveau de l’Etat et pourrait même faire des émules. Car, une fois n’est pas coutume, le label a été attribué simultanément au Moloco et à la Poudrière de Belfort avec qui David Demange et toute son équipe travaillent main dans la main. « Nous avons une société en partici-

De nouveaux financements Depuis 2011, MA scène nationale s’associe à la diffusion des concerts de l’orchestre dans le Pays de Montbéliard. Cette saison, douze rendez-vous sont proposés aux scolaires et au grand public de l’agglomération, dont le concert du Nouvel an. « L’arrivée d’un orchestre régional de très haute qualité

est importante pour le public. Il a permis de faire venir à Montbéliard de grands noms de la musique classique », se félicite Arnaud Santos, responsable de la communication de MA scène nationale. Des projets communs autour de la jeunesse sont également en réflexion pour les prochaines saisons.

©©Samuel Coulon

L’équipement d’agglomération dédié aux musiques actuelles est officiellement labellisé SMAC dans le même temps que son voisin belfortain, la Poudrière.

pation qui réunit les deux entités et qui, elle aussi, a obtenu le label », précise-t-il. Les deux structures ont créé un poste mutualisé dédié à l’accompagnement des groupes de l’Aire urbaine qui va être renforcé grâce à la labellisation (lire l’encadré). Le public y trouve son compte. « Ce label va profondément changer la donne. Il va légitimer les deux structures aux yeux du monde professionnel, donc du monde du spectacle, donc des artistes. Les tourneurs regardent prioritairement ces scènes-là. Nous espérons avoir des propositions encore plus intéressantes », se félicite le directeur. Lors de l’inauguration le 20 septembre 2012, Pierre Moscovici avait parlé de « Moloco motive ». La salle est aujourd’hui sur de bons rails. █

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ÉVÉNEMENT I

REPÈRES I DOSSIER I SERVICES I EN IMAGES I ÉCONOMIE I ÉCO-AGGLO I TRIBUNE I PORTRAIT I CULTURE I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

EMPLOI

©©John Darboux

Lancés fin 2012, les emplois d’avenir trouvent progressivement leur vitesse de croisière dans le Pays de Montbéliard. Un an, c’était le laps de temps nécessaire pour lancer les opérations et assimiler les différentes conditions d’accès à ce type de contrat réservé aux 16-25 ans sans emploi. Résultat, un peu plus d’un an plus tard, 230 jeunes de l’agglomération ont eu - ou auront très prochainement - l’occasion de faire leurs premières armes dans le monde de l’emploi via la signature d’un contrat en CDD d’une durée d’un an minimum. La majorité d’entre eux sont recrutés dans le secteur non marchand, notamment dans les collectivités et le milieu associatif. Mais de nombreux emplois d’avenir sont disponibles dans le BTP ou encore la restauration. Des occasions à saisir en se rapprochant de la Mission locale du Pays de Montbéliard. █ Tél. 03 81 31 88 00 www.espacejeunesfcomte.org

©©Florian Roy - Lorius

Mettre le pied des jeunes à l’étrier

DÉCHETS

Déchetteries en accès réservé À compter du mardi 4 février 2014, et ce chaque mardi matin, de 9h à 12h, l’accès aux 4 déchetteries fixes (Montbéliard, Seloncourt, Vieux-Charmont et Voujeaucourt) sera réservé aux services des communes de l’Agglomération. Dans ces créneaux et afin de ne pas mélanger les flux usagers/communes, la population n’aura plus accès aux déchetteries. █

ÉCONOMIE

Technoland II en plein essor

L’entreprise Zimmer numéro 1 mondial de la prothèse genoux s’installera prochainement sur Technoland II

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©©Florian Roy - Lorius

Technoland II monte en puissance avec Zimmer, Metalhom et Technoferm. La première n’est pas une inconnue sur le secteur puisque la société, leader mondial de la prothèse de genou, quittera au second trimestre le site qu’elle exploite aujourd’hui sur Technoland I. Auparavant propriétaire de son bâtiment, elle devient locataire sur le nouveau site. En effet, dans un nouveau bâtiment de Technoland II, construit par la Société d’économie mixte Pays de Montbéliard Immobilier d’entreprise, Zimmer, désireuse de se recentrer sur un site plus compact, a trouvé des espaces plus adaptés à ses besoins. L’engagement de Pays de Montbéliard Agglomération a également été un message fort adressé au groupe et qui l’a convaincu de rester

sur Technoland II. Metalhom, de son côté, est une société nouvellement créée et hébergée de manière transitoire sur le site dit « PCI ». Spécialisée dans des prestations d’oxycoupage et de découpe non conventionnelle, elle construit un bâtiment imposant sur Technoland II destinée à accueillir ses activités dès le mois d’avril. Autre arrivée sur la nouvelle zone d’activités, Technoferm est la première implantation d’une entreprise de la filière bois sur Technoland II. Spécialisée dans la fabrication de portes et fenêtres, elle a pris place dans le paysage de Technoland II en fin d’année dernière et concrétise la stratégie de diversification de Pays de Montbéliard Agglomération vers la filière bois. █


MUSIQUE

On lève le voile sur le festival Impetus

©©Sarkis - Adagp

©©Rgis Ravgnani

©©Samuel Coulon

REPÈRES

Sarkis, « Respiration », Le Panthéon, Paris, 2000

Encore un petit peu de patience ! C’est le jeudi 13 février que les organisateurs du festival Impetus dévoileront, dans les locaux de Pays de Montbéliard Agglomération, l’ensemble de la programmation de la prochaine édition. Celle-ci se tiendra du 15 au 21 avril sur le Pays de Montbéliard, Belfort, Héricourt et le canton suisse du Jura. Les spéculations vont bon train mais deux rendez-vous sont déjà à noter dans les agendas : les duettistes de Still Standing you s’entrelaceront le jeudi 17 avril aux Bains Douches de Montbéliard puis, le dimanche 20, une soirée concert réunira Amenra, Oathbreaker, Hessian et Treha Sektori à la Poudrière de Belfort. Pour la suite des réjouissances, plus que quelques jours à attendre ! █ www.impetusfestival.com

EXPOSITION

Sarkis revisite le Château Le musée du Château de Montbéliard se présentera sous un nouveau jour à partir du 5 juin. À travers son exposition « Aimants », l’artiste turc Sarkis y confrontera ses créations avec les collections des lieux. Connu et reconnu dans le monde entier – il expose également à Bucarest et à Amsterdam en ce début d’année – c’est cette fois l’antre historique de la cité des Princes qui aura les honneurs de son talent. Sarkis proposera une rencontre entre les personnages illustres du Panthéon de l’Histoire de France et les personnes anonymes de Montbéliard qui ont construit l’histoire locale. Costumes, chaises, oiseaux, tableaux et autres objets insolites des collections des musées de Montbéliard théâtraliseront cette rencontre inédite sur des notes de musique mécanique. À contempler jusqu’au 12 octobre. █ DÉMOGRAPHIE

©©Florian Roy - Lorius

Une population stabilisée C’est la bonne nouvelle des chiffres publiés par l’Insee en fin d’année dernière. La chute de la population du Pays de Montbéliard, notée ces dernières décennies, a été enrayée. En 2011, le Pays de Montbéliard comptait 117 614 habitants. Mieux, sur les 29 communes de l’agglomération, 18 d’entre elles ont enregistré, durant cette période, une augmentation de population. La cité des Princes, ville-centre reste quand à elle, avec 25 974 habitants en 2011, la ville

la plus peuplée, gagnant en vitalité lors des deux dernières années en franchissant de nouveau la barre des 26 000 habitants, gagnant une bonne centaine d’habitants par apport à l’année dernière. L’évolution du cadre de vie de ces dernières années en matière d’habitat, de culture ou de transports notamment, contribuant à l’attractivité de l’ensemble de l’agglomération permet aujourd’hui d’arrêter la spirale déflationniste. La stabilisation est en marche. █

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ÉVÉNEMENT I REPÈRES I

DOSSIER I SERVICES I EN IMAGES I ÉCONOMIE I ÉCO-AGGLO I TRIBUNE I PORTRAIT I CULTURE I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

Le regroupement intercommunal permet aux 29 communes et à ses 120 000 habitants d’accéder à des services et à des équipements de grande qualité

L’INTERCOMMU POUR LE PAYS DE

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DOSSIER

06-07 DES COMPÉTENCES EN COMMUN 07-08 DES PROJETS COMMUNAUX FACILITÉS

©©Florian Roy Lorius

À LA UNE

10

> Une mise en commun des moyens

09-11 DES ÉQUIPEMENTS STRUCTURANTS POUR L’AGGLO

DR

> Des exemples concrets

AGGLOMÉRATION

UNALITÉ, ATOUT E MONTBÉLIARD

DR

Première communauté d’agglomération de France, créée en 1999, Pays de Montbéliard Agglomération traduit la volonté des 29 communes membres de mettre d’importantes compétences en commun. Avec, pour tous les habitants, un niveau d’équipement et de service accru.

11

un bourg semi-rural, chacun accède à des services et à des équipements que seule la taille de l’agglomération permet d’envisager. Comprise très tôt par les élus communaux, cette orientation est devenue un atout pour les 29 communes membres et leurs 120 000 habitants.

De l’Axone à Numerica

Aujourd’hui, on aurait du mal à imaginer la vie sans l’Axone, le pôle universitaire des Portes du Jura, la base de loisirs de Brognard, le Conservatoire de musique, le réseau Cadencité bientôt doté d’un transport à haut niveau de service, le Près-la-Rose et l’Ile en mouvement, la Citédo, ou encore le stade Bonal et la gare TGV… D’autres Lorsqu’ils créèrent le deuxième district urbain aspects, souvent moins visibles, sont à conside France, le DUPM, en 1959, les élus du Pays dérer : la production de Montbéliard étaient et le transport de l’eau, des précurseurs. La la collecte, le tri et le réussite de la solidarité LA MISE EN COMMUN traitement des ordures intercommunale aboutit ménagères, le profin 1999 à la transformaDES COMPÉTENCES gramme de rénovation tion du District Urbain PERMET D’ATTEINDRE urbaine qui a changé en Communauté d’Agvisage de nombreux glomération du Pays de UN NIVEAU DE QUALITÉ le quartiers, l’organisaMontbéliard, ou CAPM, DES ÉQUIPEMENTS ET tion de manifestations la première sur le territoire national. Dotée de SERVICES TOUJOURS PLUS culturelles et sportives qui font rayonner le compétences élargies, IMPORTANT ” Pays de Montbéliard, et baptisée il y a cinq ans bien entendu les outils Pays de Montbéliard de développement économique que sont TechAgglomération, l’intercommunalité n’a cessé de noland et Numerica. favoriser la réalisation de projets ambitieux, au service de l’ensemble des communes membres La volonté des communes de mettre en commun et des habitants. un nombre croissant de leurs compétences a permis d’atteindre le niveau de qualité de ces équipeEn effet, que l’on habite Nommay ou Seloncourt, ments et services. La capacité de l’intercommuSainte-Suzanne ou Mandeure, une ville centre ou

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DOSSIER I SERVICES I EN IMAGES I ÉCONOMIE I ÉCO-AGGLO I TRIBUNE I PORTRAIT I CULTURE I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

nalité et des représentants élus à conjuguer les talents de toutes les communes, plutôt que de se contenter de les additionner, a permis de faire aboutir ces projets ambitieux. Les outils de coordination dont s’est dotée Pays de Montbéliard Agglomération - le SCOT, schéma de cohérence territoriale, le PDU, plan de déplacements urbains, le PLH, programme local de l’habitat… - permettent aux communes adhérentes d’envisager un développement équilibré et profitable à chacune d’entre elles. Avec pour objectif le bienêtre de ses habitants, le Pays de Montbéliard fait partie des agglomérations attrayantes de l’Est de la France, où qualité de vie et développement économique sont intimement associés. █ agglo-montbeliard.fr

©©JM Domon

ÉVÉNEMENT I REPÈRES I

Dans le Pays de Montbéliard, qualité de vie et développement économique sont intimement liés

Des projets communaux facilités

©©Simon Daval

©©Cyril Ferrand

À travers sa plateforme d’accompagnement des communes, Pays de Montbéliard Agglomération simplifie la mise en œuvre des projets d’infrastructures et de construction des communes. L’agglomération favorise également les groupements d’achat.

Transports, culture, accessibilité, l’intercommunalité participent à l’amélioration du cadre de vie des

Les communes membres de Pays de Montbéliard Agglomération conservent leur autonomie de décision et d’action dans de nombreux domaines : travaux d’infrastructures, construction de bâtiments communaux… Afin de pallier leur manque éventuel de ressources techniques et d’ingénierie, Pays de Montbéliard Agglomération a mis en place début 2013 une plateforme d’accompagnement. Pour rendre cette plateforme efficace, Pays de Montbéliard Agglomération dispose d’un chargé de mission, intermédiaire entre les services de l’agglomération

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et les communes. Son rôle consiste à assister le maire ou ses adjoints dans la définition des projets. Les services de l’intercommunalité ainsi mutualisés, les communes accèdent à des compétences dont elles ne disposent pas dans leurs propres équipes.

Fournir des compétences Depuis le lancement de la plateforme, une dizaine de communes ont fait appel au dispositif. Selon la nature et

l’ampleur des projets, Pays de Montbéliard Agglomération peut assurer le montage des cahiers des charges ou apporter son aide pour la constitution des dossiers. Exincourt, par exemple, s’est appuyée sur le dispositif pour son projet de mise aux normes d’une crèche/halte-garderie, en cours de réalisation. Brognard se fait aider dans l’organisation des différentes phases d’un projet d’aménagement des voiries aux abords de la mairie, ce qui permet


DOSSIER

La mise à disposition de personnels techniques par Pays de Montbéliard Agglomération entraîne la rémunération de ses agents et la prise en charge des frais engagés dans ce cadre par la commune. La communauté d’agglomération ne se substitue donc pas à cette dernière, mais lui fournit les compétences dont elle a besoin. De son côté, la commune n’a pas à engager de personnel supplémentaire ou à reporter la réalisation de projets. Les frais qu’elle engage se limitent aux projets précis à réaliser.

Groupements d’achat Un autre moyen pour Pays de Montbéliard Agglomération d’aider les communes consiste à les associer dans des marchés publics de travaux et fournitures. La communauté d’agglomération utilise par exemple le dispositif très flexible des marchés à bons de commande pour des travaux neufs ou d’entretien d’infrastructures routières et sportives. À l’occasion du renouvellement de ce marché, elle propose aux communes qui le souhaitent de les associer à la consultation. Elles bénéficieront ainsi des conditions plus avantageuses que permettent les groupements d’achat, grâce aux effets de seuil et aux économies d’échelle.

Des équipements structurants pour l’agglo Les équipements communautaires réalisés par Pays de Montbéliard Agglomération contribuent à faire du territoire un bassin de vie agréable pour tous les habitants. Composée de communes de taille moyenne ou petite, l’agglomération, à son origine, s’est constituée notamment pour mieux faire face aux grands enjeux liés à l’activité de Peugeot. En mutualisant leurs forces, les communes aux alentours de l’usine ont pu assumer les conséquences du développement marquant du site à l’époque. C’est ainsi que l’intercommunalité, sous ses trois noms distinctifs, a porté, comme elle continue à le faire aujourd’hui, un grand nombre d’équipements et de services utiles à l’ensemble de l’agglomération. Dans tous les domaines de l’action publique, elle favorise, encourage, accompagne, finance, aménage les outils du développement, qu’il soit économique (zones d’activité) ou touristique, qu’il relève de la vie quotidienne (les transports, les déchets, l’eau et l’assainissement) ou de l’animation (l’Axone, Bonal, le Moloco). Et parce que ce développement doit être toujours soutenu, l’effort ne faiblit pas. C’est ainsi que dans l’intérêt des usagers de l’eau, Pays de Montbéliard Agglomération vient de décider le passage en régie de l’exploitation de l’eau à compter de 2015. C’est aussi dans l’intérêt des usagers des transports collectifs qu’un projet d’ampleur de modernisation du réseau de transport, le projet Cadencité, a été engagé.

La mobilité passe aussi par le réseau cyclable

©©Samuel Coulon

Le réseau cyclable du Pays de Montbéliard contribue à la mobilité des habitants, tant au niveau des déplacements quotidiens que pour les loisirs. Il compte aujourd’hui 98 km d’itinéraires cyclables, dont 77 de pistes cyclables en site propre. Les autres sont matérialisés par des bandes peintes au sol. L’objectif est d’atteindre 120 km d’ici 2020.

habitants

D’autres groupements de commandes pourront être envisagés en fonction des besoins communs. Séduites par ce dispositif, plusieurs communes souhaitent déjà le rejoindre. █

La part communautaire, 35 km, constitue le réseau structurant, reliant les communes entre elles. Le réseau secondaire, réalisé par les communes, permet de relier les quartiers. À cela s’ajoute l’eurovéloroute, pilotée par le Conseil général du Doubs. « La préoccupation première de Pays de Montbéliard Agglomération, explique Pascal Crouvezier, en charge de ces questions au sein de la direction de l’aménagement et de la mobilité, est d’assurer la continuité du réseau, en interfaçant les prolongements avec l’existant, de façon à offrir aux utilisateurs un réseau cohérent, sécurisé et sans rupture. » Le schéma directeur du réseau cyclable fait l’objet d’une programmation pluriannuelle, validée en conseil communautaire tous les trois ans.

Concertation agglo-communes Pays de Montbéliard Agglomération reste bien entendu à l’écoute des communes, les incite à développer leurs propres projets et intervient en concertation avec elles. À l’heure qu’il est, les secteurs vierges, anciennes voies

ferrées et voies de halage ont été utilisés. Les réalisations à venir passent par l’acquisition de foncier et le réaménagement partiel d’emprises destinées à la voiture. D’où des délais de réalisation plus longs. Parmi les dernières interventions menées par la communauté d’agglomération, Pascal Crouvezier mentionne « la liaison VoujeaucourtBavans, l’amélioration de points noirs, comme l’élargissement de 1 à 5 m de la passerelle du Près-la-Rose, ou encore le raccordement de Belchamp par des bandes cyclables. »

DR

d’anticiper la construction à venir d’une école et de logements.

La progression régulière de ce mode de transport doux répond aux efforts accomplis. On compte ainsi 100 000 passages par an à Sochaux, vers la portière Nord de PSA, sur la piste reliant Exincourt et Audincourt, 50 000 à la base de loisirs de Brognard et 200 000 sur la liaison Montbéliard centre-Petite Hollande, dont 40 000 à vélo. Car vélos et piétons font bon ménage.

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ÉVÉNEMENT I REPÈRES I

DOSSIER I SERVICES I EN IMAGES I ÉCONOMIE I ÉCO-AGGLO I TRIBUNE I PORTRAIT I CULTURE I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

DR

Le Moloco, un succès avéré

©©Samuel Coulon

l’Axone, équipement culturel et sportif…

Le Moloco, espace dédié aux musiques actuelles…

La raison de ce succès ? Une programmation musicale diversifiée, avec par exemple les Molokids qui associent séances scolaires pour les élèves des écoles de toute l’agglomération et séances tous publics. L’organisation d’ateliers avec des artistes en résidence dans les collèges, lycées et à l’université, dans les MJC et même à la maison d’arrêt de Montbéliard. L’organisation de concerts hors les murs, notamment lors du festival Génériq, au temple de Vandoncourt, au musée du Château ou au temple de Dampierre-lesBois… Afin d’être présent au plus près de la population, le Moloco a également organisé des concerts au fort du Mont-Bart dans le cadre d’Impetus et participe à différentes manifestations dans les communes. Enfin, chaque trimestre, un concert M Club est

organisé avec MA Scène nationale aux Bains Douches, mettant en scène des ambiances folk, jazz ou chanson française en atmosphère intime.

Pouvoir d’attraction L’activité répétitions, trois mois après son démarrage, touchait déjà des musiciens des 29 communes ! « Aujourd’hui, se réjouit David Demange, on compte 250 musiciens, soit 86 groupes, répétant dans nos studios. » Là encore, le pouvoir d’attraction du Moloco dépasse les « frontières » du Pays de Montbéliard. « Comme quoi, conclut l’heureux directeur, un équipement culturel peut contribuer à l’image et à l’attractivité de l’agglomération dans son ensemble ! »  

©©Lionel Vadam

Alors qu’il vit sa seconde saison dans ses propres murs, l’espace des musiques actuelles réalisé par Pays de Montbéliard Agglomération au cœur d’Audincourt rencontre un franc succès auprès d’un échantillon très large de la population. « En termes d’âge, cela va de 5 à 75 ans, nous explique son directeur David Demange. Et du point de vue géographique, les 29 communes sont bien représentées. » Des enquêtes montrent en effet que 50 % du public est originaire du Pays de Montbéliard, toutes communes confondues. Mieux encore, l’institution rayonne au-delà de l’agglomération : 30% des spectateurs se déplacent du Territoire de Belfort et 20 % de Haute-Saône, de Mulhouse et de Besançon.

la zone d’activités de Technoland…

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DOSSIER

Digues de protection : une vision amont-aval Les aménagements réalisés par Pays de Montbéliard Agglomération pour prévenir les risques d’inondation dans le Pays de Montbéliard découlent du PAPI, plan d’action de prévention des inondations, initié suite à la crue majeure de février 1990. Les mesures prises visent à résoudre les problèmes localement sans aggraver la situation en aval. En cas de crue, ce sont l’ensemble des communes et des habitants de l’agglomération qui sont protégés des conséquences. Les neuf digues de protection sur la Savoureuse, l’Allan et le Doubs sont situées près des habitations afin de réserver les champs d’expansion en mesure d’absorber la plupart des crues. Celles-ci sont écrêtées et les conséquences en aval

explique Florian Enselme, responsable du service risque inondation, nous effectuons un contrôle visuel complet des installations afin de prévenir tous dommages. » Les derniers aménagements réalisés par Pays de Montbéliard Agglomération, en aval de Montbéliard, sur les communes de Courcelles et Bart, protègent habitations et entreprises jusqu’au niveau des crues décennales. Jusqu’alors inondés presque chaque année, ces bâtiments voient le risque d’inondation divisé par dix. D’autres aménagements, sur la Savoureuse et le Doubs, préviennent le risque de crue centennale. « Nous devons positionner le curseur entre coût et danger potentiel, souligne le spécialiste. Une digue élevée peut présenter des risques de rupture catastrophiques! » À Badevel, le pont sur la

Au cœur du parc des deux canaux

Depuis 2011, habitants et visiteurs du Pays de Montbéliard peuvent s’y rendre pour observer la faune et la flore locales, ou bien se détendre dans un environnement de grande qualité. « L’aménagement par Pays de Montbéliard Agglomération de sentiers, de stations d’observation et d’une aire de pique-nique, fait remarquer Alain Rollet, responsable des espaces verts, est la garantie de sa pérennité. Il permet de sensibiliser le grand public aux enjeux de la biodiversité, à 10-15 minutes à vélo de la ville. Le balisage évite que des personnes errent dans les zones les plus sensibles. Informés, les promeneurs sont plus attentifs à la préservation de leur environnement. »

Accessibilité favorisée L’accessibilité de tous a volontairement été favorisée. Outre les cyclistes et les promeneurs empruntant l’eurovéloroute ou le GR5, les familles peuvent gagner le site en voiture, un parking a été aménagé. Le sentier de découverte et d’observation, labellisé Tourisme et handicap, est en grande partie accessible aux personnes à mobilité réduite. Chacun peut ainsi s’approcher des plantes rares et des espèces animales protégées pour les observer à la jumelle ou les photographier au téléobjectif. Un nombre croissant d’habitants de toute l’agglomération profitent aujourd’hui du belvédère qui surplombe la rivière avec ses tables de pique-nique et son observatoire à oiseaux.

DR

Situés sur les bans de Fesches-le-Châtel, Brognard, Étupes et Allenjoie, entre le canal du Rhône au Rhin et celui de la Haute-Saône, le parc des Deux Canaux constitue un espace naturel sensible de 120 hectares. Des espèces rares, comme l’hirondelle des rivages, nichent dans cette aire traversée par les méandres naturels de l’Allan. On y trouve à la fois des prairies humides, des espaces agricoles, des bosquets d’arbres et des haies d’arbustes. Une cohabitation réussie composant un paysage d’une grande beauté.

les digues de protection de lutte contre les inondations (ici à Dampierre) offrent aux habitants un niveau d’équipement et de service riche et complet.

sont limitées. Ce principe est doublement bénéfique car il favorise l’écosystème en préservant des zones humides. Les quatre bassins de rétention aménagés en amont sur la Savoureuse - dont la base de loisirs de Brognard - permettent, quant à eux, de disposer d’espaces tampons d’1,5 million de m3, vidés lentement après une crue. Réalisés en 2000-2001 et confortés en 2005, ils n’ont jamais été nécessaires à ce jour.

Contrôlés 4 fois par an Ces ouvrages nécessitent un entretien important. Les zones végétalisées sont régulièrement fauchées et des interventions sont programmées pour consolider des parties d’ouvrages. « Quatre fois par an,

Feschotte a été reconstruit l’an passé, son ouverture élargie et rehaussée. L’ouvrage ne constitue plus un rétrécissement pour la rivière et le risque d’inondation est fortement réduit. D’ici fin 2014, Pays de Montbéliard Agglomération réalisera un diagnostic de la vulnérabilité du territoire, conforme aux nouvelles directives européennes. Il permettra de quantifier les habitations et entreprises restant exposés, notamment par rapport au Doubs. Des solutions moins onéreuses pourront être prises : protection des réseaux électriques et d’eau, surélévation des équipements, mise en place de dispositifs temporaires… █

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ÉVÉNEMENT I REPÈRES I DOSSIER I

SERVICES I EN IMAGES I ÉCONOMIE I ÉCO-AGGLO I TRIBUNE I PORTRAIT I CULTURE I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

1Dispensable Service, une réponse à la dépendance des personnes isolées

 C’est une des problématiques de l’époque. On vit plus longtemps mais on vieillit souvent seul. Lorsque la personne âgée perd, peu à peu, sa vitalité, tout lui devient difficile, parfois insurmontable. Le repas, la toilette, les courses, le ménage… Les gestes se perdent, ou on oublie. La famille n’est pas forcément indifférente, mais elle n’est pas toujours sur place. Ce que les proches faisaient hier doit donc être assuré, désormais, par des tiers. Lorsqu’il démarre son activité de service à domicile à Nancray, en 2011, Olivier Deray, envisage de combiner les prestations dites « de confort » (repassage, jardinage, aide scolaire) et les prestations à caractère social, à destinations des personnes âges, handicapées ou malades. Mais il réalise très vite que les compétences requises ne sont pas les mêmes. Ni les compétences ni la sensibilité. « Faire le ménage chez une personne âgée, c’est bien plus qu’une intervention de propreté », précise le dirigeant. « On peut dire la même chose pour la préparation des repas. Il faut savoir écouter, observer, détecter les modifications dans le comportement, dans l’humeur. Pour faire correctement un travail de cette nature, il faut des dispositions particulières. Et puis, face au vieillissement et à la maladie, il faut un fort esprit d’équipe. » Olivier Deray choisit donc de se concentrer sur l’aide à caractère social. Agréée qualité par la Préfecture, l’entreprise inscrit ses activités dans le cadre de l’APA, allocation personnalisée d’autonomie. L’équipe est composée de femmes d’expérience

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(la plus jeune a 32 ans) qui travaillent en temps partiel choisi et temps plein, ce qui garantit la disponibilité d’esprit et la vigilance. C’est ce dispositif, éprouvé depuis deux ans, que le dirigeant de 1Dispensable service va déployer sur le Pays de Montbéliard. La responsable locale, Sylvie Quai, vient elle-même du social et elle connaît le territoire. « Ici, nous avons un besoin important en milieu rural. Tous les services sociaux du Pays de Montbéliard reconnaissent un manque pour ce qui concerne les

appartement c’est forcément plus chaleureux. Dans notre métier, ça compte beaucoup. »

Une implantation bien accompagnée

Olivier Deray le précise à tous ses interlocuteurs : son entreprise ne reçoit ni ne réclame aucune subvention des collectivités locales. 1Dispensable Service fait partie de l’univers marchand et en assume les règles du jeu. Pour autant, le dirigeant a apprécié l’aide apportée par les services de l’agglomération.

©© Simon Daval

©© Simon Daval

Un grand nombre d’associations intervient sur le marché, grandissant, du service à domicile à caractère social. Aujourd’hui, l’offre locale s’enrichit avec l’arrivée d’une entreprise, 1Dispensable Service, déjà présente sur le sud du département.

Olivier Deray et Sylvie Quai proposent un accompagnement « de confort » et social aux personnes isolées

nuits et les week-ends. On parle là de présence continue pour des personnes très fragiles. Nous sommes en train de former l’équipe pour ces besoins spécifiques. » Le recrutement s’est achevé en janvier 2014. À l’heure actuelle, Sylvie Quai cherche l’appartement qui servira de base au personnel. « Nous n’avons pas besoin d’enseigne ni de vitrine. Pour nos équipes, un

« Aucun territoire ne ressemble à un autre. Si l’on veut créer des emplois pérennes, et bien faire notre travail, il nous faut une vision claire des besoins locaux. L’agglomération, sur ce point, nous a très utilement éclairés. Cet appui logistique et moral nous a permis d’avancer plus vite. Ce temps gagné est précieux pour tout le monde. » █


©© Richard Frischkandel

SERVICES

Projection du passage sous-rail qui remplacera l’actuel passage à niveau à Montbéliard

Avec Cadencité, Pays de Montbéliard Agglomération mène, entre 2013 et 2016, un projet ambitieux de modernisation du réseau de transport en commun : nouvelle billettique, nouveaux bus ou encore nouvelles voies. Voici les grandes orientations pour 2014. Première étape, le démarrage des travaux. Au-delà de la création de nouvelles lignes de bus et de l’amélioration de la connexion entre les différents modes de transport, ce projet a deux autres intérêts : le réaménagement urbain et la création de voies en sites propres (dédiés aux bus, facilitant leur circulation et donc leur fréquence). C’est dans ce cadre que des travaux ont débuté sur le secteur des Tâles à Valentigney le 16 décembre dernier, avec pour objectifs le renforcement de la rue des Carrières et la réalisation d’un site propre jusqu’à la rue de la Novie Prolongée. Cela consiste à réaliser 600 mètres de voirie nouvelle et à rénover 300 mètres de voirie existante. Les travaux, suspendus en janvier, reprendront pour trois mois en juin 2014 sur la rue des Carrières puis en août 2015 sur le secteur en site propre, entre la rue de la Novie et l’ancien collège. Un deuxième chantier est prévu dès avril 2014 sur le coteau d’Exincourt. Des travaux de défrichement, de terrassement et de soutènement raccorderont la rue des Graviers à l’Axone grâce une nouvelle voie réservée au bus.

LE BUS, PAS PLUS CHER En ces temps où tout augmente, voilà une nouvelle qui fait du bien au porte-monnaie. Les tarifs des titres de transports restent inchangés en 2014 par rapport à ceux de l’année passée, le trajet simple demeurant par exemple à 1,20€. Ainsi l’a décidé le conseil de communauté le 19 décembre dernier, et ce malgré l’augmentation de la TVA de 7 à 10% sur les transports en commun. Ce maintien des tarifs facilitera également le passage à la nouvelle billettique, en septembre prochain.

©© Florian Roy - Lorius

THNS : on accélère la cadence

Les travaux commencent : ici, aux Tâles à Valentigney en décembre 2013

Deuxième étape, le lancement de la nouvelle billettique. Fini la carte à présenter au conducteur ou le ticket à oblitérer. Pourquoi changer ? Pour faciliter l’intermodalité, c’est à dire la possibilité de voyager sur plusieurs réseaux sans changer de titre de transport : bus CTPM ou Optymo et voitures ou vélos en libre-service deviennent accessibles avec un seul et même titre. Les nouveaux tickets et cartes seront disponibles dès le début de l’été et mis en service à la rentrée. Mais pas d’inquiétude, si le système change ; les tarifs, eux, resteront identiques en 2014 (lire cicontre). Troisième étape, la mise en circulation de 20 nouveaux bus. Ils seront livrés en juillet et mis en service en août, en même temps que la nouvelle billettique. Le modèle retenu est fabriqué par le constructeur Iveco sur son site ardéchois. C’est un véhicule standard gazole, d’environ 12 mètres de long, à plancher bas pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite et des poussettes. Cette commande précède l’arrivée de 20 bus à haut niveau de services, livrés en 2016 pour le lancement du nouveau réseau. █

APPEL NON SURTAXÉ

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EN IMAGES I ÉCONOMIE I ÉCO-AGGLO I TRIBUNE I PORTRAIT I CULTURE I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

LA CITÉDO

PRÊTS À MOUILLER LE MAILLOT ! 18 janvier – Avec ses 5000 m2, La Citédo est le centre aquatique que le Nord FrancheComté attendait. Inauguré le 18 janvier par Pierre Moscovici, ministre de l’économie et des finances et Jacques Hélias, président de Pays de Montbéliard Agglomération, La Citédo accueille dès le lendemain pour l’ouverture officielle au public, plus de 1000 personnes dans ses espaces sportifs, ludiques et de détente et bien-être.

ENSEIGNEMENT

LA GUERRE DES AU FÉMININ

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DR

©©Samuel Coulon

17 janvier – Après 22 mois de travaux Louis-Pergaud, Jacques Hélias inaugu le collège Lou Blazer, troisième collèg le nom d’une femme, résistante mont nations.


EN IMAGES

CONCERT

L’AXONE SACRE LE PRINTEMPS

©©Christine Biau

10 janvier – Dès la mi-décembre, 2 500 spectateurs avaient déjà réservé leur place pour « Une soirée en Russie ». Le concert de nouvel an de l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté, financé par Pays de Montbéliard Agglomération a été un enchantement pour l’auditoire tout entier.

RÉCOMPENSES SPORTIVES

UNE GAZELLE À LA MALS

©©John Darboux

20 décembre – Marraine souriante de la cinquième Cérémonie des champions, la triple championne olympique Marie-José Pérec remet son trophée à Ophélie Claude-Boxberger, membre du Collectif PMA, comme elle l’a fait tout au long de la soirée dédiée aux meilleurs sportifs du Pays de Montbéliard.

S BOUTONS

©©Christian Lemontey

x sur le site de l’ancien collège ure, avec Pierre Moscovici, ge public doubiste à porter tbéliardaise, Juste parmi les

ÉCONOMIE

VISITE CHEZ FAURECIA

©©Samuel Coulon

©©John Darboux

10 janvier – Le centre d’excellence mondial du groupe Faurecia sur les plastiques extérieurs a reçu la visite de Pierre Moscovici, Jacques Hélias et Martial Bourquin, à l’occasion de la présentation de la seconde ligne New Tech, deux ans et demi après l’ouverture de la première.

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Contirep, modèle de développement

Contirep est un nom familier dans le Pays de Montbéliard mais on ignore souvent ce que fait l’entreprise. Il faut reconnaitre que l’activité de cette PME, qui fait partie du paysage économique local depuis des décennies, n’est pas du genre à frapper les esprits. Car un transformateur, même si l’on comprend vaguement son utilité, reste un objet mystérieux, surtout lorsqu’il pèse plusieurs tonnes, comme ceux que fabrique Contirep. L’entreprise, pourtant, gagne à être connue. Avec son effectif de vingt-cinq salariés, elle occupe une place singulière sur un marché dominé par de grands groupes internationaux comme Schneider, Siemens ou Global Power. Son intelligence, c’est d’avoir su passer de la réparation des transformateurs (dans les années 70 et 80), à la fabrication, tout en adoptant un positionnement et une qualité de service que ne pouvaient offrir les géants du secteur. Cette mutation s’est opérée à partir de 1982, lorsque l’entreprise, alors en difficulté, est reprise par le couple Marie-France et Norbert Charles. Tous les deux sont issus de l’univers commercial. « Nous n’étions pas des experts sur le plan technique », souligne Marie-France Charles, PDG de l’entreprise, « mais nous avons senti l’opportunité de fabriquer, à condition de garantir une très grande souplesse et une très grande réactivité. » Le projet a été progressivement mis en œuvre, sans abandonner l’activité de réparation. L’entreprise a musclé ses effectifs, élargi ses compétences, et diversifié ses marchés. Une agence sera ouverte à Rouen

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Les 2000 m2 d’ateliers et 1000 m2 de bureaux des nouveaux locaux accueilleront bientôt un pont roulant de 50 tonnes permettant à l’entreprise de monter en puissance

©©Florian Roy - Lorius

Les 2000 m2 d’ateliers et 1000 m2 de bureaux des nouveaux locaux offrent aux 23 employés des conditions de travail optimales

en 1992. Aujourd’hui, Contirep livre ses transformateurs (sous la marque Conti Tranfo) dans plus de cinquante pays. En 2012, Marie-France Charles se met en quête de nouveaux locaux. Basée à Sochaux depuis l’origine, l’entreprise a besoin de plus de surface. « Nos clients, qu’il s’agisse d’EDF ou d’autres industriels, subissent parfois des pannes de transformateur qui leur sont très préjudiciables. Face à ces incidents, ils ont besoin de partenaires capables de fabriquer très vite. Or pour fabriquer très vite, il faut pouvoir stocker des composants. » Aidée par les services de l’agglomération, l’entreprise trouve la perle rare en

2013 : une usine de 2000 m2 d’atelier et 1000 m2 de bureaux, située à Valentigney, sur la zone des Combottes, aux portes d’Audincourt. « L’autre avantage de ce site, c’est qu’il nous permettra d’installer un pont roulant de cinquante tonnes, un équipement nécessaire pour monter en puissance. » La nouvelle usine est inaugurée en septembre 2013, en présence des élus locaux et du ministre de l’Économie et des Finances. Deux mois plus tard, Contirep était distingué dans le cadre du premier forum « Innovation et PME » organisé par EDF. Une façon encourageante d’embrasser l’année nouvelle. █

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©©Florian Roy - Lorius

Le Pays de Montbéliard est riche d’un tissu de PME, souvent discrètes, qui réalisent de belles performances sur leurs marchés. Conduites par des dirigeants inspirés, elles luttent, s’adaptent et se développent, même par temps de crise. Contirep en est un brillant exemple.

L’entreprise a récemmment été distinguée lors du forum « Innovation et PME »


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CAMPUSI CULTURE I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

©©Cyril Ferrand

Les portes du Jura s’ouvrent le 15 février

Alors que le campus de Montbéliard fête ses 20 ans, l’UFR STGI et l’IUT se présentent aux futurs étudiants le samedi 15 février de 9h à 17h. L’accent est mis cette année sur les disciplines scientifiques. Lycéens mais aussi étudiants en poursuite d’études ou en réorientation sont invités le 15 février aux portes ouvertes du campus de Montbéliard, « le dernier événement dans le cadre des 20 ans de l’UFR STGI et du campus », précise Corinne Weck, chargée de communication de l’UFR STGI. Cette journée favorise l’échange avec les enseignants et les étudiants des différents départements d’enseignement et de découvrir les formations proposées. Entre l’IUT et l’UFR STGI, huit domaines sont couverts, des sciences de la vie aux langues étrangères en passant par les mesures physiques et la gestion administrative et commerciale des organisations (GACO). « Cette année, pour la première fois, nous communiquons avec l’UFR sur les filières scientifiques. Ce flyer commun, plus lisible, simplifie les recherches des lycéens », se félicite Corinne Weck. Christelle Reina, son homologue à l’IUT, ajoute : « Les deux pôles sont complémentaires. De nombreuses passerelles existent et permettent aux étudiants de ne pas s’enfermer dans un cursus ».

Portes Ouvertes Post-Bac au lycée Viette - Montbéliard le samedi 15 février 2013 de 8h30 à 12h pour les formations : • BTS Assistance Technique d’Ingénieur (scolaire et apprentissage)

Zoom sur les nouveautés Ces portes ouvertes seront aussi l’occasion pour les visiteurs de découvrir les nombreuses nouveautés du campus. A l’IUT, les programmes et les dénominations des quatre DUT ont été modifiés.  « Les étudiants bénéficient de 24 heures d’enseignements libres par semaine. Ils peuvent choisir parmi des thèmes lié au projet d’écocampus, la communication ou la culture », explique Christelle Reina. A noter que cette année, l’IUT s’est distingué par sa licence professionnelle ADIO (attaché au développement international des organisations) qui s’est hissée à la 7ème place du classement SMBG dans la catégorie commerce international. Du côté de l’UFR, l’équipe pédagogique présentera le tout nouveau CMI (cursus master ingénierie) environnement et ter-

ritoires. « Les étudiants sélectionnés en première année de sciences de la vie poursuivent pendant cinq ans une formation sélective. Ils acquièrent des compétences en environnement et en géographie et peuvent travailler ensuite dans le privé ou dans les collectivités territoriales comme responsable environnement », dévoile Jean-Pierre Verovic, responsable du CMI. La première promotion vient de débuter les cours. Entre 15 et 20 étudiants en sortent chaque année avec un diplôme. █ Puissance 29 de mars reviendra sur les Portes ouvertes du CFA, qui se dérouleront quant à elles le 15 mars de 9h à 16h30.

• BTS Electrotechnique • BTS Après Vente Automobile (scolaire et apprentissage) • Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles – Technologie et Sciences Industrielles • BTS Métiers de l’Audiovisuel (jusqu’à 16h30)

Par ici le programme Entre 9h et 17h, les visiteurs pourront découvrir les locaux d’enseignement : salles multimédia, salles TP, laboratoires d’enseignement et amphithéâtres. En fonction des filières, des projets et manipulations réalisés par des étudiants seront exposés dans les différents bâtiments. A l’accueil, de nombreux stands vie étudiante apporteront toutes les informations pratiques concernant les bourses, le logement, les transports, la sécurité sociale étudiante et la vie sportive, culturelle et associative. Le CROUS offrira le café/croissant le matin à la cafétéria. Le restaurant universitaire sera ouvert de 11 h 30 à 13 h 30. La bibliothèque universitaire sera également ouverte.

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En entreprise, on gagne à réduire les gaz à effet de serre Le plan climat énergie de Pays de Montbéliard Agglomération suscite les initiatives des entreprises tout en s’inspirant de leurs propres démarches. La réduction des émissions de gaz à effet de serre et des consommations d’énergie y gagne en efficacité. « Avant de conseiller les autres, nous avons nous-mêmes entrepris une démarche d’optimisation des déplacements des 600 agents de notre collectivité, explique Jérôme Thévenot, directeur adjoint de Pays de Montbéliard Agglomération en charge du développement général. D’où la mise en place, il y a 3 ans, de notre PDA, plan de déplacements d’administration. Nous sommes ainsi mieux armés pour dire aux entreprises ce qui marche le mieux. » Un PDA équivaut en effet au PDE, plan de déplacements d’entreprise, qui vise à optimiser l’ensemble des trajets des salariés. L’axe prioritaire pris en compte dans le plan de déplacements d’administration de Pays de Montbéliard Agglomération porte sur l’utilisation des transports en commun par chacun, pour se rendre au travail comme dans le cadre de ses déplacements professionnels. Aujourd’hui, l’agent ne doit plus avancer les frais ; il retire directement un ticket de bus ou un billet de train à l’accueil de la collectivité à l’aide de son ordre de mission. « Cette procédure allégée est plus simple pour la personne qui se déplace, pour son service et pour celui des ressources humaines », remarque notre interlocuteur. D’autre part, Pays de Montbéliard Agglomération contribue à hauteur de la moitié du prix des abonnements domicile-travail des agents qui utilisent les transports en commun. Dans cette perspective, l’information est décisive.

Transports collectifs et vélo La sensibilisation à l’écomobilité passe notamment par la mise à disposition de vingt vélos, dont dix à assistance électrique, à l’hôtel d’agglomération. Très appréciés des agents pour des trajets courts, ils en incitent plus d’un à opter pour le vélo au quotidien. La distribution aux agents, chaque année, de la carte des pistes cyclables de l’agglomération mise à jour renforce cet attrait. Quant au parc de véhicules de Pays de Montbé-

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Une Peugeot Ion, véhicule électrique a récemment rejoint le parc véhicules de l’Agglomération

liard Agglomération, il compte 3 F-City et une Ion électriques, synonymes de moins de gaz à effet de serre, pour les trajets plus longs.

« L’intranet de la collectivité a été mis à profit pour pousser les agents au covoiturage, poursuit Jérôme Thévenot. Le service informatique a mis au point un logiciel avec planning de réservation qui permet de partager un véhicule entre collègues, par exemple à l’occasion d’une formation à l’extérieur. » Dans le même esprit, l’analyse des trajets domicile-travail a permis la mise en relation de personnes effectuant des trajets relativement longs avec des points de convergence. Dans les deux cas, outre la réduction des gaz à effet de serre, cela se traduit par des économies, pour la collectivité ou pour les agents.

L’expérience de PSA Lorsqu’on l’interroge sur les expériences menées par les entreprises du Pays de Montbéliard, le spécialiste du dévelop-

Le nouveau bâtiment d’HLP permet des économies sur les consommations d’énergie


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pement économique évoque en premier la réflexion sur son Plan de déplacement d’entreprise engagée par PSA, il y a déjà huit ans. En pointe pour le transport en bus de ses salariés, l’industriel a également imaginé un système de conciergerie permettant de bénéficier de l’accès à différents services sur le lieu de travail, tel le pressing. Une facilité qui a une influence non négligeable dans le choix des salariés d’utiliser leur propre véhicule. Nombreux, en effet, sont ceux qui profitent de leurs déplacements quotidiens pour faire une course au passage. Les entreprises, qui contribuent obligatoirement au fonctionnement des transports collectifs par le versement transport, se montrent très intéressées par leur amélioration. Ainsi, à la demande de PSA et avec le concours de l’Agglomération et de Keolis, le site de Belchamp est desservi depuis six mois par une ligne

régulière de la CTPM. En parallèle, PSA a mis six Ion électriques à disposition de ses salariés amenés à effectuer des trajets entre les sites de Sochaux, Belchamp et Mulhouse.

ISO 14001 : BBC et HQE Un aspect important du plan climat énergie de Pays de Montbéliard Agglomération concerne les normes de performance énergétique des bâtiments industriels. Technoland 2 et ses nouvelles constructions répondent aux exigences de la certification environnementale ISO 14001. Les normes BBC - bâtiments basse consommation - et HQE - haute qualité environnementale - sont notamment prises en compte. Les réalisations les plus récentes de Technoland 1 satisfont également à ces exigences. La société de conseil HLP Services a par exemple opté pour une solution architecturale qui

réduit ses consommations d’énergie. Quant au cabinet d’architecture Hansz, il a privilégié la construction bois et les normes BBC pour son siège social. Pour Jérôme Thévenot, « si le chemin restant à parcourir pour être exemplaire est encore long, la démarche est bien amorcée. Les entreprises y trouvent leur intérêt en matière de coûts de fonctionnement. » D’où la coopération mise en œuvre conjointement par Pays de Montbéliard Agglomération et la Chambre de commerce et d’industrie, à travers notamment des réunions par sites et zones d’activité. Les entreprises concernées peuvent s’y informer et échanger sur les pratiques envisageables. █ Contact-infos/PDE : conseiller en mobilité de PMA, 03 81 31 87 28

©©Simon Daval

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OPÉRATION « PERDEZ VOS KILOWATTS SUPERFLUS », service proposé par la CCI Doubs aux entreprises Contact : Claire Nicolas Chargée de mission environnement / sécurité Tél. 03 81 25 25 85 cnicolas@doubs.cci.fr

HLP Services travaille sur la performance des entreprises et des institutions. En construisant son nouveau siège sur Technoland, la société a tenu à optimiser ses propres performances énergétiques. D’où le choix d’une double peau métallique pour isoler le bâtiment de 700 m2 et éviter les ponts thermiques. « Cette solution intègre une isolation de 15 cm en polyuréthane », expliquent ses dirigeants, Stéphane Loichot et Bertrand Husson. La toiture plate est également isolée par 40 cm de polyuréthane, les doubles vitrages équipés de filtres réduisent les effets du soleil, l’été, et les huisseries sont en aluminium, avec des performances et une durabilité supérieures au PVC. « De plus, poursuivent les dirigeants, nous avons opté pour une climatisation réversible composée

©©Simon Daval

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OBJECTIF PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE de sept unités afin d’adapter chauffage et climatisation par zones selon l’occupation des locaux. » Investi en juillet dernier, le bâtiment est conforme aux attentes de ses utilisateurs. Outre des consommations d’énergie réduites, les choix techniques opérés ont par exemple permis une utilisation limitée de Placoplatre, compensant le coût important de la double paroi métallique. « Ce qui se traduit, souligne Stéphane Loichot, par un coût/m2 de seulement 1 000 €. Sans compter que nous pouvons utiliser les parois de nos bureaux pour nos supports aimantés ! » █ www.hlpservices.fr

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PUISSANCE 29 OUVRE SES COLONNES AUX GROUPES POLITIQUES DU CONSEIL D’AGGLOMÉRATION. LES TEXTES PUBLIÉS SONT SOUS LA SEULE RESPONSABILITÉ DES SIGNATAIRES. Yves ADAMI

Élus Républicains et Communistes 50 MILLIARDS ! De l’argent pour les riches

Groupe Démocrate, Socialiste et Vert En vertu de la règlementation en vigueur sur la communication en période pré-électorale, et à l’approche des élections municipales, le groupe Démocrate, Socialiste et Vert a décidé de suspendre la parution de ses tribunes politiques jusqu’à fin mars 2014.

Groupe « Ensemble pour le Pays de Montbéliard » Endettement Dans les communes bien gérées, quand on fait un gros projet d’investissement, on contracte un emprunt qui est remboursé sur plusieurs années et, les économies de fonctionnement faites sur une année permettent de financer, sans emprunts, des petits investissements ou des équipements pendant l’année suivante. Dans les grandes collectivités, on prévoit d’emprunter tous les ans pour financer une partie des investissements. Lorsqu’il y a des dérives de fonctionnement ou des remboursements non prévus, dus à des maladresses de gestion, comme par exemple des augmenta-

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tions importantes de taxes sur les entreprises (Cotisation Foncière des Entreprises dite C.F.E), ce sont les économies de fonctionnement (l’autofinancement) qui ne suffisent plus et par conséquent, pour maintenir le niveau des investissements il faut emprunter plus. Voilà une façon déguisée d’emprunter pour compenser des dépenses de fonctionnement. Il y a bien une autre façon de financer les augmentations des dépenses de fonctionnement ; c’est d’activer le levier des impôts sur les ménages, mais c’est beaucoup plus visible aux yeux du contribuable et c’est maladroit à la veille des élections !

20 milliards au titre du C.I.C.E (crédit impôts compétitivité emploi sans contrepartie). 30 milliards offerts aux patrons par la fin des cotisations sociales familles des employeurs. C’est toute la cohérence de la sécurité sociale qui commence à être démantelée. C’est une partie du salaire social crée par le travail de chacun qui est mis en péril. Ce sont les services publics qui seront les payeurs. Moins de moyens pour la santé,l’hôpital, l’éducation .les collectivités locales au nom de l’offre de compétitivité.La demande et la consommation des familles sont mis en berne aux conséquences dramatiques pour l’emploi soit près de 5 millions de chômeurs. A QUAND LA REVOLTE......

Bernard PETIT

Groupe Solidarité Communautaire La crise que nous traversons jette l’opprobre sur ce service public qui coûte cher. Ce n’est certainement pas les salaires des fonctionnaires que nous côtoyons (PMA ou agents communaux, peut être ceux employés dans les ministères ?) qui déséquilibrent les budgets. L’Etat doit faire des économies. Pour cela on supprime des pans entier du service public : Ici on ne déneige plus ; la on supprime l’aide technique, on instruit plus les documents d’urbanisme (Permis de construire, Autorisation préalable etc.). Ces services en contacts avec la population vont désormais relever de la compétence des communes ; communautés de communes ; ou d’Agglomération. Pour autant la dépense, elle, est toujours là, et n’en doutez pas le contribuable lui sera bien sollicité.


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Puissance 29 continue de vous faire découvrir les restaurateurs du Pays de Montbéliard, et alentours, labellisés « Qualité Tourisme ». Parmi eux, Nathalie Ley-Claudel chef de « La Morillade ».

Aux marches du palais…

Parcours étonnant que celui de Nathalie Ley-Claudel ! Elle a pratiqué l’art de cuisiner comme chef traiteur, 20 ans durant, au côté de son père, boucher charcutier traiteur au n° 26 de la Grande Rue, à Valentigney. Avec le départ à la retraite de l’artisan, la boutique avait perdu de son attrait. Il y a deux ans et demi, Nathalie et son mari Franck ont racheté le local pour le transformer en restaurant. Après un an de travaux, la Morillade ouvrait ses portes. Elle fait désormais partie du paysage gastronomique du Pays de Montbéliard. Nathalie a en quelque sorte réalisé un rêve : « J’ai renoué avec les racines de l’entreprise familiale, tout en m’exprimant davantage derrière mes fourneaux. Aujourd’hui, je m’éclate ! » Car il y a un monde entre préparer plusieurs centaines de repas et composer la carte - entrées, plats et desserts d’une salle de trente couverts sur la base de recettes originales. « Et puis, ajoute-t-elle, je suis sortie de l’ombre. Au-delà du plaisir que je prends en cuisine, j’éprouve une vraie satisfaction à échanger avec la clientèle ! »

Nathalie Ley-Claudel a récemment réalisé son rêve : devenir chef de son propre restaurant dans les locaux qui accueillaient, hier, la boucherie charcuterie de son père

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Les femmes chefs de cuisine sont encore peu nombreuses en France. Nathalie Ley-Claudel en fait partie, pour le plus grand plaisir de nos papilles, invitées à découvrir les recettes régionales revisitées de la Morillade, à Valentigney.

La présence en salle de Franck, lui-même issu de la restauration, contribue sans doute à rassurer la souriante quadragénaire.

Bac pro en poche

Pour partir sur de bonnes bases, Nathalie a complété sa formation par un bac pro de chef de cuisine. « Élaborer des recettes passe par le développement de son palais, de son odorat…, explique-t-elle. C’est important de découvrir de nouveaux savoir-faire et de les mettre en pratique. » Aujourd’hui, la Morillade a sa clientèle. « Des habitués et, régulièrement, de nouvelles têtes, remarque Nathalie, le bouche à oreille fonctionne bien. Au départ boroillotte, la clientèle ne cesse de s’élargir. » En octobre, la Morillade a obtenu le label national Qualité Tourisme, après la visite anonyme d’un inspecteur chargé de vérifier la qualité culinaire, de l’accueil et du service, ainsi que l’aménagement de la salle et le respect des normes d’hygiène…

Dans sa cuisine, Nathalie privilégie les produits locaux, « quoi de plus naturel pour une cuisine à base de spécialités régionales, même si elles sont revisitées! » La viande vient du boucher local, les fruits et légumes sont achetés sur place et aux producteurs locaux, le fromage chez un affineur hautsaônois, les vins - une sympathique sélection de crus franc-comtois et bordelais - chez un caviste voisin. Les plats dont Nathalie Ley-Claudel est la plus fière ? La morillade, bien entendu, mais aussi la pintade à la sauce aux morilles et à la cancoillotte fondue, la crème brûlée salée aux morilles et comté, ou encore la poêlée de pommes au vin jaune… « Il est important de toujours innover », conclut celle qui fait tester ses nouvelles recettes à des amis, à son père ou à des habitués. █

“La Morillade, c’est un clin d’œil à mon papa, explique fièrement le chef du restaurant. La Confrérie des bouchers de Franche-Comté, dont il faisait partie, avait créé cette recette de rôti de veau farci aux morilles et au vin jaune. La connaissant, je l’ai mise à notre carte et, selon mon habitude, je l’ai améliorée en y introduisant des morceaux nobles…”

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D’où “La Morillade” tient-elle son nom ?

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RENDEZ-VOUS I ENSEMBLE I REFLETS I

L’architecture franc-comtoise sort de ses murs

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La Damassine présente, à partir du 22 février, le meilleur de l’architecture régionale à travers une exposition itinérante montée par la Maison de l’Architecture de Franche-Comté. L’occasion, sur un même lieu, de découvrir les aspects les plus remarquables de bâtiments qui se dérobent parfois à notre regard. Une cinquantaine d’exemples architecturaux seront ainsi visibles aux visiteurs, imprimés sur de larges panneaux, afin qu’on porte sur eux un regard neuf et sans doute plus esthétisant. Car si le grand public identifie bien les lieux les plus emblématiques, sans doute sera-t-il étonné de découvrir les innombrables secrets de fabrication que recèlent ces maisons individuelles ou habitats collectifs. Sur le Pays de Montbéliard, onze bâtiments sont notamment mis en valeur. Parmi eux, le lycée Viette de Montbéliard (de l’architecte Pierre Lauga) ou l’église

de Sochaux (de Marcel Lods). Mais des trésors sont cachés dans des sphères plus privées, sur Audincourt et Valentigney. Des façades et des arcades qui ont retenu l’œil des puristes et que les néophytes pourront mieux appréhender. Tous ces sites sont répertoriés dans le guide de l’architecture moderne et contemporaine en Franche-Comté spécial Doubs, édité l’an dernier par la Maison de l’Architecture. Un ouvrage en vente à la Damassine qui fait désormais partie, « avec ses parois en bottes de paille », de cette richesse patrimoniale. À voir in  situ ! █ Exposition Architecture moderne et contemporaine en Franche-Comté, du 22 février au 28 mai à la Damassine. Entrée libre.

Saint-Maimbœuf célèbre le gospel Le dernier dimanche du mois de février sonne la reprise du Glorious Gospel Singers dans le Pays de Montbéliard. Fans de gospel, debout !

Après avoir fait vibrer les salles de Vandoncourt, Seloncourt, Mandeure ou encore Audincourt, le groupe emmené par le pasteur Manyana Ngasi reprendra ses quartiers dans l’église Saint-Maimboeuf pour son désormais traditionnel concert de rentrée. « C’est une église que nous aimons

bien et l’atmosphère y est sympathique », explique le pasteur originaire du Congo Kinshasa qui se réjouit, chaque année, de voir des centaines de spectateurs prendre part au spectacle. On va à nouveau danser sous la nef, au son d’une musique qui suscite de plus en plus d’adhésion. Un style que Manyana Ngasi cherche à populariser, au sens le plus noble du terme. « On réduit trop souvent le gospel à Oh Happy day et nous avons un répertoire différent. Nous faisons un petit concert intimiste pour tous les gens qui nous ont suivis depuis de nombreuses années, mais aussi pour ceux qui veulent découvrir le gospel. » Il faut bien imaginer que ce n’est pas une messe traditionnelle à laquelle les spectateurs seront conviés en cette journée dominicale, mais bien à une réjouissance phonique et vocale. Et ce pour les profanes comme pour les autres ! « Le gospel est une musique qui vient du cœur. C’est la soul music, sincère, vraie. On y partage la foi, la justice, la paix. Tout le monde s’y retrouve, croyants ou non croyants, même si on parle de Dieu. Mais c’est surtout la vie de tous les jours qu’on raconte. » Des histoires à chanter en chœur et en cœur. █

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The Glorious Gospel Singers, le dimanche 23 février à 17h. Entrée : 10€, sur place. Renseignements : www.glorious-gospel.com

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RENDEZ-VOUS

Patrimoine Gourmand, un voyage gastronomique, historique et musical

©©Florian Roy - Lorius

L’événement a déjà ses habitués. Chaque année, depuis 2004, ils se retrouvent à Bethoncourt, dans les locaux du CFA du Pays de Montbéliard, pour un cycle de soirées mêlant intelligemment l’histoire, la musique et la gastronomie. Le programme 2014 comportera quatre rencontres étalées entre février et mai. La première de ces rencontres aura lieu le 26 février. Elle aura pour thème « Charles Quint et la Franche-Comté ». La recette est inchangée. La soirée s’ouvre par une conférence, très vivante, donnée par l’une des guides conférencières du Pays de Montbéliard. Elle se poursuit par un repas préparé et servi par les apprentis du CFA et des cuisiniers des entreprises de restauration qui participent à la formation de ces jeunes. Mais ce repas n’est pas un repas ordinaire. Le menu proposé reproduit les recettes de la période historique abordée ce soir-là (en 2013, lors d’une

soirée autour du thème de la conquête de la Gaule par César, le CFA a servi, entre autres délices, un savoureux osso-bucco à la milanaise accompagné de gnocchis à la romaine). Le troisième temps de la soirée est musical. Pour celle du 26 février, le pianiste Pascal Keller, qui assure la direction artistique de toutes les rencontres, fera intervenir un ensemble de cuivres emmené par le tubiste Laurent Zemp. Le programme musical, bien entendu, offrira lui aussi un voyage dans le temps. Au mois de mars, Patrimoine Gourmand convoquera Louis XIV pour une histoire du Traité de Westphalie. La rencontre d’avril aura pour thème le Siège de Belfort lors de la guerre de 1870. Celle de mai fera revivre l’épopée du Maquis du Lomont. Le prix de la soirée est de 29 euros (réservation nécessaire). Les dates et détails du programme sont visibles sur les sites Internet de l’agglomération ou du CFA. █ Réservations : CFA Bethoncourt tél. 03 81 97 36 37 cfa.pm@cfa-montbeliard.org

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Tous les sports mécaniques à la Roselière

C’est la onzième édition, et le succès grandit année après année. Il faut dire qu’il y en a pour tous les goûts, toutes les envies. De la moto, bien sûr, moto de route, de trial, de cross… mais aussi du quad, du karting, de la voiture de rallye, et même du jet-ski ! Trente exposants vont accueillir le public sur les 1500 m2 de la Roselière (place du Champ de foire à Montbéliard) les 22 et 23 février. Tous les concessionnaires seront là pour présenter leur nouveaux modèles sous les yeux admiratifs du public. Les associations éga-

lement, et les clubs, car admirer c’est bien, mais pratiquer c’est mieux. « Les gens n’imaginent pas tout ce que l’on peut faire dans la région. Nous voulons qu’ils puissent voir, toucher, et discuter avec ceux qui pratiquent déjà et qui aiment partager leur passion. » déclare Jean-Pierre Prévot, l’un des co-organisateurs, un passionné luiaussi. Les nostalgiques se retrouveront autour des belles motos anciennes du club Rétro Moto de l’Est. Les plus jeunes caresseront les chromes des bolides, présentés par des pilotes profession-

nels. Comme chaque année, les acrobaties des champions de VTT trial du Club de la Tour de Scay vont faire frémir les spectateurs. Il y aura des jeux, une buvette, de la petite restauration. Et une joyeuse ambiance familiale. █ Entrée 2,5€ Samedi 22 février de 14h à 19h et dimanche 23 février 10h à 18h.

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ENTRACTE

I LOISIRS I SPORT I COMMUNE I ENSEMBLE I REFLETS I

Venezuela - Pays de Montbéliard : l’accord parfait

cion Simon Bolivar de Merida interviendront lors du festival « musique à Saint-Hipp ». Enfin, les musiciens de Melos Tempo retourneront au Venezuela en octobre poursuivre le travail engagé en 2013. « Ces échanges sont source d’espérance car ils donnent aux enfants une autre manière de voir les choses. Au travers de l’orchestre, par le jeu ludique de l’instrument et l’exigence de l’enseignement musical, on leur donne la capacité d’apprendre à apprendre », explique Marc Togonal qui vise haut. « Le but est de créer un orchestre symphonique pérenne dans les années à venir avec une notoriété. A l’âge de 20 ans, les jeunes pourront jouer un beau répertoire et montrer à leurs cadets que c’est possible. Ce projet, c’est l’espoir du beau », conclut-il. █

Initiés en 2013 autour de l’orchestre d’enfants des quartiers de Montbéliard, inspiré par le modèle « El sistema » de la Fundacion Simon Bolivar, les échanges avec le Venezuela se développent. De nombreux événements sont programmés en février, à commencer par la venue du quatuor à cordes Crescencia. De leur voyage à Mérida et Caracas en octobre dernier, les musiciens de l’ensemble Melos Tempo sont revenus enchantés. « Nous avons été impressionnés par l’énergie investie dans le projet El Sistema. Partout où ils passent, les orchestres d’enfants créent l’enthousiasme, eux qui connaissent pourtant une situation économique très difficile », rapporte le violoniste Marc Togonal. S’inspirant du modèle vénézuélien, les musiciens de Melos Tempo ont créé un orchestre des enfants des quartiers du pays de Montbéliard en 2011, avec le soutien de la DRAC, de la MJC de Valentigney, de Pays de Montbéliard Agglomération et du conservatoire qui met du temps pédagogique à la disposition des enfants. Une soixantaine de jeunes originaires des Buis à Valentigney, des Fougères à Grand-Charmont et de la Petite-Hollande à Montbéliard sont aujourd’hui intégrés à l’orchestre. Ils devraient être près de 120 d’ici deux ans, rejoints par les enfants de Champvallon à Bethoncourt et des ChampsMontants à Audincourt.

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©©Simon Daval

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C’est sur le modèle de « El sistema » de la Fundacion vénézuélienne Simon Bolivar qu’a été créé l’orchestre d’enfants des quartiers de Montbéliard

« L’espoir du beau »

En 2014, le partenariat avec le Venezuela se poursuit et s’étoffe. Le mois de février est riche en événements. Le quatuor à cordes vénézuélien Crescencia sera en résidence à Montbéliard du 14 au 26 février, ce qui donnera lieu à quatre concerts (lire l’encadré). Les quatre musiciennes accompagnées par Veronica Zambrano, animeront également un stage avec les 60 enfants de l’orchestre d’enfants des quartiers du Pays de Montbéliard du 24 au 26 février. Ce stage débouchera sur un concert au Jules Verne le 26 février. En parallèle, l’altiste Marvic Permar donnera une masterclass le 17 février au conservatoire. Plus tard dans l’année, deux musiciens de la Funda-

Quatre concerts en février À l’occasion de la résidence du quatuor C resce n c i a , q u a t re co n ce r t s so n t programmés avec l’ensemble Melos Tempo. Le 19 février au centre culturel de Seloncourt dans le cadre de la saison culturelle du conservatoire. Le 22 février à 17h au Temple de Montécheroux. Le 23 février à 11h au centre culturel de Valentigney et le même jour à 16h30 au centre culturel de Nommay.


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COULISSES

I ENSEMBLE I REFLETS I

Après avoir consacré 29 numéros à mettre à l’honneur les communes de l’Agglo, Puissance 29 propose de vous faire découvrir des lieux insoupçonnés…

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Dans les coulisses du centre de tri de la Charmotte

Dans les montagnes russes du recyclage en acier, mon cube est recueilli par un cariste qui vient m’échouer dans la cour extérieure. Dorénavant, je me dore la pilule, sous le chaud soleil voujeaucourtois. Et dire qu’il y a une heure à peine, je ne connaissais pas cette plage de la Charmotte… Je resterai là plusieurs jours, le temps que 90 autres balles soient réunies. Alors, l’entreprise Valoplast, spécialisée dans le recyclage des emballages

plastiques, prendra en charge la suite de ma destinée. Réduite à l’état de poudre, paillettes ou granulés de PVC, je me réincarnerai en tuyau, composant automobile, fibre de laine polaire, éponge synthétique ou encore bouteille d’entretien. Peut-être même suis-je, déjà, de retour dans votre maison ! █ 1

polytéréphtalate d’éthylène

Et les autres déchets ? Du côté des déchets dits valorisables, le verre e s t é g a l e m e n t s to c k é à Voujeaucourt, à proximité du centre de tri, avant d’être emmené par Valoplast. Le carton et les papiers sont eux regroupés sur le site Emmaüs d’Allondans qui en est le prestataire tri. Si ces déchets se retrouvent sur les tapis convoyeurs de la Charmotte, il s’agit d’erreurs de tri ! Et ils sont malheureusement légion… Dans la cabine du tri manuel, les agents de la déchetterie séparent les PET de couleur, les PET blancs (comme notre bouteille d’eau), les PEHD (Polyéthylène Haute Densité, c’est-à-dire les plastiques

©©Simon Daval

« Charmotte », ça évoque le petit panier en osier, une vannerie de première main et, par-dessus tout, ça sent bon la cerise, les couleurs chaudes de la vie ! Pour moi, ce fut le chemin de la réincarnation… La dernière goutte d’eau avait fui mes veines de plastique. J’ai été transportée dans ce grand camion vert, au milieu des détritus les plus divers. Un vrai capharnaüm ! Moi qui pensais me retrouver entre déchets dits valorisables, j’y ai croisé des objets qui n’avaient pas leur place ici : piles électrique, huiles de moteur, voire pire ! Ce n’est pourtant pas dur de trier convenablement, nom d’un chien ! Terminus, tout le monde descend. Après quelques kilomètres de route – le centre de tri de Voujeaucourt accueille les conteneurs de 90 communes en plus de celles du Pays de Montbéliard - voilà l’entrée de la Charmotte. La porte d’entrée se soulève et un vacarme du diable, mélange de verre brisé et de crécelle d’aluminium, sonne la bienvenue. Pas le temps de laisser mon bouchon au porte-manteau, je suis jetée dans la trémie générale avant de basculer sur un tapis convoyeur. Ca grimpe. Ce centre de tri, ça n’est jamais que des montagnes russes. En haut du tapis, un gros aimant appelé overband emmène l’acier vers d’autres horizons. Un tamis secoueur me débarrasse ensuite des impuretés et des fines particules. Me voilà prête pour la séance de tri manuel. Attention les chatouilles ! Des mains alertes et habiles font leur choix, séparant le bon grain valorisable de l’ivraie qui ne peut être recyclée. On m’agrippe et, hop, on me jette dans une goulotte. Et je me laisse glisser, comme dans le meilleur des toboggans. Moment de répit. Il faut attendre notre tour, nous les PET1 de couleur claire, pour passer à la plus piquante des machines. Le perceur ! Un nouveau tapis convoyeur me conduit vers ces deux rouleaux parsemés de petites piques, chargés d’évacuer l’air que je pouvais encore contenir. Tout cela dans le but de me stocker le plus aisément possible. Et voilà l’emballage final, à prendre au pied de la lettre. La presse nous transforme, les autres bouteilles en plastique et moi, en ce qu’on appelle ici une balle. Ou plutôt en ballot. Ficelé comme un rôti par des ligatures

Chaque jour, des dizaines de balles sont conditionnées sur le site de la Charmotte

opaques) et les ELA (emballage pour liquide alimentaire, type bouteilles cartonnés Tétra Pak). Les déchets ultimes - bien souvent les ordures ménagères - terminent dans le dernier bac, celui destiné à l’incinération.

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Directeur de l’association, Hubert Muller, avec son équipe, met tout en œuvre pour faciliter les démarches des comités d’entreprises

ENSEMBLEI REFLETS I

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CEZAM FRACAS : solidaire des salariés

Depuis 21 ans, l’association Cezam Fracas travaille en étroite collaboration avec les comités d’entreprises pour permettre aux salariés d’accéder aux loisirs, à la culture, au tourisme. Dans le pays de Montbéliard, 10.000 personnes sont concernées.

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avec notre immatriculation voyages ». L’association, qui compte 10 salariés, dispense également des formations et un accompagnement pour les membres élus des CE.

Acteur de l’économie locale

Mais ce n’est pas tout. Parmi ses multiples casquettes, Cezam Fracas propose aussi des bons d’échange aux salariés via leur CE, valables dans les hyper et supermarchés, librairies, petites enseignes et commerces indépendants. « 300 partenaires jouent le jeu dans la région. En 2013, ces bons ont représenté un chiffre d’affaires d’un million d’euros », précise Hubert Muller. L’association

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Des arbres de Noël aux billets de spectacles à prix réduits en passant par les voyages et les bons d’échange, l’association Cezam Fracas met tout en œuvre pour faciliter la vie des comités d’entreprises (CE) et de leurs salariés. Fondée en 1993, elle affiche un principe simple : « mutualiser et solidariser les moyens humains et financiers pour que les petits comme les gros collectifs de salariés aient un même accès aux services », explique le directeur Hubert Muller. Vingt et un ans après sa création, et implantée dans toute la région avec pas moins de 37.000 salariés désormais couverts, elle n’a rien changé de son fonctionnement. « Notre conseil d’administration est composé de 18 membres, élus de CE. Un adhérent égale une voix. Le montant de l’adhésion est calqué sur les effectifs des salariés : une petite entreprise aura accès aux mêmes services que les autres », explique le directeur. Aujourd’hui, en Franche-Comté, Cezam Fracas compte 300 collectifs adhérents soit 10.000 salariés couverts rien que dans le Pays de Montbéliard. La formule proposée par la structure séduit : « En adhérant à notre association, les démarches pour les CE sont simplifiées. Nous sommes leur guichet unique pour les billets de spectacle ou de loisirs. Dans le Pays de Montbéliard, les CE peuvent récupérer leur commande à l’office du tourisme ou à l’association Défi à Valentigney. Nous avons également une licence de spectacles pour organiser les arbres de Noël et nous proposons des voyages et des sorties

s’adresse également directement aux salariés via la carte Cezam, « un petit CE à lui tout seul ». Sans condition d’âge, cette carte valable dans toute la France permet d’obtenir des réductions dans

les commerces de la région et des prix « super réduits » pour des expositions, concerts ou autres. Parmi les 600 partenaires régionaux, on compte le Moloco, l’Axone ou encore MA scène nationale. « Nous avons à cœur de rester une structure de proximité », revendique Hubert Muller.

Cap sur les TPE

La plupart des adhérents de l’association sont aujourd’hui des grandes ou moyennes entreprises. En 2014, Cezam Fracas souhaite intégrer davantage de très petites entreprises, entre 1 et 10 salariés. « Dans ces sociétés, il n’y a pas de structures qui permettent aux salariés d’avoir accès à ces services », constate Hubert Muller. Pour ce faire, l’association a amélioré ses outils de communication. █ De nombreuses informations sur le site internet www.fracas.asso.fr.


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REFLETS I

Mathilde Laigle, teaching in America !

Dans la cité des Damas, on raconte encore son histoire, quand bien même les pages d’un récit plus que centenaire jaunissent avec le temps. L’histoire de l’enfant du pays, née au pied du pont Sarrazin en 1865, traverse en effet les océans, les époques et leurs changements de mentalité, pour peu, évidemment, que de grands hommes et de grandes femmes en transforment le cours. Mathilde Laigle n’est pas la plus connue d’entre eux mais sa destinée a sans doute inspiré bien des vocations. Elle montra l’exemple dès les bancs de l’école, obtenant le baccalauréat à la fin d’un XIXe siècle où la scolarité ne rimait pas encore avec parité. Son départ vers les Etats-Unis configura ensuite sa pensée résolument libertaire.

Pour le droit à l’éducation des femmes

©©E. Guérin

Sans pour autant défendre la cause du féminisme, cette Vandoncourtoise d’origine est devenue symbole de l’émancipation des femmes par son existence extraordinaire qui l’a conduite outre-Atlantique. Une existence romanesque pour celle qui consacra, d’ailleurs, une bonne partie de sa vie à l’écriture.

Portrait de Mathilde Laigle par E. Guérin (crayon)

Préceptrice, entre 1895 et 1903, des enfants des époux Larrabbe – William est gouverneur de l’Iowa alors que son épouse Anna Matilda fréquente l’élite sociale et économique de l’Etat –, Mathilde développe à leur contact cette pensée égalitaire qui prône notamment le droit à l’éducation des femmes. Le couple lui facilite son inscription à l’université de l’Iowa, puis à Columbia. Elle y deviendra l’une des premières femmes diplômées de l’enseignement supérieur américain. Un statut remarquable pour cette fille d’un petit village du Nord Franche-Comté. Sa thèse sur la littérature française médiévale lui ouvre les portes de l’enseignement, au Wellesley College, où elle est docteur en lettres. Elle participe également à des publications historiques. C’est l’une d’elle qui

LE WELLESLEY COLLEGE Mathilde Laigle a enseigné pendant quelques décennies dans cette université, située près de Boston. L’établissement privé, créé en 1870, est reconnu pour être encore aujourd’hui une des meilleures facultés féminines. Sa devise est Non Ministrari sed Ministrare (« ne pas être gouvernées mais gouverner »). Ces dernières années, Madeleine Albright ou Hillary Clinton y ont notamment effectué leur scolarité. █

Alors âgée de 70 ans, Mathilde Laigle traverse une dernière fois l’Atlantique pour s’établir à Beaumont-de-Pertuis, dans le Vaucluse. Elle y poursuit sa carrière d’écrivain mais s’oriente alors vers les pièces de théâtre pour enfants. Parmi celles-ci, Une heure au château d’Etupes (1776), pièce en un acte avec chant et musique de scène. Elle disparaît en 1949, à 84 ans. █

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Etupes mis en pièce

la rappelle en Europe. En 1906, l’historien Jean Dufournet lui demande en effet de réaliser une version critique du Livre des Trois vertus, écrit au XVe siècle par Christine de Pisan. La rencontre à quatre siècles d’intervalle entre l’une des premières bachelières

de la République et l’une des pionnières du féminisme catalyse forcément ses aspirations pour les droits des femmes. La phallocratie de l’époque n’apprécia guère la chose. Peut-être la plus belle des victoires de Mathilde Laigle. █

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