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6e année N0 2 Mai 2008

Un GROS printemps ! Mise en eau à l’ouvrage de restitution de la Nemiscau-1 Réservoir Eastmain 1

Le taux de méthane redevenu à la normale ! Digue provisoire

Le coup de départ est donné

Des gens de vision et d’énergie


JL - Retour en arrière. Des suites de la signature de l’entente de la Paix des braves en 2002, le cœur de la Baie James se remet à battre à la cadence rythmée des pics et des pelles. Le campement de la Nemiscau, plaque tournante du territoire de la Baie James, reprend vie progressivement pour servir de tremplin au projet de l’Eastmain-1. Rapidement, pendant que s’accroissent les effectifs, les nostalgiques des phases I et II du développement hydroélectrique de la Baie James se remémorent les défuntes parutions des journaux « En Grande » ou « Laforge-2 ».

Un journal rassembleur Afin de renouer avec ces vestiges de l’édition, qui retraçaient en images et en textes le quotidien des bâtisseurs d’eau de l’époque de Robert Bourassa, les relations publiques de la SEBJ laissent mijoter l’idée de mettre sur pied un nouveau journal de chantier. À l’été 2002, il n’en fallait pas plus pour qu’un concours soit lancé, invitant les travailleurs à trouver un nom à cette éventuelle parution. Plusieurs suggestions sont alors soumises à un jury local, qui devra choisir parmi des noms comme « Camp Camp (pour Cancan) », « Les braves », « Cree Terre (pour Critère) », « Le bavard de Nemiscau » et, enfin, « Le Miscau ». Ce sera finalement ce dernier qui sera retenu.

Le Miscau, l’ancêtre du journal Eastmain

C’est ainsi que pendant plus d’un an, le premier journal de chantier officiel des travaux de l’Eastmain-1 portera un nom en lien avec le campement de la Nemiscau. Imprimé en noir et blanc avec le photocopieur du campement et conçu sans logiciel de montage graphique, Le Miscau est résolument axé sur les activités récréatives des campements de la Nemiscau et de l’Eastmain, les petites annonces et les messages d’intérêt général.

Toutefois, au milieu de l’été 2003, avec la mise en place du campement de l’Eastmain, on se rend à l’évidence que le nom du journal « Le Miscau » ne convient plus vraiment. La direction propose un nom plus rassembleur qui, au lieu de faire référence à un campement précis, met en évidence le chantier de l’Eastmain-1 et, éventuellement, celui de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert dans la mesure où ce dernier allait se concrétiser. C’est ainsi qu’est né votre journal Eastmain. Ce nouveau départ aura aussi permis d’élargir l’équipe de rédaction du journal, de mettre à contribution un graphiste et un photographe. Ce faisant, l’imprimé allait devenir un incontournable, tant pour les travailleurs au chantier que pour les publics externes et les partenaires. Tiré dans les deux langues à plus de 5 000 exemplaires et distribué aux quatre coins du Québec, le journal Eastmain est devenu le témoin fidèle de nos grandes réalisations à la Baie James.

Neilson-EBC décroche un nouveau contrat au chantier de l’Eastmain-1-A C’est fait ! Neilson-EBC a décroché le contrat de la construction de la digue provisoire, de l’excavation de la prise d’eau et des conduites forcées à la centrale de l’Eastmain-1-A. L’entrepreneur s’affaire présentement à déneiger le site des travaux et à installer le concasseur qui servira à préparer les matériaux de la digue. NeilsonEBC prévoit une pointe d’une centaine de travailleurs affectés à la réalisation de ces travaux. Responsable - Relations publiques Yves Barrette / Directrice artistique Bionda Miotto / Rédacteur en chef Jimmy Lavoie 819 672-2200, poste 3853, lavoie.jimmy@hydro.qc.ca Rédacteurs Brian Brousseau, Véronique Gagnon-Piquès, Nathalie Girard, Karine Lemay Collaborateurs France Brûlé, Daniel Lacoursière Réviseure Christine Gervais, Traductions Papyrus / Graphiste Paul Salois Design / Photographes Paul Brindamour,/ Imprimerie Imprimerie Lebonfon Le Journal Eastmain est publié par les Relations publiques de la SEBJ pour les travailleuses et les travailleurs du projet de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert. © SEBJ. Tous droits réservés. Site internet : www.hydroquebec.com/rupert Site extranet : www.extranetsebj.ca Le Journal Eastmain est imprimé sur du papier du Québec certifié Éco-Logo, blanchi sans chlore, contenant 100 % de fibres post-consommation, sans acide et fabriqué à partir de biogaz récupérés. 2 Journal Eastmain, mai 2008

Des gens de vision et d’énergie


Réservoir Opinaca

Poste Muskeg

Campement de l’Eastmain

Centrale de l’Eastmain-1

Centrale de l’Eastmain-1-A Réservoir de l’Eastmain 1

AVANCEMENT DES TRAVAUX

Centrale de l’Eastmain-1-A

Carte centrale de l’Eastmain-1-A

À plein régime ! En date du 12 avril, environ 1 026 000 m3 de roc a été excavé au site de la centrale de l’Eastmain-1-A. Neilson poursuit le forage, le sautage et l’excavation de la banquette no.4. L’entrepreneur procède également aux travaux de consolidation des banquettes excavées. Les travailleurs de Neilson-EBC fonctionnent à plein régime au chantier de l’Eastmain-1-A. L’entrepreneur opère présentement 19 camions de chantier 50 tonnes, 15 foreuses, 4 jumbos et 3 grues.

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Biefs Rupert aval

Réservoir de l’Eastmain 1

Canal C1 Barrage de la Nemiscau-1

Barrage de la Nemiscau-2 Canal C2 Canal C3 Digue du Ruisseau-Arques de la Nemiscau-2

Canal C4

Tunnel de transfert

Canal-C34 Barrage de la Lemare

Plusieurs canaux sont terminés C’est le cas des canaux C-5 et C-7 dont les travaux ont été complétés au début avril. À pareille date, le canal C-6 était finalisé à plus de 85 %. L’entreprise Fernand Gilbert ltée se concentre maintenant sur la réalisation d’une quinzaine de digues : LR-43A à LR-56. Les travaux entrepris par CCDC aux canaux C-2, C-3 et C-4 sont à l’étape de l’excavation du roc et du mort-terrain et se poursuivront au courant du printemps.

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Canal C5A Canal C5 Canal C6 Canal C7

Barrage de la Rupert

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AVANCEMENT DES TRAVAUX

Campement de la Rupert

Biefs Rupert amont

Chantier de la dérivation Rupert Canaux

Canaux


Après avoir retiré l’abri temporaire qui le recouvrait pendant la saison hivernale, l’évacuateur de crues de la Rupert se dévoile en avril. La structure donne le vertige. Mais avant d’en arriver là, rappelons que EBC-Neilson a dû excaver plus de 550 000 m3 de roc et couler plus de 20 000 m3 de béton. Par ailleurs, Canmec Industriel a débuté la pose des vannes à l’évacuateur de crues. Ces immenses portes laisseront écouler les eaux au besoin. C’est cependant par le pertuis central que l’eau s’écoulera, en tout temps, afin de laisser passer le débit écologique réservé à la rivière Rupert.

Biefs Rupert aval

Canal C1

Barrage de la Nemiscau-1

Barrage de la Nemiscau-2 Canal C2

Digue du Canal C3 Ruisseau-Arques de la Nemiscau-2

Campement de la Rupert

Canal C4

Tunnel de transfert

Canal-C34

Barrage de la Lemare

Canal C5A Canal C5 Canal C6 Canal C7

Barrage de la Rupert

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AVANCEMENT DES TRAVAUX

Une structure qui donne le vertige

Réservoir de l’Eastmain 1

Biefs Rupert amont

Chantier de la dérivation Rupert Évacuateur de crues

Barrage Rupert


Chantier de la dérivation Rupert Nemiscau-1

Carte Nemiscau 1

Biefs Rupert aval

Réservoir de l’Eastmain 1

Canal C1

Barrage de la Nemiscau-1

Barrage de la Nemiscau-2 Canal C2 Canal C3

Digue du Ruisseau-Arques de la Nemiscau-2

L’eau s’y engouffre depuis sa mise en eau, le 9 avril 2007. L’ouvrage est maintenant prêt à restituer l’eau de la rivière Nemiscau à un débit allant de 4,9 m3/s (débit réservé minimal) à 74 m3/s. L’eau qui s’écoule désormais dans l’ouvrage, qui agit à titre de canal de dérivation, permet d’assécher la zone où Hydro-Québec Construction érigera le barrage de la Nemiscau-1. Rappelons que ce barrage aura la particularité d’avoir un noyau fait de béton bitumineux et non de till (moraine), une première en Amérique du Nord.

Tunnel de transfert

Canal-C34

Barrage de la Lemare

Canal C5A Canal C5 Canal C6 Canal C7

Barrage de la Rupert

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Des gens de vision et d’énergie

AVANCEMENT DES TRAVAUX

L’ouvrage de restitution est maintenant fonctionnel !

Canal C4

Biefs Rupert amont

Campement de la Rupert


Chantier de la dérivation Rupert Tunnel de transfert

Tunnel de transfert

Biefs Rupert aval

Réservoir de l’Eastmain 1

Canal C1

Barrage de la Nemiscau-1

Barrage de la Nemiscau-2 Canal C2 Canal C3

Digue du Ruisseau-Arques de la Nemiscau-2

Le forage en percée frontale se poursuit en amont et en aval du tunnel. Dans près d’un mois, les deux côtés se rejoindront. Les travailleurs verront enfin la lumière au bout du tunnel ! À la mi-avril, moins de 1 kilomètre séparait les deux côtés.

Tunnel de transfert Canal-C34

Barrage de la Lemare

Canal C5A Canal C5 Canal C6 Canal C7

Barrage de la Rupert

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AVANCEMENT DES TRAVAUX

La lumière au bout du tunnel

Canal C4

Biefs Rupert amont

Campement de la Rupert


Campement de la Rupert

SBC-EMF a repris ses travaux il y a plus d’un mois. Une des premières tâches consistait à retourner sur les lieux de l’ouvrage de restitution de la rivière Lemare et à démarrer l’injection et le bétonnage. L’ouvrage de restitution Lemare, comme ceux de la rivière Nemiscau, ont pour but de maintenir le débit naturel de la rivière sans pourtant laisser redescendre vers l’ouest l’eau dérivée de la rivière Rupert.

Tunnel de transfert

Canal-C34

Barrage de la Lemare

Qualitas-Monterval : inspecteurs de l’invisible NG - Fier partenaire d’Hydro-Québec/SEBJ depuis près de 40 ans, Qualitas-Monterval, une division du Groupe Qualitas, veille au contrôle qualitatif des matériaux de remblai et du béton des ouvrages du chantier de la dérivation Rupert. D’un côté, les inspecteurs de la SEBJ observent et quantifient des éléments concrets relatifs aux travaux. De l’autre, les techniciens de Qualitas-Monterval vérifient des choses beaucoup plus abstraites, qui ne se voient pas à l’œil nu, qui requièrent des équipements spécialisés. Qu’il s’agisse d’ouvrages en remblai (digues et barrages) ou d’ouvrages en béton, on procède à des essais de contrôle à toutes les étapes des travaux. Voici quelques exemples : - Au banc d’emprunt, les techniciens s’assurent que les matériaux extraits ont les propriétés souhaitées. - Au moment du concassage, on effectue des tests de granulométrie. - L’étanchéité des fondations des ouvrages de retenue est testée et vérifiée. - Pendant les travaux de compaction, des tests effectués

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-

Canal C4

Canal C5A Canal C5 Canal C6 Canal C7

sur toutes les couches de matériaux permettent de vérifier si le degré de compacité est Barrage atteint. de la Rupert des Lors de la construction ouvrages en béton, le technicien de laboratoire s’assure que le béton est conforme aux exigences avant sa mise en place. Essentiellement, cela signifie qu’on vérifie si la fluidité et la teneur en air du béton lui permettront de résister aux cycles de gel et dégel. On s’assure également que le béton, une fois durci, atteint un niveau de résistance adéquat.

Les tests sont effectués dans trois laboratoires. Leur emplacement est stratégique : le premier se trouve au site du barrage de la Rupert et de son évacuateur de crues, le deuxième est près de la digue LR-12 et le troisième a été aménagé à côté de l’usine de béton de Norascon au km 24. Le chantier de la Rupert connaîtra une grande effervescence en 2008. Il sera en effet le théâtre de nombreux travaux. Pas étonnant que les effectifs de QualitasMonterval quadrupleront d’ici à l’été pour atteindre plus de 60 techniciens.

Des gens de vision et d’énergie

AVANCEMENT DES TRAVAUX

Reprise des travaux à l’ouvrage Lemare

Biefs Rupert amont

Ouvrage Lemare

Chantier de la dérivation Rupert

Ruisseau-Arques de la Nemiscau-2


KL - Neilson-EBC a franchi le cap du 50 % du volume total de roc excavé. Neilson-EBC procède actuellement au forage, au sautage et à l’excavation de la quatrième banquette. Rappelons qu’une banquette est une excavation effectuée à partir de forages verticaux.

À la centrale de l’Eastmain-1-A, c’est « rock’n’ roll ! » Au nombre de neuf, les banquettes au site de la centrale de l’Eastmain-1-A sont prédéfinies et divisées en tranches horizontales. Chaque tranche de roc a une dizaine de mètres de profondeur, ce qui permet d’excaver le roc par niveau. Présentement, Neilson-EBC emploie environ 160 travailleurs qui, jour et nuit, exécutent ce contrat d’envergure.

Banquette 1 Banquette 2

Banquette 3

Banquette 4b Banquette 4a

Banquette 5b Banquette 6b

Banquette 5a

Banquette 7b

Banquette 6a

Banquette 8b

Banquette 7a

Banquette 9

Banquette 8a

KL- Les milieux naturels comme les lacs, les cours d’eau, les forêts et les tourbières émettent des gaz à effet de serre (GES). Bien que la mise en eau d’un réservoir entraîne, en raison de la décomposition de la matière organique ennoyée, une augmentation rapide des émissions de certains gaz au cours des premières années, une diminution graduelle s’ensuit jusqu’au retour à la normale en moins d’une dizaine d’années.

Réservoir Eastmain 1

Le taux de méthane redevenu à la normale Le réservoir Eastmain 1 fait l’objet d’une vaste étude sur les émissions des GES depuis sa mise en eau en novembre 2005. L’étude consiste à déterminer le niveau des émissions de GES après la création du réservoir et à comparer les données ainsi recueillies avec celles obtenues dans les milieux naturels environnants. Cet exercice constitue une première mondiale. C’est en effet la première fois qu’on étudie la quantité de gaz à effet de serre émise avant et après la mise en eau d’un réservoir.

Des études qui portent fruits Située sur l’île Marie-Êve, soit à environ 5-6 km de l’évacuateur de crues dans le réservoir Eastmain 1, cette tour enregistre les données qui concernent les concentrations de GES dans le réservoir.

Deux années après la mise en eau du réservoir, l’équipe scientifique constatait que le taux de méthane dans les eaux du réservoir était redevenu à la normale

comparativement aux lacs des milieux naturels environnants. Toujours en comparaison aux milieux naturels, d’autres études ont confirmé qu’à la fin de la première année, le taux du dioxyde de carbone (CO2) était de 8 à 10 fois plus élevé. Après une deuxième année, ce taux comparatif chutait à 3, laissant présager d’excellents résultats pour l’année en cours. Autour de la table d’Hydro-Québec Production, plusieurs experts de différentes disciplines scientifiques qui proviennent d’entreprises privées et universitaires, poussent à la roue de ce projet d’envergure. Souhaitons-leur bonne chance !

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NG – Le fameux « souper du mois » constitue une sorte de tradition sur les chantiers de la Baie James. Grâce à l’atmosphère festive qui le caractérise, les travailleurs parviennent à rompre avec la routine des grosses semaines de travail.

La petite histoire des soupers du mois L’origine de ce souper remonte à la deuxième phase des travaux d’aménagement hydroélectrique de la Baie James, à LG-2A. Des repas du genre étaient organisés à la Saint-Jean-Baptiste, à Pâques et aux autres congés fériés. Après avoir constaté que les travailleurs appréciaient ces Photo d’époque prise à LG-4 lors d’un souper inaugural dans le gymnase. occasions et dans un contexte de normalisation des contrats, les dirigeants ont voulu instaurer le rituel d’un repas spécial aux mois sans congé férié. C’est le cas, entre autres, des mois de mars et de novembre. Le repas du mois se déroulait le dimanche midi ou le samedi soir, mais à la demande des travailleurs de nuit, il a été ancré au samedi soir. Après quelques ajustements, le souper du dernier samedi du mois fait désormais partie du programme des travailleurs du chantier. Ces soupers, qui s’articulent autour de différents thèmes, permettent aux travailleurs d’oublier, ne serait-ce que quelques heures, l’isolement des chantiers de la Baie James. NG – Les soupers du mois représentent peut-être un moment de détente pour les travailleurs des chantiers de la Baie James, mais il en va tout autrement pour le personnel de la cuisine. Au campement de la Rupert, la préparation du souper du fameux samedi soir par l’équipe de Gestion ADC commence plusieurs jours à l’avance.

La face cachée des soupers du mois « Au cours du mois précédent, après une séance de remue-méninges avec mon équipe, on choisit un thème et on l’exploite sous tous ses angles : sélection des aliments, décoration, ambiance générale… », nous confie Yvan Perron, chef exécutif Gestion ADC. C’est alors que la recherche commence. Le défi premier d’un chef, c’est de trouver des recettes originales et de vérifier la disponibilité de certains aliments et de certaines épices qui se prêtent bien au thème choisi. Le deuxième défi, ou source de stress, c’est l’arrivage des stocks. « Nous nous rendons compte que nous sommes loin quand les aliments n’arrivent pas avec la commande. Si j’étais en ville, ce ne serait pas compliqué : j’irais les chercher moi-même. Mais ici, il faut toujours prévoir un plan B », continue M. Perron.

Préparation du souper du mois au campement de la Rupert

Une fois les aliments arrivés, tout le monde met la main à la pâte. « La préparation des recettes commence le mercredi. Le jeudi, c’est le tour des pièces montées. Le vendredi, on s’assure que tout va bien et le samedi, c’est la grosse journée pour tout le monde : décoration et service. Pendant le souper, les travailleurs sont détendus, heureux et nous communiquent leur satisfaction. C’est très motivant pour tout le monde », raconte M. Perron. « Le souper du mois nous donne, d’une certaine façon, une petite tape d’encouragement dans le dos pour le mois suivant. »

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VGP – Quelque 80 Cris issus des communautés de Mistissini, de Nemaska et de Waskaganish ont suivi une formation sur l’abattage manuel des arbres et sur le secourisme. Les cours, qui ont eu lieu au campement de la Rupert, ont débuté le 17 mars et se sont échelonnés jusqu’à la mi-avril.

CRIS EN FORMATION

Abattage et secourisme Les cours ont été suivis en deux temps. La partie théorique s’est déroulée en classe. Les abatteurs-étudiants ont ensuite été invités à se rendre en forêt où ils ont pu appliquer ce qu’ils avaient appris en classe. Leur professeur, Paul Cyr, se dit plus que satisfait d’eux. « Les étudiants avaient abattu des arbres auparavant. Mais ils sont impressionnés par les nouvelles techniques que je peux leur enseigner. Certains étudiants écourtent même leur temps de dîner pour reprendre la pratique plus

rapidement. Moi, ça me motive de voir ça », explique-t-il. La formation sur l’abattage manuel se terminera pendant la saison estivale : un suivi sera fait auprès des abatteurs afin de veiller à ce qu’ils continuent d’appliquer les connaissances acquises durant la formation. Les deux formations sont importantes, car pas moins de 130 Cris sont attendus cet été pour abattre manuellement des

JL - À la fin de l’année 2007, la Société d’énergie de la Baie James a reçu une note parfaite pour l’application du système de gestion environnementale et a donc pu renouveler sa certification ISO 14001.

Renouvellement de la certification Les conclusions des audits externes sont très favorables et les rapports n’ont révélé aucun cas de non-conformité. De plus, l’auditeur n’a pas formulé la moindre observation et n’a pas soulevé le moindre point à améliorer. « Il a souligné à plusieurs reprises la grande rigueur du personnel de la SEBJ dans l’intégration des considérations environnementales à toutes les étapes de réalisation des travaux », fait remarquer le directeur des projets de l’Eastmain, Normand Béchard.

arbres sur une superficie de plus de 1 000 hectares répartis sur l’ensemble du territoire. La Commission scolaire crie, le programme Niskamoon et le Service de développement des ressources humaines cries assurent le financement de l’activité. Les cours ont été donnés par des enseignants de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets.

ISO 14001 à la SEBJ

Monsieur Béchard tient à souligner que le projet de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert est, de toutes les réalisations accomplies par Hydro-Québec et la SEBJ, celui qui est allé le plus loin dans l’application du concept de développement durable. « Ce résultat illustre les compétences de l’équipe qui prend part à la concrétisation de ce grand projet. Je tiens à remercier tous ceux et toutes celles qui ont participé à l’audit et qui en ont fait un succès », mentionne Normand Béchard.

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KL - Qu’ont de différent Gordon Chiasson et Michel Leblanc ? Très peu, si ce n’est que le premier travaille pour Neilson-EBC et le second pour la SEBJ. Bien qu’ils n’aient pas le même employeur, ces deux arpenteurs ont vraisemblablement un réel plaisir à travailler pour un objectif commun, la réalisation de la centrale de l’Eastmain-1-A. Voilà une belle preuve que le travail d’équipe est la clé du succès aux chantiers de la Baie James.

« GOOSE BREAK » Un retour en forêt

VGP – La fièvre de la chasse à l’oie envahie de nouveau les Cris. Chaque année, entre la fin avril et le début mai, les neuf communautés se mobilisent. Tous prennent le chemin de la forêt pour profiter de la migration des oies. Le « Goose break » commence.

Une équipe solide comme du roc ! Il est 9 h 30. C’est le moment de la pause matinale au chantier. Gordon et Michel m’attendent patiemment au bureau de la SEBJ. Je suis tout de suite impressionnée par ce que je vois : la complicité véritable entre les deux hommes. La conversation est amicale, les tapes sur l’épaule sont fréquentes et l’ambiance est très détendue. Après avoir posé quelques questions pour mieux les connaître, je pose LA question de l’entrevue : Existet-il véritablement un esprit d’équipe et un plaisir de travailler ensemble entre les entrepreneurs et le maître d’oeuvre ? « C’est le secret ! », affirme Gordon sans aucune hésitation. Michel abonde dans le même sens. Il mentionne que le travail doit être fait conjointement pour obtenir des résultats de qualité qui répondent aux normes et qui respectent les plans qui leur sont soumis. « Chacun sait ce qu’il a à faire. L’un prélève des données, l’autre les vérifie. Ça fait partie de la job ! » assure Michel.

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Selon Gordon, le travail de Michel est essentiel, car il valide ses données et permet aux travailleurs d’exécuter leurs tâches de façon sécuritaire et conforme. La surveillance permet de ne pas outrepasser les étapes. Une belle demi-heure vite passée en leur compagnie et la récréation est déjà terminée. Je crois bien avoir découvert le « secret » dont me parlait Gordon. Il y a bel et bien un respect mutuel pour le travail de l’un et de l’autre, que se soit au regard des travaux de production ou ceux de vérification. Avant de repartir, je leur demande la permission de les photographier. Sans leur demander quoi que se soit, ces messieurs se prennent la main. La fierté se lit sur leur visage. Mission accomplie, l’entrevue est réussie !

« La chasse à l’oie est l’activité préférée de la majorité des Cris. Les familles se rassemblent sur leur territoire de chasse et tous ajoutent à l’effervescence en cours. Jeunes et aînés… Tout le monde est là ! », raconte George Bordeleau, chef de service - Relations cries au campement de la Rupert. Ce temps d’arrêt dure presque un mois. Les bureaux administratifs et les écoles ferment dans les communautés. Seulement les services essentiels sont maintenus. Les Cris reviennent à quelques reprises pour se ravitailler et prendre une douche ! En forêt, les rôles sont bien définis. En général, les hommes vont à la chasse. Les oies ne sont pas les seules proies visées : le rat musqué et le castor sont également prisés. Les femmes s’occupent au camp. Ce sont elles qui plument les oies et qui préparent la viande. Tous en profitent pour relaxer, pour se ressourcer. Chaque saison apporte son lot de nouveautés. Au printemps, ce sont les oies…bientôt, la fraie des poissons commencera. Les autochtones ont su s’adapter au rythme des saisons et trouver des activités significatives pour chacune d’elles.

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Relations cries

Natimachew Siwin signifie « entraide » en cri. C’est aussi une initiative de partenariat entre la Société Niskamoon et la Société d’énergie de la Baie James. Les deux sociétés ont décidé d’unir leurs efforts, pendant quatre ans, pour organiser des activités d’accompagnement dans le cadre des travaux de la dérivation de la Rupert. Il s’agit d’une première. Les activités de Natimachew Siwin rayonneront dans tous les campements : Eastmain, Nemiscau, Rupert et bientôt, La Sarcelle..

Ces activités commenceront ce printemps au campement de la Rupert. Progressivement, elles atteindront les autres campements. Sous peu, Natimachew Siwin embauchera deux coordonnateurs cris qui auront la responsabilité de mettre en œuvre la construction d’habitations traditionnelles cries appelées « sabtuans » où se dérouleront la plupart des activités. En 2009, un autre coordonnateur se joindra à l’équipe. Également au programme, des « mokoshans » avec préparation de mets traditionnels. Ce volet vise à valoriser nos deux cultures par le biais d’activités interculturelles : repas traditionnels cris préparés avec le concours des aînés, qui auront l’occasion de démontrer un savoir-faire millénaire, ou repas typiquement québécois préparés sous le « sabtuan ». Les participants seront à tour de rôle hôtes et invités. Des activités ludiques s’ajouteront aux « mokoshans ». À la demande de la Société Niskamoon, des cours de français aux résidants cris des campements seront disponibles dans le cadre de Natimachew Siwin.

En mémoire de

Walter Robertson Gunner Né le 13 juillet 1963, décédé le 1er mai 2007

Il y avait beaucoup de fébrilité au Ciel en ce mardi matin 1er mai 2007. Dieu, plus souriant qu’à l’habitude, impatient d’accueillir une âme bien spéciale, s’adressa à son plus fidèle ange : « C’est le moment de le ramener à la Maison. » Tous les anges se hâtaient pour cet accueil mémorable…tous , sauf un. Dans quelques semaines, une année se sera écoulée depuis qu’il est parti Le joindre. La vie sans lui n’est pas toujours facile, surtout quand nous entendons sa chanson préférée ou que nous savourons son mets favori. À quoi pensais-tu à cet instant? Savais-tu que la fin approchait? Dieu s’est-il présenté à toi pour t’annoncer que c’était ton tour? Sans trop savoir comment, tu t’es retrouvé devant la Porte d’une blancheur nacrée, debout, les larmes aux yeux, nous observant. As-tu ressenti le besoin de redescendre pour dissiper nos craintes? À présent, tu habites un lieu si beau, si pur, un lieu où Dieu est visible. Qui aurait cru que ça t’arriverait si vite… Chers amis, parents, collègues,

Par ailleurs, des activités de mieux-être (cercles de parole, tentes de sudation, marches de santé) et des ateliers abordant des thèmes divers se succèderont pendant ces quatre années de vie passées côte à côte. Enfin, des aînés et des orateurs s’exprimeront, à l’occasion, sur leurs expériences de vie, sur leurs succès et sur leur savoir-faire.

Nous tenons à exprimer notre plus sincère gratitude pour vos paroles et vos présents. Les fleurs ont égayé la pièce et notre cœur. Nous savons que Walter aurait apprécié vos gestes. Nous parlons souvent des amitiés qu’il cultivait avec ses collègues de travail. Nous savons à quel point il y tenait. Vous avez été nombreux à nous transmettre des messages touchants. Il nous est facile de comprendre pourquoi Walter aimait tant être à vos côtés. Votre présence explique en grande partie pourquoi il aimait aller travailler.

Meegwetsh !

Merci à vous tous pour vos mots d’encouragement, pour vos présents, pour votre générosité et, surtout, pour votre amitié. En sachant qu’il vous manque aussi, son absence nous est un peu moins pénible.

Nii George P. Bordeleau Chef de service - Relations cries Campement de la Rupert

Margaret B. Gunner, ses enfants et ses petits-enfants.

Journal Eastmain, mai 2008 13


Gilles Massicotte

Sécurité industrielle Du réel à la fiction

VGP – Gilles Massicotte a une longue feuille de route à titre de représentant des forces de l’ordre. Avant d’être constable spécial à Hydro-Québec, il a été patrouilleur, détective et directeur adjoint au Service de police de Val-d’Or. Dans le milieu des années 90, il a même fondé sa propre agence de détective privé. « Ce que j’aime dans ce métier, c’est le côté recherche d’indices, analyse de dossiers, accumulation de la preuve… », indique-t-il. C’est sans doute ce qui l’a amené, en cours de route, à développer une autre passion : l’écriture de romans historiques. « Une auteure d’Abitibi m’a rejoint pour me demander mon avis sur un roman policier qu’elle venait de rédiger. C’est

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elle qui m’a montré comment écrire. Par la suite, elle m’a incité à écrire, puis à participer à un concours de prix littéraire en Abitibi », raconte M. Massicotte. Gilles Massicotte s’est donc lancé dans la rédaction d’un roman historique qui traite du plus grand camp d’internement au Québec à l’époque de la Première Guerre mondiale, L’Abitibi défendue. Il a d’ailleurs remporté le Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue 1998. Un deuxième roman historique, qui porte sur la pire tragédie minière au Québec du 20e siècle, East Malartic, a suivi. Il a ensuite signé une série de nouvelles policières, Montre et Magouilles, dont quelques-unes s’inspirent de faits réels qui ont marqué sa carrière. « Dans le temps où je fumais beaucoup, il m’arrivait de me lever le matin, de me faire un café, de m’allumer une cigarette… Et là, je me mettais à écrire. Je pouvais faire ça toute la journée. On devient tellement attaché aux personnages ! On dirait qu’on vit avec eux », nous confie-t-il. Actuellement, le constable spécial n’a aucun projet en tête. « Mes premiers romans historiques ont été très appréciés. Si j’en refais un autre, il devra être aussi bon. Je n’ai pas encore trouvé le bon sujet », conclut-il. Entre temps, un document sur des techniques d’enquête, « Crapules et compagnie », sera publié le 23 mai prochain à Val-d’Or. Les romans de Gilles Massicotte sont disponibles à la bibliothèque du centre sportif du campement de la Rupert.

Tant qu’il y aura du travail JL – Les « bâtisseurs d’eau » aiment ce qu’ils font. Ils sont fiers des accomplissements dans le cadre de méga travaux. Et pour cause ! Mais sont-ils prêts à accepter de travailler longtemps à la Baie James pour réaliser des ouvrages hydroélectriques? Afin de nous éclairer sur la question, un sondage a été mené en mars et en avril. Entre le 15 mars et le 7 avril dernier, les travailleurs des chantiers de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert ont pu s’exprimer en répondant à la question suivante : « Combien de temps prévoyez-vous travailler à la réalisation de projets hydroélectriques ? ». Il était possible de répondre au sondage en se rendant au site Extranet de la SEBJ ( www.extranetsebj.ca ). Des 60 personnes qui ont répondu à la question, plus de 31 (52 %) ont déclaré qu’elles y resteraient tant qu’il y aurait du travail. Plus de 7 % ont dit qu’elles y travailleraient pendant plus de cinq ans, 11 % pendant deux ans et plus, 27 % pendant plus d’un an et, enfin, 3 % pendant plus de six mois. La prochaine question à laquelle vous serez invités à répondre est la suivante : « Quels types d’ouvrages hydroélectriques vous impressionnent le plus ? ».

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Des gens de vision et d’énergie


Qu’entend-on par diligence raisonnable ? La diligence raisonnable, c’est ce niveau de jugement, de soin, de prudence, de fermeté et d’action auquel on peut raisonnablement s’attendre d’une personne dans certaines circonstances. Quand il s’agit de santé et de sécurité au travail, la diligence raisonnable signifie que les employeurs devront prendre, dans certaines circonstances, toutes les précautions raisonnables pour prévenir les blessures ou les accidents sur les lieux du travail. Ce devoir s’exerce également dans des situations qui ne sont pas traitées ailleurs dans la législation en matière de santé et de sécurité. Pour faire preuve de diligence raisonnable, l’employeur doit mettre en oeuvre un plan qui détermine les dangers auxquels son personnel pourrait être exposé et les mesures correctives qui s’imposent pour prévenir les accidents ou les blessures susceptibles d’être occasionnés par ces dangers. Pourquoi la diligence raisonnable a-t-elle une importance spéciale ? Il s’agit d’un important moyen de défense juridique pour toute personne accusée en vertu de la législation en matière d’hygiène et de sécurité au travail. Un intimé peut être déclaré non coupable s’il parvient à prouver qu’il a exercé une diligence raisonnable. Bref, l’accusé doit pouvoir démontrer que toutes les précautions raisonnables ont été prises dans les circonstances afin de protéger la santé et la sécurité des travailleurs. L’employeur doit surveiller le lieu de travail et s’assurer que les employés se conforment aux politiques, aux pratiques et aux procédures. Une consignation par écrit des sanctions progressives prises pour tout manquement aux règlements en matière de sécurité est considérée comme un acte de diligence raisonnable. Si l’employeur a de nombreuses obligations, les employés ont aussi des responsabilités. Ils ont le devoir de prendre des précautions pour assurer leur propre sécurité et celle de leurs collègues. En d’autres mots, ils doivent adopter des pratiques de travail sécuritaires et conformes aux règlements. L’équipe de Sécurité au chantier

au volant Cellulaire

Depuis le 1er avril, l’usage du téléphone cellulaire au volant d’un véhicule automobile est interdit s’il est tenu en main. Plusieurs raisons ont incité le gouvernement du Québec à prendre position dans ce dossier. Selon une étude réalisée au Québec, un conducteur qui se sert d’un téléphone cellulaire a 38 % plus de risques d’accident. Les risques d’infractions au Code de la sécurité routière augmentent également. En fait, l’usage d’un téléphone cellulaire tenu en main affecte les performances du conducteur de maintes façons : -

Augmentation du temps de freinage en circonstances critiques Difficulté à maintenir une trajectoire droite ou à éviter des obstacles sur la route Diminution du champ visuel et de l’acuité

La nouvelle réglementation s’applique pour tout appareil doté d’une fonction téléphonique, y compris les appareils de type « BlackBerry ». L’utilisation d’un téléphone cellulaire ou d’un appareil en fonction « mains libres » est toutefois permise au Québec. Les chantiers de la Baie James ne sont pas exemptés de cette nouvelle réglementation. Les lois et les règlements en matière de sécurité routière y sont appliqués afin de garantir à tous une route sécuritaire. Plus d’info : http://www.saaq.gouv.qc.ca/ prevention/cellulaire/index.php Direction principale Sécurité industrielle Hydro-Québec Journal Eastmain, mai 2008 15


Suivi de la grande faune 2008

Pour respecter les engagements énoncés aux rapports d’étude d’impact des ouvrages de l’Eastmain-1 et de l’Eastmain-1-A– Sarcelle–Rupert, HydroQuébec a élaboré des programmes de suivi de la grande faune. Ces études visent à évaluer les conséquences réelles de la mise en eau du réservoir de l’Eastmain 1, de l’ennoiement des biefs Rupert, du déboisement, de la construction des ouvrages, de la chasse et des phénomènes naturels comme les incendies de forêt.

Les inventaires aériens en période hivernale font état de l’utilisation du milieu par les orignaux et les caribous. Ils consistent à identifier la distribution des populations, à estimer leur densité et à déterminer leur structure. Les données ainsi recueillies servent à répertorier les habitats fréquentés par ces gros mammifères en plus de cibler leur fréquentation des zones de travaux et les habitats potentiels. Le suivi de la grande faune en périphérie du réservoir et des ouvrages liés à la centrale Eastmain-1 a pris cours de 2002 à 2008. L’exercice était surtout axé sur l’orignal compte tenu de son abondance relative dans la zone à l’étude. Jusqu’à présent, les résultats révèlent que la population d’orignaux et la disponibilité de la nourriture et des habitats ne sont pas affectées de façon majeure par l’ensemble de l’ouvrage. Évidemment, la perte d’habitats causée par la mise en eau du réservoir et par les feux de forêt est, en partie, responsable du déplacement des populations en périphérie du réservoir vers le nordouest et l’ouest de la région touchée par les travaux. Les incendies de forêt ont aussi influencé la répartition du caribou, puisque celui-ci ne fréquente pas les zones de brûlis récents. Par contre, le

réservoir, les routes et les emprises de lignes de transport de l’énergie facilitent son déplacement. De plus, le nombre d’individus était 30 fois supérieur à l’an 2002, même si trois fois moindre qu’en 2004.

Selon l’étude d’impact du projet Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert, l’ennoiement des biefs de la Rupert entraînera le déplacement de la grande faune à la suite des pertes d’habitats fortement utilisés par l’orignal, d’une

Cette année, le travail de terrain s’est échelonné du 4 au 20 mars. Des survols héliportés des différentes aires de trappe en compagnie du maître de trappe ou d’un représentant désigné par celui-ci ont permis d’inventorier les caribous et les orignaux présents sur les lieux. Les résultats préliminaires concernant l’Eastmain-1 démontrent que les caribous sont encore nombreux dans les territoires à l’étude. En ce qui concerne les orignaux, 307 individus ont été observés, soit 13 de plus que le nombre figurant à l’inventaire de 2006.

superficie de 43 km2, et d’habitats hivernaux fortement fréquentés par le caribou, d’une superficie de 95 km2. Néanmoins, ces pertes touchent une portion limitée des habitats à potentiel élevé dans le secteur des biefs. De plus, des habitats de remplacement sont disponibles à proximité. Malgré la perte d’habitats, le déplacement des orignaux ne devrait pas être affecté par l’ennoiement. Les déplacements de certains caribous migrateurs seront affectés pendant l’été, mais la présence des biefs favorisera leurs déplacements en saison hivernale. L’équipe de l’environnement

Dans les secteurs des biefs Rupert, l’année 2008 marque le début des opérations de suivi de la grande faune, en particulier le caribou : détection des réseaux de pistes de caribous, dénombrement de même que catégorisation des individus par sexe et par âge quand les conditions le permettaient.


6e année N0 2 Mai 2008