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Petit ROUTARD

CAMPEMENT DE LA SARCELLE

CAMPEMENT DE L’EASTMAIN

CAMPEMENT OUJEK CAMPEMENT DE LA NEMISCAU

CAMPEMENT DE LA RUPERT

... de la Nemiscau au campement de l’Eastmain


Rédacteur Karine Lemay / Réviseure Christine Gervais, Traductions Papyrus / Graphiste Paul Salois Design Photographe Paul Brindamour / Imprimerie Imprimerie Lebonfon Le document a été publié par les Relations publiques de la SEBJ. SEBJ. Tous droits réservés. 2008 Site Internet: www.hydroquebec.com Site Extranet: www.extranetsebj.ca


Avant-propos

Petit ROUTARD

Centrales de l'Eastmain-1-A et de la Sarcelle et dérivation Rupert

Parce que nous n’en savons jamais trop et que, tout au long du trajet, nos yeux s’évadent à travers l’émerveillement d’un paysage qui semble avoir quelque chose à raconter.

Ce petit guide divertit et, par la même occasion, fournit de brèves informations sur l’histoire de l’ouvrage et sur le milieu physique, biologique et humain.


INFRASTRUCTURES

L’aéroport de la Nemiscau Le campement de la Nemiscau Le campement de l’Eastmain Le campement de la Rupert II.

.1 .2 .3 .4

LE TERRITOIRE DE LA BAIE JAMES

Milieu géologique Milieu physique o Situation et étendue o Climat o Routes Milieu biologique o Végétation et reboisement o Feux de forêts o Faune Milieu humain o Présence autochtone o Présence jamésienne

.5 .8

. 11

.20

III. L’AMÉNAGEMENT HYDROÉLECTRIQUE DU TERRITOIRE L’histoire du complexe La Grande Les terres de catégories I, II et III Le poste de la Nemiscau Le transport d’énergie à la Baie James L’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1 Le projet de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert

.23 .27 .30 .32 .34 .44

Table des matières

I.


Aéroport L’aéroport de la Nemiscau a été construit dans les années 1970 pour desservir les travailleurs du campement de la Nemiscau lors de la construction des lignes, des postes de transformation et de la route du Nord. Propriété d’Hydro Québec, il sert principalement au transport de ses employés. Par ailleur, Air Creebec y exploite un service aérien de passagés réguliers que la SEBJ utilise pour le transport de ses effectifs, des travailleurs de la construction et du matériel général dans le cadre des travaux de l’Eastmain.

Infrastructures

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Campement de la Nemiscau Le campement de la Nemiscau ne date pas d’hier ! Aménagé en 1977, ce campement fut d’abord destiné aux travailleurs pendantde la construction des lignes de transport d’énergie, ainsi que du poste de la Nemiscau et celui d’Albanel. Dans les années 1990, le campement a été utilisé lors de la construction des nouvelles lignes de transport. En 1999, le campement a de nouveau servi de base aux premiers travailleurs affectés aux chantiers qui démarrent dans le secteur. À la suite de l’obtention des permis en janvier 2007, le campement a été ré-ouvert pour devenir une véritable plaque tournante au cœur du projet de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert. Un réaménagement de l’espace a été nécessaire afin de pouvoir accueillir 1 200 personnes en 2008.

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Campement de l’Eastmain Le campement de l’Eastmain a ouvert ses portes en 2003. Transportés par barges, les premiers modules dortoirs ont parcouru la rivière Eastmain jusqu’au site. En juin 2004, le campement a accueilli jusqu’à 2 400 résidants. Depuis, plusieurs modules ont été réaffectés aux campements de la Rupert et de la Nemiscau. Avec le démarrage du nouveau chantier en janvier 2007, le campement devra attendre l’année 2010 pour atteindre une pointe de 1 400 occupants.

Infrastructures

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Campement de la Rupert C’est le 30 avril 2007 que le premier repas a été officiellement servi au campement de la Rupert. Ce campement atteindra jusqu'à 1 800 lits au printemps 2008, ce qui en fera le campement le plus populeux dans le cadre du nouveau projet. Ce campement sert à héberger ceux qui travaillent à la construction des barrages, des digues, du tunnel de transfert et de nombreuses routes dans la région de la rivière Rupert. Le démantèlement du campement est prévu durant l'année 2009.

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Milieu géologique

Le territoire de la Baie James

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Situé dans le Bouclier canadien, le territoire de la Baie James repose sur un socle rocheux parmi les plus vieux de ce monde (entre 2,6 et 2,7 milliards d’années). Depuis les 2 derniers millions d’années, on reconnaît 4 périodes de glaciation bien distinctes, mais c’est la dernière, celle que l’on nomme le Wisconsinien, qui, par le rabotage de ces glaces, remodela le territoire tel qu’on le voit aujourd’hui. À certains endroits, la glace pouvait atteindre jusqu’à 5 kilomètres de hauteur ! -5-


Milieu géologique Il y a environ 8 000 ans, le retrait d’une épaisse couche de glace aurait provoqué une dépression du socle rocheux, donant libre jeux à l’ancienne mer de Tyrrell d’inonder le territoire. C’est entre autres ce qui explique la présence de nombreuses plages sablonneuses qui parsèment la région (till, moraine). Souvenirs du passage des glaciers, des dépôts de matériaux d’origine glaciaire et fluvioglaciaire tels que la moraine, le gravier et le sable recouvrent le socle et leur épaisseur est très variable d’un endroit à l’autre (entre quelques dizaines de mètres à plus de cent mètres). Le retrait du front glaciaire ne s’étant pas fait de façon continue et uniforme, des accumulations variables de moraines se seraient déposées par endroit.

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Le territoire de la Baie James


Milieu physique – Situation et étendue

À partir de l’intersection de la route du Nord au KM 288 et de la route du poste de la Nemiscau.

L’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1 se trouve au 52e parallèle. Plus de 1000 kilomètres séparent le campement de la Nemiscau de Montréal. La municipalité de la Baie James, d’une superficie de 350 000 km2 , est sans doute l’une des plus grandes au monde. Elle couvre deux fois la superficie de l’Angleterre. -8-


Milieu physique – Climat

Le territoire de la Baie James

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Le territoire de la Baie James est caractérisé par un climat continental froid de type subarctique humide et par des saisons très contrastées. Les étés sont courts et doux, les hivers sont longs et rigoureux. L’hiver moyen dure 188 jours, depuis le 24 octobre au 30 avril.

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Milieu physique – Routes

En juillet 2002, dans le cadre des travaux de l’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1, une route permanente de près de 70 kilomètres a été construite par la compagnie crie CCDC. Dès son achèvement en janvier 2003, le chantier de l’Eastmain-1 a démarré. Distances : • Entre Nemiscau et Chibougamau : 310 km • Entre Nemiscau et Matagami : 390 km -10-


Milieu biologique – Végétation Une forêt résineuse clairsemée domine le paysage de la Baie James. Elle se distingue par des conifères et des arbustes de petite taille. La pauvreté du sol, la rigueur du climat, le gel et la courte période de croissance expliquent pourquoi des arbres ayant un tronc de 15 cm de diamètre seulement sont parfois centenaires. En raison de leur taille et de la densité de leurs fibres, la pluspart des ces arbres n’ont pas de valeur commerciale.

Les espèces dominantes sont l’épinette noire, le pin gris et quelques mélèzes et feuillus. Le sol est recouvert de cladonie, un lichen que l’on appelle aussi « mousse à caribou ».

Le territoire de la Baie James

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Milieu biologique – Reboisement Après la construction de la route et des ouvrages de l’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1, la SEBJ a accordé des contrats de reverdissement des zones de travaux. L’aulne crispé est une espèce qui se prête bien au reboisement. Bien qu’elle attire peu la faune, cet arbuste colonisateur survit très bien dans les conditions climatiques de la région. Quand elles tombent, les feuilles de l’aulne crispé enrichissent le sol de matière organique, ce qui permet à d’autres espèces comme le pin gris de prendre racine.

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Milieu biologique – Feux de forêts Les arbres calcinés en bordure de la route sont les vestiges des feux de forêts de l’été 2002. Depuis le début des travaux de l’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1, la région a essuyé plusieurs grands feux de forêt dont deux importants en 2002 et 2005. Les faibles précipitations, une chaleur caniculaire et la formation de cellules orageuses en saison estivale sont des facteurs déclencheurs de feux de forêt. Dans ce type de végétation, les feux de forêt font partie d’un cycle naturel. Les incendies font mourir les arbres matures et la chaleur favorise l’éclosion de leurs bourgeons et la régénération des jeunes pousses.

Le territoire de la Baie James

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Le territoire de la Baie James -14-

Milieu biologique – Les feux de forêts 2002 et 2005 Comment expliquer que les arbres calcinés se tiennent encore debout? Le sous-bois, constitué essentiellement de lichens et de mousses, brûle très rapidement. Si les aiguilles des épinettes s’enflamment, le tronc des arbres ne se consume pas à la même vitesse, car les fibres du bois sont trop denses. Les feux de juillet 2002 Les feux de juillet 2002 ont donné des sueurs froides à bon nombre de personnes! Plusieurs incendies en activité dans le territoire ont menacé la communauté de Nemaska, le campement de la Nemiscau, les installations d’Hydro-Québec de même que certaines lignes de haute tension.

Quelque 500 Cris du village de Nemaska ont dû être évacués. Les secteurs touchés par le feu ont atteint une superficie de 131 000 hectares, soit plus du double de la superficie de l’île de Montréal. Les vents forts du nord ont transporté des panaches de fumées vers le sud du Québec qui, parfois, ont été observés dans l’est des États-Unis. Les feux de juin et juillet 2005 À l’été 2005, la fumée de plusieurs brasiers qui sévissaient à une dizaine de kilomètres du chantier de l’Eastmain-1 a forcé la SEBJ à évacuer des milliers de travailleurs à deux occasions, soit en juin et en août. (photo page 15).


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Vue aérienne de l’étendue des feux de forêt de 2005

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Milieu biologique – Faune Calme en apparence, la forêt de la Baie James abrite toutefois une faune diversifiée. Les principaux mammifères de la région sont l’orignal, le caribou, l’ours noir, le loup, les petits animaux à fourrure comme le castor, le renard roux, le lynx, le lièvre, la loutre, le porc-épic, la martre d’Amérique, le vison d’Amérique et l’écureuil. Le loup est présent dans les milieux

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fréquentés par ses proies comme le caribou et l’orignal. Les populations de loups sont toutefois relativement faibles. L’ours noir parcourt le territoire; sa densité minimale est d’environ 0,2 ours par 10 km2. Il vit principalement dans une forêt constituée d’une grande variété d’arbres et d’arbustes de différents âges.


Milieu biologique – Faune Chaque année, deux hardes de caribous, parmi les plus peuplés au monde, parcourent des milliers de kilomètres à la Baie James en quête de nourriture ou d’abri. Parfois, les caribous cherchent simplement à éviter les loups et les insectes piqueurs. Depuis 1991, Faune Québec suit la trace des troupeaux de caribous grâce à une méthode élaborée en collaboration avec plusieurs partenaires. Présentement, plus de 70 caribous du Nord québécois portent un collier à repérage

satellitaire. Cette technologie a pu démontrer que le caribou est sans aucun doute le plus grand voyageur des animaux terrestres, car il est capable de parcourir jusqu’à 6 000 kilomètres par année. Selon l’inventaire de 2001, le troupeau de la rivière George compterait quelque 385 000 caribous, tandis que le troupeau de la rivière aux Feuilles compterait près de 628 000 bêtes

Le territoire de la Baie James

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Milieu biologique – Faune Il existe quatre groupes d’avifaune sur le territoire : les oiseaux aquatiques, les oiseaux limicoles, les oiseaux forestiers et les oiseaux de proie. Leur répartition et leur population dépendent surtout des saisons, des préférences écologiques et de la disponibilité des habitats pour chacun des groupes.

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Nous y retrouvons la bernache du Canada, le canard sauvage, le lagopède, l’harfang des neiges, le balbuzard, l’aigle à tête blanche, etc


Milieu biologique – Faune Plusieurs espèces sont présentes dans les environs : telles le touladi, le brochet, l’omble de fontaine, l’esturgeon jaune, etc. L’esturgeon jaune est une espèce très prisée chez les autochtones. C’est pourquoi plus de

71 000 larves sont produites chaque année depuis 2005. À l’été 2007, au-delà de 27 000 larves ont été introduites dans les rivières du secteur.

Le territoire de la Baie James

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Milieu humain – Présence autochtone Des 28 000 résidants permanents de la Baie James, environ 14 131 Cris (2006) sont répartis parmi neuf communautés. Cinq villages bordent la côte : Whapmagoostui, Chisasibi, Wemindji, Eastmain et Waskaganish. Quatre autres sont confinés dans les profondeurs du continent : Nemaska, Oujé-Bougoumou, Waswanipi et Mistissini. Avec la signature de la Paix des braves, diverses conventions ont été conclues entre les Cris et Hydro-Québec dans le but de relancer l’économie dans les communautés cries. Depuis quelques années, les Cris possèdent et dirigent plusieurs entreprises dans les secteurs de la construction et des services. La compagnie d’aviation Air Creebec, la Compagnie de construction et de développement crie (CCDC), la société pétrolière Petronor, le groupe de transport routier Kepa sont du nombre. Toutefois, il ne faut pas oublier que 30 % des Cris au Québec tirent encore leur revenu des activités traditionnelles comme la pêche, la chasse et le piégeage. Ces activités s’exercent sur des terrains de trappage. Le territoire des Cris est divisé en terrains. Chaque terrain est associé à une famille de la communauté et est sous l’autorité d’un maître de trappe qui assure la saine gestion de la faune sur son territoire. -20-


Le territoire de la Baie James

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Milieu humain – Présence jamésienne La population non autochtone, ou jamésienne, de la Baie James se concentre surtout dans les agglomérations au sud du territoire : Chibougamau, Chapais, Lebel-sur-Quévillon, Matagami, VVB et Radisson, la plus septentrionale de toutes.

Vue aérienne de la ville de Chibougamau -22-


L’histoire du complexe La Grande Dernier volet original de la Baie James, l’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1 fait partie intégrante du complexe La Grande. Appelé aussi « projet du siècle », le complexe La Grande couvre une superficie de 176 000 km2, duquel seulement 6 % du territoire a été réaménagé par la création de réservoirs.

L’aménagement du territoire

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L’histoire du complexe La Grande Avec des investissements de plus de 22 milliards de dollars, au-delà de 100 000 personnes ont participé aux travaux de plusieurs chantiers de la Baie James. Le complexe La Grande a été réalisé en deux phases. La première s’est étalée entre les années 1973 et 1985. La mise en eau de trois réservoirs a permis la construction de trois centrales hydroélectriques d’une puissance totalisant environ 10 800 mégawatts : La Grande-2 (rebaptisée Aménagement Robert-Bourassa), La Grande-3 et La Grande-4. La deuxième phase a été marquée par la mise en eau de trois nouveaux réservoirs et la construction des centrales La Grande-1, La Grande-2-A, Laforge-1, Laforge-2 et Brisay. Ces dernières ont ajouté une puissance installée d’environ 5 500 mégawatts au réseau d’Hydro-Québec. Entre 2002 et 2007, l’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1 alimente aussi cet immense complexe avec l’aménagement d’un réservoir et d’une centrale de 480 mégawatts

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L’aménagement du territoire

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L’histoire du complexe La Grande – La paix des braves

Le Premier ministre Bernard Landry et Ted Moses, grand chef des Cris, signent la Paix des braves le 7 février 2002.

En 2002, une entente politique et économique, appelée « Paix des braves », est signée entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec. De l’entente émergent deux conventions : la convention Nadoshtin encadre les travaux de l’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1 et la convention Bouhounan régit les travaux des centrales de l’Eastmain-1-A et de la Sarcelle et de la dérivation Rupert. -26-


Les Terres de catégories I, II et III En vertu de la Convention de la Baie James et du Nord québécois, signée en 1975, le territoire a été divisé en terres de catégories I, II et III. Cette convention a permis au gouvernement et aux autochtones de régler certaines questions territoriales. Ce nouveau contrat social a créé un climat d’entente favorable et a permis de démontrer la compatibilité entre le développement des richesses naturelles de la Baie James et la préservation de la culture autochtone.

L’aménagement du territoire

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Terres de catégorie I

Terres de catégorie II

Ces terres sont réparties à l’intérieur et autour des communautés cries. Elles sont administrées uniquement par les habitants et leurs usages sont exclusifs aux populations autochtones.

Contiguës aux terres de catégorie I, les terres de catégorie II appartiennent à la province, mais les Cris participent à la gestion des ressources naturelles. Aussi, les autochtones possèdent des droits exclusifs de chasse, de pêche et de piégeage.


Terres de catégorie III Ces terres font partie du domaine public québécois. Les autochtones et non autochtones ont des droits de pêche et de chasse sous réserve des règlements adoptés lors de la signature des conventions. Par contre, l’exploitation de certaines espèces peut être exclusive aux autochtones. Ces conventions prévoient, entre autres, que l’esturgeon jaune et le corégone sont des espèces réservées aux Cris et que le gouvernement du Québec, la SEBJ et Hydro-Québec ont des droits précis en matière de mise en valeur du territoire.

Par ailleurs, la gestion de la faune revient à la Société de la faune et des parcs (FAPAQ), qui collabore à l’application d’un plan de gestion de la faune particulier à la Baie James. Ce plan, administré par la Société Weh-Sees Indohoun, a été créé lors de la convention Nadosthin, qui encadrait les travaux de l’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1.

L’aménagement du territoire

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Le poste de la Nemiscau À l’intersection de la route du Nord et de la route de la Nemiscau en direction du campement de l’Eastmain se trouve le poste de la Nemiscau. Des pylônes et des appareils de toutes sortes forment ce poste, qui a été inauguré en 1979. Il dessert les lignes ouest des centrales du complexe : La Grande-1, Robert-Bourassa, La Grande-2-A.

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Dans le cadre des travaux de raccordement de la centrale de l’Eastmain-1 à la Baie-James, un poste de départ du même nom, une ligne à 315 kV de 59 kilomètres portée par 120 pylônes et une section à 735-315 kV au poste de la Nemiscau ont été ajoutés. Éventuellement, la centrale de l’Eastmain-1-A fera partie du même réseau.

L’aménagement du territoire

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Le transport d’énergie à la Baie James Le poste Albanel (1983), situé à environ 30 kilomètres de l’embranchement de la route du Nord en direction vers la rivière Rupert, sert à desservir les lignes est du complexe : La Grande-3, La Grande-4, Laforge-1, Laforge-2 et Brisay. Réalisé sous la responsabilité d’Hydro-Québec, le réseau de transport de la Baie James assure le transport d’énergie de 16 000 MW par un réseau à 735 kV. Le réseau de transport d’énergie de la Baie James a été choisi en fonction des contraintes du territoire. Le réseau devait nécessiter un minimum d’entretien dans une région peu habitée, difficile d’accès et séparée de la région métropolitaine par une distance d’environ 1 000 kilomètres.

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Le transport d’énergie à la Baie James L’élévation de la tension sur une ligne électrique permet de transporter d’importantes quantités d’électricité sur de très longues distances et de minimiser les pertes d’énergie au cours du transport. Par exemple, il faudrait de 2 à 3 lignes à 315 kV pour remplacer une seule ligne à 735 kV. Entre la Baie James et Montréal, les pertes d’énergie varient entre 1 % et 8 %. L’ensemble des travaux de mise au point et de construction des premières lignes de transport d’électricité à 735 kV est retenue comme l’une des dix réalisations les plus marquantes de l’histoire de l’ingénierie canadienne. Un ingénieur d’Hydro-Québec, Armand Archambault, en a été l’inventeur.

L’aménagement du territoire

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L’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1

Vue aérienne de la centrale de l’Eastmain-1 -34-


Le projet de l’Eastmain-1 comprend les ouvrages suivants : -

une centrale d’une puissance installée de 480 mégawatts 32 digues un barrage un évacuateur de crues un seuil et une passe migratoire la création d’un réservoir d’une superficie de 603 km2

L’aménagement du territoire

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Principaux ouvrages réalisés dans le cadre de l’aménagement hydroélectrique de l’Eastmain-1

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L’aménagement du territoire

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Vue aérienne du barrage, de l’évacuateur de crues et du réservoir Eastmain 1

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Travaux de finition extérieure de la centrale, novembre 2005 -38-

Profil de la prise d’eau, août 2005

Descente de


e l’arbre, mars 2006

A

L’aménagement du territoire

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B Descente de la roue d’eau à l’intérieur du puits de turbine LE-03, mars 2006

A- Déplacement d’un rotor à l’aire de montage, mai 2006 B- Bâches spirales, septembre 2005

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A

B Digues sud, juillet 2006 -40-

A- Digue LE-14 (la plus longue de l’aménagement), août 2006 B- Galerie de dérivation, juin 2004

Évacuateur


L’aménagement du territoire

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de crues et barrage, mai 2006

Seuil du PK 207, août 2006 -41-


Visite du Premier ministre Jean Charest et de la haute direction d’Hydro-Québec, 10 août 2006 -42-


L’aménagement du territoire

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Centrale de l’Eastmain-1, avril 2007 -43-


Projet de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert Démarré le 11 janvier 2007, ce chantier prévoit la construction des ouvrages nécessaires à la dérivation du cours supérieur de la rivière Rupert. La zone des biefs Rupert comptera 4 barrages, 74 digues, un évacuateur de crues, 4 ouvrages de restitution de débits réservés et un tunnel de transfert de 2,9 kilomètres. Dans la zone à débit réduit, une série de seuils maintiendront le niveau de l’eau sur près de la moitié de la rivière Rupert. En parallèle, dans la zone à débit augmenté, la construction de la centrale de l’Eastmain-1-A à proximité de la centrale de l’Eastmain-1, en aval du réservoir Eastmain 1, est déjà commencée. On prévoit amorcer la construction de la centrale de la Sarcelle, à l’exutoire du réservoir Opinaca, en 2008. Cette dernière, qui sera aménagée en surface, aura trois groupes bulbes. Il s’agit d’une première pour Hydro-Québec. On utilise généralement ce type de groupe bulbe pour les faibles hauteurs de chute associées à de grands débits.

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Centrale de l’Eastmain-1-A

Centrale de l’Eastmain-1

L’aménagement du territoire

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Évacuateur de crues de la Rupert -46-


L’amÊnagement du territoire

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Tunnel de transfert aval

Tunnel de transfert amont -47-


Description générale du projet de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert Zone des biefs Rupert

Données approximatives

4 barrages

Volume total de remblai : 1 100 000 m3

74 digues

Volume total de remblai : 4 200 000 m3

1 évacuateur de crues

Sur la Rupert ; servira également d’ouvrage de restitution de débit réservé

4 ouvrages de restitution de débit réservés

1 sur la Lemarre; 2 sur la Nemiscau, 1 sur le ruisseau-Arques Débit maximal : 800 m3/sec.

1 tunnel de transfert de 2,9 km 10 canaux

Volume total d’excavation : 3 900 000 m3

Relocalisation de lignes à 735 Kv (9 , 10 et 12 )

8,3 km de lignes et 19 pylônes

Routes et chemins d’accès aux biefs

132 km avec 3 ponts et 1 ponceau

e

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e

e


Zone à débit réduit Création de 8 seuils et 1 tapis en enrochement sur la rivière Rupert

PK 20, 33, 45, 49, 85, 110, 170, 223 et 290

Alimentation en eau potable à Waskaganish

Une usine de filtration d’eau

Stabilisation des berges au village de Waskaganish Travaux en périphérie de la prise d’eau

Zone à débit augmenté Construction de la centrale de l’Eastmain-1-A

768 MW

Route permanente reliant le poste Muskeg aux centrales de l’Eastmain-1 et de l’Eastmain-1-A

40 km

Construction de la centrale de la Sarcelle

150 MW

Ouvrage à l’exutoire du lac Sakami

1 canal et un seuil

Création d’un tapis granulaire

Atténuation de l’apport sédimentaire

L’aménagement du territoire

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dans la rivière La Grande, entre LG-1 et Chisasibi Ligne à 315 kV de l’Eastmain-1-A à l’Eastmain-1

1 km -49-


Principales caractéristiques des centrales Caractéristiques Niveau maximal d’exploitation (en mètres) Niveau minimal d’exploitation (en mètres) Nombre et type de groupes

Eastmain-1-A

Sarcelle

283,11

215,8

274,11

211,8

3 groupes

3 groupes

de type Francis

de type bulbe

à axe vertical Débit d’équipement (m3/s)

-50-

1 344

1 305

Hauteur de chute nette nominale (en mètres)

63

10,3

Puissance installée (MW)

768

150

Production d’énergie (TWh/an)

2,3

0,9


Petit ROUTARD Campement de la Nemiscau Campement de la Rupert

5 ans

1 200

30 mois

1 800

Campement du km 257

2 ans

65

Campement Oujeck

2 ans

400

Campement de l’Eastmain

5 ans

1 400

Campement de la Sarcelle

4 ans

800

L’aménagement du territoire

Campements : durée et capacité maximale

Échéancier des travaux Activités Dérivation de la rivière Rupert

2007

2008

2009

2010

2011

2012

FIN

Centrale de l’Eastmain-1-A

FIN

Centrale de la Sarcelle

FIN

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