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KEITH HARING ET L’ESPACE URBAIN : Keith Haring commence par dessiner dans la rue mais ses interventions ne se limitent pas aux métros et galeries. Tout au long de sa vie l’artiste à consacré son temps à des oeuvres publiques qui portent souvent des messages sociaux. UN STYLE EN QUELQUES LIGNES : Quelque soit le support, le style de Haring est reconnaissable à sa ligne. C’est cette ligne continue, d’une épaisseur constante, nette, extrémement graphique, qui estampille les oeuvres de l’artiste. Les objets, les signes presques hiéroglyphiques, sont définis par leurs contours, les personnages par leurs silhouettes. Cette ligne souple, dense, infinie, complexe est au coeur de l’oeuvre de Keith Haring. Que cette ligne soit dessinée au marqueur, à la craie, au feutre, à l’acrylique, à l’huile, à la bombe, son tracé est toujours ininterrompu et fluide, immédiatement reconnaissable.

HARING ET LA BANDE DESSINÉE Dès 1980, on voit apparaitre dans les dessins de Haring des petits traits qui viennent entourer certaines figures. Ces traits semblent manifester une énergie qui émanerait des personnages. Ces « signes » ressemblent aux marqueurs d’émotion qu’on trouve dans les bandes déssinées ou ils sont traditionnellement employés pour indiquer la peur, la joie, la colère, ou pour signifier le bruit, la vitesse, la violence, etc. Tandis que ces signes sont à peine perceptibles dans les bandes dessinée, Haring, lui, les épaissit, les intensifient et les transforme en peinture. S’ils indiquent souvent un mouvement, ils participent aussi à l’équilibre d’une composition et servent parfois de remplissage en saturant l’espace de la toile. VOCABULAIRE : Cerner : Marquer d’un trait appuyé le contour d’un dessin Aplat : Surface de peinture uniforme, dans une peinture ou une impression. Composition : Manière dont les élèments sont disposés les uns par rapport aux autres dans une oeuvre.


Keith haring part 2