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- jui n 20 10 n° 1 1 Bull etin

Amicale de la Poste aux Armées 141 rue Lamartine 88650 ANOULD ℡ : 03 29 57 16 22

E–mail : amicalepaa.pi@laposte.net


ADDICT ATTITUD Camaraderie, solidarité et tradition !

Oui, j’ai quitté la Poste Interarmées un 22 mai 2009 avant qu’elle ne me quitte, fin de contrat, fin du service faisant planer de sombres présages. Non, je ne pense plus le dimanche à préparer mes chemises et pantalons pour la semaine à venir. Non, au petit matin, dans la glace de la salle de bains, mes cheveux ne semblent pas trop longs. Non, je ne demande plus au guichet de la SNCF un billet avec tarif militaire. Non, je ne me soucie plus sur quelles mers ou océans vont naviguer les bâtiments de la Marine Nationale. Non, je ne m’inquiète plus sous quels cieux et dans quelles conditions je vais être désigné pour une OPEX. Non, je ne pense plus à la Poste aux armées, du moins, plus trop, en fait je pense à ne plus y penser. Et comme le disait Descartes « Je pense donc je suis », donc je pense toujours à la PIA et je suis toujours un postier militaire dans l’âme. Guéri-t-on un jour d’une si longue immersion au sein du service de la PIA ? Non, je n’ai rien oublié de la Poste Interarmées ! Non, je ne l’oublierai pas, la preuve au travers de ce nouveau numéro du Huchet qui aura l’heur de vous plaire, j’en ai la prétention ! Non, on n’oublie pas plus d’un quart de siècle passé dans une institution au service du ministère de La Défense, des joies comme des peines qui en ont découlé. D’ailleurs, à ce propos, je n’ai pas évalué le pourcentage de l’un de ces sentiments par rapport à l’autre, les deux ayant été formateur à plus d’un titre et actuellement dans mes nouvelles fonctions, cette expérience m’est d’une richesse précieuse ! Patrice MOURNETAS Rédacteur/concepteur du Huchet

Le

mot de la rédaction : Il n’aura échappé à personne que le Huchet est entré dans sa phase de pleine maturité, meilleure visibilité des photos, des reportages d’hier et d’aujourd’hui, canevas d’articles variés, des colonnes habituelles à d’autres plus novatrice, bref une construction qui veut ainsi capter le lecteur et intéresser de futurs adhérents, comme cela semble le cas actuellement. Une revue semestrielle qui rythme depuis 2005 les années qui passent, inscrivant ainsi « dans le marbre » les pages de l’Histoire, notre HISTOIRE ! Le nécessaire pointage des cotisations réellement acquittées a malheureusement réduit la liste des adhérents à l ‘amicale de la Poste aux armées à 230, alors qu’il y avait 2 ans encore, j’étais fier - par une démarche active d’information, d’annonces dans divers organes de presse - d’avoir ramené la liste des amicalistes à 302 personnes. Mais l’amicale ne pouvait plus avant jouer les mécènes afin de consolider sa trésorerie. Gageons que le (votre) « bouche à oreilles » fasse l’effet escompté et que nombre de nos anciens collègues rallieront les rangs ! Une manière aussi de motiver et raviver la flamme des quelques bénévoles qui œuvrent (parfois avec un profond sentiment d’être bien seuls) au maintien de l’amicale comme de la pérennité du souvenir de la Poste aux armées Patrice MOURNETAS - Poste Interarmées ! LÉGENDE PHOTO DE LA PREMIÈRE PAGE

Une des enveloppes (Photo : Guichet mobile du BPM 614 de Goma au Zaïre, en hélicoptère PUMA desservant les COS (commandos des opérations spéciales) lors de l’opération Turquoise au RWANDA) des uniques PAP (Prêt à poster) de la Poste Interarmées, mis en vente pour la première fois au salon du timbre et de l’écriture organisé par le service philatélique de La Poste au Parc Floral de Vincennes en juin 2006.

LÉGENDE PHOTO DE LA DERNIÈRE PAGE Photo du guichet (impeccable) du Bureau Postal Militaire 635 implanté à Libreville au Gabon lors du séjour de notre ancien collègue Pierre BALAY (cf pages 8 et 9 du présent Huchet).

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INTERVIEW du dernier chef de centre de PTI La rédaction / PM : Mon capitaine, quelles sont les activités actuelles de PTI ? Cne JL BARBIER : Nous avons conservé l’activité essentiel du Service qu’est la confection des dépêches postales à destination des bureaux postaux interarmées outre-mer (OM) – BPI 610 Djibouti, BPI 635 Gabon - , des opérations extérieures (OPEX) - BPI 125 Liban-Sud, BPI 240 Afghanistan, BPI 242 Tadjikistan, BPI 617 Tchad, BPI 627 Côte d’Ivoire, BPI 630 Centrafrique et BPI 663 Kosovo - des FFECSA (Forces Françaises et Eléments Civils Stationnés en Allemagne) BPI 416, 519, 532 et des bâtiments de la Marine Nationale en mission. Il persiste une liaison de desserte pour le BPI Les Loges et du BCAC Terre. Le courrier ensaché en provenance des BPI d’OPEX via Roissy CICD est mis en bacs pour être reversé sur la plateforme de Bercy PPDC. Le courrier officiel des BPI 610 et 635 est affranchi par PTI. LR/PM : Quel est l’effectif actuel de Paris Tri Interarmées ? Cne JLB : L’effectif au premier trimestre est de 69 personnes. LR/PM : Quelques mots sur votre mission OPEX à Kaboul au BPI 240 l’an dernier. Cne JLB : Cette mission en tant que chef du BPI 240, reste à ce jour, ma plus belle expérience humaine. LR/PM : Vos impressions quant à votre prochaine mission OPEX, la dernière du genre ? Cne JLB : Je pars très prochainement pour le BPI 610. Ne connaissant pas l’Afrique, j’ai hâte de découvrir et de vivre une nouvelle aventure dans ce pays.

De retour pour ce rendez-vous biannuel, ce n’est pas sans un certain pincement au coeur que j’aborde ce numéro du Huchet. J’ai effectivement franchi le pas qui me conduit de postier militaire en activité au rang d’ « ex » postier militaire. Je vais dorénavant aborder les articles à paraître de l’autre côté de la lorgnette avec la vision de l’extérieur, comme beaucoup d’entre vous désormais. Je sais juste qu’il est difficile de tourner la page et de ne plus se sentir « investi » dans ce Service… Mais, le quitte-t-on vraiment ? A en croire la nostalgie de bon nombre d’entre vous et l’envie de continuer à y participer par procuration, je pense que l’on continue à s’identifier à lui au travers de ce qu’il nous a apporté, à le percevoir par le biais des expériences uniques qu’on y a vécu. Le Huchet nous maintient au contact de ces deux temps, passé et présent et joue complètement son rôle de fédérateur. Bonne lecture à tous.

La présidente de l’amicale Agnès HOUDELETTE

Propos recueillis en avril 2010 3

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re t t e l a L é de Ren L E V U A C

Le train du FarFarWest

RassurezRassurez vous, je ne vais pas vous amener en Afrique du Nord pour conter une histoire d’indiens et de cowcowboys. C’est en Algérie que cette nouvelle histoire se déroule et quoique dans un pays en guerre, bien plus pacifique. Comme les précédentes, cette histoire est entièrement vraie. SouvenezSouvenez-vous, nous sommes déjà allé à Tiaret par la route pour une histoire de Général ; cette fois, c’est par le train que nous y allons et l’un des personnages est un soldat. Il faut prendre le train à Alger, direction Oran, descendre à Rélizane et prendre un deuxième train en correspondance de Relizanne à Tiaret, terminus de la ligne. C’est lui que je compare aux trains du FarFar-West de la ruée vers l’or. La ressemblance se situe dans le matériel roulant, locomotive et wagons, dans la vitesse très modeste et dans le folklore. Dans les compartiments, pas de militaires soldats ou officiers en tenue sauf un seul, moi ! Ce n’est pas très confortable, mais je n’avais pas d’autre moyens de transport ce jourjour-là.

Le dernier chef du centre de Paris Tri Interarmées : Le capitaine Jean-Luc BARBIER affecté en tant que CDC de PTI depuis novembre 2009

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L’actualité du service . . .

Peu après le départ de Relizane, un jeune homme en civil, arabe habillé à l’européenne, vient dans mon compartiment où j’étais seul et se présente. Il est militaire à Alger et il va en permission voir ses parents. En raison des événements, il voyage en civil. Je l’invite à rester avec moi. Le tortillard s’arrête à toutes les gares, où ne monte ou descend que peu de monde. Le jeune homme me parle des cultures locales que nous avons le temps d’admirer et en particulier de la culture du blé très importante dans cette région de Prevostvost-Paradol où le train va bientôt arriver et où l’on voit de nombreux grands silos à grains. Le train s’immobilise et contrairement aux autres gares, le quai est blanc de monde. Je sais, je sais, on dit ordinairement « noir de monde » ! Oui mais, à Prevostvost-Paradol où c’est jour de marché, les voyageurs qui se pressent sur le quai sont des arabes vêtus de superbes gandouras blanches. Le quai ne peut pas être noir de monde. Sans se hâter, mais avec beaucoup de bruit, ils montent dans les wagons. Monte, seul un vieil homme à barbe aussi blanche que sa gandoura, capuchon sur la tête. Et voilà mon compagnon de voyage qui s’avance vers lui avec un grand sourire. Ils s’embrassent, font les « salamalecs ». C’est son oncle auquel le jeune homme me présente. C’est à mon tour de faire les salamalecs avec l’oncle. S’instaure alors une conversation, l’oncle en arabe, moi en français, le jeune homme servant d’interprète.

Le dernier chef du centre de Paris Tri Interarmées : Le capitaine Jean 76

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Avant de descendre du train quelques gares plus loin, l’oncle m’invite à lui rendre visite. Je ne risque pas grandgrand-chose à accepter courtoisement cette invitation, sachant très bien que je ne le reverrai jamais. Et bien, si ! Je l’ai revu au cours de mon voyage de retour. L’oncle est monté

dans mon compartiment, m’a fait salamalec comme le font de vieux amis qui se rencontrent et s’est mis à me parler en arabe. En l’absence de notre interprète, je n’ai pas compris ce qui était sans doute des reproches, comme il n’a pas compris mes excuses. Il est descendu du train à PrevostPrevost-Paradol. Cette rencontre m’a confirmé dans l’idée que tous les algériens n’étaient pas hostiles à la France. Le jeune homme et le vieillard étaient sympathiques et ils ne se cachaient pas pour manifester leurs sentiments. On peut penser que dans cette région, ils n’étaient sûrement pas les seuls.

PARIS TRI INTERARMEES

A bientôt pour une autre histoire… PeutPeut-être. René Cauvel 6

Le centre de tri des Armées Mis en service en 1991 (Photo PM prise en mai 2010) 75


Le courrier

des lecteurs demeure notre meilleur encouragement à la conception de ces pages du Huchet dont nous savons qu’elles sont attendues, avec fébrilité pour certains, assurés d’y découvrir une photo d’époque, des visages connus et à chaque fois une certaine émotion envahir les cœurs. Que faire pour vous remercier de vos lettres, de vos mots sympas ? Afin de vous témoigner en retour le plaisir que nous avons de vous lire et vous assurer que vos écrits ne seront pas lettre morte, nous avons choisi d’en faire paraître des extraits en tout début du présent Huchet ; en place d’honneur en somme ! Certes depuis la création de notre revue, nous les partagions avec l’ensemble des adhérents, mais nous voulions faire plus encore pour ces marques de sympathie. Preuve nous étant ainsi donnée que les diverses rubriques ne vous laissent pas indifférents. Nous voudrions plus encore, que notre motivation soit aussi la vôtre et que vous ayez plaisir à lire, plus encore à faire partager vos souvenirs, vos photos. Cette tribune vous est entièrement dédiée, nous comptons donc sur votre enthousiasme à évoquer ce qui a constitué une bonne partie de votre parcours professionnel, mais aussi à la construction de ce qui faisait la Poste aux armées et fait encore la Poste Interarmées !

s o h c é Les s de s e t s i l a c i am

« Merci infiniment pour cet exemplaire n°9 du Huchet. Que 2010 vous apporte des satisfactions d’ordre professionnel. Georges GRONDIN » « Merci à toutes les personnes qui œuvrent uvrent à la conception et à la diffusion du Huchet. MarieMarie-Hélène MOAL »

PARIS TRI INTERARMEES

« Tous ux pour tout le personnel qui se dévoue à faire vivre v des Le centre demes trivœux Armées notre histoire de la Poste aux armées.

Nicole et Daniel VINOT » 74

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« Je tiens également à remercier tous ceux qui participent à l’élaboration du Huchet, la lecture de ce bulletin est toujours un moment privilégié, surtout pour un retraité.. TRIQUENAUX » « Regardes si tu peux tirer quelque chose de ces six photos, malheureusement je n’ai pas la mémoire des noms des camarades qui sont avec Pierre BALAY » moi à Bangui et au Gabon. Amicalement. (LR : A la droite de Pierre Balay, le LTN PLANELLE René)

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vers 17 heures 30, vient réglementairement relever le courrier sous d’intenses tirs d’artillerie Viêt Minh ». Dans les mêmes dangereuses conditions, le même officier distribue imperturbablement des lettres sur « Gabrielle » y compris les sommations du trésor pour non paiement d’impôts. Le 11 juin suivant, le médecin capitaine Armstrong recueille dans un hôpital de fortune le dernier souffle de l’héroïque « vaguemestre de Diên Biên Phu », le lieutenant Pennanec’h, « au terme d’une longue marche accomplie dans un état de cachexie et de misère physiologique complète ». Ces deux postiers, français et indochinois, militaire et civil, morts dans l’accomplissement de leur mission peuvent être considérés comme les figures symboliques d’une administration qui, en des circonstances souvent tragiques, a toujours su œuvrer pour servir toutes les populations de la péninsule. Colonel Maurice RIVES

Avis à qui aidera à remettre un nom sur les visages, du moins les cadres techniques dont on reconnait : SUCH, THIEBAUT et Pierre BALAY. La photo du bas semble être prise au fort de Nogent avec au centre le capitaine DUVIVIER. Mais à qui appartient cette superbe paire de cornes ?

Extraits des écrits du dossier du bulletin de l’ANAI de janvier 2010. (Association Nationale des Anciens Amis de l’Indochine et du Souvenir Indochinois) Autorisation spéciale du Président National de l’ANAI, le Général Guy SIMON et du rédacteur de l’article « Les postiers, télégraphistes, téléphonistes civils et militaires d’Indochine », le Colonel Maurice RIVES. 72

Remerciements au DCSPI qui a fourni les documents déclassées de la PAA

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« … J’ai beaucoup apprécié photos et commentaires de l’article me concernant dans le Huchet n° 10. Je relève juste deux petites contradictions mineures, la première c’est qu’aucune sortie touristique hors de la ville n’était permise, l’autre, étant issu d’un bureau gare, mes connaissances étaient limitées. Je ne veux pas me faire mousser ! Bien amicalement. Roland GASTON » « … Merci et bravo à toute l’équipe, le Huchet est une réussite. Bon courage à toutes et tous. François BORRAS » « Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie, mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses amis. Souhaitons que malgré tous ces changements, l’amicale de la PAA continue à vivre dans les années à venir. Bonne et heureuse année à tous et ceux du BFH. Georges MOULINIER » « … continuez à faire votre œuvre de mémoire et ranimer de bons souvenirs pour ceux qui ont eu la chance de faire des séjours OPEX. Encore merci et longue vie au Huchet. Pierre BERDON » « Adhérent n° 154, avec ses amicales pensées et meilleurs vœ vœux à tous, surtout aux anciens d’Indo ! Roger LECOURT » « … Bien que certains responsables n’aient pas pu (ou su) défendre notre Service, je souhaite néanmoins longue vie à notre amicale. Meilleurs vœ vœux à toutes et à tous Pierre VACHEY » « Je tiens à exprimer ma reconnaissance pour la préservation de la mémoire de la Poste aux Armées. Félicitations à Patrice Mournetas

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en juillet 1954, 11 BPM restent en fonction dans la péninsule. La Direction des Postes étant dissoute le 15 mai 1956, 2 BPM demeurent en activité au profit des missions françaises au Cambodge et du Laos alors qu’un vaguemestre d’étape réside à Saïgon jusqu’au 26 juillet 1963. Auparavant, les agents militarisés ont apporté une aide technique à la création des postes des armées cambodgienne, laotienne et vietnamienne. Le commandant Bernard accomplit de septembre 1965 à janvier 1966 une mission d’aide technique auprès des PTT laotiennes. Le dernier des 51 BPM ayant fonctionné en Indochine, le 419, implanté au camp de Séno cessant son activité en décembre 1965. Depuis l’arrêt des hostilités, les fonctionnaires autochtones de l’administration postale des trois anciens états associés et de la RDVN devenus indépendants assument les responsabilités de leurs services à la place des français. Très souvent, ayant été dans le passé agents des postes fédérales, ils travaillent selon la réglementation de leurs anciens organismes d’appartenances et dans les mêmes locaux. C’est notamment le cas à Hanoï et à Saïgon où le « Buu Diên Trung Tram » fonctionne dans l’ancienne Poste Centrale toujours ornée de plaques à la gloire de savants métropolitains. Il arrive même que certains « vieux français » tel le receveur retraité de Ventiane demeuré sur place viennent aider bénévolement leurs anciens subordonnés enchantés d’une assistance aussi désintéressée que compétente. Le 26 février 1944, à Tourane, l’agent télégraphiste Lê Van Nghia, resté à son poste sous un violent bombardement américain après avoir donné l’alerte, trouve la mort et est cité à l’ordre de la Nation. Presque 10 ans plus tard, le lieutenant-colonel Lalande commandant le centre de résistance « Isabelle » à Diên Biên Phu décrit le 13 mars 1954 « un lieutenant des postes breton, barbu et grand qui,

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Pour le temps consacré à l’élaboration du lien « Le Huchet » et pour la collecte de documents et témoignages. Mention spéciale pour la mise en forme particulièrement aboutie du dernier numéro de décembre 2009. Amicalement vôtre. Jacques DUPLAT » « Bernard VIENNOT Je vous transmets qq souvenirs qui me restent du centre de repos d’ARZEW (Huchet n° 07 d’octobre 2008). J’ai débordé un peu du sujet car mes souvenirs sont minces. Mon séjour au centre de repos de la Poste aux armées à Arzew –Algérie– Algérie– date de juillet 1959. Les souvenirs sont assez flous. A cette époque je faisais partie du BPM d’Azazga en tant qu’appelé, classe 57/2/C. Le chef de ce BPM était un jeune adjudantadjudant-chef fraîchement arrivé. Il s’appelait CAPELLE. Je ne

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me souviens plus de son prénom, il était originaire du Nord. Il devait l’adjudant-avoir le grade d’inspecteur dans le civil. Il succédait à l’adjudant chef GOURDIN, qui lui devait avoir la cinquantaine. Il était originaire de ChoisyChoisy-lele-Roi en région parisienne. J’ai passé une semaine à Arzew, le centre de repos était récent. Je me suis trouvé avec des 11


appelés comme moi venant d’un peu partout d’Algérie. Je me souviens du nom d’un seul, il était brigadierbrigadier-chef et s’appelait SERGENT. Il avait été déshydraté au Sahara, je ne me souviens plus de son BPM d’origine. Du centre, je ne me souviens plus de l’emploi du temps et de la nourriture, par contre la ville d’arzew était magnifique avec sa place plantée d’arbres (des palmiers, je crois) dont le tronc était peint en blanc. Les plages étaient magnifiques, la mer excellente pour se baigner. Les soldats de la Légion Etrangère venaient pour jouer au pingping-pong avec nous. Ils étaient les plus aguerris que nous jeunes soldats du contingent avec nos guère plus de vingt ans. Je me suis rendu par le train de TiziTizi-Ouzou à Oran. J’ai quitté l’Algérie peu de temps après pour me retrouver en Allemagne au BPM de Fribourg en Brisgau avec le capitaine LAGOFFIN comme chef de BPM en août 1959. Le capitaine LAGOFFIN était un homme exceptionnel. Je l’avais connu comme chef du BPM de TiziTiziOuzou. J’ai connu l’adjudant LE BIHAN au BPM d’Azazga, je l’ai retrouvé un demis siècle plus tard au repas de l’amicale de la Poste aux armées à la caserne de ReuillyReuilly-Diderot début 2009 ! Ce fût un moment intense et émouvant. » A R Z E W L E

P O R T

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« … à bientôt j’espère ! Bruno FAES »

Photo d’une partie de l’équipe du BPM 125 de Nakoura au Liban Sud en 1978. Il est à noter qu’ils faisaient partie du premier détachement : (de g à d) Adjudant CAPEL Frédéric, sergent BARDIN Paul et Adjudant BONNET Jean. Envoyée par Frédo CAPEL

« … Bien sûr, merci pour le dernier Huchet et pour tout votre travail au profit de notre amicale. A toutes fins utiles, je joins un exemplaire du bulletin de l’association Nationale des Anciens de l‘Indochine dont un éventuel extrait pourrait « nourrir » le Huchet… Mes sentiments les plus cordiaux et reconnaissants. Guy DESPRES »

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Mon beaubeau-père, ancien légionnaire d’Indochine et adhérent à l’ANAI m’avait également passé sa revue et j’ai demandé au Président National, le Général Guy SIMON, comme de l’auteur de l’article, le Colonel Maurice Rives de cette association, l’autorisation de publier dans nos colonnes l’extrait concernant la Poste militaire, plus particulièrement lorsqu’il aborde l’évocation « de l’héroïque vaguemestre de Diên Biên Phu » en la personne du Lieutenant PENNANEC’H.

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Mail de janvier 2010 reçu de Pierre LOUVION, ancien militaire (major) connu par certains d’entre nous car il a été en poste à Baden (BPM 507), au Liban (BPM 125) et à Limoges, il détient une enveloppe qui le rend perplexe ! Elle a été écrite en AFN au SP 89 977 et oblitérée le 29/09/69 par un timbre à date de la Poste aux armées à étoile. Il pose la question suivante : « Quel service détenait ce secteur postal ? ». Il demande aussi : « s’il existait encore un service de la PAA à cette date en Algérie, septembre 1969 ». Il nous indique que les revues spécialisées mentionnent « juin 1967 » pour la fin des activités de la PAA en Algérie. Si certains peuvent renseigner Pierre Louvion, merci d’écrire à l’amicale qui se chargera de lui transmettre l’info et de faire partager à chacun l’élucidation de ce mystère au prochain Huchet ! 14

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postiers capturés le 7 mai n’ont pu supporter les épreuves d’une longue marche vers un camp de détent i o n . Pendant la bataille, l’officier et ses deux subordonnés ont assumé leur service sous les bombardements, recevant, distribuant et expédiant le courrier comme à l’accoutumée. Le 27 mars, ces opérations cessent, aucun avion ne se posant plus dans la cuvette et les largages de missives s’interrompent deux jours plus tard. Le 21 avril, le lieutenant Pennanec’h étant prévenu afin qu’il puisse recueillir les plis, 35 kg de lettres et 26 télégrammes sont répartis parmi les volontaires qui vont sauter sur le camp retranché à raison de 1 kg par homme. En outre, quelques parachutages de sacs postaux sont tentés sur le PA « Isabelle ». La direction de la Poste Militaire à Hanoï précise que 120 kg de correspondances en souffrance ont pu être ainsi expédiés et s’inquiète « de possibles réclamations ultérieures de destinataires de courrier recommandé conservé au BPM en l’absence de remise personnelle réglementaire auprès des intéressés ». Le courage et l’abnégation des trois postiers du camp retranché sont équivalents à ceux de leurs compagnons transmetteurs. Au moment où le combat va cesser, certains brisent leur appareil, tel le sergentchef Chamblay du 6ème BCCP, et rejoignent leurs camarades en première ligne. Le sergent Milien adresse un ultime message précisant : « On se bat au corps à corps. Terminé ». Après les accords de Genève 66

Mail de fin janvier reçu d’Henri BARBARIN : « Ancien de la PAA de 1982 à 1991, je souhaiterais aujourd’hui adhérer à l’amicale afin de garder le contact... » Mail reçu début février : « Bonjour, je viens vers vous suite à l’article dans le magazine de l’AGPM. Mireille LE CORRECORRE-ROLLAND, Poste aux armées de 1993 à 2004 » Photo reçue par mail, début février 2010 de Michel CASTAGNEYROL. La rédaction/PM : A l’occasion de rangements de printemps, si vous retrouvez d’autres photos et que avez le temps d’y ajouter des commentaires… ce serait un plaisir de les relayer par le Huchet… Amicalistement… Michel Castagneyrol : Je n’ai pas de nouvelles photos en rapport avec la PAA, je regrette. Quant à ma période sous l’uniforme, je restais un postier avant tout ! J’ai servi à Donaueschingen, Bulh, Baden, Frigourg et Malheim. Je consacrais une grande partie de mes loisirs à l’enseignement du judo. J’ai ouvert en 1966, l’école de judo de Donau pour les enfants, les militaires (MDR, sous-off et officiers), idem à Mulheim. Participation au championnat des FFA… Un bon souvenir ! Bien amicalement. Michel. Mail du 04/04/10 Mail du 12/07/09 : J’ai perdu tous mes insignes, col, béret, pucelle de la Poste aux armées lors d’un déménagement. Je souhaiterai pouvoir me les procurer à nouveau ainsi que des galons de lieutenant… Pouvez-vous me dire comment je peux procéder ? Merci de votre réponse. Bien cordialement. Daniel MATHIEUX La rédaction/PM : Après de nombreux mail, qq appels tél et beaucoup d’impossibilités diverses… En mars 2010, Georges Malaisé lui a envoyé une pucelle et Patrice Mournetas s’est rendu chez de maître-tailleur de l’Ecole Militaire pour lui faire confectionner des fourreaux d‘épaule et les lui envoyer à Nice… à la plus grande joie de Daniel Mathieux. 15


Photo : (De gauche à droite) Jean-Claude CUSSINY, Georges MALAISE, Roselyne OSZUST, Jacky DUPUIS, Christophe GENTY, Agnès HOUDELETTE et Patrice MOURNETAS.

Jeudi 28 janvier 2010 Réunion du conseil d’administration de l’amicale à Vincennes. L’ordre du jour, dont vous avez reçu le compte-rendu par un courrier du 29 janvier dernier, avait pour sujets : la présentation du nouveau fichier adhérents, le point sur les renouvellements des adhérents, le bilan financier, la préparation de manifestations à organiser en 2010, la redéfinition des rôles des membres du conseil, la désignation d’un trésorier adjoint et d’un secrétaire adjoint, la détermination d’une adresse définitive pour le siège social de l’amicale et ensuite des questions diverses dont le vote pour désigner le Colonel William JEAN-BAPTISTE, actuel directeur de la Poste Interarmées, comme membre d’honneur de notre amicale.

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K I E T I L ? K F A I T’ I L ?

S’il y a un personnage qui est indissociable du métier de postier aux armées, c’est bien le coiffeur ! Hé oui, car avec le port de l’uniforme, le règlement militaire stipule que la coiffure doit être en adéquation avec le port d’une coiffe ou autres équipements, c'est-à-dire une coupe de cheveux qui dégage autant la nuque que les oreilles. Voici donc René MENNESSON, coiffeur à la caserne de Reuilly-Diderot depuis 2001 en remplacement de M. NORMAND, qui lui aussi avait une renommé qui dépassait largement l’ilot Reuilly. Des générations de postiers militaires ont eu recours à leurs services afin de parfaire la panoplie du parfait militaire. « Il y a eu des époques où couper les cheveux assez courts était un réel sacrifice pour certains, actuellement la mode est à la boule à Z, alors qu’originellement c’etait répréhensible par le règlement » précise René. 64

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« J’en ai coiffé des têtes de postiers militaires, certains sont devenus de vrais copains au fil des ans ! » rajout-il, lui qui a aussi la passion de son métier chevillé au corps tant l’accueil dans son salon est des plus agréable. « Je les vois partir en mission, je partage ensuite leurs souve-

nirs d’OPEX, je compatis Avant de s’installer à Reuilly, René MENNESSON exerçait ses activités de coiffeur à Balard depuis 1980. à ceux qui ont du quitter le service et au sort qui guette ceux qui restent avec la fin du service de la Poste Interarmées. Actuellement les discussions tournent autour De ce même sujet, c’est un réel tourment, un déchirement même et je les comprends. » Et oui, le métier de coiffeur requiert une dimension humaine particulière, un rôle trop peu reconnu d’assistante sociale, de confesseur, bref quelqu’un avec qui on aime converser de tout, de rien et pourtant on lui confie beaucoup de choses à notre coiffeur, le temps d’une coupe de cheveux ! 18

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Guichet mobile à Zagreb aéroport en août 1992 dans le cadre de l’UNPROFOR. Le Cne Malaisé sert sur un banc un de ses premiers clients en la personne du Cne Casalta, agréable compagnon d’OPEX, mais ronfleur invétéré une fois la nuit venue ! Chaque mission réserve son lot d’initiatives au meilleur service du client (j’aimais mieux l’époque où l’on parlait d’usager et la notion réelle de service qui allait avec) et l’opportunité du lieu n’est pas toujours quatre murs, un toit, comme ci-dessus sur un banc d’aéroport ou au cul d’un utilitaire genre C25. Certes, mais que de souvenirs inoubliables !

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Les appelés du contingent

aérienne sont accidentés. Le 10 juin 1952, le personnel des Bureaux Postaux Militaires comporte 37 officiers et 182 sousofficiers, tous fonctionnaires des postes militarisés.

de la

Poste aux armées Par internet, Christian CHAUVEAU, militaire du rang 1974/75 nous envoie qq photos évoquant l’ambiance de soirées « bidasses » à la 1ère Compagnie de Vincennes. Photos 1976 : (de gauche à droite) Cher, Mailliu, Mansart, Mournetas, le cuistot (nom oublié), x et Chopinez dans leur chambrée ornée d’un panneau de rue prélevé dans la commune de Cumières (51) une semaine de vendanges en septembre 1976 !

Dien Bien Phu Mars 1954 Outre les décès dus aux accidents et aux maladies, 7 de ces gradés tombent au combat ou meurent en captivité alors que 13 sont blessés. Parmi eux figurent les trois agents détachés à Diên Biên Phu en 1954 : l’adjudant Schmaltz est tué le 15 mars, le 17 mai le lieutenant Pennanec’h meurt à l’hôpital Viêt Minh 128, suivi du sergent Kahn peu après à Moc Chau ; ces deux derniers 20

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Arrivée le 5 octobre 1945 du Général LECLERC à Saigon en tant que Chef du Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient (CEFEO) Ceux-ci travaillent rapidement, à la fin de l’année à Saïgon 40 000 abonnés du réseau téléphonique peuvent communiquer entre eux. Peu après, au Tonkin, le BPM 403 fonctionne au profit de toute la population, un essai de transport de courrier via la Chine est tenté et bientôt quelques familles de Hanoï reçoivent des lettres de leurs proches cantonnés dans le Sud du Céleste Empire. Toutefois, après les accords du 6 mars 1946, le Gouvernement Viêt Minh refuse de remettre les moyens des P et T du Tonkin et du Nord Annam à la disposition des autorités françaises. Par suite de l’inexistence d’un autre service régulier, en 1945 et 1946, la Poste Militaire dessert les habitants de Phnom Penh, Hué et Tourane. Jusqu’en 1954 les bureaux de poste civils ne peuvent être ouverts que dans les grandes villes de la péninsule occupées par le CEFEO. Le 16 décembre 1946, 16 BPM numérotés de 405 à 418 sont installés en Indochine. Pendant dix ans, la Poste Militaire va donner satisfaction aux combattants. Ainsi, durant le premier trimestre 1952, elle distribue plus de 18 millions d’objets de correspondance arrivant dans la péninsule et en achemine 16 millions vers l’extérieur. Avant le retrait des troupes françaises d’Indochine, 5 transports de courrier effectués par convois automobiles ou ferroviaires sont détruits par faits de guerre et 8 empruntant la voie 60

Photo du haut à droite, debout avec la cigarette, le MDL CALVET et à droite le 1er classe FUSIL. Ah ! Les souvenirs du service national... 21


Seule ombre au tableau, les télégraphistes coloniaux se plaignent de leur direction à Paris, car « les bonnes désignations outre-mer y seraient conditionnées par l’envoi ultérieur de timbres exotiques aux philatélistes de cette toute puissante administration ». … La poste militaire du CEFEO Adj VILLIEU, Ltn MALAISE, Ltn VACHEY, DROUET, la :panLe 21 septembre 1945, leAdc colonel Passy deappuyé la DGERsur écrit « à Saïgon, tous les services des P et T sont passés sous le contrôle des carte Adj PAYEN, à sa gauche un MDR, un 2° et 3° accroupis en casquette,japonais et du personnel indochinois, les français ayant été évincés ». Sgt SUCH et Adj CABEZA. Les nouvelles autorités aidées par les britanniques demandent la restitution rapide des bâtiments, des véhicules et de la documentation remis par les nippons au Viêt Min ». Dans la nuit du 23 au 24 septembre 1945, à 4 heures, un commando de 6 sous-officiers de la compagnie A du 5ème RIC reprend possession de l’Hôtel des Postes de la capitale Cochinchinoise. Opération sous les ordres du capitaine d’Otton Loyewski, le petit groupe neutralise 6 nippons alors que le sergent-chef Ferrand réveille sans ménagement le nouveau directeur viêth minh « dormant dans un immense lit vêtu d’un pyjama de soie ». En 1945, le général Blaizot commandant les Forces Françaises en Extrême-Orient souligne « la question primordiale du courrier pour le moral du combattant ». Dans cette optique, la Direction de la Poste Militaire en Extrême-Orient est créé à Paris le 1er septembre 1945. Le 18 octobre suivant, le BPM 405 s’installe à la poste principale de Saïgon et traite le courrier civil et militaire. De même, jusqu’au 19 décembre 1946, le télégraphe et le téléphone vont être confiés aux spécialistes du Corps Expéditionnaire.

Relève au BPM 125

LIBAN-Sud 22

Le général BLAIZOT est désigné commandant des Forces Expéditionnaires Françaises en Extrême Orient (F.E.F.E.O.), chef de la Mission militaire auprès du South East Asia Command (S.E.A.C.) et délégué militaire du Comité d’action en Indochine. Le F.E.F.E O. devait participer dans le Pacifique à la guerre contre le Japon auprès des Forces alliées et préparer l’arrivée du Corps Expéditionnaire Français (C.E.F.E.O.) qui devait rétablir la souveraineté de la France en Indochine. 59


Les P et T de l’Union Indochinoise A l’orée du XXème siècle, les Postes et Télégraphes fonctionnent à la satisfaction du public. Le service est réparti en cinq circonscriptions représentant la colonie et les quatre protectorats d’Indochine ainsi que le territoire à bail du Quang Tchéou Wan. Les bureaux sont ou– avril 1981 ( de gauche à droite ) : verts chaque jour de la semaine et le dimanche matin. Au fil des anAdj VILLIEU, Ltn MALAISE, Ltn VACHEY, Adc DROUET, appuyé sur la pannées, des progrès notoires mettent en œuvre les techniques les plus modernes : carte Adj PAYEN, à sa gauche un MDR, un 2° et 3° accroupis en casquette, 1903 : les liaisons téléphoniques sont établies entre Hanoï et Haïphong Sgt SUCH et Adj CABEZA. 1906 : des timbres sont émis représentant des portraits de femmes autochtones, ces figurines étant dénommées « à la congaï ». 1909 : le service radiotélégraphique assuré par des militaires est confié à la tutelle des P et T. M. Jardel est envoyé en métropole pour étudier les modalités d’emploi d’un avion pour transporter le courrier. A Quang Ngaï, Mme Rouet devient la première femme annamite receveuse des postes. 1910 : le service compte 380 européens et 1329 asiatiques dont 17 facteurs indiens. Un essai d’expédition du courrier par le Transsibérien est tenté. Hanoï dispose d’un réseau téléphonique de 40 km. 1913 : construction des bureaux de poste de Lao Bao et Sam Neua, celui de Vientiane devant être édifié en 1914. Une tentative de liaison par TSF avec le SIAM est couronnée de succès. Dans le domaine militaire, le détachement de Télégraphistes Coloniaux aligne en 1903 118 spécialistes responsables du fonctionnement de 1150 km de câbles réservés à la défense de l’Union. Parmi eux servent des tirailleurs « très appréciés pour leur dextérité ». Certains gradés européens sont placés hors cadres pour assurer la gestion de bureaux de poste et de 65 stations télégraphiques. Le capitaine Péri est mis à la disposition de la Direction des P et T pour procéder à des études sur l’emploi de la TSF. En 1905, cet officier construit deux stations roulantes dotées d’un mât de 25 mètres de hauteur permettant d’établir la liaison avec les colonnes opérationnelles. Déjà, les principales garnisons de la péninsule communiquent entre elles avec du matériel Ducretet de 1 kw et les pigeons voyageurs sont de moins en moins utilisés ; la presse exalte l’œuvre du capitaine Péri « qui lutte contre l’atmosphère mystérieuse et chargée de tension électrique pour lancer l’onde invisible de la TSF ».

Relève au BPM 125

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courant logistique rudimentaire, ainsi en 1888, en plus des plis, certains sont porteurs toutes les semaines d’une paire de brodequins destinés aux marsouins de la compagnie cantonnées à Son La. En 1889, des timbres du type « colonies françaises » sont émis avec les surcharges « R » pour le Gouverneur Richaud et « D » pour le Directeur Demars. Ce dernier, destinataire de plaintes, doit préciser officiellement que « les traces relevées sur les enveloppes à leur arrivée en métropole sont dues au climat tonkinois ». Les expéditeurs sont en conséquence invités à utiliser « une colle forte pour les fermer », la gomme originale étant détériorée. L’emploi de la cire est déconseillée car elle se liquéfie durant le transport, cet inconvénient pouvant être évité en mettant sur la matière en fusion, avant apposition du cachet, un petit morceau de papier à cigarettes.

Photo du haut, de gauche à droite : Ltn Vachey, Ltn Malaisé, Adc Drouet, Adj Villieu, Adj Cabeza, Adj Payen et Sgt Such. Photo du bas, les mêmes !

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Dès la fin de l’année, il parvient à faire ouvrir 9 bureaux fonctionnant dans les deux nouveaux protectorats, M. de Ramond étant chargé de celui établi à Hanoï. En 1887, 65 agences existent, certaines étant gérées faute d’effectifs par des militaires détachés et percevant une indemnité de fonctions. Parfois, les commandants d’armes apposent sur les plis un cachet, assorti au Tonkin de lettres chinoises. Le 1er février 1885, « L’Avenir du Tonkin » se fait l’écho de plaintes adressées par des militaires servant à l’intérieur du protectorat : « Ils ne peuvent envoyer de mandats à des commerçants, ce qui entrave le négoce ». En outre, les lettres expédiées au Tonkin sont distribuées avec un retard considérable car elles transitent par Singapour, Saïgonet Hanoï, d’où elles sont expédiées irrégulièrement par chaloupes vers la capitale tonkinoise. Les vaguemestres étant obligés de les attendre souvent toute la nuit, le commandant militaire demande que lors de l’arrivée du courrier un coup de canon soit tiré pour prévenir. Moins martial, la direction des postes située rue Jules Ferry, décide d’annoncer la distribution des missives en utilisant un pavillon le jour et un fanal la nuit, qui seront hissés au bord du Petit Lac. A cette époque, à Saïgon, la venue du paquebot postal est l’objet d’un signal sonore émis par une sirène lorsque le navire passe devant le lazaret du Nha Be. Ensuite, les plis sont distribués dans l’Hôtel des postes construit de 1886 à 1891 selon les plans de Gustave Eiffel. Le bâtiment abritant le bureau central de Hanoï a été édifié par Henri Vildieu en 1897 sur l’emplacement de la Pagode de la Gratitude. L’administration postale de l’Annam-Tonkin n’est pas fusionnée avec celle de Cochinchine/Cambodge et les deux directeurs sont en lutte à des réclamations pas toujours fondées. Ainsi, celui de Hanoï subit les récriminations de l’autorité militaire qui accuse les lenteurs du courrier d’être responsable de suicides de soldats demeurés sans nouvelle de leurs proches, les réponses à leurs lettres ne leur parviennent, dans le meilleur des cas, Photo du haut, de gauche à droite : Ltn Vachey, Ltn Malaisé, Adc Drouet, que quatre mois après l’envoi. M. Demars a cependant conservé le Adj Villieu, Adj Cabeza, Adj Payen et Sgt Such. Photo du bas, les mêmes ! vieux système des Trams qui apportent le courrier aux unités en opération. Ces autochtones assument même parfois la responsabilité d’un

1981 - BPM 125

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Marc DROUET (au centre sur la photo) est décédé à l’âge de 80 ans le 20 février 2010 à Sucé sur Erdre (44) où il résidait depuis sa retraite. Il avait terminé son parcours professionnel de postier militaire à Paris tri armées. Ancien du BCM « C », d’Algérie, du Laos et des FFA, notamment au BPM 520B de Neustadt et au BPM 519B de Donaueschingen, nombreux sont ceux qui l’ont côtoyés.

IN

MEMORIAM

Guy PUAUX est décédé le 21 AVRIL 2009 à l’âge de 63 ans. Il intégra le Service de la Poste aux Armées le 16 novembre 1971. Affecté aux FFA au BPM 520 (LANDAU) de novembre 1971 à avril 1978, puis aux BPM d’Aix en Provence Armées et de Marseille Armées de mai 1978 à mai 1983, il effectua un séjour au BPM 701 D (Fare Ute) et 701 C (Arue) de mai 1983 à juillet 1985. Il termina son détachement au sein du service de la PAA à la 1ère C.P.M. de novembre 1985 à novembre 1986. Il réintégra à la Poste dans le Vau26 cluse.

à Saïgon 21 heures après leur dépôt. Les locaux sont gardés en permanence par un doï (sergent) et cinquante hommes armés de lances et logés dans les bâtiments. Jusqu’à ce que le décret impérial du 7 septembre 1863 comble cette lacune, il n’existe pas de relations maritimes régulières avec la France, des paquebots britanniques assurant le service du courrier. Les délais d’acheminement de ce dernier sont considérablement réduits du fait de l’ouverture du canal de Suez en 1869 et de l’utilisation de navires à vapeur. Le « Peluse » des Messageries Impériales est le premier bateau français à emprunter la nouvelle voie d’eau. La durée du voyage passe ainsi de treize semaines à trente cinq jours. A Saïgon, l’arrivée du navire postal est signalée par un coup de canon, dès la détonation, tous les européens se précipitent vers l’hôtel des postes, attendant avec impatience le dépouillement du courrier. L’influence française commence à s’étendre dès 1873 à l’Annam et au Tonkin. Faute d’effectifs, le service des postes est assuré en ces régions par des secrétaires autochtones percevant une indemnité mensuelle de 15 francs. Dans ces deux dernières contrées, le courrier est d’abord transporté à bord de navires de la Marine Nationale, puis des Linh Tram l’acheminement à l’intérieur des terres. En 1882,150 agents métropolitains sont affectés dans les 26 bureaux existants dont deux au Cambodge. Dans les localité dépourvues d’établissement, le service postal est confié aux administrateurs, aux « entreposeurs » des contributions indirectes voire aux commandants d’armes. ... Le 20 septembre 1884, M. Demars, appelé par le Général Brière de l’Isle, prend la tête de cette administration englobant l’ensemble de l’Indochine. 55


Les rares européens écrivant à leurs familles et les prêtres désireux de communiquer avec le Vatican, le Séminaire des Missions Etrangères à Paris ou à leurs confrères établis dans d’autres régions de l’Asie ne disposent pour cela que d’une opportunité en général annuelle lorsqu’un navire se présente dans un port indochinois. A l’époque, les voiliers mettent 211 jours pour relier Brest à Bangkok et ils font souvent naufrage. Aussi, les expéditeurs prennent la précaution de rédiger leurs missives en plusieurs exemplaires et de les confier à autant de capitaines en partance pour l’Europe. La réponse aux courriers ainsi expédiés peut parvenir un an ou deux après l’envoi, surtout si elle est remise à un groupe rejoignant l’Asie par voie terrestre. Ainsi celui de Pierre Lambert de la Motte, évêque de Beryl, quitte Marseille le 27 novembre 1660 et arrive à Ayuthia, capitale du Siam, le 22 août 1662. De cette dernière ville, les correspondances adressées aux jésuites de Cochinchine leur sont réexpédiées. A Pho Yên (actuel Hung Yên) le R. P. Deydier centralise les plis envoyés à ses homologues résidant au Tonkin et au Nord Annam.

A l’image du Pôle Nord qui n’en finit pas de s’effriter et les reportages télévisés nous montrant les pans entiers de banquise tombant dans les

Les premiers établissements français Le service postal Le 18 mars 1860, le capitaine de vaisseau d’Arles, commandant les troupes débarquées à Saïgon fait ouvrir un bureau de poste pour les militaires de la garnison. Le texte de la création de cet organisme précise que « les plis ne seront pas portés à domicile, mais remis dans les locaux postaux aux destinataires ». L’année suivante, l’enseigne de vaisseau Lamaille, du « Primauget » assure les fonctions de directeur de la nouvelle administration, assisté de M. Garcerie. En 1863, un timbre du modèle de ceux utilisés dans les autres possessions françaises d’outre-mer est mis en vente. Le service postal est alors détaché de celui du Trésor et ne fonctionne qu’au profit des marins et soldats. Le 13 janvier 1863, l’établissement de Saïgon s’ouvre à tous les publics. Ensuite, sept bureaux sont créés en province, la circulation des plis étant effectuée selon le principe du Tram, les lettres postées à Mytho arrivent 54

océans, à la Poste Interarmées, après la fermeture des bureaux postaux de métropole, la fin de l’utilisation des secteurs postaux en France, un pan important de l’activité est tombé… Reçu par mail du 5 mars de Georges Malaisé 27


Le site de DIEN BIEN PHU

Le personnel qui y est affecté constituant le corps des « Linh Tram », est chargé entre autres missions de l’acheminement des plis officiels et privés. Les correspondances enfermées dans des tubes de bambou scellés d’un cachet imprimé dans la résine sont confiées à des messagers à pied ou à cheval, équipés d’un grelot annonçant leur arrivée et d’un bâton, insigne de leurs fonctions. Ces hommes choisis pour leur endurance se déplacent au petit trot, tous les piétons devant leur laisser le passage et les bateliers faire force de rames afin de leur permettre de traverser les cours d’eau. De nuit, ils sont escortés de porteurs de torches pour éloigner les bêtes sauvages. A l’arrivée, le Linh Tram remet à un responsable le bambou sur lequel figure l’heure de départ du précédent poste. Pour tout retard excédant trente minutes, le fautif est passible de la peine du rotin. En moyenne, un pli parti de Hanoï parvient à Hué après 700 kms de trajet au bout de huit jours. Cette organisation performante ne fonctionne qu’à l’intérieur du Dai Viêt. (nom porté par le Viêtnam actuel de 1054 à 1804). 28

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Le Bulletin d’information de la Poste aux armée des années 70 Son rédacteur en chef Le capitaine Michel FREHAUT chronique du BIPA n°28 d’octobre 1968

Extraits de l’article « Les postiers, télégraphistes, téléphonistes civils et militaires d’Indochine » du colonel Maurice RIVES paru au bulletin n° 20 de l’ANAI, paru en janvier 2010. « A la fin du XVIII° siècle, un poète attaché à la cour de Louang Prabang relate les affres d’un jeune courtisan séparé de sa fiancée. Pour communiquer avec elle, il rêve d’un fil d’or et de soie le reliant à l’absente. Le romantique troubadour ne peut imaginer qu’un siècle plus tard les français vont installer un câble de cuivre permettant à son lointain royaume d’échanger des messages avec les autres pays. ... Les Postes dans l’Ancien Empire d’Annam Le système postal appelé « Tram » a été institué sous le régne du monarque Thaï Tôn entre 1028 et 1054. Il est basé sur un ensemble de caravansérails semblables aux relais de diligences européens, distants de 15 à 20 km et situés le long des routes impériales. 52

Un bureau postal militaire des FFA

Le BPM 520

C

réé en terre du Maghreb en 1943, le BPM 520 se retrouve quelques mois plus tard en Sardaigne, puis en Italie avec le Corps Expéditionnaire Français. Le 10 octobre 1944, il est incorporé dans la 1ère Armée à Istres. Le 16 novembre, on le retrouve à Lyon, puis il passe le Rhin et il s’installe d’abord à Mengen le 25 septembre 1945, puis à Sigmaringen le 25 août 1948 jusqu’à sa dissolution le 30 novembre 1949. Reconstitué à Landau le 20 avril 1956, il ne quittera plus le Palatinat et ses vignobles réputés pour prendre avec les ans l’importance qu’il a actuellement. De nombreux chefs de service se sont, succédé à sa tête et les quelques noms que je citerai évoqueront sans doute beaucoup de souvenirs à certains d’entre vous ! Les capitaines SAVOIE, AUGE, GUYON, CANAL, LECTEUX, BENAZET, ANTOINE, notre défunt et regretté ROY, SOISSONS, AMBIAUD et votre serviteur. La position géographique du bureau situé entre trois cités cadres et près des Economats, lui vaut un afflux de clientèle isolée et surtout féminine… Par ailleurs, situé à mi-chemin d’Offenburg et de Sarrebrücken, il est devenu le centre de transbordement de nuit du courrier de la zone Nord et Sud. 29


La rédaction/PM : Mon colonel, depuis notre dernier entretien (Huchet n° 09), quels sont les changements survenus à la Poste Interarmées ? Colonel William JEAN-BAPTISTE : Pour l’instant pas grand-chose, le soutien postal et financier sera externalisé avant le 31 décembre 2011. Deux avis de marché ont été lancés, un pour le soutien postal et un autre pour le service financier. Des entreprises ont répondu. Le dialogue compétitif se fera sûrement dès septembre. LR/PM : Comment se dessine la fin du Service ? CWJB : Nous nous préparons tranquillement. A l’heure actuelle nous nous débarrassons de tout ce qui peut l’être. C’est du nettoyage et cela nécessite beaucoup de main d’œuvre. LR/PM : Que restera-t-il après ? CWJB : Rien, à part les souvenirs et la satisfaction d’avoir travaillé pour soutenir nos forces en opérations ; la PIA sera dissoute. LR/PM : Comment La Défense envisage la desserte postale et financière de ses personnels en opérations extérieures (OPEX) ? CWJB : L e soutien sera externalisé. Il y aura de nouveaux prestataires qui assureront le soutien postal et financier des forces. Il feront ceetque nous faisons aujourd’hui.. Après ce bref historique militaire, je voudrais vous parler de Landau, ville charmante accueillante. Simple village au XII

entouré de fortifications, puis élevé au rang de ville libre par Rodolphe de HABSBOURG. En 1324, Louis de BAVIERE céda la vil LR/PM : Récemment lors la dernière réunion de Spire. En 1552, le Margrave Albert de BRANDEBOURG s’en empara et la saccagea. Pendant la guerre dede Trente Ans, elle fut pr de l’amicale, vous avez été élu membre d‘honneur, vos impressions... les partis. Le traité de Westphalie en 1648 la donna à la France, qui ne la garda que trois ans. En 1678, elle tomba au pouvo suivante par les Français, elle fut fortifiée par VAUBAN en 1684. En 1691, le traité de Rysvick en confirma la possession par CWJB : Landau C’est trèsnous gentil de durant me faire cetl honneur, je remercie votre amicale. Pour par les Impériaux, prise par eux en 1702 et en 1704, mais reprise deux fois par les Français, resta tout l’instant je n’ai pas encore participé à une seule générale. sèrent avec leurs voisins du Duché de Deux-Ponts qui demandaient leur réunion à la France. Landau fit partie du département duassemblée B fut cédée d’abord à l’Autriche, puis en 1816, à la Bavière. Ses fortifications furent rasées en 1876 et sur leur emplacement Propos recueillis le 14 juin 2010

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INTERVIEW DU DIRECTEUR

Après ce bref historique militaire, je voudrais vous parler de Landau, ville charmante et accueillante. Simple village au XIII° siècle, Landau fut agrandi et entouré de fortifications, puis élevé au rang de ville libre par Rodolphe de HABSBOURG. En 1324, Louis de BAVIERE céda la ville à prix d’argent à l’évêque de Spire. En 1552, le Margrave Albert de BRANDEBOURG s’en empara et la saccagea. Pendant la guerre de Trente Ans, elle fut prise et pillée sept fois par tous les partis. Le traité de Westphalie en 1648 la donna à la France, qui ne la garda que trois ans. En 1678, elle tomba au pouvoir du Duc de Lorraine, reprise l’année suivante par les Français, elle fut fortifiée par VAUBAN en 1684. En 1691, le traité de Rysvick en confirma la possession par la France. Furieusement attaquée par les Impériaux, prise par eux en 1702 et en 1704, mais reprise deux fois par les Français, Landau nous resta durant tout le XVIII° siècle. Les habitants fraterniPonts qui demandaient leur réunion à la France. Landau fit partie du département du Bas-Rhin. Après Waterloo, elle fut cédée d’abord à l’Autriche, puis en 1816, à la Bavière. Ses fortifications furent rasées en 1876 et sur leur emplacement on édifia de nouveaux 50

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quartiers dont les constructions, très différentes de celles de la vieille ville si souvent et si durement éprouvée, rappelle mandes. Parmi les édifices anciens qu’ont laissé subsister les guerres et les sièges subis par la ville, seules deux églises ban méritent d’être mentionnés. trombinoscope, ga- 1407 dans le style gothique. Attenant à l’égli édifiée en Dans la Königstrasse, se trouve l’AUGUSTINER-KIRCHE, église catholique Le trombinoscope gnera son abonnecouvent avec un cloître gothique, a été transformé en musée municipal. Le DEUTSCHES TOR, ancienne porte de la ville, restauré à vie » à l’ade la fière devise de Louis XIV « NEC PLURIBUS IMPAR ». La STIFTSKIRCHE, protestante du XIII° siècle, avec sa haute tour d’où micale deéglise la Poste Hardt, renferme le monument de MONCLAR (+1690), gouverneur de l’Alsace. Sur Poste aux armées aux armées ! la place Max

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quartiers dont les constructions, très différentes de celles de la vieille ville si souvent et si durement éprouvée, rappellent les quartiers neufs des grandes villes allemandes. Parmi les édifices anciens qu’ont laissé subsister les guerres et les sièges subis par la ville, seules deux églises, une porte et les murs de fortifications Vautrombinoscope, ga- 1407 dans le style gothique. Attenant à l’église, le ZEUGHAUS, ancien KIRCHE, église catholique édifiée en gnera son abonnecouvent avec un cloître gothique, a été transformé en musée municipal. Le DEUTSCHES TOR, ancienne porte de la ville, restaurée de nos jours, présente encore la ment « à vie ». La STIFTSKIRCHE, protestante du XIII° siècle, avec sa haute tour d’où l’on a une jolie vue sur le micale deéglise la Poste Hardt, renferme le monument de MONCLAR (+1690), gouverneur de l’Alsace. Sur aux armées ! la place Max-Joseph, on voit la LUITPOLD-BRUNNEN, fontaine 48

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LE TROMBINOSCOPE

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monumentale avec statue équestre érigée en 1892. A proximité, Katharinen Kapelle du XIV° siècle. Par ailleurs, les environs de Landau offrent de nombreux et jolis buts de promenades et d’excursions. Le château de Madenbourg (473 M) qui appartenait au XIII° au Comte de LEININGEN, fut pris et saccagé d’abord en 1470, puis en 1525 par les paysans révoltés. Livré aux flammes en 1552 par le Margrave de Brandebourg, il fut relevé de ses ruines, passa durant la guerre de Trente Ans, tour à tour à Nansfold, aux Français, aux Impériaux et il fut détruit définitivement en 1680. Du château on découvre la vallée du Rhin depuis Strasbourg jusqu’à Mannheim, les montagnes de l’Odenvald, de la Haardt, de la forêt Noire et des Vosges. De Nadenburg, on peut se rendre à pied par la forêt aux châteaux de Trifels et de Annveiler. Les forêts alentour de Landau sont très agréables et les bois de muguet, de girolles et autres cèpes sont très fréquentés

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LE T

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NOS I B ROM

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monumentale avec statue équestre érigée en 1892. A proximité, Katharinen Kapelle du XIV° siècle. Par ailleurs, les environs de Landau offrent de nombreux et jolis buts de promenades et d’excursions. Le château de Madenbourg (473 M) qui appartenait au XIII° au Comte de LEININGEN, fut pris et saccagé d’abord en 1470, puis en 1525 par les paysans révoltés. Livré aux flammes en 1552 par le Margrave de Brandebourg, il fut relevé de ses ruines, passa durant la guerre de Trente Ans, tour à tour à Nansfold, aux Français, aux Impériaux et il fut détruit définitivement en 1680. Du château on découvre la vallée du Rhin depuis Strasbourg jusqu’à Mannheim, les montagnes de l’Odenvald, de la Haardt, de la forêt Noire et des Vosges. De Nadenburg, on peut se rendre à pied par la forêt aux châteaux de Trifels et de Annveiler. Les forêts alentour de Landau sont très agréables et les bois de muguet, de girolles et autres cèpes sont très fréquentés


par la garnison française de Landau. Les fêtes locales sont assez nombreuses et chaque saison amène son lot de divertissements : corsos fleuris fin septembre, fête du vin nouveau en octobre, fête des quetsches, foires, etc. Que ceux qui aiment bien vivre viennent nous rendre visite, ils seront bien accueillis et ils ne regretteront pas leur séjour dans cette belle ville palatine !

LE TROMBINOSCOPE

Capitaine TOMASI La rédaction : Encore des photos sorties de l’oubli, qui eurent leur heure de gloire en 1968, et qui aujourd’hui prennent leur dimension de témoignage unique pour la sauvegarde de la mémoire de notre Service tel qu’il a existé. Il transparait sur chacune la fierté d’appartenir à ce qui fût une institution importante et incontournable. Photo 31/32, assis le capitaine Tomasi, autour de lui les cadres techniques (ADC et ADJ) dont je crois reconnaître Dédé BEDOUT et, au 3ème rang, les militaires du rang. Appel à ceux qui reconnaîtraient les uns ou les autres de nous en informer afin d’identifier ces visages dont la plupart nous ont quittés définitivement. PM

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LE TROMBINOSCOPE Résultats de la précédente revue : le Huchet n° 10 de décembre 2009

Page 20 : POUJOL, LE BILLAN, MELE TROMBINOSCOPE NAND, AMICHAUD, HERBERE, BARBIER, NOUGUIER,

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des noms du présent

(de gauche à droite)

BACQUET. Page 21 : ABT, REUS, MARCOIN, PARE, FAES, JANNY, MAGNAN, POT. Page 22 : CONTE, MURE, COUSTY, ROFFIDAL, BOULEAU, PONSART, NARGUET, PONTIEU. Page 23 : DALOZ, CARRAZE, GREMILLET, LEMOINE, SABOUREAU, STEIMETZ, CHACON, PEGAT. Page 24 : BOSSON, DEMOULIN, SERVAN, PARMENTIER, VIALA, FROMENTIN, VERBENA (au centre), DEMANZE, DELVILLE, LASSUS, PAMPHILE, NAUD. Page 25 : PRIEUR, RIVIERE, ZBIEGEL, LEVERRIER, LIS, LEN PEMP, MOUGET, QUEUIL, LOMBARD. Page 26 : PAL, MINVIELLE, GERMANEAU, ROUSSEAU, MARIOT, LAILLER, TRUCHY, VENDEVILLE. Page 27 : CUSSINY, AGUETTAZ, LE TALLEC, GAVARD-BOITIER, PERIOU, FOULON. Page 28 : DELACHERIE, GROLIERE, BOURSIER, LOUBIC, BAUDRY, DUCASSE, LOMBARD Philippe, PAINSET. Page 29 : BONNAMY, LAFFITE, LOUCHE, SACCHET, CAGNAC, MARTIN Roger, PONSARDIN, FOVET, LUBERT, LAUGIER. 39


LE TROMBINOSCOPE

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Avis : Le(la) premier(ère) qui

trouve l’ensemble 41


APAA