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Jeu des saints Pour apprendre et redire la vie de :

François d’Assise Vincent de Paul Louise de Marillac Marie de l’Incarnation Thérèse de l’enfant Jésus Charles de Foucaud

Pascale Roze http://www.images-pascale.eu/ pour Interparole

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Jeu des saints: Objectif : En découvrant la vie de 6 saints : François d’Assise Vincent de Paul Louise de Marillac Marie de l’Incarnation Thérèse de Lisieux Charles de Foucauld, trouver où et comment ils ont reçu l’huile nécessaire à la rencontre du Christ. Découvrir comment ces saints brillent de la Lumière qu’ils ont reçus de Dieu, Lumière que leur vie reflète (c’est le sens de l’auréole ou du nimbe). Ce jeu prolonge la découverte de la parabole des 10 jeunes filles (Matthieu 25).

Elles sont dix : cinq sages et cinq folles Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre du jeune marié. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq étaient sages : les folles avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les sages avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve. Comme le jeune marié tardait elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : “Voici le jeune marié ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les folles demandèrent aux sages :”Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les sages leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.” Pendant qu’elles allaient en acheter, le jeune marié arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : “Seigneur, Seigneur, ouvre nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas “ Veillez donc, car vous ne connaissez ni le jour ni l’heure. » D’après Matthieu 25,1-13

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Régle du jeu:

1. Donner une vie de saint par équipe de 2 enfants. Ils doivent la connaître suffisamment pour en raconter aux autres les éléments essentiels, lors du jeu. 2. Chaque équipe repère le jeu, les cases rondes, le mur, les 3 cases correspondant à la vie de son saint. 3. À tour de rôle, chaque équipe raconte la vie de son saint en faisant cheminer sa silhouette de case en case : cases rondes, mur-difficultés, 3 cases propres au saint étudié ; le passage par chaque case doit donner l’occasion à l’enfant de souligner des aspects importants de la vie du saint. 4. Arrivé devant le Christ, colorier la flamme que tient chacun des saints. Pions à découper et plier

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François d’Assise François est né en 1182 à Assise, c’est pourquoi on l’appelle François d’Assise. Son père riche marchand de tissus, le destine à prendre sa succession. Il a de l’argent, il a aussi beaucoup d’amis : le soir, après le travail, il fait la fête avec la jeunesse d’Assise. Il rêve de devenir chevalier. Sa première expérience est désastreuse : après une guerre contre la ville voisine de Pérouse, il est jeté en prison. Un an ! Puis il tombe malade, ça le fait réfléchir sur sa vie, qui, malgré les fêtes et les copains, commence à lui sembler vide. Peu à peu, il a l’intuition qu’il y a mieux à faire.

soigne des lépreux et répare des chapelles. Mais 1208 - à vingt-six ans - il découvre, en écoutant l’Évangile à la messe, que sa vocation consiste à vivre exactement comme le Christ. Alors comme Jésus, il part dans les villes pour annoncer aux hommes que Dieu les aime et les sauve, et qu’il est indispensable de lui parler dans la prière. Pour se nourrir, il mendie ; il dort n’importe où. Si personne ne veut l’écouter, il parle aux oiseaux, aux poissons, à toutes les créatures de Dieu avec lesquelles il vit en harmonie et familiarité. Très vite, des hommes le rejoignent. François exige d’eux qu’ils renoncent aux biens matériels, et qu’ils vivent comme lui dans la pauvreté et la confiance en Dieu : « Dieu sait ce qu’il nous faut, faisons lui confiance. ». Pour se nourrir, ils travaillent ou mendient. Ils deviennent de plus en plus nombreux, François doit organiser cette communauté : ce sont les « Fères mineurs » ou Franciscains. Ils vont à Rome avec leurs vêtements tout rapiécés pour présenter au pape leur communauté nouvelle. Tout d’abord ils sont chassés comme des malpropres. Mais à force de douceur et de persévérance François finit par rencontrer le pape ; celui-ci est touché de ce qu’il dit et émerveillé devant sa simplicité : une simplicité qui vient de l’évangile ; il donne sa bénédiction aux frères mineurs ! A la suite de Claire, l’amie d’enfance de François, des femmes adoptent le même style de vie : on les appelle les Clarisses. D’autres, tout en restant avec leurs familles et leurs métiers veulent vivre comme le propose François. Ils forment ce qu’on appelle le « Troisième Ordre ».

Un jour il croise sur sa route un lépreux au visage rongé par la maladie ; il s’écarte tout d’abord avec dégoût mais brusquement il voit dans le lépreux le Christ qui marche sur la route, alors il s’approche du lépreux et le serre contre son cœur. Cette rencontre le marque beaucoup.

Lors de la croisade de 1219, François part en Égypte pour rencontrer le sultan et essayer de le convertir ; le sultan le fait prisonnier, mais entretient avec lui de longues conversations. Plein de respect pour François, il lui rend la liberté : « Qui est cet homme qui parle d’amour quand tous s’entretuent ? ». Plus tard, à 23 ans, alors qu’il est en prière, il entend au plus profond de son cœur Jésus lui demander de « relever son église ». Il croit comprendre qu’il faut réparer les églises en ruines. Pour avoir l’argent nécessaire, il brade sur la place d’Assise les magnifiques tissus de son père ; celui-ci furieux lui ordonne de cesser le gaspillage ; François lui rend alors tous ses rouleaux de tissus, mais lui rend en même temps tous les vêtements qu’il porte, et, tout nu devant la foule, déclare « Je ne suis plus François fils de Pierre Bernardone mais François fils du Père qui est Dieu ». Il rompt avec sa famille, renonce à son héritage, décide de vivre en pauvre et s’installe dans une cabane. Au début, il

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Les frères sont de plus en plus nombreux ; François les envoie vivre l’Evangile au loin, en Espagne, en Angleterre, en France, en Terre Sainte. Mais quand François découvre que certains d’entre eux se font bâtir de beaux couvents, ou refusent de vivre comme des pauvres, il en devient très triste. Il abandonne la direction de son ordre et se retire pour écrire un projet de vie, une règle pour ses frères. Un jour, alors qu’il prie intensément Jésus, il est marqué dans ses mains et ses pieds, par les plaies de la Passion de Jésus. Il meurt à 44 ans malade et presque aveugle.

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Vincent de Paul Vincent naît en 1581 dans une famille paysanne des Landes. Enfant, il est berger, puis il fait des études et est ordonné prêtre en 1600. À 33 ans, il est curé du village de Clichy (près de Paris), quand Pierre de Bérulle, un prêtre ami, lui demande d’être le maître d’école des enfants de Philippe de Gondi, général des galères. C’est une belle promotion pour la carrière de Vincent, un poste confortable et plein d’honneurs. Mais sur les immenses domaines de cette famille, les paysans vivent très pauvrement et connaissent peu Jésus. Vincent est bouleversé, il découvre cette misère. Désormais, à partir de ce jour de 1617 il change de vie. Les pauvres deviennent sa priorité car, dit-il : « En servant les pauvres, on sert Jésus-Christ. ». Toute son énergie, il la puise en rencontrant le Seigneur chaque jour dans la prière. Il s’éloigne du luxe de la cour du roi soleil et des personnes influentes pour être curé à Châtillon (dans les Dombes, près de Lyon). Un jour, il lance un appel au secours pour une famille qui meurt de faim : les villageois sont si généreux qu’ils se retrouvent tous en même temps, dans cette famille, à leur porter de la nourriture. Vincent voit bien qu’il faut organiser la charité pour ne pas gaspiller, il fonde une association « la Confrérie de la Charité .

,,Partout, Vincent est frappé par la misère qu’il voit : dans les villes, des familles affamées, des vieillards seuls, des malades sans soins, des enfants abandonnés… Il y a tant de chose à faire ! Une veuve, Louise de Marillac, vient le trouver pour servir les pauvres. Avec elle, et bien d’autres qui la rejoignent, il fonde les Filles de la Charité (ou Sœurs de saint Vincent de Paul). Elles veulent servir Jésus dans la personne de tous les pauvres qu’elles rencontreront.

Madame de Gondi supplie Vincent de revenir pour s’occuper de la vie spirituelle des 8 000 paysans qui travaillent sur le domaine qui leur appartient. Vincent accepte, veille à la formation des prêtres afin de ré-évangéliser les campagnes. Il élargira ensuite cette formation aux prêtres dans l’Église de France, et enverra des missionnaires à Alger, à Madagascar...

Quelque temps après, monsieur de Gondi lui demande de s’occuper des équipages des galères de toute la France. Le traitement inhumain que subissent les galériens révolte Vincent ; il réclame qu’on les traite comme des hommes, et lui-même leur montre respect et amitié : beaucoup réalisent alors qu’ils sont aimés de Dieu, malgré leurs vols et leurs crimes. Il devient conseiller de la reine. La France d’alors est en guerre contre l’étranger mais aussi en guerre civile. Il n’y a pas que les soldats qui souffrent ; les populations civiles sont ravagées : épidémies, maladies, famines, violence. Vincent de Paul devient une sorte de “ ministre de la Charité”, coordonnant les bonnes volontés. Il plaide pour la paix auprès de Richelieu puis de Mazarin. Il organise les secours dans les provinces ravagées par les guerres. Il meurt à 79 ans, en 1660.

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Louise de Marillac Louise de Marillac naît en 1591. Toute petite, elle est pensionnaire. D’abord chez des religieuses dominicaines qui élèvent des filles de la noblesse, elle y apprend à lire, écrire et réfléchir, mais aussi à connaître Dieu et prier. Puis vers 12 ans elle va dans une pension beaucoup plus modeste à Paris, où elle apprend à cuisiner, coudre... Louise a un caractère inquiet, et une santé fragile. À 15 ans, elle brûle de donner sa vie à Jésus en devenant religieuse, ce qui lui est refusé : « Le Seigneur a d’autres plans pour toi ». À 22 ans, elle épouse Antoine Le Gras. Ils deviennent parents d’un petit garçon.

Bientôt Antoine tombe malade. Sa maladie le rend tellement irritable que Louise s’inquiète, culpabilise, doute d’elle. Lors d’une prière Dieu la rassure, il lui rappelle qu’il a des projets pour elle, qu’il l’aime et compte sur elle et qu’elle n’est pas coupable de la maladie de son mari. Saint Vincent de Paul, le prêtre avec qui Louise parle de Dieu, parvient progressivement à lui donner confiance en elle. 6

Après la mort de son mari, elle décide de ne pas se remarier et d’organiser sa vie entre la prière et la charité (aider ceux qui sont dans le besoin). Saint Vincent qui la connaît bien, lui propose de l’aider. En 1633, elle devient la responsable avec lui des Filles de la Charité (ou Sœurs de saint Vincent de Paul) qui sont au service des enfants trouvés, des fous, des vieillards des malades abandonnés...

Elle assure la formation de ces filles venues de partout pour aider (des villes, des campagnes, qu’elles soient pauvres, riches, analphabètes ou intellectuelles). Elle leur demande d’être toujours disponibles aux pauvres, de vivre ensemble très unies, et d’imiter Jésus. Louise organise le travail, répondant aux demandes qui lui arrivent, de plus en plus nombreuses. Elle meurt le 15 mars 1660.

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Marie de l’Incarnation Marie GUYART naît à TOURS le 28 octobre 1599. À 17 ans, elle se marie avec le tisserand Claude MARTIN. Ils deviennent parents d’un petit garçon. À 19 ans, son mari meurt, lui laissant des dettes. Elle travaille dur dans une entreprise de transport fluvial sur la Loire, elle rembourse ses dettes, et devient une femme d’affaires experte. Mais plus le temps passe plus elle désire changer de vie et ne vivre que pour Jésus. Son fils ayant grandi, elle le confie à sa sœur et entre en 1631 chez les religieuses ursulines, et devient « Marie de l’Incarnation », un nouveau nom pour une vie nouvelle toute tournée vers Dieu. Une riche veuve, madame de la Peltrie, a fait le vœux de donner son argent pour que l’Évangile soit annoncé de l’autre côté de l’océan dans cette terre nouvellement découverte, où vivent des indines : le Canada. C’est Marie âgée de 40 ans et 2 autres sœurs qui sont choisies pour cette mission. Elles prennent le bateau à Dieppe. Il y a une terrible tempête lors de la traversée de l’océan. Quand elles arrivent en août 1639 à Québec tout est encore à faire. La petite colonie française de 200 personnes qui les accueille n’existe que depuis 30 ans, elle est surtout peuplée d’aventuriers, de soldats, de coureurs des bois mal logés dans des cabanes ; une épidémie meurtrière de variole sévit et les Iroquois, ces guerriers redoutables, menacent la petite cité.

Les trois Ursulines ne se découragent pas ; elles commencent par habiter dans une cabane insalubre où , la nuit, pour se protéger du froid, elles dorment dans des caisses en bois garnies de couvertures. Marie organise la construction de leur futur couvent. Madame de la Peltrie a prévu de construire un bel édifice en pierres. Il est urgent d’annoncer Jésus à toutes les jeunes filles de ce “ nouveau monde “ (le Canada), qu’elles soient de France ou indiennes, et de les instruire. Au bout de trois ans le couvent est construit, les trois femmes peuvent travailler avec plus de facilité. Mais dans la nuit du 31 décembre, le feu dévaste

la demeure, tout est à recommencer ! Marie qui met toute sa confiance en Dieu, redouble d’énergie pour avoir un nouveau toit.

Une fois relogées, elles accueillent à l’école des jeunes pensionnaires. Marie s’intéresse à l’économie du pays, et, tout en restant dans son couvent, échange de nombreux courriers sur la pèche, l’agriculture, l’administration locale. Son influence est grande dans tout le pays. Elle se bat pour que jeunes filles sachent que Dieu est au centre de chacune de leur vie : la tâche est difficile, les filles de colons ont oublié cette présence de Dieu, les filles d’Indiens l’ignorent.

Pour être plus efficace, à près de 50 ans, Marie de l’Incarnation se met à l’étude des langues indiennes. Elle les maîtrise si bien qu’elle rédige un gros dictionnaire français-algonquin et algonguin-français, un dictionnaire iroquois et un catéchisme iroquois. Marie de l’Incarnation a écrit dans sa vie environ 13 000 lettres qui parlent de la vie à Québec mais surtout de Dieu, de sa façon de l’aimer et le servir. Ce qui la soutient pendant toute sa vie, c’est Jésus qu’elle rencontre dans la prière quotidienne et dans la méditation attentive et intérieure de la Bible. Elle meurt à 72 en en avril 1672.

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Thérèse de Lisieux Thérèse nait à Alençon, le 2 janvier 1873. Sa mère, Zélie, meurt quand elle a 4 ans et demi et même si son père et ses sœurs lui montrent beaucoup d’affection, elle en souffre beaucoup. Elle est élevée par ses sœurs aînées Marie et Pauline, jusqu’à leur entrée au carmel de Lisieux. Elle aussi ressent très tôt un appel à la vie religieuse, mais elle est beaucoup trop jeune.

Adolescente, alors qu’elle lit le journal, elle voit qu’un prisonnier, Pranzini, est condamné à mort pour avoir assassiné quelqu’un. Elle prie pour lui, avec passion, pour qu’il ait, avant de mourrir, la joie de découvrir que Jésus l’aime, et lui demander pardon. Quelques temps plus tard, elle lit dans le journal que, le jour de l’exécution Pranzini a embrassé le crucifix avant d’être guillotiné. Thérèse, en est extrémement émue, et toute sa vie elle portera les prisonniers dans sa prière. Surmontant les obstacles, elle entre au Carmel de Lisieux à 15 ans.

Au couvent, ce n’est pas facile tous les jours. Mais la moindre petite chose est, pour Thérèse, une occasion d’aimer. Elle veut devenir sainte, et pas à moitié. C’est difficile... Alors, pour aller vers Dieu, elle a trouvé sa « voie », un petit truc tout simple : faire confiance à Jésus, et accepter de ne pas être une « âme d’élite », une championne olympique de la foi, mais une fille comme les autres, avec ses qualités et ses défauts. C’est ce qu’elle écrit dans son journal : « Je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections . Mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite. Je voudrais trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection... L’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! »

Un jeune séminariste, demande aux soeurs qu’une religieuse soutienne, par la prière et les sacrifices, sa vocation missionnaire. La supérieure désigne Thérèse, qui en est ravie. Elle multiplie les petits sacrifices qu’elle offre pour la mission du futur prêtre, et l’encourage par ses lettres. Elle tombe malade; la tuberculose la cloue au lit. elle écrit beaucoup, sur les conseils de la mère supérieure; dans son journal, il y a des poèmes, des pièces de théâtre, des méditations, elle raconte sa vie... Elle meurt le 30 septembre 1897.

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Charles de Foucauld

I devient religieux chez les Trappistes le 16 janvier 1890, en France puis en Syrie.

Charles naît en 1858, et devient orphelin à l’âge de six ans. Ses grands parents s’occupent de lui. Il fait des études pour devenir militaire. Il étudie brillement, mais est dissipé, et s’ennuie. À 19 ans, il est désormais militaire. Il est riche, et fait des fêtes qui tournent en orgies. Il est enfermé plusieurs fois à la prison de la caserne, à cause de sa désobéissance, et sa mauvaise conduite. Il est même renvoyé provisoirement de son régiment.

Mais son désir de pauvreté plus absolue le pousse à quitter la trappe afin de devenir ermite en 1901. Il vit alors à Nazareth, écrivant ses méditations et sa volonté de l’abandonner entre les mains de Dieu. Ordonné prêtre, il décide de s’installer dans le Sahara, à Béni-Abbés.

Il décide à 23 ans de démissionner de l’armée afin d’explorer le Maroc en se faisant passer pour un Juif. Il vit comme un pauvre, suivant son guide, le rabbin Mardochée, et faisant le sabbat. Il croise en Algérie, des officiers français qui ne le reconnaissent pas. L’un d’eux ricane en voyant Charles et dit « Regardez ce juif accroupi en train de croquer des olives. Il a l’air d’un singe. L’expédition arrive au Maroc, dans le Haut Atlast ; Charles est le premier européen à explorer cette partie du pays. Charles est touché par la beauté des paysages, mais aussi par la piété musulmane. La qualité de ses travaux lui vaut la médaille d’or de la Société de Géographie, et une grande renommée suite à la publication de son livre Reconnaissance au Maroc (1888). De retour en France, il a 28 ans , il loue une chambre à Paris près du domicile de sa cousine Marie de Bond. Son attitude change. Il se met à lire le Coran et grâce à sa cousine, des chrétiens intelligents et réfléchis. Le 30 octobre 1886, dans une église parisienne il a la certitude que Jésus est Dieu, il se convertit : « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui. ».

Il voudrait fonder une nouvelle congrégation, mais personne ne le rejoint. Il vit avec les Berbères et développe un nouveau style d’apostolat, voulant prêcher non pas par les discours, mais par son exemple. Afin de mieux connaître les Touaregs, il étudie pendant plus de douze ans leur culture, publiant sous un pseudonyme le premier dictionnaire touareg-français. Le 1er décembre 1916, Charles de Foucauld est assassiné à la porte de son ermitage.

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À découper, et à donner selon le choix de l’équipe ; ex. l’équipe “Vincent de Paul” gardera en main les 3 cartes, pour raconter aux autres, sa vie.

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À découper et coller sur un grand papier. Ces 7 cases sont les passages obligés, par lesquels passent chaque saint.

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À découper et coller au centre d’un grand papier. Tous les chemins vont vers Jésus.

Plan possible du jeu.

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Jeu des saints