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Conseil de Paris

Lettre de la Fédération de Paris

des 7 et 8 février 2011 Rédaction : Jérôme Martin, Julien Bargeton et Gauthier Caron-Thibault, secrétaire fédéral et secrétaires fédéraux adjoints en charge du lien avec l’action municipale

Paris renforce sa solidarité avec les personnes âgées

Au sommaire - Paris renforce sa solidarité avec les

Toutes les générations personnes âgées sont touchées par la crise - Les élèves parisiens dans le viseur de et beaucoup de personnes la droite âgées vivant à Paris ne sont pas épargnées. D’abord - Voies sur berges : c’est parti ! parce que la solidarité - Aide médicale de l’Etat : intergénérationnelle devient les socialistes interpellent plus difficile lorsque tant le Gouvernement d’actifs sont touchés par le chômage. Egalement parce que le - Liens vers le site du groupe recul des services publics organisé par l’Etat, par exemple dans Socialiste le déremboursement des soins et des médicaments, frappe ceux qui en ont le plus besoin. Enfin parce que l’envolée des loyers parisiens frappe particulièrement nos anciens – 60 % sont locataires - dont les retraites stagnent. Ainsi, 13% des personnes âgées parisiennes vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. C’est pourquoi trois nouveaux dispositifs en faveur des personnes âgées ont été votés lors de ce Conseil de Paris. C’est pourquoi, l’ancienne allocation Ville de Paris devient Paris Solidarité et plus aucun parisien âgé ou handicapé ne vivra avec moins de 840 euros en 2011 et 875 euros en 2012 au lieu de 775 euros actuellement. De plus 8.000 parisiens âgés pourront désormais bénéficier de l’allocation Paris Logement. Enfin, plus aucun parisien bénéficiaire de l’APA (aide personnalisée d’autonomie) et dont les revenus sont inférieurs à 1.000 euros mensuels n’aura à sa charge le ticket modérateur prévu par ce dispositif. Au-delà de ces aides, la collectivité parisienne met les bouchées doubles en matière d’équipements publics en direction des aînés avec l’ouverture de 2.200 places supplémentaires en EPAHD d’ici 2014. Sans oublier les déplacements, l’accès aux loisirs, au sport, à la culture et surtout le soutien aux associations facilitant la solidarité intergénérationnelle. La diversité de Paris fait sa richesse, sa diversité générationnelle en est l’un des précieux atouts que la collectivité continuera de soutenir. A lire : les interventions de Bertrand Delanoë, Jean-Pierre Caffet, Jean-Marie Le Guen et Gauthier Caron-Thibault.

Les élèves parisiens dans le viseur de la droite

Comme partout en France, l’éducation à Paris est sacrifiée par la droite. Que ce soit dans le 1er ou dans le 2nd degré, les chiffres annoncés pour la rentrée 2011 en ce qui concerne la baisse des moyens pédagogiques sont révoltants. A titre d’exemple, il est prévu d’accueillir 500 élèves supplémentaires dans la capitale à la rentrée de septembre sans qu’aucuns nouveaux moyens ne soient prévus. C’est pourquoi Philippe Ducloux a interrogé, par une question d’actualité, Colombe Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée des affaires scolaires. Celle-ci a rappelé le combat constant mené par Bertrand Delanoë et l’équipe municipale aux côtés des équipes pédagogiques et des parents pour résister à la destruction progressive du service public de l’éducation à Paris, notamment lors des CDEN (Commissions départementales de l’Education Nationale). Alors que 16 000 postes devraient encore être supprimés cette année en France, c’est une fois de plus l’école de la République, 1er moteur de l’ascenseur social qui est attaquée par la droite pour maintenir une politique fiscale en faveur de ceux qui ont déjà tout. A lire : le vœu du Groupe socialiste, l’intervention de Philippe Ducloux et la réponse de Colombe Brossel


Voies sur berges : c’est parti ! Les berges de Seine sont un site unique, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, aujourd’hui largement confisqué par l’automobile alors qu’elles devraient appartenir à tous. C’est la raison pour laquelle le candidat socialiste Bertrand Delanoë avait proposé aux parisiens en 2008 la « reconquête des voies sur berges » d’ici à 2014. Un premier projet, élaboré à partir d’un cahier des charges précis, a été soumis depuis plusieurs mois à la concertation, concertation d’une ampleur inégalée jusqu’alors : les élus, les parisiens eux-mêmes, l’Etat qui a de réelles compétences sur l’utilisation de la voie publique et tous les usagers des voies sur berges – en particulier les élus des collectivités riveraines et métropolitaines. C’était bien normal puisqu’il s’agit d’un projet d’envergure qui vise à redonner aux berges la vocation qu’elles n’auraient jamais dû perdre dans les années 70, à savoir des espaces largement dédiées à la promenade des piétons, des espaces mêlant vie économique, transports propres, loisirs et culture. La concertation achevée, c’est un projet largement amendé, tenant évidemment compte des études menées sur les reports de circulation, qui était soumis aux élus du Conseil de Paris lors de cette séance. Alors que les élus UMP dénonçaient une atteinte portée aux automobilistes et que le Préfet de Police, représentant de l’Etat, demandait une période « transitoire », tandis que les élus d’Europe Ecologie - les Verts réclamaient, eux, d’aller plus loin dans la restriction de la circulation automobile, les élus socialistes ont approuvé sans réserve cette délibération qui permettra, dès 2012, de changer la physionomie du cœur de Paris et de sa métropole. A lire : les interventions de Bertrand Delanoë, Jean-Pierre Caffet, Michèle Blumenthal, Dominique Bertinotti, Jérôme Coumet et la réponse de Anne Hidalgo

Aide médicale de l’Etat : les socialistes interpellent le Gouvernement Frapper les plus fragiles, ceux qui n’ont plus rien est une spécialité hélas reconnue de ce Gouvernement. On se souvient de la chasse aux roms organisée pour flatter un « certain électorat » et surtout tenter de faire diversion en pleine affaire Woerth-Bettencourt. Dans la même veine, les parlementaires de droite ont décidé d’introduire - via la loi de finances pour 2011 de décembre dernier - une “ réforme ” de l’Aide médicale d’Etat, créée par Lionel Jospin en 2000 pour venir en aide aux étrangers en situation irrégulière et qui ne pouvaient accéder aux soins. En instaurant un forfait de 30 euros, il s’agit pour la droite de réduire l’accès aux soins de ces hommes, femmes et enfants déjà en grande difficulté sociale et dont le nombre est naturellement très élevé à Paris, comme l’a souligné Rémi Féraud, maire du 10e arrondissement. Pour l’Exécutif municipal qui a évidemment donné un avis favorable à ce vœu, il est indispensable d’abroger cette disposition et ce pour plusieurs raisons évidentes. D’une part, la France ne peut éthiquement refuser l’accès aux soins à des personnes en raison de leur situation financière, sociale ou administrative. De plus, permettre l’accès aux soins de tous est un impératif de santé publique, par exemple pour les maladies infectieuses. Enfin, plus on tarde à se soigner et plus cela coûte ensuite. Pour toutes ces raisons, la décision inique sur l’AME doit être combattue. C’est ce que fait et continuera de faire la Ville de Paris. A lire : le vœu du Groupe socialiste, l’intervention de Rémi Féraud et la réponse de Jean-Marie Le Guen

GROUPE des élus

SOCIALISTES

RADICAUX de GAUCHE et apparentés AU CONSEIL DE PARIS

Retrouvez les interventions, voeux et questions d’actualité des élus socialistes du Conseil de Paris sur

www.groupe-prga-paris.fr


Lettre 16 de l'Action municipale