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N°572 - LUNDI 2 JUILLET 2012

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Le PRG ne tiendra pas son Université d’été cette année, mais un Congrès les 28, 29 et 30 septembre 2012. Pensez à renvoyer votre bulletin d’inscription (P12 de ce bulletin), dès que possible.

ÉDITO

UN GROUPE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE DEUX MINISTRES RADICALES DANS LE GOUVERNEMENT P.5

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Il n’est pas dans mes habitudes de me retourner sur un passé, fût-il glorieux. Vous me permettrez donc de revenir un instant sur le chemin parcouru par notre formation depuis 2008. Cette année-là, lors du congrès ordinaire du parti, outre le renouvellement des instances et de la direction, tel que prévu par nos statuts, nous avions également débattu collectivement de notre ligne politique. A l’issue des travaux, un consensus s’était dégagé, qui pouvait être résumé en trois mots : « indépendance à gauche ». Ce cap ainsi fixé – et bien que d’aucuns n’y aient vu qu’un slogan – la direction renouvelée s’est attachée à le concrétiser, et cela sur plusieurs fronts.

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LÉGISLATIVES : RG SCHWARTZENBERG PRÉSIDE LE GROUPE DES DÉPUTÉS RADICAUX P.8

Le premier, souvent exprimé sous la forme d’un reproche par nombre de nos fédérations, était celui du manque de visibilité de notre formation, et tout particulièrement s’agissant de notre présence dans les médias nationaux. Ce travail a été long – et, je dois dire, le plus difficile – mais notre choix de participer aux primaires citoyennes (et alors que nous étions à l’origine de cette belle idée) m’a permis d’exprimer, au nom des Radicaux, les valeurs et les propositions qui fondent notre engagement. Désormais notre formation est connue et nos idées sont identifiées. Le second chantier concernait l’action et la visibilité de notre parti au Parlement. Dans chacune des Assemblées, elle était conditionnée par la création d’un groupe autonome présidé par un radical. Ce fut le cas au Sénat dès 2008, les sénateurs PRG devenant majoritaires au sein du groupe RDSE. A l’Assemblée nationale il nous fallut attendre le renouvellement de 2012, pour voir la naissance du groupe Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste, présidé par Roger-Gérard Schwartzenberg. Si l’on excepte la parenthèse du groupe RCV, c’est la première fois que les députés radicaux de gauche disposent d’un groupe autonome à l’Assemblée depuis la création du MRG en 1972. N’ayons pas peur de le dire, la création d’un tel groupe est historique. La majorité absolue obtenue par le Parti socialiste à l’Assemblée n’équivaut pas à un pouvoir absolu. Les députés PRG disposent désormais d’une tribune inédite. A eux de l’occuper.

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CONGRÈS ORDINAIRE DU PRG : INFORMATIONS PRATIQUES P.11

SOMMAIRE

Instances P2 / Gouvernement P5 / Assemblée Nationale P6 / Sénat P10 / Congrès P11 / Tribunes P13 / En Mouvement P15 / Communiqués P16

La présence radicale a également été renforcée au gouvernement. Les ajustements opérés dans la composition du gouvernement Ayrault II ont constitué, à mes yeux, un rééquilibrage nécessaire, avec la promotion de Sylvia Pinel au rang de ministre de plein exercice, et la nomination d’Anne-Marie Escoffier, comme ministre déléguée chargée de la Décentralisation. Ce dernier poste sera fondamental dans la perspective de la nouvelle réforme territoriale qui devrait débuter à l’automne. Ce tableau, brossé rapidement, pourrait laisser croire que, ces objectifs atteints, nous pourrions nous reposer. Je mesure au contraire l’ampleur de la tâche qui nous attend. En d’autres termes, je ne me satisfais pas d’un satisfecit. Tant de chantiers restent encore à mener. J’en citerai quelques-uns : renforcer et pérenniser notre implantation, faire entendre la pensée et les idées radicales, peser dans les débats parlementaires, améliorer les relations parlementaires-partis-fédérations… Que de chemin à parcourir. Jean-Michel Baylet Président le bulletin du partiradicalde gauche

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INSTANCES

COMPTE-RENDU DU COMITE DIRECTEUR DU MERCREDI 20 JUIN 2012

« ON PEUT ÊTRE SOCIALISTE PAR HASARD, ON PEUT ÊTRE UMP PAR HASARD, ON N’EST PAS RADICAL PAR HASARD ! »

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Le Président Jean-Michel Baylet remercie tous les membres présents à ce Comité Directeur précédant la période estivale. Il est heureux d’accueillir les radicaux avec à ses côtés à la tribune une ministre radicale, Sylvia Pinel, un président de groupe au Sénat, Jacques Mézard et un président de groupe à l’Assemblée Nationale, Roger-Gérard Schwartzenberg.

ACTUALITÉ POLITIQUE JM Baylet rappelle qu’au début de sa présidence du parti, il s’était engagé à ce que les Radicaux aient un jour un groupe au Sénat et un groupe à l’Assemblée Nationale. C’est désormais une réalité. Le Président souhaite revenir un an en arrière, en rappelant que presque jour pour jour, le 6 juillet 2011, les Radicaux devaient choisir leur positionnement en vue de l’élection présidentielle. Le débat avait été riche entre les partisans des primaires et ceux qui souhaitaient une candidature autonome. Le 13 juillet, la candidature aux primaires du président du parti avait été déposée. Ce fut le début d’une difficile, longue mais belle aventure. Et JM Baylet veut remercier tous ceux qui, dès le 2 août, l’ont accompagné dans cette campagne : Sylvia Pinel, Harold Huwart, Guillaume Lacroix, Jean-Bernard Bros notamment. La parole radicale a été portée sur l’ensemble du territoire avec conviction et détermination. L’accueil sur le le bulletin du partiradicalde gauche

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terrain a été chaleureux. Et même si le résultat n‘a pas été à la hauteur de ce que les radicaux auraient souhaité, cette primaire a vraiment placé le PRG sous les feux de la rampe. Le Parti peut se réjouir de cette notoriété, ses idées sont désormais connues, ses positionnements, son programme également. Puis, à l’issue des primaires, le PRG s’est engagé avec force aux côtés de François Hollande. JM Baylet pense que les primaires sont l’acte fondateur de l’élection présidentielle et que s’il n’y avait pas eu ces échanges entre les différents candidats, le résultat n’aurait pas été celui-ci. La présence des radicaux dans les primaires leur a donné une crédibilité et une légitimité, car ce n’était pas un débat entre socialistes, mais bien entre partis de gauche. Le candidat issu de ces primaires a profité de cette légitimité. Et JM Baylet est heureux, avec Roger-Gérard Schwartzenberg, d’avoir été à l’initiative de ces primaires. Les radicaux ont été très visibles lors des grands meetings de campagne présidentielle, les élus, les militants, les JRG, tous étaient là, identifiables, et JM Baylet veut les en remercier. La victoire de F Hollande est une magnifique victoire. Même si la gauche n’a obtenu que 51% à l’élection présidentielle. JM Baylet en conclut que pour que la gauche gagne en France cette élection, il faut non seulement mener une campagne

irréprochable, ce qui fut le cas, mais il faut également un rejet extrêmement profond du président sortant. Ce constat en induit un autre, celui que la France est un pays conservateur, très ancré à droite, et que la gauche doit être très vigilante dans ses actions, ses comportements, ses engagements, car elle est par principe minoritaire et qu’il faut des circonstances exceptionnelles pour qu’elle remporte cette élection présidentielle. Puis vint le temps de la formation du gouvernement. Beaucoup de radicaux ont été déçus que JM Baylet n’entre pas au gouvernement et il les remercie pour l’affection qu’ils lui ont témoignée. Des raisons personnelles n’ont pas permis sa nomination mais le Président, -au-delà de sa personne- veut que les Radicaux soient mieux représentés au sein du gouvernement. Ils ont été des alliés loyaux et fidèles. Il a écrit en ce sens au Premier ministre. Puis les Radicaux de gauche se sont lancés dans la bataille législative et les négociations menées par Guillaume Lacroix notamment ont permis d’obtenir un accord avec le PS sur 32 circonscriptions des 70 où le parti a présenté des candidats. Le président remercie tous les candidats et dit ses regrets pour ceux qui ont perdu, parfois de peu de voix. Il ajoute que désormais les candidats font des scores tout à fait honorables aux élections et que le temps des scores infé-


INSTANCES

rieurs à 1% est révolu. Le Président revient sur la porosité qu’il existe désormais entre l’électorat du FN et celui de l’UMP. Le vote FN semble totalement déculpabilisé, ce qui peut laisser craindre une poussée du FN plus importante encore. Le PRG qui avait 7 députés lors de l’ancienne législature en compte aujourd’hui 12. Le Président félicite tous les élus, les sortants réélus, et parmi eux Annick Girardin, réélue dès le premier tour, ceux qui retrouvent leur siège, Alain Tourret et RogerGérard Schwartzenberg, et les nouveaux élus, Jeanine Dubié, Jacques Krabal, Stéphane Saint-André, Thierry Braillard. Le PRG a donc 12 députés et est en discussion avec le MRC notamment pour la constitution de son groupe. Ces bons scores vont également permettre d’avoir un financement public plus conséquent. JM Baylet remercie par avance les parlementaires qui participeront à la vie du parti en signant le financement public pour le PRG mais aussi en cotisant, selon leur engagement, pour permettre au PRG de fonctionner. Le trésorier sera vigilant, d’autant plus que le parti est à la veille d’un Congrès. Le Président veut présenter des comptes en ordre à ce congrès et il fera le bilan, devant le Comité Directeur, de celles et ceux qui auront respecté leurs engagements, parlementaires mais aussi conseillers régionaux. Le Président souligne qu’il est des radicaux qui siègent dans les instances sans être à jour de leurs cotisations. Il ne faudra plus l’accepter. Si le PRG veut aller de l’avant, se développer, il doit être capable de surmonter ses faiblesses de fonctionnement tout comme il l’a fait en termes de fonctionnement politique ou de communication. CONGRÈS ORDINAIRE Le prochain Comité Directeur sera celui de l’avant congrès. JM Baylet remercie tous les Radicaux pour ce mandat partagé. Ce fut pour lui un mandat formidable, de fraternité malgré les embûches, dans un parti de tolérance, de laïcité. « On peut être socialiste par hasard, on peut être UMP par hasard, on n’est pas radical par hasard » souligne le Président. Il faut d’abord avoir des convictions républicaines chevillées au corps, il faut ensuite avoir en soi un goût pour l’indépendance d’esprit absolu. Le Congrès aura donc lieu les 28, 29 et

30 septembre au Parc Floral de Paris. Le Comité directeur statutaire se tiendra à la Maison de la Chimie le 28. Une commission d’organisation du Congrès sera mise en place, sous l’autorité du bureau du Parti qui pourrait être composée de Paul Dhaille, de Jean-Bernard Bros, des 2 présidents de groupes à l’Assemblée Nationale et au Sénat, RG Schwartzenberg et J. Mézard. Le Comité Directeur vote à l’unanimité la composition de la commission de préparation du Congrès. Les règles de candidature sont fixées par l’art. 12 des statuts : 10 fédérations ou 600 militants pour présenter une candidature et seront entérinées par le Bureau National de rentrée. Il faudra refondre les instances et se mettre en ordre de bataille. Les présidents doivent réunir leurs fédérations en assemblée générale pour désigner leurs délégués au Congrès. Il faudra aussi débattre du fond et fixer la ligne politique des trois années à venir. En 2014, il y aura notamment les élections municipales et européennes. Les fédérations doivent se mettre en ordre de marche. Le prochain objectif est que les radicaux soient à nouveau représentés au Parlement européen. La ministre Sylvia Pinel intervient et remercie tous les candidats aux élections législatives, qui ont porté fièrement les valeurs radicales, les propositions et la spécificité radicales. Elle félicite les nouveaux élus, le PRG est aujourd’hui en position de former son propre groupe. Cela permettra au PRG de se faire entendre à l’Assemblée Nationale, comme au Sénat, et d’être force de propositions. S. Pinel tient également à remercier les membres présents, elle sait ce qu’elle doit à son parti et dit tout son bonheur d’être la représentante du PRG au gouvernement. Les radicaux, à tous les échelons, doivent amplifier la voix du radicalisme sur tous les sujets pour continuer à œuvrer dans l’intérêt de la France et de la République. Interviennent dans le débat : Maïté Montet (91), Eric Hintermann (74), Eric Montes (60) propose pour le Congrès de dresser la liste des partis proches du PRG dans les 27 pays européens afin de présenter en 2014 des listes européennes pour les états unis d’Europe, André Sainjon (95), Paul Giacobbi (2B) souligne que la crise économique va durer encore plusieurs années. Il est impossible à l’instant de dire si à la fin du mois les états européens pourront se financer. Il va être difficile d’appliquer le programme de la gauche compte tenu du contexte économique alors que les Français en attendent beaucoup. La tâche va être

ardue. Bernard Charles (46), Benoît Biteau (17) intervient sur l’agriculture, Joëlle Dusseau (33), Julie Hollard (75) a commencé à travailler sur le thème de l’immigration en vue du congrès et propose que le PRG se saisisse de ce sujet par le biais d’une motion, en cours de rédaction. Didier Martin (21), Fabrice Dalongeville (60), Guilhem Porcheron (75), Guillaume Lacroix (01) propose qu’en vue des élections municipales, le PRG s’empare du dossier rural/urbain. La gauche a progressé en milieu urbain mais comment capter les voix des néo ruraux ? Cette question devrait être débattue au congrès. Lisbeth Graille (30) intervient sur les 11 femmes parties à l’étranger porter les valeurs radicales. Si elles étaient conscientes qu’elles se présentaient pour la parité, elles se sont battues et veulent continuer à développer le radicalisme sur ces circonscriptions. JM Baylet remercie Jacques Mézard qui a effectué de nombreux déplacements lors de la campagne des législatives pour soutenir les candidats. Le président du groupe RDSE souligne que la stratégie des primaires était la bonne car elle a emmené le PRG très loin. Il félicite tous les candidats aux législatives, élus comme non élus et précise que lors de ses déplacements dans les fédérations, il a été enthousiasmé par l’énergie et la détermination des radicaux. Roger-Gérard Schwartzenberg, nouveau président du groupe des élus radicaux à l’Assemblée Nationale, félicite à son tour les candidats élus et non élus pour leur engagement. Grâce aux négociations menées, le PRG a davantage de députés qu’en 2007 et a l’opportunité de former un groupe. Le PRG a des points communs avec le PS mais aussi des différences. Le PRG n’est pas la décalcomanie du PS et RG Schwartzenberg pense que la diversité de la gauche fait sa force. Un groupe parlementaire à l’Assemblée donnera au parti une capacité d’expression pour diffuser ses idées, ses valeurs, ses avis sur la politique gouvernementale. Pour conclure, le Président souhaite à toutes et tous de belles vacances, il invite les Radicaux à venir nombreux au Congrès et souhaite aux parlementaires un été studieux

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INSTANCES

M. Gitton, conseillère régionale Ile de France, JM. Baylet et J. Mézard, président du groupe RDSE au Sénat.

COMPTE-RENDU DU BUREAU NATIONAL DU MARDI 12 JUIN 2012

A L’ISSUE DE CE 1ER TOUR, LES CANDIDATS ONT RÉALISÉ DE BEAUX PARCOURS ET PEUVENT ÊTRE FIERS DE LEURS SCORES PRÉSENTS : E. Aït, G. Augé, JM. Baylet, P. Blanc, JB. Bros, P Cédan, M. Dary , J. Dusseau, B. Ferrand, R. Flahaut, M. Gitton, Th. Jeantet, PE. Lalmy, R. Leucart, D. Martin, O. Mergaux, H. Mesnager, J. Mézard, E. Montes, M. Montet, F. Moulin, Ch. Pommeray, G. Porcheron, Ch. Raiga-Clemenceau, S. Raynaud, A. Sainjon. EXCUSÉS : A. Alessandrini, Y. Bertrand, J. Dubié, G. Charasse, I. Corlay, J. Dominici, J. Dubié, G. Esclopé, N. Garnier, J. Giraud, F. Guéguéniat, M. Guénoux, J. Hollard, JF. Hory, B. Keller, Ch. Knopfer, N. Koenders, F. Laborde, O. LeperreVerrier, Ch. Migot, P. Molinoz, F. Naud, S. Nocodie, D. Orliac, FX. Perrault, J. Pezet, S. Pinel, H. Puil, JC. Requier, S. Saint-André, A. Sutra, R. Vall. J. Zuccarelli.

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Le Président Jean-Michel Baylet remercie les membres présents à ce Bureau National d’entre deux tours des élections législatives. Les candidats sont sur le terrain, dans leurs circonscriptions et ce Bureau National a vocation - si nécessaire - à prendre certains arbitrages. JM Baylet dresse un bilan du premier tour de ces élections. Il félicite Annick Girardin, réélue au 1er tour à St Pierre et Miquelon avec 65,53% des voix. Le Président énonce ensuite les noms des candidats et candidates en ballotages favorables voire très favorables : La ministre PRG, Sylvia Pinel candidate sortante dans le Tarn et Garonne, a obtenu 42,05% , Dominique Orliac dans le Lot a obtenu 41,54% des voix, Jeanine Dubié dans les Hautes-Pyrénées, 42,63%, Gérard Charasse dans l’Allier, 42,51%, Joël Giraud dans les Hautes-Alpes, 43%, Paul Giacobbi en Haute-Corse, 43,60% , Alain Tourret, dans le Calvados, réalise 41,47% des voix.

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Thierry Braillard, dans le Rhône, a obtenu 26,41% des voix et gagne sa primaire face au candidat Vert, Philippe Mérieu. Il devrait l’emporter. Jacques Krabal dans l’Aisne est en position de l’emporter également. Le PRG comptera un autre député dans son groupe, le suppléant du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, le radical de gauche, Jean-Claude Gouget, conseiller général et maire de Cancon (47). JM Baylet souhaite encore la victoire de Stéphane Saint-André, dans le Pas de Calais, et de Jean Zuccarelli, en HauteCorse. D’autres candidats, plus en difficulté, pourraient l’emporter, il s’agit d’Harold Huwart en Eure et Loir, de Gilles Alayrac à Paris, de Guillaume Lacroix dans l’Ain, de Raphaël Perrin dans le Jura ou encore de Patrick Molinoz en Côte d’Or et d’Albert Likuvalu à Wallis et Futuna. Jeanny Marc, en revanche, a été battue en Guadeloupe. D’autres candidats se sont bien battus, c’est le cas de René Gaudot dans l’Aube, de Pascal Ferchaud en Charente Maritime, de Jean-Michel Marchand en Maine et Loire, de Michel Champredon dans l’Eure, de Marie-France Marcos en Haute-Savoie, d’Eddie Aït dans les Yvelines, de Joël Canapa dans le Var, et de Fabrice Dalongeville dans l’Oise et sont présents au second tour mais sans réelle perspective de victoire. Le Président est satisfait de ces résultats, les candidat(e)s ont réalisé de beaux parcours et peuvent être fier(e)s de leurs scores. Le PRG va atteindre son objectif : avoir un groupe autonome à l’Assemblée Nationale.

Le Président intervient ensuite sur le cas de la candidature de Ségolène Royal à La Rochelle. La fédération PRG de Charente Maritime est divisée. JM Baylet ira mercredi matin, en tant que président de parti, soutenir S. Royal. C’est la position officielle du PRG. Interviennent dans la discussion : Eric Montes (60), Didier Martin (21), René Leucart (57), Maïté Montet (91), Bernard Ferrand (91). Certains s’expriment sur leur déception que JM Baylet ne soit pas membre du gouvernement, ce qui était, pour eux, une évidence après la loyauté des radicaux dans la campagne des primaires et durant toute la campagne présidentielle. Le Président s’exprimera sur ce sujet lors du prochain Comité Directeur. Il ajoute qu’il a rencontré le Président de la République le 8 juin pour parler du G20, de la Conférence de Rio et des élections législatives. Il a prolongé cette conversation avec le Premier ministre ensuite le même jour. Jacques Mézard, président du groupe RDSE au Sénat, intervient sur les élections législatives et le rapport de force instauré par le PS, rapport de force qu’il juge inévitable de la part d’un parti puissant. Pour conclure, le Président souhaite bonne chance aux candidats pour le 2ème tour et donne rendez-vous aux membres présents au prochain Comité Directeur, le 20 juin. Il se rend le soir même à Péronnas pour soutenir notre ami Guillaume Lacroix en ballotage difficile


GOUVERNEMENT

DEUX MINISTRES RADICALES DANS LE GOUVERNEMENT DE JEAN-MARC AYRAULT : LE PRG RECONNU SYLVIA PINEL

MINISTRE DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME SUITE À LA VICTOIRE DE FRANÇOIS HOLLANDE À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE LE DIMANCHE 6 MAI 2012, SYLVIA PINEL A ÉTÉ NOMMÉE MINISTRE DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME, DANS LE GOUVERNEMENT DE JEAN-MARC AYRAULT LE MERCREDI 16 MAI. RETOUR SUR LA FULGURANTE ASCENSION POLITIQUE DE CETTE JEUNE TARN-ET-GARONNAISE.

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Sylvia Pinel est née le 28 septembre 1977 en Haute-Garonne. Elle suit sa scolarité à Fabas, dans le Tarn et Garonne, dans la classe unique du petit village, de son entrée au cours préparatoire en 1983 jusqu’au CM2. Elle ira ensuite au collège Jean Lacaze de Grisolles puis au Lycée Michelet de Montauban où elle obtient le Baccalauréat. Elle obtient ensuite un DESS « contentieux et arbitrage » et un DEA de droit fondamental et européen à l’Université de Toulouse Capitole 1. « Au départ je voulais devenir avocate, avec une passion avouée pour les droits de l’homme » dira Sylvia, mais elle comprend qu’il ne sera pas aisé d’appliquer ses théories de droit sur le terrain quotidien. « J’ai pensé », dit-elle « qu’il était nécessaire de me réorienter pour nouer le contact avec la réalité et vivre pleinement ma philosophie humaniste ». Elle entre alors au cabinet du Président du Conseil Général de Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet, comme chargée de mission puis comme Chef de cabinet. Cette rencontre signe son entrée en

politique. En effet, elle adhère au Parti Radical de Gauche, poursuivant, des années après, l’engagement de son père, conseiller municipal à Gargas, et de sa mère, maire-adjointe à Fabas qui travaillait avec le sénateur-maire radical, Pierre Tajan. De cet homme, Sylvia dira : « son héritage moral guide ma vie ». Quelques années après son adhésion, elle devient présidente de la fédération PRG du Tarn-et-Garonne et vice-présidente du PRG. Sylvia Pinel se lance dans l’action politique et devient en 2007, à 29 ans, la benjamine de l’Assemblée Nationale. Elle veut être une députée de proximité, d’écoute, au service de tous, dans la 2ème circonscription de Tarn-et-Garonne. Puis, elle devient en mars 2010, conseillère régionale Midi-Pyrénées et préside le groupe des Radicaux au sein de cette assemblée. A nouveau en campagne pour les législatives en mai 2012, c’est avec une intense émotion que Sylvia Pinel apprend sa nomination au gouvernement. « Je suis émue et très honorée, heureuse de participer au redressement du pays derrière François Hollande. Je m’impliquerai fortement sur les dossiers qui me seront confiés », déclare la ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme

ANNE-MARIE ESCOFFIER, SÉNATRICE PRG DE L’AVEYRON, NOMMÉE MINISTRE DÉLÉGUÉE CHARGÉE DE LA DÉCENTRALISATION

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Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée chargée de la décentralisation, 69 ans, est sénatrice de l’Aveyron, ancienne préfète, membre du Parti radical de gauche. Née le 15 août 1942 à Dax (Landes), AM. Escoffier est une haute fonctionnaire de l’administration et ancienne préfète de l’Aveyron et de l’Yonne. En 1982, elle est détachée en qualité d’attaché principal de préfecture pour exercer les fonctions de directeur de préfecture. En 1989, elle entre au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation comme administrateur civil et devient en 1990 sous-directeur de l’action sociale à la direction des personnels, de la formation et de l’action sociale.

En 1992, elle intègre le corps de l’inspection générale de l’administration en qualité d’inspecteur et, en 1993, elle occupe également les fonctions de rapporteur général de la commission d’études sur les relations financières entre l’Etat et les collectivités locales. Anne-Marie Escoffier est préfète de l’Aveyron de mai 1999 à juin 2002, puis de l’Yonne jusqu’en 2008. Elle est sénatrice de l’Aveyron depuis septembre 2008. Son suppléant, Stéphane Mazars, candidat PRG aux élections législatives sur la 1ère circonscription de l’Aveyron qui avait obtenu 14,18% des suffrages au 1er tour, devient sénateur et rejoint le groupe RDSE

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ASSEMBLÉE NATIONALE

DÉPUTÉS RADICAUX ÉLUS OU RÉÉLUS : PORTRAITS Le 17 juin, 12 députés radicaux de gauche ont été élus sur le territoire français. Les sortant(e)s ont tous conservé leurs circonscriptions et ont été réélus avec d’excellents scores ce qui prouve leur ancrage profond et la reconnaissance de leur travail par les citoyens. D’autres ont retrouvé, quelques années après, leur siège, c’est le cas d’Alain Tourret et Roger-Gérard Schwartzenberg. D’autres enfin, sont nouvellement élus et vont s’attacher à faire progresser leurs valeurs, leurs propositions pour redonner toute sa place au radicalisme.

RETOUR GAGNANT DE ROGER-GÉRARD SCHWARTZENBERG DANS LE VAL-DE-MARNE

Universitaire, Roger-Gérard Schwartzenberg a établi un double record. D’une part, il est agrégé de droit public et science politique dès l’âge de 25 ans, en 1968 : il est alors le plus jeune professeur de Faculté de France, en poste d’abord à Orléans. D’autre part, il est élu à 26 ans, en 1969, professeur à la Faculté de droit de Paris, (devenue Université Paris II Panthéon-Assas). Simultanément, il est professeur à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences po) de 1972 à 1983 et y crée le premier cours de Politique comparée. En juillet 2011, le titre de professeur émérite lui est conféré par l’Université de Paris II où il dirige de nombreuses thèses de doctorat. Spécialiste de science politique, il est l’auteur d’une dizaine de livres, le dernier, L’État spectacle 2 ayant été publié en 2009. Président d’honneur du Parti Radical de Gauche (PRG), Roger-Gérard Schwartzenberg, 69 ans, a signé un retour gagnant dans la 3ème circonscription du Val-de-Marne qu’il avait perdue en 2007 après l’avoir occupée pendant vingt et un ans. Il a recueilli 52,02% des voix face au sortant UMP, Didier Gonzales. Deux fois secrétaire d’Etat sous François Mitterrand, ancien ministre de la Recherche de Lionel Jospin entre 2000 et 2002, il a également été deux fois maire de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne. Roger-Gérard Schwartzenberg a été élu Président du groupe RRDP à l’Assemblée Nationale (Radical, Républicain Démocrate et Progressiste, voir composition P 8) le 20 juin.

JACQUES KRABAL DEVIENT DÉPUTÉ DE LA 5ÈME CIRCONSCRIPTION DE L’AISNE

Le candidat de la majorité présidentielle Jacques Krabal est devenu le 17 juin le nouveau député de la 5ème circonscription de l’Aisne (Château-Thierry), écartant la députée sortante UMP Isabelle Vasseur. Candidat du Parti Radical de Gauche, arborant une bannière regroupant également le PS, Europe Ecologie-Les Verts, Génération écologie, IDG, MRC et Front de Gauche, Jacques Krabal, 64 ans, a obtenu 42,21% des voix au second tour, dans une triangulaire avec l’UMP et le FN. Natif d’Epieds, dans l’Aisne, maire de ChâteauThierry depuis 2008, après avoir été le premier élu du village de Brasles pendant 25 ans, il est également conseiller général depuis 1992. C’est la deuxième fois, après 2007, que Jacques Krabal était candidat.

STÉPHANE SAINT-ANDRÉ NOUVEAU DÉPUTÉ DU PAS-DE-CALAIS

Stéphane Saint-André (PRG), 48 ans, élu dimanche député de la 9ème circonscription du Pas-de-Calais en battant le député UMP sortant André Flajolet, est maire de Béthune depuis 2008 et vice-président de la communauté d’agglomération de l’Artois. Stéphane Saint-André a suivi des études d’administration économique et sociale ainsi que les classes préparatoires de Sciences politiques. En 1988, il devient assistant parlementaire du député PS Roland Huguet jusqu’en 1992. Il est, de 1991 à 1996, chargé de mission au cabinet du maire de Béthune. Il retrouve ensuite un poste d’attaché parlementaire auprès de Bernard Seux, de 1996 à 2002, et est au même moment directeur de cabinet de ce dernier à la mairie de Béthune. En 2003, il devient directeur de cabinet du maire de Douvrin, poste qu’il occupera jusqu’en mars 2008 et son élection à Béthune. Son père Jean Saint-André fut conseiller général pendant 25 ans et maire de Saint-Omer de 1977 à 1983.

JEANINE DUBIÉ, HAUTES-PYRÉNÉES, ENTRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Jeanine Dubié, 54 ans, ancienne directrice de cabinet du président du PRG, Jean-Michel Baylet, au Conseil Général de Tarn et Garonne, a fait son entrée dimanche à l’Assemblée nationale en remportant la 2ème circonscription des Hautes-Pyrénées. La candidate du PRG, investie au nom de la majorité présidentielle, a obtenu 64,74% des suffrages face au candidat de l’UMP, le maire de Lourdes, Jean-Pierre Artiganave (35,26%). Cette ancienne assistante sociale a occupé des fonctions de cadre de l’administration territoriale au Conseil Général des Hautes-Pyrénées avant de diriger, à partir de 2002, une maison de retraite à Galan. Jeanine Dubié est devenue conseillère générale dans le canton de Galan en 2008. A ce poste, elle est chargée de la politique de la ville ainsi que du déploiement du haut et très haut débit.

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ASSEMBLÉE NATIONALE

THIERRY BRAILLARD, DEVIENT DÉPUTÉ DU RHÔNE

Thierry Braillard, élu à 48 ans député de la 1ère circonscription du Rhône, est vice-président du Parti Radical de Gauche et adjoint aux sports du maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, qui l’a soutenu face à l’écologiste Philippe Meirieu investi par le PS. Ce dernier, président du conseil fédéral d’Europe écologie-Les Verts, éliminé dès le 1er tour, s’était rallié à Thierry Braillard, qui l’a emporté sur le député UMP sortant Michel Havard. Diplômé en droit de l’université Lyon III et de l’Institut d’études politiques de Lyon, Thierry Braillard a été conseiller juridique et, depuis 1992, avocat. Adhérent du Mouvement des radicaux de gauche (MRG) dès 1982, il s’était déjà présenté dans cette circonscription en 1993 et 2007, sous le patronage des socialistes. Conseiller municipal de Lyon, en 1997 il est devenu conseiller régional de Rhône-Alpes. Depuis 2001, celui qui a joué, enfant, au foot en équipe jeune de l’Olympique lyonnais, est l’adjoint aux sports de Gérard Collomb. Il est marié et père de quatre enfants.

ALAIN TOURRET RETROUVE LA CIRCONSCRIPTION DE VIRE DIX ANS APRÈS

Le vice-président PRG du conseil régional de Basse-Normandie, chargé du tourisme, Alain Tourret (PRG), 65 ans, a retrouvé dimanche la circonscription de Vire (Calvados) dont il a été député de 1997 à 2002, mandat au cours duquel il avait notamment travaillé sur le dossier de l’amiante. Né à Boppard (Allemagne), d’un père officier de cavalerie et d’une mère cherbourgeoise, sans profession, Alain Tourret est maire de Moult (Calvados) depuis 1981. Il est entré au Parti Radical de Gauche en 1972. Cet avocat qui exerce toujours au barreau de Caen est élu conseiller régional de Basse-Normandie en 1986 avant de démissionner en 1997 lorsqu’il est élu député. Lors de ce mandat national il défend une loi, adoptée en 1998, sur la retraite des travailleurs de l’amiante. La circonscription de Vire inclut en effet une partie du berceau français de l’amiante, la vallée de la Vère. Alain Tourret est réélu à la région en 2004. Il en est depuis le 5ème vice-président, chargé aujourd’hui de l’Europe, coopération, tourisme et réunification, agriculture et pêche. Ce père de quatre enfants a défendu la demande de classement des plages du débarquement au patrimoine mondial de l’UNESCO. Fervent partisan d’une fusion des deux conseils régionaux normands, il est le premier vice-président de l’association de la Réunification Normande.

PAUL GIACOBBI, DÉPUTÉ DE HAUTE-CORSE

Paul Giacobbi est l’héritier d’une famille qui règne politiquement depuis quatre générations dans le nord de l’île. Son grand-père Paul a été sénateur, député et ministre du général De Gaulle, et son arrière grand-père, Marius, député et sénateur de la Corse. Reçu en 1979 au concours d’entrée de l’ENA, administrateur civil en 1982, Paul Giacobbi, 55 ans, a débuté en prenant la succes-

sion de son père, François, à la mairie de Venaco (Haute-Corse) (1983-1989). Membre du Parti Radical de Gauche (PRG), il a repris à la droite, en 1998, la présidence du conseil général de HauteCorse, que son père le sénateur François Giacobbi avait occupée de 1959 à 1992. Il a soutenu le processus de Matignon et défendu le principe d’une organisation originale pour la Corse et de larges transferts de compétences. Il est élu député de la 2ème circonscription de Haute-Corse lors des élections législatives de 2002 et réélu en 2007.

SYLVIA PINEL, DÉPUTÉE DE TARN ET GARONNE

portrait p 5 de ce numéro)

(voir

GÉRARD CHARASSE, DÉPUTÉ DE L’ALLIER

Ancien élève de l’école normale de Moulins, Gérard Charasse, 68 ans, est licencié es Lettres de la faculté des lettres de Clermont-Ferrand, Professeur certifié de Lettres au collège de Cusset. Il est Maire du Vernet de 1977 à 2001, chargé d’une mission d’inspection d’enseignement technique, puis est élu député de l’Allier en 1997. Il est conseiller général de Cusset-sud depuis 1998, vice-président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (1999-2002), viceprésident du groupe socialiste, radical et citoyen de l’Assemblée nationale depuis 2007. Il est Président de la fédération de l’Allier du Parti Radical de Gauche depuis 1978, vice-président du Parti Radical de Gauche depuis 1994, et président du Verger conservatoire depuis 1998. Chevalier dans l’ordre national du Mérite Officier dans l’ordre des Palmes académiques. Gérard Charasse a démissionné du conseil municipal de Vichy le 16 avril 2008. Il reste membre honoraire du groupe d’opposition.

DOMINIQUE ORLIAC, DÉPUTÉE DU LOT

Dominique Orliac, 60 ans, est médecin ophtalmologue et présidente du Conseil de l’ordre des médecins du Lot. Elle est actuellement vice-présidente du Parti Radical de Gauche et préside la fédération lotoise du PRG. Soutien de Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de 2007, Dominique Orliac défend par ailleurs le mandat unique et le renouvellement de la classe politique lotoise. De 2001 à 2007 elle est conseillère régionale de Midi Pyrénées. Le 17 juin 2007, Dominique Orliac est élue députée de la première circonscription du Lot, battant au second tour le sortant Michel Roumegoux (UMP) avec près de 55 % des voix. Elle se porte candidate en 2008 au fauteuil de maire de Cahors. Sa liste obtient 18,78 % des suffrages exprimés au premier tour. le bulletin du partiradicalde gauche

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ASSEMBLÉE NATIONALE

JOËL GIRAUD, DÉPUTÉ DES HAUTESALPES

Ancien élève de l’ENSPTT (promotion 1986) Joël Giraud, 53 ans, a été Administrateur des PTT, puis Administrateur civil (hors classe). Il entre en politique en devenant conseiller municipal de L’Argentière-la-Bessée en 1986. Il est le maire de cette commune depuis le 23 mars 1989. Député PRG de la 2ème circonscription des Hautes-Alpes depuis 2002, il est membre de la commission des finances. Il est vice-président du groupe d’études sur le problème du Tibet de l’Assemblée nationale. Élu une première fois le 16 juin 2002 avec 50,90 % des suffrages face à Jean-Yves Dusserre, candidat UMP, il est réélu le 17 juin 2007 en battant Alain Bayrou, le maire UMP de Briançon, avec 54,82 % des suffrages au second tour. Joël Giraud est par ailleurs vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis mars 2004.

ANNICK GIRARDIN, DÉPUTÉE DE ST PIERRE ET MIQUELON

Annick Girardin, 48 ans, est députée de l’archipel depuis le 17 juin 2007. Elle est membre du Parti Radical de Gauche et porte-parole du mouvement Cap sur l’avenir, fondé en 2000. Elle est actuellement membre du Conseil territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon, où elle siège depuis mars 2000. Elle fut également membre du Conseil municipal de Saint-Pierre du 18 mars 2001 au 15 février 2002. Lors du premier tour des élections législatives de 2002, le 9 juin, elle est candidate du Parti Radical de Gauche dans la circonscription législative de Saint-Pierre-et-Miquelon. Avec seulement 14,8 % des suffrages exprimés, elle n’est pas admissible au second tour. Cinq ans plus tard, aux législatives de 2007, elle tente une nouvelle fois sa chance et obtient 31,1 % des voix au premier tour, arrivant 132 voix derrière le député sortant. Une semaine plus tard, elle est élue députée radicale de gauche face à Gérard Grignon en obtenant 51,27 % des suffrages exprimés. Lors des législatives de juin 2012, elle est réélue dès le premier tour avec 65,53 % des suffrages.

CONSTITUTION DU GROUPE RADICAL, RÉPUBLICAIN, DÉMOCRATE ET PROGRESSISTE Un groupe Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste a été constitué à l’Assemblée nationale. Composé de députés radicaux de gauche, de députés républicains, progressistes et démocrates, ce groupe sera présidé par Roger-Gérard Schwartzenberg. Ce groupe qui se reconnaît dans les valeurs républicaines et qui appartient pleinement à la majorité présidentielle tient à affirmer sa loyauté envers le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et la politique qui sera menée. Au demeurant, le groupe RRDP fera entendre sa spécificité humaniste avec toute la liberté d’expression et de vote de chacune de ses composantes. Liste des membres du groupe RRDP : M. BRAILLARD Thierry, Député du Rhône M. CHARASSE Gérard, Député de l’Allier M. CARPENTIER Jean-Noël, Député du Vald’Oise Mme DUBIE Jeanine, Députée des Hautes-Pyrénées M. FALORNI Olivier, Député de Charente-Maritime M. GIACOBBI Paul, Député de Haute-Corse Mme GIRARDIN Annick, Députée de SaintPierre-et-Miquelon

M. GIRAUD Joël, Député des Hautes-Alpes M. KRABAL Jacques, Député de l’Aisne Mme ORLIAC Dominique, Députée du Lot Mme PINEL Sylvia, Députée de Tarn-et-Garonne M. ROBERT Thierry, Député de la Réunion M. SAINT-ANDRE Stéphane, Député du Pas-deCalais M. SCHWARTZENBERG Roger-Gérard, Député du Val-de-Marne M. TOURRET Alain, Député du Calvados

GÉRARD CHARASSE (ALLIER) ET PAUL GIACOBBI (HAUTE-CORSE) ONT ÉTÉ NOMMÉS SECRÉTAIRES DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE LE 27 JUIN.

PARITÉ AUX LÉGISLATIVES : ENCORE UN EFFORT ! 4 femmes élues sur 12 députés. Avec 33% de femmes députées, les radicaux ne font pas mauvaise figure. Mais cette relative réussite -et nous félicitons Sylvia Pinel, Dominique Orliac, Jeanne Dubié et Annick Girardin, élue au 1er tour !- cache des réalités moins glorieuses. Au final, nous avons présenté 27 femmes sur 68 candidats, soit moins de la moitié. Bien sûr, il faut saluer les beaux parcours de Jeanny Marc, de Marie-France Marcos, de France Gamerre ou de Béatrice Patrie. Rendre hommage au courage et à la ténacité de Mireille Gitton ou de Christiane Migot. Féliciter ce « club des onze » qui s’est lancé à l’assaut des 11 circonscriptions des Français de l’Etranger. Mais on ne peut se réjouir que trop de nos amies aient été ainsi sollicitées pour mener des combats perdus d’avance, dans des circonscriptions difficiles, sans armes et sans bagages. Il faut que nous, femmes radicales, tirions les enseignements de ces élections. Nous devons d’abord « capitaliser » nos efforts pour les élections à venir, les cantonales et les municipales. Mais il faut surtout préparer, en amont, les prochaines élections législatives et sénatoriales, pour atteindre enfin la parité - tant en matière de candidats que d’élus -. Radicaux, encore un effort ! Joëlle Dusseau Vice-présidente du PRG Présidente de Femmes radicales le bulletin du partiradicalde gauche

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ASSEMBLÉE NATIONALE

LÉGISLATIVES 2012 : RÉSULTATS DES CANDIDATS PRG

Légende : en jaune : députés élus ou réélus * : députés sortant Ball : Ballotage Tri. : Triangulaire

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SÉNAT

INTERVENTIONS DU SÉNATEUR JEAN-MICHEL BAYLET AU SÉNAT QUESTION ÉCRITE RELATIVE AUX CONDITIONS DE TRAVAIL DES DÉTENUS,

J

Jean-Michel Baylet attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les conditions dans lesquelles travaillent les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires. En effet, ces conditions restent toujours dérogatoires au droit commun du travail malgré l’entrée en vigueur des dispositions de la loi pénitentiaire n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 procédant à l’encadrement du travail en pri-

son. Selon le rapport du Contrôleur général des lieux privatifs de liberté paru le 22 février 2012, 27,7 % des détenus ont exercé une activité rémunérée, hors formation rémunérée ou emploi à l’extérieur. Trop souvent incompatibles avec le projet de réinsertion des détenus, les métiers exercés en prison sont majoritairement non qualifiés et s’effectuent dans des conditions manifestement abusives. En effet et selon ce rapport, du fait d’un mode de calcul particulièrement complexe et difficilement compréhensible, les rémunérations versées aux détenus sont, pour bon nombre d’entre eux, inférieures au salaire de référence fixé pourtant à seulement 4,03 euros de l’heure. Souvent contraires aux règles élémentaires, les conditions d’hygiène et de sécurité viennent encore accroître la pénibilité du travail exercé au sein des établissements pénitentiaires. De surcroît, l’accès au travail des détenus reste bien trop limité et soumis à l’arbitraire de l’administration pénitentiaire qui utilise le déclassement privant une personne de travail comme une simple mesure disciplinaire. De fait, il lui demande de bien vouloir détailler les mesures qu’elle compte prendre pour que les détenus puissent enfin exercer dignement leur travail

QUESTION ÉCRITE RELATIVE AUX DIFFICULTÉS RENCONTRÉES PAR LES TPE FACE AUX ÉTABLISSEMENTS BANCAIRES,

J

Jean-Michel Baylet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur sur les difficultés rencontrées par les très petites entreprises (TPE) face aux établissements bancaires. Au regard des conclusions de l’étude menée par le Syndicat des indépendants (SDI), 66 % des TPE sont particulièrement préoccupées par la multiplication des frais bancaires qui découle de la politique bancaire de restriction de l’accès au crédit. En effet, contrairement à l’engagement pris par les banques lors de la crise financière de l’automne 2008 et de l’adoption de la loi n° 2008-1061 du 16 octobre 2008 de finances rectificative pour le financement de l’économie qui avait mis en place un dispositif d’aide au renforcement de leurs fonds propres, les établissements bancaires n’ont pas facilité

l’accès des TPE au financement. Toujours selon l’étude du SDI, en janvier 2012, 41 % des TPE, contre seulement 34,6 % en septembre 2010, qui avaient sollicité un crédit de trésorerie durant les six mois précédents se sont vues opposer un refus de la part de leur banque. Force est de constater que les mesures mises en place pour les petites et moyennes entreprises (PME) se sont révélées inadaptées aux TPE. De fait, celles-ci ont eu à supporter une augmentation importante des nombreux frais et agios, qui, mettant en péril l’équilibre financier de nombreuses entités, est préjudiciable à l’ensemble de l’activité économique. En conséquence, il souhaite connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement afin de faciliter l’accès aux micro-crédits de trésorerie pour les TPE

QUESTION ÉCRITE RELATIVE À LA PROCÉDURE DE CONTESTATION DES CONTRAVENTIONS ROUTIÈRES ,

M

M. Jean-Michel Baylet attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’inconventionalité du régime juridique des contestations des contraventions routières. Conformément aux dispositions des articles 529-10 et R 49-14 du code de procédure pénale, l’amende forfaitaire due en cas de verbalisation de certaines contraventions routières, dont le montant est minoré en cas de liquidation dans les quinze jours et majoré en cas de nonpaiement, est accompagnée d’un formulaire de « requête en contestation ». En cas de contestation, les requérants doivent impérativement consigner le

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montant de l’amende. La validité formelle de la requête est alors examinée par l’officier du ministère public (OMP). En cas de rejet de celle-ci, la consignation se transforme automatiquement en paiement de l’amende. Comme l’avait dénoncé à plusieurs reprises le Médiateur de la République, l’OMP statue souvent sur le fond pour rejeter des demandes recevables en la forme et outrepasse de fait ses pouvoirs, ce qui vient de conduire la Cour européenne des droits de l’homme, dans deux décisions du 8 mars 2012, à condamner la France pour non-respect de l’article 6§1 de la convention européenne des droits

de l’homme et des libertés fondamentales. En effet, la juridiction européenne juge contraire aux exigences du procès équitable que cette procédure, dérogatoire au droit commun, puisse aboutir à une condamnation sans qu’un tribunal, au sens de la convention, ait examiné le fondement de l’accusation et entendu les arguments de la personne poursuivie. Par conséquent, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour que les usagers de la route puissent enfin avoir accès à un procès équitable


CONGRÈS

CONGRES DE PARIS LES 28, 29 ET 30 SEPTEMBRE 2012 Au PARC FLORAL DE PARIS Entrée Route de la Pyramide PROGRAMME

Vendredi 28 septembre 14h00 Formation des Elus au siège du PRG 17h30 Comité Directeur statutaire 19h00 Commission de vérification des pouvoirs au siège du PRG Commission des résolutions au siège du PRG Samedi 29 septembre 8h30 Accueil des militants au Parc Floral de Paris 9h00 Ouverture du Congrès par Jean-Michel BAYLET, Président du PRG 9h30 Allocution de bienvenue par Jean-Bernard BROS, Président de la fédération de Paris 9h45 Rapport d’activité du Président 10h15 Rapport financier présenté par Jean-Bernard BROS, trésorier national 10h45 Débat de politique générale 12h30 Déjeuner sur place 14h00 Rapport de la commission de vérification des pouvoirs par Paul DHAILLE 14h15 Reprise du débat de politique générale 19h00 Réunions statutaires Présidents de fédérations JRG Femmes Radicales 19h45 Dîner de gala et soirée Cabaret Dimanche 30 septembre 8H30 Accueil 9h00 Présentation du rapport de la commission des résolutions 9h30 Débat de politique générale 11h00 Intervention du ou des candidats à la présidence du PRG 12h30 Election du Président Vote des militants – Proclamation des résultats 13h30 Cocktail déjeunatoire le bulletin du partiradicalde gauche

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CONGRÈS

BULLETIN D’INSCRIPTION

CONGRÈS DE PARIS LES 28, 29 ET 30 SEPTEMBRE 2012 AU PARC FLORAL ESPLANADE DU CHÂTEAU DE VINCENNES 75012 PARIS (ENTRÉE ROUTE DE LA PYRAMIDE)

A

RENVOYER IMPÉRATIVEMENT AU SIÈGE DU

PRG

AVEC LE CHÈQUE DE RÉGLEMENT DES REPAS

13 rue Duroc 75007 PARIS Avant le 20 septembre 2012 Merci de renvoyer un bulletin par personne Si vous ne participez pas au Congrès, ne renvoyez pas ce bulletin

Nom :……………………………………………………………………..Prénom :……………………………………….. Adresse : …………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………… Code Postal :………………………………Ville : ………………………………………………………………………… Tél :……………………………………………….email :……………………………………………………………………

Je participe au Congrès du Parti Radical de Gauche Je prends les repas sur place et je règle le forfait repas : 50 euros (quel que soit le nombre de repas pris) Je souhaite recevoir un fichet réduction SNCF Je souhaite recevoir une liste d’hôtels proches du Parc Floral

A L’ATTENTION DES ÉLUS Si vous venez au Congrès, merci de renvoyer ce bulletin d’inscription au PRG (cette inscription est indépendante de la participation à la formation du vendredi 28 septembre). Cochez votre présence aux repas si vous souhaitez y prendre part afin que nous puissions comptabiliser précisément le nombre de repas à prévoir pour le confort de tous. ACCÈS Métro Ligne 1, station Château de Vincennes RER Ligne A, station Vincennes Bus 112, arrêt Stade Léo Lagrange Par la route : A 5mn du périphérique (Porte Dorée, de Vincennes ou de Charenton) A 5mn de l’autoroute A4 par la sortie Joinville A 30 mm des aéroports de Roissy et Orly

CONTRIBUTIONS Merci de faire parvenir, si vous le souhaitez, vos contributions pour le Congrès au siège du PRG au plus tard le 12 septembre 2012 par courrier ou par internet (ou sur le site www.planeteradicale.org dans l’espace militant). Elles seront consultables par tous dans l’espace militant du site internet et envoyées par voie postale sous forme de recueil aux membres du Congrès, 10 jours avant. le bulletin du partiradicalde gauche

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TRIBUNES

LA DIGNITÉ ET LE POTENTIEL DE L’HUMAIN COMME FINALITÉ DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE TRIBUNE PARUE DANS LE MONDE.FR LE 19 JUIN 2012

PAR THIERRY JEANTET ET GÉRALD LAROSE, PRÉSIDENT ET ADMINISTRATEUR DES RENCONTRES DU MONT-BLANC, ET ABDOU SALAM FALL, PROFESSEUR ET CHERCHEUR

L

Le 20 juin s’ouvrira, à Rio de Janeiro, le cinquième Sommet de la Terre. L’Organisation des Nations-Unies, organisatrice de l’évènement, a choisi d’intituler ce rassemblement Rio+20, en référence au Sommet tenu dans cette même ville brésilienne vingt ans plus tôt ; En 1992, la Conférence des Nations-Unies sur le développement durable (UNCSD) avait permis à tous les chefs d’Etat présents de s’accorder sur l’élaboration d’un programme dit agenda 21, contenant 2 500 recommandations à suivre pour orienter l’action de l’humain vers un développement dit durable. LES THÈMES DE LA CONFÉRENCE A l’ordre du jour du sommet de Rio+20, l’UNCSD a déterminé deux thèmes centraux autour desquels s’articuleront les débats du sommet de Rio+20 : «l’économie verte dans le cadre du développement durable et de l’éradication de la pauvreté» et «le cadre institutionnel du développement durable». Le premier de ces thèmes portant sur la green economy a incontestablement suscité le plus de réactions et de réflexions, mais aussi de contradictions. L’économie verte a en effet mis en relief les profondes divergences de conceptions et de perspectives économiques entre des pays aux niveaux de développement très disparates. Incontestablement aussi, ce premier thème repose sur la maîtrise du changement climatique. Mais attention, l’écueil à éviter, observé dans la phase post-Rio 2012, sera de ne pas réduire les recommandations et les décisions à des considérations uniquement environnementales. Le développement durable, dont l’acception du Rapport Brundtland (1987) fait l’unanimité, se définit par «un développement qui réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins». Grâce aux Sommets de la Terre déjà tenus, la communauté internationale s’est accordée sur le fait que cet objectif de développement durable ne pourra être atteint que si les mesures entreprises sont économiquement, socialement et environnementalement viables, et régies selon des principes de bonne gouvernance. Justement, le deuxième thème pose lui la question de l’existence d’une gouvernance mondiale et des mécanismes d’action dont elle doit se doter pour être effective et efficace. Il conviendra alors

au sommet de Rio+20 de concevoir une nouvelle architecture de la gouvernance mondiale, sans reproduire des tentatives échouées, sans démultiplier des instances déjà existantes et dont les limites apparentes doivent servir de dissuasion à recréer ces modèles. Pour que celle-ci soit réelle, pour que la voix de chacun soit prise en compte, pour se prémunir des dérives observées jusqu’alors. Il s’agit là de repenser la conception et la réalité actuelle de la gouvernance mondiale, une gouvernance dépassant les clivages nationaux et régionaux.

quences contraires à une conception de développement durable, sont nombreux et leurs dégâts quantifiés par nombre d’études scientifiques menées depuis lors. Déforestation, émissions de gaz à effets de serre, consommation d’énergies fossiles, déplacements de populations, exploitation de main d’œuvre expliquent la surexploitation de la faune et de la flore, les inégalités économiques et sociales, l’uniformisation des cultures et des spécificités de territoires que nous connaissons. Et les crises qui s’en sont suivies.

L’IMPLICATION DE NOUVEAUX ACTEURS DANS LE PROCESSUS DE DÉCISION En 1992, l’agenda 21 a donné lieu à la création de Major groups chargés de représenter les organisations de la société civile. Les Major Groups sont aujourd’hui au nombre de neuf : femmes, autorités locales, communauté scientifique et technique, business et industrie, enfance et jeunesse, travailleurs et syndicats, paysans, peuples indigènes, ONG. Si ces Major groups sont impliqués dans le processus de préparation du sommet, et bénéficient ponctuellement de fenêtres de visibilité, leur rôle est limité en ce qu’il reste consultatif. Véritable troisième thème imposé de la Conférence de Rio+20, l’enjeu de Rio+20 pour les Major groups sera sans aucun doute d’obtenir un statut participatif, c’est-à-dire de pouvoir proposer des amendements au texte de la conférence, au même titre que les représentants des Etats. Au-delà de la consultation donc, la participation effective de la société civile est sans conteste un des enjeux de la Conférence de Rio+20 et le processus de préparation du Sommet en a été le reflet. Cet enjeu participe du deuxième thème central choisi par l’UNCSD sur la nécessité de penser et faire naître une gouvernance mondiale.

ET SI UN AUTRE MODÈLE ÉTAIT (DÉJÀ) EN MARCHE ? Face à ces crises multiples - économique, financière, sociale, écologique - les acteurs de l’Economie sociale et solidaire (ESS) s’appliquent à saisir l’opportunité de faire connaître et reconnaître l’ESS. Amener la preuve, par l’exemple, que d’autres formes d’entreprendre conciliant efficacité économique, sociale et environnementale sont possibles. Des formes d’entreprendre qui dépassent les frontières, sans distinction de ressources, de richesses, de niveaux de développement, de cultures. L’Economie sociale et solidaire est, de fait, déjà ancrée dans le paysage économique de nombreux pays - elle représente aujourd’hui environ 10 % du PIB mondial -, elle existe sur tous les continents, sous différentes formes. Mais comment lui faire changer d’échelle et mettre en valeur sa capacité à s’inscrire dans une dynamique transfrontière ? En cette période charnière, quels enjeux l’ESS doit-elle relever pour exister au-delà des frontières ?

DES MODES D’ACTION POUR CONCILIER ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE L’accord général sur les recommandations de l’agenda 21 et les espoirs nés du sommet de Rio 1992 n’ont visiblement pas produit tous les effets escomptés. Dans la recherche de cohérence entre les discours et les actes, force est de constater que d’amères contradictions sont apparues au cours de ces vingt dernières années. Ces actes, aux consé-

L’ESS TRANSFRONTALIÈRE ET TRANSCONTINENTALE Parce que les valeurs et les méthodes de l’Economie sociale et solidaire reposent sur des principes universels, l’ESS porte en elle la capacité de fédérer des acteurs de tous les continents. De fait, l’ESS transfrontière existe déjà. En 2004 a été créé le Forum international des dirigeants de l’Economie sociale et solidaire (Fidess), association française de loi 1901 du nom des Rencontres du Mont-Blanc (RMB-FIDESS). Rassemblant des dirigeants du monde entier - 40 pays représentés lors des dernières rencontres de 2011 - les RMB participent de cette ESS transcontinentale. Les forums organisés régulièrement visent à faire se renconSuite en page 14

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TRIBUNES

Suite de la page 13

trer des dirigeants de l’ESS de tous les continents pour co-construire des projets aussi divers que les semences libres ou le développement de la filière biogaz. Au-delà de cette véritable Project place, les membres des RMB sont conscients de la nécessaire reconnaissance de l’ESS pour la voir se développer et ainsi rendre accessibles à tous des formes d’entrepreneuriats alternatifs. C’est pourquoi figure parmi les principales activités des RMB la sensibilisation des organisations internationales et des hauts-dirigeants du monde. Par une présence humble mais persévérante à quelques-uns des grands

rassemblements internationaux, les RMBFIDESS communiquent et diffusent leurs travaux. A l’occasion de la Conférence des Nations-Unies sur le développement durable -sommet de Rio+20-, une lettre contenant vingt propositions de mesures à adopter pour promouvoir l’ESS a été adressée aux 193 chefs d’Etats membres de l’ONU, afin de les sensibiliser simultanément à la nécessaire prise en compte de l’ESS dans leurs politiques publiques. Alors que le modèle dominant s’essouffle et montre ses limites, il ne s’agit plus de promettre mais de prouver. Prou-

ver que d’autres modèles existent, capables d’opérer un déplacement : placer la dignité et le potentiel de l’humain comme finalité de l’activité économique, qui elle n’est qu’un moyen Thierry Jeantet est aussi Directeur général d’Euresa, France ; Gérald Larose est aussi Président de la Caisse d’économie solidaire Desjardins, Québec-Canada ; Abdou Salam Fall est professeur et chercheur à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), Sénégal.

PÉNALISATION DES CLIENTS DE PROSTITUÉES, AU SECOURS TARTUFFE REVIENT…

D

Dans le JDD du 24 juin, la ministre du droit des femmes, Najat Vallaud Belkacem, s’est prononcée en faveur de l’abolition de la prostitution et de la pénalisation des clients de prostitué(e) s. Elle reprend la position du Parti Socialiste qui lorgne sur le modèle suédois. Sur le plan des principes, sur le plan de l’efficacité dans la lutte contre la traite des êtres humains comme sur le plan du bien être des prostituées, la mise en œuvre de cette mesure serait une régression. Pour notre part, plutôt que de lorgner sur un modèle abolitionniste inefficace, nous devrions promouvoir un modèle réglementariste qui mettrait en avant l’accès aux droits des prostituées. LA PROSTITUTION N’EST PAS FORCÉMENT SUBIE Najat Vallaud Belkacem déclare que « disposer librement du corps d’une autre personne» contre paiement était «dans les textes internationaux, (...) une atteinte aux droits humains» emboîtant le pas à Roselyne Bachelot qui affirmait «il n’existe pas de prostitution libre, choisie ou consentie». Cette argumentation est contestable d’un point de vue juridique. Les conventions internationales définissent l’esclavage comme l’exercice du droit de propriété sur une personne qui peut se manifester par la vente ou l’achat de cette personne. Or les travailleurs du sexe (hommes ou femmes car il y a également des hommes qui se prostituent) ne vendent pas leur corps, ils fournissent une prestation à caractère sexuel moyennant contrepartie. Tout travail sexuel ne saurait donc être assimilé au fait de réduire une personne en esclavage. Un certain nombre de personnes choisissent librement de se prostituer, c’est-àdire d’échanger acte sexuel contre argent. Au nom de quoi interdirait-on à une personne majeure, libre et éclairée de disposer de son corps comme elle l’entend, y compris en vendant des actes sexuels ? Le travail sexuel ne porte donc pas par nature atteinte à la dignité de la personne humaine. Certains partisans de l’interdiction affirment que le consentement des travailleurs sexuels ne peut être valable quand bien même les personnes seraient majeures, libres et éclairées car il serait le fruit de l’aliénation économique. Cependant, cet argument ne tient pas la route juridiquement le bulletin du partiradicalde gauche

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car la loi considère tout consentement valable sauf en cas de violence, menace ou dol. Le seul fait d’être vulnérable économiquement est juridiquement insuffisant pour invalider le jugement de qui que ce soit. LA PÉNALISATION DU CLIENT, UNE RÉGRESSION DANS LA LUTTE CONTRE LA TRAITE DES ÊTRES HUMAINS Il arrive toutefois que la prostitution porte atteinte à la dignité de la personne humaine. C’est le cas des prostitué(e)s qui sont entre les mains des réseaux mafieux. Il faut combattre la traite. Cependant, en pénalisant le client on aboutirait au résultat inverse. La loi de 2003 interdisant le racolage passif n’a eu comme effet que de marginaliser un peu plus les prostitué(e)s sans aucun bénéfice dans la lutte contre la traite (seulement 30 à 40 réseaux seraient démantelés chaque année). En pénalisant les clients, les travailleurs sexuels seraient repoussés encore plus dans la clandestinité et cela rendrait d’autant plus indispensables les proxénètes comme protecteurs et intermédiaires entre les clients et les prostitué(e)s. LA PÉNALISATION DU CLIENT, UNE RÉGRESSION DANS LA POLITIQUE DE PRÉVENTION La pénalisation des clients, en contraignant les prostitué(e)s à la clandestinité, nuirait aux actions de prévention menées par les associations. En outre, le discours accompagnant la pénalisation des clients aurait pour effet de dissuader les prostitué(e)s d’avoir recours au dépistage. Enfin, en diminuant le nombre de clients, les prostitué(e)s auront plus de mal à imposer le port du préservatif aux clients. PAS DE MORALE, MAIS UNE APPROCHE PRAGMATIQUE Si l’on se soucie vraiment du sort des prostitué(e) s, si l’on souhaite vraiment s’attaquer à la traite, il faudrait plutôt regarder du côté de l’Allemagne, des Pays-Bas ou de la Suisse. Ces pays ont fait le choix de ne pas interdire la prostitution mais de la réglementer afin de mieux contrôler cette activité et d’assurer aux prostitué(e)s un accès à des droits sociaux. Depuis janvier 2002, une loi nationale réglemente en Allemagne la prostitution. Suite à cette loi, plusieurs länder réglementent la prostitution.

Les personnes prostitué(e)s ont accès à une prise en charge sociale (chômage, assurance santé, retraite), elles peuvent poursuivre leur employeur ou client dans le cas où ces derniers ne les payent pas. En contrepartie, elles doivent se soumettre à des règles : elles peuvent être obligées de se soumettre à des examens médicaux si elles sont suspectées d’être malades, elles ne peuvent travailler que dans certaines zones et à certains moments. Pour notre part, afin de mieux lutter contre la traite et de garantir aux prostitué(e)s des droits nous pourrions proposer : - L’abrogation de la loi pénalisant le racolage passif - Qu’un titre de séjour soit délivré aux prostitué(e) s étrangèr(e)s victimes d’exploitation afin qu’elles puissent avoir accès à la justice et faire valoir leurs droits. - Modifier la loi sur le proxénétisme afin de ne plus punir que le proxénétisme de contrainte. En effet, actuellement, le code pénal punit indifféremment le proxénétisme de contrainte et de soutien. La loi actuelle permet de poursuivre les compagnons, enfants, parents à charge des prostitué(e)s. Le proxénétisme hôtelier devrait également être aboli afin qu’un(e) prostitué(e) puisse louer un local pour exercer son activité sans que son propriétaire puisse être poursuivi. Les prostitué(e)s devraient pouvoir être employeurs. Les chauffeurs, webmasters ou agents de sécurité des prostitué(e)s sont actuellement considérés comme des délinquants. - Concevoir un statut permanent de la prostitution qui permette aux prostitué(e)s qui cotiseraient d’avoir assurance chômage, retraite, droit à la formation professionnelle, accès à la médecine du travail. J’espère que les parlementaires PRG, sur cette question, éviteront le piège du politiquement correct. J’espère qu’ils choisiront sur ce sujet la raison et le pragmatisme plutôt qu’un moralisme hypocrite qui n’aidera en rien les victimes de la traite et qui imposera à des personnes majeures, libres et éclairées un choix qui ne devrait relever que de l’intime, celui de faire ce que l’on veut de son corps François-Xavier Perrault Secrétaire national


EN MOUVEMENT

Actualités v DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE DES LÉGISLATIVES, Jean-Michel Baylet s’est rendu à Péronnas le 12 juin pour soutenir Guillaume Lacroix (avec sa suppléante sur la photo) et à La Rochelle le mercredi 13 juin. v JACQUES MÉZARD, PRÉSIDENT DU GROUPE RDSE, s’est rendu le 22 mai dans l’Oise dans le cadre de la campagne des législatives pour soutenir la candidature de Fabrice Dalongeville sur la 5ème circonscription. Le sénateur Du Cantal s’est également rendu avec Joëlle Dusseau, vice-présidente du PRG, à Bergerac, pour soutenir la candidate aux législatives, Béatrice Patrie. Enfin, Jacques Mézard était à Sens le 5 juin aux côtés de Daniel Paris, candidat sur la 3ème circonscription de l’Yonne, et s’est rendu dans le Tarn et Garonne pour soutenir la député Sylvia Pinel. v RENÉ LEUCART, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION régionale de Lorraine, publie la biographie d’un indigné « Daniel Delrez, la sentinelle de la République » à Mettis Editions. Cette biographie relate la vie pleine et intéressante d’une personnalité atypique, avocat désormais retraité, qui est le précurseur de l’indignation, une vie mouvementée et compliquée, impliquée dans le combat quotidien des causes du peuple. v GEORGES DIOQUE, ANCIEN SECRÉTAIRE NATIONAL, a été élu le 4 juin dernier président de l’association - pluraliste - des Anciens Conseillers Régionaux de l’Ile-de-France.

Carnet DÉCÈS Nous avons appris avec peine le décès de notre ami Paul Orssaud, ancien conseiller général et maire radical de gauche de Genlis. Nous avons appris avec peine le décès de notre ami Jacques Bonnet, conseiller municipal de Portet sur Garonne (31). Nous avons appris avec tristesse le décès du frère de notre amie Chantal Robin-Rodrigo. Nous avons appris avec peine le décès de Roger Esclopé, ancien collaborateur du sénateur Gaston Pams et père de Guy Esclopé, président départemental de la fédération des Pyrénées Orientales. Nous avons appris avec peine le décès du père de Fabrice Dalongeville, président de la fédération de l’Oise. NAISSANCE Bienvenue à Anaïs, née au domicile de Rodrigue Flahaut, secrétaire national et Noëlle PrévotFlahaut, militante du PRG.

Fédérations

v Les radicaux du Limousin se sont retrouvés le 1er juillet à Malemort aux côtés du président du groupe RDSE, Jacques Mézard, et de la députée du Lot, Dominique Orliac. Monique Boulestin, ancienne députée et maire-adjointe de Limoges, a adhéré au PRG. v La Lettre n°15 de la Dordogne dresse le bilan des législatives. v Le bureau de la fédération du Bas-Rhin a été renouvelé : Julien Viel, François Schuster et Bénédicte Reymond-Pinget sont président, secrétaire et trésorière.

v Le n° 220 d’Allier République est consacré à la victoire de François Hollande et le n° 222 à la campagne du député Gérard Charasse dans l’Allier. v Après la disparition de son président Dany Tétot la fédération d’Indre et Loire a renouvelé ses instances. Alain Grafeuille (photo) a été élu président, Marie Pierre Lecuirot, trésorière et Joëlle Monsigny, secrétaire. v C’est en présence du vice-président Paul Dhaille et de Jacques Mutez, président de la fédération du Nord, que le cercle de Wattrelos a élu son animatrice, Zohra Reiffers, conseillère municipale déléguée de Wattrelos. v Le numéro d’avril mai du bulletin cantonal de Jean-Louis Matéos, conseiller général de Lot et Garonne, est consacré au Budget 2012 du conseil général et aux mesures phares prises par le département.

ont répondu aux questions de Lessurministres les GRETA et sur les commerçants du jouet.

Jean-Claude Requier, sénateur du Lot,

PROPOSITION DE PIERRE-LUC PELLICER, TRÉSORIER DE LA FÉDÉRATION DU GERS, POUR LA CRÉATION D’UN GRENELLE DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION,

Le Président de la République, François Hollande, s’est engagé à faire de l’école de la République l’une des priorités de son mandat. Nul doute que ce choix est légitime et arrive à point nommé. L’enjeu n’est plus à démontrer, pourtant le chemin qui sépare cette promesse électorale de la concrétisation de ce que certains qualifient «Refondation de l’école» est long et semé d’embûches. En effet, la faute serait de proposer une réforme pour ne pas dire une «réformette», de créer quelques postes et ensuite de se satisfaire du travail accompli et de la promesse tenue. Non, l’école, le collège, le lycée, notre système de formation, méritent mieux et plus. Il s’agit de trouver un consensus sur ce que doit être l’école de demain. Il s’agit de redéfinir, d’inventer un projet éducatif partagé par tous, de prendre le temps de la réflexion. L’année 2013 doit être celle de l’éducation et de la formation. Les grands thèmes que sont la formation et le statut des enseignants, les rythmes scolaires, le collège unique, les moyens attribués, la formation professionnelle obligatoire, doivent être mis en avant. Le PRG se doit d’impulser le mouvement et de proposer la tenue d’un Grenelle de l’Education et de la Formation. A n’en pas douter, cet appel républicain et laïque pourrait faire date. le bulletin du partiradicalde gauche

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EN COMMUNIQUÉS MOUVEMENT

GOUVERNEMENT AYRAULT II

JEAN-MICHEL BAYLET, PRÉSIDENT DU PARTI RADICAL DE GAUCHE : LA CONSTITUTION D’UN GROUPE PRG À L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST UNE IMMENSE SATISFACTION.

LE 26

LE 21

A l’issue d’une séquence politique qui a débuté il y a un an, avec les primaires citoyennes, les Radicaux de gauche disposent, pour la première fois de leur histoire, d’un groupe autonome présidé par Roger-Gérard Schwartzenberg. Ils ont désormais, à l’Assemblée Nationale comme au Sénat, les moyens politiques d’exprimer leur sensibilité républicaine et laïque à l’intérieur d’une majorité présidentielle loyale, mais diverse.

ALAIN VIDALIES, MINISTRE DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT OU COMMISSAIRE POLITIQUE ? LE 20

JUIN

LES RADICAUX DE GAUCHE AURONT UN GROUPE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

2012

Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de Gauche, se dit choqué par les déclarations d’Alain Vidalies concernant les votes du groupe EELV à l’Assemblée nationale. En effet, il n’appartient pas au ministre des Relations avec le parlement de dicter les votes des groupes politiques. En tout état de cause, que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Sénat, les Radicaux de gauche, partenaires loyaux et fidèles de la majorité présidentielle, se réservent le droit de voter comme ils l’entendent selon leurs convictions.

LES RADICAUX DE GAUCHE VONT CONSTITUER UN GROUPE AUTONOME À L’ASSEMBLÉE LE 20

JUIN

2012

Les radicaux de gauche vont constituer un groupe autonome à l’Assemblée nationale, a annoncé mercredi matin Roger-Gérard Schwartzenberg, qui en sera le président. Les radicaux de gauche, qui ont obtenu 12 sièges au cours des deux derniers scrutins, devront bénéficier de l’appui d’au moins trois autres élus divers gauche pour pouvoir constituer un groupe, obligatoirement composé d’au moins 15 députés. Roger-Gérard Schwartzenberg, qui a récupéré dimanche dans le Val-de-Marne un siège perdu cinq ans auparavant, a précisé que le suppléant PRG du ministre socialiste du Budget, Jérôme Cahuzac (Lot-et-Garonne), viendrait s’agréger à leur nouveau groupe politique. Les radicaux de gauche étaient intégrés dans le groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) lors de la dernière législature.

LE

BULLETIN DU

PARTI RADICAL

HEBDOMADAIRE.

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DE

GAUCHE

2012

Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de Gauche, se félicite que les Radicaux de gauche aient trouvé toute leur place dans le gouvernement Ayrault II. En effet, leur loyauté et leur fidélité sont reconnues par la promotion de Sylvia Pinel au rang de ministre de l’Artisanat, du commerce et du tourisme et l’entrée d’AnneMarie Escoffier comme ministre déléguée à la Décentralisation.

2012

JUIN

JUIN

LE 17

JUIN

2012

Les Français ont confirmé ce soir leur volonté de changement. Les électeurs donnent une très large majorité au Président de la République pour mettre en œuvre son projet. Au vu des résultats, il est désormais certain que les Radicaux de gauche auront un groupe indépendant à l’Assemblée Nationale. Ils atteignent ainsi l’objectif qu’ils s’étaient fixés.

AUGMENTATION DE 25 % DE L’ALLOCATION DE RENTRÉE SCOLAIRE LE 30

MAI

2012

Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de Gauche, se félicite de la hausse annoncée de 25% de l’allocation de rentrée scolaire. Cette mesure, confirmée ce mercredi par Dominique Bertinotti, est un signal fort envoyé aux familles. L’ARS est une aide indispensable pour les ménages les plus modestes. Cette décision prouve la volonté du gouvernement de tenir les engagements du Chef de l’Etat en direction de la jeunesse.

EST UNE PUBLICATION

DIRECTRICE DE LA PUBLICATION : MARIE-LOUISE PADOVANI RÉDACTION : PASCAL CÉDAN, MARC INQUIMBERT, CÉCILE REICHARD. SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : CÉCILE REICHARD 13 RUE DUROC -75007 PARIS TÉL : 01 45 66 67 68 FAX : 01 45 66 47 93

NUMÉRO DE COMMISSION PARITAIRE : 0515 P 11 286 IMPRESSION : IMPRIMERIE RDSL SAINT LUBIN DE LA HAYE (28) CRÉATION GRAPHIQUE : GREG LEDUC CRÉDIT PHOTOS : E. PAIN PAGES 1 ET 5. DR. . ISSN : 12 55 - 63 27 SITE INTERNET : WWW.PLANETERADICALE.ORG EMAIL : PRG@PRG.COM.FR

Bulletin Radical n°572  

Bulletin "Radical" N° 572,

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