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MARDI 14 SEPTEMBRE 2009 N°567 - LUNDI 20 FÉVRIER 2012

LE 8 MARS, LE PRG CÉLÈBRE LES FEMMES ET HONORE LA MÉMOIRE DE CÉCILE BRUNSCHVICG P.3

N°1

le bulletin du partiradicalde gauche ÉDITO L’ALTERNANCE : UNE URGENCE !

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toute fin de mandature, la question qui doit prédominer est la suivante : l’exécutif a-t-il laissé le pays en meilleur état qu’il ne l’a reçu ?

DES CANDIDATURES RADICALES EXCLUSIVEMENT FÉMININES DANS LES CIRCONSCRIPTIONS DES FRANÇAIS DE L’ETRANGER. P.2

Certes, il convient de tenir compte des facteurs extérieurs : en premier lieu la crise financière et économique, et nous avons su le faire. Mais qui peut sérieusement contester que la France de février 2012 se porte plus mal que celle de 2007 ? Qui peut dire quels furent les grands axes de l’exécutif durant ces 5 années, si ce n’est de flatter sa clientèle électorale ? Sur le plan extérieur, l’image de la France a souffert : de l’accueil en grande pompe de Kadhafi en 2007 aux bombes déversées sur la Libye en 2011, de l’invitation comme hôte d’honneur du Président Bachar El Assad lors du 14 juillet 2008 à la condamnation de ce dernier en 2012, sans oublier le récent épisode concernant les lois mémorielles… Qui peut dire que la construction européenne a vraiment avancé ? Comment oublier qu’au début du quinquennat le Président de la République magnifiait les modèles anglo-saxons incarnés par G. W. Bush puis Tony Blair pour finalement s’en remettre au modèle germanique de Madame Merkel ? Comme si la France était devenue incapable de définir elle-même sa politique.

INTERVENTION AU SÉNAT DE JM BAYLET DANS LE DÉBAT SUR LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE LA FRANCE. P.4

Ce qui caractérise fondamentalement ce mandat de 5 ans, c’est une politique au fil de l’eau, fondée sur des opérations médiatiques, une volonté affichée de réformes mais disparates sans cohérence, une frénésie législative le plus souvent pour coller aux faits divers telle l’accumulation de lois sécuritaires d’affichage. Les délocalisations industrielles n’ont pas cessé alors que c’était l’objectif de la suppression de la Taxe Professionnelle. La réforme des collectivités locales est un échec largement reconnu. Plus grave : alors que le déficit du budget de l’Etat et le déficit commercial ont atteint des sommets, les inégalités entre les citoyens et entre les territoires n’ont cessé de croître et le tissu social de se déliter. Le choix d’une autre politique s’impose, d’une politique qui rassemble au lieu de diviser, qui restaure le principe laïc et rejette les communautarismes, qui trace pour le pays de grandes orientations lisibles, mobilisatrices au-delà d’un quinquennat : justice fiscale, priorité à l’éducation, à la recherche, à l’aménagement du territoire et aux grands investissements qu’il impose, à la planification d’une politique industrielle et d’une politique énergétique.

POLÉMIQUE SUR LE CONCORDAT PAR JD REBER. P.7

SOMMAIRE

Les valeurs fondamentales de la République sont plus que jamais des valeurs modernes, des valeurs d’avenir. Dans cette mutation de société que nous vivons à l’échelle planétaire, elles constituent un socle fondamental. Dans cette nouvelle majorité que nous espérons autour de François Hollande, les Radicaux de Gauche sauront faire respecter ces valeurs et contribuer au rassemblement que justifie la gravité des problèmes auxquels la Nation est confrontée. Jacques Mézard Président du groupe RDSE Sénateur du Cantal

Elections Législatives P 2 / Journée Internationale des femmes P 3 / Campagne Présidentielle P 4 / Sénat P 4 / Forum Santé P 5 / Tribunes P 6 / En Mouvement P 8 / Communiqués P 8 le bulletin du partiradicalde gauche

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ELECTIONS LÉGISLATIVES

DES CANDIDATES RADICALES DE GAUCHE DANS LE MONDE ENTIER Par Eric Montes, secrétaire national aux fédérations

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Le Bureau National du 24 janvier 2012 a investi avec beaucoup d’enthousiasme 11 candidates Radicales pour porter nos couleurs et nos valeurs dans les 11 nouvelles circonscriptions des français établis hors de France (FFE) lors des prochaines élections législatives. En s’appuyant sur nos fédérations et nos députées ultramarines, nos fédérations transfrontalières et les partis « frères » de la grande famille Radicale, laïque et progressiste mondiale, nos candidates peuvent créer une très belle surprise auprès des français « expatriés » qui éliront pour la première fois leurs députés. Le BN a décidé de constituer, pour aider nos candidates, une cellule politique d’appui coordonnée par Eric Montes, secrétaire national aux fédérations, et une cellule de communication pilotée par Pascal-Éric Lalmy, secrétaire national chargé de la presse. Tous les adhérents et militants du PRG peuvent nous aider : – Si vous avez de la famille, des amis, des collègues ou des camarades

1ère circonscription : Canada - Etats-Unis 2ème circonscription : Amérique centrale et du Sud 3ème circonscription : Europe du Nord 4ème circonscription : Benelux 5ème circonscription : Espagne - Portugal - Monaco - Andorre

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Radicaux (ou simplement de Gauche) installés à l’étranger, nous vous demandons de nous communiquer leurs coordonnées, surtout adresses email. Tous les pays sont concernés. – Si vous maitrisez bien l’outil internet et que vous pouvez y consacrer quelques demi-journées, vous pourrez intégrer l’équipe internet car ces campagnes se déroulent beaucoup sur la toile (envoi des circulaires, messages politiques …). – Si vous habitez dans les départements frontaliers, nous allons vous mobiliser : le Nord, l’Aisne et la Moselle pour la Belgique et le Luxembourg, l’Alsace pour l’Allemagne, Rhône-Alpes pour la Suisse, les Hautes-Alpes et les Alpes Maritimes pour l’Italie, les départements pyrénéens pour Andorre et l’Espagne. – Tous les amis des départements d’outre-mer seront également mobilisés parce qu’ils sont toujours au centre d’une circonscription. D’ailleurs, les deux candidates américaines sont présentées par la fédération Radicale de Saint Pierre et Miquelon menée par la députée Annick Girardin et le mouvement « Guadeloupe

6ème circonscription : 7ème circonscription : 8ème circonscription : 9ème circonscription : 10ème circonscription 11ème circonscription

Suisse - Liechtenstein Europe Centrale et Orientale Europe du Sud Afrique de l’Ouest : Afrique de l’Est - Moyen-Orient : Asie - Océanie - Russie

Unie Socialisme et Réalités » de la députée apparentée PRG Jeanny Marc. – Enfin, il se peut aussi que vous soyez adhérent(e) PRG et déjà installé(e) dans un pays étranger et que votre nom n’ait pas été inscrit au fichier du siège. Dans ce cas, appelez-nous rapidement car vous serez en première ligne et nous cherchons encore des suppléants établis hors de France. Nous présenterons officiellement et mondialement les candidates Radicales et leurs suppléants le 8 mars prochain lors de la journée internationale des droits des femmes. Nous attendons vos appels, vos suggestions et vos contacts. Appelez Pascal-Éric Lalmy au siège (01 45 66 67 68) ou envoyez-moi un mail à eric.montes@mairiecreil.fr Merci de votre aide, Amitiés Radicales.


JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

Ce 8 mars, Journée internationale des femmes, sera pour nous l’occasion solennelle de présenter à la presse notre programme et nos candidates aux élections législatives. Cette manifestation aura lieu au siège du parti, en présence de notre Président, Jean-Michel Baylet. Notre programme a été élaboré et discuté au cours de ces derniers mois. Il nourrira, nous le souhaitons, la politique qui sera menée par la gauche dans les années à venir. Dans les circonscriptions, nos candidates porteront nos couleurs et nous leur apporterons toute l’aide dont elles pourraient avoir besoin. Nous présentons 11 femmes dans les 11 circonscriptions des Français de l’étranger. Une volonté forte, une action hautement symbolique. Ce 8 mars, nous allons aussi rendre hommage à Cécile Brunschvicg. Cette grande radicale, ministre de Léon Blum en 1936, portant les couleurs de notre parti, a développé les cantines scolaires, s’est intéressée au traitement de la délinquance juvénile, s’est attachée à la promotion des femmes. Présidente de l’Union pour le suffrage des femmes, elle s’est battue pour le droit de vote des femmes, au moment où nombreux étaient ceux qui s’y opposaient ! Au siège du parti, une plaque sera posée dans notre salle de réunion, qui désormais portera son nom. Par ailleurs, une manifestation sera organisée par le cercle du 18ème arrondissement en fin d’après-midi Joëlle Dusseau Présidente de Femmes radicales

PROGRAMME JOURNÉE DU 8 MARS 9h30

Accueil et réunion de toutes les femmes radicales candidates aux élections législatives et des femmes parlementaires. - Présentation du programme - Baptême de la salle de réunion «Cécile Brunschvicg»

12h30

Déjeuner offert par le PRG

14h30

FEMMES13 PROPOSITIONS DU PRG POUR

LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES ET LÉGISLATIVES

1. Créer un ministère des droits des femmes et de la parité. 2. Installer auprès des préfets des hauts fonctionnaires chargés de

veiller à la promotion des femmes. Augmenter les moyens financiers des CIDF.

3.

Rendre obligatoire la parité aux différentes élections. Promouvoir les femmes à la tête des exécutifs (maires, présidents de communautés de communes, présidences des conseils généraux et régionaux).

4.

Le PRG, seul parti à ne présenter que des femmes à l’international

Créer 30 000 appartements relais pour les femmes victimes de violence.

En présence des 11 candidates radicales des Français de l’Etranger et en présence notamment de Khadija Cherif, présidente de la ligue des droits de l’homme de Tunisie

Développer les incitations financières pour impulser une véritable mixité dans les bénéficiaires du congé parental d’éducation.

5. 6.

Impulser l’orientation des bachelières vers des filières universitaires scientifiques.

7.

Dans les filières de lycées professionnels dont beaucoup sont fortement « sexuées », impulser une véritable mixité.

8. Développer l’éducation sexuelle et l’usage de la contraception. 9.Créer un véritable service public de la petite enfance. 10. Créer un service public de l’aide à l’autonomie. 11. Imposer les règles de la laïcité aux intervenants extérieurs

– bénévoles ou non – dans les domaines de la petite enfance, de l’aide aux personnes âgées.

12. Lutter contre la pratique du mariage forcé et de l’excision. 13. Inciter publicitaires et médias à changer l’image des femmes

qu’ils véhiculent.

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CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE

Le Parti Radical de Gauche met à la disposition des fédérations à partir du 25 février du matériel de campagne pour l’élection présidentielle. A partir de cette date, vous pouvez commander au siège du Parti, par téléphone : 01 45 66 67 68 ou par mail : prg@prg.com.fr une affiche de soutien du PRG à la candidature de François Hollande (voir le visuel ci-dessous) et un premier tract thématique sur l’emploi et l’entreprise (recto identique à l’affiche). Il vous suffit pour cela de préciser les quantités souhaitées et l’adresse de livraison. Divers objets promotionnels seront également disponibles sur simple demande (autocollants, drapeaux, badges, T Shirts, etc). Bonne campagne à toutes et à tous !

SÉNAT

DÉBAT SUR LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE LA FRANCE INTERVENTION DE JEAN-MICHEL BAYLET LE 7 FÉVRIER 2012

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« Monsieur le Président, Monsieur le Ministre d’Etat, Mes chers collègues, Dans le peu de temps qui m’est imparti, j’ai décidé de consacrer toute mon intervention à la situation en Syrie. En effet, le président syrien a choisi de ne pas entendre les aspirations légitimes que son peuple exprime depuis près d’un an. Pire, il a choisi la répression, dans sa forme la plus irrémédiable, celle de « crimes contre l’humanité ». C’est ainsi que le conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a qualifié à plusieurs reprises le déchaînement de violence orchestré par Bachar al-Assad et ses partisans qui a déjà couté la vie à près de six milles syriens. Les derniers bombardements et massacres de Homs en sont malheureusement l’illustration tragique. Dans ces conditions, Monsieur le ministre, vous l’avez dit et vous avez raison, la France ne doit pas baisser les bras face au martyr syrien. Certes, le rejet, pour la seconde fois, par Moscou et Pékin, d’un projet de résolution du Conseil de l’ONU condamnant les violences en Syrie, est un échec pour la diplomatie internationale, la position sino-russe devenant d’ailleurs

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irresponsable et intolérable au regard de l’ampleur des violences. Mais nous savons aussi, mes chers collègues, combien la persévérance est payante. La gestion de la crise libyenne en atteste. C’est une évidence, il faut poursuivre les efforts entrepris depuis plusieurs mois par la communauté internationale pour parvenir à trouver rapidement une issue à ce drame. En effet, très sensibles au sort des syriens et, d’une façon plus générale, très soucieux du respect des droits de l’homme, les radicaux de gauche souhaitent voir accentuer la pression sur le régime syrien. Plus particulièrement, nous devons continuer à soutenir le plan de la Ligue arabe sous réserve que celui-ci conserve ses fondamentaux quant à la recherche d’un règlement pacifique. A cet égard, les amendements proposés par la Russie allaient à l’inverse, en particulier celui visant sournoisement à désarmer les opposants qu’ils appellent « les bandes armées ». Disons le clairement, il s’agit pour les russes de laisser l’armée loyaliste écraser la rébellion. Cependant, sans nullement chercher querelle, j’ajouterai que l’interprétation extensive de la résolution 1973 concernant la Lybie a peut être rendu les Russes méfiants à l’égard d’une intervention militaire qui, rappelons-le, ne visait pas la destitution du colonel Kadhafi. Monsieur le ministre, la position de la France est-elle clairement définie quant à l’avenir de Bachar al-Assad ? En tout cas, le dialogue doit se poursuivre au sein de la communauté internationale, car il faut agir vite. Comme

vous le savez, mes chers collègues, la guerre civile gagne actuellement la Syrie. Plus le bilan des victimes s’alourdit, plus les contestataires chercheront à venger leurs morts. Bachar al-Assad ne semble pas avoir mesuré la dimension sacrificielle des syriens, en particulier des sunnites prêts à tout pour se libérer de quatre décennies de domination du clan alaouite. Mais ce face à face est terrifiant pour la Syrie et son peuple. Cette réalité doit donc -je le disais à l’instant- nous pousser à renforcer les pressions sur le régime syrien et notamment sur le plan financier. Le 23 janvier, l’Union européenne a adopté des sanctions supplémentaires qui s’ajoutent à celles concernant l’embargo sur les armes et les importations de pétrole. C’est une bonne chose, si -bien sûr- les décisions sont respectées. Je pense notamment à l’Iran qui, en violation des résolutions 1747 et 1929 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, aurait livré des armes au régime. La France doit donc rester attentive à toutes les implications régionales de cette crise syrienne. Mes chers collègues, les radicaux de gauche regrettent qu’à l’instar du colonel Kadhafi le Président de la République ait reçu Bachar al-Assad avec tous les honneurs lors du défilé du 14 juillet 2008. Nous constatons aujourd’hui qu’il s’agissait d’une faute grave. Néanmoins, nous nous félicitons du rôle central que la France joue dans la lutte contre les exactions menées par un régime devenu fou et nous espérons que les syriens, quelles que soient leur confession ou leur position sociale, se retrouvent autour d’un projet politique empreint de liberté, de justice et de fraternité »


FORUM SANTÉ

INTERVENTION DE DOMINIQUE ORLIAC

FORUM «LA SANTÉ EST NOTRE AVENIR» TABLE RONDE «LE MÉDICAMENT AU SERVICE DE LA SANTÉ»

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Dans le cadre de la préparation de la campagne présidentielle de François Hollande, un Forum intitulé « la santé est notre avenir » a été organisé à Paris les 1 et 2 février derniers. Plusieurs centaines de personnes ont participé aux nombreux débats organisés à l’initiative du candidat PS-PRG pour évoquer la réduction des inégalités de santé, le médicament au service de la santé, la prévention, la recherche biomédicale, l’avenir de l’hôpital public, mais aussi la médecine en milieu rural ; thème particulièrement important pour notre département. Ces tables rondes, animées notamment par la députée du Lot, Dominique Orliac, les conseillers « santé » de François Hollande, Marisol Touraine et Jean Marie Le Guen ont été clôturées par un discours du candidat. « Plusieurs propositions programmatiques en matière de santé ont été dévoilées », a indiqué Dominique Orliac. « François Hollande souhaite mettre en œuvre un plan d’urgence pour l’installation des jeunes médecins qui, bien au-delà des incitations financières, visera à les aider dans la construction des projets médicaux, à les accompagner dans les démarches administratives et à contractualiser les carrières et les parcours professionnels » a précisé la députée du Lot, avant d’ajouter : « François Hollande entend améliorer l’accès aux soins pour tous et lutter contre les déserts médicaux en créant notamment un pôle de santé de proximité par territoire qui pourra prendre plusieurs formes : maison de santé, centre de santé, hôpital local ». « Sa vision, qui s’appuie sur la réalité très concrète de nos territoires et des difficultés de plus en plus prégnantes de nos concitoyens d’accéder à des soins de proximité et de qualité est bien loin de la vision purement comptable de gestion de la santé publique qui nous est offerte depuis presque 5 ans ». Table ronde co-animée par Dominique Orliac, Députée et Ronan Kerdraon, Sénateur : « Le médicament au service de la santé » Intervention de Dominique Orliac en introduction de la table-ronde : «Le médicament a vécu un traumatisme avec l’affaire du Médiator. Les patients se sont mis à douter. Tout le système de sécurité sanitaire que nous croyions parfait dans notre pays avec la création il y a quelques années du système des Agences indépendantes, a montré ses limites. Mais si la nouvelle loi de sécurité sanitaire est imparfaite elle a renforcé certains aspects : par exemple les moyens de l’Agence, le contrôle des médicaments prescrits hors AMM, les systèmes de pharmacovigilance, et même les conflits d’intérêts. Il faut regretter d’ailleurs que la loi n’ait pas amélioré la clarté du travail des commissions de l’Agence qui ne suivent pas toujours les avis de la commission d’AMM seule compétente. On l’a vu dans les derniers déremboursements : alors que la Commission d’AMM souhaitait qu’on dé rembourse toute une classe, la Commission de transparence a dé remboursé un produit laissant remboursé dans la même classe un produit 40% plus cher. C’est incompréhensible ! Deux commissions seulement seraient plus opérationnelles, l’une qui rassemble l’AMM, la pharmacovigilance et la comparaison des produits et une autre pour le prix des produits de santé. L’AMM sera en effet de plus en plus européenne alors que la fixation du prix est une composante nationale sur le plan sanitaire et économique. Pour moi la sécurité sanitaire est de la responsabilité

exclusive de l’Etat qui ne peut s’en exonérer aux travers d’agences si compétentes soient-elles. Il faut d’autre part souligner une lacune grave qui vient de montrer les risques encourus avec les Dispositifs médicaux c’est l’affaire des prothèses mammaires et peut être d’autres. En effet si on regarde la sécurité des produits de santé il y a une AMM pour les médicaments avec un contrôle sérieux des établissements alors que pour les DM c’est une simple certification CE donnée par des organismes privés venant de tous les pays de l’Union et payés par les industriels eux-mêmes. Le conflit d’intérêt est évident ! C’est inadmissible vu le développement de l’utilisation de ces matériels dans les nouvelles techniques médicaux chirurgicales. Il faut très vite exiger une AMM sérieuse avec un contrôle clair pour renforcer la sécurité de ces produits. Revenons-en aux médicaments : nous nous devons de donner à notre population les meilleures thérapeutiques quelques soient les conditions sociales des personnes. Ce n’est plus le cas actuellement : des études montrent que 25% de la population a des problèmes financiers pour se soigner : les vagues de déremboursement qui se sont succédé ont augmenté ces problèmes, l’augmentation du tarif des mutuelles liée à la taxation du dernier PLFSS ne va pas arranger les choses dans ce domaine. Il faut à la fois maîtriser les dépenses et donner l’accès de tous aux médicaments les plus innovants. Sans oublier de concilier la politique du médicament avec le développement industriel français en particulier pour éviter d’être tributaire à terme des prix des pays étrangers si les nouvelles molécules viennent de chez eux. Des pays comme le Brésil, les USA et la GB l’ont compris en favorisant par les prix les Brevets nationaux. L’analyse faite par le nouveau président (Gilles JOHANET) du CEPS (Comité économique des produits de Santé) a permis de définir ses objectifs dans ce secteur. Il pense que la politique conventionnelle est positive mais pour lui l’effet prix est négatif, l’effet volume est neutre et la conséquence de l’effet structure sur l’industrie française a été négatif. Il appartient donc de discuter de ces orientations pour donner à nos citoyens le meilleur médicament à un coût acceptable avec toutes les garanties de sécurité et d’indépendance nationale. Le réseau de dispensation et sa qualité est aussi un élément indispensable au bon service à la population. La pharmacie d’officine est en pleine mutation avec ses réelles missions enfin définies dans la loi HPST et son nouveau mode de rémunération conventionnelle définie dans le PLFSS 2012. Un rôle accru de professionnel de santé plutôt a été affirmé avec l’incitation à une coopération avec d’autres professionnels de santé (SISA - maisons de santé etc.) pour mieux répondre aux besoins. Cette orientation est à renforcer en s’appuyant sur les trois piliers qui permettent un approvisionnement de qualité sur toute la France, confirmé d’ailleurs par la cour européenne de justice : Monopole qui garantit la sécurité, capital tenu par les professionnels ce qui évite les dérives commerciales, numerus clausus permettant une bonne répartition géographique, bien nécessaire face au problème de la démographie médicale et paramédicale que nous vivons. Des problèmes restent encore à régler comme la fourniture des médicaments aux EHPAD qui permettent aux pharmacies rurales d’avoir une activité répondant aux besoins de la population, les risques graves si les ventes par internet se développent, le problèmes des grands conditionnements, etc. De plus en plus nous irons d’ailleurs vers des traitements personnalisés qui nécessiteront une meilleure collaboration de l’ensemble des personnels de santé, un décloisonnement général pour un travail collectif et une meilleure ouverture de l’hôpital vers la médecine de ville. Voici quelques éléments généraux pour lancer cette table ronde»

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TRIBUNES

POUR UNE POLITIQUE AMBITIEUSE D’ÉDUCATION POPULAIRE PAR ANNICK GIRARDIN DÉPUTÉE PRG DE ST PIERRE ET MIQUELON ET MICHEL MÉNARD DÉPUTÉ PS DE LOIREATLANTIQUE

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La situation l’impose, il faut se réengager dans une politique ambitieuse d’éducation populaire. Notre société est en profonde mutation. Cela se traduit par une crise économique, financière et sociale. Mais cette mutation s’accompagne aussi d’un déficit éducatif, culturel, démocratique, citoyen. Les illettrismes, les dépendances, les aliénations d’aujourd’hui ne sont certes plus celles d’hier, mais une politique d’émancipation individuelle et collective demeure indispensable et d’actualité. COMPRENDRE POUR AGIR ET NON PLUS SUBIR Chaque jour nos médias préférés d’information nous parlent du CAC 40, de l’Etat des marchés, des fluctuations boursières… de quoi parlent-ils réellement ? Qui comprend ? Ce sont pourtant ces évolutions chiffrées qui orienteront les décisions de la gouvernance économique mondiale et s’imposeront aux décideurs de chaque état. Dans la seconde moitié du 19ème siècle, des républicains, convaincus que la citoyenneté ne pouvait s’exercer que par le libre arbitre, ont développé l’éducation populaire. Il s’agissait alors de permettre à chacun de se faire sa propre opinion en faisant preuve d’esprit critique. Pour cela, l’apprentissage pour tous de la lecture, de l’écriture, du calcul devenait indispensable. L’Ecole publique, pour le développement de laquelle ils militaient, se chargerait de cet enseignement premier pour les enfants. Mais dans la logique des idées de Condorcet, ils étaient persuadés qu’il faudrait le compléter par d’autres approches, d’autres temps, d’autres méthodes et proposer une éducation « tout au long de la vie », « permanente »… Cette même exigence est indispensable aujourd’hui. Si l’Ecole a réussi une forte élévation du niveau et des connaissances, il demeure que de nombreux savoirs, savoir-faire et savoir-être sont à découvrir en permanence. Le citoyen ne peut être que récepteur, il doit aussi être acteur, auteur de cette éducation. Au travers de projets,

d’approches sensibles, de formes variées d’expression…toujours dans une démarche collective, participative, active, l’éducation populaire propose cette éducation citoyenne qui permet à chacun de mieux connaître et comprendre le monde qui l’entoure afin de pouvoir agir sur la transformation de la société. En effet, comment agir pour plus de solidarité, d’humanisme ? Sans connaître et comprendre, on ne peut que subir. N’est-ce pas la triste réalité de notre monde actuel dans lequel trop souvent l’économie dicte sa loi, l’individualisme l’emporte sur le vivre ensemble, le communautarisme sur le « faire société » ! GARANTIR L’ENGAGEMENT ASSOCIATIF Depuis les origines des premières structures d’éducation populaire, c’est le regroupement libre de femmes et d’hommes décidés à agir qui fut la forme privilégiée : celle des associations. Aujourd’hui encore, les mouvements et associations assurent la présence et la diffusion de la démarche d’éducation populaire sur l’ensemble du territoire et au plus près des citoyens. Or le tissu associatif est en danger. L’économie néolibérale les considère comme des entreprises et refuse de prendre en considération leur spécificité, leurs apports démocratiques et leur rôle de pilier de notre République. Appels à projet, appels d’offre, marchés publics sont autant de mise en concurrence qui les affaiblissent et rendent incertain leur avenir. Il est indispensable de reconnaître le rôle du monde associatif dans l’éducation populaire, de lui permettre de continuer son action et son projet associatif dans la sécurité et la durée des financements. AFFIRMER LA MISSION DE SERVICE PUBLIC Pour cela il faut réaffirmer que, s’inscrivant dans un projet global d’éducation de toutes et tous tout au long de la vie, une po-

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litique d’éducation populaire, relève d’une mission de service public. A ce titre, elle doit être portée par l’Etat, les collectivités territoriales et les associations dans une clarification de la place et du rôle de chacun. L’Etat doit maintenir et renforcer son implication par la réaffirmation d’un département ministériel et de services déconcentrés dédiés. La situation actuelle est insensée, personne ne peut s’y retrouver entre un secrétariat d’Etat rattaché au ministère de l’éducation nationale, des personnels gérés par celui de la santé et des directions départementales sous l’autorité des préfets qui mêlent sports, jeunesse, action sociale, éducation populaire, solidarité, droit des femmes, voire service vétérinaire… La mission d’éducation doit être effective et si le secteur ne peut bénéficier -vu son trop faible effectif- d’un périmètre autonome, il faut lui donner toute sa place dans un grand ministère de l’Education au sens large (scolaire et hors scolaire… pouvant aller jusqu’à la culture…). Les collectivités territoriales doivent également se voir doter de compétences, de pouvoirs et de moyens afin de développer pour tous et partout cette éducation citoyenne, sans que cela relève de la seule volonté ou possibilité des élus. Dans ce domaine, la clause de compétence générale doit certainement demeurer afin que les niveaux locaux, départementaux et régionaux puissent être complémentaires. Parce que les questions de « vivre ensemble » et de « faire société » sont au cœur du renouveau social, culturel et démocratique dont la France a aujourd’hui besoin, il est temps de s’engager dans l’élaboration et la réalisation d’une politique ambitieuse d’éducation populaire qui associe tous ses acteurs : les associations, les collectivités territoriales et l’Etat, mais aussi ses millions de militants, de bénévoles et de bénéficiaires : c’est-à-dire chacun d’entre nous !


TRIBUNES

TOUCHE PAS À MON CONCORDAT PAR JEAN-DANIEL REBER (PRG 68)

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« Je sais bien que le sujet est important pour nous Alsaciens et radicaux. Mais voilà, notre région porte effectivement des particularités. Certes, je souhaite que le changement ait lieu avec l’élection de François Hollande comme Président. Mais je tiens aussi à ce que l’on respecte notre Concordat. Ce droit a permis tout de même de garder le respect et la paix entre la République et l’église. Je suis heureux de constater que le candidat Hollande a pris l’initiative de respecter cette particularité lors de la présentation de son programme. Il est important pour nous que la seule région restée à droite, vote aussi plus en faveur de la gauche. Il faut donc pouvoir convaincre encore davantage dans notre région et rester vigilant aux propositions que l’on fait. L’Alsace est fidèle à la République et à la France. Ne l’oubliez pas. Alors en avant pour les présidentielles et les législatives 2012 ! » La polémique sur le Concordat, née début décembre (DNA des 9 et 10 décembre), s’enfle dans la campagne présidentielle. Quels sont les risques et les enjeux ? Qu’est-ce que le Concordat ? C’est le traité signé entre la France et le Saint-Siège en

1801 (après la Révolution). Il organise les relations entre l’État et l’Église catholique. Il prévoit notamment la nomination des évêques et la rémunération du clergé par l’État. Pourquoi n’est-il plus appliqué Outre-Vosges ? La IIIème République a dénoncé le Concordat et adopté en 1905 une loi séparant les Églises (en fait les cultes) et l’État. Pourquoi est-il encore appliqué en Alsace-Moselle ? Parce que la région n’était pas française en 1905, mais allemande. Le Reich avait continué à appliquer le Concordat en Alsace-Moselle ; la France a fait de même après 1918, honorant la promesse de Joffre en 1914 à Thann (dans son discours « Je vous apporte le baiser de la France »). S’agit-il seulement du Concordat ? Non ! Dans ce débat, on emploie le mot pour parler aussi d’autres aspects du droit religieux spécifique à l’AlsaceMoselle : les textes comparables du XIXème siècle pour les protestants et les juifs et l’enseignement religieux à l’école prévu par la loi Falloux de 1850 – toujours appliqués dans la région pour les mêmes raisons historiques. Que propose François Hollande ? Il voudrait inscrire dans la Constitution les principes de la loi de 1905 (loi de Séparation). Si l’on comprend bien, il ne s’agit pas du principe de laïcité (qui est déjà dans

la Constitution), mais de l’affirmation de l’article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Quel problème cela pose-t-il pour le Concordat ? C’est une question de hiérarchie des normes, comme disent les juristes. Tant que la loi de 1905 n’est qu’une loi, elle est à égalité avec les textes qui instituent le Concordat en Alsace-Moselle. On peut être en « Séparation » à l’Ouest et en « cultes reconnus » à l’Est. Si la règle de l’article 2 devient constitutionnelle, elle rendra impossible le maintien d’un statut différent dans la région. Le Conseil constitutionnel, saisi par la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), devra abroger les textes contraires et inviter la France à dénoncer le Concordat signé avec le Saint-Siège. Est-ce que la précision « à l’exception de l’Alsace-Moselle », qu’ajouterait Jean-Marc Ayrault, protégerait le Concordat ? En principe, oui. Mais il faudrait que la révision constitutionnelle (qu’elle soit faite par le Congrès ou par référendum) en tienne compte – et que le Conseil constitutionnel ne la censure pas. Après tout, la Constitution comporte des articles spécifiques sur les collectivités d’outre-mer. Inscrire l’Alsace-Moselle dans la Constitution serait même une forme de consécration pour le droit local

L’UMP ET LES CLASSES MOYENNES OU LA SOCIOLOGIE POUR LES NULS FRANÇOIS-XAVIER PERRAULT - SECRÉTAIRE NATIONAL

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Les snipers de l’UMP ont trouvé un nouvel angle d’attaque pour critiquer François Hollande. Ils ont commencé par dire que François Hollande n’avait pas la carrure. Pas de chance, le discours du Bourget a démontré l’incontestable stature de François Hollande. Ensuite, la critique a porté sur le supposé manque de propositions de notre candidat. Pas de chance là encore, le programme publié jeudi 26 janvier est à la fois riche, crédible et financé. Le nouvel argument des snipers de l’UMP porte donc sur un supposé matraquage fiscal des classes moyennes. Là encore, l’argument est de mauvaise foi et totalement infondé, mais la ficelle est plus dure à contrer. L’UMP cherche en effet à effrayer en maniant un concept flou qu’il est nécessaire de définir afin de démontrer la désinformation. En parlant de classes moyennes les snipers de l’UMP savent que beaucoup se sentiront visés. Une enquête du CREDOC de 2009 révèle en effet que 2 Français sur 3 pensent appartenir aux classes moyennes et que seuls 5% des Français estiment faire partie des gens aisés. Parmi les 20% les plus aisés, 50% jugent qu’ils appartiennent à la classe moyenne supérieure et 29% qu’ils appartiennent à la classe moyenne inférieure. Si l’on demande aux Français à partir de quel montant de ressource on peut se sentir riche, ils répondent 4600 euros par mois pour une personne… Cette somme correspond à ce que gagnent les 3% les plus riches. Voici donc quelques données et arguments afin de contrer les biens piètres sociologues que sont les Nadine Morano et consort. L’observatoire des inégalités définit les classes moyennes comme la population dont les revenus sont compris entre les 30% les plus pauvres et les 20% les plus riches. Les classes moyennes ainsi définies regroupent 50% de la population dont le revenu

avant impôt est compris entre 1120 euros et 2600 euros. Quand on évalue objectivement les politiques menées par la droite, on constate qu‘elle parle des classes moyennes et n’agit en fait que pour les plus aisés tout en faisant payer les classes moyennes. Inutile de récapituler les multiples cadeaux aux plus riches : bouclier fiscal, diminution de l’ISF, diminution de l’impôt sur les successions…Inutile aussi de récapituler la multiplication de taxes diverses pesant essentiellement sur les classes moyennes : franchises médicales, taxes sur les mutuelles, taxes sur les téléphones et internet… Nicolas Sarkozy a créé pas moins de 19 nouvelles taxes sans compter le bouquet final avec la TVA sociale. François Hollande dans son programme veut que les efforts soient prioritairement demandés à ceux qui gagnent le plus. La nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu à 45% ne concernera que ceux qui touchent plus de 150 000 euros. La barre de 150 000 euros représente un revenu mensuel de 12 500 euros ce qui est loin des 2600 euros. Le bénéfice des niches fiscales, qui ne profitent qu’aux plus riches, sera limité à 10 000 euros. La réforme du quotient familial ne touchera que les 5% de ménages les plus aisés. Les mesures du programme pour l’éducation, l’emploi, la compétitivité des PME bénéficieront aux classes moyennes. Alors ne laissons pas la droite mentir et désinformer. Les classes moyennes ont tout à gagner à la victoire de François Hollande. A nous de porter ces arguments sur le terrain. Le changement, c’est maintenant !

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EN MOUVEMENT

Actualités J JEAN-MICHEL BAYLET, PRÉSIDENT DU PRG, a participé au traditionnel diner de SOS Racisme aux côtés de son président Dominique Sopo et de François Hollande. JeanBernard Bros, Eric Montes et Sandra-Elise Reviriego étaient également présents. J ANNICK GIRARDIN, DÉPUTÉE DE SAINT PIERRE et Miquelon, conduira le 18 mars la liste d’union de la gauche aux élections territoriales de St Pierre et Miquelon. J NOËL BONNIEU, MILITANT DE LA FÉDÉRATION de la Gironde, a été élu président régional de l’AFCAM (Association Française du Corps Arbitral Multisports). J A ST PIERRE DU MONT (LANDES), les élections municipales ont permis la réélection de Cécile Dupouy et l’élection d’Alexandre Arrieu, que nous félicitons.

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ean-Michel Baylet, sénateur de Tarn et Garonne, a participé au Sénat à une table ronde sur la loi du 6 février 1992, dite «loi Joxe-Baylet» sur l’administration territoriale de la République, dans le cadre du colloque : 6 février 1992 - 6 février 2012, Vingt ans de Communautés de Communes, bilan et perspectives. Par ailleurs, le sénateur de Tarn et Garonne, a posé le 26 janvier une question écrite sur la situation des producteurs de volailles et canards à foie gras ne bénéficiant pas de l’aide financière à l’installation de cages collectives. Au Sénat, Nicolas Alfonsi (Corse du Sud) est intervenu sur le statut de la magistrature et avec Jacques Mézard (Cantal) et Anne-Marie Escoffier (Aveyron) sur la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi. Cette dernière est par ailleurs intervenue sur la titularisation des contractuels dans la fonction publique. Jean-Claude Requier, sénateur du Lot, a questionné le gouvernement sur le tarif de l’électricité et Raymond Vall, sénateur du Gers, est intervenu sur le suivi des conséquences environnementales des essais nucléaires français en Polynésie française. Dominique Orliac, députée du Lot, a questionné le gouvernement à l’Assemblée Nationale, sur son immobilisme en matière de logement.

Carnet

Fédérations J Coup d’envoi de la campagne en Eure et Loir où à l’invitation d’Harold Huwart, président de la fédération, les radicaux de gauche ont reçu Michel Champredon, maire d’Evreux, pour le 1er meeting de la présidentielle. J Réunis le 21 janvier, les radicaux du Nord ont renouvelé leurs instances : Jacques Mutez, maire-adjoint de Lille, Robert N’Gimbi et Christiane Marck sont président, secrétaire et trésorière.

DÉCÈS Nous avons appris avec tristesse le décès de notre ami Etienne Penot, militant de la fédération d’Eure et Loir.

COMMUNIQUÉS

SYLVIA PINEL, DÉPUTÉ PRG DU TARNET-GARONNE, RÉAGIT AUX PROPOS MÉPRISANTS DE NOËL MAMÈRE VIS-À-VIS DU PRG, HIER SOIR AU GRAND JOURNAL DE CANAL PLUS. LE 14

FÉVRIER

2012

« Le député de Gironde a la mémoire courte. Il était, en effet, bien content d’être candidat sur la liste Energie Radicale en 1994! Le Parti Radical de Gauche, depuis sa création, est une composante importante de la gauche dont les idées ont pu être largement exposées à l’occasion des primaires citoyennes. De plus, en termes de militants et en termes d’élus, les radicaux n’ont pas à rougir de la comparaison avec les écologistes. »

LE

BULLETIN DU

PARTI RADICAL

HEBDOMADAIRE.

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DE

GAUCHE

EST UNE PUBLICATION

DIRECTRICE DE LA PUBLICATION : MARIE-LOUISE PADOVANI RÉDACTION : PASCAL CÉDAN, MARC INQUIMBERT, CÉCILE REICHARD. SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : CÉCILE REICHARD 13 RUE DUROC -75007 PARIS TÉL : 01 45 66 67 68 FAX : 01 45 66 47 93

LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR A DÉPASSÉ LES BORNES Jean-Michel Baylet, coprésident du conseil politique de François Hollande et président du PRG : « le Ministre de l’Intérieur a dépassé les bornes ». Les déclarations de Claude Guéant, ce mardi 7 février sur le plateau de Canal +, mettant en cause la religion musulmane sont inacceptables dans un Etat laïque. Je lui rappelle que la République n’a pas de religion officielle et qu’elle les respecte toutes pour peu qu’elles respectent la loi. En s’arrogeant le droit de juger une religion particulière, Claude Guéant, qui est aussi Ministre des Cultes, sort de ses prérogatives et viole les consciences de millions de nos concitoyens.

NUMÉRO DE COMMISSION PARITAIRE : 0515 P 11 286 IMPRESSION : IMPRIMERIE RDSL SAINT LUBIN DE LA HAYE (28) CRÉATION GRAPHIQUE : GREG LEDUC CRÉDIT : D.R ISSN : 12 55 - 63 27 SITE INTERNET : WWW.PLANETERADICALE.ORG EMAIL : PRG@PRG.COM.FR

Bulletin Radical n°567  

N°567 du Bulletin du Parti Radical de Gauche

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