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Mlle Georgette Ngabolo Résidence Lemire 13 rue l’Abbé Lemire 54000 Nancy

AMICALE DES ANCIENS JECISTES DU CONSEIL PANAFRICAIN

- PROJET soumis à l’appréciation de l’Equipe de Coordination Panafricaine à Nairobi

Décembre 1990

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PREAMBULE La JEC, mouvement d’Action Catholique, a pour but de participer à l’édification du Royaume de Dieu, afin que chaque être humain vive dans un milieu de justice, de paix, d’Amour. Les étudiants qui y adhèrent sont des témoins du Christ. Ils travaillent et organisent le monde en essayant de faire régner les trois valeurs sus-énumérées. En étant membres actifs de la transformation du monde, en y jouant un rôle conscient et responsable, ils sont donc des ouvriers actifs dans le peuple de Dieu. Pour y arriver, une pédagogie et une spiritualité appropriée au mouvement sont les moyens utilisés. Le mouvement n’a donc pas un but lucratif ou politique, ce qui ne l’empêche pas d’être très organisé, depuis l’échelon mondial (JEC-I.) jusqu'à l’échelon national (Bureau National), en passant par la Coordination continentale. Tout en ayant un caractère extraverti, puisqu’elle est tournée vers le monde à transformer, la JEC participe énormément à l’épanouissement spirituel, intellectuel, familial, relationnel et social des étudiants. Elle fait d’eux, au sortir du mouvement, des hommes et des femmes accomplis, capables de se responsabiliser dans les structures scolaires, familiales, socio-culturelles, paroissiales, économiques, juridiques, politiques de leur pays. Elle fait d’eux des êtres en mesure de se reconnaître et d’agir dans leur milieu de vie quotidien. Elle forme des chrétiens au service des autres, et particulièrement des plus démunis. Ceci en sachant que l’Eglise appelle les chrétiens à collaborer à la résolution des problèmes économiques et sociaux dans l’intérêt des plus démunis. Il n’est pas dans mon ambition de présenter ici le mouvement aux néophytes, ni de rafraîchir la mémoire des anciens... Ce préambule veut tout simplement rappeler le cadre dans lequel je voudrais poser le problème.

LE PROBLEME Il s’agit d’un problème qui se présente actuellement tant au niveau national que continental : le problème des « anciens jécistes ». Et lorsque je parle des « anciens jécistes », je voudrais en fait introduire au sein du mouvement JEC d’Afrique, une nouvelle catégorie d’anciens jécistes : les anciens du Conseil panafricain. Ne pouvant remonter jusqu’au 1er Conseil de 1982, avec le risque de m’y perdre, je prendrai pour référence celui de 1986. Pour la petite histoire, la plupart des délégués à ce Conseil étaient, comme de coutume, des délégués diocésains, nationaux, des responsables de la JEC-U et de la JEC-S., des conseillers ou des aumôniers. (Sans oublier l’équipe panafricaine elle-même !) Je me pose une question : que sont-ils devenus aujourd’hui ? Au terme de mes réflexions, plusieurs cas de figure se présentent : - 1. Ceux qui ont quitté le mouvement pour des raisons académiques (études à l’extérieur ; difficultés de concilier les responsabilités nationales et les études ; etc.) pour des raisons familiales ou matrimoniales pour des raisons professionnelles par désintérêt et manque d’engagement (comme certains le disaient au Gabon : « la JEC, c’est pour les petits, moi, maintenant, je suis grand ! » par manque de structures d’accueil

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à cause d’ambitions politiques... - 2. D’autres sont restés fidèles au mouvement : ils sont conseillers laïcs au Bureau National ou dans des comités de base. - 3. Certains se sont mis dans les rangs des « Anciens Jécistes », au sein d’une Amicale nationale des Anciens. - 4. D’autres ont pu trouver une communauté chrétienne d’accueil, dans laquelle ils militent (communauté paroissiale, groupe de prière, groupe d’étude biblique, chorale, etc.) - 5. D’autres n’ont que des contacts épisodiques avec le mouvement : une carte postale, un bonjour éclair... - 6. Enfin, ceux qui se cherchent et n’arrivent pas à se situer par rapport à leur mouvement. Une autre question : ceux qui ont participé au Conseil Panafricain ont-ils gardé un contact avec la Coordination panafricaine ? C’est cette dernière qui pourrait répondre... Je m’interroge donc sur le devenir de nous autres jécistes qui sommes aujourd’hui considérés comme des « anciens » du mouvement dans nos pays d’origine, et qui avons participé à un Conseil Panafricain. Que faire ? Comment être utile au mouvement ? Je voudrais ici alerter l’équipe panafricaine, face à la demande de cette catégorie d’anciens jécistes.

PROPOSITION Après avoir présenté le problème, je propose une tentative de solution en terme de projet d’une structure d’accueil pour ces anciens : AMICALE DES ANCIENS JECISTES DU CONSEIL PANAFRICAIN.

Cette structure, selon moi, aurait pour dessein de permettre aux anciens de rester en contact avec le mouvement et de pouvoir continuer à être à son service : 1. Au sein des mouvements nationaux : - possibilité de participer à l’animation et surtout à la formation des jeunes du mouvement ; possibilité d’être « conseiller » au Bureau National - possibilité d’être permanent ou semi-permanent au sein du mouvement (en attendant de trouver du travail... pour les nouveaux diplômés !) - susciter la création d’une Amicale des Anciens Jécistes, là où celle-ci n’existe pas encore, participer activement à l’animation de celle-ci, là où elle existe déjà. Il s’agit donc de faire tout pour que les anciens jécistes qui ont participé à un Conseil puissent être efficacement au service de leur mouvement d’origine. 2. Au sein de la Coordination panafricaine : 4


- Cela revient à chercher avec l’équipe en place, comment les anciens peuvent encore travailler avec elle. - Et comment les anciens du Conseil Panafricain peuvent s’organiser pour avoir une spiritualité commune, un engagement commun au sein du mouvement et de la société. - Les anciens devront d’abord promouvoir les relations entre eux par le biais d’échange d’expérience. 3. Au sein de la société : Comment aider les anciens jécistes à être des responsables chrétiens au sein des structures sociales, économiques et politiques qu’ils dirigent ou dans lesquelles ils sont inscrits ?

MOYENS Pour atteindre ces objectifs, il faut se donner des moyens : moyens humains, moyens d’information et moyens financiers. 1. Les moyens humains La Coordination panafricaine pourrait se charger de recenser, avec les anciens qui le désirent, tous les anciens ayant participé au Conseil de 1986. Ceux de 1982 et 1984 semblent trop éloignés dans le temps, ceux de 1990 sont trop jeunes pour être considérés comme « anciens » : ils sont encore à part entière dans le mouvement. Les anciens ayant participé au Conseil de 1986 forment, si je peux ainsi l’appeler, le groupe expérimental, ou plutôt la cellule de base pour lancer le projet. A titre d’exemple, je suis en contact avec Solange du Cameroun, et avec Brou Djekou Lazare de la Coordination. Cela signifie que Solange peut être en contact avec Lazare, par mon intermédiaire, et moi, en contact avec Jeannot (du Cameroun) grâce à Solange, ou en contact avec Animako Lazare, grâce à Lazare. De plus, les aumôniers ne sont pas exclus : le P.Coulée est en contact avec le P.Gérard (Gabon) et Charles Diara (Mali). Cela signifie que le P.Gérard peut être en contact avec le P.Charles Diara. 2. Les moyens d’information - Une « Lettre aux anciens » , à l’exemple de la « Lettre aux aumôniers », permettrait, pour commencer, de prendre les premiers contacts. - Un bulletin de liaison, édité par la Panaf., en collaboration avec les anciens, sera mis sur pied par la suite. Il pourrait être trimestriel ou annuel, et comprendrait des rubriques du genre : * une rubrique pour les anciens jécistes, dans laquelle on trouverait leurs expériences actuelles dans le mouvement, leurs attentes par rapport aux mouvement nationaux et à la Coordination, des propositions quant à leur activité au sein du mouvement, leur point de vue sur le sujet de la Campagne d’Année de leur mouvement national, etc... * une rubrique pour la Coordination, avec des propositions d’activités réalisables par les anciens, des éléments en vue d’une formation biblique par exemple, ou d’une meilleure compréhension de la doctrine sociale de l’Eglise, tout ceci en vue d’un affermissement de la foi. * une rubrique pour les mouvements nationaux, où ils pourraient dire ce qu’ils attendent des anciens. 5


3. Les moyens financiers Ils seront envisagés si le projet reçoit l’approbation de l’équipe panafricaine et des anciens jécistes concernés. L’idéal d’une cotisation annuelle versée par les anciens jécistes ne serait pas à exclure. La Coordination devrait dire auissi dans quelle mesure elle pourrait assurer le financement et la gestion de cette structure. Les dons ne sont pas à exclure non plus !

CONCLUSION Pour terminer, je dirais que ceci n’est qu’une ébauche de projet, une idée encore embryonnaire... La proposition semble peut-être utopique, mais il faut la mûrir, la développer. Je lance ici des graines qui porteront peut-être un jour des fruits. Il est possible que ce projet oblige l’équipe panafricaine à mener une réflexion supplémentaire, alors qu’ils ont déjà bien du travail, mais je voudrais tant que soient entendus les anciens jécistes qui veulent oeuvrer pour l’affermissement de la JEC et pour la construction du Royaume de Dieu. Des obstacles surgiront sans doute sur le chemin qui conduit à la mise en œuvre de cette amicale, mais il n’y a de vraie rencontre que lorsqu’on brise un obstacle et que l’on prend le risque de bâtir dans l’Amour.

Fait à Nancy, le 3-12-1990 Mademoiselle Georgette Ngabolo

Conseil panafricain, Naïrobi, 1986

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Conseil panafricain, Naïrobi, 1986

YOUNG CHRISTIAN STU DENTS JEUNESSE ETUDIANTE CHRETIENNE Africa Reginal Coordination

— Coordination Régionale Africaine Nairobi, 26 Février 1991 Mlle Hombilawa Ngabolo Georgette R. U. du Placieux Bat 3 ch 3165 Bd. Maréchal Lyautey 54600 Villers les Nancy France

Merci pour votre carte du Nouvel An. Que Dieu tout puissant vous accompagne et vous guide tout au long de votre séjour en France et de votre pèlerinage terrestre. Chère Georgette, c'est avec un profond intérêt que l'équipe panafricaine a examiné votre projet: "Amicale des Anciens Jécistes du Conseil Panafricain". Nous apprécions l'idée de votre projet mais aimerions partager avec vous quelques-unes de nos suggestions suivantes. 1. Votre projet précise une certaine tranche d'anciens Jécistes. Ce qui bien sûr, limite la participation. Le conseil de 1986 est encore récent dans la vie du mouvement. Beaucoup d'anciens Jécistes ayant ou non participé à un conseil panafricain peuvent bien être intéressés par l'après Etudes, (l'après JEC.) Bien des Jécistes engagés n'ont pas eu la chance de participer à une rencontre panafricaine, mais peuvent bien être intéressés. Pour quoi donc ne pas l'ouvrir à tous les anciens Jécistes qui veulent bien y participer.

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2. Nous vous suggérons donc de faire un résumé du projet d'un réseau d'anciens Jécistes (amicale d'Anciens Jécistes pour reprendre vos propres mots) dont le but est comme vous l'avez dit : Réfléchir sur leur rôle par rapport aux mouvements nationaux. Comment lier la formation et l'expérience reçues à la JEC à leurs responsabilités sociales actuelles. Bref, comment poursuivre en clair notre mission JEC en dehors de la vie scolaire et universitaire.

2. Dans-un premier temps l'équipe panafricaine peut faire un liste d'adresses d'anciens Jécistes, qu'elle aura reçu des mouvements nationaux, répondant au projet. Nous nous chargeons donc de photocopier et d'envoyer le résumé du projet que vous nous aurez envoyé aux intéressés. 4. Cela n'est que pour le début. Comme vous le savez, au delà de notre mission et de nos moyens financiers, nous, équipe panafricaine, nous ne pourrons pas prendre en charge le coût dans l'avenir. Notre rôle est de vous aider à démarrer ce projet, que nous trouvons intéressant pour la proclamation et la continuité de la construction du Royaume de Die sur terre. En conclusion, l'équipe panafricaine approuve votre projet et vous souhaite courage et persévérance. CHARLES DIARRA Pour l'Equipe

Fort de cet encouragement reçu de la part de l’Equipe panafricaine,et en tenant compte de son souhait d’un élargissement à tous les anciens jécistes, le projet va pouvoir se développer. La petite graine va commencer à germer ! Des anciens qui se trouvent en Afrique, d’autres qui se trouvent en France vont être contactés, par l’intermédiaire d’un bulletin : TAM-TAM (Toujours Avec le Mouvement - Toujours Avec les Militants) Le numéro 0 présente le projet (octobre 1991) Le numéro 1 relate les premières réactions (février 1992)

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Tirés du numéro 1 de TAM - TAM, voici : - l’éditorial de Georgette Ngabolo - le compte rendu de la première réunion de quelques anciens, à Paris - les premières réactions venues d’Afrique (Sénégal, Togo) - la réaction de la JEC-Internationale

TAM-TAM, n°1

EDITORIAL Chers tous Il convient de vous rappeler ce qui avait été dit dans le numéro 0 (octobre 1991) : le petit projet ne cesse de se développer et de prendre forme ! ... Il s’agit de mettre en place un « réseau » d’anciens responsables JEC d’Afrique (présents dans leur pays actuellement, ou en dehors), désireux de poursuivre leur engagement dans le mouvement. L’objectif de ce réseau d’anciens serait de partager leur expériences JEC antérieures ou actuelles, pour aboutir à une réflexion commune . Cette réflexion permettra à chacun d’avoir un meilleur engagement au service de son mouvement d’origine. ... Nous voulons, en tant qu’anciens responsables, être à l’écoute de chacun de nos questionnements sur notre engagement chrétien en général, et dans la JEC en particulier. Nous voulons par la même occasion, nous interroger sur le vécu actuel de notre foi, et enfin, nous voulons être à l’écoute de la demande de nos mouvements nationaux.. Tout cela parce que nous voulons nous aussi, anciens responsables, être davantage « fidèles à la mission, à la vision et aux idéaux de la JEC, comme moyen d’être totalement et activement, en solidarité avec l’Eglise, dans la mission de faire se réaliser le Royaume de Dieu ». Nous proposons un bulletin de liaison entre tous les membres de ce réseau, bulletin où nous aurons tous l’occasion de nous exprimer et de nous faire connaître. ...

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« Lève toi et marche » : il n’est jamais trop tard pour être témoin du Christ. Merci à tous. Georgette Ngabolo

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DES RETROUVAILLES... Nous avons eu la joie de nous retrouver, à Chevilly Larue, le 4 janvier 1992 : Lazare Animako, Nicolas Desboeoufs, Charles Diara, Philippe Shar, Georgette Ngabolo, Benjamin Mouguingui et Gérard Wareghem. (Florence Ssereo s’était excusée). Outre la joie de se retrouver, pour certains, après plusieurs années, nous en avons profité pour parler un peu de deux sujets bien précis : - le Réseau des anciens responsables nationaux - le futur Synode Africain. ... A propos du Réseau, Georgette, l’initiatrice du projet, nous a rappelé comment elle avait eu cette idée, et comment « l’enfant grandit », grâce aux apports des uns et des autres. Quelques idées forces ont été rappelées : - Certains jécistes qui ont été responsables dans le mouvement sont encore à son service. D’autres sont un peu comme « perdus dans la nature ». Ils pourraient pourtant continuer à se rendre utile au mouvement... - un réseau, avec un bulletin de liaison pourrait favoriser l’échange d’expériences - une préoccupation : il s’agit de tous les anciens (ceux qui sont en Europe comme ceux qui sont en Afrique... ... Quelques questions : comment atteindre ceux qui ne sont pas encore au courant ? Que faire quand on est étudiant en France, où la JEC n’est pas très vivante ? Qu’est-ce que la JECI, la Coordination panafricaine et chacun de nos mouvements nationaux attendent de nous ? ... Nous nous sommes séparés en nous donnant rendez vous en mars. (Extrait du n°1 de TAM TAM) _______________________

LES PREMIERES REACTIONS VENUES DU SENEGAL ET DU TOGO. Lomé, le 26 novembre 1991 Chère Georgette C’est avec un réel plaisir que j’ai pris connaissance du contenu du projet que je viens de recevoir, qui vous tient à cœur et que vous désirez mettre sur les rails le plus tôt possible. J’apprécie à sa juste valeur l’initiative déjà prise par le biais des contacts entamés. 11


Pour ma part, je ne peux que cautionner ce projet car il vient à point nommé et répond aux préoccupations qui ne cessent de m’animer depuis quelques années. ... Je voudrais ici partager avec vous l’expérience togolaise dans le cadre des anciens jécistes du Togo. Depuis octobre 1987, nous avons mis sur pied le groupe des anciens jécistes qui a pour objectif principal l’assistance morale, intellectuelle et financière aux équipes de base sur tout le territoire national. ... Aujourd’hui, nous ne pouvons pas affirmer que cet objectif est atteint, car quelques équipes seulement ont reçu notre assistance... Mais nous ne sommes pas du tout découragés... ... Pour ma part, je suis disposé à apporter ma contribution, d’une manière ou d’une autre pour faire de ce projet une réalité. Soyez en sûrs. Les graines lancées porteront inévitablement des fruits. Amicalement. Albert Akakpo. B.P. 3858 Lomé, TOGO.

P.Armel Duteil B.P. 160 - St.Louis, SENEGAL

Le 27-12-1991

Chers amis Merci beaucoup pour votre numéro 0 de TAM- TAM qui m’a beaucoup intéressé. Malgré tout, je ne vous cache pas que je suis partagé sur votre projet. D’un côté, il est très important de soutenir la JEC, d’autant plus qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des aumôniers pour les équipes. D’où l’importance des « conseillers laïcs », mais à condition qu’ils sachent jouer leur rôle de conseiller, sans prendre la place des jeunes et sans être le responsable de l’équipe. A condition aussi que les anciens jécistes devenus adultes prennent réellement des responsabilités et aient des engagements dans leur milieu de vie actuel. Je pense en écrivant cela à des anciens jécistes qui se retrouvent dans une amicale d’une manière très sympathique pour parler du passé mais ne s’engagent pas en adultes dans leur milieu de vie. Par rapport à cela, je verrai comme action à mener, en tous cas au Sénégal, de lancer plutôt, en priorité un mouvement d’Action Catholique adulte. Nous comptons sur la JEC mais aussi sur la JOC, l’ACE, etc. (...) Voilà quelques réflexions à la lecture de TAM TAM. Je suis prêt à participer à la suite de la réflexion. Avec toute mon amitié et ma prière personnelle. Armel. _______________________

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Paris, le 31 janvier 1992

A l'Amicale des Anciens de la JEC d'Afrique

Dans les numéros suivant de TAM TAM, nous trouvons les réactions (positives !) de Jeannot Minla Mfou’ou (Cameroun), de Brou Djekou Lazare (Côte d’Ivoire), de Jean Noël Ngom (Sénégal), de Rouamba Alexandre (Burkina), du P. de Gastine et Vincent Banguiam (Tchad), de Sylvère Havugimana (Rwanda),etc.. etc...

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Chers Ami(e)s, A la suite de votre rencontre de janvier, vous nous avez consulté pour identifier les besoins et les attentes de la JECI par rapport au projet qu'initient les anciens de la JEC d'Afrique. C'est avec un réel plaisir que notre équipe a accueilli cette interpellation. Cela prouve, une fois de plus, la volonté de l'ensemble de nos groupes JEC de participer à la construction de la dimension internationale de la JEC. Nous saluons donc, à sa juste valeur, ce nouveau pas de la JEC d'Afrique. Après des décennies de parti unique en Afrique, de nouvelles sensibilités font jour et s'organisent afin de se positionner sur la scène publique. Elles proposent une autre vision de la vie et tentent de bâtir une nouvelle citoyenneté : celle des Droits de l'Homme. Face à tout ce mouvement dynamique, nos groupes JEC ne veulent pas rester en réserve. De plus en plus, ils s'engagent dans ce vaste élan vers plus de justice. Ils conçoivent leur schéma de travail en tenant compte des aspirations légitimes de leur peuple et des nouvelles réalités qui meublent leur environnement social. Cependant, ils ne veulent pas seulement compter sur ce qu'ils ont d'essentiel, à savoir leur fougue, leur dynamisme et les connaissances acquises à l'école, mais aussi ils veulent compter sur l'apport des anciens du mouvement. C'est donc en partant de cette idée de solidarité, avec les jeunes militants de la JEC d'Afrique, que votre Amicale tirera sa légitimité. Pour notre part, en tant qu'équipe internationale, nous ne pouvons qu'encourager une telle démarche. La JEC Internationale trouvera dans cette Amicale un autre partenaire avec qui dialoguer. Après sa rencontre avec les Secrétariats Régionaux, qui aura lieu du 25 au 27 février à Paris, elle fixera ses axes de travail et précisera à votre Amicale quels types de collaboration elle entendra avoir avec elle. En vous transmettant nos encouragements, nous vous prions de recevoir, Chers Amis, nos salutations distinguées.

Pour la JECI : Lazare Animako KABRAN Secrétaire Général JECI

A.J.A.F. Paris, le 3-71995 12 rue du P. Mazurié 94669 Chevilly Larue

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OBJET : Demande d'affiliation à la JEC Panafricaine A l'équipe de coordination panafricaine Au Conseil panafricain de la JEC

Par la présente lettre, nous venons auprès de vous solliciter notre affiliation au sein de la JEC panafricaine. En effet, l'Association des Jécistes Africains en France (AJAF) est un lieu de rencontre pour les jécistes africains qui désirent poursuivre leur idéal JEC et leur engagement chrétien. Elle assure un cadre de réflexion pour des activités spirituelles, sociales, culturelles..., en solidarité avec les plus démunis. Le 7 mars 1993, nous avons été reconnus officiellement en France comme association selon la loi de 1901, association a-politique et à but non lucratif. Par ailleurs, le 15 décembre 1994, nous avons reçu de l'Eglise de France la nomination officielle de notre aumônier. Aujourd'hui, nous sommes une trentaine d'étudiants ayant milité dans les mouvements nationaux de nos pays d'origine, comme membres, comme responsables diocésains ou nationaux. Ces jécistes actuellement en France viennent de 9 pays d'Afrique (Bénin, Cameroun, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Congo, Togo, Gabon, Ouganda, Sénégal). Nos deux aumôniers ont une longue expérience du mouvement, l'un a été pendant 20 ans aumônier national de la JEC gabonaise et l'autre pendant 8 ans, aumônier de la Coordination panafricaine. Au cours de ces trois dernières années, nous avons été interpellés par certains grands défis, qui ont fait l'objet de notre programme d'activités : - En 1992, nous avons voulu apporter notre contribution, à partir des Linéamenta, à la réflexion préparatoire du Synode africain. C'est ainsi que nous avons réalisé une enquête par questionnaire, en France et en Afrique, auprès de 283 personnes. Cette enquête était construite autour du chapitre Justice et Paix. Au terme de cette enquête, un fascicule intitulé "Contribution d'un groupe de jécistes en vue du prochain synode africain", fut publié. - A l'approche du Synode Africain, l'AJAF poursuit la réflexion précédente. C'est ainsi que nous avons organisé à Paris du 21 au 23 janvier 1994, un colloque sur le thème "Vous serez mes témoins". Ce colloque a posé le problème de la responsabilité en Afrique. - A la suite du colloque, l'AJAF a voulu prendre ses responsabilités. Nous nous sommes alors interrogés sur les conséquences de la dévaluation du F.CFA au niveau des étudiants africains. En 1994, nous réalisons une enquête auprès des étudiants. Suite à cette enquête, le 21 janvier 1995, l'AJAF organise une Table Ronde sur les conséquences de la dévaluation du F.CFA sur les étudiants africains en France, et les propositions concrètes pour remédier à leurs difficultés. Aujourd'hui, nous avons dégagé des pistes de réflexion et d'actions qui nous permettront d'aider les étudiants concernés. - Un autre projet qui nous a sensibilisé depuis 1993 c'est le "Projet Médicaments". Il s'agit d'une collecte de médicaments en France pour des populations bénéficiaires en Afrique. Le projet est une chaîne de solidarité qui entre dans le cadre de l'option préférentielle pour les pauvres. Ce projet se veut une sensibilisation des populations d'Afrique bénéficiaires, à la gestion de leurs problèmes de santé.

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Coordination Régionale Africaine

Africart Régional Coordination

Nous depuis deux ans, informés plusieurs YOUNG CHRISTIAN STUDENTS mouvements nationaux, de notre JEUNESSE ETUDIANTE CHRETIENNE certains d'entre aux ont montré leur

avons projet et intérêt.

(Pour tous renseignements complémentaires, cf. le Rapport Moral 1994 - 1995) Il faut signaler que l'AJAF n'est pas une structure fermée sur elle-même, mais elle est ouverte à l'Eglise locale (France), à l'Eglise d'Afrique et à l'Eglise universelle. C'est ainsi que nous sommes en contact avec les structures locales : Coopération missionnaire, Pastorale des Migrants, Communautés Africaines de France, Congrégations religieuses, Réseau Jeunes en Mission, Fraternités... Par rapport aux mouvements, nous entretenons des relations avec : - La JEC-I - La JEC française qui n'a pas ménagé ses efforts pour nous soutenir - La Coordination panafricaine qui nous a soutenu dans notre action. - Les mouvements nationaux Par ailleurs nous publions un bulletin de liaison : TAM TAM qui est diffusé en Afrique francophone. Il veut être un lien entre les anciens jécistes qui sont en actuellement en train de s'organiser en Réseau. Confiant dans notre action et dans notre avenir, en tant que mouvement JEC africain en France nous venons donc ici, solliciter notre affiliation au Conseil panafricain, comme mouvement collaborateur. Nous osons espérer que notre requête recevra un écho favorable. Fait à Paris, le 3juillet 1995. Pour le Bureau directeur de l'AJAF la responsable, Mlle Ngabolo Georgette.

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P.O. Box 44335 NAIROBI. KENYA.

Naïrobi, 25 septembre 1995.

254/IYCS/AF/25/09/95

TELEPHONE :

A.J.A.F. 12, Rue du P. Mazurié 94669, Chevilly Larue FRANCE

254 2 553029

TELEFAX 254 2 542320

Chers Amis, Nous avons bien reçu lors de notre séjour en Côte d'Ivoire des mains de Lazare Animako, une importante documentation que vous avez bien voulu nous faire parvenir. Nous vous en remercions. Concernant votre demande de reconnaissance, il a été demandé à l'Equipe de Coordination Panafricaine JEC, de maintenir le statut de collaborateur avec votre association. La nouvelle Equipe de Coordination Panafricaine JEC avec l'élection lors du Conseil Panafricain de ADE TARSOO LINUS du Nigeria se présente comme suit: Rigobert YANDA

Coordinateur Général

Linus ADE TARSOO

Membre

Père Péter LWAMINDA

Aumônier Panafricain à mi-temps Avec l'assurance de nos salutations amicales.

Yanda Rigobert Coordinateur Géneral JECI AFRIQUE

EN VUE DE LA PREMIERE ASSEMBLEE GENERALE...

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Chers amis du Réseau des anciens jécistes d'Afrique

Depuis 1990, un réseau d'anciens jécistes africains est en train de se mettre en place. (Cf. dépliant ci-joint). Certains anciens ont déjà apporté leur contribution à l'édification de ce réseau et d'autres nous ont déclaré leur intention d'y participer. Prochainement, nous vous donnerons la liste de tous ceux qui auront réagi à nos propositions. L'heure est venue de préciser notre objectif: - quelles sont nos ambitions, de quel projet sommes nous porteurs et de quel projet voulons nous être porteur à l'avenir en tant que RESEAU ? - quels moyens voulons nous nous donner pour réaliser nos objectifs ? L'idée principale est de rassembler toutes vos propositions. A partir de vos expériences actuelles, pouvez vous nous dire quels sont vos aspirations et comment vous voyez l'avenir de ce réseau. Le calendrier suivant vous est proposé : - Janvier 1995 : nous ferons une première synthèse de vos réponses. Elle sera publiée dans le bulletin TAM-TAM - Vous aurez encore jusqu'en juillet 1995 pour réagir à cette synthèse. Il faudra l'enrichir de façon à ce que nous soyons toujours mieux capables de relever les défis qui ne manquent pas de nous interpeller. - A partir d'octobre 1995, nous passerons à la préparation pratique de la première Assemblée Générale du Réseau. C'est au cours de celle-ci que nous fixerons ensemble la Charte du Réseau. Cette Assemblée aura lieu en juillet 1996. Il serait peut-être possible de la tenir en Côte d'Ivoire. Tous les détails pratiques seront à déterminer entre octobre et décembre 1995. Nous insistons : merci de nous envoyer vos premières propositions avant- le 31 décembre 1994. Que le Christ nous donne toute la lumière et toute la force nécessaire !

A Paris, le 23 septembre 1994 Hombilawa Ngabolo Georgette, Animako Kabran Lazare, P.G.Warenghem

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Paris le 24 Mai 1996.

Aux Membres du Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique

Objet : Assemblée Générale du Réseau

En novembre 1995, nous vous avons adressé une lettre à propos de la future assemblée générale du Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique. Les réponses qui nous sont parvenues nous permettent de vous proposer cette première synthèse. Au total 27 anciens jécistes, provenant de 11 pays (Burkina, Madagascar, Centrafrique, Gabon, Cameroun, Sénégal, Côte d’Ivoire, Burundi, Togo, Congo, + Emmanuel Bobande !) ont répondu au questionnaire. Leur appréciation de la situation du laïcat se résume ainsi : Dans bien des endroits, la situation du laïcat a évolué d’une situation de passivité vers plus d’engagement. Cela est facilité par la mise sur pied des communautés de base au sein desquelles les gens apprennent à réfléchir et à agir ensemble. Mais en général ils notent que les chrétiens se limitent souvent au seul cercle de l’église. Ainsi soulignent-ils à titre d’exemple, la tiédeur du laïcat face à la démocratisation en Afrique. Ils recommandent donc que les laïcs s’engagent plus dans les associations culturelles, sociales, économiques et politiques. Les défis auxquels nos pays et nos églises sont confrontés sont assez divers. On cite pêlemêle : le développement économique et social, la santé (SIDA , paludisme, Ebola, etc..), la violence politique et ethnique, les sectes religieuses, l’évangélisation et la tradition, l’emploi, la scolarisation, la prolifération des sectes, l’évangélisation et l’action politique, l’intégration de la foi dans les cultures locales, la formation des laïcs, l’établissement d’une véritable culture démocratique. En partant de ces différents défis, les thèmes suivants, pour la Session d’étude, ont été suggérés : - Le rôle et la place de l’ancien jéciste dans le développement de l’Eglise et de la société aujourd’hui en Afrique. - La place du laïc dans l’église. - Les chrétiens d’Afrique face aux défis actuels. - Démocratie et Droits de l’homme.

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- Quels engagements du laïcat dans ce monde ? - Ton Afrique est secouée par le vent de la démocratie : toi, en tant que chrétien et laïc quel doit être ton apport ? - Anciens jécistes, avec qui, comment et pourquoi ? - Rôle du chrétien et/ou de l’Eglise dans le développement de mon pays. - La responsabilité de l’ancien jéciste dans l’éducation et la santé en Afrique. - Les anciens jécistes : acteurs dans la construction de l’Afrique de demain. - Les anciens jécistes face aux phénomènes sociaux (pauvreté, délinquance, éducation politique). - Le Réseau des Anciens Jécistes au service de la solidarité et du développement de l’Afrique. - Les communautés chrétiennes au service du développement.

En regroupant toutes ces propositions nous vous suggérons le thème suivant : ANCIENS JECISTES : NOTRE PARTICIPATION DANS LES DIFFERENTES STRUCTURES DE L’EGLISE ET DE LA SOCIETE, EN VUE D’UN DEVELOPPEMENT SOLIDAIRE.

Comme lieu où tenir cette première Assemblée de notre Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique, la plupart optent pour Abidjan, certains pour Libreville. Quant à la date, le mois d’août 1997 , et plus précisément, la première quinzaine, semble une bonne date. Nous attendons que ces dates soient acceptées par tous y compris par les anciens de la JEC de Côte D’Ivoire (qui en principe ) doivent nous accueillir. Enfin, nous suggérons ceci pour le contenu : Nous consacrerons les deux premiers jours à réfléchir sur le thème proposé (Session). Avant de passer à la « structuration » du réseau (Assemblée Générale), nous aurons un jour de pause.

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LA SESSION 1* VOIR ET ANALYSER Quelle est la situation politique, économique, sociale, culturelle et religieuse dans votre pays ? a) Qui sont les véritables « animateurs » de la vie politique, économique, sociale culturelle et religieuse de votre pays ? En fonction de quels objectifs opèrent-ils leurs choix ? b) Comment les grands choix économiques, politiques et sociaux affectent les individus (la majorité de la population)? c) Quelles sont les analyses faites par l’église sur ces situations ? Comment les laïcs participent-ils à ces réflexions ? Quelles sont les actions qui ont été réalisées par l’église y compris les laïcs pour « répondre » à ces situations ? Comment les anciens jécistes de votre pays, de façon individuelle ou collective, participent-ils à une prise de parole de l’église ou avec d’autres sur les situations politiques, économiques et sociales de leur pays ? 2* APPORT THEOLOGIQUE Comment la parole de Dieu nous éclaire sur ces questions ? A ce niveau il sera demandé à un théologien de nous proposer une réflexion sur la façon dont Dieu nous engage à agir aujourd’hui. Comment Dieu depuis l’Ancien Testament jusqu'à nos jours appelle les chrétiens à annoncer la Bonne Nouvelle de salut aux pauvres et aux marginalisés ?.. 3*AGIR Que voulons nous faire (actions), individuellement et / ou collectivement pour participer davantage aux structures politiques, économiques, sociales, culturelles et religieuses ? Avec qui ?

Pour le déroulement : chaque pays fera une présentation de 15 mn sur certains aspects de ces questions. (Des précisions vous seront données en temps utile) Nous demanderons aussi à un expert de nous aider à approfondir sur ces questions en nous ouvrant à une perspective plus large. Le but du « jeu » est de nous permettre d’identifier les questions clés qui se posent à nos sociétés aujourd’hui, et surtout d’entrevoir les pistes d’action susceptibles d’orienter nos engagements futurs. Bien entendu nous devrions nous appuyer sur la démarche de la révision de vie utilisée dans le mouvement. Nous veillerons à vous envoyer des grilles de révision de vie au prochain courrier.

L’ASSEMBLEE GENERALE. Structuration, fonctionnement, dynamique du Réseau (nous attendons que vous nous proposiez des idées la dessus). P.S. : conformément au calendrier fixé, nous vous demandons de réagir à ces propositions pour fin juin au plus tard.

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Paris le 26 Mai 1996.

Cher(ère) Ami(e)

Au mois de novembre dernier nous t’avons adressé un courrier relatif à la tenue de la première assemblée générale du Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique(RAJA). Jusqu'à ce jour nous n’avons reçu aucune réponse de ta part. Nous nous permettons donc de t’écrire à nouveau. Au cas où tu n’aurais pas reçu notre lettre nous te prions de nous en avertir. Dans le cas contraire nous te demandons de réagir urgemment afin que de nous permettre de prendre tes propositions en compte dans l’élaboration du document final.

Prière d’adresser ta lettre à : Lazare Animako Kabran 188 Rue de Tolbiac 75013 Paris. Tél/Fax 45 89 00 42.

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QUELQUES DATES A RETENIR ... Décembre 1990 : Georgette Ngabolo soumet à l’approbation de l’équipe de Coordination panafricaine de Nairobi, le projet d’une « Amicale des anciens jécistes » présents au Conseil panafricain de 1986 (à Nairobi) 26-2-1991 : Réponse de la Coordination : Pourquoi limiter à une certaine catégorie... ? Pourquoi ne pas créer un Réseau d’anciens jécistes ouvert à tous ceux qui voudront bien y participer ? Avril 1991 : Numéro 0 de TAM - TAM 4-1-1992 : Quelques « anciens » se retrouvent à Paris. Premières réactions d’« anciens » du Sénégal, du Togo, du Congo. Février 1992 : N°1 de TAM TAM Le 7 mars 1993 : les « anciens » jécistes présents en France, toujours étudiants pour la plupart, se constituent en « Association des Jécistes Africains en France » (A.J.A.F.). Elaboration de statuts. Etienne Bissimwa en est le responsable. Janvier 1994 : A Paris, colloque organisé par l’AJAF, dans le cadre de la préparation du Synode Africain, sur le thème : « La responsabilité ». Mars 1994 : Georgette Ngabolo succède à Etienne Bissimwa comme responsable de l’AJAF 23 septembre 1994 : Georgette Ngabolo, Lazare Animako et Gérard Warenghem lancent l’idée d’une Première Assemblée Générale du Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique Janvier 1995 : A Paris, Table Ronde organisée par l’AJAF, sur : Etudiants africains en France, après la dévaluation du F.CFA, nos problèmes, nos propositions ». 3-7-1995 : L’AJAF demande son affiliation à la JEC panafricaine. Juillet 1995 : Assemblée générale annuelle de l’AJAF : Hyvette Moussavou, nouvelle responsable, succède à Georgette Ngabolo 24-5-1996 : L’Assemblée Générale du Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique (R.A.J.A.) se prépare activement. Elle est prévue pour le mois d’août 1997, en Côte d’Ivoire. 27 « anciens jécistes », depuis 11 pays d’Afrique ont répondu à un questionnaire. Outre une structuration un peu plus précise du Réseau, le thème de réflexion retenu sera le suivant : « Anciens jécistes : notre participation dans les différentes structures de l’Eglise et de la société, en vue d’un développement solidaire. 30-6-1996 : Assemblée Générale de l’AJAF : adoption des statuts, et élection de Moïse Sasso, nouveau responsable. Novembre 1996 : TAM - TAM poursuit son bonhomme de chemin : sortie du numéro 17 ! Du 16 au 23 août 1997 : Assemblée Générale constitutive du Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique (RAJA), à Bengerville, en Côte d’Ivoire. Jeanot Minla Mfou’ou est élu coordinateur général et Solange Mbengmo, trésorière générale. Le siège du Réseau est fixé à Yaoundé. Un projet de charte est adopté. 1997 - 1998 : Hyvette Moussavou est responsable de l’AJAF 1998 - 1999 : José Kong Ndes la remplace.

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Du 22 au 26 août 1999 : 2ème Assemblée Générale du RAJA à Yaoundé. Le Bureau est reconduit pour un an.

Préparation de la Session de formation et de la première Assemblée générale. 1. Contenu de la Session 2. Dernier courrier ===================================================================

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SESSION DE FORMATION

ANCIENS JECISTES : NOTRE PARTICIPATION DANS LES DIFFERENTES STRUCTURES DE L'EGLISE ET DE LA SOCIETE EN VUE D'UN DEVELOPPEMENT SOLIDAIRE.

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RESEAU DES ANCIENS JECISTES D'AFRIQUE Adresse provisoire : R.A.J.A s/c de A.J.A.F ,12 rue du Père Mazurié 94 Chevilly La Rue Cedex.

PRELIMINAIRE Le Réseau des Anciens Jécistes d'Afrique (RAJA) se veut être un cadre de réflexion et d'échange des anciens de la Jeunesse Etudiante Catholique d'Afrique sur les réalités qui marquent la vie du continent. Il se fixe comme objectifs de favoriser l'éclosion d'un véritable laïcat africain capable de discerner les défis qui se posent à l'église et à la société aux plans économique culturel, social et politique en favorisant leur prise de parole et en aidant à entrevoir des pistes d'action pour répondre aux besoins de leur peuple. Elle regroupe des jeunes en responsabilité dans plusieurs pays du continent.

THEME ET CONTENU L'analyse de la réalité de l'Afrique aujourd'hui qui se fait l'écho d'autres expériences du tiers monde, nous amène aux conclusions suivantes : les pauvres sont de plus en plus pauvres, et les richesses sont concentrées entre les mains d'une minorité à laquelle participent hélas consciemment ou inconsciemment, certains chrétiens. Des millions de personnes souffrent de la faim, de malnutrition et de maladie, de problème de logements, de la dégradation de l'environnement, de problèmes sociaux aigus (guerres conflits ethniques, rebellions) de la perte de repères culturels, incapables d'avoir une vision à long terme; ces différentes situations nous interpellent et requièrent de nous de la créativité et de l'engagement. Ces situations d'injustice nous demandent d'aller au delà de nos limites pour parvenir à réaliser une action collective d'envergure. La transformation sociale est notre responsabilité. Son accomplissement sera le résultat d'une alliance stratégique entre ceux et celles d'entre les anciens jécistes qui saisissent la complexité du système socio-politique et la force des masses. Seuls nous sommes faibles, ensemble nous sommes invincibles. C'est pour répondre à ce souci et pour favoriser cette prise de conscience que nous voulons nous retrouver dans le cadre d'une session de formation sur le sens de notre responsabilité et la manière de participer aux structures de transformations de nos sociétés. Le thème retenu est « Anciens jécistes notre participation dans les différentes structures de l’Eglise et de la société en vue d'un développement solidaire ». Ce thème décidé à l'issue d'une enquête à laquelle a répondu une quarantaine d'anciens jécistes du continent, sera abordé à travers plusieurs panels et tables rondes. L'objectif ici étant de permettre d'une part une réflexion approfondie sur certaines questions clés en entrevoyant les pistes d'action possibles, et d'autre part de cerner la réalité des structures qui luttent contre ces injustices tout en dégageant les manières dont les anciens jécistes à l'échelon national ou sous régional entendent participer à ces structures.

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LIEU ET DATE DE LA SESSION La session se déroulera sur quatre jours au centre d'accueil de Kodjoboué près d'Abidjan, plus deux jours d'immersion dans la réalité abidjanaise. Elle regroupera du 16 au 23 août 1996, une trentaine d'anciens jécistes d'Afrique des invités, un membre de l'équipe panafricaine et un membre du secrétariat international de la JEC. DEROULEMENT DE LA SESSION. La session sera précédée de deux jours d'immersion au cours desquels les participants répartis en petits groupes essaieront d'enrichir leur compréhension des réalités à partir d'un contact avec des acteurs et structures de développement : Eglise, ONG, etc... Les différents panels et tables rondes permettront de résituer le débat et de mieux fixer les orientations. Un sociologue aidera les participants à approfondir les questions soulevées lors du séminaire. Il essaiera d'accompagner et de permettre aux uns et aux autres de saisir les différents enjeux. Le théologien qui sera invité, permettra de comprendre à partir de textes comment la parole de Dieu nous éclaire sur ces questions, comment Dieu nous engage à agir aujourd'hui en Afrique. Toutes ces réflexions devant nous conduire à identifier des pistes d'action susceptibles de nous orienter dans nos activités futures. EVALUATION Ce temps permettra d'entrevoir l'impact de la session sur une prise de conscience de tout ce qui aura été dit et de voir les stratégies à long terme.

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RESEAU DES ANCIENS JECITES D’AFRIQUE NETWORK OF FORMER AFRICAN YCSers 12 rue du père Mazurié 94669 Chevilly larue CEDEX France

Paris le 28 Juin 1997.

Chers Amis (es) Avec cette dernière correspondance officielle avant notre A.G. nous vous communiquons les informations suivantes : A partir du 31 août 1997, toutes les informations doivent être adressées à Virginie Yao responsable du comité d’organisation 20 BP 636 Abidjan 20 Côte D’Ivoire, Tel ( 225) 435326 Fax (225) 44 99 04. Toutes les demandes pour rester en Côte D’Ivoire après le 24 doivent aussi lui être adressées. Si vous êtes dans ce cas, sachez que vous aurez à vous prendre en charge pour ce séjour. N’oubliez pas de venir avec des costumes traditionnelles pour les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que du matériel sur votre pays pour l’exposition permanente. Tous vos documents préparatoires doivent être traduits à la fois en français et en Anglais. Chaque participant doit venir avec sa plus belle photo d’identité pour la confection de l’Annuaire des membres du réseau. Merci de remplir la fiche ci-jointe et de la faire parvenir à Virginie ou à Lazare, si vous voulez figurer dans l’Annuaire du Réseau. Enfin nous sommes à la recherche d’un logo officiel pour le RAJA. Si vous vous sentez une âme d’artiste n’hésitez pas à vous mettre à la tâche. Une dernière chose, n’oubliez pas de renvoyer vos fiches d’inscription à Virginie Yao afin que le comité puisse mieux préparer l’accueil. Bonne préparation et à très bientôt en Côte D’Ivoire.

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Lazare,

Gérard, Georgette, Marie Solange et Yvette

PREPARATION DE LA PREMIERE ASSEMBLEE GENERALE DU R.A.J.A. Merci de répondre le plus complètement possible à ces dix questions, avant l’Assemblée. Cette réflexion préliminaire nous permettra d’être beaucoup plus efficaces quand nous travaillerons ensemble en août. Comme vous pouvez le constater, les questions suivent de très près le programme que nous avons établi, et que nous vous joignons à nouveau. Dans toute la mesure du possible, essayez de vous retrouver au niveau de votre pays pour répondre ensemble aux différentes questions. Une préparation soignée sera le gage du succès de notre entreprise.

Session d’étude. I. En vue des panels du dimanche 17 août : Quelle est la situation politique dans votre pays (depuis 1990) a) qui sont les véritables animateurs de la vie politique de votre pays ? En fonction de quels objectifs opèrent-ils leurs choix ? b) comment les grands choix politiques affectent-ils la société (la majorité de la population) ? c) - Quelles sont les analyses faites par l’Eglise sur cette situation ? - Comment les laïcs participent-ils à ces réflexions ? - Quelles sont les actions qui ont été réalisées par l’Eglise (y compris les laïcs) pour répondre à ces situations ? - Comment les anciens jécistes de votre pays, de façon individuelle ou collective participent-ils à une prise de parole, en lien avec l’ensemble de l’Eglise, et/ou avec d’autres organismes (syndicats, mouvements, associations, groupes de pression...) sur la situation politique ? Quelle est la situation économique dans votre pays (depuis 1990) a) qui sont les véritables animateurs de la vie économique de votre pays ? En fonction de quels objectifs opèrent-ils leurs choix ? b) comment les grands choix économiques affectent-ils la société (la majorité de la population) ? c) - Quelles sont les analyses faites par l’Eglise sur cette situation ? - Comment les laïcs participent-ils à ces réflexions ? - Quelles sont les actions qui ont été réalisées par l’Eglise (y compris les laïcs) pour répondre à ces situations ? - Comment les anciens jécistes de votre pays, de façon individuelle ou collective participent-ils à une prise de parole, en lien avec l’ensemble de l’Eglise, et/ou avec d’autres organismes (syndicats, mouvements, associations, groupes de pression...) sur la situation économique ? Quelle est la situation sociale dans votre pays (depuis 1990) a) qui sont les véritables animateurs de la vie sociale de votre pays ? En fonction de quels objectifs opèrent-ils leurs choix ? b) comment les grands choix sociaux affectent-ils la société (la majorité de la population) ?

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c) - Quelles sont les analyses faites par l’Eglise sur cette situation ? - Comment les laïcs participent-ils à ces réflexions ? - Quelles sont les actions qui ont été réalisées par l’Eglise (y compris les laïcs) pour répondre à ces situations ? - Comment les anciens jécistes de votre pays, de façon individuelle ou collective participent-ils à une prise de parole, en lien avec l’ensemble de l’Eglise, et/ou avec d’autres organismes (syndicats, mouvements, associations, groupes de pression...) sur la situation sociale ? Quelle est la situation culturelle dans votre pays (depuis 1990) a) qui sont les véritables animateurs de la vie culturelle de votre pays ? En fonction de quels objectifs opèrent-ils leurs choix ? b) comment les grands choix culturels affectent-ils la société (la majorité de la population) ? c) - Quelles sont les analyses faites par l’Eglise sur cette situation ? - Comment les laïcs participent-ils à ces réflexions ? - Quelles sont les actions qui ont été réalisées par l’Eglise (y compris les laïcs) pour répondre à ces situations ? - Comment les anciens jécistes de votre pays, de façon individuelle ou collective participent-ils à une prise de parole, en lien avec l’ensemble de l’Eglise, et/ou avec d’autres organismes (syndicats, mouvements, associations, groupes de pression...) sur la situation culturelle ? Quelle est la situation religieuse dans votre pays (depuis 1990) a) qui sont les véritables animateurs de la vie religieuse de votre pays ? En fonction de quels objectifs opèrent-ils leurs choix ? b) comment les grands choix religieux affectent-ils la société (la majorité de la population) ? c) - Quelles sont les analyses faites par l’Eglise sur cette situation ? - Comment les laïcs participent-ils à ces réflexions ? - Quelles sont les actions qui ont été réalisées par l’Eglise (y compris les laïcs) pour répondre à ces situations ? - Comment les anciens jécistes de votre pays, de façon individuelle ou collective participent-ils à une prise de parole, en lien avec l’ensemble de l’Eglise, et/ou avec d’autres organismes (syndicats, mouvements, associations, groupes de pression...) sur la situation religieuse ?

Session statutaire 2. Quel regard portez vous aujourd’hui, sur le mouvement de votre pays ? Comment dans votre pays, les anciens jécistes sont encore en lien avec le mouvement actuel ? Existe-t-il une structure des anciens jécistes dans votre pays, si oui, comment est-elle née ? quels sont ses objectifs ? Si non, êtes vous quand même en lien les uns avec les autres ? Etes vous quand même en lien avec le mouvement, et comment ? Si la structure n’existe pas, comment la créer ? 3. Que voulez-vous voir figurer dans la charte du Réseau ? 4. Qu’avez-vous à dire sur un bulletin du Réseau ? (contenu, orientations, périodicité, format, prix...) 5. En vue de la confection de l’Annuaire du Réseau, n’oubliez pas d’apporter votre plus belle photo d’identité qui sera scannerisée sur place ! 6. Quel appui apporter à la Coordination panafricaine, et comment ? 7. Votre avis sur la création et l’organisation des commissions permanentes. Méthode et rythme de travail. 8. Comment mettre en place une équipe d’animation du Réseau ?

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9. Comment soutenir financièrement le Réseau ? (cotisations... subventions...) 10. Les relations du Réseau. Avec qui devrions nous être en relation (au niveau africain, au niveau international ? L’équipe de préparation : LazareAnimako, Gérard Warenghem, Georgette Ngabolo, Hyvette Moussavou.

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Les commencements  

Les commencements du Réseau des Anciens Jécistes d'Afrique (RAJA)

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