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février Rejoignez-nous sur

2013

Paroisse Saint-Sauveur - 38 rue de la Fosse Marine - 37100 Tours - 02 47 54 46 19 - paroisse.saint-sauveur@orange.fr

Consultez notre site internet : www.saint-sauveur.doyenne-tours-nord.fr

LA VIE CONSACRÉE

POUR

QUI

? POURQUOI ?

Édito

D

epuis quelques années, l’attention des catholiques est attirée, le 2 février — jour de la présentation de Jésus au temple — sur la place de la vie religieuse dans PÈRE JEAN-PAUL ANTOINE notre Eglise universelle. Nous savons sans doute qu’elle se définit à partir d’un engagement public de baptisés adultes, hommes et femmes, dans une existence marquée par trois vœux (promesses définitives) distincts : celui de la pauvreté, consistant en une attitude de simplicité et de modération envers les biens matériels recherchés moins pour leur possession que pour assurer une existence décente et partagée avec des compagnons ou des compagnes. celui de l’obéissance, consistant en un renoncement à sa volonté propre pour accepter de faire celle de supérieurs religieux regardés comme représentant le Christ lui-même, maître

bienveillant de ses disciples d’hier et d’aujourd’hui. celui de la chasteté, consistant en une orientation exclusive de la vie affective vers les personnes de Dieu et du prochain, dans l’observation d’une continence permanente et le renoncement à l’intimité conjugale et à la fondation d’une famille. Les vœux favorisent particulièrement les temps importants consacrés à la prière et à l’apostolat, la gratuité d’un amour à la façon du Christ et la disponibilité pour s’engager à sa suite dans des services multiples. Toutes les familles religieuses s’appuient sur le charisme d’un fondateur ou d’une fondatrice, ancien dans l’histoire de l’église (comme Saint-François et Sainte-Claire d’Assise au 13e siècle, la bienheureuse Marie Poussepin au 17e siècle et tant d’autres) ou contemporain ( comme la bienheureuse Mère Térésa à Calcutta en 1950). Le concile Vatican II (1962-1965) a exhorté tous les ordres et congrégations à rechercher une juste adaptation (le fameux « aggiornamento » cher au

pape Jean XXIII) entre les intentions des fondateurs et les exigences de notre époque, mais toujours orientée vers le meilleur service et la prière la plus fidèle qui demeurent la raison d’être de la vie religieuse, école de perfection. Les Pères conciliaires ont en même temps souligné dans la constitution « Lumen Gentium » que toutes les vocations dans l’Eglise, qu’elles soient laïques, sacerdotales ou religieuses trouvent leur source dans l’unique baptême qui rend les croyants semblables au Christ et les unit en un seul corps, le peuple de Dieu. Jésus, le Fils bien-aimé, a été présenté à son Père dès sa naissance au Temple de Jérusalem. Par la parole qu’Il nous adresse sans cesse dans son Eglise, Il nous invite tous à le suivre sur les chemins de l’Evangile. Bénis soient tous ceux et toutes celles qui entendent son appel particulier à Lui consacrer leur vie dans la voie religieuse pour la gloire de Dieu et le salut du monde ! 

Mission du mois  Pour les adultes :

Réfléchir

 Pour les enfants :

(Re)découvrir

à une manière de soutenir la vie religieuse sur notre paroisse (découvrir, prier, visiter les sœurs âgées, soutenir matériellement, promouvoir la vie religieuse dans mon entourage) Préparer son Carême personnellement, en famille, avec d’autres… le sens du Carême et le préparer à travers la prière, le partage et la pénitence…


Vie religieuse sur notre paroisse :

Témoignages œ

P

étillante ! Du haut de ses 91 ans, la continuait de m’appeler malgré nos arclarisse au regard malicieux n’a per- rangements… » Elle rit, aujourd’hui, de du ni sa gaieté, ni sa mémoire : «À partir ce tempérament de feu ! d’un certain âge, toute l’enfance remon- Sixième d’une famille de treize, Rosete» lance-t-elle dans un éclat de rire, «et Claire aime profondément ses parents la mienne fut un et dit avoir eu puits d’amour». Et «beaucoup de chan« La vie contemplative est ses yeux disparaisce». Au creuset de la greffée sur les familles ! » sent dans un sourire, souffrance (la familtout bridés par la joie qui inonde son le pleure trois enfants morts en bas âge visage. L’appel à la vie contemplative, et un grave accident du travail rend son sœur Rose-Claire l’entend clairement à père invalide), le couple entretient une l’âge de 5 ans, mais, fine négociatrice, vie de prière et de charité intenses : « elle passe un accord avec le Bon Dieu : je n’ai répondu facilement à l’appel du «Je me privais de chocolat et faisais des Bon Dieu que parce que j’avais reçu tant petits sacrifices pour qu’Il sache que je d’amour», précise la clarisse, et elle l’aime et ne soit pas fâché si je lui réajoute «La vie contemplative trouve ses pondais «non» : je ne voulais pas quitter racines dans le laïcat, dans l’amour et la ma famille». Mais l’appel persiste, et à foi reçues des parents. Bien sûr le Sei11 ans, elle met le paquet : «Je Lui ai fait gneur appelle où Il veut, mais pour révœu de virginité, pour qu’Il me permetpondre à l’appel, c’est plus facile quand te de rester pour aider ma mère, je pen- on a accumulé une sécurité affective. sais que ça suffirait…». Au même âge, Les parents préparent l’enfant par elle s’oppose à la directrice d’école qui l’exemple». L’exemple ? Celui de son veut qu’elle baisse la tête à la consécra- père demandant pardon à sa mère tion : «baisser la tête ? Impossible ! Je après une dispute. Ou celui de la contrivoulais Le regarder dans les yeux, être tion de ses parents lors de l’examen de sûre qu’Il m’ait bien comprise car Il conscience familial, à la prière du soir.

T

out sourire, les « jeunes » novices de la Charité, Dominicaines de la Présentation, me reçoivent à la GrandeBretèche, maison-mère de leur ordre. « Jeunes », ce terme les fait rire car il est relatif à la situation française de l’ordre… Nour, l’Irakienne, Maria-Esperancia, la Colombienne, Berta la Chilienne, chapotée par sœur Pastora, Colombienne elle aussi, ont choisi cet ordre apostolique, saisies par le charisme de charité, qui a donné son nom aux sœurs. Missionnaires, elles veulent se réaliser dans le service des autres, dans trois lieux : l’école, l’hôpital, la paroisse. Pour Nour, qui a été pendant 17 ans religieuse au sein d’une autre congrégation à Mossoul, c’est la présence reconnue des Dominicaines de la Présentation à Bagdad, où elles tenaient le seul hôpital capable de

«Les grosses mains rugueuses de mon père croisées pour implorer : voilà qui m’a appris la vie contemplative». Et elle conclut, «à 17 ans, je suis entrée chez les clarisses, j’ai rendu «amour pour amour», moi qui en avais eu l’exemple, cela m’a semblé naturel». Et sa famille s’est agrandie, elle intercède désormais pour ceux qu’elle appelle « mes 7 milliards de frères ». M. J.

 MONASTÈRE DES CLARISSES 24, rue du pas Notre Dame - 37100 Tours 02 47 54 38 49 Messe tous les jours à 11 heures Vêpres tous les jours à 17h15 puis Adoration de 17h45 à 18h45

soigner indifféremment musulmans ou chrétiens, arabes ou américains, qui a été le signe de son appel. Quittant le rite chaldéen pour le rite latin, Nour a rejoint les sœurs de la Charité qu’elle compare dans son pays à « une bougie allumée ». « Tout le monde les aime chez nous » explique-t-elle en se remémorant les bienfaits de cette communauté très active en Irak depuis 21 ans. Ses sœurs d’Amérique latine, où les dominicaines sont omniprésentes, sont déconcertées par le changement culturel qu’elles observent ici. « La laïcité devrait signifier la liberté de culte, or, en France, elle est synonyme d’agressivité contre l’Eglise catholique ». Néanmoins, elles sont fières de porter leur habit. Cette visibilité est source de riches conversations dans les transports. Depuis peu, elles prennent part au service de l’aumônerie des collèges dans la paroisse et ce retour à leur apostolat les réjouit. Ce qui leur manque le plus ? Le contact avec les familles. Alors invitez-les puisqu’elles ne sont pas cloîtrées : joignez leur responsable, sœur Pastora au 02 47 62 59 00  C. C.


MESSE DES CENDRES ET ENSEIGNEMENT

Zoom sur un service...

Mercredi 13 février à 19h15 au Christ-Roi

Interview d’Annie Angot

V

oilà un an que le Service Evangélique des Malades est arrivé à la nouvelle maison de retraite de Monconseil ! Vendredi, à 17h15 à la maison de retraite de Monconseil, une dizaine de pensionnaires est déjà réunie dans la grande salle commune. En demi-cercle autour des quatre bénévoles du SEM , Nicole, Annie, Fatiha et Michelle, le groupe de prièrepartage peut enfin commencer ! « Nous nous réunissons tous les vendredis de 17h à 18h pour prier et partager ensemble : Nous lisons la lecture du dimanche, la vie d’un saint, le journal paroissial, toutes les idées sont les bienvenues… souvent nous écoutons de la musique classique ! » Cet après-midi, nous avons écouté l’Ave Verum de Mozart… un vrai moment de Paix !

DES

« J’attends ce moment de prière-partage avec impatience » partage Colette, « moi j’ai du mal à prier toute seule, à plusieurs c’est plus facile… », confie Françoise, « ça me rappelle mes prières quand j’étais petite » nous confie Rolande émue, « on n’est pas tout seul pendant ce temps de prière…». Un Notre Père et un Je vous Salue Marie terminent ce temps d’amitié, car déjà l’heure avance et la fatigue se fait sentir chez certains. Heureux d’avoir partagé un temps convivial autour du Seigneur, tous les pensionnaires sont raccompagnés par les bénévoles du SEM dans leur chambre. Quelles sont les qualités pour devenir bénévole au Service Evangélique des Malades ? Toutes les 4 sont formelles : sourire et bonne humeur, aimer se donner sans compter et savoir écouter ! Le quatrième vendredi de chaque mois la messe est célébrée à la maison de retraite de 17h à 18h. S.D. Si vous voulez donner du temps et procurer de la joie aux personnes âgées, rejoignez le SEM et contactez Annie au 02 47 54 26 83

NOUVELLES DU

« Chers amis, Je suis bien arrivé à N'Djaména, ou je reçois un très bon accueil au sein de la paroisse Jésuite du centre ville. Je découvre petit à petit la paroisse, dynamique et fervente. Il fait beau et même chaud l'après-midi (35°C). Bien uni avec vous dans la prière, En Christ, P. Bruno"

PÈRE

BRUNO

!

À l’issue, un enseignement : « L’Eglise, l’eucharistie et le pardon » par le père Thibault Bruère. Ouvert à tous.

SOIRÉE DE DOYENNÉ JEUDI 7 MARS 2013 CONFÉRENCE—RENCONTRE Promouvoir la famille |Accueillir le frère Deux thèmes abordés cette année dans le cadre de Diaconia 2013, une seule vision chrétienne de l’Homme. Présidée par le doyen de Tours-Nord GEOFFROY BOHINEUST, en présence de JÉRÔME BRUNET enseignant dans l’Enseignement catholique et président de l’association Appel des Professionnels de l’Enfance, DIDIER ROCHEREAU, ancien délégué diocésain à la Mission Ouvrière et à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, et Le père JEANPIERRE LALOT, curé de Saint-Cyr. 20h30 au Centre Pastoral (suivie d’un verre de l’amitié)

LES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES DE LA PAROISSE Notre paroisse est riche de communautés religieuses. Vous pouvez prier avec elles et les rencontrer. COMMUNAUTÉ DES SŒURS CLARISSES 24 rue du Pas-Notre-Dame - 02 47 54 38 49 RELIGIEUSES DE LA PROVIDENCE 29 rue de la Fosse Marine - 02 47 88 03 31 SŒURS FRANCISCAINES SERVANTES DE MARIE 42 rue de la Source - 02 47 54 51 12 SŒURS DOMINICAINES DE LA PRÉSENTATION Maison mère : 15 quai du portillon - 02 47 62 59 00 Deux communautés : 203 rue des Douets - 02 47 51 83 83 65 avenue de l’Europe - 02 47 54 20 00 Horaires de messes et temps de prière dans l’agenda.


Devenir saint avec...

Marie de l’Incarnation

Q

ui est Marie de l’Incarnation ? C’est une femme originaire de Tours, née en 1599. Mariée à 17 ans, elle a vécu sur la paroisse SaintPierre Ville. Devenue veuve avec un petit garçon de 6 mois elle a travaillé une dizaine d’années dans l’entreprise de transport de son beau-frère avant de pouvoir répondre à l’appel de Dieu (reçu dans son enfance). Pourquoi s’est-elle tournée vers la vie religieuse ? À l’âge de 32 ans, elle choisit d’entrer chez les Ursulines de Tours «parce qu’elles étaient instituées pour aider les âmes » (le couvent des Ursulines correspond à l’actuel Conservatoire Régional de musique). Elle participe à l’éducation des filles pendant 8 ans. Et vers le « Nouveau Monde » ? Elle reçoit un second appel qui la conduit à partir évangéliser le « Nouveau Monde », elle a alors 40 ans. Elle fonde le premier couvent d’Ursulines et la première école de filles en Amérique du Nord.

Quelle est sa spiritualité et de quelle façon la vivez-vous aujourd’hui à Tours ? Dans la mouvance de Sainte Angèle Merici, la fondatrice des Ursulines, Marie de l’Incarnation vit une spiritualité d’alliance avec le Christ pour l’extension de son Royaume. Elle nous a laissé une «relation» de sa vie intérieure qui la révèle comme une grande mystique apostolique et trinitaire. De quelle façon vivez-vous celle-ci, aujourd’hui, à Tours ? Aujourd’hui, nourries par une vie de prière personnelle, réunies par notre vie liturgique et communautaire, les Ursulines que nous sommes vivent de la même spiritualité où contemplation et action apostolique se vivifient réciproquement. Nous sommes insérées dans divers domaines de la Pastorale Diocésaine (catéchèse, formation des laïcs, pastorale de la santé, tutelle de nos établissements scolaires de France et Belgique, Secours catholique, accompagnement, etc.)

Est-ce une façon de vivre, d’être (sa vie, sa foi…) qui attire encore ? Pourquoi ?... Après sa Béatification en 1980, au cours de laquelle Jean Paul II a présentée Marie comme « Maîtresse de vie spirituelle ». Les Ursulines ont ouvert à la Petite Bourdaisière, un Centre Marie de l’Incarnation pour faire connaître sa spiritualité. Sa vie aux multiples facettes (épouse, mère, éducatrice, femme d’affaires, missionnaire) est capable de rejoindre des personnes très diverses dans leur recherche spirituelle. Son ouverture, sa fidélité aux appels successifs de Dieu dans sa vie continuent de nous entraîner dans son sillage. «Dieu ne m’a jamais conduite par un esprit de crainte, mais par un esprit d’amour et de confiance » nous ditelle encore." Sœur Anne de Jésus, Ursuline à Tours Marie Guyart, détail d'une icône de l'université Laval à Québec.

s loin u l p r e l l a Po u r

Hélène Danjoy et Annette Camus nous proposent…

Les « grands témoins » sont Nelson Mandela, Albert Einstein, Mère Teresa, Alain Deloche, Raoul Follereau, Louis Braille et d’autres encore… Qu’ils soient hommes politiques, scientifiques, religieux, médecins, journalistes, ou simplement fragiles, ils ont consacré leur vie aux autres, pleinement, avec ce souci constant des plus pauvres, des plus faibles, des blessés, des étrangers. Des témoins qui viennent dire aux jeunes d’ouvrir leurs oreilles à cette petite « voix intérieure » qui les appelle à développer leurs talents et à consacrer leur vie aux autres et donc à Dieu. À offrir sans modération… surtout puisqu’il s’agit d’une BD !  Les grands témoins en BD, Collection « Filotéo », éd. Bayard jeunesse, 16,34 € - dès 8 ans

Alexandre JOLLIEN est aujourd'hui philosophe: son parcours est étonnant: suite à une naissance difficile, il garde une infirmité motrice cérébrale et passe 17 années dans un établissement spécialisé : ce n'est pas sans mal qu'il arrive à suivre une scolarité normale et ensuite des études de philosophie. Un de ses premiers livres: L’éloge de la faiblesse nous dit combien il trouve sa force dans la fragilité de sa vie. Aujourd'hui, il nous présente ce Petit traité de l'abandon : l'occasion de nous arrêter un peu pour entendre son expérience : Tout un art de vivre que de s'abandonner dans toutes choses : S'abandonner c'est accueillir la vie telle qu'elle se présente, y trouver la joie en se dépouillant de tout ce qui nous encombre…. Ce petit traité de vie spirituelle peut nous aider à commencer notre année dans la sérénité...  Alexandre JOLLIEN, Petit traité de l’abandon, éd. Du Seuil, 14,50 €


Journal février 2013