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www.saint-sauveur.doyenne-tours-nord.fr

2011

Paroisse Saint-Sauveur - 38 rue de la Fosse Marine - 37100 Tours - 02 47 54 46 19 - paroisse.saint-sauveur@orange.fr

LE SACREMENT DU MARIAGE ÉDITO DE LILIANE ET BENOÎT DESNOUES

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haque année, une quarantaine de couples se prépare au mariage dans notre paroisse. Ces jeunes (ou moins jeunes) ont déjà plusieurs années de vie commune et ont souvent des enfants. Certains ont reçu une éducation religieuse mais généralement se sont éloignés de nos églises. Le mariage est davantage pour eux un aboutissement que le début d’une nouvelle vie. Leur amour leur semble une évidence. Lors des rencontres de préparation au mariage, nous essayons de leur faire prendre conscien-

ce de l’importance de cet engagement. Durant la cérémonie, ils s’engageront librement, pour la vie, se promettront fidélité, et accepteront le rôle de parents. Tout cela ne va pas de soi. Nous leur rappelons que la vie à deux suppose :  un apprentissage, du temps, du respect, du partage, le don de soi.  que le couple se construit petit à petit tout au long de la vie.  qu’il est important d’avoir des projets communs à mener à bien ensemble  qu’aimer c’est écouter, accepter que l’autre soit différent et le recevoir comme il est.  que l’amour ne peut pas se vivre dans la durée sans le Pardon.

 que pour nous chrétiens,

leur amour est à l’image de l’Amour de Dieu pour les Hommes. Dieu est la source de L’Amour : c’est la dimension sacramentelle du mariage. Depuis cette année, nous leur proposons un temps supplémentaire de réflexion autour du Credo : qu’est-ce qu’être chrétien ? Nous leur montrons enfin que l’Église n’est pas telle qu’on la présente dans les médias, qu’ils en font pleinement partie et nous les invitons à rejoindre nos communautés. Lors de notre mariage, nous nous sommes engagés vis à vis des hommes mais aussi vis-à-vis de Dieu. Nous sommes devenus témoins de l’amour de Dieu pour les hommes.

Dieu est pour nous une partie prenante de notre engagement et nous aide à progresser sur le chemin de la Vie. C’est un soutien, une force, un réconfort, nous savons que nous pouvons compter sur lui : il sera toujours là et son amour est indéfectible. Pour que notre couple continue à se construire, nous nous obligeons à prendre régulièrement un temps à deux. Nous avons eu la chance de suivre un parcours « Elle et lui » pour faire le point, se réajuster et encore mieux nous connaître. C’était une expérience enrichissante, que nous conseillons à tous.

 PRIÈRE 

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eigneur, nous te confions notre amour pour qu'il ne meure jamais. Fais que sa source soit en toi pour que chacun de nous cherche à aimer plus qu'à être aimé, à donner plus qu'à recevoir. Fais que les jours de joie ne nous enlisent pas dans l'indifférence au reste du monde. Fais que les jours de peine ne nous désemparent pas mais cimentent notre amour. Seigneur, toi qui es la Vie, donne-nous de ne jamais refuser la vie qui voudra naître de notre amour.

Seigneur, toi qui es la Vérité, donne-nous de ne jamais refuser la vérité mais de rester transparents l'un à l'autre. Seigneur, toi qui es le Chemin, donne-nous de ne jamais nous alourdir la marche mais d'avancer la main dans la main. Sr Emmanuelle


TÉMOIGNAGES & Articles

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ernièrement l’équipe « Mil tendresse »* s’est retrouvée autour du thème : Pacs ou Mariage ? Quel choix ? Pourquoi le Pacs ? Pourquoi le mariage ? Quelles différences ? Pourquoi le sacrement de mariage ? Comment réagit l’entourage ? Différentes questions qui nous ont permis de réfléchir à nos propres engagements, avec un peu de recul. En 2009 en France, 256 000 mariages (60%) et 175 000

LE SACREMENT DE M PACS OU MARIAGE ? Pacs (40 %) ont été contractés. Le nombre de mariage diminue (sauf le pic de l’an 2000) alors que le nombre de Pacs ne cesse de croître depuis sa création en 1999. 30% des mariages sont célébrés à l’église après la mairie. Quelques réflexions des participants : Pacs ou Mariage ?  Le mariage est un engagement corps et âme.  Les fiançailles marquent le départ de cet engagement.  On peut se marier pour le « beau » du mariage.  Si tu aimes l’autre, le mariage coule de source.  Le mariage, c’est pour toujours, ce n’est pas à l’essai pour quelque temps.  La législation différente (mariage/pacs ) ne semble pas très importante pour

le choix : Le Pacs serait un « petit engagement », quelque chose que l’on peut être amené à « rompre ».  La cérémonie et la fête du mariage montrent déjà la différence : on se marie quand on a assez d’argent pour financer son mariage, pour offrir aux autres (famille, amis) une journée de fête. Ils seront les témoins de notre engagement.  Le mariage s’entretient tous les jours. Si tu oublies cela, il est trop tard.  Les témoins de notre mariage sont là pour les moments difficiles, pour nous accompagner, nous ouvrir les yeux. Le sacrement ?  Il est difficile d’en parler et de le définir.  La symbolique religieuse

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est importante. La cérémonie du mariage a été plus importante que la fête On le découvre peut-être au fil des années partagées. Le Mariage est sacrement s’il est greffé d’une manière ou d’une autre sur la vie du Christ. C’est un symbole humain de l’amour divin. On entre progressivement dans le sacrement.

Les « services après-vente » du mariage (équipes, mouvements, temps forts…) sont importants pour nous épauler et nous soutenir. *Equipe Mil Tendresse – Rencontre mensuelle de couple – ouvert à tous – Contact Christine Blanc 02 47 51 35 42 – blanchristine@yahoo.fr 

LA GRÂCE DU MARIAGE POUR MONIQUE ET YVES LE PAPE

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ous connaissez bien Yves. Vous savez... c'est ce petit homme qu'on rencontre avec son épouse Monique à la messe à SaintLibert tous les samedis soirs. Barbiche, regard vif, sourire en coin. 85 ans exactement, mais bon pied bon œil. Il est surtout connu pour son amour de la Vierge Marie qui passe à travers ses sculptures : des milliers voire des dizaines de milliers de représentations de Marie, de la Sainte Famille, de la Vierge et l’Enfant. Une œuvre mondialement connue, avec un trait caractéristique, le sourire : tous ses personnages

ont invariablement le sourire pour faire passer un message d'espérance.

Monique, un an de moins, tient le bras d'Yves. C'est son appui. Elle marche difficilement. Il y a un an, elle

est opérée de la colonne vertébrale. Mais il y a peu de progrès. Alors, ils marchent ensemble, comme ils le font depuis 1954, année de leur mariage à l'église SaintSymphorien. Leur mariage est plutôt un mariage de raison. C'est leur curé de SaintSymphorien, le Père Méchine, qui les a encouragés. Monique animait la légion de Marie. Beaucoup de qualités : sens de l’organisation, dis-

crétion, grande foi… Le Père Méchine s'appuyait beaucoup sur elle. Yves, lui, faisait partie de la chorale. Il appréciait Monique mais il ne se sentait pas à la hauteur pour fonder un foyer, surtout matériellement. Comment faire vivre une famille sans une profession suffisamment rémunératrice ? On n'est pas un artiste mondialement connu du jour au lendemain… Le Père Méchine les a invités à déjeuner un jour, tous les deux, pour qu'ils fassent


MARIAGE mieux connaissance. Et voilà comment un curé devient marieur… sans forcer la main. « Nous avons pris notre décision peu à peu. Nous avions pas mal de points communs, surtout le désir de vivre dans la foi, de nous encourager spirituellement. Nous avons débuté notre vie de couple avec peu de moyens : un solex chacun, un logement très modeste (une pièce unique sans confort) sur le quai Paul Bert, tout près du pont de fil. Un salaire très modique d’institutrice à l'école Sainte-Marie pour Monique et la galère pour Yves pour faire connaître ses œuvres et commencer une vraie carrière de sculpteur. Mais nous avons toujours été sereins, fidèles l’un à l'autre, simples. Notre ancrage dans la foi nous a toujours beaucoup aidés. »

14 MAI : RÉTROSPECTIVE DES 15 ANS DU CCFD Monique et Yves décidèrent, dès les premières années de leur mariage, d’aller à Lourdes tous les deux ans. « C'était un rendez-vous important pour nous, le moyen de souffler, de prendre des vacances, mais surtout de se ressourcer. » Et ils ont été fidèles toute leur vie à cette démarche. Catherine, leur fille, en a bénéficié, puis plus tard leurs 11 petitsenfants que Catherine et Jacky, leur gendre, ont eu la joie d'accueillir. Finalement, pour eux que veut dire aimer ? Pour Yves, c'est servir. Pour Monique c’est se faire confiance mutuellement. Un couple qui a construit, qui s'est construit, peu à peu, dans la foi, le dialogue, l’espérance. Reporter : Bruno Guicheteau

19h à Notre-Dame de l’Europe Rétrospective des 15 ans de la Course Terre d’Avenir (CCFD) à Tours-Nord Diaporama commenté, échange, buffet

14 MAI : ÉQUIPE RELAIS NDO - CHANCEAUX Réunion de 8h45 à 10h30, dans les salles paroissiales de Notre-Dame d’Oé ouverte à tous À partir de 12h, nous nous retrouverons autour d’un BARBECUE. Invitons amis et voisins , pour vivre la rencontre. Chacun apporte de quoi mettre en commun pour partager le repas.

UNE FEMME DE DIACRE

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l y a tout juste 10 ans aujourd’hui que je répondais mon « oui » à l’Evêque lorsqu’il me posa cette question : « L’Eglise me demande d’ordonner diacre votre mari. Acceptez-vous tout ce que le diaconat qu’il va recevoir apportera de nouveauté dans votre couple et votre vie de famille ? » Ce « oui » répondu n’est pas toujours facile à vivre au quotidien. Il faut sans cesse se le remémorer, faire des concessions entre la vie de l’Eglise et la vie de famille. Mais rassurez-vous, je suis très heureuse et je rends grâce pour tous ces moments vécus à travers le

ministère diaconal. Dieu est très bon. Lorsque je faiblis, il me tend la main et me redonne sa force pour me relever. Ma relation avec le Seigneur c’est la prière et je dirai même c’est le ciment de ma Foi. Prier sans se décourager ! Je conclurai en disant merci à nos enfants qui acceptent cet engagement, et nous partagent entre le service des frères et leur famille. Merci également à vous tous, notre communauté ici présente et amis qui nous portez dans la prière  Thérèse Bagarre

DIMANCHE 22 MAI : CONFIRMATIONS Messe à 10h au Christ-Roi

Attention : pas de messe à 11h 19

JUIN

: DIMANCHE

C O M M U N A U TA I R E

JOURNÉE COMMUNAUTAIRE EN PLEIN AIR À CHANCEAUX Action de grâce pour les cinq années que le Père François Simon a passées avec nous. Participation au cadeau à remettre au Centre Pastoral.


H HISTOIRE ISTOIRE ET ET HISTOIRES HISTOIRES

* Voir l’intégralité sur le site du diocèse http://www.diocesedetours.catholique.fr/index.php?art=1994#1994

L LA A VIE VIE CHRÉTIENNE CHRÉTIENNE TOUT TOUT PRÈS PRÈS DE DE CHEZ CHEZ NOUS NOUS Ci-dessous, extrait de l’homélie du Cardinal Jean Honoré lors des obsèques de l’ancien maire de Tours Jean Royer* Introduction par Monseigneur Bernard-Nicolas Aubertin : "Dans sa lettre encyclique «Pacem in Terris», le pape Jean XXIII rappelait : "A tous les hommes de bonne volonté incombe une tâche immense, celle de rétablir les rapports de la vie en société sur les bases de la vérité, de la justice, de la charité et de la liberté... tâche noble entre toutes, puisqu'elle consiste à faire régner la paix véritable, dans l'ordre établi par Dieu..." Et le Saint Père de continuer : " Ceux qui s'y emploient sont trop peu nombreux... mais ils ont magnifiquement mérité de la société humaine, et il est juste que nous leur décernions un éloge public". Jean Royer a été un serviteur de sa cité, de son pays (…)"

qui nous donnent d'être présents dans notre cathédrale pour célébrer la mémoire de Jean Royer, enfant de Dieu et fils de France, dont la destinée tout entière de service pour son pays et de résolution pour la ville que le sentiment populaire lui avait confiée. (…) « L'âme des justes est dans la main de Dieu » (Sap. II,1). Pourquoi ce mot de l'Ecriture me reviendrait-il sinon pour le comprendre dans la circonstance qui nous réunit ?

Monseigneur BernardNicolas Aubertin, archevêque de Tours Puis, c'est le cardinal Jean Honoré, archevêque émérite de Tours, qui a fait l'homélie. En voici des extraits. " Si elle meurtrit ceux qu'elle éprouve, la mort ne manque pas non plus de les rassembler et de les unir. Si elle défait les liens de la rencontre et de l'amitié, elle crée aussi ceux du regret et du souvenir. C'est le regret et le souvenir

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Jean Royer était un juste. A la fois par la rectitude de ses décisions et de ses choix, la liberté de conscience qu'il montrait en tout, la fermeté de conviction qui révèle le caractère et la personnalité. Qu'il fut exemplaire dans la gestion d'une ville qui le sollicitait tout entier, comment en douter ? Imagine-t -on ce que fut sa vie, tout

au long de ces journées si brèves où se disputaient l'accessoire et l'essentiel, l'urgence et la nécessité. Comment concilier la visite d'un quartier de la ville et l'urbanisme de Tours Nord ? Comment faire face à la création du Vieux Tours et au chantier de la cathédrale ? Sans compter les séances à la chambre des députés et les réunions du Comité régional pour l'aménagement du cours de la Loire ! (…) A cette qualité s'ajoute la liberté souveraine qui était la sienne. C'est parce qu'il était juste que Jean Royer était un homme libre. Libre dans ses attachements et ses engagements. Libre surtout à l'égard du jugement d'autrui, de l'opinion reçue, de ce que l'on désigne aujourd'hui comme le politiquement correct. (…) Homme politique, il savait sa dépendance à l'égard d'un scrutin qui pouvait l'élire ou l'écarter. Il savait aussi le prix moins d'une opinion que celui de sa conscience. D'où vient donc cette continuité dans la faveur de ses électeurs, sinon de la confiance que pouvaient inspirer la liberté souveraine de ses options et de ses initiatives qui se voulaient conformes à ce qu'il pensait légitime et opportun pour le bien public. Ce n'est ni la contestation,

ni la fluctuation des mouvements de foule, qui lui commandaient ce qu'il avait à faire. Le bien public, la nécessité de mettre la ville sur l'orbite de l'avenir constituaient aux yeux de son premier magistrat les objectifs majeurs dont il ne pouvait se distraire. On aura presque tout dit de Jean Royer quand on l'aura identifié à un homme de caractère. C'est le caractère qui est à l'origine des convictions et de la fidélité à les suivre. (…) Tandis que l'idée fixe ressort d'une pensée unique et n'a d'autre horizon qu'ellemême, la conviction, loin d'épuiser la pensée, la fertilise et l'ouvre à toute connaissance qu'elle unifie et irradie de sa vérité. C'est une qualité de l'esprit tout autant que du caractère. N'est-ce pas justement cette cohérence dans les convictions qui explique la continuité de la présence de Jean Royer et de son action au service de la ville de Tours ? Les mandats qu'il a exercés ne venaientils pas en même temps de son ascendant personnel et de la confiance de ses électeurs ? En définitive, c'est la leçon majeure qu'il nous laisse : il n'est de vie réussie que pour la vie qui est donnée. (…) " Cardinal Jean Honoré

’est avec tristesse que je témoigne toute ma reconnaissance et ma sympathie envers notre ancien maire. En faisant construire les pavillons dits « du maire », il a donné le bonheur à tant de familles modestes dont je fais partie et beaucoup de paroissiens de la paroisse Saint-Sauveur. Merci Monsieur Royer, vous serez toujours présents dans notre cœur et nos prières. Claude-Marie Chastan de Notre-Dame de l’Europe


Journal de la paroisse St Sauveur mai 2011