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Notre par o i s s e

Le temps de Noël à Saint-Honoré d’Eylau

Infos pratiques Paroisse Saint-Honoré d’Eylau Adresse postale : 71, rue Boissière – 75116 Paris Tél. : 01 45 01 96 00 – Fax : 01 45 00 18 68 e-mail : paroisse.saint.honore@wanadoo.fr

Crèche de Noël préparée par les sacristains

8h 18h

Samedi 24 décembre

Messe du samedi (pas de messe à 12h15) Messe de Noël des enfants et de leurs familles Chants traditionnels 20h Messe de Noël des enfants et de leurs familles Chants traditionnels et crèche vivante Pour la crèche vivante, inscrire les enfants (de 7 ans à 12 ans) auprès de Madame Largaïolli 01 45 04 38 89 le soir à partir de 20h.

22h30 Veillée de Noël avec la chorale

23h

Noëls anciens Messe solennelle avec la chorale Chants traditionnels de Noël

Dimanche 25 décembre - Nativité du Seigneur   8h30 Messe à la chapelle Sainte-Thérèse   9h30 Messe en français animée par la communauté portugaise

11h Grand-messe à l’église 11h30 Messe à l’église place Victor-Hugo (avec les sœurs de Bethléem)

18h30 Messe à l’église

Convergences

Accueil : À l’entrée de l’Église 66bis avenue Raymond Poincaré - 75116 Paris

Sur nos agendas Messes hebdomadaires

• 8h chapelle Sainte-Thérèse • 9h30 église place Victor-Hugo (avec les sœurs de Bethléem) (mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi) • 12h15 chapelle Sainte-Thérèse • 18h45 chapelle Sainte-Thérèse (du lundi au vendredi inclus)

• 10h30 messe des enfants et des familles à la crypte (hors vacances scolaires) • 11h église (grand-messe, chorale) • 11h30 église place Victor-Hugo • 18h30 église (jeunes) • 9h30 église (communauté portugaise)

Messes dominicales

Accueil des prêtres Confessions:

Samedi • 18h30 église Dimanche • 8h30 Chapelle Sainte-Thérèse • 9h30 église place Victor-Hugo (avec les sœurs de Bethléem)

17h-18h30 du lundi au vendredi  17h30-18h15 samedi et dimanche : prêtre au confessionnal

Photo de couverture : Cité de Dieu et Cité des hommes. Bulletin paroissial de Saint-Honoré d’Eylau 71 rue Boissière - 75116 Paris Tél. : 01 45 01 96 00 Fax 01 45 00 18 68 Site : www.paroisse-saint-honore.com e-mail : paroisse.saint.honore@wanadoo.fr Directeur de la publication : Père Michel Callies Rédacteur en chef : Nicole Averlant Comité de rédaction : Père M. Callies, N. Averlant, G. Dunoyer de Segonzac

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Edition et Publicité : Bayard Service édition Ile-de-France - Centre 18 rue Barbès – 92128 Montrouge Cedex - Tél. : 01 74 31 74 10 Secrétaire de rédaction : Louise d'Orglandes Impression : Imprimerie Moderne de Dreux (28) Tél. : 02 37 63 00 44 Commission paritaire : 54062 Dépôt légal : à parution Tirage : 2 500 exemplaires


éditorial

Dynamisme

L

ors de la soirée de rentrée, le vendredi 14 octobre, nous avons revisité et peut-être découvert notre paroisse : l’ancienne et la nouvelle, celle de 1897, de 1930 et de 2011.

Monseigneur Marbeau, le curé Labourt nous ont accueilli ainsi que le point d’Ho dans les nouvelles constructions. Notre avenir prend ses racines dans l’humus du passé, s’enrichit du présent et se fait inventif en se laissant attirer par l’appel de la sainteté et le devoir impérieux de l’évangélisation. Le Christ qui est le même « hier, aujourd’hui et toujours », se donne pleinement et totalement à chaque instant dans notre histoire et dans l’histoire de notre paroisse. Comme l’affirme Léon Bloy, « chacun de nous est au centre de combinaisons infinies et merveilleuses. Si Dieu nous donnait de les voir, nous entrerions en Paradis dans un évanouissement de douleur et de volupté. » Alors soyons intègre quant à notre foi et notre fidélité au Christ, inventif dans notre évangélisation et notre charité. D’où ces trois interrogations : - De quoi vais-je témoigner ? - Que vais-je abandonner pour mieux m’engager ? - Suis-je un chrétien heureux ? Père Michel Callies,

Curé de Saint-Honoré d’Eylau

Lire Convergences, c'est bien… S’abonner, c’est mieux !

Bulletin d’abonnement

Vous le savez, le bulletin que vous avez entre les mains est mis gracieusement à votre disposition, sur les présentoirs de la paroisse Saint-Honoré d’Eylau, chaque trimestre. Tous, en effet, doivent pouvoir avoir accès librement à l’information concernant ceux qui vivent de la Parole de Dieu dans notre quartier. Cependant, en vous abonnant à Convergences, qui vous parviendra dès sa parution, vous aurez l’avantage d’être avisés à temps de toutes les manifestations du trimestre. De plus, vous soutiendrez notre action, nous permettant ainsi d’équilibrer nos comptes sans avoir recours à d’autres aides que celle de nos annonceurs.D’avance, merci de votre aide.

r M. r Mme r Mlle

à retourner au secrétariat de Saint-Honoré d’Eylau Nom : ……………………………… Prénom : ………………………… Adresse : ……………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………… désire s’abonner à Convergences et vous adresse ci-joint un chèque de 10 Euros à Saint-Honoré d’Eylau « Convergences » (pour un an soit 5 numéros).  A, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . le . . . . . . . . . . . . . . . . . . Signature

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Ethique et solidarité

R éflexion

P

Vincent / Sanctuaire Lourdes / Ciric

ourquoi réfléchir à l’éthique dans un monde qui paraît ne pas en avoir et à la solidarité dans un monde qui paraît ne plus en avoir comme le montre le peu de recettes générées par la famine actuelle en Afrique de l’Est ? Cela a-t-il un sens d’encombrer son esprit avec des mots abstraits qui paraissent plus ressortir de la bonne conscience que de la bonne pratique ? Sans hésiter la réponse est «  oui « , car ils aident à comprendre le monde et à s’y positionner durablement quel que soit notre âge.

Les convergences

Le fondement existentiel de ces deux mots est «  autrui », au sens évangélique du terme. Sans les autres, l’éthique, du grec ethikos qui signifie « moral », serait une contrainte insupportable parce que sans contenu. Même s’il existe plusieurs «  morales » à découvrir suivant les cultures et les secteurs (familial, professionnel etc), leur finalité commune est de rendre supportable, constructive et surtout stimulante la vie en société. L’autre devient ainsi le vecteur de notre épanouissement individuel en même temps que le valideur de nos comportements. Lorsque l’éthique est partagée par une communauté, elle permet l’aboutissement de projets collectifs solides, fondés sur la confiance et non sur la lutte de pouvoirs. Sans les autres, le mot de solidarité n’existerait pas. Fondée sur l’évidence du destin commun, elle se traduit en acte(s). Elle est multiforme : familiale, corporatiste, religieuse, politique… Mais elle est d’abord une prise de conscience de l’existence de l’autre qui conditionne une écoute, un geste, une action, une politique, un engagement associatif, une adhésion à un projet révélant l’interdépendance de chacun d’entre nous avec le Prochain. L’action solidaire n’est pas monolithique ; la solidarité « délocalisée » de type humanitaire pour des populations africaines défavorisées est facile à assumer quand elle se traduit par un don d’argent isolé et ponctuel. Mais plus difficile est de concrétiser une forme de soli-

darité avec les laissés pour compte de notre entourage quotidien… A intégrer cependant la récente « prise en masse » de l’humanité qui commande une nouvelle approche socioéconomique de la solidarité : - la « solidarité inter générationnelle » appelle une conversion du contenu des productions-consommations de manière à sortir des désordres d’une croissance sauvage pour parvenir à un « développement durable » ; - la « solidarité systémique » exige de dépasser la seule défense des intérêts particuliers pour prendre en compte les problèmes communs liés à la survie du genre humain (bioéthique, biodiversité, changement climatique…) ; Les nouvelles régulations à inventer et à mettre en place doivent faire appel à une forme de solidarité éthique pour exclure les rapports de force mortifères liés aux inégalités. Ainsi, éthique et solidarité font appel à la conscience de l’autre et de son altérité. Indispensables dans la modernité et dans nos vies, elles nécessitent une ouverture d’esprit permanente pour apprivoiser l’effort d’écoute et de discipline qu’elles présupposent chez chacun d’entre nous.

Les complémentarités

Le besoin d’éthique, sans la satisfaction duquel la jungle s’installerait inéluctablement dans un monde de diversité, fait appel à la morale. Or que devient la morale dans une civilisa-

tion plutôt axée sur la satisfaction des besoins de chaque individu ? Jamais les biens de consommation n’ont été aussi massifs et diversifiés dans le monde, et jamais les inégalités n’ont été aussi fortes. La morale, et sa traduction individuelle l’éthique, sontelles à ce point en déshérence qu’elles ne commandent plus les bonnes pratiques de la plus évidente solidarité ? Le besoin de solidarité, ressenti comme facteur d’acceptation de la diversité humaine qui frappe irréversiblement à nos portes, peut-il être satisfait si chacun d’entre nous n’accepte pas de s’ouvrir à ce monde en mutation en questionnant régulièrement le sens de son action, la prééminence de son confort matériel ou mental, la tendance au repli sur soi ? Il est frappant de constater aujourd’hui l’appétence d’une grande partie de la jeunesse pour une vie, personnelle ou professionnelle, «  qui ait du sens » , quitte à aller au bout du monde pour lui donner corps ; ce sont les prémisses du changement nécessaire qu’il serait inconséquent de ne pas encourager. J’ai commencé ces lignes sans bien comprendre pourquoi on m’avait suggéré ce binôme « éthique et solidarité ». Mais tout compte fait, une morale qui ne serait pas généreuse ou une générosité qui s’exercerait sans morale ne serait-elle pas un véritable poison ? Jean-Loup Feltz Groupe des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens

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Solidarit é

La solidarité autour de l'enfant malade

S

ouvent, le premier contact avec l’hôpital se situe au service des urgences. Ces urgences sont ouvertes en permanence pour accueillir les enfants avec leurs parents. L’attente peut être longue, l’atmosphère pesante nécessitant beaucoup de doigté de la part de l’équipe des urgences vis-à-vis des enfants et parents. Selon la pathologie, l’enfant sera pris en charge dans les différentes filières de soin, médicales ou chirurgicales. Le parcours fera intervenir de nombreuses disciplines médicales, dont une partie visible, au contact des enfants et des parents, et une partie invisible, en arrièreplan, dont l’activité est insoupçonnée par les familles. Le médecin travaille en réseau pour utiliser au mieux les compétences de chaque spécialiste. Le malade s’en rend rarement compte et peut avoir l’impression d’une déshumanisation de l’hôpital. Concilier accueil personnalisé, contraintes technico-économiques et qualité des soins est un vrai défi. En cas de maladie grave, la maladie va représenter un drame pour la famille.

Le personnel médical et non médical va travailler de façon très étroite, au jour le jour, d’abord pour aboutir au diagnostic précis, puis à l’élaboration du projet thérapeutique adapté à chaque cas. Les décisions médicochirurgicales sont discutées plusieurs fois par semaine en réunion de concertation pluridisciplinaire. Un médecin va être le médecin référent de l’enfant et de la famille. C’est lui qui va annoncer le diagnostic, expliquer la prise en charge thérapeutique et surveiller l’enfant pendant son hospitalisation et son suivi qui sera souvent long. Des enseignants vont organiser l’école à l’hôpital ; des associations de bénévoles vont venir distraire les enfants, organiser des ateliers ; des associations vont réunir des fonds pour améliorer les conditions d’hospitalisation des enfants en apportant des télévisions, des ordinateurs, des livres, des jeux ; des associations d’étudiants vont apporter du réconfort à ces enfants. L’enfant va s’attacher à son médecin référent ; quant il atteindra l’âge adulte, il se tournera vers celui-ci plus volontiers pour les consultations de suivi à plus long terme plutôt que vers un médecin pour adultes. Dans certains cas, c’est le médecin référent qui va l’aider quand se présenteront des difficultés pour son parcours scolaire ou professionnel.

Quelle magnifique chaine de solidarité autour de l’enfant ! La médecine est aujourd’hui au cœur de la vie et de la mort de chacun. L’église elle-même est amenée à intervenir sur des sujets comme la bioéthique, les soins palliatifs, l’acharnement thérapeutique. C’est l’honneur du médecin que de rester à la disposition de chaque malade, de chaque enfant, de chaque vie qui se présente à lui. Docteur Aurore Coulomb

Lettre aux membres de la famille d’Alice X. Après être restée moins de 5 semaines en unité protégée (juin-juillet), Alice a été hospitalisée tous les 10 jours pendant 4 jours pour des cures programmées. Entre temps, elle était à la maison et a pu aller une semaine chez ses grands parents où nous avons tous pu nous réunir. Au programme, ballades et « repas gastronomiques » car enfin tout était autorisé. Beaucoup de bonheur à simplement profiter du fait d’être ensemble. Les frères et sœurs d’Alice ont pu retrouver et inviter leurs amis… de beaux moments de partages et de rires. Nous sommes forts de tout cela pour aborder les semaines à venir, les contraintes que nous avions avant l’été, les reprises des cycles de traitements semblables au premier. Malgré l’incertitude de l’issue de cette maladie, nous restons pleins d’espérance. à l’hôpital, nous rencontrons d’autres familles. Ce qui reste le plus marquant, c’est

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l’amour dont certains parents arrivent à entourer leur enfant, lui donnant l’élan de croître jusqu’où cela est possible selon son âge. Un amour qui se débarrasse de bien des contraintes et qui, reçu dans la confiance, donne sens à des vies même courtes. Finalement, on goûte de près à ce qui est essentiel dans la vie : aimer et être aimé. Nous ne sommes pas seuls et nous voulions vous remercier pour votre soutien toujours aussi fidèle pour les diverses attentions des uns et des autres qui nous permettent de reprendre souffle et de donner le meilleur de nous-mêmes. Un merci bien particulier aux mamans qui ont lancé une veillée de prière à un moment crucial pour Alice (elle a récupéré particulièrement vite selon ses médecins). Nous vous souhaitons une belle rentrée, unis à vous par la pensée et la prière. Lettre transmise par une famille de Saint-Honoré

Convergences

Le docteur Aurore Coulomb, chef de service à l’hôpital Armand Trousseau, spécialisé sur l’enfant, parle de son expérience auprès de ses petits malades.


V i e d e l a paroisse

éjouissons-nous d’accueillir un prêtre « génération JeanPaul II ». Le Père d'Augustin est né et a vécu à Paris, aîné d’une fratrie de quatre garçons. Après le baccalauréat il a choisi la faculté de droit. Bon début pour ceux qui recherchent la justice, la vérité et l’établissement de la paix entre les hommes car le Droit forme avec rigueur le jugement et le discernement. « Jean-Paul II est mon Père dans la foi » dit le Père d’Augustin. Il a aimé en lui l’homme qui a héroïquement subi les pires épreuves sans broncher, le lutteur, le philosophe, le défenseur des droits de l’homme et de la famille, celui qui a perçu les questions que se posent les jeunes gens et a su leur donner des raisons de vivre, de croire et d’espérer. Il a aimé aussi le poète, le sportif, l’homme de plein vent. Le Père d’Augustin s’est nourri des travaux de philosophes, de théologiens courageux précurseurs et lucides : Maurice Blondel, Maurice

Zundel, Hans Urs von Balthazar, Pierre Teilhard de Chardin. Il a découvert chez les grands saints mystiques, Sainte Thérèse d’Avila, Saint Jean de la Croix, Louis-Marie de Grignon, Sainte Thérèse de Lisieux les chemins de l’intériorité, ceux qui relient l’homme à la source de l’amour. Le Père d’Augustin fait partager son expérience intime dans son livre L’oraison, une école de l’Amour, paru en 2006 dans la collection « Cahiers de l’Ecole Cathédrale ». Pendant plusieurs années, le Père d’Augustin a été prêtre au service des vocations. Le diocèse de Paris lui a demandé de renouveler le site « mavocation.org ». C’est un site très visité, de 400 fois par jour jusqu’à 1000 fois par exemple au moment des ordinations. Le but du site est de parler de la vocation et d’aider les jeunes qui s’interrogent à discerner ce qu’ils perçoivent à l’intime de leur cœur. Un site qui aide à poser les bonnes questions, à faire les premières démarches, à trouver un

Convergences

R

Bienvenue au Père Antoine d’Augustin

accompagnateur spirituel ainsi que des prières signées des grands maîtres de la spiritualité. Le Père d’Augustin a pressenti dans notre paroisse d’immenses potentialités. Il espère les voir mises au service de notre communauté pour le plus grand bien de tous. Il a sûrement des idées sur la question. Faisons-lui confiance ! Nicole Averlant

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Vie de la p a r o i s s e

Centenaire de la cité

Ce 14 octobre 2011, les paroissiens, très surpris, étaient accueillis à l'entrée de l'église par le Père Labourt, curé de Saint-Honoré en 1897, par Paul Marbaut, architecte de l'église, les enfants de chœur, les donateurs, tous en costumes d'époque. Ils faisaient revivre le Saint-Honoré des origines en 1897. Les scouts conduisaient les groupes de visiteurs à la découverte de la nouvelle Cité paroissiale entièrement rénovée et animée par les participants aux activités paroissiales : les jeunes musiciens, les enfants de la Maison Saint-Ho, la chorale, etc. Un dîner dans la crypte, superbement transformée, clôturait les festivités de ce 14 octobre 2011.

Les jeunes guitaristes s'en donnaient à cœur joie.

Le comité d'accueil au grand complet.

Le sourire de la g

« Le but du chant est la glorification de Dieu et le réconfort de l'âme. » (J.-S. Bach)

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La cité paroissiale : le re nde


té paroissiale

V i e d e l a paroisse

Les scouts assuraient le service d'ordre.

e de la génération montante.

Photos Sophie Schultz - schultz@aliceadsl.fr

le re ndez-vous des amis.

Celui qui a mené à bien cette vaste entreprise.

La Maison Saint-Ho : le bonheur des enfants.

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Culture e t s p i r i t u a l i t ĂŠ

L’itinÊraire spirituel de Franz Liszt (1811-1886) On a cÊlÊbrÊ cette annÊe le 200e anniversaire de la naissance de Franz Liszt. Le site  anneeliszt.com  donne le dÊtail des très nombreux concerts et des confÊrences qui furent consacrÊs au compositeur. C’est l’occasion pour Convergences de retracer pour ses lecteurs le parcours spirituel de l’immense artiste que la foi et la charitÊ chrÊtiennes ont accompagnÊ tout au long de sa vie.

F

ranz Liszt est nÊ dans les confins Sa liaison avec Marie d’Agout est bien austro-hongrois le 22 octobre connue. Elle les oblige tous deux à 1811. Ses premières annÊes sont quitter Paris pour la Suisse et l’Italie, comparables à celles de Mozart car oÚ ils vivront ensemble durant neuf son père, excellent musicien, dÊcela ans. Ils auront trois enfants. Ce sera très vite ses dons exceptionnels et lui la pÊriode la plus brillante de la vie fit parcourir l’Europe dès l’âge de huit de Liszt. Il sillonnera l’Europe incesans comme pianiste prodige. BasÊ samment, soulevant un enthoud’abord à Vienne, il s’installa à Paris siasme extraordinaire, toujours prêt avec son père à l’âge de douze ans. Il d’ailleurs à jouer gracieusement y demeura durant treize annÊes, donpour des causes charitables. nant d’innombrables concerts dans Trois ans après sa rupture avec Marie, toute l’Europe. en 1847, une nouvelle amitiÊ amouC’est en 1827, peu avant la mort de reuse, littÊraire et philosophique son père, qu’il subit sa première elle-aussi, l’attache à une princesse crise religieuse. La russe, Carolyne Sa rencontre lecture des Pères du Iwanowska, qu’il dÊsert et de l’Imita- avec l'abbÊ Lamennais a p p e l l e r a s o n tion de JÊsus-Christ va le rendre à la vie,  ange mystique . l’exalte. Il songe à Ardemment cathoabandonner sa car- à sa vie, celle d'un artiste lique et romaine, et d'un homme rière de musicien quoique nÊe orthopour devenir prêtre, doxe, elle ravive en exceptionnel. ce dont son confesFranz Liszt sa passeur le dissuade. Il passe des heures sion pour la religion. Toujours itinÊen prière à Saint-Vincent-de-Paul, rant, mais beaucoup plus attachÊ près du square Montholon, oÚ il dÊsormais à la composition et à la habitera dÊsormais avec sa mère. Les pÊdagogie, il rÊside principalement annÊes 28 et 29 sont tiraillÊes entre à Weimar et à Rome. Carolyne est à Êlans mystiques et dÊceptions senRome Êgalement, totalement absortimentales. Sa rencontre avec l’abbÊ bÊe par la rÊdaction de ses nombreux Lamennais va le rendre à la vie, à sa Êcrits philosophiques et religieux. vie, celle d’un artiste et d’un homme Leurs projets d’union se heurtent à exceptionnel. l’impossibilitÊ pour Carolyne de faire

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C u l t u r e e t s p i ritualité

annuler son mariage. C’est à l’âge de 54 ans, en 1865, que Franz reçoit les ordres mineurs de Saint François, ce qui provoque beaucoup de sarcasmes chez certains de ses anciens amis. Il s’installe au Vatican, s’attelle à la composition de son grand oratorio « Christus », lit chaque jour son bréviaire. Il rompt son amitié tumultueuse avec Richard Wagner, supportant mal la liaison de sa fille Cosima avec lui. Mais la générosité est vraiment le trait dominant de Franz Liszt, car il écrit sept ans plus tard : « Que d’autres la jugent et la condamnent ; pour moi elle reste une âme digne du grand perdono de saint François, et admirablement ma fille. » Les dernières années de Franz Liszt sont apaisées tout en restant d’une grande fécondité : concerts encore à

sait derrière lui que ses vêtements. Rome, à Weimar, à Budapest. Il fait Le grand artiste qui avait connu un figure de patriarche mais, sous son succès délirant dans toutes les capiapparente sérénité, on sent la souftales européennes france de celui qui a s’effaçait avec une connu la gloire mais simplicité admidont l’œuvre n’a Le grand artiste rable. On ne voupas été reconnue à qui avait connu drait pas le quitter, sa juste valeur. Une un succès délirant dans cet article, sans œuvre étrange, très personnelle, foison- dans toutes les capitales lui laisser la parole, citant quelques nante, prophétique européennes s’effaçait en phrases de son tesà bien des égards, avec une simplicité tament : « Ceci est où l’inspiration relimon testament. Je gieuse a tenu une admirable. l’écris à la date du 14 grande place. septembre 1860, où Il est impossible dans l’église célèbre l’Exaltation de la Sainte ce court article d’esquisser seulement Croix. Le nom de cette fête dit aussi une analyse de son œuvre pianisl’ardent et mystérieux sentiment qui tique, immense. Je me contenterai de a traversé comme d’un stigmate sacré signaler ici les pièces spécifiquement ma vie entière. Oui, Jésus crucifié, la « religieuses » : deux messes, celle folie de l’exaltation de la Croix, c’était dite de Gran, qui fut reçue triomphalà ma véritable vocation. Je l’ai reslement à Paris en 1878 et celle écrite senti jusqu’au plus profond du cœur pour le couronnement de l’empereur dès l’âge de dix-sept ans, lorsque je François-Joseph ; trois oratorios (la demandais avec larmes et supplicalégende de Sainte Elisabeth, celle de tions qu’on me permît d’entrer au Sainte Cécile et Christus) ainsi que Séminaire de Paris, et que j’espérais de nombreux psaumes. L’oratorio qu’il me serait donné de vivre la vie Christus, très rarement donné, très des saints et peut-être de mourir de la beau pourtant dans son dépouillemort des martyrs. Il n’en a pas été ainsi ment et l’utilisation des modes gréhélas ! Mais non plus jamais, depuis, goriens, a été exécuté le 22 octobre à travers les nombreuses fautes et 2011 à Saint-Louis des Invalides, pour erreurs que j’ai commises et dont j’ai le 200e anniversaire du compositeur. Franz Liszt s’est éteint paisiblement une sincère repentance et contrition, à Bayreuth le 31 juillet 1886, veillé par la divine lumière de la Croix ne m’a été sa fille Cosima. Ses obsèques furent entièrement retirée. » la simplicité même, sans musique, comme il l’avait demandé. Il ne laisGilbert Dunoyer de Segonzac

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éthique e t s o l i d a r i t é

Ta joie est ma joie, ton combat est n o La solidarité des interdépendances

L’interdépendance est une des conditions de la Vie. La Création toute entière repose sur des actions et des réactions physiques mutuelles indispensables. La moindre fleur requiert le concours du soleil, de la pluie, de la terre, etc… L’homme ne subsiste que par solidarité avec le milieu terrestre pour respirer, se nourrir. Il occupe cependant une place unique dans la nature, il est corps et esprit, doué d’intelligence, du sens du bien et du mal. Il vit en groupe, lié par d’incontournables dépendances aux autres hommes, semblables et différents dans leur conception de la vie. Ils désirent vivre heureux, aimer et être aimés, dans la paix, bien qu’ils soient égoïstes par nature.

La solidarité obligée : l’arc et la flèche

L’un ne peut rien sans l’autre. Les égoïsmes particuliers sont condamnés à s’accommoder, à se supporter, à accepter de renoncer à une partie de ses droits pour respecter ceux des autres. Ainsi, une grève des transports, c’est le chaînon manquant qui désorganise l’ensemble de la communauté. La solidarité sociale est le fruit du bon sens et de l’intérêt général bien compris.

La main tendue

Les paysans qui n’avaient pas souffert de la sécheresse ont apporté du foin à ceux qui ne pouvaient plus nourrir leur troupeau. Bel exemple de solidarité paysanne. La solidarité permet de réaliser des chefs d’œuvre impossibles à un homme seul. Elle décuple la puissance par la multiplicité des talents et leur complémentarité.

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La solidarité familiale

La famille vit en symbiose, elle est tissée par les liens de l’amour et les intérêts communs. Le cocon familial reste la nostalgie des dispersés, refuge, lieu de gratuité.

La solidarité spontanée au ras des pâquerettes

Elle est sans calcul, sans domination, sans idée de profit. C’est l’Auvergnat qui partage ses quatre bouts de bois avec un Georges Brassens transi. Et ces bouts de bois deviennent feu de joie inoubliable. C’est la lampe allumée dans la nuit.

La solidarité joyeuse de l’amitié

« Tous pour un et un pour tous. » Elle est bien plus puissante que la solidarité obligée. Les Trois Mousquetaires, confiants, sont sûrs de pouvoir compter les uns sur les autres, riches de leur amitié inébranlable, désintéressée. C’est aussi la virile solidarité des « copains d’abord » ou des équipes sportives.

La solidarité qui repose sur une éthique

L’éthique consiste à chercher comment vivre et vivre bien. L’éthique philosophique est fondée sur la sagesse, fruit de l’expérience humaine, elle établit une hiérarchie des valeurs morales qui facilitent la cohésion sociale en équilibrant des rapports de force inégaux et fluctuants. L’éthique chrétienne est fondée sur l’enseignement de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

La solidarité du petit troupeau : les Amish

Depuis le début du XVIe siècle, ils forment une communauté religieuse fondée sur les valeurs bibliques : l’humilité,

la rigueur, le détachement, la solidarité et le pardon. Ils n’ont ni sécurité sociale ni contrats d’assurances multirisques, ni cotisations de retraite, l’entraide et la solidarité suppléent à tout. Ils vivent à trois heures de route de Chicago mais à des siècles de distance. Leur devise : « Tu ne te conformeras point à ce monde qui t’entoure ». Ils ne font aucun prosélytisme. Ils refusent de suivre les modes, la quincaillerie du progrès matériel, la superpuissance de l’argent, les désirs insatiables du « toujours plus » et les rapports de forces inégaux. C’est malheureusement une solidarité close.

La solidarité évangélique pratiquée par Mère Térésa

« C’est de mes mains dont les pauvres ont besoin pour être servis, c’est de mon cœur qu’ils ont besoin pour être aimés. » Un journaliste américain regardait Mère Teresa soigner un lépreux couvert d’ulcères répugnants. « Je ne le ferais pas pour un million de dollars », dit-il écœuré. « Moi non plus, pour un million de dollars je ne le ferais pas », réplique Mère Teresa. Elle le fait parce qu’elle prend à la lettre les paroles du Christ : « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait ».

La solidarité christique

Le Père Kolb libère le prisonnier des nazis de la mort, par sa propre mort, à l’image du Christ.

La solidarité en chaîne

Mère Teresa apporte à une famille hindoue affamée un petit paquet de riz. De ce riz, la mère de famille fait deux tas et va en porter un à ses voisins musulmans aussi pauvres qu’elle : « Eux aussi ont faim ». Mère Teresa ne lui donne pas un supplément de riz, elle respecte


ĂŠt h i q u e e t s olidaritĂŠ

n otre combat

la noblesse de cette femme pauvre, gÊnÊreuse, elle lui laisse la joie de donner, de pouvoir encore aider l’autre.

Je ne peux pas ĂŞtre heureux si les autres ne le sont pas

Je ne suis pas responsable des inÊgalitÊs de fait, mais je dois essayer d’y remÊdier, porter une part de la souffrance du monde. Il existe une bontÊ noble et douce qui consiste en une humble communion de celui qui a et de celui qui n’a pas, qui voudrait non pas tant donner que se faire pardonner de donner. Le docteur Schweizer, brillant intellectuel, organiste de talent, notable respectÊ, se sent un privilÊgiÊ.  Mais un jour, dit-il, l’idÊe me vint que je ne devais pas accepter mon bonheur comme une chose naturelle mais qu’il fallait donner quelque chose en Êchange . MalgrÊ l’incomprÊhension de ses amis, ce pasteur dÊcide de devenir mÊdecin, de ne plus se contenter de prêcher la religion de l’amour mais de le pratiquer. Il abandonne une confortable situation pour s’enfoncer au cœur de la jungle africaine.

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Nous sommes tous embarquĂŠs sur le mĂŞme bateau.

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Culture e t S p i r i t u a l i té de ceux qui … Lane solidarité hurlent pas avec les loups

Jérôme Cordelier dans Rebelles de Dieu décrit les combats de ceux qui ont dit non aux fatalités d’une vie tracée, non aux réflexes de leur milieu, non au confort d’une carrière assurée, non aux diktats d’une hiérarchie aveuglée ou soumise. Ils ont dit « non » et placé leur vie sous le signe de l’action, du combat, de l’engagement au service de leurs semblables. Rebelles oui, mais rebelles de Dieu car ils ont agi au nom de leur foi. Ils incarnent la beauté, la grandeur et l’immense richesse d’un christianisme qui prend à la lettre l’amour du prochain.

L’écologie, une solidarité entre générations

Le tsar Pierre le Grand, au XVIIIe siècle, plante une forêt pour la fabrication des mâts des navires du siècle suivant. Les écologistes, face à une société de consommation qui veut tout, tout de suite, se soucient de l’avenir de l’homme et des ressources limitées de la terre. Ceux qui s’engagent dans cette voie prennent souvent des décisions contraires à leur propre intérêt. Ils se sentent responsables du patrimoine qu’ils transmettront à ceux qu’ils aiment.

Se serrer les coudes dans la tempête

Les médias ne nous laissent ignorer aucun des dangers qui planent sur nos têtes, toutes classes sociales confondues : fermetures d’usines, délocalisations d’entreprises, chômage, catastrophes nucléaires. Nous sommes tous embarqués sur le même bateau. Le salut est dans la solidarité des hommes de bonne volonté qui viennent au secours de qui en a besoin, redonnent confiance à qui l’a perdue, cherchent coûte que coûte des solutions pratiques, ingénieuses, à hauteur d’homme.

L

La carrière de M

e 25 décembre 1808, l’empereur Napoléon, à l’apogée de sa puissance et de sa gloire, s’en vint, de Compiègne, présider à l’inauguration de casernes nouvelles. On avait élevé, à l’entrée de la ville, un arc de triomphe en toile peinte surmonté d’un grand aigle à bec crochu, charpenté et doré par le décorateur du théâtre municipal. Une proclamation du préfet avait convoqué l’armée entière des fonctionnaires qui tous, du plus élevé au plus infime, devaient assister à l’arrivée de l’Empereur et se former derrière lui en cortège depuis l’entrée de la ville jusqu’aux casernes. M. Colleret était un jeune homme de 24 ans, commis de 5e classe à la sousdirection des Droits réunis. Il n’avait ni appui ni chance d’avancement : c’était d’ailleurs un employé modèle, aussi exact que scrupuleux, médiocrement noté par ses supérieurs qui ne lui connaissaient aucun protecteur puissant. Aussi M. Colleret n’était-il pas très joyeux ce 24 décembre dans sa misérable chambre garnie : il pensait à d’autres veilles de Noël, déjà bien lointaines, où il préparait ses souliers pour les placer dans la cheminée, certain que le petit Jésus passerait pendant la nuit, pour y déposer de belles choses. Quelle bienfaisante divinité s’ingénierait à penser à lui ? Tout de même,

lorsqu’il se coucha, par une sorte de superstition, encore qu’il fût bien certain qu’il n’avait rien à attendre, il déposa ses souliers un peu moins près de son lit, un peu plus près de la cheminée qu’il ne faisait à l’ordinaire, et il fut presque déconfit, lorsque le lendemain à son réveil, il trouva les escarpins vides. Au dehors, les tambours battaient le rappel. Le rendez-vous des fonctionnaires était à dix heures : M. Colleret y fut exact. Sur la place, les autorités formaient déjà un grand demi-cercle, M. Colleret, le plus infime, était à l’extrémité de la file. Tout-à-coup parurent au grand trot les cavaliers de l’escorte puis la berline du maître. La voiture s’arrêta parmi le bruit des tambours, les salves et les fanfares. Un écuyer se précipita à la portière et l’on vit apparaître Napoléon, l’air renfrogné sous son petit chapeau légendaire. Le petit commis des Droits réunis était à deux pas de l’Empereur qu’il vit descendre péniblement de la voiture en maugréant. M. Colleret crut même entendre sortir de la bouche impériale un formidable juron, roulé à mi-voix, et il restait là, ébahi de contempler de si près l’homme du destin. Quand, tout à coup, il se sentit brusquement pris par le bras et pensa chanceler sous le coup. Il eut bien du mal à reprendre son aplomb quand, repre-

Elle n’est pas condescendante, elle ne ressent pas ses services comme une obligation, elle ne se réduit pas à une simple arithmétique qui distribue des parts égales et proclame le droit de ceux qu’elle oblige. Elle relève d’une pulsion profonde, irrésistible, elle est un élan du cœur. La solidarité, c’est la communion des saints. Nicole Averlant

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Bertrand Averlant

La solidarité est vigilante, intuitive, indulgente et optimiste


e Monsieur Colleret

Enfin, les discours se terminent, le moment est venu d’entrer dans la ville et de se rendre aux casernes. L’Empereur, sans quitter le bras de son compagnon tremblant, se met en marche, de plus en plus soucieux, il n’écoute aucune des explications obséquieuses dont le préfet est prodigue, il va parlant sans cesse à M. Colleret qui courbe sa haute taille pour mieux saisir les paroles tombées de la bouche du dieu. Peu à peu, la discrétion, le respect, l’étonnement imposent à tous le silence et la réserve ; on ralentit le pas pour ne pas gêner la conversation de l’Empereur et du jeune employé des Droits réunis. On voyait celui-ci reprenant son sang-froid progressivement, répondre en phrases courtes aux confidences de Sa Majesté, et c’est ainsi que se passa toute la cérémonie. Arrivé aux casernes, Napoléon, toujours au bras de M. Colleret, fit toute la visite sans cesser de causer à son acolyte, sans donner un coup d’œil aux constructions qu’il inaugurait de si étrange façon, et suivi à distance respectueuse par le troupeau des hauts fonctionnaires muets de surprise et frémissants de curiosité. Enfin, la tournée s’acheva et l’Empereur prit congé de M. Colleret.

Dès que la voiture impériale eut disparu, un groupe compact se forma autour de M. Colleret, ou l’interrogeait sur le motif de cet honneur insigne ; lui restait impénétrable : « Qu’est-ce que l’Empereur vous a dit ? ». Il s’obstinait à répondre d’un air de discrétion modeste « Oh ! Des choses très particulières ». Le préfet l’invita à dîner pour le banquet du soir, la femme du préfet ouvrit le bal à son bras. En peu de jours, il devint l’idole du monde officiel. De simple commis, il devint en deux ans, inspecteur. En 1814, il était sous-directeur et décoré de la Croix d’Honneur. à la chute de l’Empire, les choses changèrent. Pendant 36 ans, on l’expédia comme receveur dans des postes lointains et difficiles. Impassible, il ne formulait aucune plainte. Une revanche éclatante le guettait. Survint la Révolution de 1848, bientôt suivie de l’élection de Louis-Napoléon à la présidence. Interrompue depuis 1814, sa carrière recommence, brillante, inespérée, extravagante. En 1852, il est directeur à Nantes. En 1854, il est conseiller d’Etat. Il mourut à 88 ans, membre du Conseil privé, sénateur et Grand croix de la Légion d’Honneur. Quelques mois avant sa fin, il dit à l’un de ses jeunes neveux, avec cet air de satisfaction d’un homme qui, spectateur de sa propre vie, assiste à la plus désopilante comédie « Veux-tu savoir ce que m’a dit l’Empereur ? ». Voici les faits : dès que Napoléon eut pris mon bras, il dit en grommelant et en parlant moins pour moi que pour son propre soulagement : « Ah ! ce maudit cor ! Je ne pourrais jamais parcourir leurs satanées casernes si vous ne me

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nant ses esprits, il s’aperçut que c’était l’Empereur lui-même qui lui faisait l’insigne honneur d’utiliser comme point d’appui sa chétive personne. D’abord, il crut qu’il allait s’écrouler, tant son émotion était forte, de sentir la main du conquérant sur son bras. Il avait la tête en feu et les oreilles bourdonnantes. L’Empereur n’écouta pas une phrase du discours du préfet ; il se tenait immobile, toujours appuyé au bras du petit commis et regardant obstinément le bout de ses bottes. M. Colleret n’osait ni bouger la tête, ni faire un mouvement.

soutenez pas. Ils m’ont fait des bottes trop étroites et dures ; on ne trouve plus de bon cuir. Quand j’étais souslieutenant, j’avais des bottes parfaites, c’était du veau très souple. » Il a maudit son bottier. Il ne m’a pas dit autre chose, il m’a quitté sans un mot de remerciement, n’a jamais su mon nom et je ne l’ai jamais revu. Pour le reste, je n’ai eu qu’à me taire, le soir même mon avenir était assuré. Mais le gouvernement de la Restauration m’a fiché « bonapartiste incorrigible – était des familiers du l’Usurpateur – a reçu les confidences de l’Ogre de Corse, etc. ». De sorte que, quand l’Empire reparut après 36 ans d’interrègne, j’étais tout désigné pour compter parmi les plus favorisés. J’ai longuement réfléchi à ce qui m’est arrivé, je suis sûr que c’est le petit Jésus qui a tout conduit. J’ai mis sans confiance mes souliers dans la cheminée, le lendemain à mon réveil, je crus que mes escarpins étaient vides ; je me trompais, il m’avait déposé ceci que je ne voyais pas : mon grand cordon rouge et mon habit de sénateur. » D’après G. Lenôtre

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Dossier

Prière à Marie Dis, douce Marie, de quels tendres yeux Mirais ton petit enfant, Christ, mon Dieu. Lorsque tu l’eus mis au monde sans peine La prime chose, je crois tu fis, Fût de l’adorer, ô de grâce pleine, Puis sur le foin, dans la crèche le mis, De quelques pauvres langes le couvris, Le cœur étonné, je crois et joyeux Quand un peu, parfois, le jour, il dormait, Et réveiller voulait le paradis, Doux allais, si doux qu’il ne t’entendait,

Convergences

Posais ta bouche sur ta joue et puis

La Sainte Famille à Nazareth

Disais avec un maternel souris « Là, ne dors plus, cela te vaudra mieux » à sa fille parlant l’éternel Père, Le Seigneur parlant à son humble ancelle, Avec tendre pitié l’appelait Mère, Rien que d’y penser, le cœur en chancelle à qui ressent quelque douce étincelle De cet amour dont suis insoucieux.

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Dossier

Journal paroissial de Saint-Honoré d’Eylau

N° 97 - Décembre 2011

ci,

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Ta joie est ma joie, ton combat est notre combat

Convergences

éthique et solidarité p. 12

Centenaire de la Cité paroissiale reportage photo p. 8-9

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La revue de Saint Ho  

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