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drôles d’oiseaux Nos reporters, Anastasia, Lina et Melissy, sont allées faire une nouvelle enquête au parc André Malraux. Or elles ont déjà acquis une certaine expérience et, comme il faut que tout le monde s'exprime, elles ont décidé de donner la parole ... aux oiseaux !

Hi hi ... Trop nul !

Attends, je dois bien avoir un mode d’emploi

Ben dis donc ! Il ne sait même pas tenir un appareil photo ...

Dès la première rencontre, on voit bien qu’ici, ça ne rigole pas

Eh, l’minus ! t’as rien à m’filer ?

h t t p : / / p o l e a n i m . n a n t e r r e . n e t Eh, Fred ! Amène-toi, on va s’occuper de lui

Quoi ! T’as rien ?!!

Un peu plus loin : s’agit-il d’oies ou de canards ? En fait, à les écouter ...

Uh ... rien dans la cervelle

Eh, les gars ! Attendez-moi

Le dernier qui trouve est ... une poule mouillée !

Ah ! Des canards, en voilà ...

Ha ha, c’est moi le plus acrobate

Miam ! J’ai bien mangé ...

Ça s’active au pôle Anim

Le groupe qui a choisi les jeux de société : Inès en rose, Léna en gris, Théo en rouge, Dahlil en noir, Joël en marron et Samir l'animateur.

Aziz avec son œuvre d’art

Non mais ! Il allait salir mes jolis pieds !

Oh, toi là ! Je t’ai vu alors me touche pas !

2ème journée d'ouverture pour les vacances : Vivory, Rita et Amel sont allés prendre la température des activités : jeux de société, linogravure, customisation et tennis.

Et là aussi

T’arrêtes de me suivre !

Comment l'ont-ils découvert ? Aziz : « c'est ma mère : elle trouvait que je restais trop sur l'ordi ». Rania, c'est par « une affiche » et Malik « par la Mairie ». Stylés les habits !

Trop triste qu’on ait perdu la coupe du monde ...

Rania en rose, Myriam avec le T-shirt noir et blanc et Ines en blanc

Allez hop ! Un plongeon style Michaël Phelps

Antoine, le Raphaël Nadal du Pôle

Contrôle ! Vous avez vos papiers ?

Bon, mais d’abord, faut pas qu’il me repère

Ça y est là, j’en vois un qui va commettre une infraction

Lina et Anastasia nous font découvrir l’atelier Balafon, animé par Lansiné, musicien traditionnel originaire de Guinée, et Anne-France, de la Maison de la Musique de Nanterre.

Et la protection des plus faibles aussi ...

Maman ! Où tu vas ?

Au détour d’un bosquet, voici le maître des lieux

Je suis le roi du moooonde !

Z’auriez pas vu mon biberon ?

Non mais est-ce que j’ai une tête à manger du fromage ? En plus, ça pue !

Allez dernière question : qu'est-ce qu'on pourrait améliorer ? Aziz : « je voudrais plus de sorties, des visites dans les musées ». Dahlil trouve qu'il faudrait « acheter des nouveaux jeux de société ». Et Rania : « terminer plus tard, car on fait pas assez d'activités ».

à fond les balafons Et vous espérez me faire croire que vous n’étiez pas en excès de vitesse

Animation ateliers, conception et réalisation graphique

Et les animateurs au fait, qu'est-ce qui les motive ? Samir « aime faire découvrir les jeux de société aux enfants ». On s'en serait douté … Et Cécile : « enseigner la customisation ». Mais c'est quoi au fait ? « On décore des vêtements avec du strass, des paillettes ». Quant à Antoine, qui anime ce matin l'activité tennis, il a une préférence pour « le roller, la natation, la gym et le rugby ». Ça ne doit pas être son jour, là … En tous cas, ils aiment ce qu'ils font, car ce ne sont pas des novices. Samir : « ça fait 4 ans ». On comprend qu'il soit difficile à battre. Pareil pour Antoine. Et Cécile, 1 an ½.

Aïe ! Je me suis mis un mauvais torticolis

Le parc, ce n’est pas la jungle : l’ordre et la sécurité sont assurés

Pourquoi viennent-ils ? Aziz : « parce que sinon j'ai rien à faire et pour patienter avant que je parte en Tunisie ». Malik, c'est plutôt « pour m'amuser », tout comme Rania, qui apprécie aussi qu'il y ait « beaucoup de sports ». Ce qui ne l'empêche pas de participer à d'autres activités, comme ce matin la customisation. Et justement, comment choisissent-ils leur activité ? Aziz a pris linogravure « pour découvrir une nouvelle activité ». Rania, « pour rendre mes habits stylés ». Effectivement une bonne raison pour laisser le sport de côté ! Et Théo, « pour me venger de Samir », l'animateur des jeux de société ! Il a sans doute perdu quelques parties contre lui …

Mais non c’est toi ! Bon allez une petite pause yoga ...

Les jeunes Nanterriens qu'ils ont rencontrés connaissent le pôle depuis plus ou moins longtemps. Léna est toute nouvelle : elle vient juste depuis l'ouverture. Pareil pour Aziz : « ça fait 2 jours ». Dahlil fréquente lui le Pôle depuis janvier : la première fois, c'était « pour suivre un copain ». Rania « depuis les vacances de printemps ». Par contre, Théo et Malik sont des habitués : le premier vient depuis 1 an et le second 2. Manifestement, ils s'y plaisent …

Mais il fait moins le fier une fois revenu sur terre

Ouh là ! Ça a l’air super profond ...

Enfin une rencontre familère nous indique qu’on est sur le chemin de retour à la civilisation Z’ai cru voir un rrros minet !

Lansiné est griot. Comme l’explique Anne-France : « les griots sont aussi identifiés comme les “bibliothèques” du village. Mais il ne faut pas les confondre avec des conteurs. Ce statut se transmet de génération en génération. Les personnes n’ayant guère de parent griot ou griotte ne peuvent donc pas le devenir ». Le balafon avec lequel il s’accompagne, est l’ancêtre du xylophone. Lansiné est venu en France jouer avec des instruments accordés à l’Européenne. « Les notes sont plus rapprochées et plus nombreuses chez eux, ce qui fait plus harmonieux » nous dit Anne-France. Lansiné revient de son pays, où s’est récemment produit un coup d’état. Il y était allé pour fabriquer des balafons lui servant ainsi à enseigner en France. « On avait un peu peur qu’il ne revienne pas » avoue Anne-France. Des balafons qu’il a fabriqués, aidé de sa famille, avec du bois mort trouvé dans les

forêts. Chaque morceau que Lansiné fait apprendre à ses élèves raconte quelque chose. Qu’en pensent les participants ? Inès et Karine affirment elles aussi que « la mélodie est belle ». Est-ce facile de jouer de cet instrument ? « Oui, en tous cas c’est mieux que la flûte, c’est plus facile. Au début, c’était énervant parce qu’on n’y arrivait pas, mais une fois qu’on sait en jouer, c’est cool » nous informe Salaheddile. Anne-France nous raconte, qu’une année Lansiné a appris à ses élèves à jouer leur prénom avec le balafon. « Ça ne faisait pas vraiment de mélodie accordée car chacun a son propre prénom, mais ils étaient fiers de savoir le dire en langue musicale » ajoute-t-elle. Le balafon attire certains élèves, car ils ne connaissent pas cet instrument et qu’ils aimeraient le découvrir tout en changeant d’activité. Pour beaucoup d’entres eux, c’est la première fois qu’ils en jouent, « c’est sympa, ça fait plaisir d’en jouer. Et on rigole bien » … Effectivement ils ont l’air d’apprécier.


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Gérard s’est arrêté dans le parc pour lire son journal en rentrant de faire ses courses à côté de la préfecture. Il habite aux Tours Aillots, mais il est allé à la préfecture car les 2 marchands de journaux qui étaient dans son quartier ont fermé. Il trouve le parc sympa, même s’il y vient assez rarement : « c’est bien pour les enfants qui ne partent pas en vacances ». D’habitude, il lit aussi le journal sur internet (ce qui est assez rare pour quelqu’un qui aura 70 ans dans 3 mois). Sophie habite et travaille à Nanterre, au Conseil Général. Elle prend un moment pour profiter du soleil dans le parc avant d’aller à son cours d’aquagym. Elle trouve le parc très sympa, surtout à cette période avec les canards : « un coin de nature dans la civilisation » suggère Florian. C’est le seul grand espace dans Nanterre. Il est bien entretenu et utile pour beaucoup de familles, de jeunes, qui ne partent pas en vacances, qui viennent jouer au foot. Thaïs, Chira et leur mère Lætitia habitent Rueil, mais viennent au parc André Malraux car chez eux il n’y a pas de grand parc. Elles aiment bien le parc, les jeux, la place qu’il y a et la pelouse (sauf quand il a y des centres aérés) On peut aussi donner à manger aux canards. Thaïs aime les toboggans, mais regrette qu'en ce moment il n’y ait pas de pataugeoire.

Promeneurs au parc andré malraux Notre reporter Florian est allé faire un tour au parc André Malraux. Et il y a fait quelques rencontres ...

Antoine fait un repérage pour sa société de production, qui doit venir prendre des photos dans le parc pour un catalogue de vêtements. Il trouve que c’est un endroit intéressant pour avoir toutes les expositions possibles. C’est seulement la deuxième fois qu’il vient ; la première, c’était parce qu’il y avait des arbres, pour un autre projet. Il n’habite pas Nanterre, mais y travaille. Il trouve le parc agréable et apprécie la vue sur la Défense.

direction la mairie super, le staff du stade Tout le monde apprécie de profiter du Palais des Sports. Mais comment cela se passe-t-il dans les coulisses ? Florian a mené l'enquête ...

Je suis « maîtresse nageuse sauveteuse », rit Fabienne, qui revendique la version féminine du nom de son métier. Comment s’organise sa journée ? Le matin « j'accueille 24 enfants du Pôle Anim et je m’en occupe par demi-groupe à tour de rôle : pendant que l’un travaille, l’autre joue. En fin dematinée, temps de jeu libre ». Et le vendredi c’est toute la matinée : « le grand défouloir » nous dit-elle. Mais au fait, qu’entend-elle par travail ? « En fait, on définit à l’avance les activités que les enfants choisissent : PMT (palmes, masque et tuba), sauvetage ou water-polo ». Cette 3ème activité se passe dans le petit bain : « les enfants ne sont pas toujours assez bons nageurs et il faut savoir pratiquer le rétropédalage ». Explication : « faire avec les jambes des mouvements comme ceux de la brasse, mais alternativement et non pas simultanément ». Ce même mouvement est aussi utilisé pour le sauvetage. Et durant l'année scolaire ? « Sinon, j’enseigne la natation aux élèves de CP, CE1 et CM1. On fait aussi de l’initiation en grandes sections de maternelle. Et puis encore de l’enseignement individualisé pour les adultes. Et l’encadrement d’activités municipales : jardin aquatique, aquagym. Ou encore l’école de natation pour les 8/12 ans, tous les soirs. Et on doit aussi s’occuper de la gestion et des commandes du matériel ». Aurélie est la secrétaire du Palais des Sports : elle travaille directement avec le responsable. « Le plus gros du travail, c’est la gestion du personnel : établir les plannings de travail, comptabiliser les heures supplémentaires … Avec plusieurs équipes à gérer : celles qui ont en charge l’entretien, la petite maintenance (changer un interrupteur défectueux, remplacer un verrou cassé …), le traitement des eaux ... Et aussi l'ensemble des maîtres nageurs et des chefs de bassins ». Quoi d'autre ? Elle gère aussi des réservations de salles, pour les associations qui organisent des activités au Palais des Sports. « Également les accidents, lorsqu’il faut prévenir les secours puis gérer les déclarations aux assurances ».

Coralie, Marie et Monique travaillent à l'accueil. Elles reçoivent les gens qui y viennent et les orientent ; elles répondent aussi au téléphone. Elles constatent que « la fréquentation durant l'été, c'est un peu comme toute l'année, mais surtout, il y a beaucoup de gens qui viennent pour faire des passeports ou pour inscrire leurs enfants dans les écoles ou les centres de loisirs ». Joséla et Catherine travaillent à l'accueil du service Enfance. « On fait les inscriptions en colonies de vacances, en centre de loisirs, pour les départs en séjour et les préinscriptions en maternelle et en primaire. On gère aussi les dossiers de demandes d'aides financières, en fonction de la situation sociale des gens. Il y a tout le temps du monde. Dans l'ensemble le public est sympa. Parfois c'est un peu dur, quand ils veulent des choses rapidement et qu'ils deviennent agressifs ». Catherine est venue travailler au service

Claudine est infirmière et Marc médecin au centre médico-sportif, qui dépend du Centre Municipal de Santé. Leur travail porte sur plusieurs aspects : « le plus gros, c’est la délivrance de certificats de non contre-indication à la pratique d’activités sportives » remarque Claudine. Et le pic, pour cette activité, va de mai à octobre, au moment où les gens préparent leurs inscriptions en vue du début d’année scolaire. Le rôle de Claudine ? « Aider les médecins du centre : assurer les prévisites médicales, c’est à dire faire remplir des questionnaires, peser et mesurer, faire passer des électrocardiogrammes ». Son travail peut aussi comprendre une partie de secrétariat : répondre au téléphone, prendre des rendez-vous, gérer des dossiers … Seconde activité du centre : les consultations de traumatologie, pour les victimes d’accidents liés à la pratique sportive. Les gens peuvent en particulier recevoir les premiers soins puis bénéficier d’un suivi. « C’est surtout en début de saison et au retour des sports d’hiver que les consultations sont les plus nombreuses » note Claudine. Est-ce tout ? Non car il y a une autre activité importante de suivi des sportifs de haut niveau : « Indispensable pour des gens qui font du sport entre 8 et 10 fois par semaine » affirme Marc. La visite est donc beaucoup plus complète, avec des

Josiane et Asma (qui n’est pas sur la photo) viennent souvent avec les enfants du centre aéré de l’Étang. Elles trouvent le parc très agréable pour y faire des jeux, des piqueniques et des goûters. Elles apprécient qu’il soit bien entretenu, propre et surveillé.

Roxane (à droite, de dos) accompagne les enfants de son centre aéré. Et ils en ont des choses à dire. Comme Babacar, qui trouve le parc agréable pour jouer au foot et pour les aires de jeux. Il n’est pas le seul à aimer venir y jouer au football : il y aussi Yannis, Lucas, Breuk, Mathis et Axel. Naomi, elle, c’est plutôt pour jouer au Tourniquet. Et Michaël pour faire des galipettes et des cascades en arrière.

Après quelques tours entre les divers étalages, nous voici arrivés sur un stand magnifique de fruits et légumes, dont l'occupant se présente comme ... « le Père Noël » ! Depuis quand faîtes-vous ce métier ? demande Mélissy. « Ce n’est pas mon métier » ! répond-il, à la surprise de nos jeunes journalistes. Et il explique : « au départ, j’étais prof de maths ». Nouvelle surprise … « Ce sont les circonstances de la vie : on commence quelque part et on finit ailleurs ».

Bakrim est responsable de la sécurité du Palais des Sports. Est-il donc agent municipal ? Non, il travaille pour une société sous contrat avec la ville, qui par exemple assure aussi la sécurité de fêtes de quartiers. « Notre rôle » explique-t-il, « c’est de faire respecter le règlement des lieux publics. En particulier dans une piscine, où le chahut a vite faire d’entraîner des accidents. Aussi pour que les personnes qui viennent nager puissent être tranquilles. Nous intervenons même lorsque nous jugeons certains comportements déplacés, irrespectueux. Mais nous surveillons également le respect des locaux, afin de prévenir les dégradations, les incivilités. C’est très vaste » conclue-t-il.

Christine Bourcet : Je m'occupe principalement de toutes les questions concernant les enfants, dans la tranche de 3 à 12 ans. Par exemple pour l'organisation des centres de loisirs, des activités après la classe ... Je suis ainsi amenée à conduire le dialogue avec les associations nanterriennes sur le projet éducatif de la ville. Mais en temps qu'adjointe, je dois aussi, comme tous mes collègues à tour de rôle, assurer des fonctions plus générales, lorsque je suis de permanence : faire les mariages, en cas de problème la nuit, me rendre sur les lieux où il s'est produit ...

Christine Bourcet : D'abord, ce n'est pas un métier : c'est une fonction que l'on exerce durant le temps d'un mandat électoral, c'est à dire 6 ans dans une municipalité. J'ai fait ce choix parce que je suis engagée dans un parti politique depuis que je suis très jeune et que l'on y propose à certains adhérents de se présenter pour être élus. Cela a été mon cas, parce que j'étais très investie et aussi parce que je suis une femme et que la loi impose maintenant qu'il y en ait autant que d'hommes sur les listes électorales.

Soukeïna : Est-ce que vous voyez souvent le maire ? Christine Bourcet : Cela dépend des besoins, mais nous nous réunissons au moins une fois par semaine avec l'ensemble des adjoints pour faire le tour de toutes les questions à traiter. Cela s'appelle le Bureau Municipal. Nargis : en quoi consiste la journée type d'une adjointe comme vous ? Christine Bourcet : C'est variable. Hier par exemple, j'ai passé la journée à traiter du courrier avec ma secrétaire. Et j'ai pris contact avec la préfecture pour la gestion du dispositif “réussite éducative”. En ce moment, comme c'est les vacances, je me d é p l a c e beaucoup sur les animations dans les quartiers pour voir si tout se

passe bien, savoir s'il y a de nouveaux besoins ... Florian : Justement, que pensez-vous du journal que nous réalisons au Pôle Animation, durant les vacances ? Christine Bourcet : C'est bien. Ça donne l'occasion aux jeunes nanterriens de s'exprimer, de prendre la parole. Et ainsi ils nous donnent leur regard sur ce que fait la mairie, sur des choses que nous ne voyons pas forcément.

Est-ce que vous aimez tenir un stand ? Nouvelle réponse surprenante : « pas du tout. Je n’aime pas le commerce ni l’argent. Ce qui me plaît, ce sont les rapports humains. En fait, je vends des produits de qualité, qu’on ne trouve pas partout ».

de la mairie ou l'aménagement des routes. Ou encore toutes les délibérations du Conseil Municipal, les permis de construire délivrés aux particuliers. Mais ce peut être aussi une simple inscription d’un élève au conservatoire ». Cela permet en particulier de vérifier des informations, et cela sert à écrire l'Histoire. « Toutes les villes n'ont pas forcément de service d'archives, car cela Carte postale du demande des moyens. Les premiers Vieux Nanterre documents que l'on trouve ici datent du 16ème siècle : ce sont des registres paroissiaux ». Le service des archives conserve encore d'autres types de documents, comme des cartes postales ou des publicités. Vieille affiche publicitaire

du Conseil Municipal

examens plus approfondis tels que l’échographie cardiaque, l’électrocardiogramme d’effort avec mesure des échanges gazeux, les examens de sang, des yeux … Et même des dents : « les problèmes dentaires peuvent entraîner des déséquilibres et des dysfonctionnements, allant jusqu’à provoquer par exemple des claquages musculaires » prévient Marc. « Et il y a aussi une diététicienne et un psychologue » ajoute Claudine. Sans oublier des ostéopathes, qui font leur stage au centre.

Partis faire un tour au marché, Mélissy et Julien y ont rencontré un surprenant personnage.

Reporters : quel est votre rôle ?

Nargis : Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

suite à un accident, après avoir été employée pendant 18 ans en crèche et en école maternelle. Joséla était assistante dentaire au Centre Municipal de Santé, mais elle a souhaité changer à cause des horaires tardifs. Elle est actuellement en reconversion et, comme elle aime le contact avec le public, elle essaie ce poste pour voir si ça lui convient.

Mais au service des archives communales de Nanterre, on conserve bien d'autres choses. En fait expliquent Laurence et Élisabeth, « on garde tous les documents que les élus et l'administration communale produisent pour les habitants. Par exemple, ce Registre de délibérations qui concerne la construction

Trouvé au marché : un père noël exotique

Notre reporter Florian lui donne ici l'occasion de montrer son talent.

Les reporters du Pôle Anim, Juliette, Lucas, Florian et Amandin, sont allés voir ce qui se passe à la Mairie

Nous voici reçus au service Archives et Documentation par Laurence et Élisabeth. Comme l'explique L a u r e n c e , « les archives, ce sont tous les documents que l'on peut collecter et conserver pour retracer l'histoire. En fait, chacun fait des archives sans le savoir, simplement en constituant un album photo ».

retour à la mairie

Pour continuer le reportage sur la mairie Nargis, Soukeïna et Florian sont allés interviewer Christine Bourcet, adjointe au maire en charge de l'enfance

Ça s’escrime au pôle Anim 3 reporters du Pôle Anim, Nargis, Soukeïna et Florian, sont allés découvrir une nouvelle activité : le chanbara. Premier entraînement sous la direction de Sébastien

Le chanbara est un sport de combat japonais. Il se pratique avec une épée en mousse (traditionnellement en bois) : le Kodachi. L’objectif est de toucher son adversaire pour marquer des points. Il y a plusieurs zones de touche. Par exemple : Ashi, les jambes, Men, le visage, Tsuki, frappe de la pointe du sabre à la gorge ou à Merouane et Ibrahim se saluent la poitrine … Pour avant d'engager le combat marquer un point, il faut faire une touche en prononçant le mot correspondant. Mais bien sûr l’adversaire peut esquiver. Qu’en pensent les pratiquants ?

Quels sont les produits qu’il vend le plus ? « Je ne peux pas répondre, car beaucoup sont des produits de saison. Mais ceux qui ne changent pas, ce sont les produits exotiques : on en trouve toute l’année ». Justement quels sont ces produits exotiques ?« Les bananes plantains, le piment, les patates douces, le manioc, l’igname, le gombo et aussi les fruits de la passion, la mangue, la goyave et la papaye ». Hum il y a de quoi manger ! Comment se déroulent vos journées ? « Tous les jours, je me lève à 2h30 du matin, et j’arrive sur le marché à 5h30. Je reste jusqu’à 14h30. Car je ne fais pas que vendre sur les marchés : il faut aussi aller chercher la marchandise chez les fournisseurs, aux halles de Rungis » … Ne vendez-vous qu’à Nanterre ? « Non aussi à Mantes. Au total je fais des marchés 5 jours par semaine ». Et si vous nous racontiez ce que vous faisiez avant ... « Avant de faire le commerce de fruits exotiques, je faisais de l’import en gros, de produits du Sénégal. Surtout du poisson frais : j’achetais tout ce que rapportaient dans leur pirogues, les pêcheurs du port où j’étais basé, puis j’expédiais le jour même toute cette cargaison par avion pour Paris et je prenais le même vol. À l'arrivée, je récupérais tout mon poisson et, une fois passés les contrôles de douane et des vétérinaires, je le vendais sur les marchés. Avec moins de 24 h du producteur au consommateur : le produit était très frais ». Pourquoi notre “Père Noël” a-t-choisi le commerce de fruits exotiques ? « Parce que je suis francosénégalais », nous raconte-t-il. Eh bien décidément, avec lui, on va de surprise en surprise. Alors si vous allez au marché, passez lui faire un petit coucou …

Merouane, enthousiaste, : « j’ai commencé hier, c’est super génial ». Pas trop difficile ? « Non, parfois un peu seulement ». Et Ridha, qui a débuté hier aussi ? : « c’est bien ... Il faut être rapide, ne pas frapper trop fort ». Sur internet, on trouve plein d’informations : en fait, le chanbara, c’est un genre de films de batailles de sabre. Le nom chanbara vient de la contraction des onomatopées “chan-chan barabara”, qui correspondent … au bruit de la lame tranchant la chair ! Bon, pas d’inquiétude, on vous le répète : au Pôle Anim, les sabres sont en mousse ! Au tour de Kader et Walid, sous l'œil d'Ousmane, leur entraîneur

Visite à l'Agora Florian est allé à la découverte d'un lieu hors du commun : “la Maison des initiatives citoyennes”

Qu’est-ce que l’Agora, comment est-elle née ? L’Agora est un lieu original : « on n’en trouve pas dans toutes les villes, ce n’est pas obligatoire du point de vue légal », nous dit sa responsable, Anne-Gaël. Car, à Nanterre, l’Agora a été créée pour favoriser le débat démocratique. « Parce que la démocratie vit grâce aux échanges, aux rencontres, aux discussions, où l’on confronte les points de vue » explique Anne-Gaël, qui commente : « on est plus intelligent à plusieurs que tout seul dans son coin ». Et elle ajoute : « disposer d’un lieu comme l’Agora est apparu nécessaire à notre époque, où les gens s’intéressent de moins en moins à la politique, participent peu à la vie de la cité ... ils sont devenus méfiants ». C’est un lieu de renDans l'Agora : accès à internet, contre et de expositions, documentation ... débat pour inciter les habitants à s’impliquer : les citoyens, les élus et les services municipaux peuvent organiser des rencontres sur des thèmes qui les intéressent. C’est d’ailleurs bien cela que veut dire le mot Agora, qui vient du grec : dans le berceau de la démocratie qu’était la Grèce antique, l’Agora était le lieu de rencontre et de débat entre citoyens.

c’est donc d’apprendre aux gens à être autonomes pour s’informer ou, à leur tour, diffuser des informations, s’exprimer pour donner leur point de vue sur ce qui se passe dans la ville. C’est pourquoi l’Agora organise aussi des ateliers de formation à l’utilisation d’outils comme, par exemple, les blogs, les réseaux sociaux, mais aussi les logiciels de retouche photo, etc. « À l’Agora, il y a plein d’activités pour apprendre à ouvrir son regard, son esprit » conclut Anne-Gaël. Est-ce que ça marche ? « Il vient beaucoup de gens ... Mais est-ce pour participer au Gaël, chargé d'accompagner débat public ? la programmation Difficile à dire. Et puis il y a aussi la question de parvenir à diversifier le public : il y a ceux qui viennent spontanément, mais il est aussi nécessaire de toucher les autres ». Et c’est aussi pour cela que l’Agora organise, par exemple, des “apéros” musicaux.

Geoffroy et Amandine, respectivement médiateur multimédia et coordinatrice du réseau des acteurs du multimédia

L’atelier multimédia

« Effectivement » dit Anne-Gaël, « il y a aussi le restaurant, que nous avons ouvert, car il était indispensable pour la convivialité, et le jardin, qui était derrière le bâtiment dans lequel nous nous sommes installés. Et pour chacun des deux, nous avons fait un choix original. Mais je vous laisse les découvrir » … Le restaurant

Le jardin Van Tam, Thérèse, Adil et Abou

Mais comment susciter du dialogue, du débat ? Pour cela, il faut d’abord être informé : on organise donc une conférence, ou on met à disposition des accès à internet. Et sur ce dernier aspect, l’un des rôles de l’Agora,

Mais il n’y a pas que cela à l’Agora …

Ancienne caserne de pompiers, le bâtiment de l'Agora disposait d'un jardin. Plutôt que d'en faire un classique espace vert et d'en confier l'aménagement et l'entretien à une entreprise, il a été choisi d'en faire un jardin partagé, ouvert aux habitants, qui viennent y cultiver des fleurs et des légumes. Et tout ça sans produits chimiques : que des méthodes naturelles. « Encore une façon d'inciter à s'informer et de créer de la convivialité et du dialogue » remarque Anne-Gaël : « ils cherchent sur internet et s'échangent des trucs pour maintenir leurs plantes en bonne santé ».

L'espace restauration de l'Agora a une caractéristique particulière : c'est un restaurant d'insertion. Comme l'explique Adil : « cela nous permet de nous former au métier de la restauration et d'avoir une expérience pour pouvoir ensuite évoluer, avoir une seconde chance ». Autrement dit, certaines des personnes qui travaillent ici étaient au chômage ; cette activité est pour eux l'occasion de se préparer afin de pouvoir obtenir un emploi : apprendre un nouveau métier, retrouver des habitudes de travail. Écoutons à présent Van Tam, qui joue à la fois le rôle de chef de cuisine et de formateur : « Ma mission est bien sûr d'enseigner comment préparer les plats, mais pas seulement : je leur apprends aussi à arriver à l'heure, à être polis avec les clients, à vivre et travailler ensemble. Tout le monde a un caractère différent et c'est important de savoir s'unir pour travailler avec les autres ». Et ce n'est pas toujours facile : « en plus d'avoir des personnes, nous avons des nationalités différentes ». Mais pour Van Tam, c'est une vocation : « j'aime cela : j'ai toujours eu une attirance pour travailler dans le social ». À l'Agora, on pratique la citoyenneté sous toutes ses formes.


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Gérard s’est arrêté dans le parc pour lire son journal en rentrant de faire ses courses à côté de la préfecture. Il habite aux Tours Aillots, mais il est allé à la préfecture car les 2 marchands de journaux qui étaient dans son quartier ont fermé. Il trouve le parc sympa, même s’il y vient assez rarement : « c’est bien pour les enfants qui ne partent pas en vacances ». D’habitude, il lit aussi le journal sur internet (ce qui est assez rare pour quelqu’un qui aura 70 ans dans 3 mois). Sophie habite et travaille à Nanterre, au Conseil Général. Elle prend un moment pour profiter du soleil dans le parc avant d’aller à son cours d’aquagym. Elle trouve le parc très sympa, surtout à cette période avec les canards : « un coin de nature dans la civilisation » suggère Florian. C’est le seul grand espace dans Nanterre. Il est bien entretenu et utile pour beaucoup de familles, de jeunes, qui ne partent pas en vacances, qui viennent jouer au foot. Thaïs, Chira et leur mère Lætitia habitent Rueil, mais viennent au parc André Malraux car chez eux il n’y a pas de grand parc. Elles aiment bien le parc, les jeux, la place qu’il y a et la pelouse (sauf quand il a y des centres aérés) On peut aussi donner à manger aux canards. Thaïs aime les toboggans, mais regrette qu'en ce moment il n’y ait pas de pataugeoire.

Promeneurs au parc andré malraux Notre reporter Florian est allé faire un tour au parc André Malraux. Et il y a fait quelques rencontres ...

Antoine fait un repérage pour sa société de production, qui doit venir prendre des photos dans le parc pour un catalogue de vêtements. Il trouve que c’est un endroit intéressant pour avoir toutes les expositions possibles. C’est seulement la deuxième fois qu’il vient ; la première, c’était parce qu’il y avait des arbres, pour un autre projet. Il n’habite pas Nanterre, mais y travaille. Il trouve le parc agréable et apprécie la vue sur la Défense.

direction la mairie super, le staff du stade Tout le monde apprécie de profiter du Palais des Sports. Mais comment cela se passe-t-il dans les coulisses ? Florian a mené l'enquête ...

Je suis « maîtresse nageuse sauveteuse », rit Fabienne, qui revendique la version féminine du nom de son métier. Comment s’organise sa journée ? Le matin « j'accueille 24 enfants du Pôle Anim et je m’en occupe par demi-groupe à tour de rôle : pendant que l’un travaille, l’autre joue. En fin dematinée, temps de jeu libre ». Et le vendredi c’est toute la matinée : « le grand défouloir » nous dit-elle. Mais au fait, qu’entend-elle par travail ? « En fait, on définit à l’avance les activités que les enfants choisissent : PMT (palmes, masque et tuba), sauvetage ou water-polo ». Cette 3ème activité se passe dans le petit bain : « les enfants ne sont pas toujours assez bons nageurs et il faut savoir pratiquer le rétropédalage ». Explication : « faire avec les jambes des mouvements comme ceux de la brasse, mais alternativement et non pas simultanément ». Ce même mouvement est aussi utilisé pour le sauvetage. Et durant l'année scolaire ? « Sinon, j’enseigne la natation aux élèves de CP, CE1 et CM1. On fait aussi de l’initiation en grandes sections de maternelle. Et puis encore de l’enseignement individualisé pour les adultes. Et l’encadrement d’activités municipales : jardin aquatique, aquagym. Ou encore l’école de natation pour les 8/12 ans, tous les soirs. Et on doit aussi s’occuper de la gestion et des commandes du matériel ». Aurélie est la secrétaire du Palais des Sports : elle travaille directement avec le responsable. « Le plus gros du travail, c’est la gestion du personnel : établir les plannings de travail, comptabiliser les heures supplémentaires … Avec plusieurs équipes à gérer : celles qui ont en charge l’entretien, la petite maintenance (changer un interrupteur défectueux, remplacer un verrou cassé …), le traitement des eaux ... Et aussi l'ensemble des maîtres nageurs et des chefs de bassins ». Quoi d'autre ? Elle gère aussi des réservations de salles, pour les associations qui organisent des activités au Palais des Sports. « Également les accidents, lorsqu’il faut prévenir les secours puis gérer les déclarations aux assurances ».

Coralie, Marie et Monique travaillent à l'accueil. Elles reçoivent les gens qui y viennent et les orientent ; elles répondent aussi au téléphone. Elles constatent que « la fréquentation durant l'été, c'est un peu comme toute l'année, mais surtout, il y a beaucoup de gens qui viennent pour faire des passeports ou pour inscrire leurs enfants dans les écoles ou les centres de loisirs ». Joséla et Catherine travaillent à l'accueil du service Enfance. « On fait les inscriptions en colonies de vacances, en centre de loisirs, pour les départs en séjour et les préinscriptions en maternelle et en primaire. On gère aussi les dossiers de demandes d'aides financières, en fonction de la situation sociale des gens. Il y a tout le temps du monde. Dans l'ensemble le public est sympa. Parfois c'est un peu dur, quand ils veulent des choses rapidement et qu'ils deviennent agressifs ». Catherine est venue travailler au service

Claudine est infirmière et Marc médecin au centre médico-sportif, qui dépend du Centre Municipal de Santé. Leur travail porte sur plusieurs aspects : « le plus gros, c’est la délivrance de certificats de non contre-indication à la pratique d’activités sportives » remarque Claudine. Et le pic, pour cette activité, va de mai à octobre, au moment où les gens préparent leurs inscriptions en vue du début d’année scolaire. Le rôle de Claudine ? « Aider les médecins du centre : assurer les prévisites médicales, c’est à dire faire remplir des questionnaires, peser et mesurer, faire passer des électrocardiogrammes ». Son travail peut aussi comprendre une partie de secrétariat : répondre au téléphone, prendre des rendez-vous, gérer des dossiers … Seconde activité du centre : les consultations de traumatologie, pour les victimes d’accidents liés à la pratique sportive. Les gens peuvent en particulier recevoir les premiers soins puis bénéficier d’un suivi. « C’est surtout en début de saison et au retour des sports d’hiver que les consultations sont les plus nombreuses » note Claudine. Est-ce tout ? Non car il y a une autre activité importante de suivi des sportifs de haut niveau : « Indispensable pour des gens qui font du sport entre 8 et 10 fois par semaine » affirme Marc. La visite est donc beaucoup plus complète, avec des

Josiane et Asma (qui n’est pas sur la photo) viennent souvent avec les enfants du centre aéré de l’Étang. Elles trouvent le parc très agréable pour y faire des jeux, des piqueniques et des goûters. Elles apprécient qu’il soit bien entretenu, propre et surveillé.

Roxane (à droite, de dos) accompagne les enfants de son centre aéré. Et ils en ont des choses à dire. Comme Babacar, qui trouve le parc agréable pour jouer au foot et pour les aires de jeux. Il n’est pas le seul à aimer venir y jouer au football : il y aussi Yannis, Lucas, Breuk, Mathis et Axel. Naomi, elle, c’est plutôt pour jouer au Tourniquet. Et Michaël pour faire des galipettes et des cascades en arrière.

Après quelques tours entre les divers étalages, nous voici arrivés sur un stand magnifique de fruits et légumes, dont l'occupant se présente comme ... « le Père Noël » ! Depuis quand faîtes-vous ce métier ? demande Mélissy. « Ce n’est pas mon métier » ! répond-il, à la surprise de nos jeunes journalistes. Et il explique : « au départ, j’étais prof de maths ». Nouvelle surprise … « Ce sont les circonstances de la vie : on commence quelque part et on finit ailleurs ».

Bakrim est responsable de la sécurité du Palais des Sports. Est-il donc agent municipal ? Non, il travaille pour une société sous contrat avec la ville, qui par exemple assure aussi la sécurité de fêtes de quartiers. « Notre rôle » explique-t-il, « c’est de faire respecter le règlement des lieux publics. En particulier dans une piscine, où le chahut a vite faire d’entraîner des accidents. Aussi pour que les personnes qui viennent nager puissent être tranquilles. Nous intervenons même lorsque nous jugeons certains comportements déplacés, irrespectueux. Mais nous surveillons également le respect des locaux, afin de prévenir les dégradations, les incivilités. C’est très vaste » conclue-t-il.

Christine Bourcet : Je m'occupe principalement de toutes les questions concernant les enfants, dans la tranche de 3 à 12 ans. Par exemple pour l'organisation des centres de loisirs, des activités après la classe ... Je suis ainsi amenée à conduire le dialogue avec les associations nanterriennes sur le projet éducatif de la ville. Mais en temps qu'adjointe, je dois aussi, comme tous mes collègues à tour de rôle, assurer des fonctions plus générales, lorsque je suis de permanence : faire les mariages, en cas de problème la nuit, me rendre sur les lieux où il s'est produit ...

Christine Bourcet : D'abord, ce n'est pas un métier : c'est une fonction que l'on exerce durant le temps d'un mandat électoral, c'est à dire 6 ans dans une municipalité. J'ai fait ce choix parce que je suis engagée dans un parti politique depuis que je suis très jeune et que l'on y propose à certains adhérents de se présenter pour être élus. Cela a été mon cas, parce que j'étais très investie et aussi parce que je suis une femme et que la loi impose maintenant qu'il y en ait autant que d'hommes sur les listes électorales.

Soukeïna : Est-ce que vous voyez souvent le maire ? Christine Bourcet : Cela dépend des besoins, mais nous nous réunissons au moins une fois par semaine avec l'ensemble des adjoints pour faire le tour de toutes les questions à traiter. Cela s'appelle le Bureau Municipal. Nargis : en quoi consiste la journée type d'une adjointe comme vous ? Christine Bourcet : C'est variable. Hier par exemple, j'ai passé la journée à traiter du courrier avec ma secrétaire. Et j'ai pris contact avec la préfecture pour la gestion du dispositif “réussite éducative”. En ce moment, comme c'est les vacances, je me d é p l a c e beaucoup sur les animations dans les quartiers pour voir si tout se

passe bien, savoir s'il y a de nouveaux besoins ... Florian : Justement, que pensez-vous du journal que nous réalisons au Pôle Animation, durant les vacances ? Christine Bourcet : C'est bien. Ça donne l'occasion aux jeunes nanterriens de s'exprimer, de prendre la parole. Et ainsi ils nous donnent leur regard sur ce que fait la mairie, sur des choses que nous ne voyons pas forcément.

Est-ce que vous aimez tenir un stand ? Nouvelle réponse surprenante : « pas du tout. Je n’aime pas le commerce ni l’argent. Ce qui me plaît, ce sont les rapports humains. En fait, je vends des produits de qualité, qu’on ne trouve pas partout ».

de la mairie ou l'aménagement des routes. Ou encore toutes les délibérations du Conseil Municipal, les permis de construire délivrés aux particuliers. Mais ce peut être aussi une simple inscription d’un élève au conservatoire ». Cela permet en particulier de vérifier des informations, et cela sert à écrire l'Histoire. « Toutes les villes n'ont pas forcément de service d'archives, car cela Carte postale du demande des moyens. Les premiers Vieux Nanterre documents que l'on trouve ici datent du 16ème siècle : ce sont des registres paroissiaux ». Le service des archives conserve encore d'autres types de documents, comme des cartes postales ou des publicités. Vieille affiche publicitaire

du Conseil Municipal

examens plus approfondis tels que l’échographie cardiaque, l’électrocardiogramme d’effort avec mesure des échanges gazeux, les examens de sang, des yeux … Et même des dents : « les problèmes dentaires peuvent entraîner des déséquilibres et des dysfonctionnements, allant jusqu’à provoquer par exemple des claquages musculaires » prévient Marc. « Et il y a aussi une diététicienne et un psychologue » ajoute Claudine. Sans oublier des ostéopathes, qui font leur stage au centre.

Partis faire un tour au marché, Mélissy et Julien y ont rencontré un surprenant personnage.

Reporters : quel est votre rôle ?

Nargis : Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

suite à un accident, après avoir été employée pendant 18 ans en crèche et en école maternelle. Joséla était assistante dentaire au Centre Municipal de Santé, mais elle a souhaité changer à cause des horaires tardifs. Elle est actuellement en reconversion et, comme elle aime le contact avec le public, elle essaie ce poste pour voir si ça lui convient.

Mais au service des archives communales de Nanterre, on conserve bien d'autres choses. En fait expliquent Laurence et Élisabeth, « on garde tous les documents que les élus et l'administration communale produisent pour les habitants. Par exemple, ce Registre de délibérations qui concerne la construction

Trouvé au marché : un père noël exotique

Notre reporter Florian lui donne ici l'occasion de montrer son talent.

Les reporters du Pôle Anim, Juliette, Lucas, Florian et Amandin, sont allés voir ce qui se passe à la Mairie

Nous voici reçus au service Archives et Documentation par Laurence et Élisabeth. Comme l'explique L a u r e n c e , « les archives, ce sont tous les documents que l'on peut collecter et conserver pour retracer l'histoire. En fait, chacun fait des archives sans le savoir, simplement en constituant un album photo ».

retour à la mairie

Pour continuer le reportage sur la mairie Nargis, Soukeïna et Florian sont allés interviewer Christine Bourcet, adjointe au maire en charge de l'enfance

Ça s’escrime au pôle Anim 3 reporters du Pôle Anim, Nargis, Soukeïna et Florian, sont allés découvrir une nouvelle activité : le chanbara. Premier entraînement sous la direction de Sébastien

Le chanbara est un sport de combat japonais. Il se pratique avec une épée en mousse (traditionnellement en bois) : le Kodachi. L’objectif est de toucher son adversaire pour marquer des points. Il y a plusieurs zones de touche. Par exemple : Ashi, les jambes, Men, le visage, Tsuki, frappe de la pointe du sabre à la gorge ou à Merouane et Ibrahim se saluent la poitrine … Pour avant d'engager le combat marquer un point, il faut faire une touche en prononçant le mot correspondant. Mais bien sûr l’adversaire peut esquiver. Qu’en pensent les pratiquants ?

Quels sont les produits qu’il vend le plus ? « Je ne peux pas répondre, car beaucoup sont des produits de saison. Mais ceux qui ne changent pas, ce sont les produits exotiques : on en trouve toute l’année ». Justement quels sont ces produits exotiques ?« Les bananes plantains, le piment, les patates douces, le manioc, l’igname, le gombo et aussi les fruits de la passion, la mangue, la goyave et la papaye ». Hum il y a de quoi manger ! Comment se déroulent vos journées ? « Tous les jours, je me lève à 2h30 du matin, et j’arrive sur le marché à 5h30. Je reste jusqu’à 14h30. Car je ne fais pas que vendre sur les marchés : il faut aussi aller chercher la marchandise chez les fournisseurs, aux halles de Rungis » … Ne vendez-vous qu’à Nanterre ? « Non aussi à Mantes. Au total je fais des marchés 5 jours par semaine ». Et si vous nous racontiez ce que vous faisiez avant ... « Avant de faire le commerce de fruits exotiques, je faisais de l’import en gros, de produits du Sénégal. Surtout du poisson frais : j’achetais tout ce que rapportaient dans leur pirogues, les pêcheurs du port où j’étais basé, puis j’expédiais le jour même toute cette cargaison par avion pour Paris et je prenais le même vol. À l'arrivée, je récupérais tout mon poisson et, une fois passés les contrôles de douane et des vétérinaires, je le vendais sur les marchés. Avec moins de 24 h du producteur au consommateur : le produit était très frais ». Pourquoi notre “Père Noël” a-t-choisi le commerce de fruits exotiques ? « Parce que je suis francosénégalais », nous raconte-t-il. Eh bien décidément, avec lui, on va de surprise en surprise. Alors si vous allez au marché, passez lui faire un petit coucou …

Merouane, enthousiaste, : « j’ai commencé hier, c’est super génial ». Pas trop difficile ? « Non, parfois un peu seulement ». Et Ridha, qui a débuté hier aussi ? : « c’est bien ... Il faut être rapide, ne pas frapper trop fort ». Sur internet, on trouve plein d’informations : en fait, le chanbara, c’est un genre de films de batailles de sabre. Le nom chanbara vient de la contraction des onomatopées “chan-chan barabara”, qui correspondent … au bruit de la lame tranchant la chair ! Bon, pas d’inquiétude, on vous le répète : au Pôle Anim, les sabres sont en mousse ! Au tour de Kader et Walid, sous l'œil d'Ousmane, leur entraîneur

Visite à l'Agora Florian est allé à la découverte d'un lieu hors du commun : “la Maison des initiatives citoyennes”

Qu’est-ce que l’Agora, comment est-elle née ? L’Agora est un lieu original : « on n’en trouve pas dans toutes les villes, ce n’est pas obligatoire du point de vue légal », nous dit sa responsable, Anne-Gaël. Car, à Nanterre, l’Agora a été créée pour favoriser le débat démocratique. « Parce que la démocratie vit grâce aux échanges, aux rencontres, aux discussions, où l’on confronte les points de vue » explique Anne-Gaël, qui commente : « on est plus intelligent à plusieurs que tout seul dans son coin ». Et elle ajoute : « disposer d’un lieu comme l’Agora est apparu nécessaire à notre époque, où les gens s’intéressent de moins en moins à la politique, participent peu à la vie de la cité ... ils sont devenus méfiants ». C’est un lieu de renDans l'Agora : accès à internet, contre et de expositions, documentation ... débat pour inciter les habitants à s’impliquer : les citoyens, les élus et les services municipaux peuvent organiser des rencontres sur des thèmes qui les intéressent. C’est d’ailleurs bien cela que veut dire le mot Agora, qui vient du grec : dans le berceau de la démocratie qu’était la Grèce antique, l’Agora était le lieu de rencontre et de débat entre citoyens.

c’est donc d’apprendre aux gens à être autonomes pour s’informer ou, à leur tour, diffuser des informations, s’exprimer pour donner leur point de vue sur ce qui se passe dans la ville. C’est pourquoi l’Agora organise aussi des ateliers de formation à l’utilisation d’outils comme, par exemple, les blogs, les réseaux sociaux, mais aussi les logiciels de retouche photo, etc. « À l’Agora, il y a plein d’activités pour apprendre à ouvrir son regard, son esprit » conclut Anne-Gaël. Est-ce que ça marche ? « Il vient beaucoup de gens ... Mais est-ce pour participer au Gaël, chargé d'accompagner débat public ? la programmation Difficile à dire. Et puis il y a aussi la question de parvenir à diversifier le public : il y a ceux qui viennent spontanément, mais il est aussi nécessaire de toucher les autres ». Et c’est aussi pour cela que l’Agora organise, par exemple, des “apéros” musicaux.

Geoffroy et Amandine, respectivement médiateur multimédia et coordinatrice du réseau des acteurs du multimédia

L’atelier multimédia

« Effectivement » dit Anne-Gaël, « il y a aussi le restaurant, que nous avons ouvert, car il était indispensable pour la convivialité, et le jardin, qui était derrière le bâtiment dans lequel nous nous sommes installés. Et pour chacun des deux, nous avons fait un choix original. Mais je vous laisse les découvrir » … Le restaurant

Le jardin Van Tam, Thérèse, Adil et Abou

Mais comment susciter du dialogue, du débat ? Pour cela, il faut d’abord être informé : on organise donc une conférence, ou on met à disposition des accès à internet. Et sur ce dernier aspect, l’un des rôles de l’Agora,

Mais il n’y a pas que cela à l’Agora …

Ancienne caserne de pompiers, le bâtiment de l'Agora disposait d'un jardin. Plutôt que d'en faire un classique espace vert et d'en confier l'aménagement et l'entretien à une entreprise, il a été choisi d'en faire un jardin partagé, ouvert aux habitants, qui viennent y cultiver des fleurs et des légumes. Et tout ça sans produits chimiques : que des méthodes naturelles. « Encore une façon d'inciter à s'informer et de créer de la convivialité et du dialogue » remarque Anne-Gaël : « ils cherchent sur internet et s'échangent des trucs pour maintenir leurs plantes en bonne santé ».

L'espace restauration de l'Agora a une caractéristique particulière : c'est un restaurant d'insertion. Comme l'explique Adil : « cela nous permet de nous former au métier de la restauration et d'avoir une expérience pour pouvoir ensuite évoluer, avoir une seconde chance ». Autrement dit, certaines des personnes qui travaillent ici étaient au chômage ; cette activité est pour eux l'occasion de se préparer afin de pouvoir obtenir un emploi : apprendre un nouveau métier, retrouver des habitudes de travail. Écoutons à présent Van Tam, qui joue à la fois le rôle de chef de cuisine et de formateur : « Ma mission est bien sûr d'enseigner comment préparer les plats, mais pas seulement : je leur apprends aussi à arriver à l'heure, à être polis avec les clients, à vivre et travailler ensemble. Tout le monde a un caractère différent et c'est important de savoir s'unir pour travailler avec les autres ». Et ce n'est pas toujours facile : « en plus d'avoir des personnes, nous avons des nationalités différentes ». Mais pour Van Tam, c'est une vocation : « j'aime cela : j'ai toujours eu une attirance pour travailler dans le social ». À l'Agora, on pratique la citoyenneté sous toutes ses formes.


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28/07/2010

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drôles d’oiseaux Nos reporters, Anastasia, Lina et Melissy, sont allées faire une nouvelle enquête au parc André Malraux. Or elles ont déjà acquis une certaine expérience et, comme il faut que tout le monde s'exprime, elles ont décidé de donner la parole ... aux oiseaux !

Hi hi ... Trop nul !

Attends, je dois bien avoir un mode d’emploi

Ben dis donc ! Il ne sait même pas tenir un appareil photo ...

Dès la première rencontre, on voit bien qu’ici, ça ne rigole pas

Eh, l’minus ! t’as rien à m’filer ?

h t t p : / / p o l e a n i m . n a n t e r r e . n e t Eh, Fred ! Amène-toi, on va s’occuper de lui

Quoi ! T’as rien ?!!

Un peu plus loin : s’agit-il d’oies ou de canards ? En fait, à les écouter ...

Uh ... rien dans la cervelle

Eh, les gars ! Attendez-moi

Le dernier qui trouve est ... une poule mouillée !

Ah ! Des canards, en voilà ...

Ha ha, c’est moi le plus acrobate

Miam ! J’ai bien mangé ...

Ça s’active au pôle Anim

Le groupe qui a choisi les jeux de société : Inès en rose, Léna en gris, Théo en rouge, Dahlil en noir, Joël en marron et Samir l'animateur.

Aziz avec son œuvre d’art

Non mais ! Il allait salir mes jolis pieds !

Oh, toi là ! Je t’ai vu alors me touche pas !

2ème journée d'ouverture pour les vacances : Vivory, Rita et Amel sont allés prendre la température des activités : jeux de société, linogravure, customisation et tennis.

Et là aussi

T’arrêtes de me suivre !

Comment l'ont-ils découvert ? Aziz : « c'est ma mère : elle trouvait que je restais trop sur l'ordi ». Rania, c'est par « une affiche » et Malik « par la Mairie ». Stylés les habits !

Trop triste qu’on ait perdu la coupe du monde ...

Rania en rose, Myriam avec le T-shirt noir et blanc et Ines en blanc

Allez hop ! Un plongeon style Michaël Phelps

Antoine, le Raphaël Nadal du Pôle

Contrôle ! Vous avez vos papiers ?

Bon, mais d’abord, faut pas qu’il me repère

Ça y est là, j’en vois un qui va commettre une infraction

Lina et Anastasia nous font découvrir l’atelier Balafon, animé par Lansiné, musicien traditionnel originaire de Guinée, et Anne-France, de la Maison de la Musique de Nanterre.

Et la protection des plus faibles aussi ...

Maman ! Où tu vas ?

Au détour d’un bosquet, voici le maître des lieux

Je suis le roi du moooonde !

Z’auriez pas vu mon biberon ?

Non mais est-ce que j’ai une tête à manger du fromage ? En plus, ça pue !

Allez dernière question : qu'est-ce qu'on pourrait améliorer ? Aziz : « je voudrais plus de sorties, des visites dans les musées ». Dahlil trouve qu'il faudrait « acheter des nouveaux jeux de société ». Et Rania : « terminer plus tard, car on fait pas assez d'activités ».

à fond les balafons Et vous espérez me faire croire que vous n’étiez pas en excès de vitesse

Animation ateliers, conception et réalisation graphique

Et les animateurs au fait, qu'est-ce qui les motive ? Samir « aime faire découvrir les jeux de société aux enfants ». On s'en serait douté … Et Cécile : « enseigner la customisation ». Mais c'est quoi au fait ? « On décore des vêtements avec du strass, des paillettes ». Quant à Antoine, qui anime ce matin l'activité tennis, il a une préférence pour « le roller, la natation, la gym et le rugby ». Ça ne doit pas être son jour, là … En tous cas, ils aiment ce qu'ils font, car ce ne sont pas des novices. Samir : « ça fait 4 ans ». On comprend qu'il soit difficile à battre. Pareil pour Antoine. Et Cécile, 1 an ½.

Aïe ! Je me suis mis un mauvais torticolis

Le parc, ce n’est pas la jungle : l’ordre et la sécurité sont assurés

Pourquoi viennent-ils ? Aziz : « parce que sinon j'ai rien à faire et pour patienter avant que je parte en Tunisie ». Malik, c'est plutôt « pour m'amuser », tout comme Rania, qui apprécie aussi qu'il y ait « beaucoup de sports ». Ce qui ne l'empêche pas de participer à d'autres activités, comme ce matin la customisation. Et justement, comment choisissent-ils leur activité ? Aziz a pris linogravure « pour découvrir une nouvelle activité ». Rania, « pour rendre mes habits stylés ». Effectivement une bonne raison pour laisser le sport de côté ! Et Théo, « pour me venger de Samir », l'animateur des jeux de société ! Il a sans doute perdu quelques parties contre lui …

Mais non c’est toi ! Bon allez une petite pause yoga ...

Les jeunes Nanterriens qu'ils ont rencontrés connaissent le pôle depuis plus ou moins longtemps. Léna est toute nouvelle : elle vient juste depuis l'ouverture. Pareil pour Aziz : « ça fait 2 jours ». Dahlil fréquente lui le Pôle depuis janvier : la première fois, c'était « pour suivre un copain ». Rania « depuis les vacances de printemps ». Par contre, Théo et Malik sont des habitués : le premier vient depuis 1 an et le second 2. Manifestement, ils s'y plaisent …

Mais il fait moins le fier une fois revenu sur terre

Ouh là ! Ça a l’air super profond ...

Enfin une rencontre familère nous indique qu’on est sur le chemin de retour à la civilisation Z’ai cru voir un rrros minet !

Lansiné est griot. Comme l’explique Anne-France : « les griots sont aussi identifiés comme les “bibliothèques” du village. Mais il ne faut pas les confondre avec des conteurs. Ce statut se transmet de génération en génération. Les personnes n’ayant guère de parent griot ou griotte ne peuvent donc pas le devenir ». Le balafon avec lequel il s’accompagne, est l’ancêtre du xylophone. Lansiné est venu en France jouer avec des instruments accordés à l’Européenne. « Les notes sont plus rapprochées et plus nombreuses chez eux, ce qui fait plus harmonieux » nous dit Anne-France. Lansiné revient de son pays, où s’est récemment produit un coup d’état. Il y était allé pour fabriquer des balafons lui servant ainsi à enseigner en France. « On avait un peu peur qu’il ne revienne pas » avoue Anne-France. Des balafons qu’il a fabriqués, aidé de sa famille, avec du bois mort trouvé dans les

forêts. Chaque morceau que Lansiné fait apprendre à ses élèves raconte quelque chose. Qu’en pensent les participants ? Inès et Karine affirment elles aussi que « la mélodie est belle ». Est-ce facile de jouer de cet instrument ? « Oui, en tous cas c’est mieux que la flûte, c’est plus facile. Au début, c’était énervant parce qu’on n’y arrivait pas, mais une fois qu’on sait en jouer, c’est cool » nous informe Salaheddile. Anne-France nous raconte, qu’une année Lansiné a appris à ses élèves à jouer leur prénom avec le balafon. « Ça ne faisait pas vraiment de mélodie accordée car chacun a son propre prénom, mais ils étaient fiers de savoir le dire en langue musicale » ajoute-t-elle. Le balafon attire certains élèves, car ils ne connaissent pas cet instrument et qu’ils aimeraient le découvrir tout en changeant d’activité. Pour beaucoup d’entres eux, c’est la première fois qu’ils en jouent, « c’est sympa, ça fait plaisir d’en jouer. Et on rigole bien » … Effectivement ils ont l’air d’apprécier.


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