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LYON Communique : Augmentation du tarif des cantines scolaires : les étrennes dont nous pouvions nous passer 2 janvier. 2012 Au 1er janvier, les lyonnais qui inscrivent leurs enfants à la cantine, verront leur facture augmenter de 7%. Le discours de l’adjoint en charge de la vie scolaire sur un équitable partage du coût selon les revenus » ne peut masquer l’augmentation du prix moyen facturé aux familles Il ne peut masquer non plus que Lyon est aujourd’hui la ville la plus chère de France en la matière. La fourchette des tarifs par repas selon le quotient familiale (0,75 € à 6,5 €) atteint des sommets nulle part égalés. Le coût de revient des repas est lui aussi parmi les plus élevé, et si on tient compte du fait que sont servis à Lyon bien plus de repas qu’à Nantes ou Dijon, nous sommes de nouveau sur la plus haute marche d’un podium peu enviable. Ce coût de revient du repas a augmenté de 18% en un peu plus d’un an (8,5 à 10€). A nos demandes d’explication sur cette augmentation, il n’y a pas eu de réponse. L’augmentation massive du coût de ce service local de proximité, prioritaire selon nous, ne permet pas non plus de résoudre les difficultés pour lesquels il est en crise depuis plus d’un an. La cuisine centrale est au maximum de ses possibilités, et un avenant a été signé avec le prestataire pour accroître de mille repas, la production quotidienne (à 23 000). L’attractivité de Lyon devrait nous conduire à anticiper et à disposer à terme d’un outil adapté. A l’inverse la prochaine cuisine centrale, construite à Rillieux, paraît déjà proche de la saturation (24 000 repas/j). Depuis 18 mois le sujet, parce qu’il n’entre pas dans les priorités de la majorité municipale, est bricolé. Il nécessite selon une autre approche, fondée sur la qualité de vie à rechercher pour les lyonnais. La solution transitoire que nous avions proposée (restaurants de proximité) pourrait devenir un complément au service de la cantine, avec les avantages que nous avions démontrés (soutien à l’économie de proximité, éducation). Elle doit s’accompagner aujourd’hui d’une réflexion plus large, avec l’ensemble des acteurs (parents d’élèves, enseignants). Pourquoi, par exemple, ne pas rapprocher les horaires de l’école de ceux de l’activité économique ? Une pause méridienne de 12 h 15 à 14 h 15 permettrait peut-être plus facilement à des familles de déjeuner avec leurs enfants ? De l’imagination pour s’adapter au mieux aux attentes des lyonnais, tel sont nos vœux pour l’année 2012 En vous souhaitant une heureuse année à venir Eric Lafond Contact presse : 06 35 15 03 19


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