Page 1

PARA LL EL V O L U M E I I — L A N O U V E L L E VA G U E

• GUI MARTINEZ • DAMIEN VIGNAUX • MALIKA FAVRE • SASHA LARINA • MUNK • • JENNY & LEE • ANTON BUNDENKO • NEDA RAJABI • CECY YOUNG • GIZA LAGARCE •

d e r o l Co 2 # n Editio

— WINTER 2013 —

FROM HEAVEN WITH LOVE


behind.

PARA LL EL

FROM HEAVEN WITH LOVE RÉDACTEUR EN CHEF ADRIEN BELAICH — belaichadrien@gmail.com DIRECTION ARTISTIQUE & DESIGN ADRIEN BELAICH — belaichadrien@gmail.com RÉDACTION ADRIEN BELAICH — belaichadrien@gmail.com OLIVIER GAY — www.lemasque.com FAUSTINE NEYRAT — www.laboiteamoustache.com PHOTOGAPHIE & RETOUCHES GUI MARTINEZ — www.theguimartinez.com SASHA LARINA — www.brukva.com WALLO VILLACORTA — www.wallovillacorta.com DAMIEN VIGNAUX — www.elroy.fr MALIKA FAVRE — www.malikafavre.com LAURENT GRINO — www.createurdimages.fr NEDA RAJABI — www.nedarajabi.de ANTON BUNDENKO — www.bundenko.com MARIANA GARCIA — www.marianagarcia.org CECY YOUNG — www.cargocollective.com/cecyyoung JENNY & LEE — www.jennyandlee.com FRANCISCO MARIN — www.franciscomarin.com AMOS FRICKE — www.amosfricke.com CHRISTIAN neuenschwander — www.christianneuenschwander.com REMERCIEMENTS FLAPPYNOGA, MUNK DU LABEL GOMMA RECORD POUR SON INTERVIEW, ED’N’LEGS MUSIQUE ET SON GRAPHISTE ISLA «LA BONITA» ABELIN, OLIVIER GAY ET LES ÉDITIONS DU MASQUE, FAUSTINE NEYRAT & LA BOITE À MOUSTACHE, HIEN LE & Sara Bjarnadottir DE L’AGENCY V, ELITE MODELS LONDON, STORMS MODELS, SATORY MODELS, IQ MODELS RUSSIE, GIZA LAGARCE, MALIKA FAVRE POUR SON INTERVIEW, ABDEL «COLONEL» BENSMAIL N'EN DÉPLAISE À LA DOUANE, PIERRE-MARIE «P.M.» NAULEAU CONTRIBUTIONS & INFOS ADRIEN BELAICH — belaichadrien@gmail.com SUIVEZ-NOUS TUMBLR — www.parallelmag.tumblr.com FACEBOOK — www.facebook.com/Parallelmag TWITTER — www.twitter.com/ParrallelMag SOUNDCLOUD — soundcloud.com/parallelmagazine COPYRIGHT PARALLEL MAGAZINE Tout droit reservés 2013 PARALLEL MAGAZINE all right reserved 2013


PARA LL EL MAGAZINE PRÉSENTE

NOUVELLE VAGUE –VOLUME I– DÉCEMBRE 2012 VISIT OUR WEBSITE

FACEBOOK — www.facebook.com/Parallelmag TUMBLR — www.parallelmag.tumblr.com


PHOTOGRAPHE SASHA LARINA WWW.BRUKVA.COM MODEL SASHA www.satory.site.netwalk.eu


From Parallel With Love WAWES & STRIPES V.I Model - Pia Hรถnger in Blue Stripes Goetheanum pink wall - Dornach,Switzerland P H O T O G R A P H Y WA L L O V I L L A C O RTA

www. wallov i llacorta . com


chapter I

SAVE ME AN FROM MY BU BLUE EYES PHOTOGRAPHY GUI MARTINEZ WWW.THEGUIMARTINEZ.com MODEL SASHA OWEN WWW.SASHAOWEN.COM MAKEUP sachiko Omori DRESS BY GUTA Carvalho


ND MYSELF URNING


« Un soir je suis assis sur le lit de ma chambre d’hôtel sur Bunker Hill, en plein cœur de Los Angeles. C’est un soir important dans ma vie, parce qu’il faut que je prenne une décision pour l’hôtel. Ou bien je paie ce que je dois ou bien je débarrasse le plancher. C’est ce que dit la note, la note que la taulière a glissé sous ma porte. Gros problème, ça, qui mérite la plus haute attention. Je le résous en éteignant la lumière et en allant me coucher. Le matin je me réveille, décide que je devrais faire plus d’exercice, et je m’y mets tout de suite. Je fais plusieurs exercices d’assouplissement. Après ça, je me lave les dents, qu’est-ce que je vois, du rose sur la brosse, et un goût de sang ; ça me rappelle les réclames et je décide de sortir boire un petit café. Je descends au restaurant où je vais toujours au restaurant, je m’assois sur le tabouret devant le long comptoir et je commande un café. Il en a plus ou moins le goût, mais vaut quand même pas la thune.» «Demande à la poussière» John Fante — 1939


Hien Le, esthétique silence Un avant-goût des prochaines tendances dans le pur style minimaliste allemand, la fraîcheur Hien Le ou quand l'élégance s'habille de simplicité. Texte: Adrien Belaich Photo: Amos Fricke

À l'origine était Hien Le, créateur de la marque éponyme né au Laos, observant la mode au travers du prisme de la simplicité et nourrissant son talent de plusieurs omnisciences passées ; De la revue française Marie Claire à la démiurge Belge de la couture, Véronique Branquinho, Hien Le affute son goût et aiguise son style en sourdine. Puis le passage à l'acte, la première collection Printemps - Été 2010, présentée à la Fashion Week de Berlin 2011, soit le premier sacre d'un naissant génie de la mode dès lors coiffé des lauriers gratifiants du prix "Start Your Fashion Business" 2011. Arrive la résonnante apothéose en 2012, écho de la poésie textile de Hien Le, désigné "Best Newcomer" par "The International Fashion Trade Magazine" au "Mercedes-Benz Fashion Week" pour son art de confectionner des vêtements qui combinent design et maîtrise parfaite de la haute-couture. Guidé par son emblématique leitmotiv, le créateur aspire à concevoir des pièces simples, élégantes et de qualité dans une harmonieuse sobriété. Actualités à venir: 15 Janvier 2013 - 10h Mercedes-Benz Fashion Week Berlin Porte de Brandenburg


SWEET BERLINER PHOTOGRAPHE DAMIEN VIGNAUX WWW.ELROY.FR MODEL JULIANNE www.satory.site.netwalk.eu

« Délice et veille. Il est 9H01 du matin et les accords de Keni Burke résonnent tranquillement dans mes oreilles. Je frissonne. Ma peau de soie dans un écrin de velours, je m’abandonne à de cruelles rêveries laissant entrevoir les écueils amoureux d’un lointain réveil. »


The Next Big Thing INTERVIEW ADRIEN BELAICH ILLUSTRATION MALIKA FAVRE

www.MALIKAFAVRE.COM


Peux-tu m’en dire un peu plus sur toi et sur ta vie ?

J’ai 29 ans et je suis illustratrice en Free depuis bientôt deux ans après un passage de 5 ans à Airside, un studio anglais de design et d’animation. J’habite à Londres depuis 8 ans maintenant. Comme beaucoup, je suis partie à Londres dans l’idée de passer une année à l’étranger et je ne suis jamais revenue. Londres a une énergie particulière : vibrante et dynamique. Je travaille pour l’édition, la pub, la musique et la mode et en parallèle, je développe mes projets personnels d’expos dès que j’ai un peu de temps pour moi. L’un permet à l’autre d’exister.

Comment et quand t’es-tu découvert cette passion pour les arts graphiques et notamment l’illustration ?

Comme beaucoup d’illustrateurs, je dessine depuis toute petite, mais j’ai mis un certain temps à réaliser que je voulais en faire ma carrière. Adolescente, je ne pensais même pas cela possible à vrai dire, j’avais en tête de devenir ingénieur. Avec le recul, ça me fais sourire de m’imaginer dans un bureau à faire des recherches... C’est à 20 ans que j’ai décidé qu’il était temps d’aller en École d’Art. La Math-Sup me frustrait et je sentais bien que je n’étais pas à ma place. Je suis rentrée à « Olivier de Serres » à Paris où j’ai fais un BTS de communication visuelle. À ce moment-là, je ne pensais pas devenir illustratrice. Je dessinais pour moi, mécaniquement, mais

je me destinais à une carrière dans la publicité. C’est à Londres que j’ai renoué avec l’illustration et développé mon propre style.

Ton site est un exemple de productivité, en moyenne, combien de temps passes tu pour finir une composition ?

Cela dépend du projet et de la complexité de l’idée. Ça va de quelques jours à quelques semaines. Mon travail est en grande partie basé sur les jeux de forme et de couleurs et demande donc un travail de recherche et d’expérimentation assez conséquent. Je fais beaucoup d’esquisses avant de me décider sur la composition parfaite pour chaque image. Je suis aussi d’une nature compulsive, donc quand je ne dessine pas pour un projet client, j’en profite pour développer mes travaux personnels...

J’ai remarqué que les aplats de couleur étaient, avec les courbes, un aspect majeur de ton oeuvre. Une piste de réflexion pour nous éclairer ?

Mon approche illustrative est très minimale. Les couleurs franches et primaires s’y prêtent parfaitement. J’aime cette idée de trouver la ligne pure, parfaite et de l’associer à une couleur qui lui donnera du sens. En vérité, c’est presque un jeu à chaque fois : je me fixe des règles assez strictes et essaye d’en extraire le maximum de sens et d’émotion.


Parle-nous un petit peu de ta carrière à présent, y a t’il un projet en particulier sur lequel tu as aimé t’investir ?

Ma carrière en tant qu’illustratrice indépendante est assez récente et jusqu’à présent, la couverture du nouveau «Kama Sutra» de Penguin Books reste ma composition favorite. C’était en quelque sorte l’aboutissement du travail érotique que j’avais entrepris depuis quelques années. Ce projet m’a poussé dans mes derniers retranchements et m’a vraiment amené à la frontière qui sépare le «porno-chic» du porno tout court. J’étais terrifiée à l’idée d’aller trop loin et j’ai finalement été assez surprise et excitée par le résultat.

Curiosité malsaine; Comment se passe un jour de travail habituel dans ton studio? Ça bosse dur ou ça papillone comme chez Parallel Magazine?

Ça bosse dur et sans interruptions. (Rires) Je suis très concentré quand je dessine et j’ai parfois du mal à m’arrêter. Je suis dans ma bulle et cela peut même durer 8 heures ! Je n’arrive pas vraiment à me discipliner... En revanche, je fais en sorte de finir de bosser à 19 heures maximum et après ça papillonne au pub ou chez mes amis. J’ai besoin de cet équilibre pour ne pas devenir complètement folle.

Considéres-tu certains designers, graphistes ou artistes, comme étant une source d’inspiration quotidienne dans ton travail?

Je n’ai pas vraiment d’artistes de référence qui influencent mon travail. J’admire les artistes et illustrateurs dont le travail est très différent du mien, voire aux antipodes en fait. J’aime les lignes texturées de Jean Julien par exemple, les aquarelles subtiles de Aurore de la Morinerie ou encore les cartes du monde ultra détaillées de Paula Cher.

... Tu faisais quoi samedi soir ?

J’étais à Barcelone avec des amis Catalans, à manger de délicieux tapas dans un petit restaurant d’ El Born. Malika Favre a travaillé avec Dolce & Gabbana, The Sunday Times, Penguin Books et bien d’autres...

LES SITES DE MALIKA A FEAST FOR THE EYE www.patternity.co.uk FOR playful design portfolio www.craigandkarl.com THE window shopping www.nuji.com ACTUALITÉS À VENIR MALIKA FAVRE CHEZ NEXUS www.nexusproductions.com


MUNK. For Parallel Magazine

e x clu s i v e i n t e r v i e w f o r pa r all e l m aga z i n e m u nk - gomma record ( m u nich ) yo u ’ re not alone in the disco baby ! V I S I T W W W. G O M M A . D E


Manuel (MANUEL KIM) told me you lived in France?

Yes. Since 3 Years I live between Marseille and Berlin. I discovered Marseille a few years ago and was fascinated by this very special city. It’s more like a noth african city than central Europe. 50% African immigrants create a very non european atmosphere. And at the moment there are many international artists starting to live there. It’s also a very intersting music scene. Not only arabic but also for the New House scene. They have a very own way to produce Funky House music there. Full of Funk. The parties and clubs are very cool too. So it’s great to hang out there. Like Barcelona before the big hype in the 90’s..

When did you first start working as a professional DJ? Around when I was fifteen. But my first money with Djing at twenty two years old...

Do you remember the first song you listened and really loved as a DJ? My first love was Funk and Hip-Hop... Hum, I guess it was something like «A Tribe Called Quest» or James Brown maybe...

How do you choose GOMMA artists?

They have to be people with a strong personal vision of how they can add somthing to today’s music universe. We dont want people that make obvious sound. It has to be somehow different, strange or also futuristic... A mix of unexpected stlyes. The guy needs to be interesting; with concrete ideas about music, art, all that stuff...

In two words, how would you describe your style?

music together («Kick Out The Chairs» on the first Munk album) Then we did a CD compilation with only on the edge music from New-York Art Underground and then we met a lot of interesting people. (CD: ANTI NY). It was also great to work on my last album «The Bird and The Beat» recorded in eight different cities with twelve female vocalists... It was so fun! (Laughing)

What funk music means to you?

I want girls dance with their booty and not with their brain or legs only. If you want a body shakes from the inside too, You definitly need the Funk.

Unhealthy curiosity, How to pass a regular working day in your studio? Bump it hard?

I go to the studio three times a month. Always for a duration of three or four days. We start around three P.M and end at five in the morning. Here is no phone and no computer, just sound.

What is your favorite place to work? The teracce of our apartment in the heart of Marseille.

... What were you doing Saturday night?

Djing in the club I do with my friends, called the Rubybar. It’s a fucked up former restaurant. We took it, painted it all PINK and put a red big horse in the middle. On Friday and Saturday we have partiesthere. Only Funk, Dirty Disco, Slow House... Every styles that make girls go crazy.

... A last word in french for our readers?

«Le Keke, la cagole, les vieux chaudasses, la classe.»

Off-road.

Still in two words, what inspires you? Ideas & braveness.

Tell us a bit of your career, favorite project you worked on?

Many great opportunities and situations have been in the past years. Maybe the times when I was doing a lot with New Yorkers was great. Between 2001 and 2005 I have been recording many projects in NYC. I produced the debut album of NewYork Street Artist legend «The Rammellzee». He was a crazy dude... Interesting work. He died 4 years ago (R.I.P.). During this time I also met James Murphy who just had started at D.F.A. records. We recorded some

Le label GOMMA compte de nombreux artistes de renom, Munk, WhoMadeWho,The Phenomenal Handclap Band, The Barking Dog,Telonius, Moullinex, Mercury, Esperanza et d’autres....

LE SITE DE GOMMA YOU’RE NOT ALONE IN THE DISCO! www.GOMMA.DE ACTUALITÉS À VENIR THE BARKING DOGS « Seth Troxler, Luke Solomon, Art Department, Axel Boman, TEED… Everybody’s playing The Barking Dogs‘s latest Gomma single right now. We were curious to hear how THEY play their music… So we asked the boys to make as a podcast. Here it is... Finest Mushroom Techno from Milano.»

INTERVIEW ADRIEN BELAICH PHOTOGRAPHIE LAURENT GRINO www.createurdimages.fr


The Best way to understand everything is to live everything. PHOTOGRAPHE NEDA RAJABI WWW.NEDARAJABI.DE MODEL LAURA BERLIN www.LAURABERLIN.De


The PateR AnD the StaRs PHOTOGRAPHE ANTON BUNDENKO WWW.bundenko.com MODEL MARYA www.iqmodels.ru


MODEL MASHA WWW.IQMODELS.RU MODEL OLGA WWW.METROMODELS.CH


KEEP CALM AND WAIT FOR THE SPACE WAWES & STRIPES V.II Bench detail - Weil am Rhein, Germany River boulder - Maderanertal, Switzerland PHOTOGRAPHIE WALLO VILLACORTA

www.wallovillacorta.com


Authenti(c) [Original Parallel Playlist / Electro Groovy / Deep Dept.]

MONDAY JANUARY

01 Bobby Caldwell - Carry On (Polydor)

02 • Patrick Podage - Hold You (Noir Music) 03 • Anturage - Mind Away (Tech Sound System) 04 • Karmon & Pony - Hold On (Sintope Digital) 05 • Villanova - Take You (Denote Records) 06 • Fabo ft. Lost Cause - Where I Stand (Karmon remix) (Stranjjur) 07 • Miguel Campbell - Flight School (Hot Creations) 08 • Roland Christoph - Take Off, Baby! (Evamore Music) 09 • Superpitcher - Heroin (Kompakt) 10 • Evelyn "Champagne" King - Back To Love (RCA Records Label) 11 • Kashif - Stone Love (Arista) 12 • Leon Haywood - I'm Out To Catch (Casablanca Records) 13 • Sapphire - Make Love To The Music (Becket Records) 14 • Caviar - Never Stop Loving You (Survivor Records) 15 • D'Bora - No Sense (West End Records) 16 • Rémi Bertolino - Till The Night (Unreleased)

Original Parallel Playlist / Electro Groovy / Deep Dept. Everybody Dance at : www.soundcloud.com/parallelmagazine NAME MARLBORO PINK PHOTOGRAPHY christian neuenschwander

www.christianneuenschwander.com


BY ADRIEN BELAICH

PHOTOGRAPHE CECY YOUNG MODEL Nathalia Villanueva DRESS BY Agente Anouck

HELLS ANGELS I "Promenons-NOUS DANS LES BOIS, PENDANT QUE LE LOUP N'Y EST PAS, SI LE LOUP Y ÉTAIT, IL NOUS MANGERAIT..."


PHOTOGRAPHE CECY YOUNG WWW.cargocollective.com/cecyyoung MODEL Nathalia Villanueva


LIEU BUENOS AIRES


boite + moustache PARALLEL MAGAZINE présente LANNY MAY

Le génie allemand a accordé à La Boite à Moustache une interview pour en savoir plus sur ce mystérieux personnage. Co-fondateur du label berlinois Maripoza, membre du duo Davis & May et producteur en solo, Lanny May a marqué l'actualité musicale de 2012 avec son dernier EP "Microlights" sorti sur le label hollandais Manual Music. Techno mélodique, pleine d’émotions et à même de nous faire voyager, l’univers de Lanny May reste un cocon musical empli de poésie et de sensibilité.

NAME Gretsch – Made in Brooklyn 1960 PHOTOGRAPHY christian neuenschwander www.christianneuenschwander.com


Cela fait un moment que La Boite à Moustache écoute ta musique, mais sans rien savoir de toi… Nous t’avons longtemps imaginé en un xylophone multicolore ! Peux-tu nous parler un peu plus de toi, d’où viens-tu et où as-tu grandi ?

«Hello… I'm Lanny May and I make music… » (sourire) C’est tout ce que vous savez de moi, n’est-ce pas ? Et bien… J’ai grandi en Allemage de l’Est dans une petite ville appelée Magdeburg. C’est un joli lieu, mais pas le bon pour les musiciens d’électronique underground. Aujourd’hui je vis et travaille à Berlin, mais j’ai toujours mon petit studio à Magdeburg et il m'arrive de travailler là bas sur quelques productions lorsque j’ai besoin de calme...

Quand et comment es-tu tombé amoureux de la musique ?

Je ne sais vraiment... Je pense que je me suis toujours senti proche et connecté avec la musique… Toute ma vie. Et lorsque j’ai écouté de la musique électronique pour la première fois, je suis tombé amoureux de l’énergie qu’elle dégageait et j’ai su que je voulais faire ce genre de musique.

As-tu toujours écouté de la musique électronique ? As-tu produit d’autres genres de musique avant ?

Oui, j’ai toujours écouté de la musique électronique, mais j’aime aussi beaucoup d’autres styles, du piano et de la guitare, de l’acoustique, du Folk, du Classique. C'est quand j’étais jeune que j’ai commencé à jouer de la guitare et de la flute...

Assez difficile de decrier ta musique, beaucoup de tes tracks me rappellent un peu l’atmosphère de Border Community… Est-ce que tu es d’accord ?

J’ai beaucoup d’influences, comme Cluster, Harmonia, Neu, Boards of Canada, Aphex Twin et oui… James Holden aussi. Les émotions dans la musique sont vraiment importantes pour moi… Cela doit me toucher. Je pense que mes productions détiennent et transportent des émotions.

Quels producteurs actuels aimes-tu écouter ? Peux-tu nous donner tes ressentis sur l’évolution de la scène de la musique électronique ?

En ce moment, j’écoute Caribou, Four Tet, Efterklang, Floating Point, Joy Division, The Doors et beaucoup de

nouveaux ou inconnus artistes d’électronique. Ils m’envoient de nombreuses belles choses. Je ne pourrais pas prédire l’évolution de la musique électronique, je peux seulement le dire pour ma musique : dans le futur, j’essaierai d’enregistrer de plus en plus certaines parties de mes lives et travailler avec des jouets analogiques et EFX. J’essaye juste de transformer mes sentiments en musique… Comme tous les jours qui ont précédé.

Tu as commencé ta carrière en solo à la même époque en 2008. Est-ce que tu avais une approche musicale différente pour ce projet personnel ?

Non, je produis simplement ce que je ressens, que ce soit pour Lanny May mais aussi Davis & May.

Où composes-tu ta musique ? Chez toi ou en studio ?

Je produis n’importe où… Mais la plupart du temps, je finis mes tracks en studio.

Est-ce que tu as un état d’esprit ou un moment spécifique pour composer de la musique ?

Le matin, juste après le lever du soleil lorsque l’esprit est frais et reposé. C’est l’un de mes moments favoris pour produire en solo.

Ton dernier EP a été sorti en Septembre dernier sur Manual Music, as-tu déjà d’autres projets pour le future ? En ce moment je travaille sur mon album… Date de sortie en 2013.

INTERVIEW PAR FAUSTINE (La Boite à Moustache) WWW.laboiteamoustache.com

LES SITES DE LANNY MAY LET'S DISCOVER SPACE! www.soundcloud.com/lannymay ACTUALITÉS À VENIR LANNY MAY

Lanny May sera au Batofar à Paris le 26 janvier prochain avec sa chanteuse. http://www.facebook.com events/430407270360397/?fref=ts


ea H o t e m o lc e W

PARA A G A M PHOTOGRAPHY JENNY & LEE WWW.JENNYANDLEE.COM MODEL HANNAH KERN WWW.ELITEMODELLONDON.CO.UK MODEL CHANTEL LEE WWW.STORMMODELS.COM MAKEUP NATSUMI WATANABI WWW.CAREN.CO.UK HAIR MAKI TANAKA WWW.MAKITA-NAKA.COM


aven

L E L L A E N I Z A


PHOTOGRAPHE JENNY & LEE

WWW.JENNY&LEE.com

MODEL HANNAH KERN WWW.ELITEMODELLONDON.CO.UK MODEL CHANTEL LEE WWW.STORMMODELS.COM


GIZA LAGARCE par Adrien Belaich Photographie par Francisco MARIN pour Parallel Magazine Pulpeuse à souhait, sur papier glacé ou à l’écran, Giza incarne à merveille cette nouvelle génération de mannequin décomplexée et c’est donc en toute légèreté que le modèle phare pour Dope, Brandy Melville ou encore Armani Exchange s’est livré à Parallel Magazine... Tell us a bit of you Giza, who are you?

What fashion means to you?

I'm a 22 year old full time model from Los Angeles. Cat obsessor and jack of all trades but master of none...

Fashion is a huge influence on my life and my surrounding. It's always changing, moving and it's exciting to be a part of it everyday.

When did you first start working as a professional model?

Unhealthy curiosity, How to pass a regular working day in studio? Bump it hard?

I went full time when I graduated from high school.

Do you remember your first shooting?

I don't remember how old I was but I was pretty young. Didn't take it too seriously back then...

Wich brands you worked for?

I've worked for many, lots of different clothing lines. The most recent that come to mind would be Adidas, W.W.D. , Drop Dead Clothing, 10th Tribe, Forever 21, Coca-Cola, Nike, and then some...

Do you know France?

France? As in the country? (laughing) Yes, my father is from Paris and I have a bit of family out there. Haven't visited in a while but planning to soon!

In two words, what inspires you? Bettering myself.

Tell us a bit of your career, what's the favorite project you worked on?

I worked on a Black Eyed Peas music video once, that was really lots of fun, then I shot in a McDonald's commercial which was pretty cool.

I'm Trying to; making friends with people on set and blast fun music that will keep everyone pumped up!

What is your favorite place to work?

Outdoor shoots are awesome if it's a cool location, and nice day of course. Otherwise, indoors with a cool crew and an interesting set will do just fine!

What were you doing Saturday night? I don't even know what I'm doing tomorrow?

... A last word in french for our readers?

Favorite French saying: "Comme il se doit".

Giza Lagarce vit et travaille actuellement à NewYork, elle compte parmi ses experiences professionnelles nombre de marques célèbres ; Dope, Brandy Melville, Adidas, W.W.D. , Drop Dead Clothing, 10th Tribe, Forever 21, Coca-Cola, Nike, Armani Exchange...

LES SITES DE GIZA LAGARCE (NEW YORK MODEL MNGMT) GIZA'S TUMBLR www.GIZALAGARCE.TUMBLR.COM


The High-Fashioned

TWINS EYES MARIANAGARCIA OnHOMELEAVE

PHOTOGRAPHY MARIANA GARCIA WWW.MARIANAGARCIA.COM MODEL Adriana Campos WWW.ORANGEMARKETING.MX MODEL Mariana Campos WWW.ORANGEMARKETING.MX MAKEUP & HAIR Liz Vilchez WWW.FACEBOOK.COM/LIZVILCHEZ STYLING Dalia Ramos & Aar贸n Arredondo STYLING ASSISTANT Oziel Medina


JEWELRY MANI MAALAI

WWW.MANIMAALAI.com

CLOTHES FOREVER CHIC WWW.FOREVERCHIC.COM CLOTHES Andrea Trevi単o WWW.ANDREATREVINO.COM


RAC— ON T ARDS La plupart des gens pensent que les contacts entre dealers se nouent dans les sous-sols de barres d’immeubles glauques en banlieue difficile. Ils imaginent les cages d’escalier recouvertes de graffitis, l’atmosphère lourde de début de soirée, les détritus jonchant les caniveaux, les gamins qui font le guet et les trafiquants armés jusqu’aux dents qui se jaugent avec le doigt sur la gâchette. La plupart des gens se trompent. Si telle était la réalité, les affaires ne seraient pas aussi prospères, et vous ne me compteriez pas au nombre des revendeurs. D’abord, la banlieue, très peu pour moi. Joséphine (Baker, pas l’ange gardien) chantait ses deux amours – pour ma part, c’était la coke et Paris. Les deux me paraissaient aussi indissociables qu’un porte-jarretelles et ses bas. Ensuite, les quartiers sombres mangés par l’asphalte, ça n’était pas non plus ma tasse de thé. J’aurais pu faire un effort, notez, pour éviter de traverser le périphérique, mais il fallait avouer qu’une transaction avait plus de style lorsqu’elle se déroulait au sein d’un grand hôtel parisien. Paiement en liquide, à la journée les palaces se montraient accommodants pour faciliter nos affaires. Et pourquoi pas? Comment pensiez-vous qu’ils parvenaient à tenir la pression, les pauvres ? Lorsqu’on vous traitait plus bas que terre parce que le room service n’était pas parfait ou le champagne correctement sablé, lorsqu’une diva décidait sur un coup de tête de réduire le mobilier de sa chambre en puzzle géant de trois mille pièces, un peu de

coke vous redonnait le sens des perspectives. Ma clientèle à moi jouait dans une autre cour. Il n’empêche, je ressentais toujours un coup au cœur en passant la porte à tambour, en recevant comme un dû le murmure respectueux des employés qui se pressaient pour s’enquérir de mon moindre désir. On trouvait derrière ce protocole un monde que j’avais souvent touché du doigt sans jamais l’intégrer, celui du pouvoir, du fric absolu, des souhaits à peine exprimés et déjà satisfaits. L’univers des businessmen acronymés, PDG, DGA, CEO, CFO, C3-PO... Je supposais que certains narcotrafiquants baignaient dans ce luxe, eux aussi. Pour ma part, je n’étais qu’un modeste maillon de la chaîne. Si j’arrivais à vivre confortablement durant le mois, je ne pouvais rien mettre de côté. Dans un sens, c’était aussi ce qui me protégeait. Trop petit pour avoir de l’importance, trop insignifiant. Personne ne prenait la peine de me flinguer ou de me balancer. L’inconvénient, c’est qu’on tentait parfois de me tromper sur la quantité ou la qualité de la marchandise. Ça faisait partie des désagréments du métier. Il fallait savoir passer pour un con avec grâce. Je jouais très bien ce rôle grâce à de solides prédispositions naturelles. Je récupérai ma carte au comptoir comme n’importe quel client, ignorai les sourires des superbes filles accoudées au bar du patio, puis m’engageai dans l’ascenseur. En temps normal, les femmes ne me laissaient pas indifférent. Mais j’étais déjà en retard, avec un mal de tête qui s’aggravait.

«Les Talons Hauts Rapprochent les Jeunes Filles du Ciel» Extrait par Olivier Gay aux Éditions du Masque Tout droits réservés aux Éditions du Masque


NAME Kay-Zee's Backyard thing PHOTOGRAPHY christian neuenschwander www.christianneuenschwander.com


ISSUE #2 PARALLEL MAGAZINE  

From Heaven With Love

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you