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Petite note pour créer les fondations de ce que nous allons bâtir ensemble. D'habitude je préfère dire ce que j'ai fait à la fin, mais ici, si nous voulons organiser le budget, les agendas, etc...J'ai tenté avec mon pauvre cerveau de méduse, de vous faire la chose la plus transparente possible (toutes les méduses ne sont pas urticantes, elles sont surtout transparentes). Werner Moron.


RĂŠsidence d'artiste 2010/2013

avec une prolongation potentielle jusqu'Ă 2015, en direction de Mons Capitale Culturelle.


// Sommaire //

// Petite réflexion sur la rencontre et le déplacement // Un concept: Les voisins sont des indiens

1.

l'oeuvre personnelle

// archéologie 1993/2021

2. la manifestation: les voisins sont des indiens // le travail des Paracommand'arts: l'art instituant // création d'un réseau d'individus et d'association autour de l'action culturelle et du centre dramatique du Théâtre de Namur

3.

formation

4.

publication


Petite réflexion sur la rencontre et le déplacement

Créer une rencontre avec soi-même par le biais des principes actifs de l'art, induire une rencontre avec soi-même grâce à un déplacement, à un lâcher prise, vers une confiance, faite à soimême dans les zones mystérieuses de sa créativité et de ses sensations, de ses fulgurances. Envisager un déplacement vers l'autre en soi et vers soi, par le biais d'un bain culturel (un laboratoire d'action). Provoquer des rencontres par le biais du concept « les voisins sont des indiens », d'abord par des cercles concentriques (trouver l'indien en soi-même) et puis excentriques, aller vers les autres dans sa rue, son quartier, sa ville, sa province. Créer une nouvelle approche en s'appuyant sur le public lui même pour trouver de nouveaux publics. Faire de la communication incarnée, pas de la pub, chacun après avoir été touché par notre action, parle avec son langage de là où il est, vers ceux qui sont là, jusqu'à toucher le plus de monde possible. Installer un internet incarné relié par un site, le « Wall street de nos désirs et de nos désillusions ».

C'est donc la création d'un réseau, d'une économie culturelle, d'une économie intime. C'est la création d'un commerce d'idées et de savoirs. C'est la création de valeurs d'échanges (principe actifs de l'art) entre des personnes personnellement impliquées.


« Les voisins sont des indiens » 2010/2013

L’idée phare, c’est le retournement de situation.

Ce sont des artistes confirmés (Paracommand’art, les différentes personnes responsables à l'intérieur de l'action culturelle du Théâtre de Namur que vous nous désignerez, et des artistes namurois que vous nous présenterez) qui vont coacher les publics (qui le désirent) pour qu’ils nous donnent à voir. Comment ? A travers la création d’un site internet: le « Wall Street de nos désirs et de nos désillusions » A travers la création de journaux parlés qui vont nous faire suivre une actualité sur mesure faite par des people anonymes jamais vus à la télévision. Il y aura également la création d’une radio, faite à partir des trajectoires particulières des people anonymes, qui vont nous donner à entendre d’une manière captivante les réalités qu’ils vivent et dont on n’avait jamais entendu parler. Sur le site, il y aura une espèce de bourse poétique, philosophique et constructive de notre économie intime et sociale, faite de textes, d’images réalisées par la population de Namur. Dans le sillage des émissions radiophoniques ou télévisuelles, nous créerons des modules d’animation et de formation à destination des écoles, des Maisons de Jeunes, ou de n’importe quelles associations qui désireraient nous rencontrer sur la question des médias, de l’image et de la communication quelque soit l’âge, ou encore la réalité socio économique de ceux qui nous convient. Nous créerons un cinéma de quartier ambulant. En effet, chaque film réalisé avec les individus rencontrés dans la province de Namur pour nourrir les journaux télévisés peuvent ensuite potentiellement circuler pour créer des cinés clubs avec le visionnage des films et les débats populaires qui suivent. A la fin de la séance de projection, le spectateur qui le désire peut devenir acteur et lui-même faire son film. Celui-ci rentrerait à son tour dans le processus pour être projeté ailleurs. Et ainsi, par cercles concentriques (être touché, ému) et puis excentriques (convaincre un voisin de participer) jusqu'à toucher le plus de monde possible dans cette idée que les spectateurs peuvent devenir des acteurs.


1. Werner Moron, l'oeuvre // Archéologie 1993/2021 a. un site: travail artistique b. travail de restauration c. tout cela pourrait découler sur un spectacle total d. ma candidature à la Biennale de Venise


1. Werner Moron, l'oeuvre // Archéologie 1993/2021 a. un site: travail artistique A l'intérieur d'un site (www.wernermoron.be) qui va rendre compte de tout le travail d'art instituant depuis 1993 jusqu'à aujourd'hui, vu l'ampleur des archives à exhumer, à scanner, vu l'ampleur du travail critique à entamer, vu le travail de contextualisation, nous nous donnons une dizaine d'années pour analyser et rendre simple et audible (populaire) tous les concepts, toutes les fulgurances qui sont issus de mon travail de Paracommand'art. Un des aboutissements du site est de proposer des « do it yourself », c'est ce dont j'appelle l'art instituant, c'est donner la possibilité à d'autres individus ou institutions d'expérimenter pour eux-mêmes et à leur manière les expériences menées.

b. travail de restauration Un travail de restauration physique des oeuvres-individus, c'est à dire des oeuvres matérielles réalisées lorsque j'étais dehors, dans l'espace public et qu'il me les fallait pour créer un lien avec le passant. Ces oeuvres d'art ayant vécu en dehors des axes de conservation classique, elles sont parfois très abimées. L'idée était de venir sans à priori face au public; et de créer en fonction des réalités qui se présentaient à moi un interface, un objet symbolique qui me servait concrètement à créer un lien. Ensuite, en fonction, des circonstances, j'ai réutilisé cet objet dans des contextes très différents, sous les intempéries, la pluie, le gel, l'érosion, la dégradation par des gens dans l'espace urbain, ou dans une grotte, etc. Tout cela était maitrisé, voulu, je ne pouvais pas maitriser l'ampleur des dégradations ou la forme qu'elles prenaient mais je suivais l'oeuvre comme s'il s'agissait d'un acteur.


Maintenant pour certaine d'entre elles, je vais organiser un processus inverse, organiser avec des publics un travail de réhabilitation, de restauration et par exemple, faire le suivi épique de la restauration de la tente, commencer par la laver dans un lavoir en pierre, la parfumer et puis demander à des spécialistes de venir l'observer et puis d'opérer le travail de restauration avec des couturières issues de la population de Namur, jusqu'à lui rendre l'éclat que je demande, l'émotion que je demande à une oeuvre d'art. Le cycle sera alors finit, il restera alors une oeuvre, des photographies de cette oeuvre comme elle avait était un foetus, un enfant, une adolescente, une femme mûre, un cadavre et puis un printemps, un regain, une renaissance. Par ailleurs il y a, à côté de ces images, ce que j'appelle une comptabilité poétique, c'est à dire des instants réels cousus les uns aux autres, jusqu'à créer une anthropologie, une sociologie, un imaginaire, une poétique. Ce travail est entamé avec une roulotte, une chaise d'arbitre de tennis, des toiles peintes style banderoles pour les arrivées de courses cyclistes, une tribune, un militaire qui a tué avant d'aimer etc.


c. Tout cela pourrait découler sur « un spectacle total » // Dehors/dedans // La rue et moi Un espèce de parcours entre des oeuvres, des textes, des images et la possibilité pour le public de continuer le récit.

d. Ma candidature à la Biennale de Venise Une candidature pour ancrer solidement ce concept d'art instituant dans ce style de manifestation qui lui donnera son pouvoir symbolique.


2. la manifestation // le travail des Paracommand'arts: l'art instituant // création d'un réseau d'individus et d'associations autour de l'action culturelle du Théâtre de Namur a. les voisins sont des indiens b. le Wall Street de nos désirs et de nos désillusions c. une radio, cinq minutes après le temps prévu d. le journal parlé e. « le spectacle final »


// le travail des Paracommand'arts: l'art instituant // création d'un réseau d'individus et d'associations autour de l'action culturelle du Théâtre de Namur Oeuvre socio artistique qui part du concept « les voisins sont des indiens ». A partir d'une invitation de l'action culturelle et du Centre d'art dramatique du Théâtre de Namur, nous installons sur une carte des comptoirs sous la forme d'individus ou d'associations bienveillantes dans l'idée de créer un réseau qui lui-même va devenir un réseau et ainsi de suite, jusqu'à devenir un espèce d'internet incarné capable de faire transiter des questionnements et des axes de participation complexes en vue d'installer le travail du théâtre et de son action culturelle au coeur des préoccupations populaires et par ailleurs en vue de créer un spectacle final où potentiellement 800 personnes partiraient de là où ils sont, sous la forme d'une manifestation comme on entendrait « apparition » ou « émanation » et prendre place devant la scène vide, prendre place jusqu'à remplir le théâtre et dans un retournement de situation, chacun à leur tour, en groupe ou individuellement, à partir d'un travail tel que celui réalisé dans « De quoi voulez vous vous débarrasser? », pourrait se manifester dans son époque à partir d'une trajectoire réelle et rêvée, sous une forme dansée, chantée, théâtralisée, performée, filmée etc. etc. (cuisinée, tatouée...) Quels outils allons-nous utiliser pour réaliser cette oeuvre:

a. les voisins sont des indiens C’est un va-et-vient entre des cercles concentriques et excentriques. Cela commence par un travail d’observation, d’approfondissement, de ce que l’on veut communiquer sur soi-même, sur son projet et de l’identité culturelle du lieu que l’on veut faire connaître. C’est commencer par se faire une idée de ce que l’on veut communiquer en amont de la communication. C’est déjà accepter que parler de soi ou de son association ou de son idée à d’autres, est un projet. C'est une effort. Nous partons du principe que même sur les mots simples, pour nous art public, culture, sensibilité, etc, personne ne se comprend, c'est Babylone. Pendant un certain temps, nous allons nous amuser à nous observer nous-même dans notre manière de communiquer, nos envies de collaborer, nous devons faire cela sans à priori, comme une auto-anthropologie. On ne doit pas savoir par avance comment on va parler. On doit plutôt se faire une idée des autres par une écoute longue et attentive, tout cela pour être sur de se comprendre dans l'action, au moment où nous serons dans la production d'un spectacle majeur. A partir de ce travail d'écoute mutuelle, nous pourrions faire notre propre dictionnaire ludico-poétique où derrière chaque mot évident pour nous, nous installerions la définition des différents comptoirs que nous aurions rencontrer, des différentes associations avec lesquelles nous serions en relation. Que veut dire pour nous le mot « public » à partir d'un centre dramatique, à partir de la régie, à partir des amis du Théâtre, à partir d'une maison de jeunes, à partir de Dédé qui a fait un film avec nous, etc. Tout ce la pour, bien plus tard envisager la création d’un discours simple et précis, la création d’outils de communication, folders, sites internet, costumes spéciaux, attitudes, etc. Ensuite avec ce matériel, on passe à la phase de déploiement, on va expérimenter tous ces outils, on va les évaluer dans les faits réels. On part avec une caméra, un enregistreur ou un appareil photographique et on se déploie vers les voisins, et ce juste à côté d’où vous vivez, d’où vit votre projet ou votre association. On sonne aux portes et on y va. Ensuite on revient dans le local ou autour de la table à partir de laquelle on a échafaudé son plan, et on ajuste ou on échange ce qui a bien fonctionné. Chaque participant peut alors créer un ou plusieurs comptoirs. Les comptoirs sont faits de personnes qui habitent alentour et qui sont elles-mêmes sensibles au message, au projet ou à l’événement que vous tentez de faire connaître.


A partir de là, sur une carte, autour du QG, de l'état major, le Théâtre, nous pouvons installer des comptoirs solides et bienveillants. Nous avons notre dictionnaire, nous avons notre niveau de langage, nous savons maintenant que nous nous comprenons sur des mots en apparence simples, que nous avons redéfinit ensemble, nous avons alors les premiers comptoirs que nous appellerons les épicentres (une Maison de Jeunes, un centre Culturel, un Home de vieux), on plante des petits drapeaux avec des couleurs différentes, qui montrent les personnes qui sont déjà en empathie avec votre propos, celles qu’il faut encore rencontrer et celles qui sont encore rétives, etc. Maintenant vous avez un épicentre et des comptoirs. Chaque comptoir, coordonné par l’épicentre, peut maintenant lui-même se déployer avec les mêmes outils, le même discours, les mêmes techniques d’approche ou en les améliorant. Chaque comptoir peut maintenant aller lui-même vers des gens qu’il connaît ou des lieux stratégiques (institutions, maisons communales, commerces en vue, etc.), tout cela avec le matériel de communication et avec des stratégies d’approche qui peuvent toujours s’affiner en fonction des compréhensions ou des réticences rencontrées. Et ainsi de suite jusqu’au jour J, où à la manière des cartes d’état major (esthétique des films de guerre des 50’s), on prend possession par le sourire, par la poétique, par des actes symboliques, par la dialectique, on se fait connaître dans l’environnement direct du lieu où vous voulez exister ou faire connaître un projet.

b. Le Wall Street de nos désirs et de nos désillusions « Le Wall Street de nos désirs et de nos désillusions » est un site qui s'inspire de l'esthétique et de l'idéologie ultra libérale, mais où chaque élément constitutif de cette esthétique, de cette idéologie, est remplacé par des instruments de mesure réalistes et poétiques. C'est un site qui dit où nous en sommes du point de vue de notre humanité. Il va jouer sur deux questions qui partiront de la pédagogie du Trajet réel / Trajet rêvé. Où en sommes-nous de nos désirs? Où en sommes-nous de nos désillusions, comment envisager une économie intime, un commerce avec l'autre, pour transcender ce qui nous inquiète dans notre époque? Et avant de faire cela dans les faits réels, installons ça dans le pouvoir symbolique des propositions artistiques. Chaque personne peut donc préparer, sous des formes poétiques, dessinées, photographiées, filmées, dansées, faire quelque chose qui rentrerait dans cette bourse de lâcher prise et d'intention.

c. Une radio, cinq minutes après le temps prévu La radio nous permet de commencer très rapidement et de faire des propositions concrètes, à la fois vers des acteurs potentiels et vers un public qui se demande à quoi ça pourrait ressembler. Ce serait une radio qui calquerait son esthétique sur des radios qui parlent de l'économie : Où en sommes-nous de notre économie intime ? Où en est notre marché personnel ? Qu'avons-nous reçu comme offre ? Qu'avons- nous à formuler comme demande ?

d. Le journal parlé C'est un film de cinéma sous la forme d'un journal, parlé. Ce sont des quidams qui acceptent de jouer le jeu du cinéma, de ce mensonge très particulier du cinéma qui nous donne l'impression que c'est vrai. Ce sera le contraire de la télé-réalité. Plutôt que la scénarisation du quotidien, nous allons prendre un aspect remarquable de la vie ou de la personnalité de l'acteur pour l'ancrer dans l'imaginaire. Dans la continuité des films de « De quoi voulez-vous vous débarrasser? », mais où chaque personne accepterait de rentrer dans la rubrique sport, culture, internationale, politique intérieure etc.


e. « le spectacle final » Le spectacle final se jouerait à la fois dehors et dedans, le jour j où pendant une semaine tout cela est à concevoir, les gens vont partir de là où ils sont, c'est à dire des quatre coins de la province pour regagner le théâtre et à partir de là tout sera du théâtre, l'heure à laquelle ils partent, pourquoi? La manière dont ils auront de se déplacer, à pied, en vélo, en lama, en car-jacking, en costume, avec un discours, en chantant, en tentant de coaliser les autres sur leur chemin. Tout cela ayant été travaillé sur les critères de la musique, du théâtre, de la performance ou de tout ce qu'on voudra. Ensuite, on entre dans le théâtre et là, d'une manière totalement coordonnée, chacun prend place jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une place vide, la seule chose qui soit vide, c'est la scène, où chacun va se succéder pour venir se manifester avec ce qu'il a prévu pour le jour dit. Le tout sera un film et peut être un spectacle qui se déplacera si possible dans ce lieu qui se trouve à la citadelle et dont vous m'avez parlé, afin qu'on puisse inviter le public de ce public, les parents, les enfants, les amis, les collègues et les curieux de culture.

Tout ce travail serait pris en charge par l'ensemble des personnes qui seraient impliquées par l'action culturelle et par le centre d'art dramatique. C'est à dire qu'à partir du réseau « Nos voisins sont des indiens », en fonction de ce que nous découvririons d'affinité avec un média ou un autre, le réseau serait pris en charge par des responsables de la musique, du théâtre, du jeune public, etc etc. Ensuite nous appliquerions en temps et en heure la régie, la communication, etc. Mais nous nous appuierions sur les centres culturels ou les forces vives des associations bienveillantes. Nous pourrions également créer une économie réelle, c'est-à-dire une boutique qui vendrait des oeuvres réalisées dans la foulée de l'évènement design, mobilier retouché...


3. formation


Formation en lien avec l'action culturelle des Ateliers d'art contemporaine, le Fond Social Européen et avec le réseau des Paracommand'arts Formation sur mesure en fonction des réalités rencontrées sur le terrain et dans le cadre du processus des voisins sont des indiens. Nous proposons une formation de tout ceux qui le souhaitent, à l'intérieur de l'action culturelle, dans les associations, dans les centres culturels qui sont devenus des comptoirs, où toute personne habitant la province de Namur et qui aurait le désir de s'impliqué dans le processus que nous allons mettre en place. Il s'agit d'un travail de communication incarnée, un internet vivant plutôt que de faire de la pub, nous nous engageons dans un corps à corps (les voisins sont des indiens).

Les sujets abordés, les intitulés dans lesquels nous nous situerons sont les suivants: Trajet Réel/Trajet Rêvé Pédagogie expérimentée depuis une quinzaine d’années pour faire émerger l’imaginaire, la créativité, en amont de n’importe quelle entreprise socio-artistique, et cela aussi bien avec des enfants, des ados, des adultes, dans toutes les formes d’institutions ou dans des groupes informels.

L’écoute Nous sommes sous écoute : l’écoute multimédia, l’écoute active, les seuils de tolérance en fonction des âges, de ce que l’on peut entendre, le langage informel, l’écoute commerciale et l’écoute du corps. Ce module va nous apprendre ce que sont les différentes techniques d’écoute de ce qui nous entoure dans cette société, et comment écouter un individu que l’on rencontre pour la première fois, qu’il soit audible ou non, et cela dans un sens qui n’a rien à voir avec le commerce ou le volontarisme, mais plutôt avec à la fois une bienveillance et l’envie qu’il aille le plus loin possible dans la potentialité qu’offre l’art comme pédagogie.

Histoire de l’art Il est important de contextualiser, dans son époque, les œuvres d’art sur lesquelles se basent les animations socio-artistiques. Pourquoi ces formes sont-elles apparues ? Qu’ont-elles impliqué dans l’esprit des individus ? Dans la société qui les entouraient ? Et que peut-on en dire aujourd’hui ?


Entre le droit à l’image et le droit de faire des images Qu’est-ce que cela implique de venir dans un module d’animation, où que vous soyez, avec une caméra ? En présence de qui êtes-vous ? Qu’est-ce que cela veut dire de vivre dans une époque où l’on peut faire un procès à un photographe parce qu’en arrière-plan quelqu’un s’est reconnu, sur une image qui décrivait un paysage ou un accident ? Quels sont nos droits à faire des images dans cette époque-ci ? Et qu’est-ce que cela veut dire aussi de vivre dans une époque où contre son gré, on se retrouve en caleçon sur Facebook parce qu’une connaissance de vos amis a fait une photo de vous pendant vos vacances. Ces réalités traversent une juridiction complexe, ramifiée. Nous allons exhumer quelques lignes importantes à comprendre et à connaître, pour qu’elles puissent vous servir dans vos pratiques quotidiennes.

L’accueil Au même titre que l’écoute, l’accueil est un préalable à toute intervention socio-artistique, la manière dont vous accueillez les autres bien sûr dans le cadre de votre projet, mais également dans quel cadre sont accueillis les personnes avec qui vous allez entamer un projet. L’atmosphère générale, la question de la lumière, du volume de l’espace utilisé, tout aussi bien que les rituels ou la pédagogie qui prévaut à installer un bain culturel favorisant la réussite de votre projet. L’accueil vu par l’entreprise hôtelière Management Culturel Un projet culturel, ou socio-artistique, à l’heure actuelle, traverse une infinité de réalités, qui si elles ne sont pas comprises et plus ou moins maîtrisées, vont influer voire dévoyer l’objet de votre animation socio-artistique, c’est-à-dire la qualité de l’oeuvre produite par les stagiaires. Ce qu’il faut à l’heure actuelle comprendre pour protéger cette oeuvre, ce sont les différents terrains institutionnels sur lesquels sont posés vos dossiers (Communauté Française, Région, Commune, Europe, etc.). Il faut également avoir des notions d’économie pour maîtriser vos budgets, il faut savoir diriger une équipe où se croisent des institutionnels, des créatifs, des administratifs, des comptables, des animateurs, des pédagogues, et dans le cadre du Préhistosite, des scientifiques. Nous avons choisi pour parler de cette transversalité, de rencontrer Fernand Collin au Préhistosite de Ramioul, pour que vous soyez mis au centre d’un carrefour extrêmement complexe de réalités différentes qui intègrent la muséologie, la pédagogie, l’art, la culture, la science, le tourisme et le développement économique.

Principes Actifs de l’Art de la danse et de la musique Ce week-end est consacré au concept des Principes Actifs de l’art de la danse et de la musique. Les principes actifs sont des éléments objectifs qu’on peut éprouver, acquérir, simplement, en vue de les utiliser soi-même, dans son propre travail, afin de créer les premiers liens entre des groupes, des individus, dans le cadre d’un travail socio-artistique. Ici en l’occurrence il s’agit des principes actifs de la danse donc de critères de spatialité, d’équilibre, de précision du geste et de toutes sortes de choses qui viennent en amont de l’idée qu’on se fait de la danse. Les principes actifs de la musique sont imparables. Il s’agit du son, du bruit, du rythme, de l’écoute, de l’utilisation de son propre corps, de la résonance, de toutes sortes d’expériences simples et concrètes qu’il est facile de ré-expérimenter avec n’importe quel public, dans n’importe quelles circonstances.


Principes Actifs de l’Art de l’image et du poème Ce week-end est consacré aux Principes Actifs de l’image et du poème. En amont de la photographie et du cinéma, par le biais de l’utilisation du sténopé (camera obscura), c’est-à-dire l’ancêtre de la photographie, nous ferons émerger un imaginaire imparable, et nous transmettrons cette technique facile à utiliser dans n’importe quel milieu et avec n’importe quel public. D’autre part, par la pédagogie du Trajet-Réel/Trajet Rêvé, en lien avec ces images, en amont de la poésie et de la littérature, nous ferons débouler un imaginaire précis, sur mesure, chez chacun des participants, afin qu’ils puissent éprouver sur eux-mêmes, les techniques qu’ils pourront facilement utiliser dans leur vie professionnelle.


4. publication


4. Publication La publication serait la résultante d'une table intellectuelle qui se réunirait une fois par mois pour aborder un des aspects de ce que devront être les nouveaux outils de médiation pour les époques qui viennent. C'est également pour moi la possibilité d'organiser et de publier toutes les observations, tous les concepts de ces dernières années. Ce qui s'est passé, c'est que j'étais mis devant une nécessité, je me suis rendu compte qu'il manquait des outils, qu'il manquait de la compréhension, il m'a fallu donc inventer, imaginer et puis expérimenter par essai et erreur, réadapter et ainsi de suite jusqu'à aboutir à ce que j'ai fini par appeler les principes actifs. Le sujet serait donc les principes actifs, c'est à dire quels sont les éléments, les briques insécables en amont du projet, en amont de la pratique, en amont de l'art, quels sont les éléments avec lesquels on peut construire des bains culturels sur mesure à l'intérieur desquels le public peut recevoir en se sentant personnellement invité les bienfaits de ce qu'on a appelé l'art. Comment peut-on les responsabiliser plutôt que d'en faire des consommateurs? Au terme de ces rencontres, on peut imaginer un colloque international et une publication qui aura modélisé toutes nos pensées, qui aura créé des théories nouvelles, une valise pédagogique multimédia, qui finira peut-être par accoucher d'une école. Nous pourrions également penser à l'organisation de ces expériences de toutes ces dernières années sous la forme d'une théorie vivante, réutilisable tout de suite, un kit, un « do it yourself » qui vous permet par exemple, de là où vous êtes, d'envisager des petits films ou tout autre chose autour du concept « De quoi voulez vous vous débarrasser? » ou du Musée de l'éphémère ou du Trajet réel/ Trajet rêvé.

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Note namur 07 05 10  

Les voisins sont des indiens : Document historique - WM - Mai 2010

Note namur 07 05 10  

Les voisins sont des indiens : Document historique - WM - Mai 2010

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