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PA PIER VI NYLE

Concerts / Musique / Agenda / Actus / Culture 1SP-PJʼn?LQCRQML?EEJMk+CLQSCJ%023'2 Octobre 2013 #6

FACE A

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Ļ"'2Ce premier mois entier d’automne s’annonce plutôt bien, d’autant que je l’écris sous un beau soleil. Et comme les jours déclinent, que le frais s’installe et que l’on est pas à l’abri d’une averse ou deux, les programmations culturelles de vos lieux préférés vaudront bien des châtaignes grillées au coin d’un feu de cheminée, ou une viande à la sauce aux pieds de mouton (champignons blanc-ocre très répandus en forêt d’Orléans et délicieux), et les potirons mûrissent … J’aurais dû tenir une chronique culinaire en fait ! Mais revenons à nos moutons. Je vous parlais de chaleur culturelle et c’est peu dire ! Le Festival de Travers et son week end gratuit, place St Aignan, “ the place to be ” en ce début Octobre, sans parler de sa palette de concerts à travers l’agglo, avec de bien jolis noms ! Babx, Féloche, Sarah Olivier, Pierre Barouh, Imbert Imbert et tellement d’autres ! À suivre aussi dans le désordre : une introspection de Have The Moskovik, par Have The Moskovik, les Orléanais d’adoption sortent leur 2ème album sur le label indépendant Strandflat, rencontre exclusive. Le Bouillon rouvre ses portes avec, en tête de ligne, deux soirées à souligner : Darko, sombre et somptueux, et The Lanskies, imparable hot wave énergique ! Et ce mois-ci, en Une,

En concert à l'Astroclub le 10 octobre Tamikrest et Stranded Horse enchanteront l’Astrolabe de leurs musiques profondes et sincères, deux merveilles “ World ”. Et bien sûr pléthore de concerts et événements musicaux dans tous les lieux que vous connaissez déjà ! La Face B, ne l’oublions jamais : Papier Vinyle n’est pas “ que ” musique, il est aussi spectacle, théâtre, danse, expositions, cinéma et chroniques diverses ! Ce moisci, la rédaction de Pv a choisi de placer en exergue : l’extraordinaire 9ème Archilab au FRAC-Centre, l’occasion d'infiltrer Les Turbulences. La projection du monument cinématographique M le Maudit de Fritz Lang. La soirée spéciale de Trisha Brown Danse Compagny, 4 mythiques œuvres de la chorégraphe mondialement reconnue. Un retour sur la pluvieuse mais superbe Tournée Bistrophonique. Le petit bonus de ce mois-ci, Isabelle Vallet s’associe à Julien Pinet pour ses illustrations ! Et comme toujours vous retrouverez, avec joie j’espère : la fameuse “ Birthday Retro ” de Victor Jorge, que je garde en surprise à déballer en face B ! Lire Papier Vinyle est un dispositif (un peu) médical : plus pratique qu’un “ post’it ” vous pouvez noter dans les marges à quelle heure prendre vos médoc’ et leur posologie ! Mais il sera moins efficace qu’un préservatif !


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Face A

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2?KGIPCQR 1RP?LBCB&MPQC En concert à l’Astroclub

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$ʼnJMAFC En concert au Bouillon dans le cadre du Festival de Travers

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$CQRGT?JBC2P?TCPQ Week end gratuit, Place St Aignan

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"?PIM .CPMV En concert au Bouillon

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1?HH?LS -KCGB En concert au 5ème avenue $?LR?XGMKCCRQ.?SJ(?AM@)?TGRF?%MNG En concert à l’Astroclub

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*?1ʼnJCARGML!"BC.?NGCP4GLWJC Anna Calvi / One Breath Feloche / Silbo Katerine / Magnum Arcade Fire / Reflektor Zurca / Passager Sukoï Fever / Amen

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Agenda des concerts Adresses utiles

0ĝ"!2'-, Papier Vinyle est une publication des Éditions la Porte du 3ème (!EURL au capital de 4000!₏ - n° SIRET 792 211 559 00010 - RCS OrlÊans!!) / 2 rue Xaintrailles 45000 OrlÊans / Directeur de publication - rÊdaction : Fabien GrÊgoire (!aka Tifa!) / Conception Graphique!! : Marine Delgove : marinedelgove@hotmail.fr / Remerciements à Marine Delgove, Guillaume Coquand, Camille Margan, Amandine Porcu, Victor Jorge, Lucille Nouals, Camille Rousseau, Sandra Vogels, Isabelle Vallet & Julien Pinet / ImprimÊ en France par RotoCentre OrlÊanais / 8000 exemplaires / DÊpôt lÊgal à parution n°6 Octobre 2013 / Éditions la Porte du 3ème n’est pas responsable d’erreurs ou d’omissions / ŠPapier Vinyle est une marque dÊposÊe, toute reproduction intÊgrale ou partielle, quelle qu’en soit la forme, est interdite. Pour nous contacter : papiervinyle@gmail.com / 06 47 28 04 36


Plus que ses pères Tinariwen, Toumast, ou Teraka!, Tamikrest honore la puissance du blues touareg dans son nouvel album, Chatma. C’est un blues qui sonne Êlectrique, mÊtallique, c’est celui qui se mÊlange sans fausse note au rock europÊen, au rythme d’une transe portÊe par les vents brÝlants du dÊsert et saisie par ses nuits glaciales. Djanegh etoumast, Takma ou Imanin bas zihoun sont habitÊs par les puissances rythmiques et dansantes des batteries grondantes et guitares proches d’un Mark Knopfler. Itous nous emmène presque en Jamaïque pour un dub planant qui finit par rattraper l’Éthiopie. D’enivrantes balades blues Adounia tabarat ou Tisnant an Chatma nous prennent par la main pour une promenade sur les sables chauds jusqu’à Timtar, clôture de l’album, mystique ballade qui flirte avec des lenteurs psychÊdÊliques anglaises. Le jeune sextet malien a à peine 20 ans lors de son dÊbut en 2006 et est très vite considÊrÊ comme le fer de lance de la musique Saharienne, rÊinventant le genre sans le travestir. L’album Chatma (mes sœurs) en est la preuve formelle ! DÊdiÊ à toutes les femmes meurtries qui, en silence et souvent loin des camÊras de tÊlÊvision, ont endurÊ les blessures du conflit encore rÊcent, jusque dans leur chair. Rappelons que si leur ville d’origine, Kidal, fut, bien malgrÊ eux, l’un des bastions des islamistes radicaux, Tamikrest (rassemblement en tamasheq) est pacifiste et fait de la musique :  Même si la musique m’apporte une meilleure vie et un peu de confort, ça ne vaut rien tant que les miens sont marginalisÊs et persÊcutÊs. (...) Au fil des annÊes, rien ne s’amÊliore vraiment à Kidal. Il faut venir ici pour voir comment nous vivons, ce n’est pas Bamako, c’est un autre monde. Personne n’investit pour le dÊveloppement de cette ville, 90% des jeunes sont au chômage.  disait dÊjà Ousmane Ag Mossa, avant les conflits. Aujourd’hui, ces jeunes touaregs ne parlent d’ailleurs

jamais de victoires ou de dÊfaites, ils Êvoquent juste une terrible dÊchirure dans leur communautÊ. L’absence, la trahison, la douleur, la rÊvolte, l’espoir... Autant de tiraillements que Tamikrest transforme en musique et habille de poÊsie. Le groupe chante d’abord, toujours, pour les siens, et ceci bien que leur audience soit dÊsormais internationale. C’est tout cela que l’on retrouve sur cet album ! Comme sur les autres d’ailleurs. Tamikrest s’exprime par la musique et les chants, messages de paix à faire passer.

120,"#"&-01#///////////////////////////// Loin de sa Normandie natale, Yann Tambour s’arrange toujours pour nous surprendre et nous faire voyager, de nos mÊandres imaginaires jusqu’aux berceaux de l’humanitÊ, par sa kora, une sorte de harpe ouest-africaine et ses textes sussurÊs envoÝtants et à fleur de peau. Il dÊveloppe depuis 2005 un projet musical aux confins d’une folk anglo-saxonne influencÊe par les sonoritÊs mandingues. Musicien inclassable et surprenant, seul sur scène, Yann que l’on a pu connaÎtre il y a plusieurs annÊes dans le groupe Encre, dÊfend alors deux albums, le premier Churning strides sous le nom Thee, Stranded Horse, et le dernier date de 2011 Humbling tides. Sur celui-ci, il collabore avec de nombreux noms, notamment Ballake Sissoko virtuose de kora moderne, avec qui il s’offre l’audace d’une surprenante reprise de Joy Division.

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TAMIKREST / STRANDED HORSE *CMARM@PCĹF 120-!*3 "CĹÝĨ  ÝĨ?@MLLʼnQCR.! Stranded Horse

Š Leslie FerrÊ

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$ĝ*-!&#/////////////////////////////////////// Avec sa mandoline insolente, sa joie fÊroce et son romantisme digne de la littÊrature russe, FÊloche m’interpella dès la sortie de son premier album, La vie Cajun en 2011. FÊloche a vu du pays. Partout, il fraternise et emprunte un truc à intÊgrer dans ses compositions, d’un beat hip hop aux ektaras de Bollywood, des mandolines de Louisiane jusqu’au fameux Silbo de l'Île de la Gomera, ses rencontres que ce soient à New York, en Ukraine, en Roumanie ou à Argenteuil, lui apportent beaucoup et il le leur rend tout aussi bien. La largesse de son sourire annonce d’ailleurs la couleur, c’est comme un truc plus fort que lui, partout oÚ il va, il devient du coin. Il fait siennes leurs histoires, leur sifflet de paradis, leur vieux son tachÊ de gros rock crasseux, leurs rythmes, leur flow ou leurs envolÊes, il y mêle son timbre de voix plein de chaleur et un texte malin et très musical. Tous ses hÊros, tous ses mythes, tous ses mondes vÊcus et rêvÊs, FÊloche les a invitÊs à sa table de mixage pour un grand festin musical, son deuxième album, Silbo, mi-octobre. Son sens aigu de la prÊcision et son exigence ne lui laissent pas de rÊpit. Il s’investit avec la même sincÊritÊ dans toutes les dimensions qu’ouvre sa musique, esthÊtique, exploratrice, drôle, politique, graphique et colorÊe. Les invitÊs partis, FÊloche s’apprête à les ressusciter sur scène avec ses magiciens-musiciens LÊa Bulle, Christophe Malherbe et David Rolland pour un grand un spectaclevoyage-concert en planant à travers de petits nuages.

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Š Thomas Letellier

FÉLOCHE *CMARM@PCĹF *# -3'**-, -PJʼn?LQg*?1MSPAC  ÝĨÝĨ.!

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$#12'4*"#204#01///////////////////////// 5CCI CLBEP?RSGRJCQMARM@PC .J?AC1RGEL?L Depuis un certain nombre d’annĂŠes (comme pour les belles femmes, nous tairons son âge) l’association ABCD, porte et supporte, “ tient â€? et soutient l’expression musicale dans la langue de Molière, une bien longue locution pour vous dire ce que vous aurez compris : il s’agit ĂŠvidemment de chansons francophones. La langue, le texte et la musique, credo de Pierre Perrot, indĂŠtrĂ´nable du secteur et personnage source des fameuses “ FĂŞtes du Cochons â€?, comme on les nommait autrefois. Aujourd’hui “ Festival de Travers â€? (voyez une ĂŠvidente continuitĂŠ dans le nom), l’asso ABCD propose, Ă travers l’agglomĂŠration d’OrlĂŠans, une flopĂŠe de concerts tous plus gĂŠniaux les uns que les autres. Parmi eux, des artistes locaux ĂŠmergeants comme ValĂŠrian Renault, leader-chanteur des Vendeurs d’Enclumes, actuellement en “ liquidation de stock en attendant la nouvelle collection â€?, ou Albert Tandem qui jouera Ă  Ormes. Ă€ noter aussi, une crĂŠation ABCD, le 12 novembre: In Edith, duo chant-piano d'AimĂŠe Leballeur et Baptiste Dubreuil, pour un hommage Ă  La MĂ´me Piaf pour le 50ème anniversaire de sa disparition. Le Festival De Travers invite aussi des figures mythiques Ă  voir, ĂŠcouter et rencontrer : Mr Barouh, Pierre de son prĂŠnom et Jacques Bertin, qui Ĺ“uvreront tous deux fin Octobre. Saluons aussi les venues de Babx et FĂŠloche (voir ci-contre) ainsi que Sarah Olivier, Lo’Jo et François Gaillard.

Dans l’ordre : Samedi 5 octobre, vers 18h30, du swing manouche, une touche de fanfare, des textes poĂŠtico-farfelus et en plus deux-trois ingrĂŠdients supplĂŠmentaires funk, bossa-nova et une lichette rock’n’roll font de Souinq, un groupe festif pas spĂŠcialement novateur mais toujours efficace. Vers 21h, Jules, pas la marque de fringue, mais le gars bizarre qui, parce qu’il ĂŠcrit des chansons et veut les dĂŠfendre sur scène, le fait ! Jules, c’est quelqu’un qui avait commencĂŠ dans l’ombre des autres, un peu, et pourquoi pas, se dit-il un jour, cultiver ce dĂŠcalage dans l’application d’autodĂŠrision naturelle et passer maĂŽtre dans l’art d’ironiques facĂŠties, qui lui donneront un aspect tant attendu d’un très charmant looser, motivĂŠ par l’Ênergie du dĂŠsespoir. PlutĂ´t amusant comme pitch. DĂŠmarrent alors quelques autoproduits distribuĂŠs par un label qu’on connaĂŽt tous “ Irfan le Label â€?, celui des Ogres de Barback, puis tournĂŠes, scènes, enfin ce nouvel album et nouveau spectacle Le Sale gosse. Avec du rock’n’roll et du texte, Jules joue le petit merdeux, “ mal barrĂŠ â€? comme son single, mais gĂŠnĂŠreux et drĂ´le. Dimanche 6 octobre, Alain Schneider, Ă 16h, viendra chanter pour les enfants, mais les parents peuvent ĂŠcouter, c’est aussi bien car Alain dĂŠteste les chansons infantiles ! Il aime l’intelligence du propos et son accessibilitĂŠ pour tout âge ! Puis vers 19h30 clĂ´ture festive avec le world-maloya fĂŠdĂŠrateur et dansant de Lindingo, tournĂŠ vers Madagascar et rĂŠsolument funky et spontanĂŠ, Olivier Araste fait partie de cette nouvelle gĂŠnĂŠration qui propulse le maloya vers des tournures contemporaines et dĂŠlicieuses, invitation vers de grands voyages.

Mais rapprochons nous de ce week-end d’ouverture, couvert d’une petite laine, c’est traditionnel, cela va avec l’ÊvĂŠnement. L’occasion pour tous, oui tous et de tous âges, de venir se rĂŠjouir du panel d’animations et concerts durant ces deux jours, gratuitement. ABCD proposera sous son chapiteau une suite de groupes de chansons festives, lĂŠgères et communicatives. Arnaud Aymar, “!Perceval â€?

Seulement il n’y a pas que tout cela ! Il y a aussi des apĂŠros concerts avec Nonoche et Rue des Anges, des projections : “ Chansons Ă voir â€? et un studio Photographique “ C’t’idiot d’Art Court â€? qui nous rĂŠserve bien des surprises, des contes, des lectures, des ateliers, etc. Et Cher Lecteur, j’attire ton attention sur ce mec-lĂ , Arnaud Aymar, artiste du non-sens, plus connu dans sa combinaison bleue lorsqu’il se prend pour un oiseau rare. Inclassable, imprĂŠvisible, dĂŠcalĂŠ, burlesque et irrĂŠvĂŠrencieux, il prĂŠsente son nouveau spectacle Perceval dont je ne sais rien et surtout ne veux rien savoir, pour ne pas en gâcher les surprises, seulement j’y vais avec la certitude de passer un exceptionnel moment !

Š Claudine Julien

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SOUINQ / JULES / CHANSONS À VOIR / C’T'IDIOT D’ART CPOURT *CMARM@PCĹN?PRGPBCF ALAIN SCHNEIDER / LINDIGO / NONOCHE / RUE DES ANGES / CHANSONS À VOIR / C’T'IDIOT D’ART CPOURT / ARNAUD AYMAR *CMARM@PCĹN?PRGPBCF .*!#12'%,, %P?RSGR

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Š LÊonard T

Darko

"0)-.#0-6 //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Perox, l’un des groupes electro-rock les plus actifs et prolifiques du secteur, revient en concert avec Darko, pour une belle soirÊe au Bouillon. Pour ceux qui ne connaissent ni Perox, ni Papier Vinyle, sachez qu’ici on est fan ! Perox, crinière blonde agrafÊe sur le crâne, est d’abord un personnage tout droit sorti d’un Lynch : vicieuse porteuse d’une sensualitÊ apocalyptique, insolente acide et provocatrice, jusque dans les textes. Autour de la pin-up trasho-pÊroxydÊe gravitent 3 Êlectrons agitÊs. Ces troislà c’est Le Bey, le plus discret aux machineries d’images et textures de lumières Êtranges, Gonzales Vasquez, Le Bourreau, aux tortures, clavier, guitare et chant, et enfin, Le Mab aux beatmaking et à l’Êlectrisation des

corps. Ensemble ils fusionnent dans une mise en scène soignÊe, visuelle et acÊrÊe, autour d’une Perox tantôt aguicheuse tantôt mante-religieuse. Le groupe Perox oscille entre hip hop, techno rock et pop song, à l’Ênergie criarde libÊrÊe tout entière par cette entitÊ Êtrange et addictive. Pour preuve, qui n’a encore pas vu ce nouveau clip Decide to be the water, des gÊants dÊambulant dans un New York post-apocalyptique. Lancinante chanson tout en murmure electro pop, doux-amer. Le quatuor dÊmontre encore une fois sa maÎtrise des arts visuels numÊriques, des partitions musicales et de l’Êcriture. Perox sera aussi visible aux 22èmes Rockomotives de Vendôme.

Darko a ÊtÊ repÊrÊ lors des Inouïs de Bourges, les 4 normands se sont immÊdiatement attirÊ les faveurs du public et de la presse prÊsente à cette forte prestation, un vendredi 26 avril de cette annÊe. Les rÊfÊrences aux pÊnombres et à l’obscuritÊ sont Êvidemment prÊsentes, jusque dans le nom qu’ils portent. Darko. Même s’il fait sombre dans leur musique, le quatuor provoque des halos et rayons de pures lumières supersoniques traversant les âmes obscures, nous imprÊgnant à jamais à l’encre noire. On la trouve en prÊcieux Êquilibre sur un fil brÝlant et glacial, atmosphÊrique, vaporeuse et hypnotique, une vision Êlectrique, sensible et chaotique de la beautÊ. Les normands n’ont pourtant sorti qu’un EP voilà presqu'un an, mais depuis, c’est marquÊ par le fer rouge des somptueux WKNSS ou It’s Ok que les chanceux-curieux se souviennent de la baffe en pleine tronche qu’ils ont prise, qu’il soient français, allemands ou anglais, là oÚ ils ont dÊjà beaucoup tournÊ. Si l'on parle d’influence, on pourrait balancer des trucs comme Radiohead, The Cure, Mogwai etc. Mais très honnêtement, ça ne rime pas à grand-chose. Le futur album prÊvu pour bientôt le confirmera : la griffe Darko existe bel et bien, tapie dans l’obscuritÊ, mais toujours Êtincelante.

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DARKO / PEROX *CMARM@PCĹF *# -3'**-, -PJʼn?LQg*?1MSPAC "CĹÝĨ ÝĨ.!

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Š Diane Sagnier

The Lanskies

2&#*,1)'#1120-,%!-+#-,1 ////////////////////////////////////////////////////////////// Comme ĂŠvoquĂŠ le mois dernier, Blutch, Dol et Tim, le power trio revient Ă OrlĂŠans sous sa nouvelle formule, la meilleure selon eux, la meilleure selon moi. Cocktail garage rock et punk, toujours aussi dĂŠtonnant que pouvait l’être feu-Chewbacca Allstar, leur première galette ĂŠponyme sortie cet ĂŠtĂŠ passe allègrement un cran au dessus, avec une remarquable aisance ! Preuve que les orlĂŠanais dĂŠploient sous cette forme, dĂŠsormais incontournable, tout leur savoir faire ! L’ouverture de l’album sur des bases punk, basse/batterie et voix est carrĂŠment mortelle, Grinder rĂŠvèle la globalitĂŠ de Strong Come Ons, puissance, explosion, lancinance et obsession. Du grand ! Suivra The Lanskies, voisins viscĂŠraux et gĂŠographiques de Concrete Knives. Comme quoi quitter musicalement la Normandie pour rejoindre Foals Ă  Oxford, ou Blur Ă  Londres peut aisĂŠment se faire le temps d’une chanson. Le single RomĂŠo issu de leur dernier EP en date s’y prĂŞte terriblement. The Lanskies surfe sur des vagues hot, cold et new wave, empruntant aux 80’s le nectar que l’on peut dĂŠceler dans les groupes en vogue tels que Joy division, The Cure, New Order, le mĂŠlangeant au rock indĂŠ New-Yorkais de The Strokes ou Interpol. Depuis le 1er juillet, Move It, annonciateur d’un deuxième album (date de sortie non communiquĂŠe Ă  ce jour) cartonne dans les chaumières. Ce dernier illustre encore une fois ce grand ĂŠcart rock’n’roll qu’est The Lanskies. Que celui qui, en ĂŠcoutant ce dernier single, n’a pas pensĂŠ aux Beastie Boys, me coupe les deux mains et la langue. En effet, le combo a les pieds Ă  Caen, la tĂŞte Ă  Londres, une main Ă  N.Y., l’autre Ă  L.A. et emprunte un tas de choses partout, mais qu’ils savent tellement bien nous restituer, je ne vais pas leur en vouloir ! Ă€ suivre sur 2014, je sens que ça va causer “ Lanskies â€?‌

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THE LANSKIES / STRONG COME ONS *CHCSBGMARM@PCĹF *# -3'**-, -PJʼn?LQg*?1MSPAC  ÝĨ ÝĨ.!

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',2#04'#5 ///////////////////////////////////// &?TC2FC+MQIMTGI Le post rock n’a plus de secrets pour ces 3 mecs et 2 nanas qui, depuis 2010, écument les scènes orléanaises et bien au-delà, et présentent ce mois-ci un deuxième album sous le label Strandflat tout récemment créé. Guitare, violon, basse et batterie épris d’une profonde mélancolie, évoluent dans un univers musical presque cinématographique, la musique d'HTMK sait en plus joindre “ l’épique à l’agréable ”, en combinant habilement vidéos psychédéliques, danse cousue main, samples mystérieux et compositions explosives. Rencontre à Polysonik, au 108. Autour de quelques grappes de raisin de table, Papier Vinyle vous propose l’introspection de Have The Moskovik par Have The Moskovik en plein cœur de leur post rock fusionnel. Meilleurs morceaux. Rencontre Nico (basse) : En fait il faut demander aux ancêtres ! Doud (alto) : Les “ ancêtres ” sont : Marcello, moi et plus tard Jean. C’est une rencontre au bistrot, en 2006. Nous avions chacun un groupe et on s’est retrouvé à Orléans sans groupe. On a échangé sur nos goûts musicaux, et on a vu qu’on était raccord, certains beaucoup plus que d’autres… Jean-Niels (guitare) : Pour faire court on s’est rencontrés fin 2006, Marcello (batterie), Doud et moi on a monté un groupe où on voulait tout essayer sans chant avec plein d’instruments différents. On a essayé avec plusieurs bassistes, avec deux guitares, avec un saxophone, avec de la clarinette, avec un djembé, et en fait à chaque fois, ça remettait le set à zéro, nouvelles personnes nouveaux départs etc. Jusqu’au jour où on en a eu marre, en 2010, on a dit « Basta, on fait à trois ! » et le lendemain Marcello est arrivé en disant « Non, non, j’ai rencontré quelqu’un qui joue de la basse et qui écoute la même chose que nous ! Et pour faire simple il habite à Paris ! ». C’était Nico et c’est toujours Nico… On a réussi à faire un concert à la fête de la musique en 2010, et on y a croisé Laure qui est venue nous voir en fin de soirée en disant « Moi, j’adorerais trop danser sur ce que vous faites ! », on s’est dit « ben écoute si tu veux venir danser, viens danser ! » Et Laure s’est pointée à une répet’ et elle a dansé ! Donc le groupe dans sa forme actuelle existe depuis mi-2010. Nico : Plus tard, on a enregistré un premier album fin 2011 qui est sorti en janvier 2012.

Post Rock Doud : Du post rock, on en écoute de puis longtemps déjà. JN : Oui, ça a été un choix aussi d’être instrumental, parce que Doud a été chanteuse avant et c’était une galère monstrueuse car elle chantait en français et du coup les instruments sont sous-mixés, il faut mettre la voix devant avec de la réverb’. Etc. Doud : C’est une création qui est dix fois plus longue. Marcello : Pour ma part, je viens d’un groupe un peu punk rock et j’avais envie de faire des choses un peu plus planantes et instrumentales, où le son a plus d’importance que la parole. Et ensuite la définition post rock ? Comme tous les groupes, on n’aime pas les étiquettes, on avait trouvé une définition qui est “ musique populaire post mélodramatique ”, pour paraphraser les étiquettes Myspace quand tu crées ta page. JN : Non : TU avais trouvé une définition (rires) Nico : Oh comment c’est hasbeen Myspace ! JN : Non globalement on s’en fout, et puis je pense que ça résume bien ce que les gens vont voir ! Au niveau des univers ouais, c’est bien. Have The Moskovik Marcello (a un fort accent italien) : Le nom vient d’un week-end que j’ai passé à Londres avec ma compagne, et à l’hôtel on écoutait la TV, sur le Channel 4, et il y avait un reportage sur le marathon de New York. Là, il y avait une jeune femme handicapée, dont le but était de s’entraîner à fond pour faire ce marathon. Et donc elle était interviewée et continuait à dire « I want to have the most of it », qui en anglais veut dire : “ je veux profiter un max ! ”, et nous, on a compris “ I want to have the Moskovik ”. Et donc on a tiqué, on s’est dit c’est quoi ce Moskovik ? Un antidote ? Quelque chose qui te donne la pêche ? On a cherché et on s’est vite rendu compte de notre erreur. Mais l’idée restait sympa et en rentrant on l’a proposée au groupe. Nico : Le nom du groupe, à l’image de son évolution, tout ça repose sur un malentendu (rires). Moi je venais faire de la funk-disco, on m’a dit « ils ont la patate ! »... (rires) Laure : Hé oui, aussi, ils pensaient que je n’allais pas venir, et du coup !... Compositions Nico : C’est plutôt la guitare qui commence, puis la batterie et basse-violon en plus. Puis on change jusqu’à ce que ça plaise à tout le monde ! JN : Et en général ça n’a plus rien à voir avec ce qu’on a fait au début… En fait, il faut une idée de départ, une phrase pour qu’on puisse s’accrocher dessus, et on joue.

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© Tifa

Nico : C’est beaucoup d’impro, en fait. Doud : Et si on s’ennuie, le morceau s’élimine tout seul, et après il est redispatché en autre chose peut-être… JN : On a tendance à toujours travailler le morceau et en fait, on le termine jamais. Nico : Il faut qu’il y ait un truc qui soit assez répétitif et lancinant, et que l’on fasse monter le truc, jusqu’à ce que tout le monde dise “ Ahhhhh, ça m’a foutu la chair de poule ” et là c’est bon on peut garder ce truc. Doud : Après il faut nommer les morceaux et c’est horrible, on les appelle n’importe comment ! Nico : Et en plus, ils ont deux noms, un de répèt’ et un d’album… C’est le bordel ! Marcello : Le nom définitif arrive quand on met le sample. Sample Doud : Quand tu trouves un truc qui te plait, hé bien tu le proposes ! Nico : Il y a du documentaire, de la série B, moi, j’adore les films pourris de science-fiction… Marcello : On fait plein de recherches à la maison, on se transforme en geek-internet et on va chercher des bouts de films qui nous plaisent, ou ça peut-être des poésies, des discours… JN : En plus ça montre l’interprétation par chacun du morceau, quand tu trouves un sample qui colle à ton interprétation. Et du coup, chacun apporte un truc différent… Fantôme par exemple (s’appelle sur l’album Ten years from the second le fameux truc des deux noms ! ndlr) c’est une série B et moi j’aurais jamais mis une série B dessus. Enfin… Du coup c’est marrant. Doud : Les samples, à part un, sont très revendicatifs. JN : Perso, je vois plus le côté instrumental du sample plutôt que ce qu’il raconte ! Marcello : Le constat qu’on fait aussi, c’est que s’il y a un chanteur dans un groupe il attire tout de suite l’attention du public. Notre démarche à nous, c’est de répartir l’attention sur tous les musiciens et faire parler la musique. Vidéo Nico : C’est notre point faible la vidéo… Laure : C’est Benjamin de Labomédia qui nous a fait le patch vidéo, un truc interactif qu’il nous a créé quasi en live, et avec lequel on est presque autonome. JN : D’ailleurs on cherche toujours quelqu’un de “ perma-

nent ” à la vidéo, parce que Thomas nous aide, il la diffuse en fait, mais ne la crée pas. Laure : Donc. Appel à la création vidéo ! J’aimerais bien qu’on garde l’aspect interactif, entre la danse, la musique et la vidéo… JN : Oui, c’est un truc qu’on exploite pas assez parce qu’on n'a personne pour s’en occupé vraiment… Et puis le truc dans l’intégration de la vidéo c’est que quand tu fais un concert, les gens te regardent, et voilà. Nous, on veut proposer un univers entier et avoir une vidéo qui parle d’elle-même. Danse Laure : Comme je me suis incrustée sur le premier album et que les morceaux étaient faits, il n’y a pas d’influence de la danse sur eux, je me suis seulement imprégnée de l’univers pour créer. Sur le deuxième, il y a quelques interactions dans la composition. Le truc de la boîte où vous m’attendez, par exemple… JN : Mais c’est un gros boulot qu’on va faire (à l’Astrolabe résidence fin octobre ! ndlr) : c’est intégrer vraiment la danse au set. Pour moi ce sont vraiment deux univers parallèles, ce serait marrant de réussir à faire interagir la danse même sur la composition. C’est à dire que des parties durent plus longtemps, soient plus dansante ou plus mélodiques. On commence à y arriver. Nico : Nan mais on dit “ danse ” mais c’est pour simplifier, c’est plus de la “ mise en scène ” un petit peu, non ? C’est plus apporter du visuel que vraiment de la danse au sens chorégraphie du truc. Strandflat Doud : Ah, c’est un mec hyper passionné, Samuel Etienne, qui a créé des trucs incroyables au niveau de la musique et aussi qui est à fond sur les “ licences creative commons ” et comme nous, il est pour l’ouverture de la musique, sa libre diffusion. Et il nous a proposé de sortir le 1er album sur un Vinyle et on lui a dit « celui-là est vieux, on a des nouveaux morceaux, on aimerait enregistrer ceux-là », il a dit « Ok ! » et a recréé un label : Strandflat et coproduit donc ce nouvel album, le 1er du label ! Marcello : Il y aura un 45 tours pour les 300 premiers qui commanderont l’album! Doud : Et donc on en profite pour faire la sortie de l’album à l’Astrolabe avec l’asso Mora Mora, le 6 novembre, avec Kouma et Chromb !

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1((,3/////////////////////////////////////// Sajjanu n’est pas un trio comme on a l’habitude d’en voir sur OrlĂŠans, tout d’abord parce qu’ils sont japonais et aussi parce qu’ils nous balancent une espèce de noise post punk en mode patchwork. C’est Ă dire un truc dĂŠcousu, mĂŠlangĂŠ puis raccommodĂŠ plus ou moins n’importe comment, des breaks, des reprises, des changements de mesures et rythmes etc. Tout Ă  l’air complĂŠtement dĂŠglinguĂŠ ! Mais en fait non, tout est calĂŠ au poil de cul près. Trio de barjos from Tokyo formĂŠ en 2006, deux guitares exceptionnelles plus une batterie pointue, Sajjanu reflète exactement les dĂŠmesures et les disproportions de leur capitale et de la gĂŠnĂŠration qui l’habite. Dans une impressionnante performance scĂŠnique qui relève plus d’une dĂŠmo “ prendsta-claque â€?, ils jonglent avec les breakbeats, les dissonances et les solos de guitares tout droit sortis des sonoritĂŠs hard rock les plus kitchs des annĂŠes 80, genre Kiss et Scorpions sous acides. Ă€ seulement trois, ils sonnent comme un orchestre complet, et s’offrent une palette musicale aux possibilitĂŠs infinies ! L’un des groupes underground les plus excitants de la pĂŠninsule nippone, pourtant foisonnante en projets complĂŠtement dĂŠjantĂŠs ! Et mĂŞme si l’Êtage du 5ème avenue est un peu austère et froid, Sajjanu est imparable et surtout immanquable, les copains de Mora Mora le savent et se dĂŠcarcassent mieux qu’un mec et ses ĂŠpices, pour faire venir des cinglĂŠs de Tokyo, Ă  OrlĂŠans, et rien que ça, ça vaut le dĂŠtour.

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SAJJANU *CMARM@PCĹF e 4#,3# ÝĨ

$,28'- /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Je connais peu, mais tout ce que j’en entends m’intrigue. DrĂ´le de mec Ă la gueule de personnage de BD, au corps couvert de tatouages, Ă  la voix un peu lente qui explique qu’à ses dĂŠbuts, pendant quatre ou cinq ans, il ÂŤ trimballait sa contrebasse sans savoir en jouer, comme une sorte de doudou gĂŠant Âť. Cette contrebasse est devenue une partie de lui ; il la caresse Ă  l’archer ou la malmène en jouant en “ slap â€?, rythmique rapide, tendance psychobilly – bagage punk oblige. Ses compositions sont inclassables, puisant Ă  toutes les sources et brassant tous les styles, depuis le rock jusqu’au freejazz en passant par le hip hop et par des compositions en jouets pour enfants. Jusqu’à sa voix qui ne veut pas se laisser mettre en cage, qui fredonne rauque pour s’envoler dans les hauteurs, en anglais, en français ou en italien. Il joue seul ou au grĂŠ des rencontres musicales, en formations Ă  gĂŠomĂŠtrie variable. VĂŠritable ovni musical, ce performer au charisme furieux est devenu la figure d’une certaine forme de musique alternative, reconnaissance gagnĂŠe au fil du temps et des concerts donnĂŠs dans les bars et les thÊâtres, les squats et la rue. Un surrĂŠaliste qui souhaite ÂŤ que la curiositĂŠ puisse se maintenir mĂŠchante et ferme et brillante comme une cuisse de cheval Âť.

Fantazio ça ne se dÊcrit pas, ça se dÊcouvre en live.

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FANTAZIO MEETS PAUL JACOB & KAVITHA GOPI *CMARM@PCÄąF 120-!*3 %P?RSGR

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1Äť*#!2'-,!""#..'#04',7*# /////////////////////////////////////////////////////////////////// LL?!?JTG One Breath

*CMARM@PC "MKGLM0CAMPBQ Deuxième album de la britannique Anna Calvi. Depuis janvier 2011, son premier album Êponyme est encensÊ par la critique et le public. (il y de quoi ! du coup on a hâte !) Voilà 2 ans qu’elle Êcume les scènes europÊennes et internationales et hypnotise son auditoire subjuguÊ par le charme saignant qu’elle dÊgage. La londonienne dÊlivre un rock envoÝtant à son image : regard tÊnÊbreux, lèvres rouges, taille de guêpe et cheveux strictement serrÊs dans un chignon, riffs et chœurs entremêlÊs, coupant amoureusement comme le fil d’un rasoir. Ce mois-ci à l’Astro !

$ʼnJMAFC Silbo

*CMARM@PC #+' FĂŠloche, en 2012, s’Êtait fait ambassadeur d’une chanson plus que world, aux sonoritĂŠs “ cajun â€? sur un album justement titrĂŠ La Vie Cajun, il y fait se connecter des accordĂŠons parisiens, des beat box de Brooklyn, des guitares de Louisiane et un style rĂŠsolument international. Ă€ bientĂ´t 40 printemps, FĂŠlix de son real name, nous propose Silbo, langage sifflĂŠ de l’Île de la Gomera, un album prometteur que nous aurons le plaisir de dĂŠcouvrir sur scène lors du festival de Travers le 24 octobre au Bouillon.

)?RCPGLC Magnum

*CMARM@PC  ?PAJ?W Sexy Cool, voilĂ l’ouverture façon “ Croisière s’amuse â€? et son album Magnum (belle moustache d’ailleurs sur fond des plus beaux papiers peints de salle d’attente des annĂŠes 80) le nouvel opus, copie quasi-conforme des prĂŠcĂŠdents‌ Hmm mais ? Mais oui ! J’adore quand mĂŞme Philippe Katerine, oui j’adore l’univers dĂŠcalĂŠ de ce personnage et oui j’adore regarder “ danser les gens ! â€?. Mais ce n’est pas une raison, non ? En fait, je crains de ne plus ĂŞtre surpris par ta folie, Philippe, mais c’est sans surprise aussi que j’adore ce que tu fais “ avec tes grosses couilles â€?. Filou ! Katerine est et demeure un artiste majeur dans la crĂŠation poptrash francophone.

PA?BC$GPC Reflektor

*CMARM@PC  ?PAJ?W3LGTCQ?J Imaginez un peu le trÊpignement dont je suis victime : un mois à attendre ! Je me sens comme un gamin le matin de noÍl qui, n’ayant qu’à peine fermÊ l’œil, les pensÊes envahies par l’impatience, n’attend qu’une chose : dÊcouvrir ce qui est tapi sous les branches du sapin ! Là j’ai un mois à baver devant mon Êcran et Êcouter en boucle sur Youtube les 7 minutes 42 secondes de grosse boucherie visuelle et sonore du clip Reflektor, chanson-titre du futur album. Jusqu’au jour oÚ, autorisÊ à dÊballer mes paquets-cadeaux, je cours chez mon disquaire favori me coller ce 4ème album dans les esgourdes ravies de ce qui va se passer !

3,#1ĝ*#!2'-, -,31” //////////////////////////////////////////////////////////////////////////// 8SPA? Passager

"ʼnHĹB?LQJCQ@?AQ SRMNPMB DÊsormais cÊlèbre à OrlÊans, le duo violon-accordÊon Zurca est un ravissement pour les oreilles. Mesures charpentÊes mutuellement par Fred Ferrand et Laure Borettaz dans les plus traditionnels rythmes et inspirations : valse, polka, swing, et jazz manouche, et aussi compositions marquÊes par le classique. 14 titres pour deux solistes, loin d’ignorer comment porter subtilement leur Êmotion. Le CD sÊduisant et plein de tendresse est coproduit par l’asso ABCD et est bien sÝr disponible en en commande sur leur FB et plateforme de tÊlÊchargement, et physiquement chez Denis Caban, luthier, rue Parisie.

1SIMĹ?$CTCP Amen

*CLMTCK@PC -NNMQGRC.PMB On vous avait promis qu’on vous en reparlerait ! C’est chose faite ! Je me rÊjouis de voir qu’Opposite Prod, le label indÊ orlÊanais dÊgaine avec les Sukoï Fever cette nouvelle cartouche de purs moments rock’n’roll survitaminÊs, une Release Party est pour bientôt : un 4ème album, ça se fête !

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%#,"!-,!#021 (CSBGMARM@PC

k THE UNUSUAL HISTORY OF ETHER Pop *RCJGCP F EP?RSGR k MIDNIGHT GHOST TRAIN / HOPKINS Rock, blues *'LDP?PCB F ÝĨ k SONS OF FRIDA / KATAPLISMIK / CALL U.S. LEGION / ONCAFFEINE / Noise, rock instru, progressif, electro-jazz *C F ÝĨ k THE LANSKIES / STRONG COME ONS Hot wave, garage punk rock *C MSGJJML F  BCĹÝĨ ÝĨ.!

4CLBPCBGMARM@PC

k FMR Electradrock *C1R.?RPGAI F EP?RSGR k SOIRÉE BŒUF *'LDP?PCB F EP?RSGR

1?KCBGMARM@PC

k BRASS BAND VAL DE LOIRE Cuivres et percussions, au profit de l’asso “!les Blouses Roses!â€? 2FʼnĪRPC%ʼnP?PB.FGJGNC -PJʼn?LQ*?1MSPAC F ÄąN?PRGPBCÝĨ k CHECKMATE / SCIENCE OF DEPRAVITY / LIQUID Metal hardcore *'LDP?PCB F EP?RSGR

+?PBGMARM@PC

k TRADITIONS VOCALES DU CAP Chant chorale 2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ 1?JJC2MSAF?PB 1,- F ĹÝĨ

+CPAPCBGMARM@PC

k BOB LOG III / ACORN BCORN / THE PORK TORTA / ANDREW COLLBERG “!We Got Cactus Tour!â€? 2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ 1?JJC2MSAF?PB 1,- F ÄąÝĨ

(CSBGMARM@PC

k MICHEL JONASZ Chanson piano-voix #QN?AC+?BCJCGLC1MJMELC *?$CPRʼn 1RS@GL F ÝĨ k TAMIKREST / STRANDED HORSE Blues touareg, world-folk QRPMAJS@ F BCĹÝĨ k QUATUOR DIOTIMA #1 Musique de chambre 2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ 1?JJC4GRCX1,-  F ĹÝĨ

k CUTT’S GYM / AVORIAZ Jazz rock *CeTCLSC F ÝĨ k BARRENCE WHITFIELD AND THE SAVAGES Rock’n’roll *'LDP?PCB F  ÝĨ

4CLBPCBGMARM@PC

k OH BABY ! Chansons populaires revisitÊes *?.?QQCPCJJC $JCSPWJCQS@P?GQ  F ÝĨ k THE WEDDING PRESENT / THE RAINBONES Indie rock QRPMAJS@ F BCĹÝĨ k BE FOR DÉFI *C F EP?RSGR k X-TV Pop acoustique *'LDP?PCB F EP?RSGR

1?KCBGMARM@PC

k WILD DAWN / STEEL IN MIND / ETYLOSEX Rock, punk *'LDP?PCB F EP?RSGR

+?PBGMARM@PC

k BAPTISTE DUBREUIL Piano jazz - Showcase, en direct sur radio campus 88,3FM *C MSGJJML F EP?RSGR

Mercredi 16 octobre

k SAJJANU / OMAID Post rock, fingerstyle *CeTCLSC F ÝĨ

(CSBGMARM@PC

k MAURANNE !Fais-moi un Swing! Chanson #QN?AC%CMPECQ1?LB !FʼnAW  F  ÝĨ k LA VIE D’ARTISTE (FerrÊ, ce Rap) + guest : LILA TAMAZIT Rap, Chanson +MSJGLBCJ?4?NCSP -JGTCR  F  ÝĨ ÝĨ.! k MOURAD Chanson "CJGPGSKA?Dʼn F EP?RSGR k MICHEL NOIR BLUES TRIO Blues *RCJGCP F EP?RSGR k BIRMINGHAM Blues pop 4?LB -JGTCR F EP?RSGR k NARROW TERENCE Pop folk 1?JJCBCJ'LQRGRSR F  BCĹÝĨ

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k DARKO / PEROX Indie pop, electro *C MSGJJML F  BCĹÝĨ ÝĨ.!

4CLBPCBGMARM@PC

k BIRMINGHAM Blues pop *C*GMLB-P 1R*WʼnJ?$MPŋR  F EP?RSGR k SESSION IRLANDAISE Bœuf thÊmatique *C1R.?RPGAI F EP?RSGR k THE PROCUSSION / HEADY & POSTI / MANAST Hip hop, rap QRPMAJS@ F BCĹÝĨ

1?KCBGMARM@PC

k CHAOS E.T. SEXUAL / ZHOL / PANAMA Progressive, dub-indus-doom *CeTCLSC F ÝĨ k FROM MAN TO DUST / KARAS / ART WEG Hardcore *RCJGCP F EP?RSGR

Mardi 22 octobre

k FANTAZIO MEETS PAUL JACOB & KAVITHA GOPI Indie world QRPMAJS@ F EP?RSGR

Mercredi 23 octobre k LITTLE BOB Rock *'LDP?PCB F EP?RSGR

(CSBGMARM@PC

k NI QUEUE NI TÊTE Chanson "CJGPGSKA?Dʼn F EP?RSGR k SOIRÉE INFRABASSE Mix electro *'LDP?PCB F EP?RSGR

4CLBPCBGMARM@PC

k BLUES FACTORY / THE GARENN'S Concert soutient Ă l’asso “!Les Casseroles!â€? *'LDP?PCB F ÝĨ k “!APERAUDIO!â€? Musique et dĂŠbat #LBGPCARBSCRQSP0?BGM!?KNSQ  $+ F EP?RSGR k THE BLACKSMITH’S KITCHEN Trad irlandais *C1R.?RPGAI F EP?RSGR

1?KCBGMARM@PC

k DAVID KOZAK OCTET “!Les Samedis du Jazz!â€? &?JJBS2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ F  gratuit


k JUNE MILO & NICOLAS DERAND / NICOLAS DERAND & LE QUARTET OCTAVIA Jazz pop, dÎner concert & expo !CLRPC!SJRSPCJBCJ?+?SECPGC 4GCLLC CL4?J F BCĹÝĨPCN?Q AMKNPGQ EP?RSGR ?LQ k FOREST POOKI / KEPI GHOULI Pop *'LDP?PCB F EP?RSGR

"GK?LAFCMARM@PC

k GIRLS IN HAWAII / CASTUS Indie, post rock QRPMJ?@C F BCĹÝĨ

+?PBGMARM@PC

k AWARDS Hip hop *RCJGCP F EP?RSGR

Mercredi 30 octobre

k LABASHEEDA / SCHTERN Post punk noise *CŊKCTCLSC F ÝĨ

(CSBGMARM@PC

k SESSION JAZZ MANOUCHE Bœuf thÊmatique *C1R.?RPGAI F EP?RSGR k ARNO WALDEN Power pop rock "CJGPGSKA?Dʼn F EP?RSGR k TOMIA / THE AIN’T Indie, punk rock *'LDP?PCB F EP?RSGR

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Mercredi 16 octobre

k BABX / SOPHIE MAURIN 1?JJC CPL?PB+GJJGML 1R(C?L BCJ?0SCJJC F  ÝĨ

(CSBGMARM@PC

k LO’JO *?.?QQCPCJJC $JCSPWJCQS@P?GQ  F  ÝĨ

4CLBPCBGMARM@PC

k SARAH OLIVIER 2FʼnĪRPCBCJ?2ŋRC,MGPC  F  Ĩ

(CSBGMARM@PC

k FELOCHE *C MSGJJML F  ÝĨÝĨ.!

1?KCBGMARM@PC

k PIERRE BAROUH 2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ 1?JJC ?PP?SJR 1,- F  ÝĨ + rencontre avec l’artiste le 25 + projections de certains de ses films, salle le Kid, entrÊe libre

Mercredi 30 octobre

k JACQUES BERTIN 2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ 1?JJC4GRCX 1,- F  ÝĨ

+CPAPCBGLMTCK@PC

k IMBERT IMBERT / BARBARA WELDENS 1?JJCBCQ$ŋRCQBC1R(C?LBC P?WC  F  ÝĨ

(CSBGLMTCK@PC

k ALBERT TANDEM 1?JJC0?@CJ?GQ -PKCQ  F EP?RSGR

+?PBGLMTCK@PC

1?KCBGMARM@PC

k IN EDITH SBGRMPGSKBS+SQʼnCBCQ C?SV PRQ  -PJʼn?LQ F EP?RSGR

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k CHANSONS AUX ENCHĂˆRES Laurent Viel et Thierry Garcia +MSJGLBCJ?4?NCSP -JGTCR  F  ÝĨ

Musique à expression francophone k SOUINQ / JULES / CHANSONS À VOIR / C’TIDIOT D’ART CPOURT .J?AC1RGEL?L  ĹN?PRGPBCF EP?RSGR k ALAIN SCHNEIDER / LINDIGO / NONOCHE / RUE DES ANGES / CHANSONS À VOIR / C'T'IDIOT D’ART COURT / ARNAUD AYMAR .J?AC1RGEL?L  ĹN?PRGPBCF EP?RSGR

+CPAPCBG-ARM@PC

k FRANÇOIS GAILLARD : LA TRAVERSÉE DE LA SCĂˆNE Ă€ LA RAGE #QN?AC ʼnP?GPC *?!F?NCJJC1R+CQKGL  F EP?RSGR

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Musiques du monde, reggae, sound system

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k BRAHIM / TIWONY *C MSGJJML F "CĹÝĨ ÝĨ.!

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k CRAZY DANCE PARTY : Guiding Star + Positive Irie *C MSGJJML F EP?RSGR

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k VALÉRIAN RENAULT / PIERRE LEBELAGE 1?JJCBCQDŋRCQBC1R&GJ?GPC1R+CQKGL  F  ÝĨ

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"0#11#132'*#1 ]Le 108 108 rue de Bourgogne, OrlÊans ]5e Avenue 11 avenue de Paris, OrlÊans ]Galerie AGART 35 rue Raymond Tellier, 45200 Amilly ]Astrolabe / Astroclub 1 Rue Alexandre Avisse, OrlÊans ]L’Atelier 203 203 rue de Bourgogne, OrlÊans ]Bateau-Lavoir Quai de Loire, OrlÊans ]Salle Bernard Million 27 Rue Bernard Million 45140 Saint Jean de la Ruelle ]Le Bouillon Rue de Tours, 45067 OrlÊans ]Delirium CafÊ Place de Loire, OrlÊans ]Espace Culturel Lionel Boutrouche Rue de la Folie, 45140 IngrÊ ]Espace Madeleine Sologne Rue des PrÊs Verts, 45240 La FertÊ Saint Aubin ]L'Ibiza CafÊ Rue de Bourgogne, OrlÊans ]Galerie du Lion 6 rue croix de Malte, OrlÊans ]Galerie Gil Bastide 225 rue de Bourgogne 45000 OrlÊans ]L’Infrared 37 place du Châtelet, OrlÊans ]Maison des Arts et de la Musique 10 cours Victor Hugo, OrlÊans ]MÊdiathèque Anna Marly 61 rue Charles Beauhaire 45140 Saint-Jean de la Ruelle ]Meeting potes cafÊ 185 Faubourg de Bourgogne 45800 Saint-Jean-de-Braye ]Moulin de la Vapeur 127 rue Marcel Belot, 45160 Olivet ]MusÊe des Beaux Arts Place Sainte Croix, OrlÊans ]Museum 6, rue Marcel Proust, OrlÊans ]La Passerelle 57, boulevard de Lamballe 45400 Fleury-les-Aubrais ]Salle de l’Institut - Conservatoire Place Sainte Croix, OrlÊans ]Le petit Bouchon de la Lionne 19 rue de la Lionne, OrlÊans ]ThÊâtre d’OrlÊans Boulevard Pierre SÊgelle, OrlÊans ]ThÊâtre de la Tête Noire 144 Ancienne Route de Chartres, 45770 Saran ]Turbulences - FRAC centre Rue du colombier/bld Rocheplatte, OrlÊans ]ZÊnith d’OrlÊans 1 Rue du PrÊsident Robert Schuman 45160 Olivet


... DANS LA VRAIE VIE VOUS DEVRIEZ RETOURNER LE MAGAZINE POUR ACCÉDER À LA FACE DE

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PAPIER VINYLE.

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PA PIER VI NYLE

Culture / Musique / Concerts / Agenda / Actus 1SP-PJʼn?LQCRQML?EEJMk+CLQSCJ%023'2 Octobre 2013 #6

FACE B

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Ļ"'2Ne me demandez pas si l’inspiration me vint lors de la dernière saison de Dr House ou de Grey’s Anatomy, je vous répondrai que non ! Je pensais à Halloween, cette bonne vieille fête païenne née en Irlande, déjà célébrée d’ailleurs par les Celtes sous un nom barbare : “ Oíche Shamhna ”. Aujourd’hui elle est ultra réputée dans les pays anglosaxons. Mais pas chez nous car nous, on a la “ Toussaint ”. Youhou ! Halloween est plus marrant quand même ! Mais la nuit des citrouilles ne demeure pas dans nos gènes de gaulois ! Ah, un truc que les ‘Ricains ne nous auront pas refilé ! “ Ils ” ont pourtant bien essayé de la démocratiser ici et de nous vendre un tas de saloperies en plastoque, et des bonbecs spéciaux noir et orange à filer aux mômes. Pourtant il y a un coté rigolo à se faire peur, on a tous aimer ça, que se soit tapi derrière une porte ou sous un lit, et surgir au moment opportun lors de la séance de spiritisme. Ça a l’air sympa aussi de découper des “ Jack O’Lantern ” dans nos potirons et en faire de la soupe (même que j’aime trop ça !) et pendant la nuit, se griser d’effroi devant trois ou quatre bons vieux films d’horreur cultes… Quoiqu’il en soit, Halloween en France ne côtoiera pas (ou peu) notre “Santa-soda” aka Père Noël.

C’est quand même rageant d’avoir acheté une tonne et demie de friandises, pour une bande de petits fantômes, qui ne sont jamais venu sonner à la porte ! J’ai eu l’air malin, seul avec mon saladier de sucreries à regarder le petit frère de Jamie Lee Curtis tenter de la découper en rondelles. Ou la Maman de “ Jason ” zigouille une bande de post-ados à peine pubères, dont Kevin Bacon qui meurt à la 40ème minute… « T’as pas vu l’film, eh ben c’est con ! ». Notez bien que “ Jason ” fut traduit au début de la saga par “ Jackie ” puisqu’on parlait alors d’un enfant noyé, Jackie c’était mignon, mais par la suite on replaça son patronyme original : Jason. “ Jackie le tueur du vendredi ” tout de suite c’est moins classe ! D’autant que pour faire plus d’une centaine de victimes (et un chien !) durant tous ses films, mieux vaut avoir un nom qui a de la gueule ! Et inversement, imaginez le “ Jackie ” du Club Dorothée s’appeler “ Jason ”…! J’ai aussi découvert un de ces jours-là, que je ne pouvais excéder les 14 chamallows maximum en bouche sans vomir, mais après avoir fini le paquet… Et tout ça déguisé en citrouille ! Plus tard, il faut aller se coucher, et c’est toujours à ce moment là que le couloir est trop sombre… (rires sadiques)


#6 $?AC

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$CCB@?AI Noisy Week End : TournĂŠe bistrophonique

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#VNMQ Wildlife, Photographies laurÊates du concours Wildlife 2012 9ème Archilab, FRAC-Centre, Les Turbulences

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2FʼnĪRPCCR1NCAR?AJCQ The Trisha Brown Dance Company OcĂŠanerosemarie et Sophie-Marie Larrouy, deux “!one woman show!â€? MystĂŠric, de Éric Antoine, festival Echap&Vous

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!GLʼnK? M le Maudit, de Fritz Lang Collection La Française Des Airs, Girelle Production

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!FPMLGOSCBS,CR French Food Porn .?NGCP4GLWJCNPŊQBCAFCXTMSQp-SAFCXTMSQ” 0ʼnQCPTCXTMRPCCKNJ?ACKCLRNMSPTMQNS@JGAGRʼnQ

��� UUU N?NGCPTGLWJC AMK 1SGTCX LMSQQSPD?AC@MMI” FRRN UUU D?AC@MMI AMK N?NGCPTGLWJC CRAMLQSJRCXJ?E?XCRRCCLJGELC” FRRN GQQSS AMK N?NGCPTGLWJC ���


© Tifa

$##" !) ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// ,MGQW5CCI CLB Qui aurait cru que cette tournée bistrophonique se terminerait sous un grand soleil ? Elle qui débuta sous d’incessantes trombes de flotte. Mais commençons au début… Samedi 14 septembre. C’est environ 3800 curieux souvent trop maigrement armés contre la pluie qui se baladent de scènes en scènes, à la découverte de sons géniaux. Ouverture dès 15h, on se dirige chez Babeth où les jeunes vendômois de Ropoporose présentent (une fois de plus) leur set tout frais, prometteuse psyché pop. 16h, rien ! Enfin si, retour à la maison pour changer de fringues, la pluie en a trempé les 90% rien que pendant le trajet ! Cette fois : la vraie panoplie : Bottes, parka, pantalon sec et c’est reparti ! 17h, c’est folk au temple protestant, intime et sans artifice, sauf un poil too much de reverb, Ladylike Lily nous offre un moment doux, la tête dans les nuages. 18h, je passe par l’Atelier blindé de monde qui regarde Poil, dont l’ami Victor Jorge qui prend son pied, je le cite « Poil, très grosse claque, ouah lala, le niveau de malade qu’ils ont ! C’était mortel ! ». Puisque VJ est là, je file au 108 où Binidu a été déplacé pour cause de plein air impossible, Vincent Dupas (My Name Is Nobody) + Pneu, pour Yes-music attractive et passionnante ! Retour vers l’Atelier, escale importante avant le repas et l’Infrared, car Paon a quitté les toits de parking pour électriser le 203 rue de Bourgogne. Les belges ont mené leur indie-pop réjouissante et chaleureuse, juste ce qu’il faut pour nous réchauffer un peu, en tout cas c’était nécessaire et ça tombait à pic ! Mention spéciale “ PV ” pour Paon. Après cela, on se réchauffe aussi autour de ce fameux sandwich de viande improbable, délicieux en bouche mais lourd en ventre… Et lourd de conséquence : on loupe le groupe Die ! Die ! Die ! (Vexation !) à l’Infrared. Une bière plus tard, Superpoze pose son super électro hip hop instrumental, nouveau chouchou du label Kitsuné, gros groove c’est très plaisant et bien foutu ! Puis la suite décoiffe, Camilla Sparksss, complétement cinglée, clôt (pour moi, car l’eau me descendant dans les chaussettes via mon futal encore une fois totalement détrempé) cette grosse soirée sur une hurlante synthpop coupée aux stéroïdes, j’en pense beaucoup de bien ! Enfin, toujours à l’Infra’, Le Dj-set de Boogers s’occupera

du reste de la nuit ! Avec tout cela, on regrette de ne pas avoir vu tous les autres ! Mais heureusement nous fûmes tous là pour la Colonie de Vacances où on serait bien venus en tongs pour cet exceptionnel concert quadriphonique en plein air, au soleil, sur le parvis du Théâtre d’Orléans : Papier Tigre, Pneu, Marvin, et Electric Electric, un dans chaque coin. Grande première à Orléans, principe extraordinaire et pari réussi donc, concert incroyable, où on ne savait plus où donner de l’oreille ! Et on peut le dire ça a envoyé une très grosse purée ! Des mots d’avertissement étaient d’ailleurs disposés partout autour : « Attention, ce concert est susceptible de jouer à un volume très élevé. Des bouchons d’oreilles sont à votre disposition. » Et un bandeau spécial enfant : « Compte tenu du niveau sonore, ce concert est déconseillé aux enfants »… Sauf que tout le monde a amené ses gosses, c’est la Colonie de Vacances ou non ? Pour le coup ce n’est pas plus mal, car c’est tous ensemble, flanqués de nos tampons orange fluo que l’on prend en cœur une bonne gifle sonore ! Précisons que ce n’est pas seulement 4 concerts en même temps, c’est 4 groupe réunis autour de compositions communes et personnelles. La Colo les jouent à l’unisson loin d’être un capharnaüm et ce malgré la puissance sonore. Ce qui était génial c’était de se tourner vers l’un ou l’autre selon les morceaux où chacun conserve sa griffe et ses sonorités. Un concert où les quatre groupes sont mis en valeur de la même manière et en même temps. J’ai pour ma part une grosse fascination pour Pneu et son batteur venu d’une autre planète, et l’incroyable univers musical de Marvin. En gros : 1h45 de pur jus électrique, Génialissime ! En aparté, je souhaite saluer la soirée de Mora Mora, le 13 au 108, à laquelle je n’ai pas regretté d’assister. Je souligne de trois ou quatre traits fortement marqués à en transpercer le papier, la performance de Pauwels. Les mulhousiens nous ont même fait la surprise de venir avec 2 batteurs totalement furieux pour encore plus de puissance ! Posé au milieu du public, les survoltés Pauwels nous bombardent la tronche de leur power post punk aux frontières d’un hardcore anti-mélodique, d’un évident niveau technique très élévé. Cette énergie ultra communicative et cette maîtrise du set, tiennent aisément le menton des plus grands.

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La femme à barbe + guest


#6.-1 ////////////////////////////////////////// kkkkkkkk3,Ĺ’'*130*#1#6.-1kkkkkkkk k &#*#,12#$,'!Ă™*30#,20- '**0" CĂŠramique et photographie (SQOS?SMARM@PC %?JCPGC/S?G -PJʼn?LQ k 5'**0%3,1 SĂŠrigraphie et BD (SQOS?S-ARM@PC %?JCPGCJĹˆGJ4?E?@MLB +CSLEQSP*MGPC k +,'%,!# Carte blanche Ă l’attrape couleur (SQOS?S-ARM@PC -SJ?L ?RMP *CN?WQMĹ˜JCAGCJCQRRMSHMSPQ@JCS -PJʼn?LQ k *$Äť#4#02#* 1',2&#Ĺ›* #**#Äť.-/3# "SQCNRCK@PC?SMARM@PC #LRPʼnCJG@PC #QN?ACASJRSPCJ*?+MLL?WC +CSLE QSP *MGPC k 5'*"*'$# Photographies laurĂŠates du concours Wildlife 2012 (SQOS?SLMTCK@PC %?JCPGCBS*GML PSC!PMGVBC+?JRC -PJʼn?LQ

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Exposition peu ordinaire qui nous est prÊsentÊe là , de la photo pure d’un animal presque en train de poser (le Lycaon de Kim Wolhuter, le très zen Relaxation de Jasper Doest), à l’engagement Êcologique de clichÊs mettant en scène une nature en perdition causÊe par l’Homme (Spectacle de dauphin de Huang-Ju Chen ou la très Êvocatrice Fin des requins de Paul Hilton). Au travers des 6 salles de la Galerie du Lion, les œuvres photographiques se suivent et ne se ressemblent jamais ! Qu’elles soient sous-marines, aÊriennes, sur terre, de loin comme extrêmement proches, toutes surprennent et crÊent une Êmotion diffÊrente. Scène de chasse, composition de textures, moments insolites. Wildlife est une exposition exceptionnelle puisqu’en exclusivitÊ à OrlÊans, pour petits et grands, pour novices et avertis. Jusqu’au 11 novembre Galerie du Lion, 6 rue Croix de Malte, OrlÊans

k !&#+',1"#,!0# De Renaud Allirand, Gravures et Peintures Rencontre avec l’artiste le 1er dĂŠcembre (SQOSb?SBʼnACK@PC +SQʼnCBCQ C?SVPRQ -PJʼn?LQ k 0#!-340#+#,2 Par Marcel Dupertuis, Claudie Larks et Ernesto Riveiro Peintures et sculptures. (SQOS?SBʼnACK@PC %?JCPGC%02 ÄąKGJJW k *#6,"0#"3+1JCRFʼnĪRPCFGQRMPGOSC "SMARM@PC?SLMTCK@PC +ʼnBG?RFĹŠOSC"CLGQ.MGQQML .GRFGTGCPQ k ŧ+#0!&'* Nature et architecture (SQOS?SDʼnTPGCP 2SP@SJCLACQ$0!!CLRPC -PJʼn?LQ k .71%#1',"3120'#*1 Par Richard Boutin Peintures "S?SMARM@PC !FÄŞRC?SBCQ*MLESCQJJʼnCQ 1R(C?LBC P?WC k %++#1"#.71%#1 Par Muriel Cayet Peintures "S?SMARM@PC !FÄŞRC?SBCQ*MLESCQJJʼnCQ 1R(C?LBC P?WC k .#2'21$-0+21 Par la SociĂŠtĂŠ des Artistes orlĂŠanais Peintures, gravures, sculptures "SMARM@PC?SLMTCK@PC #QN?ACASJRSPCJcĂť*?+MLL?WCĂťn +CSLE QSP *MGPC k "Äť$0%+#,22'-, Par Julien Brunet Entre arts numĂŠrique et peinture "SMARM@PC?SLMTCK@PC -SJ?L ?RMP JCN?WQMĹ˜JCAGCJCQRRMSHMSPQ@JCS -PJʼn?LQ k -"'*#!3!2Ă™+'!&#**#%0,%'#0 Peinture et cĂŠramique "SMARM@PC?SLMTCK@PC %?JCPGCOS?G -PJʼn?LQ

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Gros coup de tonnerre et grosse réussite pour ces Turbulences : plus de 6000 curieux ont attendu leur tour pour visiter ces bâtiments flambant neuf, sans que la pluie ne les arrête ! Pour ma part j’ai eu la joie, en primeur quasi privée, de visiter la totalité des murs. Petite explication en premier lieu sur cette forme si particulière qui ne passe pas inaperçue dans ce paysage urbain. D’abord, au croisement de la rue du Colombier et du boulevard Rocheplatte, se tenait l’ancienne manutention militaire datant du 19e siècle, c’est aussi là que se déroulaient déjà les premiers Archilab créés en 1999. Les Turbulences est en fait une extension de l’aile sud, dont la structure prolongée a été déformée numériquement, grâce à un logiciel et des procédés qui dépassent le commun des mortels. Naquit alors le projet architectural et artistique de Jacob & MacFarlane, premier tube posé en 2009. Qui peut aujourd’hui louper cette espèce d’ovni lumineux accroché à la façade de l’aile sud ? Personne. Sous les Turbulences se cache l’espace d’accueil du FRAC-Centre. Celui-ci comprend une petite librairie, une cafétéria et un auditorium, c’est évidemment aussi le point de départ des 1400m2 de visite. Top départ dans la “ Galerie des Turbulences ”, pour le 9ème Archilab Naturaliser l’Architecture, conception des commissaires Marie-Ange Brayer et Frédéric Migayrou. Cette exposition d’ouverture est consacrée à l’interaction entre architecture numérique et sciences, explorant les enjeux de la simulation du monde vivant, ou comment la nature peut-elle interagir avec l’architecture ? Ou encore, comment étudier les architectures naturelles jusque dans les molécules ? La visite est tout bonnement incroyable ! Nous traversons des mètres carrés d’œuvres totalement hallucinantes et découvrons des matières et procédés ultranovateurs très écologiques. Les architectes évoluent à la croisée des sciences informatiques, du design, de la biologie et de l’ingénierie, et proposent par exemple des pavillons réagissant aux températures ou à l’humidité, d’autres aux présences humaines. Il est amusant de remarquer (en bon geek que je suis) que certaines pièces, pour ne pas dire la plupart, semblent sortir tout droit de l’imagination d’un Ridley Scott en 79… Et c’est magnifique. Les 40 architectes, designers, et artistes de ce 9ème Archilab, dépassent totalement les frontières de leur discipline et remanient radicalement les codes architecturaux, ils exposent ici des projets hors du commun, futuristes, à l’image d’une nature vivante, toujours en évolution et en lien profond avec elle. À noter aussi, la visite de l’exposition permanente, car, rappelons-le, le FRAC Centre se veut depuis 1991 spécialisé dans les œuvres architecturales et collectionne des maquettes qui auraient sans doute disparu, l’occasion de voir des projets avant-gardistes des années 60 à nos jours.

Grotto Prototype, par Michael Hansmeyer & Benjamin Dillenburger

Meta-Folly for the Metropolitan Landscape, par ecoLogicStudio

9ème Archilab Naturaliser l’architecture Jusqu’au 2 février 2014 / de 2 à 4 € Gratuit les 1ers dimanches du mois

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Ce mois-ci, le Théâtre d’Orléans ouvre ses portes pour une unique et immanquable représentation de 4 œuvres chorégraphiques de Trisha Brown, pour neuf danseurs de sa “ Dance Company ”. La chorégraphe, insatiable créatrice new-yorkaise, bien qu’incarnant le formalisme abstrait américain, reste et demeure à l’écoute de ces corps en mouvements toujours traversés de perceptions. Depuis plus de 50 ans (elle en aura 77 en novembre prochain) Trisha Brown créée un style reconnaissable entre tous, à la fois fluide et très géométrique que Guy Scarpetta nommera “ le mouvement brownien ”. Rappelons que ses premières scènes, dans les années 60, n’étaient pas des scènes mais des rues, des trottoirs ou des murs (Man Walking Down the Side of a Building, 1970), et tenaient plus de la performance que de la chorégraphie, dans lesquelles elle développait déjà son propre langage artistique, entre structure et improvisation, toujours en lien avec le Mouvement. Ses immenses peintures, où enchaînements de mouvements épurés et dansés, dessinés au crayon, à la craie ou à l’encre de chine, le prouvent.

Le Trisha Brown Dance Company, présente donc 4 de ses très nombreuses œuvres : For MG : The Movie (1991) Watermotor (1978), Les yeux et L’Âme (2011) et le chef d’œuvre Newark (1987). Entre danse d’improvisation et danse contemporaine, que ce soit en soliste ou pour la troupe entière, les chorégraphies se font messagères des corps et le langage est universel : le mouvement.

le spectacle met en scène des personnages vosgiens, des tueurs en série, et même une chanteuse de r’n’b… Vendredi 18 octobre / à 20h / 16-18 € Salle Bernard Million, St Jean de la Ruelle

Le 15 octobre / à 20h30 / 13-18 € Théâtre d’Orléans, Salle Touchard (SNO)

-Aʼn?LCPMQCK?PGC 1MNFGC +?PGC*?PPMSW La lesbienne invisible, ainsi se nomme ce spectacle singulier, loin des clichés habituels, Océanerosemarie est une femme belle et sexy : la gent masculine a bien du mal à croire en son homosexualité. De portraits en situations ubuesques, des relations amoureuses aux sujets de société, son spectacle raconte avec beaucoup d’humour sa “ lesbiennitude ”, décomplexée, joyeuse, avec autodérision et tendresse. Ce spectacle sera précédé par Sapin le jour, ogre la nuit de Sophie-Marie Larrouy et mis en scène par Oceanerosemarie. Humour noir, dérision, satire,

Océanerosemarie

Le Trisha Brown Dance Company

© Stephanie Berger

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En cinq ans Ă peine, Éric Antoine, l’Humorillusionniste, le Prestid’agitateur, Grand DĂŠpoussiĂŠreur de la Magie, a imposĂŠ son style unique. Dans son nouveau spectacle MystĂŠric, il mĂŠlange plus que jamais, Ă  sa manière si particulière et performante, humour, illusion/prestidigitation, danse, psychologie, musique, philosophie, sciences‌ Des colombes qui parlent, le retour en farce du Rubik’s cube, de la “ psycho kinĂŠsie â€? (?), un zeste de “ french can â€?, un “ strip squelette â€?, une histoire d’amour singulière et poignante, de l’hypnose collective et individuelle, des expĂŠriences, des dĂŠshabillages, un doigt de yukulĂŠlĂŠ, une pincĂŠe de transformisme, et en prime, deux records du monde tentĂŠs et rĂŠussis Ă  chaque reprĂŠsentation ! Du 18 octobre au 16 novembre, se dĂŠrouleront les 5èmes “ Echap&Vous â€?, le festival d’automne chapelois sur le thème, cette annĂŠe, de l’Êtrange et de la magie dĂŠclinĂŠe Ă  travers 13 spectacles. Evidemment les portes s’ouvrent pour Éric Antoine, ou encore Giorgio Mental Expert et son numĂŠro de mentaliste, ÂŤ sans oreillette, sans complice, sans camĂŠra, parce que pas de budget ! Âť. La Chapelle St Mesmin accueillera aussi lectures, concerts, thÊâtre, magie, de la bibliothèque Ă  l’Espace BĂŠraire. Festival Echap&Vous Du 18 octobre au 16 novembre Festival gratuit (sauf indication contraire)

kkkkkkkkkkkkkk3,Ĺ’'*130*#1.*,!&#1kkkkkkkkkkkkkk k *#0'1',2-5, De Ludovic Lagarde, FrĂŠderic Boyer et Olivier Cadiot Drame ÉlisabĂŠthain, d’après Le Roi Lear de Shakespeare *CQF FCRMARM@PC F ÄąÝĨ 2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ 1?JJC2MSAF?PB!", k *#(#3"#*+-30#2"3&10" De Marivaux, par la Cie Les Larrons ThÊâtre classique (CSBGMARM@PC F ÝĨ *?.?QQCPCJJC $JCSPWJCQS@P?GQ k .'ŧ!##,1'6 De et par la Cie de l’Eau qui dort, avec Barbara Goguier et Hugo Zermati Six façons diffĂŠrentes de vivre une rencontre‌ 4CLBPCBGMARM@PC F BCÄąÝĨ 2FʼnĪRPCBS"MLHML .GRFGTGCPQ k *+-30#36 Par le ThÊâtre des Tarabates, mise en scène par Philippe Saumont, d’après Rebecca Dautremer Marionnettes, jeune public "GK?LAFCMARM@PC  FCRF ÝĨ #QN?AC%CMPECQ1?LB !FʼnAW k ,-20#"+#"#.0'1 Par la Cie de l’Antidote & AllĂ´ Maman Bobo ThÊâtre de masques et marionnettes +?PBGMARM@PC F ÝĨ #QN?AC+?BCJCGLC1MJMELC  *?$CPRʼn1RS@GL k 0- ',"#1 -'1 Par la Cie Mariska Val de Loire Marionnettes Ă fils 1?KCBGMARM@PC F ÝĨ *?.?QQCPCJJC $JCSPWJCQS@P?GQ k *,3'2+ņ+#.1.#30 De Claudine Galea ThÊâtre contemporain adultes-enfants Ă  partir de 5 ans Mise en scène de Patrice Douchet 1?KCBGMARM@PC F BCÄąÝĨ 2FʼnĪRPCBC*?2Ĺ‹RC,MGPC 1?P?L k +%'/3# De GaĂŤl le Magicien DĂŽner spectacle 4CLBPCBGMARM@PC F EP?RSGR Q?SDJCBĹ?LCP” +CCRGLE.MRCQ!?Dʼn 1RHC?LBC P?WC k 20'1& 0-5,",!#!-+.,7 Suite de 4 Ĺ“uvres chorĂŠgraphiques de Trisha Brown +?PBGMARM@PC F BCÄąÝĨ 2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ 1?JJC2MSAF?PB1,-

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k 3,#4'#"#.,2', De Marc Comairas, par la Cie Bath’art +?PBGMARM@PC F EP?RSGR *C MSGJJML -PJʼn?LQ*?1MSPAC k +'!&Äż*%0#%-0'Mise en scène d’Arnaud Lemort et MichaĂŤl Gregorio One man show, imitations +CPAPCBGMARM@PC F BCÄąÝĨ 8ʼnLGRF -PJʼn?LQ 1SB k **#1 '#,,#',4'1' *# De et par OcĂŠanerosemarie k 1.',*#(-30 -%0#*,3'2 De et par Sophie-Marie Larrouy Deux “"One woman show"â€? 4CLBPCBGMARM@PC F  ÝĨ 1?JJC CPL?PB+GJJGML 1R(C?LBCJ?0SCJJC k 0-3#*' 0# Cie 3x rien Cirque 4CLBPCBGMARM@PC F BCÄąÝĨ 2FʼnĪRPCBS"MLHML .GRFGTGCPQ k *#11#+.'2#0,#*1"'#36 "#+-,1'#30) De JĂŠrĂ´me Marin, par la Cie L’Eau qui dort Cabaret, cafĂŠ-concert dĂŠcalĂŠ 1?KCBGMARM@PC F ÝĨ kkkkk$#12'4*#!&.4-31kkkkk G@JGMRFĹŠOSCCR#QN?AC ʼnP?GPC k .-*00-!) Lecture-concert MARM@PC F k 1-0!'ŧ0# 1-0!'ŧ0# ThÊâtre jeune public MARM@PC F k *-1)-71 Concert MARM@PC F k *$$'0#!.3!',# Concert MARM@PC F k ",1*#$-0ņ2Äť.'11# ThÊâtre jeune public MARM@PC F k .'!)3. Concert jazz MARM@PC F k *0Äť.#2'2'-, Musique et magie LMTCK@PC F k #0'!,2-',#MYSTÉRIC Humour et Illusion 1?KCBGLMTCK@PC F ÝĨ k *-0!&#120#"&0+-,'#"#* 0Äť%'-,!#,20# Concert LMTCK@PC F k *&0+-,'#",12-311#1Äť!*21 Concert LMTCK@PC F k %'-0%'-+#,2*#6.#02 Mentalisme LMTCK@PC F ÝĨ k ,3'2"#,!0# Spectacle dĂŠambulatoire LMTCK@PC F


!',Äť+ ///////////////////////////////////////// kkkkkkkkk3,Ĺ’'*130*2-'*# kkkkkkkkk

k 320#+#,2*+-*311'# De Nicolas Rey (2012, Fr) Film expÊrimental, 9 chapitres en ordre alÊatoire Mardi 1erMARM@PC F CLRPʼnCJG@PC 1?JJC4GRCX 2FʼnĪRPCB-PJʼn?LQ QQM!CLR1MJCGJQ k $0##0"'!*1 3LCFGQRMGPCBSAGLʼnK?CVNʼnPGKCLR?J De Pip Chodirov (2012, fr) Documentaire 4CLBPCBGMARM@PC ĹF CLRPʼnCJG@PC *C QQM!CLR1MJCGJQ -PJʼn?LQ k *#*7,6 De Laurent Charbonnier Documentaire animalier +?PBGMARM@PC FCRF ÝĨ *?.?QQCPCJJC $JCSPWJCQS@P?GQ k ,-'17.*!#1 De l’Asso Culture d’Images (2012) Documentaire, musiques actuelles +?PBGMARM@PC F EP?RSGR QRPMAJS@ -PJʼn?LQ k 12#.!0-112&# -0"#0 De Nicolas Humbert et Werner Penzel (1990, All-Ch) Film-documentaire sur le musicien Fred Frith Prix Arte du documentaire europÊen de l'annÊe, en 1990 +?PBGMARM@PC F N?PRGAGN?RGMLJG@PC *C MSGJJML QQM!CLR1MJCGJQ -PJʼn?LQ *?1MSPAC k +*#+3"'2 De Fritz Lang (1931) Policier +?PBGMARM@PC F ÝĨ *?.?QQCPCJJC $JCSPWJCQS@P?GQ k .*3+##2*'*#+712#0'#31# De Piet De Rycker et Thilo Rothkirch (2005) Film d’animation +CPAPCBGMARM@PC F ÝĨ *?.?QQCPCJJC $JCSPWJCQS@P?GQ kk kkkkkkk!02# *,!&#3!-**#!2'$kkkkkkk kk cÝ"ĝ0'4#32-30"3!',ĝ+Ý� Troisième numÊro : Stephen Dwoskin k 20'6'Ù"'027Ù2&#13,,"2&#+--, (1969, 1971, 2007 UK) Courts et moyens mÊtrages 1?KCBGMARM@PC ĹN?PRGPBCF *C QQM!CLR1MJCGJQ -PJʼn?LQ k -321'"#', (1981, UK) Long mÊtrage 1?KCBGMARM@PC ĹN?PRGPBCF +?GQMLBCQPRQCRBCJ?+SQGOSC  QQM!CLR1MJCGJQ -PJʼn?LQ 1SB

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Papier Vinyle aime le CinÊma, Papier Vinyle aime la musique, et, de fait Papier Vinyle aime les documentaires sur la musique ! Surtout quand ils sont produits et rÊalisÊs par des orlÊanais. Donc, comment passer à côtÊ de cette sÊrie naissante de documentaires (carrÊment bien foutus et bigrement intÊressants) sur des artistes parfois boudÊs par la lumière ? Casser la glace, faire ressurgir la partie immergÊe de l’iceberg, et enfin rallumer le projecteur. C’est le challenge de l’orlÊanais Christophe Camoirano, passionnÊ et directeur de Girelle Production, qui s’est mis en tête de produire cette collection de plusieurs DVD intitulÊe La Française des Airs, dirigÊe par ses soins et Philippe Gasnier. Celle-ci a pour ambition de construire une galerie de portraits documentaires d’auteurs / compositeurs / interprètes francophones qui permettrait de combler ce vide, de mettre en avant des artistes qui ne sont pas forcÊment les plus exposÊs, les plus mÊdiatiques, mais ceux qui ont construit, et continuent d’enrichir la partie la plus sensible, la plus exigeante, la plus originale de cet art populaire. Au travers des films de cette collection, nous pÊnÊtrons ainsi plus profondÊment dans le travail de ces artistes, donnant à voir et à comprendre quelle logique construit une œuvre. Deux Documentaires dÊjà ont vu le jour ! Le Premier Sous les Silences de Marcel Kanche, rÊalisation de Philippe Gasnier. Et le second Mais comment t’as fait, Mathieu Boogaerts ?, rÊalisation de Pauline Jardel et Philippe Gasnier. Disponibles à la Fnac d’OrlÊans (bien sÝr !) mais aussi en commande sur www.girelle.fr ou sur http://boutique.totoutard. com pour Mr Boogaerts. Pour une Quinzaine d’euros‌ Bastien Lallemand, Bertrand Belin et Denis PÊan, leader de Lo’jo, devraientt bientôt passer devant le viseur‌ k Sous les Silences de Marcel Kanche / BC.FGJGNNC%?QLGCP  %GPCJJC.PMBSARGML Marcel Kanche est sans doute le seul auteur-compositeur-interprète ayant toujours cherchÊ à Êviter le succès. Devenu aujourd'hui un auteur incontournable de la scène française, il multiplie les collaborations et Êcrit pour des artistes tels que Matthieu Chedid ou Vanessa Paradis. k Mais comment t’as fait, Mathieu Boogaerts ? BC.?SJGLC(?PBCJCR.FGJGNNC %?QLGCP  %GPCJJC.PMBSARGML  Avec beaucoup de franchise et d'humour, Mathieu revient sur son parcours et sa mÊthode... Et dans sa loge avant un concert ou dans ses exils d'Êcriture, nous livre quelques prÊcieux moments d'intimitÊ. Le musicien nous explique... Comment il a fait‌ 

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+*e Maudit

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"C$PGRX*?LE  F JJCK?ELC 4-QMSQ RGRPʼnC Devenu culte et monument du cinĂŠma allemand et international, le chef d’œuvre de Fritz Lang est plus qu’un film tirĂŠ d’un horrible fait divers Le vampire de DĂźsseldorf tueur d’enfants. Le premier film parlant de Lang raconte pourtant plus que cela : il ĂŠvoque toute une ĂŠpoque et les interprĂŠtations vont bon train‌ Conditions sociales, inaptitudes des autoritĂŠs, (la pègre, assistĂŠe des mendiants, semble mieux rĂŠussir), de l’embourbement ĂŠvident de la police jusqu'Ă la scène de tribunal final, la ville semble dĂŠtraquĂŠe et tourner Ă  l’envers. Des parallèles avec la montĂŠe du nazisme sont mĂŞme ĂŠvoquĂŠs, on pense aux jugements arbitraires aux traques et rafles dans les caves‌ Première scène : vif du sujet. Lang, gĂŠnie de la mise en scène, nous fait comprendre très vite la situation : un assassin d’enfants erre dans la ville, et tour Ă  tour chaque enfant peut ĂŞtre dĂŠsignĂŠ. C’est le cas de la petite Elsie Beckmann, enlevĂŠe près d’une affiche offrant une forte rĂŠcompense Ă  quiconque donnerait des infos Ă  la police qui (vu la somme, 10 000 Marks valent pour l’Êpoque une sacrĂŠ somme) patauge considĂŠrablement dans la semoule. Une nĂŠvrose s’empare de la ville, tous se soupçonnent, fausses dĂŠnonciations, passages Ă  tabac arbitraires. La tension monte d’un cran. S’ensuit donc, lors d’un ĂŠchange tĂŠlĂŠphonique, l'effroyable dĂŠmonstration de l’impuissance policière, l’enquĂŞte flottant par le manque d’indices et des pistes qui ne mènent Ă  rien. Jusqu’à l’indice laissĂŠ par “ M â€? : une lettre signĂŠe de sa main est publiĂŠe dans un journal. Dès lors, une chasse Ă  l’homme s’organise en parallèle ; la police d’un cotĂŠ, les truands organisĂŠs en syndicat et mendiants de l’autre. Fritz Lang signe lĂ  un formidable film noir, et tient de main de maĂŽtre sa mise en scène oĂš chaque dĂŠtail a son importance. Le rĂŠalisateur maĂŽtrise dĂŠjĂ  les bandes sonores, ce qui rend encore plus intĂŠressant le jeu avec les silences. Nous pouvons aussi souligner la performance de Peter Lorre, qui joue Ă  la perfection ce “ M â€? habitĂŠ par “ le Maudit â€?. Le 15 octobre / Ă  20h30 / 6 â‚Ź. La Passerelle, Fleury les Aubrais

Illustrations : http://clazouline.fr

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FormÊ à Lille en 1985, Loudblast est un groupe pionnier de la scène death metal française. Six ans plus tard, il en devient tout simplement le chef de file incontestÊ‌ Il faut dire qu’en partageant l’affiche avec les ambassadeurs du genre, c’est-à-dire Death, Cannibal Corpse ou encore Sepultura, le groupe gagne rapidement ses galons d’envoyeur de rondins. Du côtÊ de la production, le CV de la formation lilloise en jette tout autant. Cinq dÊmos et trois albums au compteur en 1991 ! Le dernier des trois, Disincarnate, a ÊtÊ enregistrÊ au Morrisound Studio de Tampa en Floride, un haut lieu du death metal‌ Comme chacun sait. Bon alors petit apartÊ pour les nÊophytes (Quant-aux afficionados [sans doute la moitiÊ du lectorat de Papier Vinyle], qu’ils passent directement au paragraphe suivant). Question simple : le death c’est quoi ? En gros, un sousgenre du metal nÊ au dÊbut des annÊes 80 et reprÊsentÊ par des groupes aux doux noms de Possessed, Death, Obituary, Carcass, Deicide. La technique vocale majoritairement utilisÊe dans le death est le grunt, qu’on appelle aussi growl. Il consiste à produire un chant guttural grave et puissant. On identifie souvent le genre grâce aux guitares, lesquelles sont accordÊes plus bas que le fameux La 440 Hz. Comptez un à deux tons de diffÊrence, parfois trois, mais là c’est cadeau, figurez-vous une corde Mi grave en Si qui se dÊrobe comme une nouille trop cuite. Quoiqu’il en soit ces guitares sont jouÊes en tremolo picking, autrement dit le mÊdiator en aller-retour rapide et rÊgulier sur les cordes graves. Les tempos sont gÊnÊralement ÊlevÊs, voire très ÊlevÊs comme dans le brutal death metal oÚ l’on s’Êclate surtout à partir de 230 bpm. Assez logiquement, on trouve dans la CSP des batteurs de death quelques amateurs de Red Bull. Enfin, signalons que deux stÊrÊotypes affectent particulièrement ce style de musique : un, le chanteur hurle en yaourt et, deux, les musiciens jouent n’importe quoi. Rien de plus faux. Les paroles, si elles sont gÊnÊralement sombres et violentes, n’en sont pas moins souvent sensÊes. Les sujets abordÊs sont ceux de l’horreur, du gore, du sang et bien sÝr‌ de la MORT. Cependant, certains groupes vont au-delà de ces simples thèmes comme Nile, qui dÊveloppe tout un imaginaire relatif aux mythologies du Moyen-Orient, ou encore comme Death, dont la teneur des textes est clairement philosophique. Le clichÊ tenace de l’incompÊtence des musiciens mÊrite aussi d’être dÊmontÊ. Car, outre les tempos ÊlevÊs, le death se caractÊrise par l’emploi d’harmonies dissonantes construites sur la base des gammes chromatiques. Les apprÊcier demande un minimum de pratique des musiques atonales. Une autre particularitÊ du genre est l’usage de motifs rythmiques complexes. Dans plusieurs formes dÊrivÊes du death metal, comme dans le brutal death, le death technique et le deathgrind, l’alternance de mesures binaires, ternaires

et asymĂŠtriques relève d’une “ architecture â€? de la division des temps. Les effets de rupture provoquĂŠs par de telles constructions, voisines de celles du math-rock, plongent l’auditeur dans une dynamique sans cesse renouvelĂŠe, laquelle, s'il y prend goĂťt, l’empĂŞchera Ă jamais de savourer le groove tout plat d’une Barbara Carlotti (petite incartade et parenthèse dans l’apartĂŠ : Barbara ! Non seulement tu dors derrière ton micro mais en plus le concept de ton ĂŠmission Cosmic Fantaisie est nul. En fait, tout le monde se fout de tes mĂŠtaphores galactiques). DĂŠbut 93, Loudblast assigne Ă  la gestion des fĂťts un nouveau bucheron, HervĂŠ Cocquerel. Dans la foulĂŠe, le quatuor lillois retourne en Floride pour enregistrer un quatrième album sous la houlette de Scott Burns, LE producteur du genre. Signalons le rĂ´le prĂŠpondĂŠrant de cet ingĂŠnieur du son dans le façonnage du son death des annĂŠes 90. Scott Burns, en effet, a produit la plupart des albums de Cannibal Corpse, Six Feet Under, Suffocation, Napalm Death, Obituary‌ Un ponte du death en somme. Sublime Dementia paraĂŽt le 26 octobre 1993 dans une jolie pochette rococo signĂŠe Bolek Budzyn. C’est le dĂŠbut d’une longue collaboration entre ce peintre et Loudblast. L’album compile dix titres darkos Ă  souhait et montre une finesse de jeu remarquable. Techniquement, Loudblast c’est assez chaud ! Du cĂ´tĂŠ de la batterie d’abord avec un usage variĂŠ de la double-pĂŠdale et des passages en blast beat, qui comme son nom l’indique blaste les beats (entendez un jeu très vĂŠloce avec quasiment tous les ĂŠlĂŠments jouĂŠs Ă  la croche ou Ă  la double croche !). Les guitaristes de Loudblast ne sont pas en reste non plus en usant de techniques bien balèzes, comme le sweep (jeu vif sur plusieurs cordes qui demande une grande agilitĂŠ de la main gauche, Cf le morceau Fancies) et les harmoniques artificielles (manière de pincer la corde au mĂŠdiator qui permet de neutraliser la frĂŠquence fondamentale et d’obtenir des tons harmoniques inaccessibles autrement sur le manche). Cette seconde mĂŠthode est employĂŠe de manière rĂŠcurrente sur le cinquième morceau de l’album, le superbe Fire and Ice. Bien qu’avec ce Sublime Dementia, Loudblast nous offre un death metal parfaitement calibrĂŠ, quelques rĂŠserves doivent ĂŞtre ĂŠmises. Au niveau du mixage d’abord. Chose ĂŠtrange, contrairement Ă  l’album prĂŠcĂŠdent, la voix lead est placĂŠe tout Ă  gauche, ce qui provoque un rĂŠel dĂŠsĂŠquilibre au niveau des panoramiques car rien ne compense ce choix sur la droite. Autre bĂŠmol : le morceau About Solitude, sorte d’interlude chantĂŠ par une soprano, un peu cheap et sans rapport avec le reste de l’album. Dernier point nĂŠgatif, certains passages chantĂŠs en clair qui rappellent un peu le style de ces doubleurs français de sĂŠries Z psalmodiant dans leur cabine des “ Gloire Ă  Satan ! â€? bien kitchs. C’est flagrant sur la fin de Turn the Scales. En conclusion Sublime Dementia est un album qui a marquĂŠ l’histoire du death hexagonal et dans une moindre mesure sans doute celle du death europĂŠen. Quoique moins agressive que la prĂŠcĂŠdente, cette galette de Loudblast porte en elle les germes du futur et magnifique Fragments sorti en 1998, un album qui fait la part belle aux accords de tierces majeures et mineures et qui bĂŠnĂŠficie d’une production encore meilleure avec des guitares plus claires, une basse plus distincte et une batterie mieux ĂŠgalisĂŠe. De nos jours, le genre est toujours vivant et ses multiples ĂŠvolutions largement pratiquĂŠes. Son pendant, le black metal, semble en moins bonne santĂŠ. Il peine simplement

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à se remettre de sa période pin-up gothique sur semelles compensées derrière synthé vilain. Ajoutons pour finir qu’à l’instar de n’importe quelle sous-culture musicale, la mouvance Death a ses codes et son langage. Alors gare aux faux-amis ! N’allez pas faire le malin dans la cour du 108 et dire à un fan de Morbid Angel que vous estimez Megadeth parce que vous entendez le mot “ death ” dedans. Dix contre un qu’il vous rétorque : “ Quoi ce vieux trash de hippie ! ”.

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Victor Jorge

!&0-,'/3#"3,#2 /////////////////////////// $PCLAF$MMB.MPL Depuis peu le fléau du hashtag s’est emparé d’internet, a vu fleurir ces mots clés affublés du mot “ porn ” à toutes les sauces. C’est comme ça qu’est né le très célèbre #foodporn qui règne en maître sur instagram et ses milliers de photos de bouffe. Jean-Junior surfe sur la #foodporn avec ses vidéos de cuisine en prenant ce hashtag au pied de la lettre : French food Porn c’est des vidéos de (vraies) recettes de plats beaux et bons, menées de main de maître par un cuisinier pervers à moustache. Le truc arrive donc à être à la fois sale et gourmet, un vrai challenge. Le froid revient, autant se faire une bonne bouffe en se marrant un peu non ? Ma préférée : 2 girls, one cupcake (Camille Margan)

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TITRE DE CONCERT le ** mars à 18h30 LIEU Gratuit

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Papier vinyle #6 octobre  

Au sommaire de ce #6 : Have The Moskovik, les Orléanais sortent leur 2ème Album, sur un label indépendant « Strandflat », rencontre exclusi...