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BULLETIN national du

CIC

Numéro 6 – Printemps 1998

Bulletin national du Cadre des Instructeurs de Cadets

Dans ce numéro : De cadet senior à officier subalterne Réaction à l’ARFR Développement professionnel Conseils sur le leadership

Défense nationale

National Defence


Mot du rédacteur administratif Capitaine G. Peterson, CD

Table des matières Mot du co-conseiller de la Branche Page 6

Développement professionnel Page 4

Page 9

Exprimez votre opinion Page 10

Vous l’avez demandé

Profil Pages 16 et17

Il se peut que vous ne vous sentiez pas concernés par le contenu du bulletin ou que nous n’ayons pas réussi à vous convaincre que le bulletin est important et qu’il pourrait disparaître. Il se peut aussi que les exemplaires du bulletin envoyés aux cmdt ne soient pas parvenus aux officiers intéressés à faire connaître leur opinion. Il se peut enfin que le bulletin vous ait tellement plu que vous n’avez pas senti le besoin de recommander des améliorations. Je préfère croire à cette dernière hypothèse. L’avenir de votre bulletin sera décidé très bientôt. Demeurera-t-il une publication distincte? Sera-til intégré à une publication qui s’adressera collectivement aux cadets et au CIC? En fera-t-on un petit élément de la Feuille d’érable (bulletin phare du MDN et des FC)? Nous étudions actuellement les avantages et les inconvénients de chacune de ces possibilités.

Annonces

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Les résultats de l’enquête de l’automne dernier sont arrivés! Roulement de tambour, s’il vous plaît. Trente braves ont eu le courage de répondre aux questions et de nous dire ce qu’ils pensent. Oui, 30! Nous avons adressé 2 500 exemplaires du bulletin à nos 5 500 membres, et seulement 30 d’entre vous avez jugé bon de répondre. Quelles conclusions devrions-nous tirer d’autant d’apathie?

En ma qualité de membre de la Branche du CIC, et compte tenu de la nature particulière de notre mission, je préférerais que le Bulletin demeure une publication distincte et continue de développer un contenu plus professionnel. Après tout, une publication distincte nous permet non seulement d’aborder plus de questions propres au CIC, mais aussi et surtout, à mon avis, contribue grandement à faire du CIC une branche professionnelle et distincte des FC. Toutefois, compte tenu de ce qui pourrait être considéré comme un manque généralisé d’intérêt de la part de nos lecteurs, il serait peut-être plus logique d’envisager d’autres solutions. À la page 5 de la livraison de l’automne dernier, nous avons proposé une liste de sujets qui, à nos yeux, pouvaient susciter beaucoup d’intérêt et soulever même des controverses. Nous avons reçu quelques lettres très intéressantes, mais pas autant que nous l’avions envisagé. De tels résultats soulèvent la question suivante : Tout va-t-il pour le mieux dans le CIC? Quelqu’un nous a écrit pour dire que le Bulletin était trop «confortable et douillet» et qu’on n’y trouvait rien de controversé. J’aimerais répondre en disant qu’il ne nous appartient pas de chercher ni de provoquer la controverse. Nous nous ferons néanmoins un plaisir de publier tout article qui, à notre avis, présente un intérêt pour la communauté du CIC, qu’il prête à controverse ou non. Nous ne reculerons pas devant la controverse si nous croyons que le débat peut aider le CIC à progresser, même si cela signifie que certains seront froissés. Mais vous devez pour cela trouver le courage de nous écrire! J’aimerais profiter de cette occasion pour lancer une invitation toute particulière aux membres du CIC qui sont agents de la paix, enseignants, travailleurs sociaux, médecins, étudiants, avocats, employés municipaux, administrateurs, gestionnaires, moniteurs, etc. Écrivez-nous et partagez votre avis professionnel sur la façon de s’occuper des jeunes d’aujourd’hui. Aidez-nous à mieux cerner et à mieux aborder les défis qui nous attendent en tant que leaders de jeunesse. Le CIC est formé de gens de tous les horizons, et il serait dommage de ne pas profiter de votre expérience professionnelle. Partagez vos idées dans votre bulletin national, en tant que professionnel et membre du CIC : vous permettrez ainsi à vos collègues de s’améliorer. En tant que membres de la communauté des FC, nous sommes fiers de nous afficher comme des professionnels et nous le faisons sans hésiter. Cela correspond d’ailleurs à la réalité : nous sommes des réservistes professionnels, des leaders de jeunesse formés à cette fin et des professionnels dans le civil. Nous devons faire face à des situations, à des restrictions et à des inconvénients que ne connaissent pas les autres branches des FC, mais nous pouvons compter sur un extraordinaire réservoir de compétences, dans nos rangs mêmes. Le Bulletin a comme vocation de vous permettre de partager vos opinions, vos expériences, vos déceptions et vos compétences avec des collègues qui travaillent dans d’autres unités de cadets et d’autres éléments. Ne laissez pas passer cette occasion. Nous sommes très fiers de vous présenter ce numéro printemps/été du Bulletin. Comme vous pourrez le constater, nous nous efforçons d’en faire une publication toujours plus instructive et nous espérons que vous en trouverez le contenu utile et intéressant. Rendez-vous à l’automne… peut-être. RECTIFICATIFS Dans le dernier numéro, nous avons utilisé par erreur le sigle après le nom SSM pour désigner la Médaille du service spécial. Le sigle après le nom n’a pas été autorisé pour cette médaille. On trouvera de plus amples renseignements sur les sigles et l’ordre de préséance des ordres, des décorations et des médailles dans l’OAFC 18-12. Dans l’article intitulé Initiatives Jeunesse de la page 5 de notre dernier numéro, il est écrit que le Programme Initiatives Jeunesse est financé par la Stratégie d’emploi jeunesse. En fait, l’argent est versé par le Conseil du Trésor, au bénéfice de la Stratégie d’emploi jeunesse, qui est un programme général du gouvernement fédéral.

« Former les jeunes d’aujourd’hui et les préparer à devenir les leaders de demain »


DU CO-CONSEI LLER DE L A B R ANCH E CIC ÊTRE OU NE PAS ÊTRE

Bulletin national du CIC Printemps 1999

Lieutenant colonel RJR Guilbault, OMM, CD Comme plusieurs d’entre-vous, j’ai été quelque peu piqué par l’article sur l’ARFR du Capc Naismith dans le dernier numéro du Bulletin. C’est comme si elle disait que le CIC n’appartient pas à la communauté militaire. C’est comme si elle disait que le CIC ne fait pas parti des Réserves des FC, même si l’ADN le stipule. Je sentais qu’on m’avait triché, marqué au fer puis rejeté bien que pour moi, l’explication n’était que du réchauffé. Mais c’était la première fois que quelqu’un avait le courage de l’écrire et de la signer. À bien y penser, je ne crois pas que l’article du Capc Naismith visait à exclure le CIC des Réserves. Dans l’ensemble, elle ne fait que rapporter les faits, qu’on les aime ou non. Mais je me demande parfois si on ne s’exclue pas nousmêmes, les CIC, par nos propres actions, de la communauté des officiers des FC. D’accord, nous sommes fiers de porter l’uniforme. Et, à titre d’officiers brevetés, nous demandons l’équité salariale et des bénéfices similaires aux autres membres des Réserves. Mais en même temps, nous demandons qu’un certain nombre de règlements et normes ne s’appliquent pas à nous, allégeant qu‘ils ne sont pas nécessaires à notre occupation militaire. Est-ce correct? Nous avons des normes d’enrôlement différentes et nous avons demandé récemment d’être exempté de l’exigence de détenir un diplôme universitaire. Nous demandons constamment et obtenons des dérogations aux règlements d’enrôlement (en matière d’éducation, médicaux ou administratifs) ou de promotion (quant aux qualifications et au temps de service). Contrairement aux officiers de la Réserve Première qui suivent le même entraînement que la Force Régulière, nous avons notre propre programme d’Instruction et ne prenons part que sommairement au Système de développement professionnel des officiers des FC puisqu’il ne serait pas possible ni efficace de demander à tous nos membres de participer à l’ensemble de l’entraînement exigé. Nous permettons que certains de nos membres acceptent volontiers d’être promus mais refusent les responsabilités additionnelles du commandement quand arrive le temps. Nous permettons aussi à certaines de nos unités d’avoir une hiérarchie inversée où les officiers plus séniors se rapportent à des officiers subalternes nouvellement appointés parce qu’ils refusent d’enlever l’uniforme une fois leur terme de commandant terminé ou, pis encore, parce qu’ils refusent de devenir commandant euxmêmes. Alors, avec tout ça, je me demande à quel point nous diluons l’intégrité de notre Branche. Je me demande quel sorte de signal nous envoyons à nos confrères des autres Réserves quant à notre volonté d’être membres à part entière de la communauté des officiers des FC.

Numéro 6 – Printemps 1999

Rédacteur en chef Colonel E.W. Hardy, OMM, CD Directeur des Cadets Co-conseiller de la Branche du CIC Rédacteur administratif Capitaine G. Peterson, CD Rédacteur national Second-lieutenant J. Chenier

Ce n’est pas parce que les responsabilités additionnelles du travail avec les jeunes, le dévouement, le professionnalisme, le travail ardu et le salaire restreint des CIC n’est pas reconnu. Et je connais les difficultés de recruter des volontaires au sein de la société d’aujourd’hui. Mais je crois fermement que le mouvement des cadets sera aussi fort que ses officiers et que ces officiers seront aussi forts que les principes sur lesquels ils s’appuient. Nous devrions donc faire tout en notre pouvoir pour élever les standards de la Branche CIC. Qu’est-ce que tout cela peut bien vouloir dire, me demanderez-vous? Cela veut dire que nous devons nous regrouper et aller de l’avant. Le Processus du Choix d’avenir nous aidera à accomplir cela jusqu’à un certain point. Des équipes d’intervention examineront les termes de services et le programme d’instruction des CIC. Mais nous avons aussi mis de l’avant quelques initiatives. Nous sommes maintenant représentés sur le comité Pan-Réserves composé de personnel de nombreux secteurs du QGDN et qui a pour mandat l’examen des affaires importantes touchant les Réserves. Ce simple fait devrait nous assurer d’être inclus quand de nouveaux bénéfices seront considérés pour les Réserves. Nous feront part de la nouvelle initiative qui crée une ligne directe pour venir en aide aux réservistes. Nous envisageons rendre certains modules du PPPO plus disponibles pour les CIC afin d’accroître leurs connaissances de base. Nous avons demandé qu’une analyse d’occupation du CIC soit entreprise et que notre Spécification Générale d’Officier soit révisée et approuvée afin que nous soyons reconnu au sein de la Structure des Occupations militaires. Nous sommes à développer une stratégie afin d’obtenir notre propre ARFR ou de justifier faire partie du programme existant. Comme vous pouvez le constater, nous bougeons et nous avons l’intention de continuer à bouger. Serez-vous des nôtres? Nous vous renseignerons de nos progrès à travers les pages de ce Bulletin, que nous avons d’ailleurs l’intention de garder, avec votre aide.

Rédacteurs régionaux Capitaine R. Brown (Atlantique) Major F. Dornier (Est) Capitaine de corvette P.A. McIntyre (Centre) Lieutenant de vaisseau T. Hurley (Prairies) Lieutenant de vaisseau S.D. Anderson (Pacifique) Capitaine A.J.C. Ross (Nord) Ce bulletin est publié au nom des 6 000 officiers du Cadre des instructeurs de cadets (CIC) qui oeuvrent au sein des corps et escadrons, des centres de formation et des quartiers généraux du pays. Il est publié deux fois par an, avec l’autorisation du directeur des Cadets. Les vues exprimées ici ne correspondent pas nécessairement à des opinions ou à des politiques officielles. Le Bulletin national du CIC offre aux membres du CIC une tribune qui leur permet d’échanger des idées, de partager des expériences et de se tenir au courant de questions, de programmes et d’activités qui les concernent. Les articles de tous sont bienvenus. Nous nous réservons le droit de les écourter et d’y apporter des modifications de style. Rédacteur en chef du Bulletin national du CIC a/s Directeur des Cadets – Plans et besoins Chef – Réserves et cadets Quartier général de la Défense nationale 101, promenade du Colonel-By Ottawa (Ont.) K1A 0K2 Téléphone : (613) 992-6865 Télécopieur : (613) 992-8956 Courriel : ad614@ISSC.debbs.ndhq.dnd.ca

Nouvelle cellule de communication pour le MCC Le col E.W. Hardy est heureux d’annoncer la création d’une nouvelle cellule de communication à la Direction des cadets. La cellule a pour mandat de reviser les activités courantes de communication au sein du MCC et d’explorer de nouvelles avenues plus efficaces pour peaufiner l’image du Mouvement des cadets aux yeux des canadiens. La cellule de communication de la DCad est composée du Gestionnaire de la communication, M. Stéphane Ippersiel (613-996-6135), du Conseiller en communication, M. Tom Iannella (613-996-0255) ainsi que la spécialiste en communication, Michele Boriel (613-996-6181).

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D É V E LO P P E M E N T P R O F E S S I O N N E L De cadet senior à officier subalterne Sous-lieutenant A. Ing Des amis. Il est naturel de vouloir se faire des amis. Notre vie durant, nous partageons des expériences et des buts avec d’autres et nous nouons ainsi des relations qui peuvent durer des années. Si vous avez été cadet, vous savez certainement ce que je veux dire. J’ai moi-même été cadet pendant six ans et je demeure toujours en contact avec de nombreux amis que je me suis faits pendant les camps d’été et à d’autres occasions. Ils seront toujours une partie de moimême. Maintenant, j’ai progressé. Il y a moins d’un an, j’étais un cadet; aujourd’hui, je suis un officier dans les FC.

connaissais pas. Parfois, il m’est arrivé d’utiliser un surnom par inadvertance. La situation s’est aggravée quand j’ai été promu slt, huit mois à peine après avoir quitté les cadets. Maintenant, mes amis me saluaient. Cela m’a donné un choc. Ce n’était pas tant le salut lui-même que le fait que nous ne soyons plus des égaux. La situation était très inconfortable, car j’avais l’impression que mes amitiés étaient mises à rude épreuve, comme si mes amis et moimême nous trouvions aux deux extrémités d’une vaste salle et que nous devions crier

J’ai quitté les Cadets de l’Aviation en mai 1998. À peine deux mois plus tard, je retrouvais un uniforme bleu en tant qu’officier au CIEC Trenton. Faire une telle transition en si peu de temps n’a pas été chose facile. J’ai pensé que le fait d’avoir récemment appartenu aux Cadets allait m’aider, et cela a été le cas. J’ai mis à profit ce que j’avais appris pendant le cours de chef subalterne, comme cadetcadre et comme Adj 1 Classe. pour affronter mon baptême du feu. Mais le fait d’avoir été un cadet deux mois seulement avant de devenir un officier a aussi apporté des problèmes auxquels je ne m’attendais pas. Les officiers sont des modèles pour les cadets. Pendant la formation professionnelle, on m’a expliqué que je ne devais pas me lier d’amitié avec CWO J.N. Lajoie CC 2920 les cadets. Cela démontrerait un pour nous entendre. manque de professionnalisme, et il y a des questions juridiques en jeu. Je suis Que faire face à un tel dilemme? De d’ailleurs parfaitement d’accord avec cela. quelles solutions un slt de 19 ans qui ne Mais ma situation est la suivante : j’ai des veut sacrifier ni ses amis ni son rôle dans le amis chez les cadets, des amis que j’ai CIC dispose-t-il? Quelle conduite me rencontrés alors que j’étais moi-même un fallait-il adopter en tant qu’officier cadet. professionnellement et juridiquement tenu de ne pas fréquenter de cadets en tant J’ai eu à faire face à de nombreux conflits qu’amis? intérieurs. J’admets que j’ai eu tendance à me montrer plus indulgent envers les Je me suis posé ces questions bien des fois. cadets-cadres avec lesquels j’avais déjà suivi Elles ne m’ont pas empêché de dormir, des cours qu’avec ceux que je ne mais elles me trottaient toujours dans la

tête. Voir mes amis tous les jours comme cadets-cadres à Trenton me rappelait sans cesse ma fâcheuse situation. N’ayant pas de directives sur lesquelles m’appuyer pour déterminer la conduite à tenir, je devais de toute évidence recourir à mon jugement pour faire les bons choix. Comment suis-je parvenu à une solution? D’une manière assez simple : en parlant à mes amis ou en communiquant, à la fin de l’été, avec ceux d’entre eux qui ne travaillaient pas à Trenton. Je leur ai expliqué la situation; nous en avons discuté et nous sommes parvenus à la conclusion que, d’une part, nous devions être conscients de notre rôle dans l’OCC et, d’autre part, que le temps allait arranger les choses puisqu’eux aussi allaient vieillir. Essentiellement, si j’étais prêt à les attendre de l’autre côté, ils seraient prêts à m’y rejoindre. Indépendamment du grade et de l’adversité, nous nous en sommes sortis sans que notre amitié en souffre. Ils ont compris ma situation. J’ai pu compter sur eux, et ils pourront compter sur moi. N’est-ce pas à cela que servent les amis?

Les avantages, pour un ancien cadet, de devenir officier Capitaine J.M. Eager Lorsqu’on m’a demandé de rédiger le présent article au sujet des avantages du recrutement ou de l’emploi d’anciens cadets seniors au sein de l’unité, et quand on m’a dit que quelqu’un d’autre s’occuperait des inconvénients, je me suis tout de suite demandé : «Que pourrait-on bien avoir contre l’enrôlement d’un cadet senior dans le CIC?» Le Mouvement des cadets est la meilleure organisation de jeunes au Canada. Qui serait mieux qualifié pour s’enrôler dans le CIC qu’un cadet possédant au moins cinq ou six années d’expérience? Chacun de ces anciens cadets aurait déjà reçu une formation liée au civisme et au leadership et aurait suivi toutes sortes de cours au sein

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du MCC. Dans la majorité des cas, un cadet senior aurait suivi plusieurs cours au CIEC et avait pu être nommé cadet-cadre. J’ai moi-même été cadet senior un jour. Je me suis enrôlé dans le CIC et, dix-huit ans plus tard, je peux dire en toute honnêteté que c’était le meilleur choix que je pouvais faire. L’encouragement que j’ai reçu du commandant et du personnel à ce moment-là m’a beaucoup servi. Depuis, j’ai passé treize étés au CIEC Greenwood et j’ai exploré tous les horizons qui m’avaient été offerts. L’expérience la plus enrichissante que j’ai vécue pendant ces années, a été le travail avec les cadets dépaysés. Si on réussissait à les garder après le fameux premier mercredi, on pouvait être sûr qu’ils resteraient jusqu’à la fin du cours. Rien n’est plus gratifiant que de voir un cadet au rassemblement de fin de cours et, quelques années plus tard, sur une photo avec les diplômés qui ont réussi un cours de CQEO. Durant mes dix-huit années de service au CIC, j’ai occupé tous les postes au sein de l’unité de cadets, y compris celui de commandant. À ce tire, j’ai encouragé plusieurs anciens cadets seniors à se joindre au CIC, sans avoir de problèmes. Ces personnes ont non seulement récolté ce qu’elles avaient semé, mais elles ont été récompensées au centuple. En tant qu’ancien officier d’état-major au CIEC et à titre d’officier d’administration actuel à l’ERIC Atlantique, je sais que, chaque année, la région de l’Atlantique recrute environ 180 nouveaux élèvesofficiers, dont 90 p. 100 sont des anciens cadets seniors. Je me hasarderai à dire que la personne chargée de l’article sur les inconvénients trouvera peut-être les anciens cadets seniors trop jeunes pour assumer les responsabilités d’un officier du CIC. Cependant, on ne pourra pas trancher avant de leur donner une chance. Moimême, j’ai eu ma chance, et je pense que les autres méritent qu’on leur accorde la leur. N’oublions pas le cadet!

Numéro 6 – Printemps 1999

Les inconvénients, pour un ancien cadet, de devenir officier Second-lieutenant J. Chenier Dans les deux autres articles qui se trouvent sur cette page, on nous a parlé des nombreux avantages qu’offre aux cadets seniors le passage au CIC. Jeune membre du CIC, moi-même j’ai été cadet avant de devenir très vite un officier chargé de cadets. Je serais le premier à reconnaître que devenir officier a été très avantageux, tant pour moi que pour mes collègues. Mais, je suis également conscient des erreurs que j’ai commises en raison de mon manque d’expérience et du fait que j’étais presque du même âge que les cadets. J’ai eu la chance d’avoir des seniors qui décelaient assez rapidement mes erreurs et qui étaient suffisamment compréhensifs pour me guider. Depuis, j’ai vu d’autres jeunes officiers commettre les mêmes erreurs que moi-même et bien d’autres avant moi avons faites. Certes, devenir officier offre de nombreux avantages aux jeunes qui ont terminé le programme des cadets, mais il y a aussi des inconvénients assez évidents. Je ne voudrais aucunement dissuader nos jeunes gens enthousiastes de se joindre au CIC, surtout avec l’expérience qu’ils ont acquises au sein des cadets. Mais, je pense que tous les membres du CIC doivent reconnaître les risques auxquels ces jeunes officiers sont exposés. Ces risques prennent la forme de problèmes sur lesquels des officiers bien plus chevronnés que moi ont buté. Comment, par exemple, un cadet senior peut-il quitter ses amis intimes pour revenir quelques semaines plus tard dans un poste d’autorité? Ce nouvel officier est-il censé oublier ses amis? En théorie, oui, mais c’est bien plus facile à dire qu’à faire. Le problème, c’est qu’en dépit des meilleures intentions, l’amitié va persister. Or, cette relation est peut être tout à fait inoffensive, mais elle risque aussi de causer toutes sortes de problèmes comme le favoritisme, réel ou perçu, le non-professionnalisme (aux yeux des cadets) et un manque de respet à l’égard de l’officier en question.

D’autres complications peuvent s’ajouter si la relation cadet-officier dépasse le seuil de l’amitié. Dans une organisation qui attire des dizaines de milliers de jeunes entre 12 et 18 ans, des liens entre des personnes de sexe opposé vont sûrement se nouer. Si l’un des membres du couple devient officier et l’autre demeure cadet, des problèmes juridiques risquent de surgir si les choses ne tournent pas rond. Il est tout simplement défendu, du point de vue de la loi, qu’il y ait des relations personnelles, quelle que soit leur nature, entre les cadets et les officiers, notamment des relations intimes. Même si l’on retire un nouvel officier de son poste d’autorité pour qu’il n’ait plus à superviser ses amis, des problèmes peuvent toujours se poser. Il y a des officiers au CIC qui n’ont pas plus que 18 ans et il y a des cadets dans le MCC qui ont déjà 18 ans. Il est fort probable, avec les milliers de personnes au sein du MCC, que naissent des amitiés entre les officiers et les cadets, surtout entre les jeunes de même âge. Encore une fois, des problèmes éventuels risquent de surgir si quelqu’un décide de froncer les sourcils. Cela veut-il dire qu’il ne devrait pas y avoir de jeunes officiers au sein du CIC? Bien sûr que non. Les jeunes officiers apportent des idées toutes fraîches et favorisent le changement qui, le plus souvent, est pour le mieux. Ces jeunes officiers sont presque toujours des anciens cadets qui ont acquis une expérience et une expertise que leurs collègues, plus anciens, ne possèdent peutêtre pas. Mais, il est absolument nécessaire que ces jeunes officiers, ainsi que leurs seniors, soient conscients des dangers qui découlent de leur amitié avec les cadets. En fait, ce sont eux qui courent le plus grand risque dans cette affaire. Une telle amitié peut en effet miner le respect que leur porte leurs subalternes et leurs seniors, nuire à leur professionnalisme et leur attirer des problèmes juridiques qui feront stagner leur carrière. Avant de faire le moindre pas, vous devez peser le pour et le contre et faire preuve de bon sens.

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D É V E LO P P E M E N T P R O F E S S I O N N E L Gardez vos répondants bien informés Capitaine de corvette G.W. Pash, AdeC On a dit et répété que le principal obstacle à l’établissement de bonnes relations entre les commandants et leur répondant était le manque de communication. Tenir un comité répondant au courant de ce qui se passe exige des efforts. Il vaut toujours mieux assister aux réunions du comité répondant et être prêt à répondre aux questions. Vous pourrez réduire considérablement le temps que cela exige en prévoyant les réponses aux questions qui reviennent le plus souvent.

Ayant eu à commander un escadron de Cadets de l’Aviation, j’ai conçu un rapport fort simple qui m’a permis d’économiser beaucoup de temps et d’éviter bien des discussions avec le comité répondant. J’imagine que certains diront : «Encore un rapport! Comment cela pourrait-il nous faire économiser du temps?» L’intérêt de ce rapport est que les renseignements vous sont tous déjà connus et qu’ils sont présentés de manière que les répondants et les parents puissent les lire et les comprendre facilement. Le rapport se remplit en quelques minutes, et vous avez déjà sous la main ou à l’esprit tous les renseignements qu’il faut.

Il est remis en deux exemplaires au président du comité répondant chaque mois, de préférence avant la réunion mensuelle. Si le comité répondant ne se réunit pas régulièrement, vous devrez fournir les renseignements clés au président, qui accusera réception de votre rapport en notant ses commentaires sur la formule et en la signant avant de vous la renvoyer. Quelles que soient vos relations personnelles avec les membres du comité, le rapport vous fournira un moyen professionnel et simple de vous acquitter de la responsabilité que vous avez envers l’officier régional des Cadets d’être attentif au comité répondant et de maintenir de bonnes communications internes.

RAPPORT MENSUEL AU COMITÉ RÉPONDANT MOIS : ________________ EFFECTIFS DE L’UNITÉ

Officiers : Instructeures : Cadets :

sexe masculin _____________ sexe masculin _____________ sexe masculin _____________

sexe féminin _____________ sexe féminin _____________ sexe féminin _____________

Assistance hebdomadaire moyenne : _________ Circonstances inhabituelles (mauvais temps, examens scolaires, événements communautaires) ayant eu une incidence sur les présences : _______________________________________________________________ INSTRUCTION : (éléments non abordés dans les ordres courants ou

________________________________________________________________ ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX : (éléments non abordés dans les ordres le régulier) programme courants)

_______________________________________________________________ BESOINS OU PLANS D’ACTIVITÉS FUTURES : (fonds, équipement, aide) _______________________________________________________________ AUTRES REMARQUES DU COMMANDANT

________________________________________________________________ COMMENTAIRES DU PRÉSIDENT DU COMITÉ RÉPONDANT

Signature : _______________________ Commandant

Signature : ________________________ Président du comité répondant

Une visite informative de la Ligue navale Capitaine (Marine) V. Suthren, honoraire auprès du CEMFM Un instructeur qui non seulement aime son travail, mais qui le fait très bien est inestimable. C’est précisément ce dont je me suis aperçu du 12 au 16 mars dernier, lorsqu’à titre de membre de la Ligue navale, j’ai vu de mes propres yeux des membres du CIC à l’œuvre au NCSM QUADRA, dans le cadre du programme QUEST. En tant que capitaine (Marine) honoraire attaché auprès du cabinet du Chef d’état-major des Forces maritimes, le vam G.R. Maddison, et à titre de Directeur exécutif de l’Association canadienne de voile éducative, j’ai toujours accordé une importance primordiale à la manière dont on se sert au mieux de l’entraînement maritime pour former le caractère de nos jeunes. Après avoir vu les membres du CIC en pleine action sur la côte ouest, je suis convaincu qu’il y a des personnes très compétentes et fermement engagées qui participent à l’instruction des cadets de la Marine du Canada.

Ma visite a commencé par un voyage le long de la côte, à bord du «grand voilier» loué dans le cadre du programme de la côte ouest, à savoir le schooner Feuille d’érable. Alors que nous longions le spectaculaire littoral en route vers le NCSM QUADRA, en passant par Nanaimo, j’ai pu remarquer que le navire était bien solide et qu’il pouvait servir de plate-forme d’instruction idéale pour percer les mystères de la voile traditionnelle. Le capitaine Erin Nyhan et son équipage avaient clairement saisi les éléments les plus importants de cette courte expérience de navigation à bord d’un grand voilier, que bon nombre de pays considèrent comme le meilleur moyen de sensibiliser les stagiaires à la mer. Après mon arrivée au QUADRA et après avoir été honorablement accueilli par le cdr Martin Head, commandant hautement qualifié, j’ai eu le privilège de naviguer à bord du Cutter 5, un des canots de service Admiralty Pattern historiques et traditionnels dont on sert au QUADRA. Sous l’œil vigilant et averti du slt James McGrath, un des membres chevronnés du CIC, l’équipage du tout nouveau navire se lançait coude à coude dans le travail. J’ai été particulièrement impressionné par la méthode positive du slt James McGrath. Ainsi, le souslieutenant imposait la discipline et l’ordre, tout en encourageant les cadets au lieu de les critiquer, et ces

derniers répondaient très bien à ses instructions. Le slt McGrath exerçait un excellent leadership, dont j’ai même pu en constater les fruits pendant le peu de temps passé à bord du canot de service. Il semble que rien ne vaut l’esprit d’un jeune stagiaire docile. Mais, en même temps, rien ne peut entraver le succès aussi facilement qu’un manque d’égard de la part des chefs. Ma visite s’est terminée par une navigation côtière haut de gamme avec la flottille YAG, où on m’a reçu à bord du YDT 10, navire commandé par le lt(M) Ed Pahl. Durant les quelques heures que j’ai passées en compagnie du lt(M) Pahl, j’ai remarqué qu’il possédait non seulement un sens du matelotage hors pair, mais également des manières encourageantes dont il a fait preuve à l’égard d’un cadet qui souffrait terriblement du mal de mer. En effet, le lt(M) Pahl l’avait aimablement accueilli au sein de ses collègues pour qu’il ne se sente pas tenue à l’écart. Lorsque j’ai quitté le YDT 10 pour regagner le rivage à bord d’un Zodiac, le cadet était en vigie sur le pont du navire où il semblait maintenant se sentir chez lui. Ma visite m’a beaucoup appris à propos du QUADRA, du personnel du CIC et de la raison d’être des programmes des cadets de la Marine. Cela a été un privilège pour moi que de vivre cette expérience. À tous les membres du CIC et au personnel du QUADRA, je dis BRAVO ZULU!

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L’administration : une occasion d’exceller? Capitaine H. Kerkhof L’administration est l’action de contrôler et de diriger les activités d’une organisation comme une unité de cadets. Sans administration, il est difficile d’accomplir quelque chose. Essayez d’imaginer, par exemple, comment marcherait un centre d’instruction d’été sans section d’administration. Il en va de même d’une unité de cadets. Si les fonctions administratives sont bien remplies, l’unité marche avec efficacité et efficience, et les cadets et les officiers peuvent consacrer plus de temps à ce qu’ils préfèrent : instruire, s’instruire et avoir du plaisir. Pour améliorer l’efficacité d’une unité, vous devriez envisager sérieusement de recourir à l’informatique. Cela signifie que vous devrez vous procurer une base de données adaptée au mode de fonctionnement du corps ou de l’escadron. Vous devriez en outre trouver de nouvelles façons de faire les travaux d’écriture afin de rationaliser, de simplifier ou d’améliorer les fonctions administratives. Dans l’OCC, on distingue trois grands secteurs administratifs : l’administration, l’approvisionnement et l’instruction. Habituellement, les renseignements requis pour chacun se recoupent dans une large mesure. Par exemple, on a généralement besoin du nom, de l’adresse et du numéro de téléphone des cadets dans chacun des trois secteurs. Cela signifie que chaque secteur doit entrer ces renseignements dans ses listes et ses formules.

Tout système informatique doit manifestement nous permettre d’éliminer au moins les problèmes ci-dessus. De plus, la base de données doit être conviviale. Cela signifie que, pour être utile, elle devrait comporter des menus simples et facile à comprendre, faire appel à des moyens de sélection simples (cliquer, pointer), réduire au minimum la saisie de données au clavier et utiliser des écrans standard pour uniformiser autant que possible la saisie des données. Le système doit en outre permettre à l’utilisateur de trouver facilement les données qui doivent être mises à jour, lues ou imprimées. Le système doit être bien intégré, de façon que les données n’aient à être entrées qu’une seule fois pour tous les secteurs d’administration.

Une fois que la base de données a été mise en place, il est très important que chaque section (admin, instruction et appro) tienne les données à jour. Si cela est fait régulièrement, l’unité de cadets marchera rondement. N’oubliez pas que la valeur d’une base de données tient à la qualité des renseignements qu’elle contient : si les données ne sont pas tenues à jour, il faudra déployer des efforts considérables pour la remettre en état, et les rapports demeureront inexacts tant que cela n’aura pas été fait. Par contre, si les données sont entrées sans retard – chaque fois, par exemple, que se produit un changement de situation des cadets, des officiers ou de l’approvisionnement –, vous verrez que cela demande peu de temps et d’efforts. Les avantages que vous en tirerez vaudront largement la discipline que cela exige.

Les formules et les rapports standard comme la CF 55, la DND 1888 ou le rapport annuel devraient être produits automatiquement, à l’aide de formules standard du MDN que le système aurait simplement à remplir. De plus, la base de données doit fournir à l’unité la totalité des rapports et des listes qui sont normalement établis à la main (numéros de téléphone, situation des cadets sur le plan de l’instruction, listes nominatives, etc.), plus un certain nombre de rapports qu’il serait plus difficile de produire sans base de données. Les rapports d’approvisionnement devraient comporter un suivi des commandes d’uniformes et des comptes. De plus, la section de l’approvisionnement devrait être en mesure de suivre les stocks d’uniformes et de fournir des rapports à jour sur les uniformes remis aux cadets.

Il s’agit là de quelques facteurs à envisager au moment d’acquérir ou de concevoir une base de données pour un corps ou un escadron de cadets. Le capt Kerkhof est actuellement cmdt du Corps des cadets royaux de l’Armée canadienne 1882, The Wellington Rifles, à Guelph, en Ontario. Dans le civil, il travaille comme consultant en informatique. Note de la rédaction : L’équipe d’intervention 1 du processus Choix d’avenir étudie la possibilité de fournir une version électronique des formules standard à l’intention des unités de cadets. Afin de faciliter les échanges de renseignements, il a été décidé que l’OCC utiliserait le progiciel Office ‘97 de Microsoft comme norme nationale.

Voici certains des problèmes que présentent les systèmes d’administration manuels : 1. les renseignements ne sont pas à jour, 2. les renseignements sont incomplets ou erronés, 3. les renseignements sont périmés, 4. les renseignements sont mal classés, 5. les renseignements sont classés, mais personne ne sait où les trouver,

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6. en raison de la rotation des officiers dans chacun des secteurs, la «courbe d’apprentissage» connaît des ratés, 7. des procédures standard sont souvent modifiées ou interprétées en fonction d’une situation particulière, ce qui leur fait perdre leur caractère standard.

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D É V E LO P P E M E N T P R O F E S S I O N N E L Affaires publiques d’une unité de cadets Capitaine de corvette G.W. Pash, AdeC Le commandant d’une unité de cadets a notamment la responsabilité d’entretenir de bonnes relations avec le public. En fait, la responsabilité des relations publiques est l’affaire de chacun des membres de l’Organisation des cadets. Pourtant, on dit souvent que le programme des cadets demeure un secret bien gardé. La solution consiste à faciliter les affaires publiques pour les officiers de corps et d’escadron déjà très occupés. Le programme en sept étapes qui est décrit cidessous devrait aider toute unité qui l’applique chaque année à attirer beaucoup d’attention sur l’Organisation et les jeunes qui en font partie. Première étape – Désignez dans votre unité une personne qui sera responsable des affaires publiques. Même si cette personne doit vous tenir au courant de ce qui se fait, elle n’a pas à être un officier de l’unité. Il pourrait s’agir d’un membre du comité répondant ou du groupe de parents. Ce pourrait même être un cadet. Il est souvent arrivé que les cadets eux-mêmes soient les meilleurs représentants du programme des cadets. Deuxième étape – Invitez régulièrement des représentants de la communauté à assister au rassemblement mensuel du commandant. Il pourrait s’agir de responsables scolaires, de membres du conseil municipal, d’employeurs de jeunes, de députés provinciaux ou fédéraux, de responsables de clubs sociaux, du chef de police, de travailleurs sociaux, de juges, en fait de toute personne susceptible de parler dans son entourage de l’impression qu’elle a gardée de sa visite. Pendant leur passage à l’unité, demandez-leur de faire l’inspection des cadets avec vous, de décerner des promotions et des récompenses, de visiter les cadets en classe et de s’entretenir avec des cadets.

Troisième étape – Prenez l’habitude de faire un exposé en public chaque année. Rendez-vous dans un club social avec trois ou quatre cadets. Préparez le terrain en parlant de l’Organisation des cadets, puis laissez chacun des cadets parler pendant trois à cinq minutes de son expérience comme cadet en général ou de son plus récent camp d’été. Quatrième étape – Émettez au moins un communiqué de presse pendant l’année, notamment pour inviter la population à la revue annuelle et faire savoir combien de cadets vont participer aux camps d’été. Cinquième étape – Organisez une activité publique pendant l’année d’instruction des cadets. La fin de semaine la plus proche du 15 février, l’anniversaire du drapeau canadien, convient particulièrement bien. Montez, dans un centre commercial, un kiosque consacré à l’histoire du drapeau canadien. Héritage Canada a d’excellents documents sur les armoiries du Canada et les symboles nationaux. Communiquez avec le député local pour obtenir une petite provision d’épinglettes du drapeau canadien que les cadets pourront remettre à des passants la journée choisie. Sixième étape – Communiquez avec la câblodistributeur local pour faire diffuser le vidéo sur les cadets. Le vidéo pourra être présenté seul ou dans le cadre d’une émission en studio à laquelle vous-même et quelques cadets pourriez participer en tant qu’invités, suivant le modèle recommandé à la troisième étape ci-dessus. Septième étape – Organisez des activités simples pour montrer que les cadets sont une ressource de la collectivité. Participez à des cérémonies et à des défilés. Faites participer des cadets à des activités publiques en tant qu’ouvreurs, distributeurs de programmes, préposés au vestiaire; donnez un coup de main à d’autres groupes en demandant à des cadets de faire des travaux de mise sous

enveloppe, de pliage et d’agrafage. N’oubliez pas de consigner le temps de participation des cadets admissibles à des récompenses pour services rendus à la communauté comme le Prix du duc d’Édimbourg, la médaille de la Légion et de lord Strathcona et les programmes de récompenses d’unités. C’est dans la plus pure tradition du civisme que les corps et les escadrons offrent bénévolement des services à la communauté. Les médias et la population sont souvent portés à condamner l’ensemble des jeunes pour les actes asociaux de quelques-uns. Il n’y a pas assez de nouvelles sur les milliers d’adolescents qui offrent des services à la collectivité, soit individuellement, soit comme membres de groupes confessionnels, de programmes hospitaliers ou scolaires, de la Croix-Rouge, des Scouts, des Guides et des Cadets royaux de la Marine, de l’Armée et de l’Aviation. Il est rarement fait état des beaux gestes posés par les jeunes dans la collectivité, mais, quand cela est le cas, les reportages sont exceptionnellement favorables. Comme les cadets sont facilement reconnaissables à leur uniforme, il est plus facile de mettre en vedette l’Organisation des cadets du Canada et de gagner des alliés à sa cause. Il est important que les collectivités soient informées de la contribution des cadets à leur milieu, non seulement pour que les efforts des cadets soient reconnus, mais aussi pour que les collectivités continuent de soutenir le mouvement des cadets. Tenez la chaîne de commandement au courant de vos activités dans le domaine des affaires publiques. Le capitaine de corvette Pash est officier au sein de la Branche des services des affaires publiques du cadre de la Première réserve du QGDN à Victoria (C.-B.). Dans le civil, il est agent des affaires publiques du MDN au Quartier général des Forces maritimes du Pacifique.

La solde augmente de nouveau! À compter du 1er avril, la majorité des membres des Forces canadiennes ont vu leur solde augmenter un peu. Les FC ont en effet décidé de faire un effort pour aligner la solde des militaires sur la rémunération des fonctionnaires. Les officiers du CIC vont tous profiter de l’augmentation. L’argent supplémentaire a été obtenu suite à la publication d’un rapport du Comité permanent de la défense nationale et des affaires des anciens combattants. SOLDE ET RÉMUNÉRATIONS

NIVEAU D’ENTRÉE

FACTURE MILITAIRE

AUGMENTATION CONJONCTURELLE

TOTAL TOTAL

Soldats

1,13 %

6,67 %

3,5 %

2,49 %

14,43 %

Autre MR

1,13 %

0%

3,5 %

2,49 %

7,28 %

Slt et lt

7,02 %

5,4 %

2,5 %

2,15 %

18,10 %

Autres officiers (sous le grade de colonel)

7,02 %

0%

2,5 %

2,15 %

12,05 %

« Former les jeunes d’aujourd’hui et les préparer à devenir les leaders de demain »


AN NONCES

Cadets du Canada à l’œuvre Major B. Covington Le ministre de la Défense nationale a annoncé l’été dernier que des fonds additionnels allaient être consacrés à la Première réserve, aux Cadets et aux Rangers juniors canadiens. Cette mesure va permettre le lancement cette année de nouvelles Initiatives Jeunesse et de projets du millénaire. Les cadets et les RJC ont au total 16 projets de cette nature. N’est-ce pas formidable! En ma qualité de coordonnateur des projets du millénaire et de BPR de Cadets du Canada à l’œuvre, j’attends avec impatience de relever les défis que les nouvelles initiatives et les projets du millénaire vont susciter. Le premier des projets du millénaire a été baptisé Cadets du Canada à l’œuvre et il se déroulera en 1999, au niveau des unités de cadets. Dans les provinces de l’Atlantique, Cadets du Canada à l’œuvre n’est pas une affaire nouvelle, puisque toutes les unités de cadets y ont participé l’an dernier dans le cadre d’un effort régional au profit de l’environnement. En juin 1998, 7 000 cadets et 600 membres du personnel ont sensibilisé leurs concitoyens à la protection de l’environnement et aux programmes des cadets et de la Ligue navale!

Pour les internautes... Capitaine G. Peterson, CD Pour les internautes… Montrez-nous ce que vous pouvez faire! En tant que webmaster du site Web national des cadets du Canada et des sites du CIC et du processus Choix d’avenir, je suis aux prises avec un problème plutôt amusant. Les cadets et les officiers ne cessent d’attirer mon attention (et ils ont tout à fait raison) sur le fait qu’il n’y a pas assez de photos dans le SWNCC ou du CIC. Eh bien, laissez-moi vous révéler un petit secret : j’ai plusieurs photos cachées au fond de mon tiroir, mais elles sont tellement vieilles que les cadets qui y figurent ont sans aucun doute déjà pris leur retraite du CIC. (Sans farces, certains y portent même le fameux uniforme en laine!) Je préférerais afficher des photos illustrant des cadets en action aujourd’hui que de prendre des risques avec les clichés que je possède actuellement. Je vous invite donc à m’aider à enrichir le SWNCC en m’envoyant des photos de vos cadets à l’œuvre : jouant de la musique, pilotant un avion, pratiquant la plongée sous-marine, participant à des compétitions, effectuant des visites, etc. J’accepterai les photos pourvu qu’elles illustrent le plaisir que les cadets tirent des activités qu’ils accomplissent. J’afficherai également des photos de votre unité dans l’un ou la totalité de nos sites, si vous m’en fournissez le nom et l’adresse, ainsi que la nature des activités qui s’y déroulent et les dates. Répertoire électronique national Comme vous le savez peut-être déjà, et conformément à l’OAIC 11-07, les cmdts sont tenus d’enregistrer le site Web de leur unité auprès des autorités régionales, s’ils veulent que celui-ci soit officiellement approuvé et que tous les sites Web officiels des unités de cadets et les adresses de courrier électronique soient entrés dans le répertoire électronique national. Ce répertoire, qui consiste en une énorme base de données de toutes les unités de cadets au Canada, sera intégré au SWNCC aussitôt qu’un nombre suffisant de sites aura été enregistré. Le répertoire vise également à fournir un outil de recherche national et à jour de toutes les unités de cadets des trois éléments. Cet outil permettra aux cadets, aux officiers et au grand public de vous joindre là où vous êtes. En somme, il s’agit d’une

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Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore Cadets du Canada à l’œuvre, il s’agit d’un programme dans le cadre duquel, un jour donné de juin, les cadets de la Marine, de l’Armée, de l’Aviation et de la Ligue navale et le personnel qui les encadre se livrent à une activité de protection de l’environnement dans leur milieu. Dans la région de l’Atlantique, par exemple, on a reconstruit des rives, planté des arbres et travaillé à l’embellissement de parcs municipaux. Grâce aux efforts des ligues, des commanditaires ont fourni du matériel publicitaire – des t-shirts et des macarons, par exemple. C’est une journée amusante pour tous. Nouveauté en 1999, des fonds d’Initiatives Jeunesse vont permettre d’étendre le programme Cadets du Canada à l’œuvre à tout le pays, le 12 juin prochain. Grâce aux nouveaux fonds, le personnel adulte se verra rémunérer le temps consacré à la planification et à la supervision de l’activité, et le coût des vivres ainsi que les frais de transport seront payés. Pour obtenir de plus amples renseignements sur Cadets du Canada à l’œuvre et d’autres projets du millénaire, n’hésitez pas à visiter notre toute nouvelle page web au www.vcds.dnd.ca/cadets2000.

PUBLICITÉ GRATUITE! Une fois que vous avez envoyé une demande d’approbation aux autorités régionales, celles-ci s’occuperont d’enregistrer votre site Web dans la base de données centrale ainsi que d’autres renseignements comme l’adresse électronique de votre unité et le lieu d’instruction. Outre le répertoire national, un carrousel illustrant les sites Web officiels des unités de cadets des trois éléments sera ajouté au SWNCC. Ce carrousel est destiné à accroître la visibilité de toutes les unités de cadets à l’échelle nationale et à promouvoir les activités auxquelles elles participent. Une autre PUBLICITÉ GRATUITE! J’incite donc les cmdts à prendre quelques secondes pour enregistrer le site de leur unité le plus tôt possible pour que nous puissions mettre la touche finale au répertoire national. Site Web du CIC Bonnes nouvelles! Grâce aux recommandations de plusieurs officiers, le site Web du CIC a maintenant son propre URL : www.vcds.dnd.ca/cic. Jusqu’au mois de décembre dernier, les utilisateurs ne pouvaient accéder au site Web du CIC qu’à partir du SWNCC. Bon nombre de personnes pensaient que le CIC, comme plus grande Branche d’officiers des FC, méritait d’avoir sa propre place sur Internet. On a également suggéré qu’il serait plus facile de promouvoir le professionnalisme des membres du CIC auprès du grand public et au sein des FC, si le site était distinct du SWNCC. De nombreux ajouts ont été faits au site du CIC depuis décembre dernier, notamment plusieurs suggestions de lecture, des adresses importantes au sein du MCC, des renseignements sur l’instruction et des liens à d’autres sites qui intéressent le CIC. On apportera d’autres améliorations très bientôt, notamment une base de données nationale des offres d’emploi au sein des unités de cadets et dans les différents quartiers généraux. Je suis toujours disposé à recevoir de nouvelles idées intéressantes qui servent à améliorer le site du CIC. Donc, si vous trouvez un site Web qui attire votre attention, si vous voulez suggérer le titre d’un livre que vous avez lu ou si vous voulez simplement proposer des améliorations concernant VOTRE site, envoyez-moi un message à l’adresse suivante : ad614@issc.debbs.ndhq.dnd.ca!

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V O U S L’A V E Z D E M A N D É Réaction à l’ARFR Capitaine R.S. Granger, CD Ayant servi comme officier pendant vingttrois ans dans le CIC, c’est avec grand plaisir que j’ai lu l’article du col E.W. Hardy paru dans le numéro d’automne 98 du Bulletin national du CIC. J’ai sincèrement apprécié qu’il reconnaisse les efforts, le sens de l’innovation, l’engagement, le dévouement, les sacrifices et les heures de travail non rémunérées des membres du CIC. De plus, il est très gratifiant et encourageant de voir un officier de la Force régulière aux si brillants états de service nous demander de nous considérer comme des officiers des Forces canadiennes. Quelques pages plus loin, malheureusement, nous pouvions apprendre dans un article du capc S.E. Naismith que nous demeurions des citoyens de second ordre aux yeux du gouvernement du Canada en ce qui a trait à l’admissibilité à l’allocation de retraite de la Force de réserve (ARFR). Le capc Naismith explique que l’ARFR est une allocation ou une prime de retraite forfaitaire qui vise à reconnaître les services rendus par les membres de la Première réserve et à encourager les longs états de service. Elle ajoute qu’on n’a jamais envisagé d’offrir l’allocation de retraite à d’autres qu’aux membres de la Première réserve et que les officiers du CIC ne font pas partie de la structure des GPM, qu’ils ne reçoivent pas de formation professionnelle militaire officielle et que leur progression professionnelle n’est pas liée à une profession militaire dans les FC, comme c’est le cas des membres de la Force régulière et de la Première réserve. Elle ajoute que les membres du CIC ne jouent pas un rôle opérationnel dans les FC et qu’ils n’ont pas les mêmes obligations que ceux de la Première réserve. Le lcdr Naismith conclut son article en indiquant que l’ARFC a pour but de reconnaître les obligations des membres de la Première réserve et d’encourager et de récompenser les longs états de service dans la Première réserve et les FC. J’ai trouvé que l’article du capc Naismith était insultant et qu’il constituait un affront pour tous ceux d’entre nous qui se sont fièrement mis au service du MCC. On ne saura probablement jamais s’il est vrai que les membres du CIC et des Canadian Rangers figuraient dans la version originale du projet.

Quoi qu’il en soit, cette attribution au petit bonheur d’une allocation qui, à mon sens, devrait être versée à tout le monde ou à personne et devrait améliorer le moral, produit exactement l’effet contraire. En prenant cette décision, les FC, à mon avis, se punissent elles-mêmes. L’un des buts fondamentaux du MCC est de susciter de l’intérêt pour les FC. Je parierais volontiers qu’une bonne proportion des membres de la Première réserve et de la Force régulière ont été des cadets. De nombreux ex-cadets ont fait de brillantes carrières chez les militaires et dans le civil. Le vam Gary Garnett (vice-chef d’état-major de la Défense), le lcol Chris Hadfield (astronaute), le col Bruce Gilchrist (ancien chef d’état-major des opérations régionales des Forces maritimes), Myriam Bédard (médaillée aux Olympiques) et le capitaine Ricardo Traven (pilote de CF-18 prêté à la Marine américaine à titre de pilote d’essai) en fournissent quelques exemples. Ne devrions-nous pas encourager les officiers à demeurer dans le CIC pour garantir la survie de cet «affluent», au lieu de les pousser à abandonner les Cadets et à passer à la Première réserve afin d’être admissibles à une allocation? Je me demande aussi pourquoi le service dans le CIC compte dans le calcul de l’ARFR pourvu qu’un officier passe à la Première réserve. Pourquoi ne se suffirait-il pas à lui-même? Je comprends que les membres de la Première réserve peuvent remplacer ceux de la Force régulière en cas de besoin, mais je crois aussi savoir que cela ne peut se produire que :

La tâche première des CIC consiste à assurer la supervision, l’administration et l’instruction des cadets. Je ne crains pas de dire que ces officiers se consacrent avec autant d’ardeur à leur travail que les membres de la Première réserve. Nos fonctions et notre formation peuvent différer, mais les responsabilités que nous avons à l’égard de la vie et du bien-être de cadets de 12 à 18 ans exigent autant d’efforts que les fonctions de bien des membres de la Force régulière et de la Première réserve. Le CIC est essentiellement un groupe professionnel militaire comme la logistique ou les opérations maritimes de surface et sous-marines. La description de spécialité des CIC s’apparente à la description des exigences militaires fondamentales des officiers des FC, et nous devons suivre une formation professionnelle militaire conforme aux normes du CIC. De plus, l’annexe A de l’OAFC 2-8 montre clairement que le CIC est un sous-élément de la Force de réserve. Je crois fermement que nous faisons tous partie de ce qui constitue le concept de la force totale des FC. Il s’agit là à mes yeux d’une question d’équité et de justice; à ce titre, l’ARFR doit s’appliquer également à tous les réservistes, membres du CIC et Canadian Rangers compris. En avril 1998, j’ai présenté un grief pour contester le fait que les officiers des FC en service dans le CIC ne soient pas admissibles à l’ARFR. La question est actuellement à l’étude au QGDN. J’espère que d’autres officiers qui sont de mon avis ont eux aussi présenté un grief ou envisagent de le faire.

1. s’ils acceptent de le faire, 2. s’ils sont disponibles (s’ils sont en chômage ou si leur employeur les autorise à s’absenter). Les officiers du CIC ont participé à des opérations de secours suivant des catastrophes régionales comme les inondations du Saguenay en 1996, les inondations du Manitoba en 1997 et la tempête de verglas qui a frappé l’est de l’Ontario et l’ouest du Québec en 1998. Selon moi, si un CIC est assez bon pour prêter main forte en cas de catastrophe, il devrait aussi être admissible aux allocations qu’on offre aux membres de la Première réserve.

Allocation de Retraite pour la Force de Réserve

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Nous avons reçu plusieurs articles en réponse à l’article concernant l’ARFR paru dans le dernier numéro du Bulletin national du CIC (Numéro 5 - Automne 1998). Voici les extraits principaux

retrouvés dans ces articles. Si vous avez des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec nous. Vous trouverez les téléphones et adresses à la page 2.

[…] L’article a certainement remis les membres du CIC à leur place! On nous y relègue à un très bas niveau, ce qui témoigne bien du mépris qu’on a pour nous dans la Première réserve. Cela me préoccupe. J’ai toujours pensé que nous faisions quelque chose d’utile en travaillant avec les jeunes et en formant la jeunesse du Canada. Se pourrait-il que les membres de la Première réserve ne comprennent pas bien notre rôle? […] […] Nous qui, pendant des décennies, avons été au service de la Première réserve à une époque où la rémunération, l’équipement et la nourriture laissaient à désirer et qui avons persévéré sans bénéficier des possibilités qui sont offertes aujourd’hui aux membres de la Première réserve, nous nous posons la question suivante : «L’ARFR sera-t-elle offerte à ceux qui ont servi dans la Première réserve pendant des années avant de se joindre au CIC?» […] Lieutenant Miles G. Penny, CD

[…] Dans le sixième paragraphe de son article, le lcdr Naismith écrit que les officiers du CIC ne font pas partie de la structure des GPM et qu’ils ne reçoivent pas de formation professionnelle militaire officielle […] En ma qualité d’ancien instructeur de l’ERIC Centre, j’aimerais souligner que le CQEO, le CCS, le CQLT, le CQC et les cours de formation professionnelle visent tous à initier les nouveaux du CIC à leurs fonctions et responsabilités d’officiers du CIC. Selon moi, il s’agit bel et bien là d’une formation militaire. De plus, dès qu’une personne a été enrôlée, on lui attribue un CGPM analogue à celui de tous les autres membres des FC, qu’ils appartiennent à la Force régulière ou à la Réserve. Normalement, les membres du CIC ne travaillent qu’avec les cadets, mais rien ne les empêche de servir ailleurs. Par exemple, des policiers travaillant pour le CIC pourraient également servir avec les Nations Unies et se voir décerner une médaille de maintien de la paix de l’ONU […] Capitaine (à la retraite) T.W. Powell, CD

[…] L’auteur signale qu’on n’a jamais envisagé d’offrir l’allocation de retraite à d’autres qu’aux membres de la Première réserve et qu’on n’a jamais voulu faire de discrimination entre les membres de la Réserve. Malheureusement, la politique ne tient pas compte du fait que la majorité des officiers de la Première réserve n’assistent que rarement aux rassemblements bénévolement, alors que les officiers du CIC, en revanche, ne sont rémunérés que 21 jours pendant l’année d’instruction locale. La plupart des officiers du CIC travaillent bénévolement bien d’autres jours pour assurer la bonne marche des unités de cadets. Il a également été dit que l’ARFR avait principalement pour but d’encourager et de récompenser les longs états de service et d’aider à réduire l’attrition. Je crois qu’il serait tout aussi justifié de récompenser les officiers du CIC qui ont de longs états de service, compte tenu du fait qu’ils font souvent beaucoup plus que le maximum de 21 jours pour lesquels ils sont rémunérés. Selon un examen du programme des cadets qui a été fait en 1995 par la Direction générale de l’évaluation du programme (alinéa 3.5.15), les officiers du CIC servent en moyenne 5,4 ans. Ceux qui sont au-dessus de la moyenne et qui servent dans le MCC et les FC pendant dix ans ou plus se sont probablement mérité une indemnité forfaitaire pour leurs efforts s’ils ne reçoivent pas d’autre pension des FC ou de la GRC. Il ne me paraît pas logique que les dispositions de la Loi sur la Défense nationale qui concernent l’obligation de servir s’appliquent différemment à la Première réserve et au CIC. Selon moi, le souci d’encourager et de récompenser les longs états de service vaut pour tous les membres de la Réserve. En offrant une prime en espèces à un officier du CIC qui prend sa retraite après avoir servi pendant au moins dix ans, on ferait en sorte qu’il tirerait de sa collaboration bénévole un peu plus que le seul sentiment de satisfaction personnelle. Lieutenant-commander G.W. Pash

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V O U S L’A V E Z D E M A N D É Les deux côtés de la médaille Capitaine N. Carter «Maudits pilotes! Ils passent leur temps au soleil à se faire bronzer. Ils ne travaillent pas vraiment. Ils déconnent toute la journée. Ils volent de temps en temps et, après le dîner, c’est fini. Dès qu’ils arrivent au mess, même pas en uniforme, pas dans un véritable uniforme en tout cas, seulement une tenue de vol, ils mettent le cap sur le bar. Moi? il a fallu que je reste au bureau jusqu’à 10 h hier soir! Maudits pilotes!» Ca vous rappelle-t-il quelque chose? Que dites-vous de ce qui suit? «Maudits pousseux de crayons! J’en ai entendu un se plaindre qu’il devait porter un chandail au bureau aujourd’hui à cause de la climatisation. Pauvre petit! Il faisait 35_ aujourd’hui! Ils ferment le bureau à cause de la chaleur suffocante; nous? on continue de voler. J’ai fait tellement de vols aujourd’hui que je commence à me demander à quel cours j’en suis. Ils font la belle vie, assis toute la journée, à l’air climatisé, sans craindre que des cadets les réduisent en bouillie en atterrissant à 130 km/h. Maudits pousseux de crayons!» La seconde version est probablement connue d’un tout autre groupe d’officiers. Certains d’entre nous avons eu la chance de voir les deux côtés de la médaille. Je suis de ce nombre. J’ai travaillé avec un

Pourquoi deyenir pilote?

Pour les cadets bien sûr!!!

escadron de cadets et je suis aussi membre d’un centre de vol à voile. J’ai travaillé dans un centre d’instruction d’été et dans une école régionale de vol à voile. Cela m’a permis de voir les deux aspects de la question et de constater que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. La question qui me préoccupe est de savoir pourquoi ces attitudes existent. Ces attitudes « le capt Carter sur la ligne de vol » existent simplement parce que nous ne Ces malentendus ont engendré une rivalité comprenons pas ce que les autres font. Il entre les deux groupes d’officiers. Quand est facile de ridiculiser ce que nous ne j’étais cadet, je me rappelle qu’il y avait deux comprenons pas, et nous le faisons tous, camps. Il en allait de même à l’époque où certains consciemment et d’autres tout à j’étais élève-officier, et aujourd’hui encore, fait inconsciemment. des dissensions persistent. Chez la majorité, ces sentiments ne portent pas à conséquence; La façon dont chacun de nous aborde la ils sont une source de rigolade et de rivalité question de la discipline fournit une sans malice. Cela n’empêche pas des officiers excellent exemple de ce manque de des deux côtés de s’asseoir ensemble au compréhension. Dans le monde du vol à mess et de s’entendre à merveille. voile, les officiers sont moins à cheval sur les Malheureusement, il se trouve quelques principes. Le cockpit se prête mieux à un individus, D’UN CÔTÉ COMME DE style d’enseignement décontracté. Il arrive L’AUTRE, qui prennent cette rivalité au qu’un cadet prenne peur dans le cockpit, et sérieux et qui sont en train de devenir amers il vaut bien mieux dans ce cas que et rancuniers. Ces quelques personnes l’instructeur s’adresse à lui par son prénom, nourrissent une véritable haine contre d’une voix calme et rassurante, plutôt que l’autre groupe et elles devraient nous de lui aboyer un ordre. Cette façon de faire inquiéter. Comment un cadet pourrait-il se continue au sol : la cohérence n’est-elle profiter pleinement de tous les aspects du pas une qualité essentielle des chefs? programme quand il voit des officiers refuser net d’admettre les mérites d’autrui? Par contre, si un officier appelait par Ces officiers font partie du système et, en leur prénom les cadets d’une classe de tant que chefs, ils exercent une influence trente, on pourrait dire qu’il manque considérable sur les cadets, ce qui leur de professionnalisme. Ainsi, à deux permet de répandre leurs opinions et milieux d’enseignement très différents d’aiguiser la rivalité. correspondent deux méthodes d’enseignement très différentes. L’une n’est Si vous appartenez à ce groupe à l’esprit pas meilleure que l’autre; elle est seulement étroit, vous devriez peut-être repenser vote mieux adaptée à la situation. rôle dans le CIC en tant qu’officier travaillant avec des jeunes. N’oubliez pas Au lieu de chercher les défauts du style des que le reste d’entre nous sommes aussi là autres, nous devrions essayer d’en voir les pour les cadets, dans le but de leur faire mérites et de comprendre que les officiers de profiter de tous les aspects du mouvement. vol ne cherchent pas à relâcher la discipline À cette fin, nous avons besoin de tous : pour contrarier les officiers de l’escadron. Il ceux qui volent comme ceux qui ne volent en va de même des officiers de l’escadron : pas. En qualité d’officiers du CIC, nous ils ne font pas de zèle, ils fournissent avons le devoir d’aider les cadets à réussir seulement un élément nécessaire de dans tous les domaines. l’environnement des cadets. Nous devons tous nous rappeler que les deux attitudes N’oublions pas les cadets! peuvent coexister, ce qui est d’ailleurs le cas.

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Paria? Lieutenant de vaisseau S. Anderson, CD Quand vous lirez ces lignes, je serai devenu un paria dans le MCC. Je n’ai rien fait de mal. J’ai simplement besoin de temps pour réaliser un projet personnel et je suis passé à la Réserve supplémentaire. Malheureusement, je ne suis plus autorisée à travailler avec des cadets sans être supervisée. Si je veux continuer de travailler comme instructeur de secourisme du corps local et moniteur de l’équipe de secourisme, je devrai prendre les dispositions voulues pour trouver un officier ou un IC qui assurera ma supervision. Si le superviseur est un jeune tout frais émoulu des Cadets, il me faudra mettre mon orgueil dans ma poche. J’ai déjà été le commandant de ce corps. J’ai aussi commandé un autre corps avant de déménager ici. J’ai travaillé dans un centre d’instruction d’été, j’ai participé à un déploiement et à un échange, et, dernièrement, j’ai eu le plaisir de passer un an à l’ERIC comme instructeur. Malheureusement, quelques signatures apposées au bas d’une DND 324 ont ôté toute valeur à mes titres et qualités, et on ne me laisse plus de travailler avec des cadets sans supervision. Les seules personnes autorisées à superviser des cadets sont les membres actifs du CIC et les instructeurs civils. Il y a quelques années encore, les membres du CIC qui passaient à la Rés supp devenaient des IC. Les OR (Cadets) prévoient cependant qu’un membre des Forces canadiennes ne peut pas agir comme instructeur civil. Cette politique est aujourd’hui appliquée strictement. Comme nous demeurons des membres des FC quand nous sommes inscrits au Cadre supplémentaire, nous ne pouvons qu’offrir bénévolement nos services à un corps ou à un escadron. Il en va de même pour tous les membres de la Force régulière et de la Première réserve, qui doivent tous être supervisés. Ne pourrait-on pas pour une fois nous traiter différemment des autres membres des Forces? Les membres du CIC ne reçoivent pas la même formation que ceux de la Force régulière ou de la Première réserve, ils ne touchent pas la même rémunération qu’eux et ils n’ont pas les mêmes possibilités qu’eux. Il y a déjà tant de différences, pourquoi pas une de plus? Mon cas n’est pas unique. Dans notre petite collectivité, nous sommes trois à avoir franchi cette ligne invisible. Depuis que cette politique a été mise en application il y a trois ans, les unités de cadets et les officiers ont été nombreux à en souffrir.

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Je sais que nous essayons de prouver que nous sommes de «vrais» membres des FC. Je sais aussi que la Force régulière et la Première réserve prennent pour acquis bien des choses auxquelles nous n’aurons jamais droit. Au lieu d’essayer d’être identiques, nous devrions peutêtre accepter certaines de nos différences. La première pourrait consister à permettre aux membres du CIC de travailler pour des corps et des escadrons de cadets sans supervision. On pourrait à cette fin modifier les OR (Cadets) en précisant que la politique actuelle ne s’applique pas aux membres du Cadre des instructeurs de cadets qui sont inscrits au Cadre supplémentaire. Cela permettrait à ceux d’entre nous qui n’avons pas d’affectation d’offrir nos services sans avoir à supporter l’humiliation d’être supervisés. Compte tenu des rares avantages indirects qu’on nous offre, cela constituerait au moins une marque de respect.

Combien ont abandonné ? Combien d’occasions manquées ? Une autre, se sent surchargé, l’école, les cadets, ses parents, les « chums », les compétitions et quoi d’autre encore ? Son officier lui en donne encore plus, « C’t’une cadette, est capable, est forte ! » On la retrouve à l’urgence… N’oublions pas que l’adolescence est phase importante, et éprouvante dans la vie de nos adolescents. Ou un autre encore, jugé délinquant, qui participe sporadiquement aux activités, qui décide de s’impliquer plus. Devons-nous le juger et lui refuser de participer ? Devons-nous accepter que lui aussi peut s’amender, doit-on l’encourager et adopter avec lui le principe de diriger par l’exemple (apprentissage vicariant).

Nous avons entendu cette phrase des centaines de fois, des milliers de fois pour les « CD ». Que répondre à cette affirmation ? « Tu peux pas comprendre » Les quelques lignes qui suivent pourraient aider à comprendre.

Un jeune délinquant déjà endurci de 10-12 ans, à l’école, me demande qu’est-ce que la discipline ? Je lui demande ce qu’il entend par là ? Il me répond : « La discipline, ce n’est pas de crier après nous autres, mais de nous expliquer ( prendre) le temps qu’il faut pour qu’on comprenne ! Pourquoi le monde comprennent pas ça ?» Je suis tombé en bas de ma chaise ! J’aurais voulu avoir filmé ce jeune, et montrer cet enfant résumer en une phrase toute une partie de la formation à la discipline que nous avons reçu.

Un jeune se fait prendre en défaut au camp. Il a déjà été « RTU » de deux autres camps pour raisons disciplinaires. Un adjudant, responsable de la discipline, le rencontre et avec le responsable du cours, ils l’écoutent avant de le discipliner. Ils passent une heure à expliquer à cet ado qu’il joue son avenir, qu’il a des responsabilités, qu’il n’est pas que la somme de ses erreurs, de ses gaffes et des coups reçus. Qu’il a des rêves, des besoins et des espoirs qu’il pourra atteindre seulement s’il y met du siens, s’il prend la chance qu’on lui donne.

J’ai rencontré beaucoup de situations semblables à celles que je viens de décrire que ce soit dans mon métier ou avec le mouvement des cadets. Je sais pertinemment que nous ne sommes pas tous des éducateurs et des psys chevronnés, mais souvent même ceux-ci agissent selon le « gros bon sens ». Nous devons au moins tenter, en tant qu’adultes responsables de groupes importants de jeunes, de songer à nos responsabilités, de songer à l’influence impressionnante que nous pouvons avoir sur la vie de nos jeunes.

Un autre ado vient de perdre sa « blonde », plus rien ne vas. À l’Escadron, il accumule les gaffes et se démotive, sa section ne fonctionne plus bien. Il peut–être rencontré par l’OEntr et informé que s’il ne s’organise pas pour que l’escadron ne souffre pas de sa situation, on devra le retirer de ses fonctions. Combien de nos ados sont passés par là. Si son OEntr l’avait encouragé, s’il y avait eu dans son entourage des adultes significatifs ? Que serait-il devenu ? l’aurait-on retrouvé sous le bar à l’hôtel du village, désespéré et sans avenir ? Quelles étaient ses avenues ?

Évidemment, ces jeunes ont évolués, certains sont devenus des adultes responsables, d’autres ont seulement retardé l’inévitable. Mais, au moins, quelques personnes ont essayé.

CIC ? Es-tu malade ? Ça prend tous tes temps libres ! Capitaine R.N. Lefebvre

Quantités d’organismes existent pour vous aider à aider vos cadets et les jeunes membres de votre personnel. N’hésitez pas à y référer, trouvez les adresses, les numéros de téléphone et remettez les au jeunes que vous savez dans le besoin. Vous aurez accompli votre devoir. Le Capt R.N. Lefebvre est un Psycho-éducateur Conseiller à la formation

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V O U S L’A V E Z D E M A N D É Certains d’entre-vous avez indiqué qu’ils aimeraient recevoir des conseils professionnels pouvant s’appliquer au CIC. Nous avons donc décidé d’emboiter le pas et de vous présenter un article portant sur le leadership tel qu’il s’applique au CIC. Après tout, pouvions-nous trouver sujet plus pertinent?

Le leadership dans le CIC Lieutenant-colonel J.R. Shields, CD Récemment, le rédacteur en chef du Bulletin national du CIC a communiqué avec l’ERIC Centre pour nous demander de lui envoyer un article sur le leadership dans le CIC. Cette charge a été refilée sur-le-champ au commandant par son loyal adjoint, pour des raisons encore obscures, si ce n’est que ledit adjoint a marmonné que le fait d’avoir commandé l’ERIC et le centre d’instruction d’été des Cadets de l’Armée de Blackdown en même temps pendant quatre ans m’avait probablement acquis le «droit» de formuler des commentaires sur le leadership dans le CIC. Après un moment de réflexion, plusieurs questions se sont présentées à mon esprit. Qu’entend-on au juste par «leadership dans le CIC»? Cela signifie-t-il que le leadership dans le CIC est différent de celui qui se pratique ailleurs dans les FC? Notre leadership a-t-il un caractère propre, et devrait-on l’enseigner différemment puisque nous nous occupons de jeunes et non pas de soldats, d’aviateurs et de marins? Je me suis alors souvenu qu’un officier tenait exactement les mêmes propos à la fameuse réunion des intervenants du MCC, à Cornwall. Je me rappelle m’être demandé à cette occasion si le leadership est différent dans le CIC.

Avant de tenter de répondre à la question, il vaudrait sans doute mieux donner une définition claire du rôle du CIC et de la façon dont nous nous acquittons de notre mandat, du point de vue du leadership. D’abord, nous nous entendrons certainement tous pour dire que le CIC est un élément essentiel sans lequel le programme des cadets ne pourrait pas prendre forme. Les officiers du CIC sont entièrement dévoués aux FC et au MCC. Leur unique compensation consiste à savoir qu’ils contribuent à l’avenir du Canada en participant à la mise en valeur de la plus précieuse richesse du pays, sa jeunesse. Travailleurs de première ligne, les officiers du CIC sont rémunérés pour 21 jours de travail, mais on s’attend qu’ils administrent un programme local d’instruction de 30 jours et qu’ils consacrent de nombreux jours additionnels de temps libres à leur unité de cadets. Ils portent l’uniforme avec fierté et ils attachent une grande valeur au grade qu’ils se sont appliqués à obtenir. On estime généralement que les parents voient dans le CIC une source d’ordre et de discipline personnelle, une entité qui transmet à leurs enfants de bonnes valeurs morales par l’enseignement du leadership et des principes militaires. Mais, pour en revenir à notre question, le leadership dans le CIC diffère-t-il de celui qui se pratique ailleurs dans les FC? Je serais tenté de dire que le leadership est ce qu’il est, qu’il s’applique à une organisation militaire, civile ou mixte. En deux mots, le leadership est l’art d’influencer le comportement humain pour faire remplir une mission ou une tâche comme l’entend le chef. Le leadership ne se réduit cependant pas à une formule; c’est une attitude d’esprit et une façon de vivre. Les formules toute faites ne suffisent pas plus à diriger autrui qu’à diriger sa

propre vie. Les chefs doivent faire jouer leur personnalité pour amener les autres à vouloir faire quelque chose comme eux-mêmes l’entendent. Les qualités d’un bon chef sont innombrables, elles s’appliquent partout et elles sont valables pour tous, y compris les membres du CIC. La première est la conviction morale. Le chef qui croit passionnément à sa mission – diriger des jeunes, dans le cas qui nous occupe – et qui s’y consacre a déjà la moitié du chemin de fait. Quiconque est animé d’une conviction sincère sait ce qui est bien et agit, quelles que soient les conséquences. La deuxième qualité d’un bon chef est le courage. Le courage est l’assise de la volonté. C’est la manifestation de la certitude de bien faire. Je ne parle pas ici de bravoure ou de courage physique, mais bien du courage de la personne qui, face à l’injustice ou à quelque chose d’immoral, a le courage de s’avancer, de dire ce qui en est et de prendre les mesures voulues pour redresser la situation. La troisième qualité d’un chef est l’honnêteté, une honnêteté qui va bien au-delà du respect de la propriété d’autrui. Une personne n’est pas nécessairement honnête uniquement parce qu’elle ne vole pas; être honnête, c’est aussi dire toute la vérité et être capable d’admettre ses erreurs. Nous sommes plus portés à suivre la personne qui manifeste ce type d’honnêteté et de courage que celle qui propose des solutions de facilité. La quatrième qualité du chef est la loyauté, une loyauté qui se pratique quotidiennement et partout. Le chef qui recherche avant tout son avantage personnel ne sera jamais – je répète, jamais – loyal envers personne d’autre que lui-même. Le chef qui ne prend pas fait et cause pour un subalterne

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injustement lésé par crainte de déplaire à ses supérieurs est un imposteur, puisqu’il est incapable de loyauté; il s’intéresse uniquement aux apparences. Le chef qui critique ouvertement des supérieurs et qui leur impute toujours ses propres lacunes pour leur en faire porter le poids ne fera vraisemblablement pas de sacrifice pour améliorer le sort de ceux qu’il dirige.

Chaque fois qu’un chef a manqué à son devoir, il avait négligé de mettre en pratique les qualités que j’ai énumérées ci-dessus. Cela n’a rien de chinois, croyez-moi! En résumé, le leadership dans le CIC ne diffère pas de celui qui se pratique ailleurs dans les FC ou dans le civil. Il s’en distingue néanmoins par les conséquences qui pourraient résulter

La dernière qualité du chef est la connaissance. Pour savoir commander, il faut posséder plusieurs formes de connaissances : la connaissance technique de sa spécialité – disons, de son élément –, une connaissance des autres fondée sur un intérêt pour autrui et la compréhension des autres ainsi qu’une connaissance des règlements, des ordres et des procédures et une bonne appréciation de leur raison d’être. Le bon chef ne cesse jamais d’apprendre; si le chef cesse de se développer, ses subalternes en souffriront. Ces qualités des chefs s’appliquent-elles au CIC? Vous pouvez parier votre avenir dans le MCC qu’elles s’appliquent : elles s’y appliquent même par excellence! Ayant commandé moimême une ERIC et un centre d’instruction d’été des Cadets de l’Armée pendant quatre ans, j’ai pu constater que, chaque fois qu’un officier du CIC avait des problèmes, ses ennuis venaient de ce qu’il avait négligé d’appliquer une ou plusieurs des qualités des chefs, soit qu’il n’avait pas eu le courage d’assumer la responsabilité d’un geste de sa part ou des actions d’autrui, soit qu’il avait ignoré des règles et règlements du Centre, soit qu’il avait négligé d’appliquer ses connaissances, en matière de sécurité, par exemple.

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du fait qu’un chef néglige de mettre en pratique les qualités qu’on attend de lui. Contrairement à ce qui se passe dans la Force régulière ou dans la Première réserve, le MCC est entièrement à la charge des officiers. En tant que responsables de jeunes, nous n’avons pas le luxe de traiter avec des soldats dûment formés et dont on peut s’attendre qu’ils feront preuve de jugement. Assurer un leadership efficace dans le CIC est une affaire d’autant plus délicate qu’on traite avec des jeunes et que prendre les choses pour acquises est toujours risqué.

Dans le CIC, il n’y a pas de militaires du rang pour offrir un soutien cohérent. En fait, tant au niveau local que pendant l’instruction d’été, l’officier du CIC n’a pas de rapports avec des MR adultes et expérimentés dans son travail quotidien; il traite plutôt avec des cadets-cadres. Bien que ceux-ci soient animés des meilleures intentions du monde et qu’ils possèdent d’admirables qualités, le chef qui se contenterait de dire «très bien, adjudant, continuez!» et s’en irait sans le superviser pourrait courir à la catastrophe. Contrairement aux autres éléments des FC où les MR donnent, dans la majorité des cas, des conseils éclairés à des officiers qui n’ont pas à s’y fier aveuglément, mais qui peuvent au moins les considérer, le MCC ne bénéficie pas d’un pareil luxe. Le plus souvent, les officiers du CIC sont laissés à eux-mêmes. Face à un problème, ils s’efforcent de parvenir à une solution et à un plan qui s’appuient sur une analyse logique de la situation. Dans la plupart des cas, tout ce que l’officier peut espérer est d’avoir envisagé tous les facteurs avant de parvenir à une décision ou de choisir une ligne de conduite. Dans la Force régulière, un adjudant d’expérience s’approchera du commandant et lui glissera poliment : «Monsieur, avez-vous pensé aux aspects sécuritaire du franchissement d’un plan d’eau?» Dans le MCC, ce filet de sécurité n’existe pas. En conclusion, les principes du leadership sont les mêmes partout. Les différences tiennent aux tâches à remplir et aux ressources dont on dispose pour s’en acquitter. Comme nous manquons de ressources essentielles dans le CIC, il est d’autant plus important de nous conformer aux principes fondamentaux du leadership.

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P R O F I LS Maintien de la paix Capitaine A. Dengis

En ma qualité de gendarme de la GRC, j’ai été membre du contingent canadien de la mission des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine (MINUBH) d’octobre 1998 à avril 1999. Notre mandat consistait à aider la police locale à créer un milieu sûr pour tous les groupes ethniques grâce à des réformes et à des mesures de formation conformes aux principes du maintien de l’ordre dans les sociétés démocratiques. À mon arrivée, j’ai été stationné à Brcko. La ville et sa population ont beaucoup souffert des atrocités de la «purification ethnique», c’est-à-dire du déplacement forcé des résidents par des moyens brutaux qui peuvent aller de la destruction des habitations et des moyens d’existence à l’assassinat. La haine et les luttes ethniques ont détruit en bonne partie les infrastructures de ce centre florissant et ont réduit la population, qui est passé de 80 000 habitants, principalement des Musulmans bosniaques, à environ 40 000 Serbes bosniaques qui vivotent dans les ruines de cette ville dévastée. On m’a confié au début des fonctions de contrôle et de patrouille dans une collectivité rurale à la périphérie de Brcko; j’y ai travaillé en étroite collaboration avec la police locale, observant les policiers faire leur travail. Nous n’avions en effet aucun pouvoir exécutif dans cette mission et nous agissions uniquement comme observateurs. Bien que je ne sois pas naïf au point d’ignorer les conséquences de la guerre, c’est en travaillant dans cette collectivité que j’ai pu apprécier pleinement les transformations que cette guerre a imposé à la population et la collectivité. Ayant bien rempli mes fonctions de contrôle, j’ai cherché à mettre à profit mes compétences policières pour relever d’autres défis. C’est alors que l’expérience que j’avais acquise dans le

CIC pendant les années où j’y ai servi comme officier d’instruction d’un corps m’a permis de travailler comme instructeur au sein de l’unité de perfectionnement de la police locale de la région de Brcko. Cette unité était formée d’officiers de police de l’ONU qui avaient la charge de former la police locale aux pratiques de maintien de l’ordre des pays démocratiques dans le cadre d’un cours de quatre semaines. L’instruction portait sur diverses questions de police et comprenait des leçons théoriques et des séances d’entraînement. J’avais reçu une formation aux techniques d’instruction dans le cadre du CQEO et du CQLT, et j’avais eu l’occasion de perfectionner mes

compétences en travaillant plusieurs années comme officier d’instruction de cadets dans le cadre du programme des étoiles et dans d’autres domaines, au niveau d’un corps de cadets. Ma formation d’instructeur du CIC et mon expérience au niveau du corps, outre mon expérience et mes connaissances d’officier de police, m’ont permis de donner aux policiers locaux des cours bien informés et crédibles et d’obtenir d’excellents résultats. Outre des compétences policières, cette mission, vu l’importance de sa portée, exige des participants qu’ils puissent relever quotidiennement des défis. J’ai pour ma part eu à faire face à des questions de leadership, de gestion, de

logistique et d’organisation. Il s’agit là de compétences militaires courantes dans lesquelles les membres du Groupe international de police ne reçoivent généralement pas de formation. J’ai appris par expérience que, pour être efficace dans une mission de cette nature, il faut faire preuve de leadership; en effet, j’entretenais des rapports avec des homologues, des associés et des stagiaires aux croyances, aux habitudes et aux normes différentes et je ne disposais d’aucun pouvoir exécutif qui puisse les obliger à quoi que ce soit. Je devais m’efforcer constamment de fixer leur attention sur la tâche à accomplir et j’ai dû compter sur mes qualités de chef pour arriver à quelque chose. Mon expérience comme officier d’instruction et, plus récemment, comme commandant, m’avait heureusement bien préparé aux tribulations auxquelles allaient m’exposer mes rapports avec ces personnes. J’ai tiré beaucoup de satisfaction de mon engagement dans le CIC au niveau d’un corps, car c’est là que j’ai pu acquérir et développer ces compétences. Cette expérience m’a beaucoup profité dans ma carrière et sur le plan personnel, et elle s’est révélée extrêmement précieuse dans cette mission. Mes compétences et mon rendement m’ont amené à être nommé superviseur de l’unité d’instruction de la police locale de la région de Brcko, qui comptait 15 instructeurs du Groupe international de police et sept interprètes et qui était responsable d’un programme de formation de 1 000 policiers locaux. Je dois ma réussite en grande partie aux membres du CIC qui ont été mes mentors et au personnel de l’ERIC Pacifique dont les qualités et les connaissances didactiques ont contribué à faire de moi un bon officier. Le capitaine Allan Dengis est le commandant du Corps de cadets du génie militaire canadien 1725, à Chilliwack, en Colombie-Britannique.

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Le CIC, une seconde carrière Capitaine A.R. Brown, CD Quand Peter Magwood a pensé se joindre au CIC, il n’état pas sûr d’être prêt à réintégrer le milieu militaire, surtout après une si longue absence. Deux ans plus tard, il admet que sa décision a été la plus avisée qu’il aurait pu prendre. Âgé de 53 ans, le slt Magwood est un officier des affaires publiques qui compte vingt-cinq ans d’expérience dans l’administration fédérale, ainsi que les milieux militaires et journalistiques. Il a exercé brillamment ses talents auprès du NCSM Acadia, le CIECM de Cornwallis Park (N.-É.), dans le cadre des éditions 1996 à 1998 du tattoo de la NouvelleÉcosse et aux assemblées générales de la Ligue navale du Canada et de l’Association de la Force aérienne du Canada, à Halifax, cette année. Quand il a quitté Transports Canada et pris sa retraite en 1994, Peter Magwood s’est cherché quelque chose à faire de ses temps libres. Sa femme Marie et lui ont acheté un cottage à la campagne et ils ont consacré beaucoup de temps et d’argent à lui refaire une beauté. Une fois terminé, Peter s’est cherché un autre défi à relever. Il s’est demandé s’il ne lui serait pas possible de faire une seconde carrière chez les militaires. Comptant, en 1987, vingt-trois ans de service dans la Réserve navale, il a songé tout d’abord rallier l’unité de la Réserve navale de Halifax, le NCSM Scotian. Il a cependant appris qu’il ne pourrait pas servir après 55 ans (contre 65 dans le CIC), qu’il perdrait deux grades pour devenir matelot de 1re classe et qu’il serait reclassé manœuvrier, alors qu’il était autrefois musicien. Des discussions avec des amis ont amené le slt Magwood à l’ÉRIC (Atlantique) et, comme le dit Magwood, «on connaît la suite». Au début, il a eu de longs entretiens sur ses antécédents; ensuite, il a été question des choix et des possibilités de carrière qui s’offraient dans le CIC par comparaison à la Réserve navale. Même si le CIC lui était encore peu connu, il est devenu évident

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que c’est dans le CIC que son expérience et ses capacités seraient le plus utiles; le slt Magwood n’a pas tardé à choisir cette voie. Suivant les instructions et les conseils du personnel du quartier général régional, le slt Magwood a décidé de s’enrôler dans le CIC fin 1996. Il a trouvé une place au CRCCM Nelson, l’un des corps de Cadets de la Marine de Halifax, et, quand un poste rémunéré est devenu libre en janvier 1997, les choses se sont mises en branle. Après les habituelles formalités – formules à remplir, correspondance, examens médicaux et entrevues –, il a été officiellement rengagé, en avril 1997, dans le CIC en qualité de slt sorti du rang. Il a occupé son premier poste au tattoo international de la NouvelleÉcosse, en tant qu’officier adjoint des affaires publiques; ont suivi deux mois au NCSM Acadia. Le slt Magwood a beaucoup aimé l’idée de revenir au tattoo en tant que subalterne. Il avait participé aux tattoos de 1979 à 1987 comme musicien militaire, et il a trouvé intéressant de passer de l’interprétation à la production.

SLt Peter Magwood Le slt Magwood aime le travail bien fait. Les finales enlevantes du tattoo international de la Nouvelle-Écosse ou la cérémonie de remise des diplômes et la cérémonie du crépuscule du NCSM Acadia, toujours aussi populaires, sont la récompense de son engagement envers le CIC.

Pendant qu’il servait au NCSM Acadia, à l’été de 1997, le slt Magwood a pu revoir Cornwallis pour la première fois depuis trente ans. «Quel changement!», a-t-il dit. Son dernier passage à Cornwallis remontait à 1967, l’année du centenaire du Canada. C’était à l’époque une base incroyablement occupée. Le slt Magwood n’a pas tardé à s’adapter à l’horaire chargé du centre d’instruction d’été des Cadets de la Marine et, peu après, il commençait à produire des articles et des photographies sur des gens et des événements dignes d’intérêt du NCSM Acadia. Le sous-lieutenant Magwood a été rappelé de nouveau en 1998 pour prêter main forte aux Affaires publiques pendant le tattoo et au NCSM Acadia. Il espère être employé de nouveau en 1999. Il considère comme un privilège de travailler pour les Affaires publiques. En dépit des longues heures de travail, des multiples demandes à satisfaire et de la maigreur des ressources, les résultats en valent la peine.

Anciens cadets recherchés! M. Boriel Nous sommes à la recherche d’anciens cadets et CIC qui se sont depuis distingué dans leur vie personnelle ou professionnelle. Nous avons tous entendu parler de Myriam Bédard ou de Chris Hadfield, et pourtant plusieurs centaines d’anciens ont contribué largement au sein de leur communauté et ils sont demeurés pratiquement inconnus et dans l’ombre. Si vous connaissez un ancien cadet ou CIC qui a embrassé une intéressante carrière ou qui a atteint le succès dans son domaine, nous aimerions le savoir. Communiquez vos informations à Michele Boriel, Cellule de communication, Direction des cadets. Fax (613) 992-8956, courriel: af120@issc.debbs.ndhq.dnd.ca.

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Courrier des lecteurs

Prétendus officiers? Lieutenant de vaisseau L. Comer Permettez-moi de me présenter : je suis la personne que la majorité des militaires appellent un «prétendu officier». Nul ne conteste le fait que je puisse être célibataire ou marié et père ou mère de famille. Nul ne conteste non plus que, si je suis marié, je travaille à plein temps pour prendre soin de ma famille. Nul ne conteste que, dans ma “prétendue” carrière, je touche une rémunération pour seulement 21 des 150 jours et plus où je travaille. Nul ne conteste le fait que cette autre carrière, si je m’en occupe avec diligence, exige mon attention sept jours par semaine, 52 semaines par an. Nul ne conteste que j’aurai une influence directe sur la société de demain et ses valeurs. Je ne prétends pas être un officier de carrière parce que cela n’est pas ce que je suis. Je ne prétends pas être un officier commissionné des Forces canadiennes, parce que JE SUIS un officier commissionné. Ma spécialité et mes compétences portent sur la jeunesse du Canada. Je veux les former et canaliser leur énergie de manière qu’ils relèvent des défis en tant que citoyens quand ils deviendront adultes. Comme vous pouvez le voir, je ne prétends rien en tant qu’officier. Je suis tout aussi qualifié que vous, tout aussi dévoué et engagé que vous. Seul mon domaine de compétences diffère.

En bref •

Lectures suggérées Certains d’entre-vous avez exprimé le désir de nous voir recommander des lectures pouvant aider à développer les habiletés en leadership et en communication des membres du CIC. La table des matières de plusieurs livres est affichée sur le Site web national du CIC au www.vcds.dnd.ca/cic. Pour nous suggérer des lectures intéressantes, contactez-nous par télécopieur, téléphone ou par courriel. Les téléphones et adresses se trouvent à la page 3 de ce numéro.

Le Musée canadien de la guerre a proposé la création d’une trousse d’histoire qui pourrait être distribuée à toutes les unités de cadets. La trousse contiendra vraisemblablement des renseignements généraux et des renseignements sur chacun des éléments qui pourront être enseignés à la discrétion des officiers.

Depuis janvier, les cadets et les officiers en uniforme sont admis gratuitement au Musée de la guerre.

Après près de quarante ans de service, Richard Logan a quitté le bureau national de la Ligue des cadets de l’Air. Il a commencé à travailler au bureau national de la Ligue des cadets de l’Air en 1960 et il y est demeuré depuis. Richard Logan est le directeur exécutif de la Ligue des cadets de l’Air depuis 1985. Il sera remplacé en juin Richard Logan par Jean Mignault.

Je viens tout juste de lire le numéro 5 (automne 1998) du Bulletin national du CIC et, en réponse à l’invitation de la rédaction, j’aimerais apporter les commentaires suivants. Ce bulletin me paraît bien mince et il laisse l’impression que tout va pour le mieux dans le CIC. Les termes «chaud et douillet» me viennent à l’esprit. N’y a-t-il personne qui se plaint? S’agissant de l’ARFC, par exemple, il a fallu une page entière pour nous expliquer que nous n’y avions pas droit! Vous en êtes peut-être à l’heure des grandes décisions, puisque vous ne publiez rien d’un tant soit peu controversé. Je ne peux évidemment parler que du point de vue de la région de l’Atlantique, mais il m’arrive souvent de discuter avec des officiers, et j’ai pu entendre formuler bien des plaintes. Par ici, le CIC comporte deux strates : les personnes qui travaillent, le plus souvent bénévolement, dans les unités et qui font vraiment marcher le programme, et les officiers rémunérés, qui travaillent au QG régional et ailleurs. Dans bien des cas, ces personnes étaient déjà en place quand je me suis joint au CIC en 1987, et elles y sont toujours. Il est rare qu’on voie des postes affichés dans les unités; nous n’en entendons parler qu’après-coup. Les deux dernières nominations d’officiers de secteur du CIC à l’Î.-P.-É. (un pour chaque élément) en fournissent un exemple. Ni l’un et ni l’autre n’avaient servi une seule journée dans le CIC avant d’assumer leurs nouvelles fonctions. Ils n’avaient jamais travaillé avec des cadets, et pourtant ils occupent maintenant des postes en vue dans la province. De l’officier régional des cadets en descendant, il est facile de trouver ce genre d’officiers du CIC dans des postes rémunérés à plein temps. Ce qui m’inquiète, c’est que de très bons candidats – des officiers qui ont une bonne instruction et beaucoup à offrir – soient toujours laissés pour compte et qu’en même temps certains instructeurs de l’ERIC en poste depuis des années appliquent les mêmes méthodes qu’ils utilisaient il y a dix ou quinze ans. Je pense sérieusement que les programmes que nous administrons nous échappent totalement et que nous perdons l’occasion de recruter des personnes très compétentes parce que le CIC ne semble leur offrir aucun avenir. Bref, il me semble que nous n’avons pas de voix dans nos propres affaires. Si la vocation de ce bulletin est de nous en donner une, je recommande vivement à chacun de l’utiliser. J’espère sincèrement que cette lettre sera publiée : j’ai la certitude qu’elle suscitera des réactions, d’un côté comme de l’autre. Lieutenant de vaisseau F.B. Rodgers, CD

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