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BULLETIN national du

CIC

Numéro 5 – Automne 1998

Bulletin national du Cadre des Instructeurs de Cadets

Dans ce numéro : Initiatives jeunesse Relations cmdt/répondant Allocation de retraite de la réserve

Défense nationale

National Defence


Un mot du rédacteur administratif Lieutenant colonel R.J.R Guilbault Guilbault, OMM, CD

Table des matières Du co-conseiller de la Branche Page 3

Exprimez votre opinion Page 6

Profil Page 7

Développement professionnel Page 8

Annonces Page 12

Vous l’avez demandé Page 14

Sondage Page 17

Salut ! Nous sommes de retour ! Après le numéro de l’automne dernier, nous avons dû quelque peu battre en retraite, histoire de soigner nos blessures quoi. Et nous avons dû sauter la publication du printemps, espérant ne pas trop perdre de lecteurs. Alors, quoi de neuf ? Pour commencer, deux nouveaux co-rédacteurs. Vous connaissez sans doute le premier si vous êtes un avide utilisateur du « Net » puisqu’il gère le Site Web National des Cadet du Canada, le capt Guy Peterson. Le capt Peterson jouie d’un grand crédit: un produit de l’organisation des cadets, il a été un instructeur puis le commandant d’un escadron de la région de Trois-Rivières, Qc, il a travaillé au CIÉCA Bagotville pendant plusieurs étés et a aussi été l’officier responsable de projet pour le nouveau programme d’instruction local des cadets de l’Aviation. Le second, l’élèveofficier Jeremy Chenier est aussi un CIC, un produit du programme des cadets de l’Aviation et un pilote qui a travaillé à l’École régionale de vol à voile, à Mountain View pour les deux derniers étés. Mais encore plus intéressant pour nous, il étudie présentement à l’Université Carleton en journalisme. Tous deux sont hautement motivés et désirent ardemment vous offrir un journal de qualité. Puisque nous ne voulions pas que le Bulletin CIC devienne une publication à saveur «Ottawa seulement», nous avons aussi ajouté à l’équipe des collaborateurs régionaux. Leur travail consiste à représenter le point de vue régional dans chaque numéro du Bulletin. Vous trouverez leur noms et coordonnées dans le tableau au bas de cet article. N’hésitez pas à recourir à leurs services pour toute question concernant le Bulletin ou si vous avez besoin d’aide pour publier un article. Dans le passé, vous nous avez fait parvenir un bon nombre de soumissions pour le Bulletin traitant des cadets. Puisque la mission du Bulletin CIC est d’offrir aux officiers une tribune pour discuter des sujets d’ordre professionnel et d’échanger des points de vue sur la Branche CIC, nous avons résisté à publier du matériel «uniquement cadets». De plus, nous ne voulions pas couper l’herbe sous le pied des bulletins «cadets» régionaux présentement publiés dans la plupart des régions. Durant la dernière réunion du Conseil Consultatif de la Branche CIC, on a demandé aux membres de considérer l’amalgamation du Bulletin CIC à un «Bulletin tout MCC» qui couvrirait tant des nouvelles des cadets que des CIC. Le CCBCIC estima que l’opinion des lecteurs devrait être recensée. Nous incluons donc un sondage dans ce numéro du Bulletin. Un sondage qui couvre aussi d’autres questions visant l’amélioration du Bulletin et la façon dont il rempli sa mission. Nous vous enjoignons tous de le compléter et de nous le retourner le plus rapidement possible. Reproduisez-le localement, photocopiez-le, transcrivez-le à la main s’il le faut, mais retournez-le rapidement. Merci Nous somme fiers de vous présenter ce 5ième numéro du Bulletin CIC qui couvre une multitudes de sujets excitants. Lisez l’article sur une contribution CIC à Haïti, apprenez comment travailler avec votre répondant local; découvrez pourquoi la ARFR ne s’applique pas aux CIC. Poussez votre lecture plus loin afin de connaître ce qu’il y a de neuf au Processus du Choix d’Avenir ou comment les récentes augmentation de salaire affecteront vos impôts. Et que dire du point de vue d’un membre de la Force Régulière quant à l’organisation? Tout ceci et plus encore. À vous de savourer... et SVP retournez le sondage!

Représentants régionaux Atlantique

Capt Ross Brown

902 427-0550

Est

Major François Dornier

450 358-7099 ext 7135

Centre

LCdr Peter MCIntyre

519 660-5026

Prairies

Ltv Terry Hurley

204 833-2500 ext 2426

Pacifique

Ltv SD Anderson

250 746-3919

Région du Nord

Capt AJC Ross

867 873-0841

photographie de couverture gracieuseté du Ltv Paul Fraser Toba Inlet, C.-B.

«Former les jeunes d’aujourd’hui et les préparer à devenir les leaders de demain»


DU CO-CONSEI LLER DE L A B R ANCH E Un leader de leaders

Biographie Colonel Hardy

Colonel E.W. Hardy, OMM, CD Je suis le Directeur des cadets depuis quatre mois seulement, mais quatre mois très, très occupés. J’avais des idées préconçues (pas très justes d’ailleurs) concernant les officiers qui entraînent les cadets, n’ayant jamais été membre du CIC. En juin dernier, le colonel Cloutier m’expliquait que l’OCC était une organisation complexe, compliquée et dynamique et que ça me prendrait du temps pour bien saisir tout ce qui s’y était passé et qui s’y passait. Il m’a également dit « attend un peu avant de te faire une idée sur quoi que ce soit! ». Je connais Gaston depuis très longtemps et j’ai toujours accepté ses conseils et ses suggestions. Cependant dans ce cas-ci, et contrairement à ses conseils, je m’étais rapidement fait une idée à propos de certaines choses! Bien que les nombreuses félicitations réservées aux cadets soient méritées, le crédit pour avoir façonné le produit final, c’est-à-dire le cadet, repose entièrement sur les épaules de leurs leaders – leurs officiers - le CIC. Bien que j’ai souvent travaillé avec les cadets durant ma carrière et que j’ai été responsable du programme de familiarisation de vol à voile pour les cadets de l’aviation à Chatham, au N.-B. pendant trois ans, je ne connaissais rien de l’organisation. Et bien, les choses ont définitivement changé! Après avoir visité 15 CIEC, 4 OCR, parlé à plus de 1,000 membres du CIC, je connais le Mouvement beaucoup mieux. Je suis particulièrement impressionné par le niveau d’effort, d’innovation, d’engagement et de sacrifice du CIC. Après quatre mois, ma définition d’un CIC est quelqu’un qui travaille 150 jours par année et qui est payé pour 21 jours. Malheureusement, mon manque de connaissance du CIC n’est pas unique. Trop de membres des FC ignorent ce qu’est le CIC et sa mission. À vous tous à qui j’ai parlé, et à qui je parlerai, sachez que je m’engage à toujours créditer ceux à qui crédit revient. En fait, la majeure partie de ma récente présentation au Conseil des Forces Armées a été de louanger vos efforts et de demander un soutien additionnel auprès des FC pour vous aider dans votre mission de développer les leaders de demain, de les garder actifs physiquement et de les intéresser aux capacités et contributions des FC. Je peux transmettre le message mais j’ai besoin de votre aide. Si vous vous interpellez de façon différente les gens vont penser que vous êtes différents. J’entends souvent la locution « officier du CIC » et je me

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demande: « y a-t-il d’autres sortes de CIC ? » Dans la 3ième publication du Bulletin CIC, la locution « officier du CIC » est utilisée 45 fois! À titre expérimental, j’ai soit enlevé le mot « CIC » ou « officier » et le résultat était le même. Rien n’a changé. Par conséquent, je vous demande de vous identifier pour ce que vous êtes - des officiers des FC. Même s’il y a une différence entre votre entraînement de base, dans vos définitions de tâches et dans vos attentes en comparaison des officiers des forces régulières, vous avez la même Commission de la Reine. Vous êtes sujets au même code de discipline, ce qui veut dire que vous avez fait le même serment envers votre pays que les autres officiers des Forces. Vous allez m’entendre souvent parler de ce thème au cours des prochaines années. Je vais persister à créditer ceux qui le méritent, mais il vous faudra faire votre part. Votre commission n’est pas seulement un certificat pour guider et enseigner aux jeunes. Elle fait de vous un membre de la communauté des officiers et sous-entend que vous ayez certaines connaissances de la profession de militaire. Ma mission est aussi d’améliorer ces connaissances et expertises sans augmenter la tâche d’officiers déjà débordés. La place grandissante faite au professionnalisme militaire dans ce Bulletin n’est qu’un début. Je me considère un leader de leaders et je promets de faire tout en mon pouvoir afin de publiciser votre contribution envers la jeunesse et le futur du Canada et d’améliorer votre connaissance des FC tout en s’assurant que nous « n’oublions pas le cadet ». Je termine en disant combien je suis heureux d’avoir joint votre univers, combien je suis enthousiasmé à l’idée de contribuer à une mission aussi noble et combien j’ai hâte de travailler avec vous pour vous.

Le col Hardy est né à Alberton, à l’Île-duPrince-Édouard. En 1971, il s’enrôle au sein des Forces canadiennes et est accepté au Collège Militaire Royal de St-Jean, QC. Il termine ses études au Royal Military College de Kingston, ON en 1976 avec un baccalauréat en Économiques et Commerce. Il reçoit ses ailes de pilote en 1977 et reçoit l’entraînement de pilote d’hélicoptère pour ensuite être muté à la Base de Chatham, N.-B. à l’Escadrille de la Base où il pilote l’hélicoptère Iroquois. Il est également en charge du Programme de familiarisation de Vol à voile de 1978 à 1980. En 1981, le col Hardy est muté à l’Escadron 103 de Gander, Terre-Neuve et il y pilote l’hélicoptère Labrador. Il acquiert une expérience considérable dans les opérations de recherche et sauvetage durant cette période. Entre autres, il a participé au sauvetage des membres du vaisseau de recherche de pétrole, Arctic Explorer, et à la recherche de survivants de l’appareil de forage pétrolier Ocean Ranger. En 1984, il fait partie d’un échange avec la Garde Côtière des États-Unis (GCEU) et il pilote l’hélicoptère Pelican. C’est durant cette période avec la GCEU à Cape Cod, Mass., qu’il reçoit à deux reprises la Médaille de l’Air des État-Unis pour service méritoire en missions de Recherche et Sauvetage. La deuxième de ces médailles lui fut décernée en reconnaissance du sauvetage de 37 marins russes de leur affréteur secoué par une tempête sévère sur l’Océan Atlantique. La médaille lui a été présentée par le Président Ronald Reagan en mars 1987 à la Maison Blanche Le col Hardy revient au Canada en juillet 1987 et devient le Commandant d’escadrille des Labrador, à l’Escadron 424 de Transport et Sauvetage à Trenton, en Ontario. En 1989 il est nommé Commandant du Centre de Coordination des sauvetages de la Région centrale, et en décembre 1991 on lui décerne l’Ordre du Mérite militaire. Il complète le cours du Collège de commandement et d’état-major à Toronto en 1993 et il prend le commandement de l’Escadron 442 de Recherche et Sauvetage à Comox. C.-B., où il pilote aussi le Buffalo. En 1996, suite à ce poste de commandement, il est nommé Officier Senior au QGDN pour la Recherche et Sauvetage, poste détenteur de tout ce qui concerne le programme de Recherche et Sauvetage du Ministère. Le col Hardy assume la position de Directeur des cadets en 1998.

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Du bureau des éditeurs Capt G. Peterson, CD e suis membre du MCC depuis plus de 24 ans, dont 16 au sein du CIC. Je me souviens d’une époque où plusieurs souhaitaient la venue d’un outil capable de servir de lien entre les membres de notre Branche à travers le pays, nous rapprochant ainsi comme corps d’officiers. Je me souviens de discussions tenues avec mon personnel d’escadron alors que nous pensions qu’il serait fantastique de pouvoir partager nos expériences et trucs du métier avec d’autres unités et savoir ce qui se faisait dans d’autres régions. Ce besoin d’échanger de l’information avec des collègues de partout était et est toujours important.

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Le Bulletin du CIC a été créé il y a trois ans pour nous rapprocher. Malgré son succès relatif, la principale difficulté à laquelle les équipes de rédaction du Bulletin ont dû faire face jusqu’à maintenant, aura été de vous faire partager votre vécu. Très peu d’articles nous parviennent du « terrain » et ce, malgré le nombre impressionnant de membres dans notre Branche. Le succès du Bulletin, et sa capacité d’atteindre son plein potentiel comme outil de communication national repose en grande partie sur vous et votre expérience. C’est pourquoi nous avons décidé de vous consulter avant d’aller plus loin. Nous voulons garder le Bulletin aussi informatif qu’il l’a toujours été, mais nous voulons aussi le rendre plus utile pour vous, l’officier. Dites-nous COMMENT. À ce point je voudrais plus particulièrement inviter les « vieux de la vieille » à partager leur expérience avec la relève. Comment vous occupez-vous de vos tâches comme CIC? Quel aspect de votre expérience mérite d’être partagé avec les autres CIC? Nous pourrions tous bénéficier de votre savoir-faire. Vos soumissions n’ont pas à être très longues, quelques lignes ou paragraphes suffisent. Cependant, vos soumisssions doivent être intéressantes et pertinentes à votre rôle de CIC. Aidez-nous à faire du Bulletin national du CIC une publication à votre image. Votre Bulletin est arrivé à une étape où nous aurons à décider si vous êtes suffisamment intéressés pour que l’effort de production en vaille la peine. Pour être bien honnête, je serais extrèment déçu de voir le Bulletin disparaître avant d’atteindre son plein potentiel comme outil de communication et après seulement cinq numéros. Nous avons besoin de votre aide pour planifier l’avenir du Bulletin et le rendre intéressant à vos yeux.

Élof J. Chenier

Content de vous revoir! epuis notre dernière publication, plusieurs changements ont été effectués au Bulletin national du CIC. Un de ces changements est que j’ai été engagé pour travailler avec le capitaine Peterson comme corédacteur du Bulletin. Depuis trois ans, j’étudie en journalisme à l’Université Carleton et je suis un élof qui participe activement dans le CIC. J’espère que mon expérience ou le manque de celle-ci saura m’aider à déterminer ce qui vous intéresse.

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Laissez-moi vous expliquer ce que je veux dire. Jusqu’à présent, le Bulletin national du CIC a surtout reçu des articles d’officiers très expérimentés. Même si toutes ces informations sont d’une valeur inestimable, nous voulons recevoir des nouvelles de la part de jeunes officiers. Quelles sont vos préoccupations? Que peut-on faire pour améliorer le CIC? S’il-vous-plaît, prenez le temps de remplir le sondage, d’écrire des articles et laissez-nous savoir ce qui vous intéresse. Ce bulletin est mis en place pour vous permettre de progresser comme officier. Nous avons besoin de votre aide pour améliorer le contenu de votre bulletin.

Bulletin national du CIC Automne 98 Rédacteur en chef Colonel EW Hardy, OMM, CD Directeur des cadets Co-conseiller de la Branche CIC Rédacteur administratif Lieutenant-colonel RJR Guilbault, OMM, CD Directeur des Cadets Plans et Exigences Co-conseiller de la Branche CIC Rédacteurs Capitaine G Peterson, CD Élève-officer J Chenier Représentants régionaux Capitaine R Brown, CD (Atlantique) Major F Dornier, CD (Est) Capitaine de corvette PA McIntyre, CD (Centre) Lieutenant de vaisseau T Hurley, CD (Prairies) Lieutenant de vaisseau SD Anderson, CD (Pacifique) Capitaine AJC Ross, CD (Nord) Traduction Capt C. Durepos Cette publication a été préparée au nom des officiers du Cadre des Instructeurs de Cadets (CIC) qui oeuvrent au sein des corps et escadrons, centres de formation et quartiers généraux à travers le pays. Elle est publiée deux fois par année avec l’autorisation du Directeur des Cadets. Les opinions exprimées dans cette publication ne représentent pas nécessairement une opinion ou une position officielle. Le Bulletin national du CIC offre aux membres du CIC une tribune pour échanger de nouvelles idées, partager des expériences avec d’autres membres de la Branche du CIC et se tenir au courant de questions, activités et programmes pertinents. Le Bulletin national du CIC accepte les commentaires, textes et photos de tous genres. Les rédacteurs se réservent le droit de modifier les envois pour des questions de longueur et de style. Rédacteur du Bulletin national du CIC a/s Directeur des Cadets Plans et Exigences Chef des réserves et des cadets, Quartier général de la Défense nationale, 101 Promenade Colonel By, Ottawa, ON K1A 0K2 Téléphone: (613) 992-6865 Télécopieur: (613) 992-8956 Courriel: ad614@ISSC.debbs.ndhq.dnd.ca

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Initiatives Jeunesse Élof J.Chenier Les membres du CIC vont bientôt voir apparaître de nouveaux programmes pour les cadets, plus de paye et plus de positions disponibles puisque des fonds provenant du Programme Stratégie emploi jeunesse seront dépensés dans l’OCC. « Le gouvernement met la priorité sur les jeunes », nous annonce le lcol RJR Guilbault, coordonnateur national pour le Programme initiatives jeunesse des cadets. « Ils ont mis un programme sur pied afin d’aider les jeunes à se trouver de l’emploi ». Le programme auquel il se réfère s’appelle Stratégie emploi jeunesse et il va toucher les CIC de partout au pays. « Pour nous, cela veut dire un peu plus de travail, mais aussi un peu plus de revenus » nous dit le lcol Guilbault. Dans le cadre du Programme Stratégie emploi jeunesse, le gouvernement fédéral versera plus de $17.8 millions de dollars supplémentaires par année à l’OCC pour les prochains deux ans. Cet argent supplémentaire veut dire plus de programmes pour les cadets et par conséquent plus de travail pour les membres du CIC. Pour les CIC, la différence la plus évidente sera la possibilité de recevoir quatre jours de salaire additionnels chaque année. Les initiatives entreprises pour les jeunes par l’OCC comprennent deux fins de semaines additionnelles au programme d’instruction obligatoire complémentaire. Les officiers qui participeront à ces deux fins de semaine d’entraînement se verront rémunérer pour chaque jour où ils seront présents. Cette paye est un supplément aux 21 jours que vous recevez normalement chaque année. D’autres initiatives entreprises par l’OCC comprennent une augmentation des échanges de cadets au niveau inter-provincial et international, la mise en œuvre d’une bourse annuelle pour les cadets désirant poursuivre leurs études, l’augmentation de la prime d’entraînement estival pour les cadets et finalement l’ajout d’instruction à l’Internet au cours de l’été. Une campagne de recrutement, des activités sur l’environnement et sur la citoyenneté, des sorties culturelles et des compétitions de musique sont aussi prévues. Ces initiatives sont conçues pour améliorer les chances d’emploi pour le cadet lorsqu’il entrera sur le marché du travail. Les cadets gagneront une expérience pratique, un entraînement relié au marché du travail et un mode de vie ainsi que des habiletés qui amélioront leurs chances dans la recherche d’emploi.

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Ces initiatives auront un impact sur l’effectif du CIC et sur la quantité d’emploi disponible pour nous. « Toutes ces initiatives demanderont une coordination, ce qui pourrait vouloir dire des emplois à temps partiel » dit le lcol Guilbault. Il a ajouté que le CIC préfèrerait donner l’opportunité aux officiers qui sont déjà dans le système mais « si nous recrutons plus de cadets, nous allons devoir recruter plus d’officiers pour le CIC ». Maintenant, l’OCC doit démontrer que les fonds obtenus auront un effet bénéfique sur le programme des cadets. « Si nous ne parvenons pas, en trois ans, à démontrer l’efficacité de ce programme... soit en obtenant un plus haut taux d’emploi ou un programme de cadet plus vivant, nous perdrons ces fonds » dit le Lcol Guilbault. Ces fonds supplémentaires proviennent d’une contribution additionnelle accordée aux Forces canadiennes afin de stimuler l’emploi chez les jeunes, que ce soit par des emplois ou par de l’entraînement additionnel. Même si le CIC n’est pas l’objectif premier de la Stratégie emploi jeunesse, il n’en est pas moins affecté à cause de sa proximité au programme d’entraînement des cadets. Le programme Stratégie emploi jeunesse s’agence bien avec celui du CIC puisque nous avons plusieurs jeunes officiers au sein du mouvement. « Je crois que plus de 50% de nos officiers sont âgés de moins de 26 ou 27 ans », dit le lcol Guilbault. Mais, soyez sans crainte puisqu’il n’y a pas que les jeunes officiers qui bénéficieront de ces fonds supplémentaires.

Dans le prochain numéro... Nous sommes déjà à l’oeuvre pour ce qui est du numéro du printemps 99 de votre Bulletin. Nous voulons rendre le Bulletin le plus utile possible et pour ce, nous avons besoin de votre opinion concernant les sujets suivants: Bonnes et mauvaises expériences entre le commandant et le répondant. Solutions? Notre rôle comme membre des Forces canadiennes Gérer le personnel – que faire du personnel plus jeune ou plus expérimenté? La planification de l’horaire d’entraînement Les difficultés rencontrées par un corps de cadets situé en région éloignée L’utilisation de sous-officiers des FC au niveau de l’unité de cadets La gestion du département d’administration Le CIC comme membre de sa communauté Faire la transition de cadet senior à officier du CIC Stratégies de recrutement ayant fait leurs preuves Stratégies de financement ayant fait leurs preuves

Nous accueillons aussi avec grand plaisir vos idées intéressantes.

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E X P R I M E Z V OT R E O P I N I O N Le commandant et le comité répondant Major L. Marchand,CD Depuis que je suis officier, j’ai vu des situations plus ou moins agréables dans les relations entre le commandant et le comité des répondants. Pour ma part j’ai été commandant à quatre reprises dans trois unités. Majoritairement j’ai eu de bonnes expériences. Je vais essayer dans ces quelques lignes de vous expliquer quelle fût ma façon de faire. Lors de mon premier commandement ce ne fût pas facile. Au début tout se déroulait bien jusqu’au jour où nous avons perdu nos locaux. Je considérais que le président ne faisait rien pour nous trouver de nouveaux locaux. Le président ainsi que moi-mÍme avions dans la tête de se contrôler mutuellement en s’ingérant dans le travail de l’autre. Avec l’aide d’un autre officier nous avons trouvé de nouveaux locaux. Par la suite le comité nous refusait l’accès à un local ou il y avait du matériel d’instruction. Les tiraillements durèrent six moins jusqu’au moment où j’ai décidé de quitter pour mon bien-être et celui de l’escadron. Quelques années plus tard, j’ai pris mon second commandement. Malgré des craintes au début ce furent des années de plaisir. En fait j’ai choisi une nouvelle approche avec le comité des répondants. J’ai pris le temps de rencontrer le président et de discuter de mes objectifs pour l’escadron. De plus nous nous somme entendu sur l’application du guide des partages des responsabilités entre le

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commandant et le président. Le simple fait de suivre ce guide nous a permi de respecter nos champs d’autorité. Au début de mon mandat j’ai demandé au comité des répondants une plus grande implication afin qu’ils s’assurent de remplir leur mandat et que je ne répète pas les mêmes erreurs que lors du premier mandat.

Les Capt Yetman et Mychajlyszyn – des CIC aux Jeux du Canada

Le premier facteur qui nous a permi de bien s’entendre est le respect mutuel sans continuellement se juger. Nous nous sommes assuré d’avoir une bonne communication. Mais pour nous, avoir une bonne communication ne signifiait pas que je demande des fonds pour une activité et que le président me l’accorde. Cela signifiait de discuter de la planification des activités de l’escadron, du rendement des officiers, des sous-officiers et des membres du comité des répondants et de se dire franchement ce qui allait et ce qui ne fonctionnait pas. Nous discutions avec respect mutuel.

En mai 1998, l’Association du Biathlon du Manitoba en était à sa dernière année de préparatifs en vue des Jeux d’hiver du Canada 1999 qui auront lieu à Blow Me Down Mountain à Corner Brook, Terre-Neuve. Le processus impliquait la sélection du personnel d’entraîneur: un homme, une femme et un administrateur. Parmi les noms retenus figuraient quelques CIC qui avaient participé au programme de biathlon des cadets ainsi qu’au niveau civil. Biathlon Manitoba a sélectionné le Capitaine Gerry Mychajlyszyn comme administrateur de l’équipe et la capitaine Deanne Yetman comme entraîneur de l’équipe féminine.

Lors des réunions du comité des répondants je m’assurais de m’assoir à la droite du président et non en position de confrontation (i.e. face au président) et lorsque le personnel se réunissaient pour les comités de sélection le président était à ma droite. Les grandes idées qui m’ont permi d’éviter les conflits durant mes trois derniers mandats sont le respect mutuel, la communication franche entre le commandant et le président, et le respect des responsabilités de chacun. Lorsqu’on est trop rigide dans notre façon de faire, on avance pas. Il est important d’être diplomate et de faire des compromis pour éviter des guerres d’adultes qui pénalisent les cadets.

Capt D Yetman

Le capt Yetman a commencé avec le programme de biathlon des cadets en 1990. Depuis 1991, elle a participé à quatre reprises au Championnat national des cadets en tant qu’entraîneur de l’équipe pour l’ECARC 547 de North Bay, On, le 533 ECARC de StAlbert, AB, l’ECRAC 177 de Winnipeg, Mn et enfin pour l’équipe composée du Manitoba. Cette année, elle travaille à l’acquisition de son certificat d’entraîneur de niveau 3. Le capt Mychajlyszyn est impliqué dans le biathlon des cadets depuis la saison 1991-92. Il a produit des athlètes qui ont participé au Championnat national des cadets au cours des six dernières années. Pour les cinq derniers Championnats nationaux, il a entraîné l’équipe de l’ECRAC 737 de Thompson, Manitoba. Ses athlètes y ont remporté cinq médailles d’argent et trois de bronze. Le capt Mychjlyszyn est un leader dans le développement du biathlon au Manitoba et la région du Nord-Ouest de l’Ontario. Depuis trois ans, il est le responsable technique pour Biathlon Manitoba, d’ailleurs il y demeurera pour la saison 1998-99. Il a également fait parti de l’équipe d’entraîneur pour Biathlon Manitoba lors du Championnat national du Canada en 1998. Il a terminé son certificat d’entraîneur de biathlon de niveau 3 ainsi que son cours d’instructeur.

Le capt Mychajlyszyn (gauche) et le capt Yetman (deuxième à droite) au champ de tir.

«Former les jeunes d’aujourd’hui et les préparer à devenir les leaders de demain»


Ces deux entraîneurs sont un atout important et nécessaire au programme de biathlon pour les cadets du Manitoba et du Nord-Ouest de l’Ontario. L’entraînement supplémentaire ainsi que l’expérience acquise lors des Jeux d’hiver du Canada ne peuvent qu’augmenter leurs habiletés en tant qu’entraîneur et ne peuvent que faire bénéficier le programme de biathlon des cadets au cours des prochaines années. Les bénéfices du programme ne s’arrêtent pas seulement aux athlètes. L’expérience d’ entraîneur et les connaissances acquises lors des Jeux d’hiver du Canada seront utilisés pour approfondir les connaissances et les habiletés de l’entraîneur de biathlon des cadets du Manitoba et du nord-ouest de l’Ontario. Les résultats obtenus lors des derniers Championnats nationaux de biathlon des cadets confirment une amélioration du niveau de compétition dans les régions des Prairies, du Pacifique et de l’Atlantique. L’amélioration est largement attribuable au développement du programme d’entraîneurs à travers ces régions et au développement qualitatif et quantitatif de leurs programmes. La participation de ces deux officiers aux Jeux d’hiver du Canada démontre le haut niveau d’habileté pour l’entraînement produit par le programme des cadets. De plus en plus, nous retrouvons nos cadets sur l’équipe provinciale durant les Jeux d’hiver du Canada ou dans d’autres compétitions à travers le Canada. Nos programmes font une différence. Dans le monde des cadets, il y a d’autres Myriam Bédard et même un Nicholi Koterlitzor ou deux qui attendent l’opportunité de se mettre en évidence.

Le SLt Powell Une CIC qui fait des vagues ! Élof J.Chenier Après avoir terminé son emploi au Centre d’instruction d’été des cadets de l’aviation à Trenton, le sous-lieutenant Stephanie Powell n’est pas retournée chez elle comme prévu. Elle s’est plutôt rendu en Italie pour en revenir avec une médaille d’argent. Durant l’été, le slt Powell qui est membre du CIC depuis avril 1997, a été invité à Edmonton par le Conseil International du Sport Militaire (CISM) pour un camp d’entraînement en natation. Elle a été sélectionnée pour représenter les FC à Rome, en Italie, pour les Championnats mondiaux du CISM 1998. Elle n’a pas déçu. A titre de membre de l’équipe féminine du relais 4X100 mètres de style libre, sa collaboration a permis à l’équipe canadienne de remporter la deuxième place. «C’était extraordinaire», nous dit le slt Powell de son expérience, «je n’aurais jamais imaginé gagner une médaille pour le Canada».

Le but de la compétition du CISM, selon le slt Powell, est de promouvoir l’amitié à travers le sport. Pour elle, les jeux lui ont permis de se faire des ami(e)s et rencontrer des athlètes militaires de partout dans le monde. Malheureusement, quelques officiers participant aux essais ont eu de la difficulté à accepter le fait que slt Powell soit un membre du CIC. Ces problèmes n’ont cependant pas duré longtemps. «L’équipe m’a accepté immédiatement», dit-elle. Sa position sur l’équipe a servi à éduquer quelques membres des forces sur le CIC et sur ses accomplissements. Le slt Powell est présentement enrôlée avec le CIECA de Trenton et travaille avec l’Escadron 94 de Newmarket. Elle nous informe qu’elle ne nage pas de façon compétitive pour l’instant, mais qu’elle désire commencer prochainement. De plus, elle entra ne une équipe de nage, travaille dans une maternelle et elle se prépare pour des compétitions de triathlon. Dans un futur rapproché, elle aimerait joindre les Forces régulières ou poursuivre ses études.

C’est l’équipe chinoise qui a remporté les honneurs lors de la compétition qui s’est déroulée du 31 août au 5 septembre.

Merci à nos nombreux supporteurs du Programme de biathlon des cadets pour leur motivation, encouragement et spécialement leur soutien. Un remerciement spécial va au QG de la région des Prairies ainsi qu’au Détachement des Cadets de Winnipeg pour leur soutien dans ce projet.

Le SLt Powell (à gauche) sur le podium

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D É V E LO P P E M E N T P R O F E S S I O N N E L

Les choix d’avenir du CIC Major S. Dubé Plusieurs d’entre-vous se demandent ce qui arrive du Processus Choix d’Avenir. Beaucoup de choses se sont produites dernièrement, incluant quelques changements au niveau du personnel de la cellule de coordination. Je suis heureux d’annoncer que 295 CIC se sont portés volontaires et sont prêts à jeter un coup d’oeil à nos 113 activités clé. La cellule de coordination vous remercie sincèrement de cette réponse. Plusieurs sont inquiets du fait qu’ils n’ont pas encore été contactés par lettre ou par téléphone. C’est plaisant de voir que vous êtes si anxieux de participer! Vous serez alors heureux d’apprendre que 13 des 15 équipes d’intervention sont au travail, au moment même où vous lisez ces lignes. Tous les membres enregistrés auprès du Processus Choix d’Avenir devraient bientôt recevoir une lettre ou un appel téléphonique invitant leurs commentaires. Le Processus Choix d’Avenir étudie tous les aspects des OCC, mais il peut aussi potentiellement améliorer beaucoup de choses pour nous, les CIC. Des sujets comme les technologies de l’information, la rationalisation du processus administratif, le partenariat avec les ligues, les communications internes, l’instruction du CIC, la modification des lignes de conduite du CIC/des IC et le recrutement seront tous abordés par l’une ou l’autre de nos équipes. Ce sont tous des sujets qui peuvent affecter la manière dont effectuons nos tâches. C’est pourquoi je vous demande, comme collègue CIC, de prendre quelques instants pour nous faire parvenir vos commentaires. Il s’agit d’une chance unique de faire une différence dans la planification de l’avenir du MCC. Nos équipes d’intervention prendront le temps de bien lire vos commentaires et les utiliseront ultérieurement quand viendra le temps de faire des recommandations à l’équipe stratégique.

Le Processus Choix d’Avenir est l’un des plus importants programmes de renouvellement au sein des FC/MDN à l’heure actuelle. Il est donc crucial que les membres du CIC s’impliquent alors que la chance leur est offerte. N’hésitez surtout pas à communiquer avec nous au 1-800-627-0828, ou par courriel au: ad612 @issc.debbs.ndhq.dnd.ca. Je vous encourage aussi à visiter notre site web au: www.vcds.dnd.ca/visioncadets pour vous tenir au courant des derniers développements. Nous attendons de vos nouvelles!

Le PPPO pour le CIC ? Capt J. Schmidt-Clever Saviez-vous que les FC célébreront bientôt le 25ième anniversaire de leur populaire programme d’enseignement professionnel militaire à distance? Le Programme de Perfectionnement Professionnel à distance des Officiers est obligatoire pour tous les officiers des Forces régulières et un pré-requis pour de futures promotions. Le Programme est toutefois optionnel pour les membres de la Réserve. Le curriculum actuel du PPPO est composé de six cours: PPPO 2 – Connaissance militaires générales PPPO 3 – Administration et formation PPPO 4 – Droit militaire PPPO 5 – Soutien PPPO 6 – Études nationales et internationales PPPO 7 – La guerre et la profession militaire Les sujets d’étude variés sont demeurés viables et couvrent une diversité de sujets. Les guides d’étude subissent des révisions et modifications continuelles afin de rester pertinents en raison des changements fréquents qui surviennent au Ministère de la Défense nationale. En effet, les guides d’étude du PPPO sont considérés parmi les meilleurs outils généraux de référence au sein du MDN et sont en grande demande par les officiers qui recherchent l’outil de référence par excellence. A l’approche de 1999, le PPPO compte plus de 30,000 gradués, incluant non seulement des officiers des Forces régulières et de la

Réserve, mais aussi des militaires de rang et des employés civils du MDN. Les membres du CIC qui désirent augmenter leurs connaissances des FC et compléter leur entraînement sont encouragés à entreprendre le programme PPPO de façon volontaire. Vous devriez savoir que la formation du CIC touche une partie de la matière retrouvée dans le guide du PPPO 2, ce qui devrait vous permettre de le réussir sans trop de difficulté. Il y a environ 25 officiers du CIC qui ont complété tous les PPPO. La plupart d’entre eux l’ont fait durant leur séjour dans les Forces régulières, cependant huit braves officiers ont complété le programme sur une base volontaire. Un nombre croissant de CIC s’enrôle d’ailleurs à chaque année. Si vous êtes intéressé à en connaître plus sur le programme de PPPO, il y a un coordonnateur de PPPO sur toutes les Bases et dans les plus grandes unités des FC. Leur rôle est de soutenir tous les membres des FC désireux de s’inscrire au programme. On retrouve une explication complète du PPPO dans l’OAFC 9-60.

Cours d’opérateur de navire auxiliaire Ltv E.G. Lengellé Le cours d’officier opérateur de navire auxiliaire est offert aux CIC de l’élément mer et a pour but de former des officiers navigants pour prendre charge des navires d’entraînement des cadets de la marine (NECM) en soutien aux activités d’instruction des centres d’instruction d’été des cadets de la marine. Ce cours, d’une durée de 56 jours, est dispensé chaque printemps au CIOM Venture, qui est le centre d’instruction des officiers de marine de la force régulière et de la première réserve. La formation offerte pendant le cours porte entre autres sur les règles de route, l’organisation du quart à bord, le contrôle des avaries, le combat d’incendies, le travail sur carte, la planification de passage, les techniques de navigation à vue et au radar, les calculs de courants et marées, les calculs d’astronomie, les communications sur la passerelle, la manoeuvre, les systèmes de gestion du traffic maritime, etc. Comme vous pouvez le constater, si vous êtes à la recherche de huit semaines de vacances tous frais payés sous le soleil de la côte ouest, le CONA n’est pas pour vous. Le coût élevé de la formation, de même que la forte

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demande de personnel qualifié au sein du mouvement des cadets de la marine commande que les officiers qui s’inscrivent au cours s’engagent pour trois ans dans le domaine des NECM. Le but de cet engagement est non seulement de s’assurer que les argents investis portent fruit mais aussi que les gradués du CONA aient la chance de compléter leur formation et d’obtenir leur certification de charge d’un navire auxiliaire. Afin de rendre le cours plus efficace et de permettre aux officiers inscrits au cours de mieux profiter de celui-ci, les changements suivants seront apportés aux mesures qui entourent le CONA:

Le CACOS marine (prérequis du CONA) sera modifié de façon à inclure une série d’Exigences de Performance Pratiques (EPP). L’objectifs de ces EPP sera d’assurer que les candidats potentiels du CONA maîtrisent bien le matelotage, la manoeuvre des ponts et les fonctions de quart à bord, ce qui constitue l’essentiel de la routine à bord d’un navire. En plus des EPP, un document d’étude préparatoire sera mis en place afin de permettre aux candidats de se mieux préparer aux défis du CONA. Un examen national viendra vérifier le travail accompli dans le DEP; la réussite de cet examen sera une condition à l’admission au CONA. Enfin, la situation d’emploi dans les CIEC des gradués du CONA continuera d’être suivie de près au niveau national. Compte tenu du fait que le cours n’est pas une fin en soi mais seulement une étape dans la formation d’un officier navigant, il est essentiel que les candidats poursuivent leur cheminement et remplissent les exigences de temps de mer et de performance en milieu de travail qui les conduisent à la certification par le biais du Conseil de Charge d’un Navire Auxiliaire, quitte à servir dans un CIEC hors de leur région d’origine.

Le CONA est une expérience de vie extraordinaire mais c’est aussi un défi et un engagement à long terme. tes-vous à la hauteur?

Numéro 5 – Automne 1998

ÉCHÉANCIER COURS / EMPLOI

REMARQUES

PREMIÈRE ANNÉE CQEO

Cheminement normal d’une recrue

CACOS (M)

Prérequis au CONA La candidat devra obtenir un certificat de radiotéléphoniste (marine)

PREMIER ÉTÉ Emploi au CIEC

De préférence comme O. Div. Manœuvrier afin de passer du temps en mer.

DEUXIÈME ANNÉE activités Pre-CONA

Compléter le DEP et réussir l’examen Satisfaire aux conditions d’inscription Sélection des condidats par le QGDM Signature de l’engagement de 3 ans

CONA

Phase un de l’entraînement Tenu au CIOM VENTURE, 56 jours

DEUXIÈME ÉTÉ emploi obligatoire à bord d’un NECM

Phase desux de l’entraînement (temps de mer et exigences de performance en milieu de travail) Première année de l’engagement

TROISIÈME ANNÉE CQLT

Le condidat doit réussir le CQLT afin de passer au Conseil Le candidat peut suivre d’autres cours au besoin

TROISIÈME ÉTÉ emploi obligatoire à bord d’un NECM

Fin de la phase deux de l’entraînement Passer au Conseil lorsque le candidat est prêt et qu’il satisfait aux exigences Deuxième année de l’engagement

QUATRIÈME ANNÉE

Le candidat peut suivre d’autres cours au besoin

QUATRIÈME ÉTÉ emploi obligatoire à bord d’un NECM

Emploi comme O. en charge d’un NECM Dernière année de l’engagement

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Bienvenue à bord matelot-chef! Matelot-chef Tommy Taylor Je croyais que s’habituer au QGDN représenterait un défi. L’une des premières questions m’ayant été posées lors de mon arrivée a été: «Bienvenue à Ottawa MC! Vous voulez travailler de quelle heure à quelle heure?» J’arrivais de la côte ouest après y avoir passé huit années à bord de divers Navires de Sa Majesté, travaillant parfois jusqu’à 300 heures en mer par année, incluant une rotation de service de 24 heures à la maison et pire, dans les ports étrangers, à chaque cinq jours. Soudainement mon nouveau capitaine de l’Aviation veut savoir si je préfère débuter mes journées à sept, huit ou neuf heures du matin. J’ai choisi le 7 à 3! Quelle chance! C’est la mijuillet 96 au centre-ville d’Ottawa et je n’ai pas besoin d’attendre que la coupée soit ouverte pour retourner à la maison. Encore mieux, ma «tâche» consiste à traîner une pagette à ma ceinture pour cinq jours consécutifs, à chaque cinq semaines. Wow, que faire que faire... Il est temps que je me trouve un passe-temps. J’ai toujours voulu travailler avec les cadets et je ne peux que remarquer une ignorance profonde de la Marine à mon lieu de travail, que ce soit sa terminologie, ses traditions ou simplement que mc ne veut pas dire maître de cérémonie. MARCOM devait déménager de Halifax à Ottawa un an plus tard et les vrais marins se faisaient rares. J’avais besoin d’une bonne bouffée d’air maritime, j’ai donc ouvert le bottin à l’adresse du Corps de cadets de la Marine Falkland. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre résonner Coeur de chêne dans la boite vocale. J’ai laissé un message me présentant et indiquant mon intérêt à visiter le corps et, qui sait, aider au besoin. Le cmdt en second du corps m’a rappelé le jour suivant m’invitant à la prochaine soirée d’instruction.

CIC qui a expliqué la structure hiérarchique des cadets à cette verte «recrue». C’est aussi un CIC qui a montré à ce marin professionnel la bonne façon de travailler avec une équipe de montage de bigue. Imaginez la surprise de ce gars de l’ouest quand on m’a fait l’honneur de prendre place devant une division pour une parade de cérémonie se déroulant en français. Le CIC m’a aussi aidé dans ce domaine. Je trouvais que la plupart des jeunes CIC hésitaient à m’approcher. Ils me disent aujourd’hui que j’avais tendance à être un peu intimidant (ça devait être l’allure déterminée!). J’ai été surpris d’apprendre plus tard que la plupart étaient des étudiants dans des programmes universitaires très exigeants. Maîtrise en journalisme, en affaires, en ingénierie mécanique! Comment trouvent-ils le temps pour s’occuper des cadets? Je vais vous le dire comment : par abandon de soi et dévouement. Ils comprennent et respectent les positions et responsabilités de chacun et travaillent ensemble à l’atteinte d’une objectif commun. Non seulement soutiennent-ils les cadets, mais ils sont aussi en voie de formation et constamment sous la loupe. J’ignorais que les CIC suivaient un CQEO et qu’ils avaient des cours d’administration et de logistique. Je croyais, à tors, que les CIC n’étaient pas des vrais «officiers» tel que je les concevaient. Peut-être ne sont-ils pas des navigateurs certifiés ou des officiers de quart (mais

attention chers collègues car certains le sont!) mais ils possèdent, et avec raison d’ailleurs, une vraie commission d’officier. Le CIC fait tellement pour l’avancement de la citoyenneté et de la jeunesse de notre pays que je me surprends à admirer tout ce qui a été accompli au cours de l’année lorsqu’arrive la Revue annuelle. Je vais terminer sur cette note et lancer un défi au CIC, celui de faire encore mieux que ce qui a été fait à ce jour. Les bénéfices qui en découlent sont souvent cachés, mais ils existent réellement. J’ai hâte de continuer mon travail avec les cadets et le CIC et de partager nos points de vue sur l’avenir. Messieurs, Mesdames je vous salue fièrement! Le mc Taylor est opérateur (information de combats navals), contrôleur aérien de navire et membre de l’équipe de plongée de navire. Il travaille présentement pour le Directeur – automatisation (renseignement, sécurité et opérations) au QGDN.

Nous sommes en novembre 1998 et je suis fier de toujours être associé aux cadets de la Marine. Je suis aussi fier des cadets et de dire jusqu’à quel point le personnel fait des pieds et des mains pour organiser toutes les activités qu’ils désirent. Mes collègues du corps et d’autres unités me disent que le corps est chanceux de pouvoir compter sur un matelot d’expérience, mais soyons honnêtes ici; c’est moi qui doit se considérer chanceux d’oeuvrer avec certaines des personnes les plus dédiées à leur cause qu’il m’ait été donné de rencontrer. C’est moi qui est honoré d’être associé à eux, pas l’inverse. Comme c’est souvent le cas avec les volontaires comme moi, c’est un CIC qui m’a montré le chemin à prendre. C’est un

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est après tout de notre responsabilité de montrer l’exemple.

Professionalisme virtuel

La participation à des forums électroniques demande de faire preuve d’une certaine prudence. La voie hiérarchique continue d’exister même si vous n’êtes pas en uniforme. Nous sommes toujours des officers qui échangent de l’information et des opinions avec des cadets. Est-ce que notre comportement en ligne devrait respecter les mêmes règles que si nous faisions face aux gens avec qui nous échangeons, incluant le respect du grade et de la voie hiérarchique? Selon moi,oui.

Capt G. Peterson Après plus de dix ans d’utilisation quotidienne, je m’émerveille encore devant le potentiel énorme qu’offre Internet. Que ce soit pour échanger de l’information, pour des fins publicitaires ou pour communiquer avec le Monde, Internet a révolutionné la façon de faire de plusieurs organisations. Les OCC et le CIC en sont encore à leurs balbutiements dans cet univers virtuel et nous commençons seulement à réaliser le potentiel énorme qu’il nous offre. Il est cependant clair que nous joindrons bientôt les rangs d’autres organisations pour qui Internet est devenu une nécessité. Malgré l’engouement généré par Internet, certaines questions relatives à l’utilisation que nous en faisons, comme membres du CIC, devront trouver réponse. Des sujets comme la nétiquette et le comportement en ligne sont encore nouveaux pour notre organisation et il importe d’y accorder une attention particulière. Une politique d’utilisation d’Internet pour les OCC et le CIC a été produite et distribuée à toutes les unités. Cette dernière devrait nous permettre d’adopter des normes communes et aidera

sans aucun doute les CIC, surtout les commandants, à réaliser à quel point Internet peut devenir bénéfique à notre organisation. Je dois avouer cependant que je suis souvent troublé par le comportement «virtuel» de certains de mes collègues. Je pense surtout ici à ceux qui participent à des forums électroniques en présence de cadets. Rien de mal à celà, mais il m’est difficile de comprendre que des officiers discutent ouvertement et critiquent des décisions prises par la hiérarchie, et souvent par le commandant d’unité. Tout ceci est souvent fait en présence de cadets sur une base familière, et en recourant à l’occasion aux injures, au sarcasme et au ridicule pour supporter un point de vue. Un peu plus de professionalisme ne ferait pas de tort ici; il

Il est certain que chacun a droit à son opinion, mais à titre de membre des Forces canadiennes et comme leader de jeunesse, nous devrions exercer un peu de retenue en les exprimant tout en demeurant pleinement conscient de leur répercussions possibles. La voie hiérarchique normale demeure la façon la plus rapide et efficace pour faire part de vos préoccupations et pour confirmer les rumeurs. Il est de notre devoir d’agir de manière professionnelle et de faire en sorte qu’Internet devienne l’outil qu’il peut devenir pour nous. Le capt Peterson est officier d’état-major en Technologies de l’information avec la Direction des cadets.

Demandes de renseignements Capt A. Léveillé Des centaines de lettres sont adressées chaque année au Chef díétat-major de la Défense nationale, au Ministre de la Défense nationale ou à des députés provinciaux et fédéraux par des parents, des cadets et des officiers à propos de mécontentements générés au niveau de l’unité de cadets. Mon emploi m’amène parfois à répondre à des enquêtes ministérielles et du Chef d’état-major générées par de telles lettres. Je suis souvent surprise de constater que de nombreuses questions soulignées émanent d’une incompréhension de choses telles que le processus de sélection pour les grades ou les cours estivaux. Je suis aussi souvent surprise de constater que des CIC écrivent directement au Ministre de la Défense nationale et au CEMD pour commander des nouveaux drapeaux pour l’unité ou pour discuter du manque de soutien apporté par le comité répondant. Même si elle ne sont pas illégales en tant que tel, plusieurs de ces lettres contiennent des questions qui auraient pu être répondues localement par le commandant de l’unité, le personnel du détachement ou même par le représentant de la ligue. Les inquiétudes ou déceptions face aux sélections estivales ou aux promotions et les disputes avec le répondant sont réelles et sans aucun doute importantes pour la personne concernée, mais elles devraient d’abord être traitées par la voie hiérarchique appropriée. Elles ne devraient atteindre le haut de la voie hiérarchique que lorsque toutes les autres alternatives auront été epuisées. Nous avons une responsabilité comme CIC d’éduquer nos membres à propos des canaux de communication adéquats pour de telles demandes de renseignements. Il faut savoir que la même lettre acheminée au Ministre par un parent traversera la voie hiérarchique militaire, en sens inverse, à la recherche d’une réponse adéquate. Cette lettre se retrouvera probablement sur le bureau du conseiller cadet au détachement, dans les mains de votre représentant de la ligue ou même sur le bureau du commandant d’unité, où elle aurait dû être acheminée en premier lieu, et en moins de temps Permettez-moi de suggérer aux commandants de prendre quelques minutes, à chaque année, avec leur répondant, les cadets, les officiers et même les parents, pour discuter des diverses sources de renseignements disponibles à l’intérieur du MCC. Ces quelques minutes bien investies pourraient sauver du temps et de l’énergie en aidant les gens à diriger leurs questions à la bonne adresse.

Numéro 5 – Automne 1998

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AN NONCES Nouveaux membres de l’Ordre du mérite militaire

Médailles Mis à part la Décoration des Forces canadiennes (CD), les CIC reçoivent généralement peu de médailles. Ceci dit, et comme vous pourrez le constater, quelques membres du CIC ont été honorés pour leurs exploits et peuvent maintenant porter fièrement leur OMM, l’Ordre de Saint-Jean ou même la Médaille des Nations- Unies. Ces médailles sont officiellement reconnues par les Forces canadiennes tel que décrit dans les OAFC. Il est important de se souvenir que seules les médailles approuvées par les FC peuvent être portées sur l’uniforme. Ceci veut dire que les médailles reçues comme cadet, par exemple la médaille Strathcona, la médaille d’excellence de la Légion, l’ANAVETS ou la médaille de bravoure des cadets ne doivent pas être portées sur votre uniforme lorsque vous joignez les FC. La même chose s’applique aux médailles provenant d’autres sources comme la Légion royale canadienne, d’autres organisations civiles ou de pays étrangers. En cas de doute ou si vous avez besoin de plus amples informations, veuillez contacter votre quartier général régional.

L’Ordre de mérite militaire a été créé en 1972 afin de reconnaître un service méritoire et une dévotion au devoir par un membre des Forces canadiennes. Les nominations au titre de Membre du Mérite Militaire sont

faites annuellement par le Gouverneur Général pour un service exceptionnel ou l’accomplissement du devoir. Récemment, deux membres du CIC ont été honorés de cette prestigieuse récompense.

Capitaine W.G. Cullum, M.M.M., C.D. – Escadron 742 des Cadets de l’Aviation.

LTV M.A.S. Podoborovsny, M.M.M., C.D. – Corps de cadets de la Marine 56 Nootka

Le capt Cullum compte plus de trente-sept ans au service de l’Armée avec les Forces régulières et au service de la Réserve aérienne. Orateur chevronné, le capt Cullum donne des conférences portant sur des sujets militaires intéressants pour les cadets, les clubs de service, la Légion canadienne et les clubs de collectionneurs militaires, ce qui inspire dévotion et fierté envers nos forces militaires. À titre d’historien militaire, il a aidé à collectionner des objets militaires pour une exposition permanente pour la Légion royale canadienne. Il passe du temps à plaider la cause des vétérans et, pendant quelques années, il a offert gratuitement ses services pour monter des médailles pour les Silver Cross Mothers, la Légion, les anciens combattants et résidences de vétérans. Il a été un membre fondateur pour des programmes et des clubs.

Le lieutenant de vaisseau Podoborovsny, alors cadette de la marine, s’enrôle dans la Force de réserve des FC en 1980. Que ce soit pendant son service sur le Navire canadien de Sa Majesté Qu’APPELLE CIECM, dans son occupation civile de secrétaire ou de commandant de corps de cadets de la marine, le ltv Podoborovsny a démontré une qualité de sollicitude très rare envers les cadets et les jeunes. Quand l’officier du personnel du navire est arrivé, elle a fourni un précieux soutien et une assistance qui ont garanti le bien-être des cadets et du personnel. Elle est, sans aucun doute, la plus belle exemple de ce à quoi un officier du CIC peut aspirer.

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Nouveau membre de l’Ordre très vénérable des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem Chaque année, l’Ordre très vénérable des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem invite le MDN à soumettre des candidatures pour cet honneur. Les personnes nommées doivent être recommandées pour les services rendus reconnus par cet Ordre. Ces services

doivent être rendus à l’extérieur du programme d’entraînement des Forces et après les heures de travail. Récemment, deux membres du CIC ont été promus à l’intérieur de l’Ordre.

Capitaine Kimberly March – Membre de l’équipe de coordination du Processus Choix d’Avenir, QGDN

tant au niveau régional que provincial et elle a aussi initié un cours de perfectionnement pour les instructeurs de premiers soins. Ses connaissances et sa persévérance ont été reconnus par l’Association locale de l’Ambulance Saint-Jean puisqu’on lui a demandé de devenir Membre du conseil consultatif de Winnipeg. La longue liste d’exploits du capt March, selon l’Ambulance Saint-Jean, est digne de son engagement envers l’idéal de cet Ordre.

Le capt March a mis beaucoup d’effort afin d’augmenter la visibilité et la formation en premiers soins au sein du Mouvement des cadets. Elle a enseigné plusieurs cours à l’ECARC 170 et à d’autres unités dans la région de Winnipeg. Ces cours n’étaient pas seulement offerts aux cadets, mais aux CIC ainsi qu’aux parents. En agissant ainsi, elle a fait en sorte que l’importance et la nécessité d’établir des cours de premiers soins soient reconnus à tous les niveaux. La plupart de ces cours ont été enseignés de façon volontaire, par elle-même et souvent avec ses propres ressources. Le capt March a aussi organisé la première compétition de premiers soins dans la région de Winnipeg pour les cadets des trois éléments, elle fut l’élément clé dans l’élaboration des cours de premiers soins dans les camps de cadets de l’aviation

Médaille des Nations-Unies pour Service à Haïti – Major François Gingras, CD Mis à part son travail avec l’ÉRIC (EST), le major François Gingras a deux passions : sa famille et son travail d’officier de police. Il n’y a pas très longtemps, on a offert au major Gingras la chance de participer à une mission des Nations-Unies comme membre de la Force de police municipale du Québec. C’est ainsi qu’il a laissé sa petite famille pour une mission de six mois à Haïti en tant que membre de la Mission de la police civile des Nations Unies en Haiti (MIPONUH). Son rôle, de même que celui de ses collègues policiers provenant de partout au pays, fût de supporter, conseiller et entraîner les Forces policières locales dans leurs fonctions d’agents de la paix. Le major Gingras considère son séjour à Haïti comme la plus belle expérience professionnelle de sa carrière jusqu’à présent. «J’ai vraiment aimé le travail d’équipe. Ce fût une expérience exceptionnelle qui m’a permis, à mon retour à la maison, d’apprécier les choses comme la démocratie» dit le major Gingras.

Major Richard Choquette, CD – Officier CIC de secteur Détachement Montréal

«Le capt March reçoit l’ordre»

Numéro 5 – Automne 1998

Le major Richard Choquette est membre du CIC depuis plus de 26 ans. Il a commencé à s’impliquer avec la Brigade de l’Ambulance Saint-Jean avec la Division 981 de Laval, Québec. Il est membre du Conseil administratif consultatif du Québec depuis trois ans et occupe le poste d’Officier d’étatmajor senior pour la province. Il a été nommé au poste de chef du personnel provincial en juin 1998. En octobre 98, le major Choquette a été promu au rang de Frère servant dans l’Ordre.

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V O U S L’A V E Z D E M A N D É ARFR ? Capitaine de corvette S.E. Naismith, CD Le col Hardy (D Cad) m’a demandé de produire un bref article pour le Bulletin du CIC, au sujet de l’Allocation de retraite pour la Force de réserve (ARFR), un nouveau bénéfice qui a été approuvé par les ministres du Conseil du Trésor en septembre 1997. Le Col Hardy m’a demandé d’expliquer l’histoire et les composantes du bénéfice ainsi que le processus d’éligibilité. Le développement initial de cette allocation remonte à la fin des années 80 lorsque la compagnie Mercer a étudié la possibilité d’offrir une pension aux membres de la Réserve primaire (Rés P). L’idée derrière cette étude remonte en 1987 lors de la publication du Livre blanc sur la Défense qui prévoyait une augmentation significative des Forces de la réserve primaire ainsi que leurs rôles et responsabilités. Le but étant de réduire l’effectif des Forces régulières, mais en aucun cas d’en réduire les opérations, la Réserve primaire se verrait attribuer un plus grand rôle, ce qui permettrait aux FC de rencontrer ses objectifs. Pour satisfaire à l’augmentation de la demande causée par le mandat d’opération, la Rés P avait besoin des deux choses suivantes : une augmentation au niveau des habiletés et expérience militaire et une diminution du nombre des départs. Les FC ont examiné différents moyens d’accomplir ces deux objectifs. Deux secteurs ont été évalués, le premier était l’entraînement nécessaire à la Rés P afin d’améliorer leur niveau d’habileté et de compétence et le deuxième était l’indemnité et les bénéfices afin de réduire les départs, ce qui contribuerait à augmenter ce besoin d’habiletés et de connaissances militaires. L’étude Mercer a examiné ce deuxième aspect et, comme mentionné cihaut, se concentrait sur la possibilité de fournir un plan de pension aux membres de la Rés P. L’idée derrière ce concept était d’encourager et de récompenser la Rés P pour un long service afin de garder le niveau des habiletés, connaissances et expertises militaires dans la Rés P tout en augmentant le niveau des habiletés et connaissances disponibles pour compléter la Force régulière. L’étude Mercer a conclu que le développement d’un plan de pension traditionnel avec contribution ne serait pas plausible et pratique pour la Rés P. Au lieu, il recommande le développement d’une bourse remise à la retraite sous forme de prime, ce qui nous permettrait de reconnaître

la performance du membre de la Rés P et d’encourager un plus long service. Basé sur ces recommandations, le personnel du DGRAS, le D Res et son commandement ont débuté un plan de développement. L’approbation et la mise en úuvre de ce plan fut retardé jusqu’en 1997 à cause de la loi du gouvernement fédéral sur la restriction des salaires adoptée en 1992. Depuis que le plan est implanté, beaucoup de questions ont été posées concernant l’éligibilité d’autres membres de la Force de réserve comme, par exemple, les CIC. Il faut noter que le développement du plan n’a été fait qu’en fonction de la Rés P. Contrairement à ce qui a été dit, ceci ne veut pas dire que le programme est volontairement discriminatoire envers les autres membres de la Réserve. Le but du programme était de reconnaître les demandes grandissantes qui sont placées sur une section spécifique de la Force de réserve en terme d’augmentation, de soutien et de support aux F Reg déployées, de même que l’assignation de rôles d’opération militaire qui sont uniques à la Rés P. Par exemple, depuis six ou huit ans, la Rés P a fourni plus de 20% de l’effectif des FC lors des déploiements nécessitant un service spécial. La venue de nouveaux équipements comme les navires de défense sur la côte maritime a donné de nouvelles tâches spécifiques à la Rés P, de même qu’une participation aux opérations routinières en sol canadien. Selon les termes de la Loi de la Défense nationale, il importe de souligner que l’engagement de service d’un membre du CIC est le même que celui des membres de la Rés P. Ceci dit, la distinction se retrouve dans ce qui est demandé des CIC, contrairement à ce qu’on s’attend de la Rés P. Le devoir principal et l’obligation du CIC est de superviser, administrer et entraîner des cadets. Les officiers du CIC ne font pas partie de la Structure d’occupation militaire des FC, ils ne participent pas à un entraînement formel sur l’occupation militaire et ils n’ont pas de carrières progressives reliées à l’occupation militaire dans les FC, contrairement à la FR et la Rés P. En résumé, leur rôle auprès des FC n’est pas relié aux occupations militaires, mais plutôt à la gestion d’un programme de jeunesse. Il est donc important de noter que le rôle, la raison d’être et l’obligation du CIC sont considérablement différents de ceux de la Rés P et, qu’au niveau organisationnel, le CIC n’a pas le même degré de responsabilité que la Rés P.

d’encourager et récompenser le service de longue durée auprès de la Rés P et des FC. Le capt de corvette Naismith est le Directeur – Politique et Planification de l’égalité d’accès 4 (Section des politiques de la Réserve). Elle est responsable du développement initial du programme en coopération avec les employés du DPPS et elle est maintenant responsable pour l’interprétation et les directives des politiques en conjonction avec DPPS 5.

Allocation de Retraite pour la Force de Réserve

Pour conclure, l’intention de l’ARFR est de reconnaître le haut niveau d’attentes et d’obligations de service placés sur la Rés P et

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Augmentations de salaire Augmentations de salaire pour les officiers Adjudant M. Nadon, CD

Grade

La plupart d’entre-vous savez déjà que le salaire des officiers à augmenté depuis quelques mois. Mais saviez-vous pourquoi et de combien?

Élève-Officier / Aspirant de marine

Après le gel des salaires (1993-97) et de la catégorie de primes de rendement (1994-96), les FC avaient pris du recul face aux salaires reçus par les employés de divers groupes de la fonction publique (FP). Il est important ici de comprendre que le salaire ainsi que les augmentations dans la FP servent de guide pour les salaires des FC. Des études ont révélé que le salaire des officiers du service général (OSG), incluant les CIC, était de 14.7% inférieurs à ceux de la FP. Afin de corriger ce différent, le Conseil du Trésor a approuvé le Programme de parité salariale (PPS) qui voit à ce que les ajustements de salaire soient graduellement implantés sur une période de quatre ans commençant en avril 1997.

Slt / Ens2

De plus, et afin de s’assurer que le taux des salaires et bénéfices reste comparable à celui de la FP, des augmentations conjecturales de salaire (ACS) ont été approuvées afin de refléter toutes les augmentations accordées aux employés fédéraux. Depuis avril 97, tous les officiers de la réserve des FC ont aussi vu leurs salaires et leurs bénéfices augmenter de façon significative avec l’implantation du Programme d’amélioration des conditions professionnelles des militaires (PACPM) ñ rémunération dans la force de réserve. Le salaire des officiers de la réserve représente désormais 85% du taux des Forces régulières. Il s’agit du plus grand changement dans les salaires et bénéfices pour les réservistes depuis plus de 30 ans. La structure de prime de rendement pour les OSG (Élof à Lcol) a aussi été modifiée de façon à être similaire aux Forces canadiennes.

Avril 97 (Taux journalier)

Octobre 98 (Taux journalier)

Base CPR1 CPR2 CPR3

$56.68 $62.14 $63.26 $68.46

Base CPR1 CPR2 CPR3

$62.64 $66.32 $67.38 $73.08

Lieutenant / Ens1

Base CPR1 CPR2 CPR3 CPR4

$77.10 $79.48 $81.90 $84.14 $86.38

Base CPR1 CPR2 CPR3 CPR4

$82.34 $84.86 $87.44 $89.86 $92.22

Capitaine/ Lieutenant de vaisseau

Base CPR1 CPR2 CPR3 CPR4 CPR5 CPR6 CPR7 CPR8 CPR9 CPR10

$101.52 $105.40 $109.24 $113.12 $116.84 $120.46 $124.04 $127.74 $129.88 $132.04 $134.18

Base CPR1 CPR2 CPR3 CPR4 CPR5 CPR6 CPR7 CPR8 CPR9 CPR10

$108.38 $112.54 $116.62 $120.78 $124.76 $128.60 $132.46 $136.38 $138.66 $140.96 $143.28

Major/ Capitaine de corvette

Base CPR1 CPR2 CPR3 CPR4 CPR5 CPR6 CPR7

$137.28 $139.72 $142.10 $144.48 $146.84 $149.22 $151.60 $153.94

Base CPR1 CPR2 CPR3 CPR4 CPR5 CPR6 CPR7

$146.58 $149.18 $151.72 $154.24 $156.78 $159.32 $161.86 $164.38

APPS –

Ajustement Programme de parité salariale

ACS –

Augmentations conjecturales de salaire

Date

Augmentation

Avril 97

(1) APPS - 2.4% (3) ACS - 1.15% (4) PACPM

PACPM – Programme d’amélioration des conditions professionnelles des militaires

(2) APPS - 1.1%

Programme Octobre 97 Avril 98

Octobre 98

Numéro 5 – Automne 1998

(5) APPS - 2.4% (7) ACS - 2% (6) APPS - 1.1%

(1)

CANFORGEN 038/97

(2)

CANFORGEN 105/97

(3)

CANFORGEN 118/97

(4)

CANFORGEN 124/97 (Programme d’amélioration des conditions professionnelles des militaires)

5)

CANFORGEN 033/98

(6)

CANFORGEN 099/98

(7)

CANFORGEN 033/98

15


Pourquoi ?

Brièvement –

Capitaine Jim Goodall

Les ORFC sont en voie de modification afin de permettre aux officiers de la GRC de joindre les rangs du CIC. Leurs t‚ches seront limitées à la supervision des cadets et les officiers ne pourront demander de transfert à une autre sous-composante de la Réserve. Veuillez contacter votre quartier général régional pour de plus amples renseignements et demandez le MSG AIG 1757 DCdts 523 06112OZ Oct 98.

La Direction des cadets a encore déménagé. Nos bureaux permanents sont maintenant situés au neuvième étage de l’édifice Constitution, au 303 rue Rideau à Ottawa. Les numéros de téléphone et de télécopieur demeurent les mêmes.

Après 10 ans de loyaux service, le lcol E.G. Thurston, SSM, CD a quitté la Direction des cadets en avril dernier. Le lcol Thurston était l’officier national des opérations aériennes. Le major J. Elias, SSM,CD occupe maintenant la position depuis le 15 septembre.

Félicitations à 2Lt Veronica Ciolfi de l’ECARC 104 de Brantford, Ont. Ainsi qu’au Lt Kevin Offord de Kingston, Ont. récipiendaires des Bourses d’études nationales de citoyenneté du CIC pour 1998. Cette bourse est accordée annuellement à deux membres du CIC inscrits dans une programme visant l’obtention d’un premier diplôme d’études post-secondaires. Veuillez contacter votre représentant de la Branche CIC pour de plus amples renseignements.

Au cours des dernières années, j’ai visité plusieurs endroits intéressants en accompagnant les cadets afin de leur enseigner la vie militaire et l’histoire. J’ai regardé au-dessus des ramparts de la Citadelle de Québec, surplombant le fleuve St-Laurent. J’ai entendu le son des canons au vieux Fort Henry à Kingston. J’ai visité l’abri souterrain qui, jusqu’à tout récemment, abritait le QG de NORAD à la BFC North Bay. J’ai visité l’endroit où les troupes confédérées et les forces unionistes ont échangé des coups de feu à Pensacola Bay en Floride. J’ai volé dans un simulateur à la base aérienne de Vance en Oklahoma. J’ai parcouru les couloirs du Pentagone et ceux de l’édifice des Nations-Unies. Je me suis tenu debout sur des vaisseaux de guerre et des avions militaires de plusieurs pays. J’ai touché et été touché par les monuments commémoratifs de soldats décédés. J’ai accompli tout ceci de par mon occupation au sein des FC, celle d’enseigner aux cadets. Mais qu’est-ce que j’enseigne à ces endroits ? J’enseigne comment les gouvernements préparent les jeunes soldats pour la guerre en cas de conflits. Par exemple, au vieux Fort Henry, l’armée britannique entraînait les citoyens à défendre le fort et ses environs contre les invasions durant la guerre de 1812. On montrait aux jeunes comment se défendre et même mourir pour son roi et sa patrie. Je suis fier, en tant que membre des FC, de pouvoir enseigner aux jeunes de mon pays à ne pas combattre et mourir sur un terrain de guerre, mais plutôt d’utiliser le bagage militaire comme l’Art du commandement et la motivation afin de combattre et gagner sur d’autres terrains comme celui du commerce et de l’entreprise. La puissance du Canada n’est pas mesurée par son pouvoir militaire, mais plutôt par sa force économique et industrielle. Des domaines qui appartiendront bientôt à nos jeunes. En équipant les jeunes de notre pays avec une bonne connaissance de la citoyenneté nous sommes en train de développer une armée gagnante face aux conflits du futur. C’est très gratifiant d’être un officier dans un encadrement militaire qui est assez civilisé pour reconnaître que la force de destruction n’est pas la seule manière qu’un pays peut exprimer sa puissance. Dans un univers où règne un pouvoir de destruction tel qu’il dépasse notre imagination nous, en tant qu’officiers des FC et membres du CIC, sommes fiers de compter parmi notre armement les outils de construction du futur.

Où sont-ils maintenant? Colonel Gaston Cloutier – Directeur des Cadets 1995-1998, maintenant Commandant de l’Escadre 8 de Trenton Colonel Brian Handley – Directeur des Cadets 1992-1995 – maintenant Commandant de l’Escadre 14 de Greenwood Lcol Dan MacLean – Directeur des Cadets de l’Armée 1988-1995 – maintenant Commandant de la BFC Wainwright

La page Internet du CIC (sur le SWNCC) offrira bientôt de nouveaux éléments intéressants. Ceux-ci devraient comprendre une zone de téléchargement qui vous permettra de consulter les OAIC, les DEPs, d’autres documents particuliers au CIC, ainsi qu’un groupe de discussion protégé où les CIC pourront «chatter» entre-eux. Nous pensons aussi ajouter un babillard où les commandants d’unité pourront afficher les positions ouvertes au sein de leur personnel. Visitez le SWNCC au: www.vcds.dnd.ca/cadets

«Former les jeunes d’aujourd’hui et les préparer à devenir les leaders de demain»


SO N DAG E Sondage – Bulletin du CIC Comme tout bon officer, le Bulletin cherche à s’améliorer. Pour ce faire, nous avons besoin de vous. Prenez quelques instants pour compléter ce sondage et aidez-nous à améliorer votre Bulletin. Combien de numéros du Bulletin avez-vous lu?

0

1

2

3

4

5

Si l’une des sections devait être retirée du Bulletin, quelle seraitelle?

En bref

Du co-conseiller de la Branche

Exprimez votre opinion

Profil

Annonces

Quels sujets voudriez-vous voir traités dans de futurs numéros?

____________________________________________________ Qu’est-ce qui vous a empêché de lire tous les numéros, le cas échéant?

Pas le temps

Pas intéressé

Bulletin non disponible

Autre raison ______________________

Quelle section du Bulletin avez-vous trouvée la plus utile?

____________________________________________________ ____________________________________________________ ____________________________________________________

Quel serait, selon vous, le nombre adéquat de copies du Bulletin à faire parvenir à votre unité?

1

En bref

2

Du co-conseiller de la Branche

3

Exprimez votre opinion

4

Profil

5

Annonces

Plus (préciser le nombre) __________

Quelle section du Bulletin avez-vous trouvée la moins utile?

Avez-vous apprécié la rubrique «Profil» dans les quatre premiers numéros?

En bref

Oui

Du co-conseiller de la Branche

Non

Exprimez votre opinion

Pas d’opinion

Profil

Annonces

Numéro 5 – Automne 1998

17


Le Bulletin du CIC se veut un forum professionnel permettant aux officiers de discuter, au niveau national, de sujets et points d’intérêt particuliers au CIC. Il a cependant été suggéré qu’un Bulletin national des cadets serait aussi nécessaire. Selon vous, une publication nationale des cadets devrait-elle être créée?

Unité :

Corps/Escadron

Quartier général

Oui

ÉRIC

Non

Centre de voile/Vol à voile

Autre : ____________________________

SI OUI: Etes-vous d’avis qu’une publication nationale des cadets devrait être combinée avec le Bulletin du CIC, ou est-ce que ces publications devraient être indépendantes?

Les deux publications devraient être combinées

Années de service au sein du CIC:___________

Les deux publications devraient être indépendantes

Grade actuel:___________________________

Est-ce que le Bulletin vous parvient à un temps opportun?

Années de service comme cadet:___________

Élement (encerclez):

Oui

Marine

Non (raison) ______________________

Armée

Air

Quel est votre rôle à l’unité?

Cmdt

OAdm

OAppro

OInstr

Autre ____________________________

Nombre d’officiers dans votre unité?

____________________________________________________

Numéro de l’unité

____________________________________________________ Age:

Moins de 25

25-30

31-40

41-55

Plus de 55

Si vous avez des commentaires ou suggestions, n’hésitez pas à nous contacter par courriel, par notre site web, par téléphone ou par courrier régulier.

Faites parvenir le sondage complété à: Bulletin National du CIC a/s Directeur des cadets – Plans et exigences Quartier général de la Défense nationale 101 Promenade Colonel By, Ottawa, ON K1A 0K2 Ou par télécopieur: (613) 992-8956

«Former les jeunes d’aujourd’hui et les préparer à devenir les leaders de demain»

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