Issuu on Google+


Table des matières

Bulletin national du CIC Automne 1997 Rédacteur en chef Colonel JEG Cloutier, CD Directeur des Cadets, Co-conseiller de la Branche CIC Rédacteur administratif Lieutenant-colonel RJR GuilbauIt, OMM, CD Directeur des Cadets Plans et Exigences, Co-conseiller de la Branche CIC

Rédactrice Mlle Michele Boriel Équipe de rédaction Lieutenant (M) PD Fraser (Marine) Capitaine BA Covington, CD (Armée) Capitaine JBF Carpentier (Air) Réviseur (français) Capitaine de corvette Jacques Lecours, CD

Traduction Capitaine Anne Léveillé Direction artistique M. Ron Lalonde USFC (0) SC Cette nouvelle publication a été preparée au nom des 6000 officiers du Cadre des instructeurs des Cadets (CIC), qui se trouvent dans divers corps et escadrons~ centres de formation et quartiers généraux au pays. Elle est publiée deux fois par année sous l'autorité du Directeur des Cadets. Les opinions exprimées dans cette publication ne reflètent pas une opinion ou une position officielle. Le Bulletin nationaldu CIC offre aux officiers du CIC une tribune pour échanger de nouvelles idées, partager des expériences avec d'autres membres de la Branche du CIC et se tenir au courant de questions, activités et programmes pertinents. Le Bulletin national du CIC accueille lettres, commentaires, textes et photos de tout genre.

Les rédacteurs se réservent le droit de modifier les envois, pour des questions de longueur et de style. N'hésitez pas à communiquer avec nous à l'adresse suivante: Rédacteur du Bulletin nationaldu CIC a/s Directeur des Cadets Plans et exigences Chefdes réserves et des cadets Quartier général de la Déftnse nationale 101 promenade Colonel By Ottawa, ON K1A 0K2 Téléphone: (613) 996-1204 Télécopieur: (613) 992-8956 E-mail: LcoIRGuilbault@ISSG.debbs.ndhq.dnd.ca


L

orsque vous lirez ces lignes, l'année d'instruction, avec tout ce que cela comporte d'obligations et de défis, aura grandement progressé. Je réalise que vous faites des sacrifices considérables dans vos vies personnelles et professionnelles en dévouant autant de temps et . d'énergie pour le Mouvement des Cadets. Au nom de tous les Cadets du Canada, je vous en remercie chaleureusement. Plusieurs d'entre vous ont demandé de l'information au sujet de l'Allocation de Retraite - Force de Réserve (ARFR), dont fait état le "CANFORGEN" et où le MDN annonce que l'ARFR a été approuvé par le Conseil du Trésor. Tel qu'indiqué dans le CANFORGEN, "Venant appuyer le concept de la Force totale, l'ARFR reconnaît le dévouement des réservistes de longue date et encourage le service prolongé au sein de la Première Réserve. r.;ARFR favorisera aussi la mutation à la Première Réserve de militaires ayant appartenu à la Force Régulière ou à une autre composante de la Force de Réserve qui possèdent la formation et l'expérience suffisantes, en reconnaissant tout service antérieur à temps plein". L'ARFR est basée sur des principes inhérents de pleine disponibilité de déploiement et d'emploi. Les officiers CIC qui n'ont pas accumulé de service dans la Force Régulière ou dans la Première Réserve ne sont pas actuellement éligibles à l'ARFR. Cet item a été discuté lors de la Conférence des 0 RCs les 23-24 octobre 97 et sera étudié plus longuement par la Direction de Cadets, avec la participation des aRCs, afin de voir ce que l'on peut faire.

À date, tous les corps/escadrons auraient dû recevoir deux affiches "Vision" du MCC. Je vous encourage fortement ainsi que votre personnel à mettre en évidence cette affiche et d'en discuter parmi vous et avec les Cadets. Je veux souligner plus particulièrement les valeurs énumérées dans l'énoncé de la Vision, i.e., Loyauté, Professionalisme, Respect Mutuel et Intégrité. Je ne saurais suffisament invoquer l'importance de ces valeurs dans une Organisation telle que le MCC. Qyelques mots à propos du Processus "Choix d'Avenir". Comme vous le savez, la session stratégique du MCC le 24-27 mars 1997

Numéro 4 '" Automne 1997

à Cornwall a produit 113 recommandations qui seront étudiées par le Processus Choix d'Avenir. Ce processus nécessite la formation d'équipes conceptuelles formées de volontaires - ayant pour mission de reviser et d'analyser chacune des recommandations et de présenter par la suite les options et les décisions à prendre par l'équipe stratégique (ES). Il importe de savoir que tous les membres du MCC auront l'opportunité de participer au travail des équipes conceptuelles. Chaque équipe conceptuelle (EC) aura un chef qui facilitera le travail des membres de l'équipe, coordonnera les activités requises, et s'assurera que la meilleure option possible est choisie. Une fois l'analyse faite par l'équipe conceptuelle, son chef fera part des résultats à l'équipe stratégique, celle-ci formée de quelques membres de la Direction des Cadets, les aRCs, les représentants des trois Ligues, quelques officiers CIC et moi-même. Les décisions prises par l'équipe stratégique auront eu l'assentiment du groupe au préalable et leurs exécutions seront initiées par le partenaire approprié, i.e., les FC ou les Ligues. Le cheminement sera coordonné par le Major Dave Boudreau, coordonnateur du Choix d'Avenir qui s'assurera d'une communication ouverte et efficace à tous les niveaux du processus Choix d'Avenir. La clé du succès du processus Choix d'Avenir est sans aucun doute l'engagement total des membres du MCC, compréhension, respect mutuel, et le désir sincère d'implanter des changements positifs pour le plus grand bénéfice possible des Cadets. La participation et la contribution de tous les officiers CIC est essentielle pour offrir des choix judicieux à l'équipe stratégique. Je vous encourage fortement à diffuser ce message parmi vos officiers CIC, les Cadets, les membres des trois Ligues, les parents, etc.

sans une analyse profonde de la part des équipes conceptuelles. Vous en avez déjà été témoins et l'année fiscale 98/99 en montrera d'autres. Il est clair que certains et certaines d'entre vous ne seront pas d'accord avec les changements initiés jusqu'à maintenant ou à venir. Toutefois, soyez assurés que le processus Choix d'Avenir s'assurera que toutes actions prises soient dans le meilleur intérêt des Cadets. En terminant, nous entrons dans une période à la fois excitante et pleine de défis pour tousles membres du MCC. Le processus Choix d'Avenir sera un succès à cause de la participation entière de tous ses membres, tout en faisant preuve de respect mutuel, de coopération et avec la réalisation que les Cadets doivent demeurer le but ultime de nos efforts, de nos ressources et de notre énergie.

À titre de co-aviseur de la Branche, je suis au courant que le processus Choix d'Avenir a suscité des attentes "ici et là" et que vous anticipez la concrétisation de quelques initiatives prises à Cornwall le plus tôt possible. C'est pourquoi, de consultation avec les Ligues, nous avons déjà commencé à implanter quelques initiatives qui selon nous pouvaient démarrer


Dieppe : Anciens combattants et cadets se souviennent par le capitaineJohn Carroll

A

u cours de ma carrièr~ ~i~~aire, j'ai partIcIpe a un certain nombre de parades et de cérémonies commémoratives au Canada, en Europe et au Moyen-Orient. Mais cette année, on m'offra, ainsi qu'à 10 cadets (2 de la Marine, 6 de l'Armée et 2 de l'Aviation) l'occasion de participer au 55' anniversaire de l'attaque sur Dieppe, en France.

À titre d'Officier de liaison

préparatifs, il Yeut plusieurs visites chez le tailleur afin d'assurer un bon ajustement des uniformes. Durant cette première semaine, les cadets ont appris à se connaître et à travailler en équipe. Cela eSt devenu évident en observant tout simplement leur comportement lors des différentes fonctions en Europe. Ils ont participé activement lors des cérémonies et ont assisté les anciens combattants au besoin.

Le capitaine John Carroll travaille présentement sur À titre de représentants de des cadets pour la durée de cette aventure, mon mandat la révision du Programme la jeunesse canadienne, ces consistait à préparer les cadets des Cadets de l'Armée. 10 cadets ont eu l'occasion à être membres d'une garde d'être témoins des sacrifices que nos militaires canadiens, de drapeaux qui accompagnerait le pèlerinage des anciens combattants hommes et femmes, ont eu à faire durant la Deuxième Guerre mondiale. Durant aux services commémoratifs se déroulant ces 12 jours, nous avons eu plusieurs en Angleterre et en France. Les cadets occasions d'écouter les anciens combatdevaient aussi porter des couronnes de fleurs tants que nous accompagnions nous faire et assister les anciens combattants à mobipart de leurs expériences. Les souvenirs lité restreinte à se déplacer lors de fonctions étaient ravivés lors des rassemblements variées au cours du séjour de 12 jours. aux différents sites commémoratifs en Les cadets se sont rassemblés à Ottawa Angleterre et en France. seulement cinq jours avant leur départ Ni les cadets ni moi-même sommes prêts vers l'Europe. Ils étaient logés au Centre d'oublier le visage des anciens combattants national d'instruction d'été des cadets devenus, de toute évidence, profondément de l'Armée (CNIECA) de Connaught émus au fur et à mesure que nous appropour y recevoir une formation intensive chions des côtes de France et lorsque nous et s'occuper des derniers préparatifs. avons aperçu, pour la première fois, ces Au chapitre de la formation, il y eut des plages qui avaient vu une si grande effusion périodes d'exercice militaire avec carabines de sang et d'actes de courage. et drapeaux alors que, pour ce qui est des

Au cours des 12 jours de notre voyage, les plus grandes cérémonies ont eu lieu au cimetière canadien, à Dieppe. Durant la soirée du 18 août, des anciens combattants canadiens, britanniques et français ont participé à une vigile soulignant le départ des troupes alliées de l'Angleterre vers les côtes de la France. Le jour suivant, les anciens combattants, accompagnés d'un contingent de la force régulière des trois pays, se sont joints aux résidents et aux autorités municipales de Dieppe et des environs pour souligner de façon très touchante les sacrifices faits en cette même journée, 55 années auparavant. Ce fut pour moi un privilège de participer à ces activités avec les cadets et de pouvoir constater le niveau de professionnalisme avec lequel ils ont accompli leurs tâches. L'intérêt qu'ils ont démontré lors des cérémonies et envers les anciens combattants était très touchant. Durant ces 12 jours, les gens de notre contingent ont fait la remarque à plusieurs occasions d'être accompagnés par ces jeunes gens exceptionnels. Je ne puis être qu'en accord. J'espère que les cadets auront encore la chance de participer à de telles cérémonies, en souvenir de ceux qui ont donné leur vie, symbole de l'engagement du Canada à se rappeler des autres jeunes canadiens qui ont servi leur pays en temps de guerre.


Ce que symbolise le jour du Souvenir

pour cet officier CIC par le lieutenant de vaisseau Paul Fraser

"-

A

chaque année, dans plusieurs . villes et villages du Canada, des cadets et des officiers du CIC se rassemblent, le 11 novembre ou à peu près, autour du monument aux morts local pour participer aux cérémonies du jour du Souvenir qui rend honneur aux Canadiens et Canadiennes qui ont fait l'ultime sacrifice pour leur pays. En cette journée, nous songeons aux premiers jours de la guerre au moment où le Canada a lancé son« appel aux armes ». De jeunes hommes et jeunes femmes provenant d'un peu partout à travers le Canada, plusieurs d'entre eux âgés de 18 ou 19 ans (l'âge de nos cadets supérieurs et officiers subalternes) ont répondu à cet appel. Ils ont laissé derrière leurs familles, leurs emplois et l'école pour se joindre à la Marine de guerre, l'Armée, l'Aviation et la Marine marchande. Ce sont ces jeunes hommes et jeunes femmes, parmi qui des milliers n'ont pas eu la chance de vieillir, que nous nous rappelons, à chaque année, à la Ile heure, du Ile jour, du Ile mois. Lorsque je suis déménagé à Ottawa, en Ontario, l'an dernier, j'ai eu la chance d'être présent aux cérémonies nationales du jour du Souvenir. C'est en me tenant près de la rue parmi des milliers de personnes, jeunes et moins jeunes, que j'ai réalisé la vraie signification du jour du Souvenir. Alors que les unités militaires défilaient sur la rue Elgin, les spectateurs se bousculaient pour avoir une meilleure vue. Lorsque le plus grand contingent est arrivé au monument aux morts, les gens se sont mis à fortement applaudir. Les applaudissements étaient destinés au contingent formé d'anciens combattants défilant la tête haute et fière et le dos droit, qui se dirigeait tout droit vers la position d'honneur, derrière le Gouverneur général. Alors que je regardais leurs visages, je me demandais à quoi ils pouvaient bien penser. Je me suis alors souvenu d'un article que j'avais lu dans le magasine Harper, intitulé « The Glories and Fun ofWar » (la gloire et le plaisir de la guerre). Dans cet article, un ancien combattant du nom de Gerald W. Johnson décrivait ses expériences de la guerre. Il disait: «J'ai connu le plaisir qu'est de marcher longtemps avec un sac à dos pesant tout en souffrant d'une terrible

Numéro 4 ~ Automne 1997

est que plus de 100000 de ces télégrammes ont été livrés au cours des deux guerres mondiales.

grippe. J'ai connu la terrible sensation qu'on éprouve d'avoir les doigts tellement gelés que la peau en tombe; et je sais ce que c'est de ne pas prendre de bains pendant trois mois alors que la peste se répand de façon incontrôlable. Je sais comment dérisoire il peut être de voir des obus tomber si près de vous que la terre en tremble sous vous pieds ... » Alors que je me rappelais cet article, je me demandais si les anciens combattants avaient le même type de pensées ou s'ils ne pensaient qu'à leurs confrères et consœurs qui n'avaient pas eu la chance de revenir. Tout au long de la cérémonie, j'ai remarqué deux dames âgées près de moi; l'une d'entre elles tenait dans ses mains quelques médailles militaires et l'autre s'accrochait à une vielle photo d'un jeune homme vêtu d'un uniforme de l'Armée. Pendant qu'elles regardaient la cérémonie, des larmes coulaient sur leurs visages. L'une des deux dames rn'a remarqué et rn' a dit que son frère était parti pour l'Europe, en 1940, et n'était jamais revenu. Elle à continué en disant que, à chaque année, sa sœur et elle-même se rendent aux cérémonies du jour du Souvenir afin de rappeler à leur frère qu'il n'a pas été oublié. l:un des pires aspects de la guerre, ai-je réalisé après lui avoir parlé, est que personne n'en revient inchangé, sans cicatrices. Chez eux, les Canadiens et Canadiennes ont été témoins d'atrocités certes, mais différentes de celles qu'ont connus nos militaires combattant à l'étranger. Ici, ils attendaient à la maison, espérant que le télégraphiste ne vienne pas frapper à leur porte. Malheureusement, la vérité

J'ai tout observé et compris, comme officier du CIC, que je devais accomplir une tâche importante: s'assurer que les cadets n'oublient pas les sacrifices de nos Canadiens et Canadiennes. Je me suis demandé comment je pourrais atteindre cet objectif important. Pour moi, la meilleure façon de l'atteindre est d'encourager la participation des unités de cadets à la vente de coquelicots avec leur succursale locale de la Légion. Chaque année, plus de 13 millions de coquelicots, vendus par les cadets et les anciens combattants, ornent des vestons et des chapeaux. Le coquelicot est devenu l'unique symbole du souvenir et de la gratitude que nous avons envers ces Canadiens et Canadiennes qui nous ont apporté la paix. C'est à la suite des nombreux bombardements d'artillerie au cours de la Première Guerre mondiale que les sols de calcaire sont devenus riches en chaux sous les décombres, permettant ainsi aux fleurs de pavot, connues aujourd'hui sous le nom de coquelicot, de fleurir et de se multiplier, à chaque printemps, sur les champs de bataille. Les fleurs de pavot ont fl~uri sur les tombes des soldats décédés. A la fin de la guerre, le sol a rapidement absorbé la chaux causant la disparition, de nouveau, des fleurs. Ce champ est maintenant connu sous le nom de « Champ d'honneur )', grâce au lcolJohn McRae, médecin de l'Armée canadienne, originaire de l'Ontario, lui-même tué peu après avoir écrit un poème maintenant bien connu qui parle de ce champs. Le coquelicot a été distribué au Canada pour la première fois en novembre 1921. Il est devenu notre symbole, notre façon de se souvenir et d'honorer les 116031 Canadiens et Canadiennes morts au combat. En ce jour du Souvenir, portez un coquelicot et souvenez-vous: Ils ne vieilliront pas comme nous qui leur avons survécu; Ils ne connaîtrontjamais l'outrage ni le poids des années. Quand viendra l'heure du crépuscule et celle de l'aurore, Nous nous souviendrons d'eux. Extrait du poème « For the Fallen » Par Laurence Binyon (1869-1943)

Il


www.vcds.dnd.ca/cadets par le major Guy Peterson

n fini l'année en beauté! Le lancement du site web national des cadets du Canada aura officiellement lieu le 25 décembre prochain, juste à temps pour vous permettre d'essayer le nouveau modem demandé en cadeau!!! Le site web national des cadets du Canada offrira de nombreuses pages d'information portant sur les cadets de la Marine, de l'Armée, de l'Aviation, le CIC et les Ligues. En plus d'une description des activités, notre site offrira aussi les éléments suivants : une zone de téléchargement, un tableau d'honneur, des photographies, des babillards, de nombreux hyperliens vers des sites d'intérêt en rapport avec l'instruction des cadets. Tout cela et plus! Un des éléments les plus importants du site sera son bottin électronique national, idéal pour tous ceux qui veulent vous retracer. Cependant, nous avons besoin de vous pour tenir l'information la plus courante possible. C'est pourquoi nous vous demandons de nous faire parvenir l'information suivante : le lieu de rassemblement de votre unité, son adresse postale, numéro

O

de téléphone (qui contacter pour en savoir plus sur votre unité), ses adresses courrier et de page web. L'objectif principal du site web national des cadets du Canada sera de vous informer. Cependant, et parce qu'il s'agit de votre site, nous comptons sur vous pour nous informer des événe'ments d'intérêt qui marquent votre unité (qu'il s'agisse d'un cadet qui se voit décorer d'une médaille de bravoure, de votre unité qui a participé à des efforts de sauvetage extraordinaires, de votre commandant qui quitte après avoir passé 40 ans au sein des Forces armées ou d'une compétition provinciale que vous organisez), nous voulons partager ces moments importants avec les autres unités du pays! Nous faisons aussi place à nos anciens : si vous connaissez un ancien du mouvement (cadet, officier, etc.) ayant accompli des exploits extraordinaires, dites-le nous. Joyeuse navigation!


EN BREF - Articles intéressants pour les officiers CIC Gérance de l'environnement (TrEES)

L

a formation en gérance de l'environnement pour les officiers, les instructeurs civils et les militaires du rang a débuté en avril 1997. En effet, par l'entremise du programme d'autoapprentissage TrEES, mis de l'avant en septembre 1997, ainsi que par l'ajout, en avril 1997, de périodes d'instruction au Cours de qualification élémentaire d'officier (C~O) et au Cours du commandant (CC), nous visons à éduquer tout le personnel actuellement engagé dans le mouvement ainsi que les futurs membres. D'ailleurs, cette volonté est stipulée dans les diverses politiques ministérielles, q~ précisent que tous les membres de l'Equipe de la défense doivent acquérir une connaissance de base en Gérance de l'environnement. Par l'entremise du programme d'autoapprentissage TrEES, nous cherchons à éduquer tout le personnel ayant soit déjà réussi le C~O, le CC, ou les deux, ou qui n'ont pas à suivre ces cours (par exemple, les instructeurs civils et les militaires du rang). Puisque le programme est divisé en deux sections, c'est-à-dire la sensibilisation générale et le leadership, il importe que les membres lisent la ou les sections du programme qui ont trait à leur poste. De plus, les membres reçoivent une demijournée de solde après avoir terminé le niveau approprié du programme d'autoapprentissage. Pour la réclamer, il suffit de remplir le formulaire « Registre de présence - Force de réserve - Instruction à l'unité - Service classe A - CPHR et TrEES ». Mm d'être payé, il est primordial de faire parvenir le registre de présence au quartier général de sa région avant le 1" mars 1998. Trois périodes d'instruction furent ajoutées au C~O et au CC, nous permettant ainsi d'enseigner la matière du programme d'auto-apprentissage aux nouveaux officiers et nouveaux commandants. De par ces deux stratégies, nous croyons que l'ensemble des membres recevra une formation en gérance de l'environnement. Pour ce qui est de la formation des cadets, nous sommes en cours de développement du matériel d'instruction. Bien que les unités n'aient rien reçu à ce sujet, toutes sont encouragées à promouvoir une saine gestion de l'environnement et ce, en encourageant leurs

Numéro 4

~

Automne 1997

membres à adopter une conduite reflétant la philosophie des 4R (réduire, recycler et réutiliser et repenser). Finalement, afin de promouvoir une saine gestion de l'environnement au sein des diverses unités, vous êtes encouragés à nous faire parvenir une liste des moyens utilisés par votre unité pour la promotion, la protection de l'environnement, ou les deux. Vos idées, projets ou activités seront peutêtre une source d'inspiration à une autre unité et, par le fait même, une bonne action pour l'environnement.

Projet-pilote d'approvisionnement en uniformes

T

OUs devraient maintenant être plus familiers avec le nouveau système d'approvisionnement en uniformes des cadets. Depuis son instauration en septembre dernier, le nouveau système exige que les unités commandent directement les uniformes de cadets du fournisseur (Logistik Unicorp Inc.). Ce projet-pilote fait suite aux coupures effectuées aux bases et aux dépôts des FC, qui ne pouvaient plus fournir le même niveau de soutien auquel les cadets avaient été habitués. Le nouveau système d'approvisionnement, qui permet la livraison directe à l'unité sans l'intervention d'un intermédiaire, est plus rapide et efficace. Les unités de cadets sont maintenant responsables de l'achat et de la gestion des uniformes et des écussons de leurs cadets. Chaque unité s'est vue attribuer une marge de crédit, basée sur son effectif, lui permettant d'acheter des articles d'uniformes. Les uniformes sont toujours fournis gratuitement aux cadets. Le projet-pilote n'affecte pas les officiers du CIC et les CIEC. Les articles d'uniformes à utilisation opérationnelle doivent être commandés selon les mêmes procédures qu'auparavant. Les bases de soutien sont toujours responsables d'offrir le même soutien aux cadets. Les problèmes potentiels et les petits accrocs seront réglés à mesure que les officiers du CIC se familiariseront avec les nouvelles procédures de commande et d'administration des crédits. Il est important que les officiers fassent connaître leurs commentaires au cours de ce projet-pilote qui se termine en juin 98. Le succès du projet est non seulement important pour le Mouvement des cadets du Canada dans son ensemble,

mais aussi pour les Forces canadiennes qui envisagent d'offrir le même service à d'autres.

CPHR

L

e Cours de prévention contre le harcèlement et le racisme (CPHR) a finalement débuté. La durée du ç@O et du CC a été prolongée par les E,coles régionales d'instructeurs de cadets (ERIC), au printemps dernier, afin de faire place aux programmes CPHR et TrEES (Programme d'éducation et de formation en gérance de l'environnement). La formation au sein des unités a débuté cet automne au moyen de programmes d'autoapprentissage qui ont été distribués à chaque unité de cadets et centre d'instruction à travers le pays. Tous les officiers du Cadre des instructeurs de cadets (CIC) et instructeurs civils (IC) doivent terminer cette formation. Tous recevront une journée de salaire pour avoir terminé le programme et signé le registre de présence. Par contre, et à cause des restrictions budgétaires imposées au programme, l'instruction (et le paiement) s'échelonnera sur une période de trois ans. Le programme est composé d'un vidéo et d'un cahier d'exercices. Ces vidéos sont d'ailleurs révélateurs. Ils visent à stimuler la réflexion sur des sujets qui, traditionnellement, sont perçus comme étant controversés. Des sujets, comme le rôle des femmes au sein des FC, les préjugés contre les minorités visibles et les stéréotypes sexuels, y sont traités. Des problèmes de cette nature ne sont pas seulement limités au monde militaire, mais se retrouvent aussi au sein de la société canadienne en général, ce qui rend encore plus valable la formation reçue. Les attitudes et comportements vis-à"""'vis des sujets traités par la politique de tolérance zéro des FC sont définis dans le programme, donnant ainsi aux membres des exemples de comportements acceptables et inacceptables. Il est important que les membres du CIC acceptent et fassent la promotion du Cours de prévention contre le harcèlement et le racisme. Le développement d'un environnement de travail sain et productif, pour les officiers et les cadets, passe par l'acceptation de ces changements par tous les membres, qui se doivent aussi de voir au bien-être de tous. Soyez donc vigilants!


Survol du CCRAC 2965 Newfoundland School for the Deaf (NSD) par Michele Boriel

I

ls ne s'agit pas d'une équipe rivale de démonstration d'exercice militaire sans commandement. Cependant, les cadets du CCRAC 2965 Newfoundland School for the Deaf (NSD), l'École pour les sourds de Terre-Neuve, exécutent leurs mouvements de façon impeccable sans dire un mot. Rien n'est dit alors que les cadets marchent sur le terrain de manœuvres, leurs yeux clairement rivés sur les m~ns et le visage du cadet adjudant-chef. A la fin de la revue, les cadets se séparent en petits groupes, tout en signant leur excitation à leurs familles et amis. De prime abord, ce qui semble n'avoir été qu'une autre revue de fin d'année, revêt une plus grande importance en lorsqu'on réalise ce dont on vient d'être témoin, c'est-à-dire une grande première dans l'histoire du Canada. Nous sommes en 1979-1980 et l'unique corps au Canada pour les cadets sourds ou malentendants vient tout juste de terminer avec succès sa première année d'instruction. Ce que plusieurs croyaient être un rêve chimérique était maintenant devenu réalité. Le 2965 NSD est en effet un corps de cadets comme nul autre.

Le Major Macdonaldfût le premier ifficiir de revue à utiliser le language des signes avec les cadets du 2965 NSD.

L'inspection des cadets par le Col Al/ston et le Commandant le Capitaine McCarthy lors du cérémonial.

Situé à St-John's, Terre-Neuve, le 2965 NSD se distingue en étant le seul corps en Amérique du Nord formé de cadets sourds. Le corps offre aux étudiants de la "Newfoundland School for the Deaf" l'occasion de participer à une grande variété d'activités pratiques à l'extérieur, telles que la survie en forêt, la natation, la raquette et le canotage ainsi que plusieurs activités militaires, telles que des cours de secourisme, le programme d'instruction obligatoire des cadets de l'Armée (le programme d'étpiles) et le programme du Prix du Duc d'Edimbourg. Mfilié au 1er Bataillon du Royal Newfoundland Regiment, le 2965 NSD est devenu une partie intégrante du pensionnat et son programme d'instruction, du programme d'enseignement de l'école. Avec plus de 270 diplômés du programme des cadets, le corps a un passé rempli d'engagement communautaire très impressionnant. Des diplômés en sont maintenant rendus à aspirer à des postes de direction, expliquant cette réussite par l'expérience obtenue au corps de cadets. O.11e1ques-uns de ces cadets ont même choisi de participer au programme ordinaire d'instruction d'été des cadets de l'Armée au CIECA

Argonaut, au Nouveau-Brunswick, même si la majorité préfère retourner chez ses parents après une longue année en résidence à l'école. Parrainé par le Stokers Group of Rotary, et bénéficiant du soutien administratif de l'école pour les sourds, le corps de cadets 2965 NSD a connu plusieurs années de gloire dans le passé. Son intérêt soutenu envers l'épanouissement de la jeunesse lui a permis de maintenir s~n rôle de chef de file dans son domaine. A l'aube de son 20' anniversaire, le corps continu à subvenir aux besoins des élèves sourds ou malentendants qu'il dessert et essaie toujours d'en faire plus.


Un mot du commandant du CCRAC 2965 par le capitaine Desmond McCarthy

L

e corps de cadets de l'Armée du "NewJôundjand SchoolJôr the Deaj" (NSD), l'Ecole de Terre-Neuve pour les sourds, a débuté ses activités en 1979. Le premier commandant, JackJardine, de concert avec Cyril Gffin et BillJardine, ont terminé l'année avec 27 cadets. Le lieutenant Jardine est demeuré commandant au cours des sept années suivantes.

Au corps 2965, le premier changement de commandement a eu lieu en 1987. C'est le lt Desmmond McCarthy est alors devenu commandant. Peu après son entrée enJônction, il est promu au grade de capitaine et occupe, depuis les dix dernières années, ce même poste. Ci dessous il raconte l'histoire du 2965 NSD.

Je suis devenu un officier avec le corps de cadets du Newfoundland School for the Deaf en septembre 1981. Comme commandant du 2965 depuis les dix dernières années, j'ai vu plusieurs changements se produire et de nombreux précédents se créer. Précédents

En 1988-1989, Thomas Wiseman est devenu le premier instructeur civil sourd de notre corps. L'année précedente, Tommy avait été le cadet commandant de notre corps. Il est demeuré à l'école une année supplémentaire et a offert ses services au corps. Plus tard, au cours de la même année, nous avons aussi accueilli notre prernière cadette commandant, Doreen Fowler. En 1983, nos cadets ont participé au camp d'été pour la première fois. Cet été mémorable passé au CIECA Argonaut a vu cinq cadets (trois cadettes et deux cadets) terminer le premier cours élémentaire de deux semaines. Au camp, deux

Numéro 4

~

Automne 1997

interprètes, le lieutenant Jack Jardine et moi-même ont aidé ces jeunes gens. Trois des cinq cadets ont même obtenu des postes sur le terrain de manoeuvres, de caporal-chef à commandant de peloton. Depuis, nos cadets ont participé à six camps d'été. Qyatre ont participé au cours élémentaire d'une durée de deux semaines et deux, à des cours de cadet-chef d'une durée de six semaines. Au cours des années, notre effectif a varié de 13 à 27 cadets. Notre effectif actuel est de 15 cadets et quatre instructeurs, ce qui représente un bon rapport cadet/instructeur. En 1997, notre corps a connu une autre première en accueillant son tout premier instructeur civil féminin,Joanne Dillion. Joanne était notre Adjudant-chef l'année précédente. Activités du corps

Les dix dernières années ont vu de nombreux changements positifs se produire sous la gouverne du commandant. Notre exercice militaire, dirigé par le langage des signes, a évolué avec le temps nous permettant ainsi de s'améliorer d'année en année. L'exercice avec signes s'effectue sans commandement verbal. Il s'agit d'un spectacle impressionnant à tel point que les spectateurs présents lors de nos revues annuelles s'accordent aussi pour dire qu'il s'agit d'une démonstration émouvante. Voir ces jeunes hommes et jeunes femmes défùer alors qu'ils sont dirigés par des commandements signés vous laisse tout simplement bouche-bée. Notre corps est toujours très occupé. Nous avons offert plusieurs cours de secourisme, de canotage et de langage des signes à nos amis entendants au cours des dernières années. Au cours des cinq dernières années, notre corps a aussi participé à la compétition de tir à la carabine à plo,mbs de Terre-Neuve et du Labrador. A ce jour, nous avons réussi à terminer en troisième et en quatrième place lors de cette compétition. Nous avons aussi participé à de nombreux échanges et activités sociales avec d'autres corps, au grand plaisir de nos cadets. Un de nos projets principaux pour 1997-1998 est d'effectuer la réparation de six canots et d'une remorque qui pourront être utilisés par tous les cadets de la province. Ce type d'activité permet

à nos cadets d'acquérir une expérience plus globale du mouvement des cadets.

Depuis quelques années, nous particip0!1s au programme du Prix du Duc d'Edimbourg. La participation à ce programme est facultative pour les cadets. Plusieurs de nos cadets se sont vus attribuer la médaille de bronze. Cette année, nous avons des cadets travaillant à l'atteinte des niveaux bronze et argen! du programme Prix du du Duc d'Edimbourg. ({ NSD remembers »

En 1992 notre corps a parrainé un projet connu sous le nom de« NSD Remembers » (l'École de Terre-Neuve pour les sourds se souvient). Son immense succès en a maintenant fait, ep quelque sorte, une tradition annuelle. A chaque année, notre corps invite de huit à quinze anciens combattants à visiter notre école au cours de la semaine précédant le jour du Souvenir. Ces anciens combattants, accompagnés de quelques invités, participent à un souper donné en leur honneur et auquel participe l'école toute entière. Après le repas, les anciens combattants, les invités, les élèves et les professeurs se rendent au gymnase pour participer à une minirevue avec les cadets. Nous sommes honorés de voir certains de ces anciens combattants défiler avec les cadets au sein de notre garde de drapeaux. Nous demandons à l'un des anciens comabttants de procéder avec l'inspection, après quoi a lieu le défùé. C'est à ce moment que s'effectue la remise annuelle des promotions pour les membres du corps. Après la revue, tous se rassemblent au théâtre où des professeurs et des élèves du deuxième cycle du département des lettres donnent une représentation théâtrale reflétant certains aspects des années de guerre. Finalement, les anciens combattants sont invités à s'asseoir sur la scène où ils ont la chance de participer à des échanges de type question-réponse avec les élèves. L'école toute entière profite de l'occasion qui leur est offerte de revivre les expériences de leurs invités et d'apprécier les difficultés des années de guerre. Cette activité du jour du Souvenir est plaisante et enrichissante pour tous. Si l'on se fie aux commentaires des anciens combattants, ils apprécient tout autant l'expérience.

Il


Un CIC au 2965 NSD : - le point de vue d'un officier par Michele Boriel

ormant un « W pour aider à traduire pour le Wanda » avec trois doigts capt Maynard, la majorité de sa main droite, le des cadets sont entièrement capt Wanda Maynard se tape sourds et ne peuvent pas sur l'épaule gauche. Elle nous parler du tout. Toutes les explique alors que c'est avec tâches prenaient alors deux ce signe que les cadets du corps fois plus de temps qu'à la de cadets de l'Armée 2965 normal. Pour quelqu'un "Newfoundland School for habitué à enseigner quatre the Deaf" l'identifie par son leçons de trente minutes nom. I.:option d'épeler son nom chacune par soir, les deux leçons de soixante à quatreen signant existe mais cela vingt minutes semblaient prendrait beaucoup trop de fastidieuses. Le fait de ne pas temps et les cadets, de même que les officiers, ont mieux comprendre les questions qui Le capitaine Wanda à faire. Comme assister aux lui étaient posées sans l'aide Maynard considère les d'un interprète devenait périodes d'instruction, aux années passées 2965 NSD très frustrant pour le capt parades, aux périodes d'exercice sont les plus significatives Maynard. Elle s'est résout militaire et, évidemment le de sa longue carrière. à apprendre le langage des sujet préféré des cadets, des activités récréatives lors d'une signes avant la fin de sa soirée de jeux. Bien qu'au corps première année avec le corps. de cadets 2965 tout se fait dans le silence, Cette occasion s'est présentée beaucoup le gymnase bourdonne d'activités et plus rapidement qu'elle ne s'attendait alors c'est bien ce qui plaît au capt Maynard. qu'on lui proposait de dev:enir assistante au pensionnat de l'école. A ce titre, le À son arrivée au corps de cadets 2965, avec 17 ans d'ancienneté avec le MCC, elle capt Maynard habitait avec deux des cadets pouvait puiser dans sa grande expérience supérieurs dans une résidence de type pour l'aider à surmonter les obstacles à venir. appartement afin de les aider à s'ajuster Son expérience a débuté lorsqu'elle était à l'autonomie qu'ils devraient assumer elle-même cadette avec le corps de cadets un jour. C'est ainsi, à la résidence Honours, 2588 Hollands Memorial Regional High que le capt Maynard appris enfin le lanSchool de Norris Point, à Terre-Neuve, gage des signes. Après plusieurs exercices, en passant par des camps d'été à Banff et le capt Maynard a rapidement été capable de se charger elle-même du rassemblement dans le nord. Elle a travaillé comme officier à Fort St. John, en Colombie-Britannique, ainsi que d'enseigner une période d'instrucet Corner Brook, à Terre-Neuve, et a été tion avec seulement un interprète à ses commandant par intérim du corps de côtés pour s'assurer qu'elle utilisait les bons cadets de l'Armée 1292 Lord Strathcona signes. Elle n'avait plus besoin d'avoir le de Calgary, en Alberta. Le capt Maynard commandant près d'elle pour lui traduire a certainement beaucoup voyagé mais rien verbalement ce que les cadets demandaient. Tout comme les étudiants, le capt Maynard de cet expérience ne l'avait préparée au défi apprenait à devenir autonome. De plus, unique qui l'attendait et à l'émotion qui ferait surface en travaillant avec les cadets elle s'était trouvée de bons amis parmi sourds et malentendants du corps de cadets les cadets en occupant le poste d'assistante de l'Armée 2965 Newfoundiand School au pensionnat. Le capt Maynard était très for the Deaf de St. John's, à Terre-Neuve. satisfaite d'elle-même.

F

Le fait de ne pas connaître le langage des signes était un obstacle majeur que le capt Maynard a dû surmonter avant de se sentir vraiment à l'aise au corps. Pour des raisons évidentes, les commandements ne sont pas criés et l'instruction se fait entièrement dans le langage des signes. Bien que quelques-uns des cadets supérieurs ont une faculté vocale minimale et peuvent

Même après avoir appris à communiquer avec les cadets, lui permettant ainsi de se sentir plus à l'aise, le capt Maynard se surprenait de temps à autres à comparer le corps de cadets 2965 aux autres corps de cadets avec lesquels elle avait travaillé auparavant. Elle a, cependant ,vite appris que cela ne menait à rien étant donné que le corps de cadets 2965 est une exception à

toutes les règles qui existent. Par exemple, quelqu'un s'attendrait à voir les cadets en rangées et tous alignés sur le terrain de manoeuvres. Cependant, au corps de cadets 2965, la première impression des gens est que les cadets sont« tout croche ». Mais en regardant de plus près, la raison pour ceci devient évidente: « Si tous les cadets étaient alignés normalement, aucun ne pourrait voir les commandements donnés. C'est pourquoi l'adjudant-chef est de biais sur le côté, les adjudants ne sont pas directement devant le groupe et tous les autres se tiennent de biais. Par exemple, si le chef donne l'ordre de tourner vers la droite, les cadets tournent et attendent qu'elle revienne devant eux avant de donner le prochain commandement. Contrairement à tous les autres cadets adjudant-chefs, celui du corps de cadets 2965 ne reste jamais au même endroit sur le terrain de manoeuvres; elle pourrait être« n'importe où ». Lorsqu'on ajoute le fait que plusieurs des cadets sont aussi handicapés physiquement, nous avons les éléments d'un rassemblement assez intéressant. « Deux de mes cadettes sont atteintes de paralysie cérébrale et éprouvent des difficultés à toutes les 25 verges environ », nous dit le capt Maynard. « Qyelques-uns ont aussi des problèmes d'équilibre causés par leur surdité. » C'est ce qui rend le travail à ce corps de cadets si valorisant pour le capt Maynard. « Ils ont besoin de moi », dit-elle. « Contrairement aux autres corps de cadets, où n'importe quel officier pourrait prendre charge, ici, c'est plus une relation de type professeur-étudiant, qu'officiercadet. C'est vraiment une expérience où l'on en reçoit autant qu'on en donne. » Ce sont les amitiés précieuses qui se sont formées qui manqueront le plus au capt Maynard alors qu'elle part pour devenir elle-même commandant de son propre corps de cadets, à Norris Point, dans le Parc national de Gros-Morne, à Terre-Neuve. Même si elle anticipe les nouveaux défis qui partie de la getion d'un corps de cadets dans un milieu rural, le capt Maynard ne peut que se sentir triste de laisser le corps de cadets de l'Armée 2965 Newfoundland School for the Deaf. «J'ai pleuré comme un enfant lors de la cérémonie de remise des diplômes », dit-elle. « Vous ne pouvez qu'être fier d'eux. Ils ont travaillé tellement fort pour en être arrivés jusque là. Ils méritent tout le respect du monde. »


L

'École régionale d'instructeurs de cadets (Atlantique) a récemment mené son tout premier cours d'entraînement aventurier hivernale. Un des participants, le lt Bob Eagle, du corps de cadets 2355 Church Lad's Brigade, nous donne un aperçu de son déroulement. Exercice Orteils gelés

par le lieutenant Boh Eagle Croyez-le ou non, au cours des deux dernières années, le temps froid à TerreNeuve na pas été au rendez-vous. La Région de l'Adantique na donc pas pu donner un cours d'entraînement aventurier hivernale. Alors que les candidats arrivaient pour le cours de cette année, tenu en mars 1997, nous pouvions encore une fois entrevoir une température assez douce accompagnée de pluie battante. Au début du cours, le personnel et les candidats se demandaient s'il y aurait assez de neige pour tirer les traîneaux, construire des abris de neige ou, encore, se promener à raquettes. Onze candidats, provenant des quatre provinces de l'Atlantique, étaient impatients de commencer, mais ils ont dû, auparavant, endurer plusieurs leçons théoriques avant d'être abandonnés au froid. Les leçons en classe comprenaient des explications sur les vêtements et l'équipement pour températures froides ainsi que des instructions sur l'habillement approprié contre le froid. Après avoir bien vérifié les réchauds et les lanternes au naphte (et non naphta) ainsi que les raquettes, il était maintenant temps de braver le froid pour la première fois. Totalement emmitouflés, nous sommes sortis dehors afin de s'exercer à allumer les réchauds et les lanternes, et, aussi, à pivoter en raquettes. Ce n'est pas si facile que ça! Notre première journée s'est donc terminée avec succès et sans brûlure, explosion, chute ou engelure sérieuses. Nous avons passé les deux jours suivants à apprendre la théorie. Après quelques contrôles durant la matinée de la troisième journée, nous sommes finalement parti à l'aventure. Avec nos raquettes bien attachées et tirant des traîneaux bien chargés, nous avons passé la journée à faire des exercices de montage d'une tente arctique. La météo annonçait une tempête pour la nuit et, comme de fait, plus la journée avançait, plus la température baissait et le ciel s'obscur-

Numéro,4 ,.., Automne 1997

Malgré les apparences, les candidats du cours aventurier hivernale ontpu apprécier lefroid de l'hiver. cissait. Heureusement pour nous, le temps n'a commencé à se gâter qu'après notre arrivée au mess, plus tard dans la soirée. Après la tombée de la nuit, la tempête a fait rage. Des routes étaient fermées et notre horaire était menacé alors que 20 cm de neige s'entassaient dans le centre de Terre-Neuve. (Nous ne le savions pas, à ce moment-là, mais il semblerait que la chance nous ait souri si on compare notre situation à celles des autres provinces de l'Atlantique!) En sachant qu'il nous restait un exercice de trois jours à terminer pour réussir le cours, nous étions tous contents de voir la neige, mais espérions que le pire de la tempête soit passé avant l'aube. Au début de la quatrième journée, le ciel était dégagé mais la température demeurait froide et on annonçait un autre 5 à 10 cm de neige de précipitations pour la matinée, accompagnées de vents allant jusqu'à 80 km/heure. Nous avons décidé de nous déplacer jusqu'au parc provincial de Jonathan's Pond pour y terminer notre contrôle pratique sur la théorie apprise au début du cours. Suite à la construction d'un mur de neige autour des trois tentes arctiques que nous venions de monter, le vent s'est levé et une courte mais furieuse tempête de neige s'est abattue sur nous, nous forçant à se réfugier dans nos tentes. C'était bel et bien le temps idéal pour ce type de cours! Après le dîner, la tempête s'était à peine dissipée que l'entraînement reprenait malgré les raffales de vent causant de la

poudrerie. Les candidats ont alors pu mesurer l'importance d:être équipés et vêtus en conséquence. A la fin de la journée, après avoir alterné entre de longues et épuisantes randonnées à raquettes et des périodes plus reposantes passées à l'entretien du site et à l'évaluation des techniques de secourisme, la majorité d'entre nous se demandait comment une unité sans instructeur formé adéquatement pourrait mener un exercice de ce type et de ce niveau sans qu'il y ait de désastre! Au jour cinq, nous étions rendus à la deuxième journée de notre exercice (qui, entre temps, était devenu l'Exercice Orteils gelés), et nous faisions face au temps le plus froid à ce jour. Cependant, avec la construction d'abris de neige et la participation à un exercice d'orientation prévus au programme, personne n'a eu le temps de s'arrêter assez longtemps pour avoir froid. Les candidats se sont rassemblés en petits groupes pour la construction de« quinzhees », un type d'abri de fortune fait de neige. Si ces abris étaient acceptables, nous serions capables d'y dormir la nuit. Tous se sont acharnés à entasser la neige des quelques buttes de neige élevées entourant notre campement afin de pouvoir les découper en abris. Après un autre repas composé de rations de campagne, nous avons effectué l'exercice d'orientation durant lequel les candidats ont mis à l'épreuve leurs habiletés d'orientation. Suite à la page 12

ID


Suite de la page 11

Se déplaçant péniblement dans la neige épaisse, nous sommes arrivés à Jonathan's Pond où nous y avons examiné l'épaisseur de la glace et utilisé nos outils de campagne afin de découper des blocs de glace. En après-midi, nous sommes retournés à notre campement pour mc::ttre la touche finale à nos abris de neige. A la tombée de la nuit, il était évident que ce serait la plus froide du cours. Nous avons donc continué à améliorer nos abris dans l'obscurité, même si l'idée de les utiliser, alors qu'il faisait -300 C, était très intimidant. Et c'est sans calculer le facteur de refroidissement éolien qui donnait l'impression d'une température

de -500 C. En fin de compte, la majorité des candidats a décidé que leurs efforts ne seraient pas en vain. Chacun pourvu seulement d'un sac de couchage, d'un mince matelas de campagne et d'une chandelle pour nous garder au chaud, nous sommes allés nous coucher sous la neige pour laisser passeda nuit froide. Au matin, tous les candidats étaient d'accord pour dire que la nuit dans les« quinzhees » avait été plus chaude que celles passées dans les tentes arctiques! Le réveil de notre sixième journée a eu lieu à 5 heures, après quoi tous les participants ont aidé au démontage du campement pour ensuite prendre la route

à 6 heures 30 dans le but d'être de retour à la base à 8 heures 30. Le retard de certains vols causé par le mauvais temps n'a occasionné aucun délai au programme. Malgré l'extrême fatigue des candidats, ils étaient tous heureux d'avoir reçu un excellent entraînement.

La Région de l'Atlantique compte maintenant 11 instructeurs qualifiés de plus en entraînement aventurier d'hiver, mais nous en avons besoin d'un plus grand nombre pour pouvoir donner de l'instruction en toute sécurité dans les corps de cadets. Ne manquez pas le prochain cours; faites vite parvenir votre demande!

Par le lieutenant Rob Jv. Gill

L

'histoire raconte que, lefait de présenter les clés d'une ville à un individu est une marque de reconnaissance pour la loyauté et les services de ce dernier à la ville. Rendu aux unités militaires plus tard, cet honneur appelé« Droit de cité »permettait à un individu d'entrer et de sortir librement de la ville. On a conféré le Droit de citépour la toute premièrefois en 1748. Lorsqu'un régiment avait mérité le respect et la confiance des citoyens par ses services loyaux et courageux, le conseil municipalpouvait, s'il le désirait, lui conférer le Droit de cité. Cet honneur permettait aux soldats de difiler dans les rues au battement des tambours, couleursflottantes et baïonnettes au canon. Unefois conféré, ce droit ne pouvait pas être révoqué. Le Droit de cité est habituellement conféré aux régiments de l'Armée, mais, ilpeut aussi être conféré aux unités de la Marine et de l'Aviation. La décision d'accorder le Droit de cité n'engage personne d'autre que la ville intéressée et l'unité militaire en question. Lorsqu'une ville a décidé de conférer le Droit de cité à une unitéen particulier, aucune autorité (civile ou militaire) ne peut s'ingérer dans cette affaire.

Le lt Rob Gill, du corps de cadets de l'Armée 30183' Escadron de génie de campagne, décrit les étapes qui ont mené à la présentation, au corps de cadets, de cet honneur par la ville de Cumberland, en Ontario.

Au cours de la dernière année, je me suis demandé si je devais essayer de me bâtir une vie personnelle un peu plus paisible ou encore de continuer ma carrière militaire. En octobre 1996, le corps de cadets de l'Armée 3018 3' Escadron de génie de campagne venait de traverser une période très difficile. Trois commandants plus tard, je me suis retrouvé commandant adjoint et chef instructeur pour 130 cadets. Le moral des troupes était bas et je devais répondre aux questions de tous, sans qu'on puisse, pour autant, répondre aux miennes. Je me suis alors posé la question suivante « Être officier CIC ou ne pas l'être? » Co~ment pourrais-je transformer un groupe de plusieurs individus démoralisé en corps de cadets fier et ayant cet esprit d'équipe que j'avais tant souhaité? La réponse ne pouvait être que la suivante : aller de l'avant et obtenir le Droit de cité!

Lorsque notre première unité d'affùiation, soit le Centre d'essais techniques (Terre) a été dissout à la suite du dépôt du budget fédéral de 1994, notre corps de cadets n'a pas seulement perdu son identité mais aussi son rôle auprès de la communauté. Comme le mois de septembre 1997 marquait le 10' anniversaire de notre corps, nous avons décidé, conformément aux bonnes traditions militaires, d'organiser une parade. Le Droit de cité est un honneur civil dont les démarches en vue de l'accorder ne peuvent être initiées que par une municipalité. D'une façon ou d'une autre, le maire a pris connaissance de l'intérêt que nous y portions. En février 1997, un de ses représentants est entré en contact avec moi pour obtenir plus d'information sur la cérémonie du Droit de cité. Après plusieurs échanges effectués par courrier électronique et par téléphone, j'ai enfin rencontré, en juin 1997, le maire pour la première fois. Le maire étant un politicien, j'ai donc demandé conseil à un ami de la Ligue des cadets de l'Armée pour la région d'Ottawa


sur l'étiquette à suivre lors d'une rencontre avec une personnalité civile hautement placée. Notre rencontre a débuté avec les questions habituelles: où, quand, comment et pourquoi. Nous avons discuté du rôle important que joue notre corps de cadets auprès de la communauté: après tout, 1 500 jeunes adultes sont passés dans les rangs de notre corps en seulement 10 ans. Je crois que nous pouvons appeler cela un service communautaire! Nous nous sommes entendus pour que la parade ait lieu le 5 octobre 1997, à 11 heures. La planification et la coordination d'une telle parade n'était pas de tout repos. Nous pouvions tous ressentir la pression étant donné que la réputation de la ville et celle du corps de cadets étaient en jeu. La planification de cette parade était un vrai cauchemar! Personne n'avait gardé de notes ou de documents sur la planification de leur cérémonie du Droit de cité. La seule information trouvée était des extraits du Journal de la Ligue des cadets de l'Armée du Canada. Il ne me restait plus qu'à m'adapter à la nouvelle situation. Le maire et moi-même avons réussi à planifier le tout en utilisant les extrai!s du Journal, la PFC 201 et les OAIe. Etant donné que le Droit de cité est un honneur civil, nous pouvions adapter la situation selon nos besoins respectifs. Finalement, après quatre longs mois où j'ai passé de longues heures au téléphone, souffert d'un manque de sommeil, de maux de tête, d'une laryngite, négligé mon emploi civil, tout semblait rentrer dans l'ordre.

Numéro 4 ~ Automne 1997

Son Honneur, le maire Brian Coburn, maire de Cumberland,fait l'inspection du corps de cadets de l'Armée 3018 3' Escadron de génie de campagne lors de la cérémonie du Droit de cité.

La parade s'est déroulée normalement avec une atmosphère de nervosité habituelle; les officiers étaient cependant les plus nerveux, car, comme vous le savez tous, une parade est le moment où les cadets démontrent leur savoir-faire. La seule fois comme officier où j'ai eu l'occasion d'être sur parade a été pendant un cours donné par l'ERIC. Heureusement, tout s'est bien passé. Nos 20 cadets supérieurs de la parade ont été fantastiques, la musique composée de 20 cadets a été excellente, les officiers se sont souvenus des commandements et, après avoir patiemment attendu pendant deux ans, le sous-lieutenant Paul McKee et moi-même avons finalement reçu notre brevet

d'officier. Les médias, notre unité d'affiliation et les parents étaient tous présents, mais, plus important encore, la communauté entière s'était déplacée pour être témoin de la présentation de cet honneur. Un barbecue a été organisé à la suite de la parade, ce qui a permis à tous de se mêler à la foule de façon décontractée et informelle. C'était la fin parfaite à une journée extraordinaire. Trente minutes après mon arrivée à la maison, toujours en uniforme, je me suis endormi devant la télévision. Ma mission était accomplie et ma question venait d'obtenir une réponse: «Je me devais d'être un officier du CIC! »

ID


Êtes-vous digne de notre cc TABLEAU D'HONNEUR » ?

D

ans cette nouvelle rubrique du Bulletin, nous prévoyons tracer le portrait de six officiers, et non pas que d'un seul. C'est-à-dire un officier par Région, à chaque numéro. Nous espérons ainsi donner la chance à plusieurs d'entre vous de se reconnaître dans les pages de votre publication nationale. Faites-nous parvenir un texte de trois paragraphes ou moins sur l'individu, nous décrivant ce qu'ily a de particulier à son sujet comme officier du CIC et pourquoi il mérite d'être reconnu par ses pairs. Nous nous ftrons un plaisir de publier votre soumission. Assurez-vous d'inclure tous les détails pertinents tels que le nom de son unité, le poste occupé, son nom au complet et son grade, ainsi qu'une photo récente. Nous avons décidé de commencer cette nouvelle rubrique avec deux récentes soumissions. Espérons que cela stimulera vos efforts à déposer des soumissions à propos de vos collègues qui ont une histoire réussie à raconter. VOyez en cette rubrique un livre des exploits de la Branche!

L

'École Régionale des Instructeurs de Cadets (Pacifique) compte maintenant dans ses rangs un auteur accompli. Le ltv Suzanne Anderson a récemment publié l'histoire du NCSM QUADRA ayant pour titre Good Morning Ouadra! Le ltv Anderson, officier du CIC de longue date, retrace dans son livre, l'historique du centre se servant de plusieurs anecdotes personnelles ainsi que de photos et notes historiques. Le ltv Anderson est généalogiste amateure et bachelière en criminologie. Il lui a fallu trois ans de recherches avant de terminer son premier livre. Good Morning OUADRAl a fait l'objet de plusieurs critiques favorables d'anciens cadets, officiers, membres du MCC et du public en général, tellement que le ltv Anderson compile présentement d'autres anecdotes pour un deuxième volume. Anderson, Suzanne. Good Moming OUADRA! The History of HMCS Ouadra. Hale Acre Publishings. Duncan, C-B. 1997.

C

ertains d'entre vous de la région du Centre reconnaîtront sans doutes le nom du capt Ferguson A. Mobbs. Commandant de l'escadron 140 Aurora, en Ontario, le capt Mobbs est aussi un producteur, réalisateur et scénariste de vidéos accompli. Il a à son crédit plusieurs vidéos d'instruction des cadets de l'Aviation, et d'autres vidéos à caractère civil tels que "Bonte Gold Mine" fllmé au Ghana, en Afrique occidentale. Même si l'emploi du capt Mobbs est de superviser les réclamations pour la compagnie d'assurances Lumbermans, à Toronto, en Ontario, son cœur appartient au médium de la vidéo. Le capt Mobbs excelle à ce point qu'il était invité, récemment, à se rendre en Haïti pour y fllmer les opérations des Forces canadiennes pour le maintien de la paix. Le capt travaille présentement sur la production d'un vidéo relatant l'histoire de l'escadron 400... Il anticipe plusieurs projets relié au MCC.

Capt Ferguson A. Mobbs


Historique de l'insigne de coiffure du CIC

L

e capitaine Justin Schmidt-Clever,

qui vient toutjuste de terminer sa maîtrise en études de la guerre au Collège militaire royal du Canada, à Kingston, en Ontario, est un historien dans l'âme. Le capitaine Schmidt-Clever a récemment décidé de mettre ses aptitudes de recherche à profitpour approfondir nos connaissances portant sur l'insigne de coijJure du CIe. Premier à admettre que très peu de documents existent, et que très peu de gens peuvent en parler en connaissance de cause, le capitaine Schmidt-Clever espère que son récit servira de « point de départ à une meilleure compréhension de cettepetite, mais tout de même importante, partie de notre histoire ".

par le capitaineJustin Schmidt-Clever L'historique de nos insignes de coiffure et de collet débute en octobre 1973, le vice-amiral Falls alors sous-chef d'état-major de la Défense, a écrit au sous-ministre (personnel). Sa lettre soulignait son inquiétude quant au fait que les instructeurs de cadets oeuvrant avec les Cadets royaux de l'Armée canadienne portaient toujours l'insigne de coiffure des Services des cadets du Canada et ce, même si ces derniers étaient disparus six ans après l'unification des Forces. Le vice-amiral Falls suggéra alors qu'une nouvelle insigne soit créée pour les officiers du Cadre des instructeurs de cadets (CIC) œuvrant avec les cadets de l'Armée. Il semble que le sous-ministre (personnel) fut d'accord avec le souschef d'état-major et qu'il fit parvenir une demande de production au Directeur du cérémonial pour un insigne satisfaisant aux exigences identifiées par le viceamiral Falls. La première esquisse fut produite en 1974 et incluait un ensemble d'insignes pour les officiers de l'Armée, mais aussi pour ceux de la Marine et de l'Aviation. Si l'on se fie aux documents officiels de la Direction des cadets, le personnel ri en croyait tout simplement pas ses yeux. Le modèle semblait parfait. Une officier supérieur d'état-major déclara que, selon lui, des consultations additionnelles étaient inutiles. Un autre proposa que le modèle soit adopté immédiatement. Il ne restait plus qu'à faire parvenir quelques instructions supplémentaires au Directeur du cérémonial afin de s'assurer que l'insigne soit de haute qualité et conforme aux normes les plus élevées.

Numéro 4

~

Automne 1997

Même si le personnel de la Direction des cadets semblait apprécié par le nouvel insigne, le Directeur exécutif de la Ligue des cadets de l'Armée, quant à lui, écrivit qu'il considérait le modèle suggéré comme étant « laid et sans style J>. Malgré cette critique, la commande et la production du nouvel insigne alla de l'avant tout au long de 1975. Des contrats et des spécifications furent élaborés et des prototypes réalisés. Le produit final, d'abord distribué en 1976 ou 1977, fut, cependant, loin de satisfaire aux attentes. Des discussions avec le personnel de William Scully Ltée, à Montréal, nous indiquent que cette entreprise était le premier fournisseur du nouvel insigne, mais que la compagnie Breadner, à Hull, au Qyébec, fut préférée, en raison d'une différence de 71 cents. Mes discussions avec des membres se souvenant de l'insigne, ainsi que mes observations des documents officiels, révèlent que l'insigne présentait une série de défauts. Tout d'abord, sa fabrication de zinc ou de cuivre était de mauvaise qualité, et l'attache se brisait dès son installation, ou peu de temps après. Il était impossible de le polir. De plus, les proportions de l'insigne étaient démesurées pour son usage. Un officier m'a même dit que l'insigne était trop large pour porter sur le béret. Les officiers de marine décidèrent donc de ne porter qu'un ancre sur leur béret. La combinaison des défauts fait en sorte que la documentation existante se veut aussi négative que les premières réactions étaient positives. Deux événements importants surviennent en 1978. Premièrement, des transactions se déroulent pour l'obtention d'un nouvel insigne libre des défauts du premier, et, deuxièmement, la décision est prise de produire ces nouveaux insignes pour chaque élément, tels que nous les connaissons aujourd'hui. La décision de produire le nouvel insigne est compréhensible considérant les nombreuses heures passées à répertorier ses faiblesses. La seconde décision est plus difficile à retracer étant donné l'impossibilité de trouver de la documentation écrite à ce sujet. Il se peut que ce problème en soit un relié à la nature même du quartier-général national. L'attrait de. l'unification avait commencé à disparaître en 1978. En 1975·, le Commandement aérien a réemménagé à Winnipeg et, partout

au sein des éléments des Forces armées canadiennes, les anciennes branches commencent à s'affirmer de nouveau. De plus, les officiers du CIC commençaient déjà à recevoir les uniformes verts des Forces canadiennes. Il est donc facile d'imaginer qu'un besoin surgirait pour un insigne qui identifierait son porteur à titre de membre de la Marine, de l'Armée ou de l'Aviation. Les nouveaux insignes furent réalisés en utilisant le premier modèle des insignes de collet. Ce dernier fut accepté sans accrocs. Il est intéressant de noter que les agents responsables à la Direction des cadets et à la Direction du cérémonial semblent n'avoir jamais officialisé les changements. Ce fait devint évident lorsque, au cours des années 80, le Directeur du cérémonial décida d'endosser rétroactivement la décision pour des insignes de coiffure. En plus des insignes de métal distribués avec l'uniforme, des insignes de coiffure brodés optionnels furent réalisés pour les officiers du CIe. Il est ironique que, au cours des années 70, ces deux derniers avaient été jugés insatisfaisants parce gue leur fabrication était trop coûteuse. A la suite de plaintes, il fut décidé de faire accepter les nouveaux insignes brodés. Le personnel de William Scully Ltée se souvient d'avoir réalisé quelques articles pour approbation, seulement pour les voir rejeter de nouveau à cause des coûts. Le nouvel insigne brodé de métal synthétique orné en son centre de l'écusson de chaque élément est apparu presque au même moment où le nouvel uniforme aux couleurs des éléments fut distribué aux officiers du CIC. La rubrique du major François Dornier sur l'historique du CIC sera de retour dans le prochain numéro.

Il


par Michele Boriel ujo~rd'hui, nou~ vous presentons un Jeune ojJicierprometteur de la région de l'Atlantique, le capitaine Liz-Ann Tucker. Le capitaine Tucker sert présentement au sein d'une unité de cadets de St-John's, à Terre-Neuve, ~n plus d'être instructeur à l'Ecole régionale des instructeurs de cadets. Le portrait suivant est un exemple du dévouement et de l'enthousiasme qu'elle démontre pour le CIC et les Organisations de cadets du Canada (OCC) en nousfaisant part de ses expériences et de ses plans pour l'avenir.

A

O!r'une officier qui se dévoue corps et âme à encourager ses cadets et officiers féminins fassent partie au CC 2515 nous semble très approprié. En effet cet unité fut choisi pour acceuillir les filles dans le mouvement des cadets il y a 25 ans, deux ans avant l'entrée en vigueur de cette politique. Enfant grandissant à Markland, un milieu rural de Terre-Neuve, le capt Tucker ne pouvait s'imaginer être tellement éprise d'une activité qu'elle en viendrait à oublier son rêve de jeunesse: diriger la ferme familiale. Suivant les traces de ses deux sœurs aînées jusqu'au corps de cadets 2584 Whitbourne, elle est captivée dès ses débuts avec le Mouvement des cadets du Canada (MCC). Lorsqu'elle s'inscrit au baccalauréat ès arts à l'Université Memorial, de Terre-Neuve, elle en profite pour s'enrôler avec le corps de cadets 2515. Elle travaillera ensuite comme instructeur à l'École régionale des instructeurs de cadets

où elle avait auparavant suivi ses cours de formation. Ce qui lui paraissait, au départ, comme étant une façon plaisante et peu coûteuse de voyager et de participer à des activités intéressantes deviendrait une véritable passion. Le captTucker cherche maintenant à redonner à ce mouvement qui lui a permis de bénéficier de ses nombreux avantages : de son expérience sur les glaciers, ses périples en canot à Banff, en Alberta, aux cours de formation à Greenwood, en Nouvelle-Écosse, Ipperwash, en Ontario, et Argonaut, au Nouveau-Brunswick.

Elle a toujours su tirer le maximum de ce que le mouvement avait à lui offrir. Officier minutieux et dévoué, le capitaine Liz-Ann Tucker est consciente de l'impact qu'elle a sur les jeunes femmes (cadets ou officiers) dans ses fonctions d'adjointe à l'instruction au 2515 St John's Army Cadet Corps et d'instructeur, une fin de semaine sur deux, du CQLT à l'École régionale tles instructeurs de cadets. Ne se voyant pas progresser au delà

du poste de commandant de son unité, le capt Tucker ne rate aucune occasion d'encourager et de motiver les jeunes femmes de poursuivre leurs objectifs et ambitions afin d'atteindre de nouveaux sommets au sein de la hiérarchie; le faible taux de femme en position supérieure d'autorité l'agace. Rien ne lui ferait plus plaisir de voir une de ses anciennes cadettes ou officiers atteindre un haut niveau au sein du MCC, de la réserve ou même de la régulière. En étant constamment à l'écoute des gens et en étant prête à les conseiller, elle donne un bon exemple de leadership. Ne se laissant pas embarquer par la politicaillerie du MCC, le capt Tucker préfère, par-dessus tout, l'occasion de faire une différence dans la vie des gens. En tant qu'instructeur à Argonaut (à Gagetown, au N-B), elle a l'occasion de travailler avec des officiers et des cadets qui sont parmi les meilleurs du pays. Cela dit, ces gens peuvent également ressentir des frustrations, et c'est au capt Tucker de les rassurer, objectif qu'elle rencontre en essayant d'encourager, de convaincre et d'expliquer la situation aux gens. Elle croit que tous ces gens rencontrés ont du potentiel. La clé du succès pour le mouvement, pour le capitaine Tucker, est dans le recrutement et la capacité à garder du« sang neuf ». Elle vise à s'assurer que tous les nouveaux membres vivent une première expérience favorable. Ses efforts, malgré le peu de récompenses, sont toujours remarqués et appréciés. En raison de son emplacement,

il semble que plusieurs jeunes se joignant au 2515 St John's Army Cadet Corps proviennent de familles défavorisées. Les cadets sont souvent lents, ont des difficultés, ou les deux, à répondre aux défis et occasions qu'offrent le MCC. Ses histoires de réussite lui permettent de redoubler d'effort et de conserver sa motivation pour le mouvement. Elle nous raconte l'histoire d'un cadet de qui les officiers disaient dès son arrivée « Il ne réussira pas. » Ce cadet avait eu très peu d'occasion de travailler en groupe et venait d'une famille défavorisée. Il déployait de nombreux efforts et possédait de bonnes aptitudes physiques. Son objectif consistait à se joindre à la force régulière. Dernièrement, il est revenu à l'unité annoncer qu'il venait d'être accepté dans l'armée. Il tenait à remercier les officiers, i1les tenait partiellement responsables de sa réussite et était heureux des efforts qu'ils avaient déployés en sa faveur. Le capt Tucker ne croit pas au style de leadership trop autoritaire; elle croit plutôt dans la validité du leadership participatif. « Cela (style autoritaire) ne fonctionne pas avec les jeunes. Le temps où les officiers étaient craints est révolu. Les cadets doivent avoir du plaisir, et nous devons les motiver à réussir. Ils doivent le vouloir et non se sentir obligés. » Une partie importante de la philosophie du capt Tucker réside dans sa ferme conviction que nous avons tous du potentiel. « Il y a toujours une raison pour expliquer l'indiscipline des gens. On se doit de trouver le problème et de tenter de le résoudre. On ne range pas les gens tout simplement dans des catégories, car on ne sait pas ce qu'ils ont vécu. Les gens sont différents; il s'agit de croire en eux. » Le capt Tucker en est venue à comprendre cela à la suite de ce qu'elle a vécu à Banff. Elle se souvient d'être allée au camp convaincue qu'elle ne pourrait pas réussir aussi facilement que les autres. Plus le camp avançait"plus elle prenait confiance en elle-même. A la fin de l'été, elle s'était découverte d1!: potentiel qu'elle ne croyait pas posséder. A ce jour, elle considère Banff comme l'expérience qui lui a permis de


découvrir son identité et de lui donner la confiance nécessaire pour s' en~ôler comme officier du CIC. « Banffa été une expérience extraordinaire. Je serais très désolé de voir ce camp disparaître (c'est-à-dire fermer). C'est la meilleure chose que j'ai fait. J'en suis sortie mûrie. » De nouveaux défis attendent le capitaine Tucker. Prochaine à prendre le commandement de son unité, elle est très déterminée

à rendre l'expérience agréable et profitable pour tous. Même si la prise de commandement d'une unité au passé riche en histoire et nombreuse (plus de 100 cadets régulièrement présents) l'inquiète, elle est convaincue de posséder la force et le caractère pour mener à terme ses objectifs. Elle est venue de loin, cette jeune cadette qui attendait avec patience l'autobus qui la menait au corps de cadets.

Recherché!

NOUS AVONS DÉMÉNAGÉS, MAIS NOTRE ADRESSE POSTALE DEMEURE LA MÊME! Rédactrice, Bulletin national du CIC Direction des Cadets Q!1artier général de la Défense nationale 101, promo Colonel-By Ottawa (On) KIA 0K2 Téléphone: (613) 996-1204 Télécopieur: (613) 992-8956

Numéro 4 ",Automne 1997

Maintenant au service, à temps plein, de la bibliothèque de l'Université, elle vient de se fiancer à un autre officier du CIC (le capt John Halfyard). Elle emménage présentement, avec l'aide de ses trois colocataires membres du CIC, dans sa nouvelle demeure. Sans aucun doute, le capt Tucker est une jeune femme sûre d'elle-même et déterminée qui possède un avenir très prometteur et intéressant au sein du CIC.


ANNONCES OUs tenons à féliciter les élèves-officiers Erin Elaine Kjosness et Tracey Ann Swance, grandes gagnantes de la Bourse d'études nationale de citoyenneté du CIC pour 1997. Ces deux personnes furent sélectionnées parmi plus de 19 candidats admissibles à cet honneur. l:élève-officier Kjosness est présentement inscrite à la Faculté d'éducation primaire de l'Université de l'Alberta et l'élève-officier Swance étudie la technologie architecturale au Collège Sheridan à Woodstock, en Ontario. Le concours de cette bourse est ouvert à tout officier du CIC inscrit dans un programme d'études visant l'obtention d'un premier diplôme d'études post-secondaires. Certaines conditions s'appliquent. Prière de contacter votre OCR pour plus d'information.

N

N

OUs tenons à féliciter le capt Bertrand Ouellet du Corps de cadets 221 Polyvalente Laure-Conan, le lt Simon Gasse du Corps de cadets 1005 St-Raymond et le capt Pascal Tremblay du Corps de cadets 2864 St-David-de-Falardeau pour leur performance exceptionnelle lors des compétitions de la CIOR (Confédération interalliée des officiers de réserve) 1997, à Aalborg, au Danemark. Soixante équipes représentants 20 nations différentes ont participé, en juillet dernier, à des épreuves telles que le tir, l'orientation, le secourisme de guerre et des courses à obstacles sur terre ainsi que dans l'eau. Avec l'aide de ces trois officiers du CIC de la région de l'Est, le Canada a obtenu au moins la quatrième position dans chacune des catégories. Instituées en 1948, ces compétitions de la CIOR sont ouvertes à tous les officiers de réserve.

OUs tenons à féliciter le kol (ret) W.]. Molnar d'avoir été intronisé au Temple de la renommée des sports des Forces canadiennes pour ses exploits dans le sport du tir à la carabine. Le kol Molnar est un passionné de ce sport depuis déjà quelques décennies et est sorti gagnant de plusieurs compétitions aussi bien civiles que militaires. Son habileté au tir de gros calibre lui a permis de remporter la médaille de la Reine, en 1964, et lui a aussi permis de voyager à Bisley, en Angleterre, pour participer à des compétitions internationales à plusieurs reprises. Le tir au pistolet militaire étant une catégorie où excelle le kol Molnar, cela lui a permis de participer, comme membre du contingent canadien, aux compétitions mondiales ,du Conseil international du sport militaire (CISM) au Chili, au Nigeria, aux Etats-Unis et en Italie. Le point culminant de sa carrière de tir a peut-être été lorsqu'il a gagné, en 1975, la médaille d'argent dans la catégorie pistolet libre aux Jeux panaméricains, à Mexico. Le kol Molnar est toujours actif au sein de la direction de plusieurs associations de tir, en plus de pratiquer fréquemment ce sport, habitant lui-même à seulement 15 minutes du champ de tir Connaught, en Ontario.

N

«Former les jeunes d'aujourd'hui et les préparer à devenir les leaders de demain»


Nws4f f