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Numéro 26

Automne 2008

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Dans ce numéro 13 La formation en musique dans un Programme des cadets mis à jour Regard sur un soutien local et régional donné au programme musical mis à jour, cours de musique mis à jour à des centres d’instruction d’été des cadets et nouvelles publications sur l’instruction musicale. Capt Donnie Oulton

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Reconnaissance du risque lors des activités de plein air des cadets

Évaluer et atténuer les risques lorsqu’on planifie ou exécute des activités extérieures pour les cadets repose fortement sur la compétence et le bon sens du dirigeant. Vous pouvez toutefois prendre des mesures précises pour diminuer les risques. Capt Rick Butson

16 Les ligues appuient les musiques locales des cadets Les ligues continueront d’être la principale source de financement des 671 musiques actives de cadets dans les corps et les escadrons partout au Canada. 18 Comment mettre sur pied un corps de cornemuses de cadets Conseils professionnels pour lancer un corps de cornemuses local. Maj Vincent Steeves 19 L’école de musique Dans la Région de l’Est, environ 3 000 cadets sont inscrits au programme de musique. L’emplacement à cet endroit de l’unique école de musique du Programme des cadets constitue un facteur important du succès de la région. Capt Sébastien Laporte 20 La musique en région La plupart des régions appuient les cadets musiciens grâce à des activités comme les cliniques d’instruction, les évaluations du niveau de connaissances musicales, les programmes de prêt d’instruments, les corps de musique régionaux et les activités musicales spéciales. 22 Une transition exigeante en matière de formation maritime Le Ltv Pat Cardinell est le premier officier du CIC à se qualifier comme officier responsable d’un navire annexe (OIC) pour les nouveaux navires de classe ORCA. Un cours sur les nouveaux navires annexes est offert aux officiers du CIC qui, même après avoir suivi le cours, auront besoin de 42 autres jours en mer avant de pouvoir monter à bord. Capc Gerry Pash

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Aperçu du Programme des cadets mis à jour Soyez au courant des grands changements apportés aux quatre principaux éléments du Programme des cadets mis à jour. L’aperçu du programme à jour, soit l’OAIC 11-04, est une lecture essentielle pour quiconque participe à l’instruction des cadets et au soutien du Programme des cadets. Capt Catherine Griffin

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32 Apprentissage à vie Le leadership consiste notamment à favoriser l’éducation permanente, tant officielle qu’officieuse. La meilleure manière de s’éduquer au sujet de la philosophie et des méthodes d’instruction à jour est de se servir du document intitulé : « Guide du leader pour l’apprentissage dans le cadre du Programme des cadets. » Maj Robert Gignac 34 Écrire pour Cadence Dix conseils pour écrire dans Cadence. Lt Diego Alvarez-Ossa 35 Nous avons besoin de vous! Aidez-nous à améliorer l’instruction au CIC. Le personnel d’instruction du CIC à la Direction des cadets et des Rangers juniors canadiens recherche des « experts » pour aider à élaborer et à améliorer les cours du CIC. Ltv Brenna Campbell, Ltv Darin McRae et Capt Kony Trudel CADENCE

Numéro 26, Automne 2008


ÉCHÉANCES Les échéances de rédaction pour les numéros de l’hiver et du printemps-été sont le 3 octobre et le 6 janvier respectivement. Si vous souhaitez écrire pour le prochain numéro ou si vous avez une idée de reportage, veuillez envoyer un courriel à la rédactrice en chef à l’avance, aux adresses : marshascott@cogeco. ca, scott.mk@cadets.net ou composez le 905-468-9371. L’adresse de CadetNet sera changée au cours de la nouvelle année, à marsha.scott@cadets.gc.ca.

BRAVO!

COUVERTURE

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Assurer l’épanouissement de la jeunesse grâce à la musique Des experts affirment que l’éducation musicale des jeunes conduit au succès dans la société, à l’école, dans les études, dans le déve­loppement de l’intelligence et, enfin, dans la vie en général. Heureusement, l’éducation musicale est bien vivante dans les corps et les escadrons locaux du Programme des cadets et dans les initiatives régionales comme le Festival annuel provincial de musique des cadets de la Région de l’Est. Ici, un cadet donne une prestation à Trois-Rivières pendant le festival en mars dernier. (Photo : Dimitri Papadopoulos, instructeur civil du 643e Escadron des cadets de l’Air de St-Hubert, Québec)

Bravo! est une nouvelle chronique de Cadence qui met en vedette les dirigeants dont l’innovation, le dévouement et la contribution font une différence dans le Programme des cadets. Dans le présent numéro, nous mettons en vedette le Capt Roy Herrington du 205e Escadron des cadets de l’Air de Nanaimo, en C.-B. Il est actif dans le Programme des cadets en tant qu’officier du CIC depuis 32 ans et a occupé presque tous les rôles au palier local. Nous vous invitons à soumettre vos candidatures Bravo! à bravo@cadets.net (jusqu’à la fin de 2008) et à bravo@cadets.gc.ca (à partir de l’an prochain).

o! v a r B

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DANS CHAQUE NUMÉRO 4

Mot d’ouverture

Une nouvelle politique vise les instructeurs civils

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Boîte aux lettres

Comment la nouvelle OAIC 23-05 touche-t-elle les instructeurs civils maintenant et les touchera-t-elle à l’avenir? Rémunération, formation et normes d’habillement constituent les principaux changements. Ens 1 Bettina McCulloch Morden

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Bloc-notes

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

28 Mettez vos connaissances à l’épreuve 36 Point de vue

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Mot d’ouverture

Marsha Scott planification des activités, nous avons inclus des coordonnées dans l’encart. Les célébrations locales dépendront de vous. Il s’agit d’une occasion en or de mettre en vedette le Mouvement des ca­ dets du Canada, de même que les contri­ butions continuelles que vous apportez au développement des jeunes gens dans les grandes et petites collectivités du grand pays qui est le nôtre.

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Le Ltv Clint Kraft, commandant du 42e Corps de cadets de la Marine Vindictive de Thunder Bay (Ont.) a envoyé cette photo d’archives du Ltv Lars Westerback en compagnie de cadets. Ce corps célèbre son 90e anniversaire en mai prochain, qui représentera également le 100e anniversaire des officiers du CIC.

Joignez-vous à la fête « Soyez fiers de vos réalisations. Levez-vous pour vous faire reconnaître! »

L

e Col Craig Fletcher, directeur des cadets et des Rangers juniors canadiens (D Cad & RJC), envoie le message ci-dessus aux officiers du CIC, qui continuent à honorer un en­ gagement commencé il y a presque un siècle envers la jeunesse de la nation. Les instructeurs de cadets ont influencé la vie et le succès de centaines de mil­ liers de jeunes gens au cours des cent dernières années. Il sera bientôt temps de célébrer ce jalon important de leur parcours. Les fêtes commenceront officiellement le 1er avril 2009. Un encart spécial du présent numéro vous donnera un petit aperçu des plans relatifs aux événements provinciaux, régionaux et nationaux organisés par le Conseil consultatif de la Branche du CIC en collaboration avec le D Cad & RJC. Si vous souhaitez participer à la

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Numéro 26, Autômne 2008 Cadence est un outil de perfectionnement professionnel destiné aux officiers du Cadre des instructeurs de cadets (CIC) ainsi qu’aux instructeurs civils du Programme des cadets. Les destinataires secondaires comprennent tous ceux qui participent au Programme ou qui s’y intéressent. Le magazine est publié trois fois par année par les Affaires publiques – Chef – Réserves et cadets, au nom de la Direction – Cadets et Rangers juniors canadiens.

L’encart vous invite à participer à deux activités spéciales du Centenaire • CIC • Centennial, soit un con­ cours de photographies et un « projet historique » pour aider à perpétuer la mémoire de la longue histoire des lead­ ers du Programme des cadets au Cana­ da. Il fait également mention de certains des jalons importants franchis au fil des années et, ce qui est probablement le plus important pour vous, offre des sugges­ tions d’activités dans votre collectivité. Le calendrier à détacher des événements provinciaux, régionaux et nationaux fournit un cadre pour les événements locaux.

Les points de vue exprimés dans cette publica­ tion ne reflètent pas nécessairement l’opinion ou la politique officielle.

Pendant que nous célébrerons votre rôle en tant que leaders du développement de la jeunesse, il se peut que vous soyez intéressé par l’article du présent nu­ méro au sujet de la contribution du Pro­ gramme des cadets au développement des jeunes par la musique. Cet article de fond aborde certaines recherches nou­ velles sur les avantages de l’éducation à la musique pour les jeunes.

Renseignements

En commençant cette nouvelle année d’instruction avec un programme des cadets de première année mis à jour, il importe que vous lisiez l’article intitulé « Aperçu du Programme des cadets mis à jour », à la page 30. Et si vous sou­ haitez améliorer votre instruction au CIC, ne manquez pas de lire l’article « Nous avons besoin de vous! », à la page 35. D’autres articles sont offerts, aussi divers que le défi pour les officiers du CIC en formation avec les nouveaux navires de la classe ORCA qui ont rem­ placé les navires de servitude YAG; la connaissance des risques pendant les activités de plein air des cadets et un synopsis des incidences importantes de la Politique sur les instructeurs civils. Un officier du CIC a même rédigé un article sur la manière d’écrire pour Cadence.

Cadence se réserve le droit de réviser les articles qui lui sont soumis. Veuillez visiter www.cadets.ca/support/cadence/ sub_f.asp ou communiquer avec la directrice de la rédaction pour connaître les lignes directri­ ces sur la soumission d’articles. Vous pouvez consulter la politique rédactio­ nnelle et les numéros antérieurs de Cadence en ligne, au http://cadets.ca/support/cadence/intro_f.asp. Rédactrice en chef : Ens 1 Bettina Morden Affaires publiques – Chef – Réserves et cadets Directrice de la rédaction : Marsha Scott, Antian Professional Services Rédactrice en chef, Cadence Direction – Cadets et Rangers juniors canadiens Quartier général de la Défense nationale 101, promenade du Colonel-By Ottawa, ON K1A 0K2 Courriel : marshascott@cogeco.ca cadence@cadets.net ou scott.mk@cadets.net Téléphone : Tél. : 1-800-627-0828 Télécopieur : 613-996-1618 Distribution Cadence est distribué par le Dépôt des publica­ tions de la Direction – Opérations de la chaîne d’approvisionnement (DOCA) aux corps et escadrons des cadets, aux unités régionales de soutien des cadets et à leurs sous-unités, aux cadres et officiers supérieurs de la Défense nationale et des FC ainsi qu’à certains membres des ligues. Les corps et escadrons de cadets qui ne reçoivent pas Cadence ou qui désirent mettre leurs renseignements à jour aux fins de la distribution doivent communiquer avec le cadet-officier ou le conseiller des cadets de leur secteur. Traduction : Bureau de la traduction, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada Direction artistique : Directeur – Produits et services d’affaires publiques CS08-0170 A-CR-007-000/JP-001

Cadence continue d’accueillir toute contri­ bution susceptible d’aider la revue à at­ teindre son objectif de contribuer à votre perfectionnement professionnel.

CADENCE

Numéro 26, Automne 2008


Courrier Repos à volonté en santé Comme suite à votre article intitulé : « L’Alimentation dans le Programme des cadets – Pouvons-nous faire mieux? » (Cadence, printemps-été 2006), nous avons présenté des collations, des bois­ sons et des fruits nutritifs aux cadets pendant les périodes de repos à volonté (pauses cantinières) au Corps de cadets de la Marine Viking 229.

tuel comprennent : viandes tranchées, cornichons et assortiments de craque­ lins; toutes sortes de fruits frais (raisons, melon et pommes coupées avec trempette au yogourt aux fraises, par exemple); légumes frais et trempettes; pizzas mi­ nuscules faites avec des muffins anglais. Parmi les boissons, on compte l’eau, le lait au chocolat et le jus V-8.

Même si nous sommes toujours ou­ verts à de nouvelles idées de menus sains, certains des articles du menu ac­

Nous demandons aux cadets et aux officiers 2 $ chacun pour une assiette pleine d’aliments sains et une boisson.

Les fonds amassés servent à financer la prochaine pause. « Il faut avertir les cadets d’en laisser pour les officiers », dit le Ltv Russell Forde, commandant du corps. Johanna Comeau Parente et bénévole Corps de cadets de la Marine 229 Bancroft, ON

Mise au clair des droits relatifs aux tenues de combat Je me demandais si Cadence pouvait fournir des renseignements sur la ques­ tion des tenues de combat DCamC [Dessin de camouflage canadien] aux of­ ficiers du CIC (Marine). Avons-nous le droit de les porter? On me dit que seules les personnes employées à temps plein ont droit à un DCamC. Cela semble injuste. Pourquoi le droit de porter une telle tenu est-il fondé sur l’emploi? Ltv Evelyn Ashley École régionale d’instructeurs de cadets (Prairies) Edmonton, AB

Réponse de la Direction des cadets et des Rangers juniors canadiens. Les officiers du CIC (Marine) reçoivent leur tenue de combat selon le barème de dotation D01-505 – Vêtements opérationnels. Ils n’ont pas droit aux uniformes DCamC, mais peuvent en recevoir un en distribution temporaire selon le barème de dotation D01-301 lorsqu’ils travaillent dans un centre d’instruction d’été des cadets de l’Armée ou qu’ils suivent un cours à l’une de nos écoles régionales des instructeurs de cadets, mais ils doivent le rendre une fois leur travail ou leur formation terminée. Le Chef d’état-major de la

Force maritime est celui qui décide des règles en matière de tenue pour le personnel de la Marine de la Force régulière et de la Force de réserve. Comme les officiers du CIC appartiennent à la Force de réserve, le droit à un uniforme donné dépend des barèmes de dotation pertinents.

Ordre du Mérite des forces de police

J’étais présent à la même cérémonie à Ottawa, en mai 2007, lorsqu’à la fois l’inspecteur Terry Kopan (lcol du CIC) et le chef Joseph Browne (capt du CIC à la retraite) ont reçu leur prix. J’ai aussi été intronisé comme Membre de l’Ordre du Mérite des forces de police par la Gouverneure générale Michaëlle Jean. J’étais sergent au service de police de Stellarton à cette époque et j’ai été pro­ mu inspecteur depuis. Mes 37 ans dans la police ont été divisés entre le service

de police de Toronto et le service de police de Stellarton, N.-É.

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J’avais l’intention de répondre à l’article : « Prix prestigieux pour des officiers du CIC » (Cadence, automne 2007), mais j’hésitais un peu à « prêcher pour ma paroisse », comme on dit. Je n’étais pas au courant du fait que Cadence suivait de près les remises de prix, sinon je me serais adressé à vous avant.

L’inspecteur Muir avec la Gouverneure générale Jean.

Je me suis joint au Corps de cadets de la Marine de l’Amiral Murray 87 comme in­ structeur civil en 1986, et je suis devenu membre du CIC en juin 1987. Ensuite, j’ai fini par devenir commandant du Corps. Depuis lors, j’ai été transféré sur la liste d’attente de la Nouvelle-Écosse, mais je continue de faire régulièrement du bénévolat pour le Corps. Je suppose que je vise seulement à vous faire savoir qu’il y a au moins trois officiers du CIC détenteurs du prix en question, et je ne serais pas surpris qu’il y en ait davantage. Ltv Hugh Muir Stellarton, N.-É.

Cadence se réserve le droit de réviser les lettres publiées afin de respecter la longueur et la clarté du texte. Veuillez limiter vos lettres à 250 mots. Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

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BLOC-notes

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Un cadet sauve une vie

Le Cpl Gillett, à gauche, reçoit les médailles d’argent et d’or de l’honorable Steven Point, lieutenantgouverneur de la ColombieBritannique.

Le Cpl Caleb Gillett, âgé de 14 ans, du Corps de cadets 2316 de l’Armée de New Westminster (C.-B.), a reçu les médail­ les d’argent et d’or de la bravoure de la Société royale de sauvetage, plus tôt cette année, pour avoir aidé un camarade de 13 ans, qui était coincé au fond d’une piscine en juin 2007. La médaille d’argent récompense un acte de bravoure significatif; la médaille

d’or récompense « le sauvetage le plus héroïque de l’année » – sur recommanda­ tion du gouverneur de la Société royale de sauvetage de la Colombie-Britannique. Le Cpl Gillett nageait dans la piscine de son complexe d’appartements avec plusieurs amis lorsqu’ils se sont aperçus qu’un de leurs compagnons n’était plus avec eux. Le camarade qui ne nageait plus a été trouvé inconscient au fond de

la piscine. Son maillot de bain était resté coincé dans le système de filtration de la piscine. Le Cpl Gillet a plongé deux fois vers le garçon et a réussi à l’arracher de son mail­ lot de bain pour l’amener à la surface. Le garçon avait été immergé pendant quatre minutes. Il a été réanimé par un adulte au bord de la piscine et a survécu.

Des étapes significatives dans le vol à voile

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Le Lcol Hatch et le Slt Kent Pearce se préparent pour un vol en planeur à l’ERVV (Pac).

Le Lcol (retraité) Gordon Hatch de Comox, C.-B., et le Capt Debra Vucko, de Victoria (C. B.), tous deux instructeurs à l’école régionale de vol à voile (Pacifique) de Comox, ont reçu des certificats d’exce­ llence en juin dernier pour avoir réussi leur 4 000 e et 3 000 e vol en planeur, respectivement.

« Il est très rare de réussir 4 000 vols en planeur ».

Le Lcol Hatch travaille à l’école de vol à voile depuis 1990 où il a été commandant adjoint pendant dix ans. Actuellement, il travaille à titre d’instructeur civil, enseig­ nant le vol à voile à des officiers subalternes. Il travaille aussi à titre bénévole au sein du 336e Escadron de cadets de Comox.

La carrière de vol du Capt Vucko a com­ mencé en 1976, année où elle a été sélec­ tionnée dans le cadre du Programme de bourse de planeur. Un an plus tard, elle participait au Programme de bourse de pilotage d’avion privé (et ce, seulement la deuxième année après que les femmes ont été autorisées à s’inscrire et à participer aux deux cours). Elle a à son actif plus de 620 heures de vol propulsé et 225 heures de vol en planeur.

Le Lcol Hatch a effectué environ 900 heu­ res de vol en planeur. Il compte également 5 500 heures de vol propulsé pour avoir servi dans la Force régulière pendant 27 ans puis dans la Force de réserve jusqu’à sa retraite en mai dernier.

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Le Capt Vucko et le Lt Tim Challen se préparent à décoler.

Selon le Lcol « Kip » Kippel, le comman­ dant de l’école qui a remis les certificats,

Le Capt Vucko, une ancienne cadette de l’Air, est devenue un officier du CIC en 1980 au sein du 135e Escadron de cadets de l’Air de Vancouver. Elle est instructeur à l’école de voile depuis 1985.

Le Capt Vucko est une technicienne de laboratoire médical et prévoit continuer de voler aussi longtemps qu’elle le pourra.

CADENCE

Numéro 26, Automne 2008


BLOC-notes

Partenariats pour aider les cadets de l’Air La Ligue des cadets de l’Air a signé en juin dernier deux protocoles d’entente (PE) qui a amélioreront les débouchés pour les cadets de l’Air. Au niveau national, la Ligue a signé un PE avec la CAE – un chef de file mondial en équipement et services de simulation et de formation. La signature de ce PE est un pas important pour encourager les cadets à choisir des carrières dans l’aviation et l’aérospatiale.

La CAE accordera directement à un cadet une bourse d’études de pilote d’avion, et lui donnera également accès au soutien maté­ riel dont on se sert pour les programmes de formation des cadets de l’Air. Michael Fedele, vice-président de l’approvisionnement en pilotes de la CAE, a déclaré : « Bon nombre des pilotes pro­ fessionnels de haut niveau d’aujourd’hui ont déjà eux mêmes été cadets de l’Air. Le programme des cadets de l’Air est excellent pour initier les jeunes du Canada dans le monde passionnant de l’aviation ».

La Ligue des cadets de l’air (ColombieBritannique) a signé un protocole d’entente avec l’Aerospace Industry Association of British Columbia (AIABC) en vue de col­ laborer avec les institutions de formation situées en C.-B. à promouvoir des per­ spectives de carrière en aéronautique et en aviation pour les cadets. Les activités comprennent entre autres l’organisation de journées d’orientation, des visites guidées de l’industrie, des stages d’initiation et de l’orientation.

Premier certificat de remerciements de l’employeur Le Conseil consultatif de la Branche (CCB) a décerné son tout premier cer­ tificat de remerciements de l’employeur. La récipiendaire, Mme Jane Smith, est directrice des services à la clientèle de l’Autorité en matière santé et de services sociaux Beaufort-Delta (T.N.-O.). Elle a reçu le certificat pour avoir appuyé son employé, le Slt Paul MacDonald, qui a pu obtenir des congés sans pénalité pour participer à des entraînements et occuper des emplois d’été dans diverses parties du Canada. Grâce à l’appui de Mme Smith,

le Slt a pu devenir commandant du 2749 e Corps des cadets de l’Armée d’Inuvik et instructeur au Centre d’instruction d’été pour cadets de Whitehorse. Mme Smith déclare que le Programme de cadets est très important pour la communauté d’Inuvik. « Je suis très heureuse d’appuyer le CIC dans ses efforts visant à former les chefs de demain et à offrir des programmes dynamiques aux jeunes ».

Le Slt (alors officier cadet) MacDonald remet le certificat à Mme Jane Smith.

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1er novembre

Du 1er au 7 mars 2009

Du 10 au 16 mai 2009

40e anniversaire du 2824e Corps des cadets de l’Armée de Brampton (Ont.)

Championnat national de biathlon de Québec (Qué.)

Championnat national d’adresse au tir des cadets de Charlottetown (Î.-P.-E.) (Lieu et date à confirmer)

Dîner de gala et danse au Pearson Convention Centre, 2638, avenue Steeles Est, Brampton. Sur la liste d’invités figurent d’anciens commandants; il y aura une présentation de photos souvenirs embrassant les 40 années d’existence du corps et plus. Pour obtenir des renseignements plus à jour et pour acheter des billets, visitez le site : www.2824Cops.com, www.ticketbreak.com/event_ details/2069 ou composez le 1-866-9-GET-TIX.

Communiquez avec le Capt Normand Gonthier, à gonthier.jrn@forces.gc.ca.

1er mai 2009 100e Anniversaire du CIC Consultez l’encadré pour obtenir plus de renseignements.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Communiquez avec le Capt Bruce Jarvis, à jarvis.bm@forces.gc.ca.

Août 2009 Régates nationales des cadets de la Marine de Kingston (Ontario). Communiquez avec le Capc Neil Martin, à martin.jn@forces.gc.ca.

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BLOC-notes

< Natalie, pendant la traversée du lac Érié.

Une cadette bat des records du monde Le Cad 1 Natalie Lambert, du 33e Corps de cadets de la Marine de Kingston (Ont.), a battu trois records mondiaux en nage de longue distance. Le 6 juillet dernier, à l’âge de 14 ans, la cadette est devenue la plus jeune et la plus rapide nageuse à traverser le lac Érié [20 kilomètres de Crystal Beach (Fort Erie) à Pointe Sturgeon (N.Y.)], établis­ sant deux records. Elle a nagé pendant sept heures et 47 minutes, utilisant seule­ ment la nage papillon – établissant ainsi un autre record mondial. En août 2007, Natalie est également devenue la plus jeune et la plus rapide nageuse à traverser l’extrémité est du lac Ontario [54 kilomètres de Sackett’s

Harbour (N.Y), à Kingston (Ont.)] en 23 heures et 15 minutes. Cependant, jusqu’ici, la cadette n’a pas été en mesure de terminer la traversée de 52 kilomètres de l’extrémité ouest du lac Ontario (de Niagara-on-the-Lake à Toronto). Environ trois douzaines de na­ geurs ont traversé le lac Ontario en suiv­ ant cette voie depuis que Marilyn Bell, alors âgée de 16 ans, l’a fait en 1954. En août 2007 et encore en juillet dernier, au cours de deux tentatives de traversée, les conditions météo ont forcé Nathalie à sortir de l’eau. La première fois, elle a été contrainte de sortir à neuf kilomètres de l’arrivée par des vagues déferlantes de trois mètres de haut qui lui ont donné

le mal de mer. Lorsqu’elle a essayé de nouveau en juillet dernier, un orage a mis fin à sa tentative alors qu’elle n’était qu’à sept kilomètres de l’arrivée. Elle est résolue à tenter de nouveau l’exploit. Le Cad 1 Lambert déclare que toutes ses traversées visent à appuyer les pro­ grammes d’aptitude Y Knot, un pro­ gramme du YMCA qui permet aux jeunes personnes handicapées et à leurs sœurs et frères non handicapés de par­ ticiper côte à côte à des activités sporti­ ves et récréatives. Sa sœur, Jenna, qui souffre de paralysie cérébrale, a effectué la traversée de 34 kilomètres du lac On­ tario à l’âge de 15 ans, devenant ainsi la première athlète souffrant d’un handicap à effectuer la traversée du lac Ontario. « Il n’y a pas d’appel plus noble que d’utiliser les talents et habiletés que Dieu nous a donnés pour améliorer la vie des autres », déclare le Cad 1 Lambert. « Le corps des cadets est magnanime », dit-elle, « il comprend bien l’importance de la nage dans ma vie. Je nage cinq fois par semaine, sauf le jeudi. Je quitte la nage un peu plus tôt pour être prête pour les cadets. Je me change avec une rapidité extrême. » « Il y a tant de choses à apprécier chez les cadets », déclare le Cad 1 Lambert, « mais le mieux ici c’est de pouvoir rencon­ trer de nouvelles personnes et de se faire de nouveaux amis – bien que l’exercice militaire vienne immédiatement après ».

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Natalie avec des amis, le Cad1Harley Bolton, à gauche, et le Cam 1 (A) Kelly Bolton, à droite, qui l’ont incité à se joindre aux Cadets.

CADENCE

Numéro 26, Automne 2008


BLOC-notes

Subventions annuelles pour le Corps d’armée du Manitoba Donald Mackey, de Winnipeg, un mem­ bre à vie de la Ligue des cadets de l’Armée du Canada, est bien connu dans cette province où il a fait campagne pour étab­ lir un corps de cadets de l’Armée dans les bas quartiers de Winnipeg, afin d’offrir aux jeunes qui y vivent une autre solution de rechange aux gangs de rue.

Grâce à un bienfaiteur anonyme qui a appuyé tous ses projets depuis 1997, M. McKay nous a légué un autre héritage : une subvention annuelle à accorder au corps de cadets de l’Armée du Manitoba

Les premiers bénéficiaires en 2007 ont été le 38e Corps de cadets de Cross Lake, le 2328e Corps de cadets de l’Armée de Flin Flon, le 2528e Corps de cadets de l’Armée de Virden et le 1226e Corps de cadets de l’Armée de Winnipeg. Les subventions doivent servir à aider les corps à atteindre leurs objectifs en ma­ tière de recrutement, de formation et de participation communautaire. Le comité de sélection comprend le prési­ dent de la branche du Manitoba de la Ligue des cadets de l’Armée, un représen­ tant du bienfaiteur et deux membres de la direction de la ligue au Manitoba.

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Un ancien combattant des FC, à la retraire, il a trouvé des installations, des fonds et une liste de cadets éventu­ els et a aussi proposé un nom, celui de « Sgt Tommy Prince, MM (Médaille mili­ taire) », en l’honneur d’un compagnon d’armes de l’Armée. Le Sgt Prince est devenu le vétéran autochtone canadien le plus décoré et l’un des plus décorés militaires du rang de l’histoire militaire du Canada. En 1999, le 553e Corps de cadets de l’Armée est devenu une réalité.

qui aura fait preuve de leadership en matière de recrutement et de maintien en poste, obtenu des résultats visibles à partir de son premier plan d’instruction annuel et jouer un rôle visible positif dans les activités communautaires. La Bourse d’excellence annuelle « Sgt. Tommy Prince » accorde 1 000 $ par corps jusqu’à un maximum de cinq corps.

M. Mackey (gauche) reçoit une mention élogieuse du ministre des Anciens Combattants en 2008 pour le rôle exemplaire qu’il a joué pour ceux qui souhaitent rendre hommage à tous les anciens combattants, hommes et femmes de service du Canada, afin de se souvenir d’eux.

Au cours de l’année de formation, le co­ mité de sélection passe en revue les réali­ sations de chacun des corps de cadets de l’Armée du Manitoba afin de les compar­ er aux critères ayant été établis en vue de la bourse d’excellence. Les cinq corps qui respectent ces critères le mieux reçoivent la bourse d’excellence.

Des cadets recueillent des fonds pour des étudiants afghans Quarante-six cadets de Sault Ste. Marie (Ontario) ont aidé à recueillir des fonds pour acheter des fournitures classiques pour des étudiants afghans le printemps dernier.

Les cadets ont ramassé les fonds en achet­ ant des aimants pour l’auto « Appuyons nos troupes » du magasin Canex local des Ser­ vices de soutien au personnel et aux familles (SSPF) et en les revendant au grand public. Très vite, dans toute la ville, on a pu voir les aimants sur des voitures. Les fonds, dédiés à la mémoire du Capt Nicola Goddard, dont les grandsparents vivent à Sault Ste. Marie, ont été envoyés au Fonds fiduciaire d’aide à l’Afghanistan administré par les SSPFFC. Le Capt Goddard, 26 ans, a été la première femme soldat tuée en Afghanistan. Elle a été

Le Capt Felix Tachie, un aumônier auprès de l’Équipe de reconstruction de la province de Kandahar qui organise ces initiatives en Afghanistan, a écrit une lettre de remercie­ ments aux candidats pour leur dire que les fonds ont été utilisés pour aider des étudi­ ants Afghans frappés de surdité (les étudi­ ants aveugles bénéficient du Fonds de la police militaire pour les enfants aveugles).

Le Capt Felix

demandé de ne pas distribuer les photos qui Tachie, aumônier, montraient les professeurs des étudiants en en compagnie de la arrière-plan, par peur pour leur sécurité ». seule étudiante au Les officiers du CIC intéressés à organiser des projets de levée de fonds pour le Fonds fiduciaire d’aide à l’Afghanistan peuvent communiquer avec le Capt Harten, au 705-542-9245 ou par courriel, à l’adresse roy.harten@bell.ca.

pique-nique. Ici, elle s’accroche à un autre cadeau – le premier ourson de toute sa vie.

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Les cadets du 46 Corps de cadets de la Ma­ rine, du 2310e Corps de cadets de l’Armée, du 166e Escadron de cadets de l’Air et du Corps de cadets de la Ligue navale Newman ont recueilli 1 058 $ pour acheter des sacs d’école et des fournitures hautement appréciés. e

tuée au cours d’un échange de feu avec des Talibans en mai 2006.

Les étudiants afghans ont reçu leurs cadeaux à l’occasion d’un pique-nique, où ils se sont régalés d’un repas style canadien, inclu­ ant de la crème glacée, que bon nombre savouraient pour la première fois. « Au Canada, nous tenons pour acquis la liberté de mouvement, l’égalité et les repas de base », a déclaré le Capt Tachie. « C’est bien vrai qu’au Canada nous tenons pour acquis un tas de choses », acquiesce le Capt Roy Harten, commandant du 2310e Corps de cadets de l’Armée, qui a conçu et organisé la levée de fonds. « On m’a

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Bloc-notes... suite à la page 38

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Article vedette Marsha Scott

Assurer l’épanouissement de la jeu L’instruction de la musique, offerte dans le cadre du Programme des cadets, poursuit deux principaux objectifs : former des musiciens compétents pour les programmes de musique des corps d’armée et des escadrons et faire de la musique un moyen d’épanouissement des jeunes, comme cadets et comme membres de la société. De plus en plus de recherches probantes révèlent que l’apprentissage de la mu­ sique chez les jeunes favorise la réussite sociale, le succès scolaire, le développe­ ment de l’intelligence et, enfin, le succès dans la vie, indique la National Association for Music Education (MENC) – le plus important organisme d’enseignement des arts dans le monde (www.menc.org). Depuis 1907, l’association fait en sorte de s’assurer que les étudiants américains ont

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accès à un programme d’apprentissage de la musique équilibré, bien conçu et de grande qualité, offert par des professeurs qualifiés. « Dans toutes les cultures, les êtres hu­ mains se servent de la musique pour transmettre leurs idées et leurs idéaux », précise la MENC. « La valeur de la mu­ sique dans l’épanouissement de la per­ sonnalité et des aptitudes individuelles est manifeste. » La MENC a déclaré qu’une vaste gamme de données appuie l’idée que la musique permet aux enfants de jouir de meilleures capacités intellectuelles. Plus particulièrement, de toutes nou­ velles études fascinantes, conjuguant l’application étroitement contrôlée des sciences du comportement à une re­ cherche neurologique innovatrice, ont démontré comment l’apprentissage de la musique peut contribuer activement au développement du cerveau.

La recherche canadienne Une étude, codirigée par la Dre Laurel Trainor, professeure au Département de psychologie, de neurosciences et de sci­ ences du comportement à l’Université Mc­ Master de Hamilton, Ontario, a permis de constater (entre autres) l’incidence de l’apprentissage de la musique sur le dével­ oppement des jeunes enfants. « Il est très intéressant de noter, chez les enfants qui reçoivent une formation musicale, une plus grande amélioration, en cours d’année, de la mémoire générale, qui est en corrélation avec les compétences de l’intelligence gé­ nérale, telles que la lecture et l’écriture, la mémoire verbale, le traitement visuo-spa­ tial, les mathématiques et le QI, que chez les enfants qui n’apprennent pas la musique », a-t-elle précisé lors d’une entrevue avec le magazine ScienceDaily (www.sciencedaily.com/ releases/2006/09/060920093024.htm). La Dre Trainor est directrice de l’Institut du cerveau et de la musique de l’Université

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« La valeur de la musique dans l’épanouissement de la personnalité et des aptitudes individuelles est manifeste. » ...The National Association for Music Education

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nesse grâce à la musique • Sur le plan individuel, la musique peut-elle améliorer les capacités intel­ lectuelles de l’enfant?

McMaster, travaille conjointement avec des chercheurs à l’Institut du cerveau et de la musique. Dans une entrevue ac­ cordée au McMaster Times, le Dr Gerry, professeur et musicien reconnu interna­ tionalement, a mentionné les bénéfices conférés par la capacité de jouer d’un instrument. « Vous n’apprenez pas seule­ ment à jouer des notes, vous apprenez comment travailler avec les autres, faire partie d’une équipe et résoudre des problèmes », a-t-il indiqué. « Jouer en public vous donne de l’assurance et de la confiance. Il existe un lien direct entre l’effort que vous consacrez et ce que vous en tirez. »

• Sur le plan culturel, la musique con­ tribue-t-elle à la constitution de saines communautés?

Si cela s’avère exact, les milliers de cadets des 671 orchestres de cadets ré­ coltent ces bénéfices et bien plus encore.

• La musique aide-t-elle les adolescents à tisser des liens entre eux et à favori­ ser des expériences positives?

D’autres recherches

L’Institut cherche à répondre à trois types des questions :

Le Dr David Gerry, professeur auxili­ aire à la faculté des arts de l’Université

Le site Internet de la MENC présente en détail la recherche importante effec­ tuée pour confirmer les bénéfices con­ férés par l’apprentissage de la musique.

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Quelques études, parmi plusieurs autres, se trouvent dans la liste ci-dessous :

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McMaster, créé en janvier 2006 pour mener et promouvoir l’étude scientifique de la musique. Dans un article portant sur cet institut, paru dans l’édition de l’automne 2006 du McMaster Times, Dre Trainor a expliqué que l’importance de la musique dans le développement in­ dividuel et dans la santé des communau­ tés a, au cours des dix dernières années, soulevé l’intérêt grandissant du public.

• Une étude, d’une durée de deux ans, La musique menée en Suisse sur 1 200 enfants continuera de de plus de 50 classes, a démontré, représenter une de façon irréfutable, en 1993, que part importante l’apprentissage de la musique favori­ du programme sait, chez les enfants, les compétences des CIEC, pour en lecture et les aptitudes verbales par permettre aux l’amélioration de la concentration et de cadets, comme la mémoire et par l’extériorisation. • Les conclusions d’un rapport, déposé en 1998 par la Texas Commission on Drug and Alcohol Abuse, ont révélé que les étudiants de niveau secondaire qui jouaient au sein d’un groupe ou d’un orchestre présentaient le plus bas niveau de consommation de sub­s tances nocives (tabac, alcool et drogues illicites) au moment de l’étude et au cours de leur vie.

ceux du CIEC NCSM Acadia, de poursuivre le perfectionnement de leurs aptitudes en musique.

• Une recherche effectuée par les uni­ versités de Stanford, de Columbia et de Harvard – et, en particulier, une

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« Plus particulièrement, de toutes nouvelles études fascinantes, conjuguant l’application étroitement contrôlée des sciences du comportement à une recherche neurologique innovatrice, ont démontré comment l’apprentissage de la musique peut contribuer activement au développement du cerveau. » étude longitudinale appelée « Champions of Change » – a permis de démon­ trer que les étudiants qui participaient dans des programmes de musique étaient beaucoup moins susceptibles d’éprouver des problèmes de drogue, de criminalité ou de comportement. • Le Dr Martin F. Gardiner, de l’Université Brown, a expliqué, dans un article paru dans le Journal for Learning through Music (deuxième nu­

méro, été 2003) que, selon la recher­ che, les enfants qui apprennent la mu­ sique se « déploient » mentalement, et ce, de diverses façons. « Nous avons découvert que l’ouverture mentale qui se produit peut avoir de précieux bénéfices de façon plus générale, en ce sens qu’elle peut aider les enfants à apprendre d’autres choses. » (www. music-in-education.org/journal.html) • La revue scientifique Nature a fait état d’études qui ont révélé que les écoliers qui recevaient une formation musi­ cale connaissaient, dans l’ensemble, plus de succès sur le plan scolaire que ceux qui ne suivaient pas cours de musique. Ces études indiquent également que la musique encourage­ rait et favoriserait le développement de l’autodiscipline, les compétences liées à la résolution de problèmes, les habiletés sociales et coopératives et la sensibilité à son environnement. • Une étude de l’Université de Stan­ ford a démontré que la maîtrise d’un instrument améliorait la façon dont le cerveau traite certaines parties du lan­ gage parlé. (http://news-service.stanford. edu, Nov. 2005)

• Une autre étude, effectuée par l’Université de Northwestern en 2007, a révélé que le processus au­ diovisuel étant grandement amélioré dans le cerveau des musiciens, com­ paré à celui de leurs homologues qui n’étaient pas musiciens. Selon l’étude, il semble que la formation musicale pourrait éventuellement aider les enfants dans le développe­ ment de leurs capacités de lecture et d’écriture et contrer les troubles de l’apprentissage. (www.sciencedaily.com/ releases/2007/03/070312152003.htm) Il a déjà été dit que nous voulons que nos jeunes soient plus heureux – et mieux intégrés et actifs au sein de nos commu­ nautés – la musique et l’expérience du partage et de l’interprétation musicale avec les autres peuvent y contribuer. Comme vous le constaterez dans les ar­ ticles qui suivent, la musique permet aux cadets de toutes les régions du Canada d’entretenir des liens avec leurs com­ munautés. Il ne fait aucun doute qu’ils en bénéficient, comme cadets et comme membres de la société.

« Vous n’apprenez pas seulement à jouer des notes, vous apprenez comment travailler avec les autres, faire partie d’une équipe et résoudre des problèmes » ... Dr David Gerry, professeur auxiliaire à la Faculté des arts de l’Université McMaster.

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La musique continuera de faire partie du programme facultatif des corps de cadets et des escadrons et de bénéficier de l’appui des ressources locales.

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Capt Donnie Oulton

La formation en musique dans un Programme des cadets mis à jour

Le programme de musique mis à jour – et l’appui dont il bénéficie – sera similaire à celui que nous avons à l’heure actuelle : • la formation et l’éducation en mu­ sique continueront de faire partie du programme facultatif des corps de ca­ dets et des escadrons; • la musique peut être intégrée aux ac­ tivités de la direction régionale; • la musique continuera de faire par­ tie du programme offert au Centre d’instruction d’été des cadets (CIEC); • la musique ne fait pas partie des ac­ tivités de la direction nationale.

Appui local Les corps et les escadrons continueront de tirer profit des ressources locales (co­ mités répondants, comités de parents et collecteurs de fonds locaux) qui appuient l’instruction de la musique. Le financement sera toutefois plus sou­ ple. Tous les corps de cadets et les esca­

drons pourront bénéficier de l’attribution locale des ressources financières (OAIC 17-34) pour l’instruction de la musique. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour les corps de cadets et les escadrons qui n’offrent pas de cours de musique à l’heure actuelle, mais qui souhaitent les ajouter à leur programme facultatif. De plus, le ministère de la Défense na­ tionale/Forces canadiennes peut con­ tinuer à fournir de l’équipement, de même que de l’expertise pédagogique et technique aux programmes locaux d’instruction de la musique.

Appui régional À l’heure actuelle, l’appui local des ac­ tivités liées à la musique (telles que les séances de formation et les ateliers, les présentations de spectacles et les compé­ titions) varie d’une région à l’autre. Cette souplesse sera maintenue, permettant aux régions d’appuyer toutes les combi­ naisons d’activités liées à la musique. Les conseillers en musique régionaux (cadets)

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« L’éducation et la formation en musique constituent une part importante du programme des cadets », indique le Major Alain Thibault, coordonnateur des programmes communs pour les cadets, à la Direction des cadets et des Rangers juniors canadiens (D-Cad & RJC). « La musique permet de promouvoir les traditions militaires, d’assurer notre visibilité dans la communauté et est une excellente façon de favoriser l’esprit de corps. Nous sommes persuadés que la transition vers le programme de musique mis à jour se fera sans heurt et nous permettra d’offrir une formation en musique de meilleure qualité aux cadets qui s’y intéressent. »

Le Capt Mike Dominy dirige une leçon de flûte au CIEC de Vernon, en C.-B.. (Photo : François Arseneault)

sont responsables des activités de la direc­ tion régionale et continueront de partager leurs pratiques exemplaires avec leurs col­ lègues régionaux et nationaux.

Appui du CIEC L’appui consenti au programme d’instru­c­ t­ion de la musique du CIEC demeurera tel qu’il est à l’heure actuelle, mais une plus grande attention sera accordée à la détermination des ressources nécessaires à l’instruction de la musique. L’appui qui sera offert ne se limitera pas aux instruments, mais englobera également des références particulières en musique, telles que des partitions musicales et des manuels de méthode. Ces références en musique seront décrites dans la Norme de qualification et le Plan de normes et de qualifications, en ce qui a trait à cha­ cun des cours de musique. Le Capitaine Oulton est officier d’état-major, développement des programmes communs pour les Cadets, à la Direction – Cadets et Rangers juniors canadiens.

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ARTICLE VEDETTE

Capt Donnie Oulton

Mise à jour

des cours d’été en musique La mise à jour des cours de musique aux Centres d’instruction d’été des cadets (CIEC) comportera deux améliorations importantes : ces cours seront entièrement intégrés au tronc commun des trois éléments et porteront essentiellement sur la spécialisation en musique. À l’heure actuelle, les CIEC dispensent jusqu’à 15 cours de musique, dans les trois programmes élémentaires. Cette situation est devenue difficile à gérer, particulièrement au sein des CIEC qui offrent une instruction aux cadets des différents éléments. La mise à jour de l’instruction de la musique consistera en seulement six cours, présentés dans la liste qui suit. Ils seront mis en place graduellement, à partir de 2010, au cours des trois étés qui suivront.

Cours de musique militaire • Musique militaire – Musicien débutant (trois semaines) – débutant à l’été 2010 • Musique militaire – Musicien intermédiaire (six semaines) – débutant à l’été 2011 • Musique militaire – Musicien avancé (six semaines) – débutant à l’été 2012

Cours de corps de cornemuses • Corps de cornemuses – Musicien débutant (trois semaines) – débutant à l’été 2010 • Corps de cornemuses – Musicien intermédiaire (six semaines) – débutant à l’été 2011 • Corps de cornemuses – Musicien avancé (six semaines) – débutant à l’été 2012 La mise à jour des cours conjugue les pratiques exemplaires actuelles, appliquées dans l’instruction élémentaire de la musique, tout en capitalisant sur l’expérience de plusieurs experts en la matière afin d’assurer la conception et l’élaboration d’une instruction de la musique de la meilleure qualité.

Une instruction de la musique interarmées? Cela signifie-t-il que les cours s’appliqueront aux trois volets des forces armées? Pas nécessairement. Plusieurs facteurs doivent en effet être considérés, quand il s’agit de prendre des décisions quant à la localisation du CIEC où le cours sera donné, à la co-occupation et au fait que les cours seront offerts ou non aux cadets des différents éléments. La Direction des cadets et des Rangers juniors canadiens, de concert avec les régions, est responsable de la gestion de ces décisions à long terme, lesquelles sont officialisées lorsque les places vacantes, au sein des CIEC, sont réparties annuellement. Néanmoins, les CIEC qui offrent l’instruction de la musique aux cadets des différents éléments verront leur gestion du temps et l’administration de cette instruction facilitées, dans l’avenir.

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Les cours de musique mis à jour des CIEC miseront davantage sur la concentration en musique. La spécialité du cadet Dylan MacDonald est le cor français. (Photo : CIEC Greenwood)

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De nouvelles

publications pour l’instruction de la musique Le Programme des cadets procède à la révision des documents d’appui et de contrôle de l’instruction de la musique existants, dont les Exigences techniques pour les cadets musiciens. En s’inspirant des commentaires reçus et avec la collaboration d’experts en musique (dont les conseillers régionaux de musique), cette publication sera remplacée par deux ouvrages :

• Musique militaire – Normes de qualification relatives au niveau de compétence • Corps de cornemuse – Normes de qualification relatives au niveau de compétence Les nouvelles publications comprendront l’établissement de normes rigoureuses en matière de compétences individuelles en musique et un éventail exhaustif d’outils d’évaluation, conçus pour déterminer dans quelle mesure les cadets répondent à ces exigences. La compétence individuelle en musique, abordée dans les nouvelles normes de qualification (NORQUAL), ne comporte pas de modification importante par rapport à ce qui était indiqué dans la publication antérieure. Outre ces deux nouvelles normes de qualification, deux publications supplémentaires, un Plan de normes et de qualifications (PNQ) et un Guide pédagogique, seront prévus pour chacun des cours offerts dans les CIEC.

Cours de musique militaire et de corps de cornemuse des CIEC : Les sujets qui suivent seront compris dans certains ou tous les cours de musique des CIEC :

• Drill et cérémonial (exercice des musiques) • Musique d’ensemble (jouer dans une musique militaire/répertoire du corps de cornemuses ou dans un corps de cornemuses) • Leadership • Traditions et histoire de la musique • Techniques d’instruction Le fait de concevoir et d’élaborer un seul ensemble de documents d’appui et de contrôle de l’instruction (un PNQ et un guide pédagogique), pour chacun des cours, améliorera grandement la gestion et l’administration de l’instruction de la musique dans les CIEC.

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• Danses des hautes-terres (corps de cornemuse seulement)

Les nouvelles publications fourniront des normes solides en matière de maîtrise individuelle de la musique. (Photo Dimitri Papadopoulis)

Quand ces publications seront-elles disponibles? La Direction – Opérations de la chaîne d’approvisionnement procède actuellement à la mise en forme et à la traduction des documents, ce qui pourrait demander jusqu’à un an. Les conseillers régionaux de musique (cadets) ont déjà reçu une ébauche en anglais des deux NORQUAL et du Guide pédagogique, pour les deux cours de musicien débutant, afin de planifier leur mise en œuvre. L’intention est de distribuer ces nouvelles publications à quiconque en a besoin d’ici l’automne 2009, bien avant la tenue du premier cours de musique mis à jour aux CIEC, prévue à l’été 2010.

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Les ligues appuient les musiques locales des cadets

Il existe 671 musiques militaires de cadets actives, lesquelles représentent plus de la moitié des corps de cadets et des escadrons du Canada. De ces musiques, 254 se trouvent dans la région de l’Est, 180 dans la région de l’Atlantique, 148, dans la région du Centre, 61 dans la région des Prairies, et 28 dans la région du Pacifique. La plupart de ces musiques sont des en­ sembles de cuivres et d’instruments à vent (harmonie), de glockenspiel et de tam­ bours ou de cornemuses et de tambours. Les trois ligues continueront à être la principale source de financement de ces musiques, aussi longtemps que la mu­ sique demeurera une activité facultative.

Appui accordé à la Ligue navale Des 244 corps de cadets de la Marine, 161 ont des musiques. « La Ligue navale appuie sans réserve les musiques de cadets », affirme Jerrod Riley, directeur national intérimaire de la Ligue navale du Canada. « Nous pen­ sons qu’elles représentent une ressource inestimable, en matière de relations pub­ liques, et qu’elles sont un excellent com­ plément au programme d’instruction obligatoire. Nous savons également que

les enfants qui apprennent la musique ont tendance à offrir un meilleur rende­ ment en classe. Conséquemment, en plus des bénéfices que les activités musicales apportent aux corps de cadets, elles of­ frent également de nombreux avantages aux collectivités. » La Ligue navale a récemment créé la Récompense de musique du Corps de cadets de la Marine royale canadienne afin de reconnaître les efforts qu’un ca­ det de la Marine consacre à la « pour­ suite de l’excellence ». Cette récom­ pense sera décernée à un cadet qui a, notamment, fait partie d’une musique de cadets de la Marine autorisée depuis au moins deux ans, a atteint au moins le niveau IV comme instrumentiste, et dont la participation aux défilés de ca­ dets, les engagements et le rendement sont exceptionnels. La date d’échéance des mises en candidature est le 31 mars. Il est possible de se procurer les formu­

La plupart de ces musiques sont des ensembles de cuivres et d’instruments à vent (harmonie), de glockenspiel et de tambours ou de cornemuses et de tambours. <

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L’Adjudant Audrey Brown, du Corps de cadets de l’Armée 2497 de Montréal, a remporté l’un des Prix d’excellence annuels en musique Lieutenant-général J.W. Quinn, dans la catégorie « Meilleur musicien des corps de cornemuseurs de l’Armée ».

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Les trois ligues continueront à être la principale source de financement de ces musiques....

laires de demande en ligne, à l’adresse suivante : www.navyleague.ca/admin/forms/ LN_104f.pdf.

Appui accordé à la Ligue des cadets de l’Armée du Canada Avec 225 musiques de cadets de l’Armée, la Ligue des cadets de l’Armée du Can­ ada est aussi très engagée et appuie sans réserve le programme de musique.

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Chaque année, et ce, depuis 1989, la Ligue décerne les prix annuels d’excellence en musique Lieutenantgénéral J. W. Quinn à quatre cadets de l’Armée qui se sont distingués par leur talent dans deux catégories : musique militaire et corps de cornemuses et tam­ bours. Le Lgén Quinn, ancien colonel commandant de la Ligue des cadets de l’Armée du Canada, a organisé la remise de ces prix afin de promouvoir la mu­ sique au sein des cadets de l’Armée. Pour obtenir plus de renseignements sur les prix, visitez le http://www.armycadetleague.ca/ Templates/pdf/RefManual/French/pol_13_8f. pdf.

Selon son directeur exécutif, Terry Whitty, la Ligue procédera à un sondage cet au­ tomne, auprès des cadets de l’Armée pour « savoir où se situe le programme de mu­ sique des cadets de l’Armée, au pays ».

Appui accordé à la Ligue des cadets de l’Air du Canada Dans le but de promouvoir la musique auprès des cadets de l’Air et d’assurer la reconnaissance des cadets musiciens exceptionnels au sein des 285 musiques de cadets de l’Air au pays, la Ligue des cadets de l’Air du Canada remet deux ré­ compenses annuelles d’excellence en mu­ sique : l’une pour le meilleur cornemu­ seur de l’Association de la Force aérienne et l’autre pour le meilleur cadet musicien d’un corps de musique militaire. Pour être admissibles à l’un de ces prix, les cadets de l’air doivent compter au moins deux ans de service continu, com­ me membre d’un corps de cornemuses ou de musique militaire des cadets de l’Air, à la date de la mise en candidature, et avoir

atteint au moins le niveau V comme in­ strumentiste. Leur participation aux dé­ filés, leurs engagements, leurs activités au sein de l’escadron et de la communauté et ainsi de suite, se doivent d’être exception­ nels, au même titre que leur dévouement envers le programme d’instruction des cadets musiciens. Ils doivent également satisfaire à d’autres exigences. La période d’évaluation des candida­ tures se déroule du 1er septembre au 31 mai de chaque année d’instruction. « Les commandants, aidés de leurs con­ seillers régionaux de musique, peuvent proposer la candidature d’autant que ca­ dets qu’ils le souhaitent, si les musiciens répondent aux critères de sélection », précise Jean-Marc Lanoue, directeur exécutif de la Ligue des cadets de l’Air du Canada. La date de clôture pour le dépôt des candidatures est le 31 octobre de chaque année. Une copie de la demande peut être obtenue au www.aircadetleague.com/pdfPrix_ annuel_dexcellence_en_musique.pdf

Les musiques locales des cadets viennent rehausser le profil du Programme des cadets au sein des collectivités, à l’échelle du Canada, dans les défilés et les productions qu’ils donnent, comme celui-ci par cette fanfare du 263e Corps des cadets de la Marine Beacon Hill, à Victoria. (Photo by Gary Webster, Navy League)

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Maj Vincent Steeves

Comment mettre sur pied un corps de cornemuses de cadets

Le programme Musicien des Corps de cornemuses des cadets de l’Armée (MCCCA) vise à promouvoir les objectifs du Programme des cadets, au moyen de la musique, en les préparant à jouer dans les défilés et dans des événements sociaux. La musique permet également aux cadets de faire l’apprentissage des qualités associées au leadership, au travail d’équipe, à la collaboration et à l’autodiscipline.

Si vous souhaitez mettre sur pied un corps de cornemuses de cadets, vous devrez procéder selon les étapes suivantes : • Communiquez avec votre conseiller régional de musique (cadets) et/ou avec l’officier d’état-major responsable du corps de cornemuses et tambours pour connaître les exigences régionales précises, lesquelles peuvent comporter de légères différences d’une région à l’autre du pays. Ces personnesressources pourront vous fournir de l’information sur les instructeurs, le programme de prêt d’instruments, la disponibilité des tenues écossaises des Hautes Terres, les ateliers régionaux, les compétitions, les possibilités de corps musicaux mixtes et l’instruction estivale et vous donner un exemple de l’horaire des cadets ou des membres d’escadrons qui font partie d’un corps de cornemuses.

Si votre région a mis sur pied un programme de prêt d’instruments, profitez-en! • Fixez des objectifs à court et à long termes, relativement à l’instruction, à l’acquisition d’instruments et aux représentations, et communiquez-les à vos cadets. Ils pourront ainsi consa­ crer toutes leurs énergies à l’atteinte de ces objectifs et vous aurez de meil­ leures chances de succès.

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• Si vous vous trouvez dans l’incapacité de développer un programme auto­ nome, adressez-vous à un autre corps de cadets ou à un escadron qui jouit d’un programme bien établi, et as­ surez la formation de vos cadets avec ses musiciens. Un programme solide comprend un répertoire, de la théorie, un corps de cornemuses et une équipe de drill, de même que l’entretien des instruments. Les instruments et les tenues écossaises des Hautes Terres coûtent cher. Si votre région a mis sur pied un programme de prêt d’instruments, profitez-en! Elle est peut-être même en mesure de vous of­ frir gratuitement tout ce dont vous avez besoin, des chalumeaux de pratique aux cornemuses, en passant par la peau des clefs et les tambours de pratique.

quatre ans : la première année, le mu­ sicien complète les études de niveau dé­ butant, au cours de la deuxième, il reçoit une formation de base, il passe au niveau intermédiaire la troisième année, et au niveau avancé pendant la quatrième. À titre d’indice, je pense qu’avec une instruction adéquate, un cadet musicien pourrait être prêt à jouer les pièces les plus simples environ un an et demi après avoir amorcé ses études. Le fait de pousser les cadets à aller trop vite pour­ rait engendrer des frustrations qui les gêneraient ou qui les inciteraient, en fin de compte, à abandonner. En suivant les conseils indiqués plus haut, vous pourriez bientôt être en voie de créer un corps de cornemuses ap­ précié, composé de cadets musiciens qui se démarquent. Le Major Steeves était officier commandant du Centre d’instruction d’été des corps de cornemuses et tambours des cadets de l’Armée de Borden, en Ontario, l’été dernier, et a été coordonnateur national du Corps de cornemuses et tambours des cadets. Il mène des ateliers régionaux et agit comme juge dans les concours, et sert d’instructeur au 142e Corps de cadets de l’Armée à Aurora, en Ontario. En 1988, alors cadet, il a été choisi pour recevoir une formation à l’Army School of Piping, au Château d’Édimbourg.

Ces mesures doivent être considérées comme des solutions temporaires. Gar­ dez à l’esprit qu’on attend des corps de cadets et des escadrons qu’ils procèdent à l’acquisition d’instruments à plus long terme. Si vous décidez d’en faire l’achat, adressez vous à des personnes qualifiées, qui peuvent vous aider à trouver des instruments de musique et des tenues écossaises des Hautes Terres de qualité. Rappelez-vous qu’il faut du temps avant de maîtriser suffisamment un instru­ ment pour pouvoir jouer dans un défilé, avec un corps de cadets ou un escadron. Pensez qu’il s’agit d’une progression s’échelonnant sur une période d’environ

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• Retenez les services d’instructeurs qualifiés qui pourront fournir une in­ struction valable à vos cadets. Établis­ sez des relations avec le cornemuseurmajor ou le tambour-major des corps de cornemuses de la Force régulière et de la Force de réserve de votre col­ lectivité. Ils seront en mesure de vous proposer des instructeurs qui com­ prennent les exigences d’un environ­ nement militaire et qui établiront la

structure de l’instruction locale en con­ séquence. Si aucun corps de cornemus­ es militaire local n’est disponible, faites appel à celui du service de police ou à un corps de cornemuses civil. Gar­ dez à l’esprit que différents niveaux de compétences peuvent se retrouver au sein des corps de cornemuses. Ainsi, un instructeur, bien que disponible, peut ne pas détenir les compétences ou les connaissances nécessaires pour former adéquatement vos musiciens.

Le Major Steeves détient 25 ans d’expérience dans le programme MCCCA.

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Capt Sébastien Laporte

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L’école de musique

L’ERMC (Est), située près de Valcartier, au Québec, est la seule école de musique du Programme des cadets.

Dans toutes les régions du Canada, la musique joue un rôle important pour l’attraction et la rétention des cadets. On le constate de façon évidente dans la région de l’Est, où environ trois mille cadets sont inscrits au programme de musique. Il ne fait aucun doute que ce succès repose en grande partie sur localisation de la seule école de musique du Programme des cadets, dans la région de l’Est. L’École régionale de musique des ca­ dets (Est) [ERMC (Est)] a été fondée en 1982 pour réunir les éléments clés de l’instruction musicale. L’école offre aux cadets des trois éléments l’occasion de se retrouver dans un environnement où ils sont appuyés, et où toutes les res­ sources humaines et matérielles sont consacrées à l’atteinte d’un même objec­ tif : l’avancement des cadets musiciens. L’ERMC (Est) est reconnue comme un centre d’excellence qui forme les cadets musiciens pendant ses cours de trois et de six semaines et ses cours de niveau supérieur. Près de 400 cadets de la Ma­ rine, de la Force aérienne et de l’Armée fréquentent l’école chaque année. Une équipe, composée de 80 cadets-cadres et de 50 officiers et instructeurs, travaille à la maison mère de l’école, l’École secon­ daire du Mont Saint-Sacrement, située près de Valcartier, au Québec. L’ERMC (Est) est également la base principale de la Musique d’honneur des cadets de la région de l’Est, qui voyage dans toute la province pour promouvoir le Pro­ gramme des cadets. Le succès et la force de l’ERMC (Est) reposent sur ces éléments distincts : • Expertise du personnel. Un certain nombre d’officiers étudient dans le domaine de la musique. Il n’est pas inhabituel de voir un directeur musi­

cal agir également comme professeur de musique dans une école secon­ daire ou encore de terminer une maî­ trise en interprétation de la musique à l’université. • Le nombre d’élèves. Réunir des centaines de cadets dans des cours similaires permet de former des en­ sembles structurés et bien équilibrés sur le plan des instruments. • Des leçons de musique privées. Les instructeurs qui sont des instrumen­ tistes spécialisés donnent des leçons de musique privées aux cadets, leur permettant ainsi de progresser rapide­ ment dans la maîtrise de leur instru­ ment. • Une immersion dans un environnement musical. La musique est partout. Tout le personnel encourage la croissance et le développement des cadets musiciens. • Un centre de références. Au cours des deux dernières années, l’école a mis sur pied un centre de référenc­ es, qui comprend plusieurs cahiers de musique et plus de 500 CD et DVD sur la musique québécoise, canadienne et internationale. Les ca­ dets peuvent faire l’emprunt de ces références, à titre de membres de mu­ siques d’autres camps musicaux de la région.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Pendant la soirée, les cadets ont accès à d’autres activités artistiques, comme la musique chorale, la danse, la peinture, l’ensemble instrumental (jazz), le théâtre et les percussions (tattoo militaire). Le fait qu’à peine 3 % des élèves sont ren­ voyés à leurs unités démontre clairement tout le succès remporté par l’école. L’ERCM (Est) est l’endroit par excel­ lence pour l’instruction des jeunes mu­ siciens – là où ils peuvent « grandir dans l’harmonie », la devise de l’école. Pour obtenir plus de renseignements, rendez-vous au www.cadets.ca/est/ciec/emcre/lecamp_f.asp. Le Capitaine Laporte est officier d’administration responsable de la musique à l’Unité régionale de soutien aux cadets (Est).

L’ERMC (Est) est reconnue comme un centre d’excellence qui forme les cadets musiciens pendant ses cours de trois et de six semaines et ses cours de niveau supérieur.

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La musique en région

Chaque région – à l’exception de la région du Nord, qui ne propose pas de programme de musique officiel – appuie ses cadets musiciens par le biais d’activités organisées localement, telles que des séances de formation pratique, des évaluations du niveau de connaissances musicales, des programmes de prêt d’instruments, des orchestres régionaux et des activités musicales particulières.

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Séances de formation

Le Ltv Bouchard dirige la Musique d’honneur de la région du Pacifique pendant un concert à Victoria, en mars dernier.

Les régions financent les ateliers de mu­ sique pour offrir une instruction donnée par des experts sur les instruments de mu­ sique militaire et des corps de cornemuses. Ces séances de formation peuvent être or­ ganisées au niveau de la zone, du détache­ ment ou de la région, pour permettre aux cadets des corps de cadets ou des escad­ rons de bénéficier de l’instruction fournie par des experts sur leurs propres instru­ ments. Ceci est particulièrement important dans le cas où l’officier de corps de cadets ou d’escadron ne joue que d’un seul instru­ ment ou ne détient que des connaissances musicales limitées. Dans la région des Prairies, les séances de formation musicale (appelées concentrations en musique) sont tenues pendant les fins de semaine des mois d’octobre et de novem­ bre à Thunder Bay, Ontario, à Gimli, Manitoba, à Regina, à Saskatoon, et à Red Deer, en Alberta. En plus de ces concentrations en musique, la région organise également des sémi­ naires locaux pour les officiers de mu­ sique – qui peuvent ne pas être musiciens ou détenir des connaissances limitées en matière d’instruments de musique mili­ taire et de corps de cornemuses –, lesquels représentent une occasion d’en apprendre davantage sur l’administration et la gestion d’un programme de corps de cadets ou d’escadron. La plupart des régions offrent de tels séminaires.

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En outre, la région du Centre a mis sur pied un cours magistral d’officier de mu­ sique, d’une durée de deux jours, à l’École régionale d’instructeurs de cadets. Les trois détachements de la région de l’Atlantique (au moyen d’une communica­ tion directe avec les corps de cadets et les escadrons) offrent des séances de formation pratique en musique, de même qu’un pro­ gramme de sensibilisation à la musique. Les ateliers de musique sont conçus pour offrir un soutien personnalisé aux corps de cadets et aux escadrons débutants, dével­ opper la musique au sein des ensembles existants, et assurer la préparation des mu­ siciens pour les évaluations du niveau de connaissances musicales. La région retient les services des membres de la Première réserve, tandis que la Musique du Secteur de l’Atlantique de la Force terrestre organ­ ise des ateliers au Centre d’instruction d’été des cadets NCSM Acadia et Greenwood. Le programme de sensibilisation de la ré­ gion Atlantique est financé par des fonds administrés à l’échelle régionale, de même que par du financement accordé dans le cadre de journées de spécialisation, qui permettent de déléguer des experts en la matière afin d’aider les corps de cadets et les escadrons à élaborer leurs propres pro­ grammes de musique locaux. La région du Centre envoie également des experts en la matière pour contribuer à la formation musicale des corps de cadets et des escadrons. Les corps de cadets et les es­ cadrons d’une même région géographique sont réunis, de façon à tirer pleinement profit de ces ressources.

Évaluation du niveau de connaissances musicales Toutes les régions procèdent à une évalua­ tion des connaissances musicales. Les cadets musiciens peuvent être évalués à différents

niveaux de qualification en musique en cours d’année, souvent pendant les séances de formation pratique. Des normes nation­ ales ont été fixées pour chaque niveau, de la base au plus haut niveau (V). Dans la région des Prairies, une évalua­ tion au sein du détachement est effectuée à l’occasion d’une activité d’une journée à Thunder Bay, Winnipeg, Regina, Saska­ toon, Calgary et Edmonton, en avril/mai. Cette activité permet aux cadets qui n’ont pas obtenu leur niveau de qualification pen­ dant la formation d’été, reçue précédem­ ment, de se qualifier pour une formation de niveau supérieur. Elle permet également aux cadets qui suivent des cours non musi­ caux de progresser en musique.

La musique d’honneur des cadets des régions La plupart des régions ont une musique d’honneur des cadets. Ces ensembles vari­ ent en taille et se réunissent à différentes périodes. L’une des plus importantes musiques d’honneur de cadets se trouve dans la ré­ gion de l’Est, qui comprend 3 000 cadets musiciens qui aspirent à en faire partie. Chaque été, cet ensemble régional se produit partout dans la province. L’été dernier, la plupart des activités de la mu­ sique ont été concentrées autour de la Ville de Québec, à l’occasion de son 400e anni­ versaire. Ainsi, près de 85 cadets musiciens de la région – la crème de la crème – ont participé au Festival international des musiques militaires à Québec, en août dernier. « Il s’agit d’une expérience inoubliable pour ces ca­ dets, qui ont joué devant des milliers de personnes et qui ont rencontré des ensem­ bles professionnels, provenant de partout dans le monde », a indiqué le Capitaine Sébastien Laporte, officier d’administration de la Musique, pour la région de l’Est.

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Chaque année, 55 cadets qui ont atteint le niveau III sont choisis pour former l’orchestre qui s’exécutera dans la province, à l’occasion de la semaine de relâche. « Cet événement est très bien reçu par les cadets et sert d’outil de motivation pour les encourager à atteindre de plus hauts niveaux de qualification en musique », ex­ plique le Lieutenant(M) Camil Bouchard, qui dirige l’orchestre et qui est ancien direc­ teur musical de la Musique de la Flotte du Pacifique de la Marine canadienne. En 2008, pendant ses prestations à Victo­ ria, Mission et Chilliwack, en Colombie Britannique, la Musique a joué devant en­ viron 1 500 personnes. Tous les cadets musiciens de la région des Prairies sont admissibles à une audition pour faire partie de la Musique d’honneur des cadets de la région des Prairies. Selon le conseiller régional de musique, le Capitaine Al Cann, les cadets prépar­ ent leurs auditions sur bandes vidéo dans leurs régions, lesquelles sont ensuite examinées par les officiers responsables des programmes communs pour les cadets de leurs détachements. Lors d’une activité musicale de dix jours, en mars, les cadets sélectionnés reçoivent une instruction portant sur l’exercice des musiques, le commandement de situation, les communications efficaces, la direction d’orchestre, la gestion d’un corps de cor­ nemuses, l’entretien des instruments, un deuxième instrument et l’élaboration d’un répertoire musical avancé. Pendant cette activité, l’attention est principalement ac­ cordée au fait de permettre aux cadets de perfectionner leurs compétences en leader­ ship, en matière de musique, pour qu’ils puissent, de retour au sein de leurs corps de cadets ou de leurs escadrons, contribuer à la gestion et à l’instruction de leurs mu­ siques locales. Pendant cette activité, ils ont également l’occasion de répéter un réper­ toire de concert et de jouer, dans le cadre d’un concert-bénéfice.

Programme de prêt d’instruments Les ressources peuvent varier d’une région à l’autre. Pour aider les corps de cadets ou les es­ cadrons plus « démunis », dans leurs pro­ grammes de musique, la région du Centre a mis sur pied une banque d’instruments qu’ils peuvent emprunter. D’autres régions ont elles aussi des banques d’instruments de musique, achetés par les

CIEC. Elles sont particulièrement ap­ préciées par les nouvelles musiques des corps de cadets et des escadrons qui ont moins d’argent.

Événements spéciaux, compétitions, concerts et autres La région de l’Est organise un festival de musique annuel qui réunit environ 500 cadets musiciens. Pendant la fin de semaine, de jeunes musiciens participent à des concours au sein de différents ensem­ bles, mais ils peuvent également s’exécuter comme solistes ou comme danseurs et jouer au sein d’orchestres classiques ou de groupes de jazz. Les éléments régionaux intègrent eux aussi la musique dans leurs compétitions. Par exemple, les mini-jeux olympiques du corps des cadets de l’Armée comprennent un événement de prestation musicale, qui permet aux cadets musiciens de compter des points. La région de l’Est est la seule qui abrite un ensemble de jazz de vingt cadets musiciens qui jouent dans le cadre de différents festi­ vals, dont, jusqu’à cette année, le Festival international de jazz de Rimouski. Les provinces de l’Atlantique tiennent des compétitions de musique, qui per­ mettent aux cadets d’échanger des idées et d’apprendre de leurs pairs. Les compétitions s’avèrent également de « vrais outils de motivation », selon le Ltv Wes Mackey, conseiller régional de musique (cadets). Dans la région de l’Atlantique, le Tattoo royal international de la Nouvelle-Écosse est un événement de classe mondiale qui of­ fre, aux musiciens des corps de cornemuses des cadets des trois éléments de la région de l’Atlantique, une excellente occasion d’assurer la visibilité du Programme des ca­ dets devant un auditoire pouvant atteindre 60 000 personnes. Cette année, les cadets de la région du Centre se sont joints à ceux de la région de l’Atlantique. Les musiciens des deux régions ont bénéficié de la chance unique de jouer avec musiciens profession­ nels provenant du monde entier.

Les régions financent les ateliers de musique pour offrir une instruction donnée par des experts sur les instruments de musique militaire et des corps de cornemuses. » Dans la région du Centre, les musiques des différents secteurs s’inscrivent à une com­ pétition musicale entre elles chaque année, laquelle se tient habituellement les fins de semaine, entre la fin du mois de mars et la mi-mai. Chaque ensemble exécute une pièce musicale imposée et une routine de musique militaire, ainsi qu’une routine de style libre. Des reconnaissances sont décernées au corps de cadets ou à l’escadron qui présente la meilleure musique militaire/tambours et clairons/cornemuses et tambours, à la meil­ leure musique, de même qu’au meilleur tambour-major de chaque secteur. L’année dernière, l’un des points saillants du programme de musique de la région du Centre a été le Tattoo « Young Canada on Parade », au Festival de musique de Stratford. Les musiques de Blackdown, de Trenton et des CIEC NCSM Ontario ont joué devant un auditoire d’environ 4 000 personnes.

L’un des 3 000 cadets de la région de l’Est, pendant sa prestation dans le cadre du Festival provincial de musiques de cadets, à Trois-Rivières, au Québec, en mars dernier. (Photo : Dimitri Papadopoulos, instructeur civil du 643e Escadron de St-Hubert, Québec)

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Dans la région du Pacifique, le fait d’être choisi pour faire partie de la musique d’honneur des cadets représente une reconnaissance convoitée par les 1 400 cadets qui jouent dans les ensembles de 70 collectivités, en Colombie-Britannique.

« L’approche intégrée de la musique dans les régions est destinée à stimuler, à orienter et à motiver nos cadets musiciens », indique le Capitaine Chris Abram, conseiller de musique pour la région du Centre. « Nous reconnaissons que la musique est un outil de formation et de rétention irrempla­ çable, qui mérite tout notre appui afin de favoriser l’excellence en musique de nos cadets. »

Les cadets de la région ont aussi le priv­ ilège d’entretenir une relation particulière avec la Musique Stadacona des Forces maritimes de l’Atlantique – l’une de six Musiques militaires des forces régulières servant les Forces canadiennes. Selon le Ltv Mackey, « les cadets qui ont participé au concert ‘Til we meet again’, en 2008, ont utilisé des instruments non traditionnels afin de créer des effets sonores et repro­ duire l’incendie du NCMS Chicoutimi. Les cadets musiciens de Halifax ont égale­ ment joué en première partie d’un concert conjoint avec la Musique.

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FORMATION des officiers

< Ltv Tim Silvester, officier du Cadre d’instructeurs de cadets à l’École régionale d’instructeurs de cadets (Pacifique), bénéficie de « beaucoup d’entraînement » pendant son cours de recyclage.

Une transition exigeante en matière de formation maritime La Marine recevra, cet automne, le dernier d’une série de huit nouveaux patrouilleurs d’instruction (PI). Afin de pouvoir se servir efficacement de ces nouveaux navires de classe ORCA, la formation d’opérateurs – dont des officiers du Cadre d’instructeurs de cadets (CIC) – se poursuit. Les nouveaux navires sont dotés de la plus récente technologie. La plupart des opérations, y compris les fonctions techniques, peuvent être effectuées à partir du pont. L’apprentissage des sys­ tèmes n’a rien de facile, sans compter les exigences en matière de navigation et d’expérience en ce qui a trait au contrôle des avaries, aux inondations et à la lutte contre l’incendie. Le fait de ne pas béné­ ficier d’une expérience plus importante rend cette transition d’autant plus com­ pliquée pour les officiers du Cadre des instructeurs de cadets et les membres de la Première réserve de classe A, qui n’ont pas l’occasion d’effectuer tous les jours des applications pratiques ou qui n’ont pas reçu de formation spécifique. « Technologiquement, les annexes de la classe ORCA surpassent grandement les YAG qu’elles remplacent », explique

« Les annexes de classe ORCA sont bien plus complexes que les YAG. Il ne fait aucun doute que la plupart d’entre eux devront bénéficier de beaucoup de pratique à bord du navire pour acquérir les compétences requises et réussir l’examen. » ...Le Ltv Pat Cardinell, qui a été le premier officier du CIC de cadets à le réussir. 22

Capc Gerry Pash

le Ltv Tim Raasch, officier responsable (OR) de la Section des bâtiments na­ vals de service à Esquimalt. « Le PI fait 10,5 m de plus en longueur qu’un navire de servitude YAG. Il est deux fois plus rapide et doté d’une coque en acier, qui fait que son déplacement est trois fois plus grand que celui d’un YAG. » Ceux qui se sont déjà qualifiés à titre de commandants d’annexe ou d’officiers responsables d’annexe pourront suivre un cours de recyclage de deux semaines, destiné aux officiers responsables (OR). Portant précisément sur les navires de classe ORCA, le cours comprend cinq jours de formation en classe à bord du navire amarré, suivis de cinq jours en mer afin d’effectuer tous les exercices nécessaires. Les candidats qui réussiront ces deux premières étapes passeront à la troisième, au cours de laquelle ils ser­ viront à titre de commandants adjoints pendant dix jours en mer. Les candidats devront ensuite passer un examen oral d’OR permettant de déterminer s’ils sont prêts à effectuer la sortie de vérifica­ tion des compétences de trois heures. Commentaires sur le cours des Officiers du CIC « C’est un cours très exigeant », affirme le Ltv Pat Cardinell, qui a été le premier

officier du Cadre des instructeurs de ca­ dets à le réussir. « Les annexes de classe ORCA sont bien plus complexes que les YAG », a poursuivi le commandant du 109e Corps de cadets de la Marine royale canadienne, au Port Alberni, en Colombie-Britannique. « Il ne fait aucun doute que la plupart d’entre eux devront bénéficier de beaucoup de pratique à bord du navire pour acquérir les compé­ tences requises et réussir l’examen. » La formation initiale s’est avérée insuf­ fisante pour certains de ceux qui s’étaient qualifiés pour manœuvrer les YAG. Cette observation s’applique en particu­ lier aux officiers du Cadre d’instructeurs de cadets et aux officiers d’opérations maritimes de surface et sous marines (MAR SS) de la Première réserve qui servent à temps partiel. Le Ltv Tim Silvester, instructeur de ca­ dets qui a également terminé le cours de recyclage et qui s’est qualifié comme commandant d’annexe, a hâte de servir à titre de commandant adjoint en pré­ paration des évaluations subséquentes. « Les instructeurs de cadets et les mem­ bres de la Première réserve de classe A ont bien servi les FC à bord des an­ ciens navires. Leurs compétences sont comprises et saluées. Toutefois, elles ne sont pas nécessairement facilement

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applicables aux nouveaux PI et à leur technologie », explique-t-il. Selon lui, la première étape pour toute personne dé­ sirant faire la transition est de s’engager à apprendre et à comprendre que le ser­ vice à bord des nouvelles annexes impli­ que une tout autre gamme de respons­ abilités. Cela comporte une signification particulière pour les officiers du Cadre d’instructeurs de cadets qui peuvent compter à bord jusqu’à vingt cadets de la Marine, en pleine adolescence. » Instruction initiale La livraison des nouveaux navires com­ prend un cadre initial de formation des instructeurs. Le but de cette instruction, offerte par la Victoria Shipyards Limited, est de former les instructeurs, en permet­ tant au personnel qui s’est qualifié com­ me commandants d’annexe ou officiers responsables d’obtenir la qualification pour les annexes de classe ORCA. Des membres du personnel du Centre d’instruction des officiers de la Marine (CIOM) Venture, et de l’École navale des Forces canadiennes (Esquimalt) – qui a mis les cours sur pied –, de la Section des bâtiments en servitude, du 4e Groupe d’opérations maritimes, de divisions de la Réserve navale, ainsi que des instructeurs du Programme des cadets et des opérateurs du système de génie maritime de la Force régulière et de la Force de réserve, ont suivi la for­ mation. Par la suite, le CIOM Venture a organisé la formation pour les officiers responsables d’annexes afin de répondre aux exigences propres aux OR, tandis que l’École navale offre l’instruction des­ tinée aux mécaniciens de classe ORCA et aux maîtres d’équipage.

L’instruction portant sur les annexes de classe ORCA, destinée aux OR, est

À la recherche de candidats pour suivre l’instruction Afin de créer et d’assurer le maintien d’un bassin de membres du personnel qui ont obtenu la qualification pour les annexes de classe ORCA et qui sont en mesure de manœuvrer le nouveau na­ vire, la Marine a lancé un appel à tous les groupes d’usagers, encourageant le personnel à demander l’instruction pour les officiers responsables d’annexe et/ou l’instruction portant précisément sur les navires de classe ORCA et à relever le défi de l’examen d’OR.

La formation est exigeante et les critères de réussite sont très élevés. membres de la Force régulière à temps plein. » Il ajoute, toutefois, que « le privilège de commander un PI ne sera pas accordé à tous. La formation est exigeante et les critères de réussite sont très élevés » . Comme prévu, le nouveau patrouilleur d’instruction ORCA, fonctionne très bien. Au cours des prochains mois, les nouveaux PI de classe ORCA devien­ dront les principaux navires d’instruction de base, tandis que les YAG, vieux de 50 ans, deviendront légendes et nostalgie. Le Capc Pash est officier des affaires publiques de l’Unité régionale de soutien aux cadets (Pacifique).

On exige, des officiers de quart de la Force régulière et de la Force de Réserve et des officiers de la Réserve détenant déjà les qualifications de commandants d’annexe ou d’officiers responsables, qu’ils suivent l’instruction portant sur les annexes de classe ORCA et qu’ils pas­ sent l’examen et la sortie de vérification des compétences avec succès. Un nouveau cours autonome pour les officiers responsables d’annexe est mis à la disposition des officiers du Cadre d’instructeurs de cadet, de même qu’une instruction permettant d’obtenir la quali­ fication niveau six de manœuvrier et de plongeur-démineur. Cette instruction, d’une durée de huit semaines, est menée par le CIOM Venture. En plus de cette formation, les candidats doivent de­ meurer 42 jours en mer avant de passer leur examen oral. Selon le Capf Tony Evans, commandant adjoint du 4e Groupe des opérations maritimes, « la formation pour les OR sur les nouveaux patrouilleurs d’instruction (PI) illustre parfaitement la « force totale ». L’évaluation de la formation et la sortie de vérification des compétences sont identiques pour chacun des candidats, y compris les membres de la Première réserve à temps plein et à temps partiel, les officiers du Cadre d’instructeurs des cadets et les

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La formation initiale menée par l’entrepreneur et l’instruction qui a suivi ont permis de former un petit groupe d’officiers, d’opérateurs de systèmes de mécanique navals et de manœuvriers principaux, qui possèdent désormais les qualifications pour les annexes de classe ORCA. La majorité d’entre eux sont des membres du personnel de la Force régu­ lière, auxquels s’ajoutent neuf officiers de la Première réserve (sept de classe B et deux de classe A), un officier du CIC et les premiers officiers d’opérations maritimes de surface et sous-marines de la Réserve navale.

conçue pour leur permettre transmettre aux officiers subalternes, aux maîtres d’équipage et aux plongeurs-démineurs les compétences nécessaires afin de manœuvrer les nouveaux navires et d’exploiter leurs capacités. L’instruction permet aussi de former les OR afin qu’ils puissent diriger un petit équipage en situation normale et en situation d’urgence.

La plupart des opérations peuvent être effectuées à partir du pont. Dans cette photo, le Ltv Cardinell, premier officier du CIC à avoir obtenu sa qualification, ce qui lui permet de manœuvrer le nouveau navire, arpente le pont ultramoderne.

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SENSIBILISATION AU RISQUE

Capt Rick Butson

Reconnaissance du risque lors des activités de plein air des cadets En mars 1999, j’ai lu un article portant sur un accident de canot qui s’est produit en 1978 et qui a causé la mort d’un adulte et de douze jeunes de la St. John’s Anglican Boarding School, de Claremont, en Ontario. Le choc et la nature tragique de cet accident ont frappé les instructeurs responsables de la conception, de la planification et de la mise en œuvre des activités en plein air des cadets. <

Lors de l’accident survenu pendant l’expédition de canot de St. John’s, en 1978, la température et les conditions de l’eau représentaient un facteur de risque. Même si ce cadet fait du canot dans des eaux vives, au Centre d’instruction d’été des cadets de Vernon, en Colombie Britannique, un instructeur qualifié l’accompagne, ce qui contribue à atténuer le risque. (Photo : Capt Chris Gerbrandt)

L’article, paru dans la revue Canoe & Kayak, se lisait comme plusieurs au­ tres études de cas d’accidents qui se sont produits lors d’activités en plein air : tout allait bien jusqu’à ce qu’une combinaison de différents facteurs se traduise par une tragédie. Dans le cas de St. John’s, quatre canots de 6,7 mètres ont chaviré, au mois de juin, dans les eaux glacées du lac Témiscaminque, dans le Nord de l’Ontario, se suc­ cédant rapidement, comme dans un jeu de dominos, le premier jour de ce qui devait être un voyage en canot de 800 kilomètres. Bien que le Programme des cadets ait officiellement mis en place des poli­ tiques, des pratiques et des procédures d’atténuation du risque, qu’on retrouve dans des documents tels que les Ordonnances de sécurité nautique, les Normes de

Le fait de juger et de faire face au risque repose essentiellement sur les compétences et le bon sens de celui qui dirige l’activité. 24

sécurité relatives à la formation par l’aventure des cadets royaux de l’Armée canadienne, les ordonnances sur l’administration et l’instruction des cadets, les consignes ré­ gionales et ainsi de suite, le fait de juger et de faire face au risque repose essen­ tiellement sur les compétences et le bon sens de celui qui dirige l’activité. En plus de connaître les politiques, un dirigeant doit faire preuve de diligence dans la planification et la direction des activités, tant sur le plan de l’analyse des conditions dangereuses des activités que sur celui des procédures visant à y re­ médier. Les solutions doivent compren­ dre l’atténuation du risque comme tel, la participation d’autres dirigeants compé­ tents pour diriger l’activité ou la décision d’annuler l’activité en raison du fait que le risque soit trop élevé.

Atténuer les risques Dans l’accident de canot qui a frappé St. John’s, un certain nombre de facteurs ont contribué à la tragédie :

• le manque d’expérience du canoéiste placé à l’arrière du canot; • les conditions météorologiques et celles de l’eau. L’atténuation des risques est un proces­ sus qui résulte de l’analyse des facteurs de risque et de l’adoption de mesures pour neutraliser, réduire ou éliminer ces facteurs. Face à des risques croissants, il est es­ sentiel de prendre des mesures propor­ tionnelles pour augmenter la sécurité. Votre objectif est de maintenir un équili­ bre entre le risque et la sécurité. Si vous n’arrivez pas à atteindre cet équilibre, soit en réduisant les facteurs de risque ou en augmentant les facteurs de sécu­ rité, l’activité devrait être annulée.

S’entourer de personnel qualifié

• le manque de sommeil la nuit précé­ dente;

Bien que le groupe de St. John’s comp­ tait un certain nombre de personnes qualifiées, un canoéiste incompétent se trouvait dans une position clé, située à l’arrière.

• une alimentation frugale le jour de l’accident;

L’attestation et le niveau de compétences du personnel d’instruction doivent être

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proportionnels au risque potentiel de l’activité prévue. Si, pendant la planifi­ cation de l’activité, vous considérez que vous manquez d’officiers expérimentés ou que vous constatez que le ratio offi­ ciers/cadets est insuffisant, vous pouvez recruter de l’aide à l’extérieur de votre corps d’Armée ou escadron pour mener l’activité à bien. Par le truchement des écoles d’instructeurs de cadets et des unités régionales de sou­ tien aux cadets, le Programme des cadets jouit d’un bassin d’officiers certifiés qui agissent comme instructeurs spécialisés pour de telles activités. Il peut également être possible d’obtenir l’approbation de la direction régionale pour retenir les services d’instructeurs externes, par l’impartition d’activités axées sur l’aventure de haut de gamme, comme la spéléologie ou un parcours de cordes de haut niveau. Bien que plus coûteuse, cette option peut réduire le risque à un niveau acceptable et permettre à vos ca­ dets de bénéficier d’excellentes occasions de formation.

Prendre la décision d’annuler La tragédie de St. John’s est la triste illus­ tration de ce qui peut arriver quand une activité se poursuit, malgré la présence de plusieurs facteurs de risque.

Aucun officier ne souhaite être celui qui annule la tenue d’une activité. Habitu­ ellement, le personnel est déçu, puis les parents et les cadets réagissent néga­ tivement. Toutefois, si des facteurs de risque rendent l’activité dangereuse, les dirigeants doivent se préparer à choisir cette option – non seulement pendant sa planification, mais également pendant le déroulement de l’activité. Le fait d’avoir à prendre des décisions éclairées quant aux risques posés par une activité en plein air peut s’avérer intimidant, même pour des officiers d’expérience. C’est pourquoi il est sage de se réunir avec le personnel, à l’occasion, pour élaborer des instruc­ tions permanentes d’opération relatives aux activités du corps de cadets ou de l’escadron. Cet exercice permet d’assurer une sensibilisation accrue des officiers subalternes à l’égard du risque et de leur fournir des outils et les connaissances nécessaires pour bénéficier d’un juge­ ment éclairé, relativement à des facteurs de risque imprévus. En ce qui a trait aux corps de cadets et aux escadrons, une bonne communication représente la clé pour désamorcer la dé­ ception initiale engendrée par l’annulation d’une activité. La plupart des gens appui­ eront cette décision quand ils compren­

L’attestation et le niveau de compétences du personnel d’instruction doivent être proportionnels au risque potentiel de l’activité prévue. dront qu’elle a été prise pour assurer la sécurité des cadets et des officiers. Nous devons tous adopter une approche proactive à l’égard du risque – prendre les mesures nécessaires pour remédier aux activités risquées et élaborer des plans pour faire face au risque. Les documents de politique disponibles peu­ vent vous aider à atténuer le risque. Ils comprennent en effet des recommanda­ tions à l’égard des ratios cadets/instruc­ teurs et des niveaux d’intensité, une liste de l’équipement de sécurité et ainsi de suite. Le fait d’être sensibilisé au risque vous place dans une bonne position pour maintenir une approche proactive lorsqu’il s’agit d’activités en plein air, ce qui vous permettra d’assurer la sécurité des participants et d’éviter les tragédies. Le Capt Butson est officier d’état-major et chargé de l’élaboration d’un programme de perfectionnement à l’intention des cadets de la Direction –- Cadets et Rangers juniors canadiens.

La sécurité d’abord Parfois, les instructeurs doivent annuler une expédition pour des raisons de sécurité, et ce, même si l’activité est déjà en cours. Des préoccupations liées à la santé et à la sécurité des cadets (des températures au-dessus de 35 ºC, des orages violents et des avertissements de tornades) ont obligé les instructeurs à annuler une expédition de canot impliquant la participation de 28 cadets du NCSM Ontario (Division Granby), en juillet 2007 – alors que l’activité était déjà amorcée. Une trentaine de cadets de la Division Grandmère ont poursuivi le voyage deux semaines plus tard, terminant l’expédition à la Colline du Parlement à Ottawa, et ce, sans incident. L’activité avait été planifiée pour célébrer le 175e anniversaire du canal Rideau. Ici, les cadets amorcent leur départ au Parc provincial Rivière Rideau – point d’arrivée de Granby et point de départ de Grand Mère.

(Photo : Lt Diego Alvarez-Ossa, l’un des chefs des expéditions de canot des deux divisions)

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BRAVO!

Il peut jongler avec des canards vivants tout en marchant sur l’eau « Le Capt Roy Herrington a une étonnante capacité d’établir des liens avec chacun des cadets. Il peut rapidement évaluer leurs intérêts, leurs forces et leurs faiblesses et utiliser cette information pour les encourager individuellement à réaliser leur potentiel. » Ces quelques mots faisaient partie des nombreux éloges formulés par le Slt Bil Derby, officier d’administration du 205e Escadron des cadets de l’Air, à Nanaimo, en C. B., quand il a soumis la candidature du Capt Herrington en vue d’une reconnaissance dans Bravo! Cette nouvelle rubrique de Cadence met en ve­ dette les dirigeants dont l’innovation, le dévouement et le service ont une incidence positive au sein du Programme des cadets. La candidature proposée par le Slt Derby a attiré notre attention quand il a affirmé que le Capt Herrington pouvait « jongler avec des canards vivants tout en march­ ant sur l’eau [traduction] ». Le Slt Derby le connaît bien. Le Capt Herrington était son officier de musique et de survie dans les années 1980, et il est « la raison pour laquelle je porte l’uniforme aujourd’hui et le modèle que je m’efforce d’imiter ». Quel est ce type d’officier? Selon le Slt Derby, le Capt Herrington s’est donné des

normes tellement élevées que ses cadets sentent le besoin de le suivre et d’être à la hauteur de la confiance qu’il leur porte. Ses anciens cadets affirment constamment que le Capt Herrington exigeait toujours de lui-même ce qu’il exige d’eux : l’excellence et le professionnalisme.

« Le Capt Herrington est la personne sur laquelle nous pouvons toujours compter quand toutes les autres sont occupées », déclare le Slt Derby. « Des rumeurs cir­ culent selon lesquelles il a participé à des exercices de cadets lors de tous ses anni­ versaires de mariage, sauf deux. »

Dévouement

Sa femme de 35 ans, Cathy, comprenait sa passion pour les cadets avant de le marier. Cette passion a commencé en 1966 quand il est devenu un cadet. À 17 ans, il reçoit son insigne de pilote d’avion à moteur — un des faits marquants de sa vie. « Quand je suis allé au dernier rassemblement de fin de cours sur les avions à moteur, j’ai ou­ blié de passer prendre ma petite amie qui était censée m’accompagner », a déclaré le Capt Herrington. « J’étais tellement sur­ excité que ce n’est qu’après la remise des insignes que je me suis rendu compte que Cathy n’y était pas. » Bien sûr, Cathy lui a depuis pardonné son oubli.

Actuellement officier d’approvisionnement de l’escadron, entraîneur en biathlon et in­ structeur participant à l’instruction sur les carabines à air comprimé et de petit calibre, le Capt Herrington agit à titre d’officier au sein du Programme des cadets depuis 36 ans. Sa passion pour les cadets est telle­ ment évidente qu’il n’est pas surprenant de l’entendre dire : « La plupart du temps, les cadets viennent avant mon emploi et par­ fois les vacances. Je suis chanceux d’avoir un emploi de services dans le domaine des communications qui m’a permis de plani­ fier mon travail en fonction des activités des cadets. »

Le Capt Herrington compte l’accompagnement de l’équipe provinciale de biathlètes à une compétition nationale en 2007 et les médailles gagnées parmi l’un des faits saillants de sa carrière. Sur la photo, le Capt Herrington, et les coentraîneuses Mindy Meyer de Prince George, à gauche, et Beth Devlin de Victoria, partagent un moment agréable.

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CADENCE

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« Des rumeurs circulent selon lesquelles [le Capt Herrington] a participé à des exercices de cadets lors de tous ses anniversaires de mariage, sauf deux. » ...Slt Derby Quand il est devenu élève-officier en 1972, le Capt Herrington l’a simplement vu comme une prolongation de sa vie de « cadet ». « Je ne sais pas si on peut dire que j’étais motivé de devenir officier », indique-t-il. « À ce moment-là, il s’agissait seulement d’un moyen pour parvenir à une fin. J’aimais vraiment ça. » Il aimait les carabines de petit calibre et la Musique. Il a donc dirigé la Musique du 676e Escad­ ron des cadets de l’air à Sidney, en C.-B., ville où il avait commencé comme cadet. Peu après, il est déménagé à Nanaimo, où il a dirigé la Musique du 205e Escadron et a continué par intermittence pendant les 23 prochaines années. « Nous avons eu quelques musiciens exceptionnels. Cer­ tains sont devenus des instructeurs dans la région du Pacifique et sont toujours ac­ tifs dans l’organisation », a-t-il indiqué. Grâce à l’expérience acquise, il s’est ren­ du compte que les cadets « aimaient beau­ coup » ce qu’il leur enseignait et qu’il était un bon instructeur. « Graduellement, c’est devenu un devoir ou une sorte de voca­ tion », a-t-il ajouté. Cependant, le Capt Herrington ne s’illustrait pas seulement dans les do­ maines de la Musique et des carabines de petit calibre. Il a occupé presque tous les postes au sein de l’escadron, y com­ pris deux mandats comme commandant. Pendant son deuxième mandat, il y avait une liste d’attente pour devenir membre de l’escadron parce que ce dernier avait déjà trop de cadets. Le Capt Herrington est peut-être le plus à l’aise lorsqu’il fait du plein air avec les cadets sur l’île de Vancouver. « J’ai su­ pervisé des centaines de cadets lors de douzaines d’expéditions aux sommets de montagnes, exploré des douzaines de vallées et campé dans des endroits et des conditions que la plupart des personnes saines d’esprit éviteraient », admet il. « Certains de mes plus beaux souvenirs ont été vécus auprès des cadets, quand on essayait d’atteindre un but commun en milieu sauvage. On oublie la plupart des difficultés quand on atteint l’objectif. »

L’une des activités qui se distingue des au­ tres était l’escalade du mont Arrowsmith sur l’île de Vancouver lors d’une terrible tempête de neige qui avait duré toute une journée et à laquelle il prenait part avec ses cadets supérieurs. « Tard la nuit, le ciel s’est dégagé, la température a baissé et nous nous tenions en extase au som­ met de la montagne. Nous avons regardé vers la côte ouest de l’île et à l’océan Paci­ fique, et vers l’est en direction des lueurs de la ville. La température était de -15 de­ grés Celsius, mais, selon nous, il n’y avait aucun autre endroit au monde où nous aurions préféré être. » Une autre expérience incroyable a été d’accompagner l’équipe provinciale de bi­ athlon à la BFC Valcartier l’hiver dernier et de remporter des médailles. Son équipe de Nanaimo représentait la moitié de l’équipe provinciale.

Opinions sur le perfectionnement et le leadership des officiers Le Capt Herrington a suivi plusieurs cours, y compris sur les aspects techniques du tir, la musique, la survie en plein air, le rappel, l’approvisionnement et la course d’orientation. Il a également servi à titre de chef d’expédition dans le cadre du pro­ gramme du Duc d’Édimbourg. Selon lui, toutes ces expériences lui ont donné une plus grande confiance en ses moyens et ont fait de lui une personne plus équilibrée. Il a également suivi des cours dans le cad­ re de son emploi civil qui l’ont aidé avec les cadets, notamment un cours sur le secourisme et une formation à l’intention des conducteurs professionnels.

ils réagissent à leur instruction et en gag­ nant lentement leur confiance. » Le Capitaine Herrington juge que tous doivent établir leur propre style de lead­ ership et l’exercer consciemment. « Je suis toujours prudent quand je parle : je fais at­ tention à ce que je dis et à comment je le dis », affirme-t-il. « Après tout, nous som­ mes payés pour prendre soin des enfants des autres. » « Au départ, les nouveaux cadets sont facilement intimidés par les personnes en uniforme plus âgées, alors il n’est pas nécessaire de prendre une « attitude » en plus », déclare-t-il. « Tous les bons offi­ ciers en sont conscients et ravaleront leur attitude et leur ego. Le but est de montrer à un cadet qu’il peut évoluer dans une at­ mosphère conviviale et accueillante tout en apprenant qu’il y a des règles et des conséquences pour les mauvais compor­ tements. Qu’ils s’en rendent compte ou non, je pense que tous les adolescents veulent savoir quelles sont les limites qui leur sont imposées. » Le Capt Herrington a récemment pris sa retraite de son emploi civil, mais il ne montre aucun signe de vouloir ralentir avec les cadets. Il espère toutefois passer beaucoup plus de temps avec ses cinq petits-enfants et ses deux enfants adultes, qui sont des anciens cadets et membres de la Musique. Le Capt Herrington a reçu la Médaille du jubilé de la Reine en 2003 pour ses con­ tributions à la collectivité et recevra une deuxième barrette pour sa Décoration des Forces canadiennes en décembre.

Le Capt Herrington (droite) et un autre ancien commandant du 205e Escadron, le Lcol Doug Slowski (gauche), participent à un événement visant à rendre hommage au Capt Sean Morris, un ancien cadet de cet escadron. Le Capt Morris et son équipage du Cormorant ont reçu un prix international pour bravoure et expertise technique, suite au sauvetage risqué de trois survivants d’un écrasement d‘hélicoptère.

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Service

Il estime que tout bon officier, tout com­ me lui, doit posséder la capacité de tisser des liens avec les cadets. « Vous devez connaître vos subalternes, par des questions directes, ou – s’ils ne vous confient pas facilement des renseignements personnels – en les observant pendant une période afin de constater comment

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

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PERFECTIONNEMENT DES OFFICIERS

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Soumis par l’École régionale d’instructeurs de cadets (Prairies)

Les éléments obligatoires du programme actualisé des corps de cadets et escadrons sont : a. Instruction obligatoire, facultative et facultative dirigée. b. Instruction obligatoire, instruction facultative et choix locaux d’instruction. c. Instruction complémentaire et facultative. d. Instruction obligatoire et complémentaire.

2

Le programme actualisé des corps de cadets et escadrons comprend des soirées d’instruction et des jours d’instruction assistée. Le nombre de jours d’instruction assistée au cours de la première année du programme actualisé est de : a. 8 jours, comme le programme local actuel. b. 10 jours : 4 jours d’instruction obligatoire et 6 jours d’instruction complémentaire.

5. (f) Référence : Chapitre 4, Objectifs de rendement et descriptions de leçons

c. 10 jours : 6 jours d’instruction obligatoire et 4 jours d’instruction complémentaire.

4. (a) Référence : Chapitre 2, paragraphe 3 du PNQ de première année élémentaire

d. 8 jours : 4 jours d’instruction complémentaire et 4 jours d’instruction facultative.

2. (c) Référence : Chapitre 2, paragraphe 3 du PNQ de première année élémentaire

a. Est exactement la même que l’instruction facultative du programme actuel.

1. (d) Référence : Chapitre 2, paragraphe 2 du Plan de normes et de qualifications (PNQ) de première année élémentaire

b. Est une instruction exigée en ce que le nombre de jours prescrit doit être complété, mais son contenu peut être choisi par les corps de cadets et escadrons parmi un vaste choix.

d. Est simplement l’expression utilisée dans le programme actualisé pour désigner les sorties récréatives. Dans le programme actualisé, les soirées d’instruction des corps de cadets et escadrons, comprendront : a. 60 périodes d’instruction obligatoire et 30 périodes d’instruction complémentaire. b. 78 périodes d’instruction obligatoire et 48 périodes d’instruction complémentaire. c. 60 périodes d’instruction complémentaire et 30 périodes d’instruction facultative. d. 78 périodes d’instruction obligatoire et 48 périodes d’instruction facultative.

RÉPONSES

c. Remplace l’instruction facultative dirigée comme l’instruction de la musique, l’instruction au biathlon ou l’instruction à l’adresse au tir.

4

3. (b) Référence : Chapitre 2, paragraphe 2 du PNQ de première année élémentaire

3

L’instruction complémentaire :

5

Lesquels des énoncés suivants sur les objectifs de rendement (OREN) et de compétence (OCOM) sont vrais? a. Si vous choisissez un OREN pour une instruction complémentaire, vous devez exécuter tous les OCOM qui s’y rattachent. b. Si vous désirez inclure l’OCOM C104.03, vous devez inclure également les OCOM C104.01 et C104.02. c. Vous pouvez sélectionner tout le contenu complémentaire, une partie du contenu complémentaire ou aucune partie du contenu complémentaire rattaché à un OREN. d. Chaque OCOM complémentaire est indépendant. Les OCOM complémentaires rattachés à un OREN n’ont pas à être enseignés dans l’ordre figurant dans le plan d’instruction; exemple, si vous sélectionnez l’OCOM C104.03, il n’est obligatoire de sélectionner l’OCOM C104.01 ou C104.2 en premier. e. Les énoncés a et b sont vrais. f. Les énoncés c et d sont vrais.

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Ens 1 Bettina McCulloch Morden

Politique

Une nouvelle politique vise les instructeurs civils

Mais qu’est-ce qui a changé et comment ces changements touchent-ils les instruc­ teurs civils maintenant et les toucherontils à l’avenir?

Rémunération Peut-être que l’un des changements les plus importants apportés aux condi­ tions de service des instructeurs civils a trait à la rémunération. En effet, sauf lorsqu’ils sont employés dans des Centres d’instruction d’été des cadets (CIEC), les instructeurs civils sont payés au taux de rémunération d’élève-officier (taux de base) pendant les trois premières années d’emploi. Après quoi, ils sont payés au taux maximal de sous-lieutenant (égale­ ment un taux de base). Or, à compter du 1er avril, les taux de rémunération seront de 91,28 $ et de 100,44 $ respectivement, comme l’indique le tableau B des Direc­ tives sur la rémunération et les avantages sociaux 204.52 – Officiers du service gé­ néral, autres que les pilotes.

Lorsqu’il n’y a pas de membre des FC qualifié pour combler un poste, les in­ structeurs civils peuvent aussi être em­ ployés à un CIEC. Le cas échéant, ils peuvent s’attendre à être payés au taux de rémunération de base le plus bas pour le poste. Par exemple, si le poste auquel travaille l’instructeur civil est un poste de capitaine ou de lieutenant (Marine), l’instructeur civil ne sera rémunéré qu’au taux du lieutenant (taux de base), qui équivaut effectivement à 159,68 $. Le nombre maximal de jours qu’un in­ structeur civil peut être payé pour des ac­ tivités d’instruction locales, régionales ou nationales s’élève à 20. Tous les jours tra­ vaillés au soutien d’une activité régionale ou nationale seront payés, peu importe le nombre de jours travaillés dans le corps ou l’escadron, à moins que l’instructeur civil y participe comme bénévoles.

Instruction Un autre des changements qui viennent avec l’OAIC 23-05 concerne la forma­ tion. Étant donné que « les instructeurs civils sont employés en raison du fait qu’ils possèdent déjà les capacités ou les connaissances requises par l’organisation de cadets », ils ne sont normalement pas admissibles à une autre formation. Pour­ tant, si les besoins du Programme des

cadets le justifient, les instructeurs civils peuvent être autorisés à assister, au cas pas cas, à des cours spécialisés qui se limitent à : • Officier d’approvisionnement d’unité de cadets • Officier d’administration d’unité de ca­ dets • Officier de sécurité de champ de tir (carabine à air) • Instructeur de vol sur planeur / Pilote de remorqueur • Entraîneur de biathlon d’unité Les instructeurs civils autorisés à assis­ ter à de la formation ont le droit d’être rémunérés, en plus des 20 jours que leur attribue leur corps ou leur escadron. Ils seront rémunérés soit au taux de rému­ nération de base d’élève-officier, soit au taux de rémunération de sous-lieutenant, selon le temps passé et l’expérience précé­ dente avec le Programme des cadets. Les instructeurs civils ont aussi droit de se faire rembourser leurs dépenses de déplacement comme il est énoncé dans l’Instruction des Forces canadiennes sur les voyages en service temporaire, qu’on peut trouver à l’adresse : www.forces.gc.ca/ dgcb/dcba/frgraph/download_f.asp?docid=164 &sidesection=28sidecat=7. Il faut toutefois

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Même si toutes choses ont été créées égales, les instructeurs civils (IC) continueront de consti­ tuer un groupe distinct employé au soutien du Programme des cadets. Comme tels, les instructeurs civils ont leurs propres conditions d’emploi, détaillées dans l’OAIC 23-05 et mises à jour en avril dernier.

Pier Alexandre Guimond, instructeur civil du 643e Escadron des cadets de l’Air de St-Hubert, Québec, en compagnie d’un pilote de l’École de vol à voile de la Région de l’Est, montre un moteur à réaction aux cadets du 643e Escadron. Le nombre maximal de jours qu’un instructeur civil peut être payé pour les activités d’instruction locales, régionales ou nationales est de 20. (Photo : Dimitri Papodopoulos)

Peut-être que l’un des changements les plus importants apportés aux conditions de service des IC a trait à la rémunération Une nouvelle politique…suite à la page 38

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FORMATION DES CADETS

Capt Catherine Capt Catherine Griffin Griffin appuient directement les activités dirigées à l’échelle nationale. Ces activités sont organisées, financées et menées sous la supervision de l’URSC (par exemple, les activités d’exercice militaire et cérémonial supplémentaires et les activités de forma­ tion au commandement).

< Toute personne participant à l’instruction des cadets – y compris le Capt Simon Laquerre, qui instruit des cadets du 643e Escadron de l’Air de St-Hubert, Québec – doit lire l’OAIC 11-04 attentivement, étant donné qu’elle constitue l’aperçu du Programme des cadets mis à jour. (Photo : Instructeur civil Dimitri Papadopoulos)

Aperçu du Programme des cadets mis à jour Si vous voulez avoir un aperçu du Programme des cadets mis à jour, prenez bonne connaissance de l’ordonnance OAIC 11-04. Cette ordonnance en annule ou en modifie 16 autres, ce qui en dit long sur son importance. La nouvelle ordonnance définit les termes clés qui vous aideront à compren­ dre la structure du programme mis à jour et son fonctionnement. En fait, il s’agit d’une lecture essentielle pour quiconque participe à l’instruction des cadets ou au soutien du Programme des cadets. Il ne suffit pas de la lire, il faut également la comprendre. Le présent article est destiné à jeter de la lumière sur les grands changements ap­ portés aux quatre éléments principaux du Programme mis à jour, soit le Programme des corps et des escadrons, les activités régionales dirigées (ARD), le Programme des centres d’instruction d’été des cadets (CIEC) et les activités nationales dirigées (AND). Le tableau fournit les points sail­ lants. Vous pourriez trouver les référenc­ es utiles pour vous aider à expliquer l’ordonnance OAIC 11-04 à d’autres.

Que vais-je trouver dans l’OAIC 11--04? En plus de fournir les définitions clés, l’OAIC 11-04 explique les « périodes de développement » autour desquelles l’instruction est structurée, énumère les activités et explique les quatre principaux éléments du Programme mis à jour.

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Programme du CIEC. Nous avons maintenant des définitions établies pour la période, le jour et la semaine d’instruction standards, ce qui fournit des paramètres quant à la durée et au type d’instruction à donner à certains moments précis. Certains cours rudi­ mentaires cesseront d’exister et d’autres changeront de nom. Il existe aussi une approche relativement au contenu des cours, approche commune aux trois élé­ ments, comme l’instruction musicale, la condition physique et les sports. Les cours de 2e année du Programme mis à jour dureront trois semaines. Il s’agit là d’un changement pour le Programme des cadets de l’Armée, en particulier. Activités dirigées à l’échelle nationale. La Direction des cadets et Rangers ju­ niors canadiens (D Cad & RJC), de même que des officiers supérieurs d’état-major des éléments peuvent augmenter les pro­ grammes des corps et des escadrons ou les programmes du CIEC avec des activités nationales. Parmi les exemples, on peut compter les programmes d’échanges inter­ nationaux et les championnats nationaux de tir de précision à la carabine à air.

Programme des corps et des escadrons. Autrefois appelé « Instruction au quartier général local », le programme de phases, d’étoiles et de niveaux de qualification est toujours composé de 30 séances d’instruction (chacune composée de trois périodes de 30 minutes) et de 10 jours ou fins de semaine d’instruction. Ce qu’il y a de vraiment nouveau, c’est qu’il y a un cinquième niveau d’instruction pour les cadets dans les années cinq et six du Pro­ gramme. Deuxièmement, vous disposez d’un grand choix au sein du programme obligatoire. Les activités obligatoires doivent être réalisées comme il est précisé dans la Norme et plan de qualifications (NPQ), mais les commandants (CO) peuvent choisir à partir d’une longue liste des activités complémentaires pour achever un tiers de l’instruction obligatoire.

Vous désirez obtenir d’autres renseignements?

Activités régionales dirigées. Les ARD se divisent en deux catégories : discrétionnaires et non discrétionnaires. Les activités dis­ crétionnaires sont celles que choisissent les commandants des unités régionales de soutien aux cadets (URSC), en fonc­ tion des ressources et des possibilités ré­ gionales (par exemple, les championnats de tir de précision à la carabine à air et les championnats de biathlon). Les ac­ tivités non discrétionnaires sont celles qui

Le Capt Griffin est l’officier responsable de la formation dans le cadre des Programmes des cadets et des Rangers juniors canadiens au sein de la D CAD et RJC.

Il s’agit (OAIC 11-04) d’une lecture essentielle pour quiconque participe à l’instruction des cadets ou au soutien du Programme des cadets.

Vous trouverez davantage de tableaux et de documents expliquant l’OAIC 11-04 dans le dossier MJPC de « conférence de ressources » dans CadetNet ou à l’aide du lien « L’information de mise à jour de Pro­ gramme de cadet » dans la section « res­ sources et outils » du site www.cadets.ca.

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• Programme possible pour les cadets mais pas obligatoire • Appuie l’objectif du Programme des cadets • Financé par le comité répondant et/ou l’OAIC

• Ces activités complètent les activités obligatoires • Les cmdts de corps/escadrons détiennent le pouvoir discrétionnaire de choisir des activités parmi une gamme de possibilités • Prise en considération des circonstances et des exigences régionales • 10 séances d’instruction sur 30 • quatre jours constitués de journées et de fins de semaines d’instruction Programme facultatif

Activités complémentaires

• 20 séances d’instructions sur 30 • six jours constitués de journées et de fins de semaines d’instruction

Activités obligatoires

(activités d’exercice militaire et de cérémonial supplémentaires, activités de formation en leadership, concours d’art oratoire, activités sportives récréatives, activités de tir, activités de biathlon, activités d’instruction musicale, activités de premiers soins, activités de familiarisation avec les FC, etc…)

• Organisées, financées et menées sous la supervision de l’URSC à la demande du cmdt d’URSC • Cours de formation et/ou concours

Discrétionnaires

(championnats de tir à la carabine, championnats de biathlon, échanges interprovinciaux, régates et les expéditions)

• Organisées, financées et menées sous la supervision de l’URSC

Non discrétionnaires

• Le but des ARD est de rehausser le programme des corps/escadrons • Adapter l’ensemble du programme en vue de l’harmoniser aux intérêts régionaux • Les ARD sont nécessaires en vue d’appuyer les AND • Les ARD sont divisées en deux catégories :

Programme de phases / Programme d’étoiles / Programme de niveaux

• deux composantes obligatoires devant être menées par les corps/ escadrons et complétées par tous les cadets

ACTIVITÉS RÉGIONALES DIRIGÉES (ARD)

PROGRAMME DES CORPS / ESCADRONS

• Le but des AND est de rehausser le programme des corps/ escadrons • Adapter l’ensemble du programme en vue de l’harmoniser avec les intérêts de chaque élément et de tirer parti des possibilités ainsi que des ressources nationales et internationales. (championnat national de tir à la carabine, championnat national de biathlon, programmes d’échanges internationaux, stages en mer, régates nationales, stages sur grand voilier et stage en matelotage, expédition domestique et internationale, voyage à Oshkosh, récompenses York Soaring, etc….)

• Le programme des CIEC fait partie intégrante de l’ensemble du programme • Occasion de développer des connaissances approfondies et des compétences de haut niveau dans des activités spécialisées et puis former des instructeurs pour des activités spécialisées

• 8 périodes de 40 minutes pendant le jour • la soirée est consacrée à des activités extracurriculaires

• Activités données tous les jours à la fin de la formation régulière et pendant la routine du dimanche • Mettre en pratique ce qui a été appris pendant la journée, en donnant des occasions récréatives amusantes qui laissent place à la récupération, qui encouragent les relations sociales et qui permettent aux cadets de poursuivre leurs propres intérêts.

Activités extracurriculaires

(2) instruction spécialisée (objectifs de rendement)

(1) composantes réglementaires (administration)

Activités décrites dans la Norme de qualification et plan (NQP) et devant être menées par les CIEC :

Instruction obligatoire

Le programme du CIEC doit être élaboré et exécuté selon deux composantes :

• 6 jours d’instruction; • 1 journée d’activités extracurriculaires.

La semaine réglementaire est de 7 jours. Elle comporte :

La journée réglementaire comporte :

• deux semaines (14 jours) • trois semaines (21 jours) • six semaines (42 jours)

La durée des cours du programme est de :

ACTIVITÉS NATIONALES DIRIGÉES (AND)

PROGRAMME DES CENTRES D’INSTRUCTION D’ÉTÉ DES CADETS (CIEC)

SO MMA IR E DU P ROGRAMME DE S C A DE TS


Perfectionnement des officiers

Maj Robert Gignac

Apprentissage à vie

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Le Maj Gignac enseigne à des élèves à l’école d’instruction de vol de Gander.

Pour les leaders d’un bon programme pour les jeunes, le leadership consiste à favoriser l’apprentissage à vie, tant officiellement qu’officieusement. Warren Bennis, professeur distingué d’administration des affaires à l’Université du Sud de la Californie et pionnier dans le domaine des études sur le leadership, affirme dans son livre intitulé On Being a Leader : « Vous êtes votre meilleur profes­ seur ». Gardez ceci bien à l’esprit en com­ mençant à mettre en œuvre le Programme de cadets mis à jour cet automne.

Le guide est court et vif, et porte sur la manière de créer un environnement d’apprentissage efficace en tenant compte de ce qui suit :

Si vous êtes un nouvel officier du CIC, vous en apprendrez long sur une nouvelle approche de l’instruction des cadets pen­ dant les cours d’officier du CIC qui ont été mis à jour. Toutefois, plusieurs d’entre vous ne suivrez pas les cours en question parce que vous avez déjà terminé votre instruction officielle, parce que vous êtes instructeur civil ou parce que vous êtes un cadet supérieur. Pour vous, la meilleure manière de vous instruire au sujet de la philosophie et des méthodes d’instruction mises à jour est de diriger votre propre ap­ prentissage en utilisant le document Guide du leader pour l’apprentissage dans le cadre du Programme des cadets, offert à l’adresse : www.cadets.ca/support/docs/Guide%20du%20 leader%20Fr.pdf.

• comment les facteurs comme la sécu­ rité, le stress, le mouvement, le som­ meil et l’alimentation influent sur l’apprentissage;

Cette ressource inestimable fournit un départ intelligent et simple à votre per­ fectionnement en tant qu’instructeur et dirigeant. Sa lecture vous donnera un ex­ cellent aperçu de la nouvelle approche et de la manière de l’appliquer lorsque vous enseignez à des cadets.

• comment les jeunes se perfectionnent et apprennent; • comment employer les outils qui les ai­ dent à apprendre;

• comment instruire des cadets grâce à des activités fondées sur l’expérience. Le fait de comprendre les éléments qu’on vient de mentionner vous aidera à don­ ner une bonne instruction aux cadets. De même, cette compréhension vous aidera à améliorer vos compétences en communi­ cation, en instruction et en présentation. Peu importe l’efficacité du Guide du leader, il ne s’agit là que d’une étape sur votre par­ cours d’apprentissage à vie. L’auto-éducation, en particulier, prend de l’engagement, du temps et du courage pour se regarder dans le miroir afin de voir qui on est vraiment – nos imperfec­ tions et tout le reste. Il est contre nature de s’attendre à la perfection, mais le fait de faire l’effort nécessaire ne l’est pas. Dans notre monde trépidant, il peut sembler

L’apprentissage...est au cœur même du potentiel humain.

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difficile de trouver du temps pour se per­ fectionner, en particulier lorsqu’on a étiré le temps jusqu’à ses limites en raison de ses engagements à l’école, au travail ou au Programme des cadets ou envers sa fa­ mille, ses amis et sa collectivité. Vous découvrirez toutefois que peu im­ porte les efforts que vous déployez en mati­ère d’apprentissage à vie, qu’il s’agisse de lire le Guide du leader, ou d’en mettre les préceptes en pratique, en considérant les conseils et les idées abordés à la page suiv­ ante ou en trouvant vos propres ressour­ ces, vous améliorerez tous les domaines de votre vie. Selon le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA), dont le site Web se trouve à l’adresse : www.ccl-cca.ca, des recherches montrent que même si l’éducation officielle est vitale, l’éducation officieuse, par exemple, au travail, à la maison et dans la collectivité, est aussi importante et peut améliorer les compé­ tences techniques, faire acquérir des con­ naissances spécifiques et perfectionner les compétences non techniques de plus en plus exigées par le marché du travail. « L’apprentissage…est au cœur même du potentiel humain », selon le CCA. « Il fa­ vorise la capacité de chacun à penser, à créer, à résoudre des problèmes, ainsi qu’il nous permet de mener la vie que nous souhaitons pour nous-mêmes. » Le Maj Gignac, qui vit à Lewisporte, T.-N.-L., est instructeur-chef de vol et au sol, à l’école d’instruction de vol de Gander, à T.-N.-L. et il est professeur et directeur à la retraite. Le Maj Gignac est l’ancien commandant d’un escadron local et du Centre d’instruction d’été des cadets, à Greenwood, en N.-É.

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Envisagez de lire, d’étudier et d’évaluer les points de vue suivants, dont beaucoup sont appuyés par le Guide du leader : • Écouter. Prenez l’habitude de faire attention à vos propres mots et à écouter attentivement les mots de votre personnel pendant les discussions en groupe. Ce supplément d’attention vous permettra de réduire les risques de mauvaises interprétations. • Acquérir des compétences en résolution de problèmes qui sont nécessaires pour l’éducation permanente. Acceptez le fait qu’il n’existe pas de « meilleur plan » qui supprimera ou réglera tous les problèmes. Vous pouvez toutefois devenir compétent dans la résolution de problèmes dans la vraie vie (apprentissage fondé sur les problèmes). • Découvrir son propre style d’apprentissage. Nous apprenons tous de manières différentes. Consultez le Guide du leader pour déterminer votre meilleur style d’apprentissage. • Apprendre de ses pairs au travail. Imitez secrètement un dirigeant communautaire pendant une journée ou plus. Imitez-le du point de vue cérébral et posez beaucoup de questions. Le leadership observé dans un secteur d’une communauté peut être mis en pratique dans votre corps ou votre escadron parce que la plupart des pratiques de leadership sont transférables. • Apprendre de nouvelles choses. Tous les dirigeants, qu’ils soient novices ou expérimentés, atteignent un point où ils s’aperçoivent qu’ils doivent apprendre de nouvelles choses et rejeter les vieilles ornières. • Acquérir des compétences non techniques. « Le grand leadership passe par les émotions » selon Daniel Goleman, Annie McKee et Richard Boyatrzis qui l’affirment dans leur livre intitulé : « Primal Leadership : Realizing the Power of Emotional Intelligence. Apprenez et mettez en pratique les compétences non techniques comme l’empathie, l’intégrité, la loyauté et la magnanimité. Ces compétences interpersonnelles sont essentielles pour comprendre un officier, un cadet ou un parent d’une manière différente d’un autre. • Déterminer sa meilleure force en leadership et l’améliorer. Dans leur livre intitulé : « Now, Discover your strengths », les co-auteurs Marcus Buckingham et Donald O. Clifton illustrent de façon limpide que quiconque peut répertorier ses plus grands talents et les transformer en forces. Ils offrent un guide pratique à cette fin. • Apprendre de son expérience (apprentissage expérientiel). L’apprentissage à partir de l’expérience se produit selon un cycle permanent d’expériences; il commence par le concret selon David Kolb auteur de : « The Dance of Change: The Challenges of Sustaining Momentum in Learning Organizations. » (www.infed.org/biblio/b-explrn.htm). M. Kolb postule comme théorie que la plupart d’entre nous apprenons en prenant part à des expériences quotidiennes et en réfléchissant à leur sujet. Autrement dit, nous parrainons notre propre auto-éducation. • Améliorer ses propres défauts. Les dirigeants accomplis ne portent pas attention aux défauts de leurs collègues et à leurs propres besoins; à la place, ils s’attaquent d’abord à leurs propres défauts et cherchent à satisfaire les besoins de leurs collègues. • Se soucier de ses gens. Ce n’est pas un cliché, ni démodé. Depuis les temps anciens jusqu’à aujourd’hui, les dirigeants efficaces ont mis en pratique le leadership « engagé ». Lisez autant de biographies de dirigeants ayant réussi que le temps vous le permet. • S’abstenir de se plaindre. Vous plaindre aura seulement pour effet de vous discréditer. Lorsque vous devez critiquer, soyez prêts à offrir une ou plus d’une solution. • Apprendre de tout le monde. En définitive, le roi et le pion partagent le même échiquier. • Ne pas craindre de faire des erreurs. Le sénateur Robert Kennedy affirmait que ceux qui sont exaltés comme les dirigeants extraordinaires font des erreurs extraordinaires. Le joueur Ruth n’a pas seulement établi un record de coups de circuit, mais a aussi fracassé un record de prises. Si vous apprenez de vos échecs, vous constaterez qu’ils ne sont que des étapes vers le succès.

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Le Maj Gignac était le commandant du Centre d’instruction d’été des cadets (CIEC), à Greenwood, N.-É., de 2002 à 2004. Il dit que son style de leadership « n’est pas orthodoxe », ce qui est évident ici : il demande à un cadet et à son ourson de peluche de « co-diriger » alors qu’il procédait à une sélection musicale au CIEC.

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ÉCHANGE D’IDÉES

< « On ne sait jamais quand il y aura de l’espace disponible pour cette photo géniale qui, pensez-vous, devrait figurer à la page couverture », dit le Lt AlvarezOssa. Il a soumis cette photo des cadets du NCSM Ontario sur la colline du Parlement.

Lt Diego Alvarez-Ossa

Écrire pour Cadence Avez-vous une expérience à l’intérieur ou à l’extérieur du Programme des cadets qui pourrait aider d’autres officiers du CIC et instructeurs civils (IC)? Vous pouvez faire part de vos connaissances par le truchement de Cadence. Mais avant d’investir temps et énergie à écrire et présenter un article, il y a certaines choses que vous devriez savoir au sujet de Cadence. Récemment, j’ai présenté un article sur une magnifique expédition en canot qui devait amener des cadets du canal Ride­ au jusqu’à la colline du Parlement. J’avais l’assurance que mon texte serait publié dans Cadence. J’ai été déçu de constater qu’il ne l’avait pas été; j’ai donc demandé ce qui n’allait pas. La réponse a été sim­ ple, je n’avais pas tenu compte des lignes directrices suivantes :

• Rétroaction. Faites parvenir par cour­ riel votre idée d’article à la rédactrice en chef (marshascott@cogeco.ca) pour de­ mander ce qu’elle en pense bien avant la date de tombée. Il peut y avoir des raisons de ne pas publier le texte : le moment est peut être mal choisi, il peut ne pas y avoir d’espace ou le sujet peut avoir déjà été traité dans un numéro précédent. La rédactrice en chef vous aidera à élaborer vos idées.

10 conseils pour écrire dans Cadence

• Moment propice. Ayez à l’esprit les délais de présentation et la pertinence de votre article au moment de la pub­ lication. Les dates de tombée et les ob­ jectifs de publication sont publiés dans chaque numéro de la revue à la page 3 et dans le site Web www.cadets.ca.

• Espace. Limitez votre article à environ 450 mots si vous le pouvez. Si vous écrivez pour la rubrique « Nouvelles et notes », votre texte devrait compter moins de 250 mots. Rappelez-vous qu’on ne peut pas publier tous les articles. • Lectorat. Cadence s’adresse essentielle­ ment aux officiers du CIC, aux instruc­ teurs civils et aux bénévoles. Ce n’est pas une revue de cadets. • Objet. Rédigez des articles intéressants qui peuvent aider, enseigner, inspirer et guider. • Équilibre. La plus grande partie de la revue est consacrée à des articles qui contribuent au perfectionnement pro­ fessionnel de nos chefs adultes. La ru­ brique « Nouvelles et notes » renferme des articles de type « nouvelles » ou qui ont une valeur de relations publiques – habituellement à l’échelle nationale.

• Centre d’intérêt. Rappelez-vous la rai­ son principale pour laquelle vous écriv­ ez l’article. Ne dérivez pas vers d’autres sujets. • Cadre. Utilisez votre expérience com­ me outil pour illustrer des concepts et des idées. Utilisez des citations d’autres auteurs et donnez des exemples s’il y a lieu. • Attrait. Écrivez des articles auxquels le lecteur peut s’identifier et qu’il peut trouver utiles. Partagez les pratiques ex­ emplaires. Écrivez sur ce qui se fait de mieux dans votre corps/escadron. • Photos. Joignez des photos à haute résolution orientées vers l’action pour

Envoyez votre idée d’article par courriel à la rédactrice en chef à l’adresse (marshascott@cogeco.ca) pour lui demander ce qu’il en pense bien avant la date de tombée. 34

étayer votre texte et capter l’attention. Évitez les prises qui montrent un groupe de gens posant pour une photo, ou qui ne montrent pas clairement les visages. Vous pouvez trouver des lignes directrices sur la présentation d’articles à publier dans Cadence à l’adresse www.cadets.ca. (Vous pou­ vez également trouver de l’information sur la conférence Cadence à CadetNet). Dans une note à la page 3 de chaque numéro de la revue, on demande aux auteurs éventu­ els de communiquer avec le rédacteur en chef s’ils sont intéressés à écrire ou s’ils ont une idée pour un article. Encore une fois, gardez à l’esprit que Cadence est destiné à assurer le « Perfectionnement professionnel des chefs du Programme de cadets ». Souvent passés inaperçus, tous les points fournis ici sont des considérations im­ portantes lorsque vous écrivez pour Cadence. Rappelez-vous que Cadence n’est pas le seul médium à publier des articles ou des pho­ tos. Pensez à envoyer votre article à votre ligue, votre webmestre régional en passant par votre détachement, ou aux journaux nationaux et locaux en passant par vos of­ ficiers des affaires publiques régionales. Le Lt Alvarez-Ossa participe au programme d’instruction de l’expédition des cadets de l’Armée dans la région du centre, aux niveaux zonal, régional et national. Il participe également à l’administration et à l’instruction du canot au centre d’instruction d’été des cadets et auprès des corps locaux.

CADENCE

Numéro 26, Automne 2008


Formation des officiers

Ltv Brenna Campbell, Ltv Darin McRae et Capt Kony Trudel

Nous avons besoin de vous! Aidez-nous à améliorer l’instruction au CIC Le personnel instructeur du CIC de la Direction des cadets et des Rangers juniors canadiens (D Cad & RJC) recherche des spécialistes pour l’aider à concevoir des cours à l’intention du CIC et à améliorer les cours existants. Comme il a été mentionné dans les anciens numéros de la revue Cadence, l’instruction du CIC fait l’objet d’une transformation majeure – certains cours sont améliorés et actualisés, tandis que d’autres sont élaborés presque de toutes pièces. Ces changements garantiront que l’instruction du CIC non seulement comblera les besoins du nou­ veau Programme des cadets, mais aussi que nous disposerons dorénavant d’une seule norme nationale en matière d’instruction au sein du CIC. Jusqu’à présent, on a chargé des comités de rédaction d’élaborer les cours suivants : • Cours élémentaire des officiers • Cours de qualification professionnelle du CIC • Cours d’instruction sur les éléments Mer, Terre et Air • Cours d’instructeur principal • Cours d’instruction intermédiaire des officiers (remplacera le cours de quali­ fication des capitaines)

à la conception de tous ces cours. Les mandats vont de quatre à huit semaines.

Comités d’élaboration des cours

Les équipes de rédaction sont compo­ sées de membres du personnel régional et d’officiers des corps de cadets et esca­ drons qui font une demande d’emploi et s’inscrivent au concours. Le processus de sélection comprend l’examen du dossier, des entrevues, des affectations et une vérifi­ cation des références. Veuillez vous assurer de répondre aux conditions préalables, et envoyez votre curriculum vitae accompa­ gné d’une lettre de présentation précisant les raisons qui vous font croire que vous répondez aux exigences de l’emploi.

Automne 2008 • Conseiller en gestion des conflits de l’unité • Pilote de petites embarcations et pilote de bateau de sécurité • Instructeur de voile • Chef d’expédition Janvier 2009 • Cours de survie hivernale Automne 2009 • Instructeur – Cours élémentaire de canotage • Chef d’expédition en canotage • Chef en eaux vives 2010 • Officier de l’instruction • Commandant (corps de cadets/ escadron) On recherche des spécialistes pour se join­ dre aux comités de rédaction et participer

Si vous souhaitez y prendre part, sur­ veillez les avis d’emploi qui sont affichés à la rubrique « Occasions d’emploi » du site www.cadets.ca. Les candidats doivent pos­ séder une vaste expérience du Programme des cadets ou de l’instruction du CIC, que ce soit dans les corps de cadets/escadrons ou au niveau régional ou national. Les can­ didats ayant une expérience équivalente dans le monde civil sont admissibles.

Les noms des candidats retenus sont in­ scrits sur une liste nationale par ordre de mérite. Selon vos connaissances et votre disponibilité, vous serez peut-être choisi pour faire partie d’un comité de rédaction spécifique ou pour un emploi de classe A, issu du travail du comité de rédac­ tion. Lorsqu’un comité de rédaction finit ses travaux, les spécialistes sont souvent embauchés pour peaufiner le travail. Ce pourrait être votre cas! Ltv Campbell, Ltv McRae et Capt Trudel sont des officiers chargés d’élaborer des didacticiels de la D Cad & RJC.

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Par ailleurs, des comités de rédaction de cours spécialisés ont été convoqués en janvier dernier afin de concevoir les cours d’instructeur de rappel et d’officier de sé­ curité du champ de tir (fusils à air com­ primé et fusils de petit calibre-Biathlon).

Des officiers de toutes les régions du Can­ ada se joignent aux officiers du CIC de la D Cad & RJC afin de concevoir du maté­ riel d’instruction (y compris des descrip­ tions de leçons et des guides pédagogiques) que les écoles régionales d’instructeurs de cadets et les autres établissements d’instructions utiliseront dans le cadre de la prestation d’un programme actualisé d’instruction du CIC. Est-ce qu’une place au sein des prochains comités de rédaction vous intéresserait?

Aspm Ian Hood a emmené ses opérateurs d’embarcations légères dans le cadre du Programme d’attestation de la compétence – Programme des instructeurs opérateurs d’embarcations légères (POEL) au CIEC, sur le NCSM Quadra l’été dernier. Les cours Opérateur de petites embarcations et Opérateur d’embarcation de sécurité seront remaniés cet automne. (Photo du NCMS Quadra par la Ltv Ann Beresford)

Conseils sur la sélection

• Lisez attentivement l’avis d’emploi afin de vous assurer que vous répondez aux conditions préalables. • Assurez-vous d’indiquer dans votre lettre de présentation et votre curriculum vitæ les qualifications recherchées. Donnez beaucoup de détails et des exemples pour décrire votre expérience professionnelle. Trop souvent, les lettres de présentation sont brèves et les curriculum vitæ muets à propos des antécédents des candidats. Parlez aussi de votre expérience dans les corps de cadets et escadrons, dans les centres d’instruction d’été des cadets, de même que des cours de spécialisation que vous avez suivis. Votre candidature risque d’être écartée si vous ne fournissez pas suffisamment de renseignements. • Prenez en note le nom de la personne-ressource indiquée dans l’avis d’emploi afin de lui transmettre les questions que vous pourriez avoir sur votre soumission ou le processus d’embauche.

• Préparez-vous pour les entrevues comme pour tout autre type d’emploi. Familiarisez-vous avec la mission, le but et la vision de l’organisation. Soyez prêt à discuter et à fournir des exemples de votre expérience professionnelle pertinente.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

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Point de vue

Lt Ben Feist de bonnes conditions dans les CIEC où j’ai travaillé, il y a de nombreux cas rap­ portés de CIEC où les employés travail­ lent de longues heures avec peu ou pas de pauses, où les adultes ne peuvent changer de logement, où il n’y a pas de logements familiaux, où les membres sont logés dans les bâtiments vétustes, et où l’accès à Internet et au téléphone pour des fins personnelles est restreint. Qu’est-ce qui in­ citerait les gens à retourner travailler dans les endroits où ce genre de traitement et ces conditions douteuses existent?

Recommandations

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Chaque année, on évalue la qualité et l’efficacité de tous les CIEC afin de tirer le maximum de ces installations. Par suite de l’étude effectuée dans le Centre d’instruction d’été des cadets d’Albert Head de Victoria, de nouveaux logements pour le personnel ont été construits.

Emploi d’été et sélection – Est-ce le mieux qu’on puisse faire? La qualité de la vie a été le thème d’un numéro de la revue Cadence en 2003. Près de cinq années plus tard, les choses se sont-elles améliorées? À un moment où plusieurs de centres d’instruction d’été des cadets (CIEC) recherchent désespérément du personnel, ces derniers peuvent-ils faire quelque chose pour attirer des candidats et surtout retenir leurs membres durant plusieurs années? Dans les FC, la qualité de la vie est définie comme suit : « Les gens des Forces canadiennes et leurs familles jouissent d’une bonne qualité de vie quand leur mieux-être, leur milieu de travail et leurs conditions de vie sont conformes à des normes en constante évolution, tout en tenant compte des de­ mandes uniques du service militaire dans l’accomplissement de la mission des FC. »1 Bien qu’un emploi dans les CIEC soit un type d’emploi particulier des FC, il n’en est pas moins important. Les 4 000 membres des FC qui ont par­ ticipé à une étude de la Direction de la qualité de la vie devaient donner leur opinion sur l’énoncé suivant : « Les cadres se préoccupent vraiment de la qualité de la vie ». Plus de la moitié n’était pas d’accord avec l’énoncé.2 Quelle serait la réponse du personnel adulte et des cadets-cadres des CIEC si on leur posait une question semblable?

Le changement s’impose Une étude de 2008 sur le climat psy­ chologique et la satisfaction profession­ nelle a montré une forte corrélation né­ gative entre l’autonomie et l’attrition.3

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« L’autonomie est le degré de liberté qu’ont les gens à établir leurs propres procédures de travail, leurs buts et leurs priorités. »4 Si les membres d’une organisation ont l’impression qu’ils peuvent fixer leurs propres buts et priorités, ils seront plus enclins à demeurer dans l’organisation. Il est impératif d’envisager cette réalité dans le Programme des cadets si nous voulons freiner le roulement du personnel dans les CIEC ou dans le CIC en général. Le processus national d’embauche esti­ vale est désuet et arbitraire. Les indivi­ dus, surtout les officiers subalternes et les cadets-cadres, sont dirigés vers des postes présélectionnés et ont peu de choix. Le fait d’affecter des individus à des postes d’état-major sur la seule base de l’élément ou de vacance immédiate dans un CIEC donné est inefficace et injuste. La qualité de la vie dans les CIEC soulève également plusieurs d’inquiétudes. Les enjeux les plus pressants ne sont pas de nature économique – aucun membre du personnel ne s’attend à travailler dans un lieu de villégiature de cinq étoiles. Le per­ sonnel se préoccupe surtout de la façon dont on le traite et des conditions de tra­ vail. Bien que pour ma part j’ai bénéficié

On devrait en premier lieu fixer une norme minimale pour le logement du personnel et l’accès aux services comme le téléphone, Internet, les centres d’entraînement phy­ sique et le mess. Cela établirait à tout le moins des lignes directrices pour les CIEC et permettrait d’identifier les centres où des travaux de remise en état des infrastruc­ tures s’imposent. La deuxième chose à faire serait de mettre sur pied une cellule démographique cen­ trale et nationale pour déterminer les ten­ dances et les attitudes en ce qui a trait à la qualité de la vie dans les CIEC et au processus d’embauche estivale. En com­ parant le roulement du personnel dans les CIEC, on pourrait recueillir de précieux renseignements sur les CIEC et les ré­ gions qui affichent un taux élevé de réten­ tion du personnel. Un sondage annuel sur la qualité de vie dans les CIEC générerait une image plus précise des attitudes et des perceptions du personnel. L’accès libre à cette information dans le site Web natio­ nal serait aussi très utile. La troisième chose serait de créer une cel­ lule nationale chargée de la dotation et de la qualité de vie dans les CIEC, et de décharger les régions de ces responsabili­ tés. Une alternative serait de formuler une politique nationale qui définirait clairement des procédures responsables d’embauche estivale. Les préférences, l’expérience de travail et le degré d’instruction des can­ didats devraient être les premiers critères dont on tient compte, sauf lorsqu’un be­ soin précis et justifiable existe. Par ailleurs, la responsabilité de la dotation devrait être transférée aux CIEC. Les procédures de dotation en personnel dans les CIEC bénéficieraient également de la transparence. La publication heb­ domadaire dans Cadetnet des listes de candidats et des listes d’attente des CIEC éliminerait un peu du mystère qui entoure le processus de sélection du personnel.

CADENCE

Numéro 26, Automne 2008


Comme tout employeur, les CIEC doivent réduire au plus bas niveau possible le roulement de leur personnel. Une page consacrée aux emplois d’été af­ fichée dans le site Web national des cadets donnerait le nom des CIEC qui ont des postes à pourvoir. Le personnel adulte et les cadets-cadres devraient avoir accès à une chaîne de commandement dûment identifiée à qui transmettre leurs deman­ des de renseignements sur le processus de sélection pour les emplois d’été. On doit adopter une démarche inclusive axée sur les gens dans le cadre du processus de sélection des candidats pour les emplois d’été.

Prochaine étape Le Mouvement des cadets du Canada (MCC) a manifestement de la difficulté à conserver son personnel. Le problème semble être engendré par un manque d’intérêt envers la dotation et la qualité

de la vie dans les CIEC. La vaste bureau­ cratie et la façon expéditive de pourvoir les postes vacants ne permettent pas de tracer le portrait démographique du per­ sonnel des CIEC, ne génèrent pas une compréhension valable des problèmes de la qualité de la vie, et empêchent de faire un suivi des gens ou des problèmes. Les problèmes importants ou systématiques ne peuvent être efficacement définis et communiqués dans la région ou au reste du pays. Le MCC gagnerait sur le plan financier à examiner de près la qualité de vie dans les CIEC. Le roulement du personnel est directement tributaire « de la volonté des gens de continuer à travailler pour une or­ ganisation dont les objectifs et les buts leur conviennent ».5 Si les gens perçoivent les responsables de la dotation et la direction des CIEC comme des personnes indiffér­

entes et se souciant peu de leur mieux-être et de leur autonomie, ils continueront de se détourner des CIEC ou quitteront dé­ finitivement le programme. Comme tout employeur, les CIEC doivent réduire au plus bas niveau pos­ sible le roulement de leur personnel. Au lieu de leur marteler qu’ils ont « de la chance » d’obtenir un emploi d’été, nous devons réaliser que des employés heu­ reux, bien traités et valorisés sont des em­ ployés efficaces. Ce changement de phi­ losophie générera, en fin de compte, un personnel d’instruction plus heureux, en meilleure santé et plus efficace, de même qu’un programme d’instruction d’été plus solide pour nos cadets. Le Lt Feist est officier de l’instruction dans le 2293e Corps de cadets de l’Armée de Saskatoon (Sask.).

Documents de référence : 1 Craig Dowden. Le Groupe d’action. (2001). Qualité de vie dans les Forces canadiennes : Résultats du sondage national. Consulté à cette adresse : www.forces.gc.ca/qol/pdf/01_13_f.pdf. 2

Ibid.

3 O’Neill, Bonnie S. & Arendt, Lucy A. (2008). Psychological Climate and Work Attitudes: The Importance of Telling the Right Story. Journal of Leadership and Organizational Studies. 14.4 (May 2008): Pg 353(18). 4 Koys, D. J., & DeCotiis, T. A. (1991). Inductive Measures of Psychological Climate. Human Relations: 44(3), 265-285. 5 Perry, Ronald W. & Mankin, Lawrence D. (2007). Organizational Trust, Trust in the Chief Executive and Work Satisfaction. Public Personnel Management. 36.2 (Summer 2007): Pg 165(15).

Un travail en cours

Réponse de la Direction des cadets et des Rangers juniors canadiens (D Cad & RJC) : Les organisations de cadets du Canada appuient 24 CIEC au pays, de St. John’s (T. N. L.) à Victoria (C.-B.), en passant par Whitehorse, au Yukon. Dans la plupart de ces centres, le personnel est logé dans des bâtiments, mais à d’autres endroits il couche sous la tente tout l’été. Les CIEC ont pour but de fournir un logement temporaire pour des périodes allant de six à huit semaines. Ce fait est bien connu des personnes qui font une demande d’emploi pour travailler dans un CIEC. Chaque année, le personnel de la D Cad & RJC évalue la qualité et l’efficience de tous les CIEC afin de tirer le maximum de ces installations. Au cours des dernières années, par exemple, de nouveaux abris récréatifs pour les officiers ont été installés à Argonaut (Gagetown, N. B.), une cuisine avec salle à manger a été installée à Blackdown (Trenton, Ont.), une nouvelle salle d’eau commune a été aménagée à Cold Lake (Alberta), et de nouveaux logements pour le personnel ont été construits à Albert Head (Victoria). D’autres projets d’amélioration des infrastructures – comme l’ajout d’une nouvelle salle d’eau commune à Bagotville, Québec, la remise à neuf de la laverie au NCSM Quadra à Comox, C-B., et un nouveau bloc de logements à Whitehorse – sont à des stades divers d’achèvement. Nous sommes conscients que la qualité de vie varie d’un CIEC à l’autre et parfois même à l’intérieur d’un CIEC, compte tenu de l’affectation et des tâches de chaque membre. Certains CIEC sont situés dans des bases des FC, où existent des services supplémentaires comme un gymnase, une piscine et des logements familiaux. D’autres sont situés dans des endroits isolés où l’accès à Internet et aux lignes téléphoniques est restreint, et où le service de téléphonie cellulaire n’est parfois tout simplement pas disponible. Quoi qu’il en soit, les services de base sont offerts dans tous les CIEC. Le processus de sélection du personnel des CIEC relève de chaque région aux termes de l’OIAC 23-10, annexe B. Cette politique a pour but d’aider les régions à se doter d’un processus de sélection juste et équitable. Mais comme la politique est nouvelle – elle est en vigueur depuis moins d’une année – les régions ne l’ont pas toutes appliquée avec le même degré de conformité. Par contre, nous espérons que dans un avenir rapproché toutes les régions se seront dotées d’un processus juste et transparent de sélection du personnel des CIEC.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

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Les instructeurs civils autorisés à assister à de la formation ont le droit d’être rémunérés, en plus des 20 jours que leur attribue leur corps ou leur escadron. Une nouvelle... suite de la page 29

comprendre que les instructeurs civils n’ont pas droit à des dépenses supplé­ mentaires ni à d’autres avantages finan­ ciers qui ne sont pas énoncés clairement dans leur contrat de travail.

Normes d’habillement Le troisième changement important ap­ porté à l’OAIC 23-05 réside dans les dé­ tails exprès des normes d’habillement des instructeurs civils. Lorsqu’ils participent à des activités de corps ou d’escadron, les instructeurs civils doivent porter l’équivalent civil de l’uniforme que por­

tent les officiers de l’unité. De même, lorsqu’ils participent à des parades ou à des présentations publiques, on s’attend à ce que les instructeurs civils portent un complet-veston approprié. Lorsque les instructeurs civils participent à des activités d’instruction spécialisée (p. ex., instruction appliquée, navigation ou vol), ils peuvent demander d’emprunter temporairement des vêtements de sécu­ rité provenant du corps ou de l’escadron, du CIEC ou des magasins-écoles s’il en est. Les vêtements de sécurité ne doivent comporter aucun insigne et être portés seulement dans la zone de l’exercice.

Lorsqu’ils se déplacent en provenance ou à destination de la zone d’instruction, les instructeurs civils doivent porter des vête­ ments civils. Dans l’ensemble, l’OAIC 23-05 définit clairement les conditions de service des instructeurs civils. Pour ceux qui souhait­ ent profiter davantage de leur expérience au sein du Programme des cadets, il est fortement recommandé qu’ils tentent leur chance au poste de Cadre des instructeurs de cadets. Le Ens 1 McCulloch Morden est officier des affaires publiques à la Direction générale – Réserves et cadets.

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BLOC-notes

L’ancien CEMD, le Gén Rick Hillier, a suscité l’admiration des cadets à New Glasgow juste avant de prendre sa retraite. (Photo : courtoisie du The News, quotidien du comté de Pictou)

suite de la page 9

Les cadets et les CEMD Il n’y a pas de meilleure façon pour les cadets de se familiariser avec les FC que d’en rencontrer les meilleurs soldats. C’est la chance qu’ont eue quelques cadets en mai et juin derniers.

« Oui, ce grand sourire est authentique », déclare le Capt Loyd Olson, qui a envoyé cette photo du Lgén Natynczyk. Le Capt Olson est le commandant du 220e Escadron (Photo : Service d’imagerie de la 17e Escadre)

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Le 26 mai écoulé, le vice-chef d’état-major d’alors, le Lgén Walter Natynczyk du 220e Escadron de cadets de l’Air à Win­ nipeg (Manitoba). L’ancien cadet du 220e Escadron s’était enrôlé dans les FC en 1972 et a officiellement remplacé le Gén Rick Hillier comme nouveau CEMD à la cérémonie de passation de commande­ ment tenue à Ottawa le 2 juillet. Il y a un peu plus d’une semaine, pen­ dant qu’il était toujours CEMD, le Gén Hillier avait pris la parole devant les cadets de cinq corps et escadrons locaux à New Glasgow (Nouvelle Écosse). Il visitait New Glasgow pour appuyer un collecteur de fonds local, parrainé par la Chambre de

commerce et appuyé par les cadets et les officiers du CIC locaux. Les fonds étaient recueillis pour venir en aide au Centre de ressources pour les familles des militaires, et un pourcentage était versé aux corps et escadrons locaux.

d’approvisionnement du 219e Corps de cadets de l’Armée. Le général a égale­ ment parlé de sa jeunesse, de ses années d’école, des motifs qui l’avaient incité à se joindre aux militaires ainsi que de ses récompenses.

Le Gén Hillier a demandé aux cadets de se regrouper autour de lui pour un petit entretien.

Le Gén Hillier a personnellement félicité les cadets pour leurs succès et a remercié les officiers du CIC de la région pour tout ce qu’ils font.

« Affichant la personnalité qui l’a rendu si cher à tant de gens au cours des trois dernières années, le Gén. Hillier a souligné pour les ca­ dets l’importance d’obtenir des notes élevées à l’école », déclare le Lt Da­ vid Avery, officier

CADENCE

Numéro 26, Automne 2008


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Issue 26

Fall 2008

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IN THIS ISSUE 13 Music training in an updated cadet program A look at local and regional support to the updated music program, updated music courses at cadet summer training centres and new music training publications. Capt Donnie Oulton

24

Risk awareness for outdoor cadet activities Assessing and handling risk when planning and carrying out outdoor cadet activities ultimately relies heavily on the skill and common sense of the leader. But you can take specific steps to reduce risk. Capt Rick Butson

16 Leagues support local cadet bands The leagues will continue to be the main source of funding for the 671 active cadet bands at corps and squadrons across Canada. 18 How to start a cadet pipe band A professional’s tips on the best way to start a local pipe band. Maj Vincent Steeves 19 Music school In Eastern Region, approximately 3000 cadets are enrolled in the music program. The location there of the Cadet Program’s only music school is a major factor in the region’s success. Capt Sébastien Laporte 20 Music in the regions Most regions support cadet musicians through activities like training clinics, music level testing, instrument loan programs, regional bands and special music activities. 22 Challenging conversion to the Navy’s new tenders Lt(N) Pat Cardinell is the first CIC officer to qualify as Tender Officer in Charge (OIC) on the new ORCA Class ships.A new Tender OIC course is available to CIC officers, who, once they have taken the course, need an additional 42 days at sea before sitting the board. LCdr Gerry Pash

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Blueprint for the updated cadet program Read about the big changes to the four main components of the updated cadet program. The blueprint for the updated program, CATO 11-04, is essential reading for anyone involved in training and support to the Cadet Program. Capt Catherine Griffin

2

32 Lifelong learning Leadership means embracing lifelong learning, both formal and selfdirected. The best way to educate yourself about the updated training philosophy and instruction methods is to use A Leader’s Guide to Learning in the Cadet Program. Maj Robert Gignac 34 Writing for Cadence 10 tips on writing for Cadence Lt Diego Alvarez-Ossa 35 We want you! Help us improve CIC training CIC training staff at Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers are looking for ‘subject matter experts’ to help improve and develop CIC courses. Lt(N) Brenna Campbell, Lt(N) Darin McRae and Capt Kony Trudel

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Issue 26, Fall 2008


DEADLINES The copy deadlines for the Winter and Spring/ Summer issues are Oct. 3 and Jan. 6 respectively. If you are interested in writing for an upcoming issue, or have a story idea, please contact the editor in advance by email at marshascott@cogeco.ca or scott.mk@cadets.net, or call 905-468-9371. In the new year, the CadetNet email address will change to marsha.scott@cadets.gc.ca.

BRAVO! Bravo! is a new Cadence feature that recognizes leaders whose innovation, dedication and service are making a difference in the Cadet Program.

FRONT COVER

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Developing youth through music Experts say that music education for young people leads to success in society, success in school and learning, success in developing intelligence and ultimately, to success in life. Fortunately, music education is alive and well in the Cadet Program at local corps and squadrons and in regional initiatives like the annual Provincial Cadet Music Festival in Eastern Region. Here, a cadet performs during the festival in Trois Rivières last March. (Photo by Dimitri Papadopoulos, a civilian instructor with 643 Army Cadet Corps in St-Hubert, Que.)

In this issue, we showcase Capt Roy Herrington, 205 Air Cadet Squadron in Nanaimo, B.C. He has been active in the Cadet Program as a CIC officer for 32 years and has worked in almost every capacity at the local level. We invite you to submit your Bravo! nominations to bravo@cadets.net (until the end of 2008) and to bravo@cadets.gc.ca (in the new year).

o! v a r B

26 New policy affects civilian instructors

29

How does the new CATO 23-05 affect civilian instructors now and in the future? Pay, training and standards of dress are the main changes. SLt Bettina McCulloch Morden

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

IN EVERY ISSUE 4

Opening notes

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Letters

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News and Notes

28 Test your knowledge 36 Viewpoint

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OPENING NOTES

Marsha Scott Advisory Council, in cooperation with DCdts & JCR. If you wish to become involved in planning these activities, we have included contact information in the insert. Local celebrations will depend on you. This is a golden opportunity to showcase the Canadian Cadet Movement and your continuing contributions to the development of young people in communities large and small across this great land.

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Lt(N) Clint Kraft, commanding officer of 42 VINDICTIVE Sea Cadet Corps in Thunder Bay, Ont., sent Cadence this 1959 archive photo of Lt(N) Lars Westerback with cadets. The corps celebrates its 90th anniversary next May, which is also the 100th anniversary of CIC officers.

Join in celebration

“Be proud of your achievements. Stand up and be recognized!”

As we celebrate your role as youth development leaders, you may be interested in this issue’s feature about the Cadet Program’s contribution to developing youth through music. The lead article discusses some new research on the benefits to youth of music education.

C

As you begin this new training year with an updated first-year cadet program, it will be important for you to read the article “Blueprint for the updated cadet program” on page 30. And if you are interested in helping to improve CIC training, be sure to read “We want you!” on page 35.

Cadet instructors have influenced the lives and success of hundreds of thousands of young people over the past 100 years. It will soon be time to celebrate that significant milestone. On April 1, 2009, the celebrations will begin officially.

Other articles are as varied as the challenge for CIC officers in training for the new ORCA class ships that have replaced the yard auxiliary general vessels; risk awareness during outdoor cadet activities and a synopsis of the major impacts of policy on civilian instructors. One CIC officer has even written an article on how to write for Cadence.

A special insert in this issue will give you insight into some of the plans for provincial, regional and national events, organized by the CIC Branch

Cadence continues to welcome any contributions that help the magazine meet its purpose of contributing to your professional development.

ol Craig Fletcher, Director of Cadets and Junior Canadian Rangers (D Cdts & JCR), sends this message to CIC officers, who continue to fulfill a commitment to the youth of this nation that began almost a century ago.

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The insert invites you to participate in two special Centenaire • CIC • Centennial activities—a photography contest and a “history project” to help preserve the long history of Cadet Program leaders in Canada. It also names some significant milestones through the years and probably, most important to you, offers suggestions for activities in your communities. The calendar tear-out of provincial, regional and national events provides a framework for local events.

Issue 26, Fall 2008 Cadence is a professional development tool for officers of the Cadet Instructors Cadre (CIC) and civilian instructors of the Cadet Program. Secondary audiences include others involved with or interested in the Cadet Program. The magazine is published three times a year by Chief Reserves and Cadets—Public Affairs, on behalf of Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers. Views expressed do not necessarily reflect official opinion or policy. Cadence reserves the right to edit submissions. Please visit www.cadets.ca/support/cadence/ sub_e.asp or contact the editor for submission guidelines. Editorial policy and back issues of Cadence are available online at http://cadets.ca/ support/cadence/intro_e.asp. Managing editor: SLt Bettina Morden Chief Reserves and Cadets—Public Affairs Editor: Marsha Scott, Antian Professional Services Contact information Editor, Cadence Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers National Defence Headquarters 101 Colonel By Drive Ottawa ON, K1A 0K2 Email: marshascott@cogeco.ca cadence@cadets.net or scott.mk@cadets.net Phone: Tel: 1-800-627-0828 Fax: 613-996-1618 Distribution Cadence is distributed by the Directorate of Supply Chain Operation (DSCO) Publications Depot to cadet corps and squadrons, regional cadet support units and their sub-units, senior National Defence/CF officials and selected league members. Cadet corps and squadrons not receiving Cadence or wanting to update their distribution information should contact their Area Cadet Officer/Cadet Advisor. Translation: Translation Bureau Public Works and Government Services Canada Art direction: ADM(PA) Director Public Affairs Products and Services CS08-0170 A-CR-007-000/JP-001

CADENCE

Issue 26, Fall 2008


LETTERS Healthy stand easy As a follow-up to your feature on “Nutrition in the Cadet Program, Can we do better?” (Cadence, Spring/Summer 2006), we have introduced healthy snacks, fruits and beverages to cadets during ‘stand easy’ (canteen breaks) at 229 VIKING Sea Cadet Corps. Although we are always open to new healthy menu ideas, some of our current menu items include: sliced meats, cheeses, pickles and cracker assort-

ments; a variety of fresh fruits (grapes, melon and cut apples with strawberry yogurt dip for example); fresh vegetables and dips; and mini-pizzas, made with English muffins. Drinks include water, chocolate milk and V-8 juice. We charge the cadets and officers $2 each for a plate full of healthy food and a drink. The money raised is used towards the next stand easy.

“Cadets have to be warned to leave some for the officers,” says corps commanding officer Lt(N) Russell Forde. Johanna Comeau Parent and volunteer 229 Sea Cadet Corps Bancroft, ON

Entitlement clarification I was wondering if Cadence could provide information on the issue of CADPAT [Canadian Disruptive Pattern] combat clothing to CIC officers (Navy). Are we entitled to it? I am told that only those employed full-time will be issued CADPAT. This does not seem right. Why would issue be based on employment? Lt(N) Evelyn Ashley Regional Cadet Instructors School (Prairie) Edmonton, AB

The Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers responds: Naval CIC officers are issued naval combats on Scale D01-505 Operational Clothing. They are not entitled to CADPAT, but can draw it on temporary issue on Scale D01-301 if employed at an army cadet summer training centre for the summer or on course at one of our regional cadet instructors schools. These items must be returned on completion of employment or training. Chief of Maritime Staff determines the dress for all Regular Force and Reserve

Force Navy personnel. Because CIC officers are Reserve Force officers, entitlement is reflected according to those scales.

Order of Merit of the Police Forces

I was present at the same ceremony in Ottawa in May 2007, when both Inspector [CIC LCol] Terry Kopan and Chief [retired CIC Capt] Joseph Browne received their awards. I was also inducted as a Member of the Order of Merit of the Police Forces by Governor General Michaëlle Jean. I was a sergeant with the Stellarton Police Service at that time and have since been promoted to inspector. My 37 years in policing have been split

between the Toronto Police Force and Stellarton. N.S.

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I had intended to respond to the article “Prestigious award for CIC officers” (Cadence, Fall 2007), but was a little reluctant to ‘beat my own drum’, so to speak. I wasn’t aware that Cadence was keeping track of such happenings, or I would have contacted you sooner.

Inspector Lt(N) Muir with Governor General Jean.

I joined 87 ADMIRAL MURRAY Sea Cadet Corps in New Glasgow, N.S. as a civilian instructor in 1986 and became a member of the CIC in June 1987. I eventually became commanding officer of the corps. I have since transferred to the Nova Scotia Holding List, but continue to volunteer with the corps on a regular basis. I guess this is just to let you know there are at least three CIC officers with this award, and it wouldn’t surprise me if there are more. Lt(N) Hugh Muir Stellarton, NS

Cadence reserves the right to edit for length and clarity. Please restrict your letters to 250 words. Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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NEWS AND NOTES

Cadet saves life < Cpl Gillett, left, receives the silver and gold medals from the Honourable Steven Point, lieutenant governor of British Columbia.

Fourteen-year-old Cpl Caleb Gillett, 2316 Army Cadet Corps in New Westminster, B.C., received the Royal Life Saving Society silver and gold medals for bravery earlier this year for aiding a 13-year-old playmate who was trapped at the bottom of a swimming pool in June 2007. The silver medal acknowledges a significant act of bravery; the gold medal

recognizes “the most heroic rescue of the year”—recommended by the Governor of the Life Saving Society of British Columbia. Cpl Gillett was swimming in his apartment complex pool with several friends when they noticed that one of their companions was missing. The nonswimmer was located unconscious at

the bottom of the pool. His swimsuit had become caught in the pool filter system. Cpl Gillett dove down to the boy twice, finally ripping him out of his bathing suit and pulling him to the surface. The boy had been submerged for about four minutes. He was resuscitated by an adult at poolside and survived.

Glider flight milestones LCol (ret’d) Gordon Hatch of Comox, B.C. and Capt Debra Vucko of Victoria, B.C., both instructors at Regional Gliding School (Pacific) in Comox, received certificates of achievement last June for completing their 4000th and 3000th glider flights, respectively.

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LCol Hatch and 2Lt Kent Pearce prepare for a glider flight at RGS (P).

LCol Hatch has worked at the gliding school since 1990 and was deputy commanding officer there for 10 years. Currently, he works as a civilian instructor, teaching junior officers to become gliding instructors. He also volunteers with 386 Air Cadet Squadron in Comox. LCol Hatch has spent approximately 900 hours in gliders. He also has more than 5500 hours of powered flight, having served with the Regular Force for 27 years and then the Reserve Force until he retired last May.

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Capt Vucko and Lt Tim Challen get set for takeoff.

According to LCol ‘Kip’ Kippel, the school’s commanding officer who presented the certificates, 4000 gliding flights is a “rare accomplishment”. Capt Vucko, a former air cadet, became a CIC officer in 1980 with 135 Air Cadet Squadron in Vancouver. She has been an instructor at the gliding school since 1985. Capt Vucko’s flying career began when she was selected to attend the gliding scholarship program in 1976. A year later, she participated in the private power pilot scholarship program (only the second year that females were allowed to apply and participate in both courses). She has more than 620 hours of powered flight and 225 hours in gliders to her credit. Capt Vucko is a medical laboratory technologist and plans to continue flying for as long as she can. CADENCE

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NEWS AND NOTES

Partnerships to help air cadets The Air Cadet League signed two memoranda of understanding (MOU) last June that will improve opportunities for air cadets.

CAE will provide directly to one cadet a power pilot scholarship, as well as access to material support for current air cadet training programs.

At the national level, the league signed a MOU with CAE—a world leader in simulation and training equipment and services. The signing is a significant step to encourage cadets to choose careers in aviation and aerospace.

Michael Fedele, CAE vice-presidentpilot provisioning, said, “Many of today’s top commercial pilots were once air cadets themselves. The air cadet program is very good at introducing Canada’s youth to the exciting world of aviation.”

The Air Cadet League (British Columbia) signed an MOU with the Aerospace Industry Association of British Columbia (AIABC) to work together with B.C.-based training institutions to promote career opportunities in aeronautics and aviation to cadets. Activities may include career days, industry tours, introductory training and orientation.

First Employer’s Certificate of Appreciation The CIC Branch Advisory Council (BAC) has awarded its first ever Employer’s Certificate of Appreciation. The recipient is Jane Smith, director of client services at the Beaufort-Delta Health and Social Services Authority in Inuvik, N.W.T. She received the award for supporting employee 2Lt Paul MacDonald, who was able to take time off without penalty to attend training and summer employment in various parts of Canada. Her support allowed him to take

over as commanding officer of 2749 Army Cadet Corps in Inuvik and become an instructor at the Whitehorse Cadet Summer Training Centre. Ms Smith says the Cadet Program is very important to the community of Inuvik. “I’m pleased to support the CIC in their efforts to create tomorrow’s leaders and a more dynamic program for our youth.”

2Lt (then OCdt) MacDonald presents the certificate to Jane Smith.

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March 1–7, 2009

May 10–16, 2009

40th anniversary of 2824 Army Cadet Corps in Brampton, Ont.

National Biathlon Championship in Quebec City.

Gala dinner and dance at the Pearson Convention Centre, 2638 Steeles Ave. E., Brampton. Guests will include past commanding officers, a memorable photo presentation spanning the entire 40 years and more.

Contact Capt Normand Gonthier at gonthier.jrn@forces.gc.ca.

National Marksmanship Championship in Charlottetown, P.E.I. (Location and date to be confirmed.)

For the latest information and to purchase tickets, visit www.2824Cops.com, www.ticketbreak.com/event_ details/2069, or call 1-866-9-GET-TIX.

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

May 1, 2009 100th anniversary of the CIC. See insert for more.

Contact Capt Bruce Jarvis at jarvis.bm@forces.gc.ca.

August, 2009 National Sea Cadet Regatta in Kingston, Ont. Exact date to be confirmed. Contact LCdr Neil Martin at martin.jn@forces.gc.ca.

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NEWS AND NOTES

Cadet breaks world records < Natalie, during her swim across Lake Erie.

LC Natalie Lambert, 33 Sai nt Lawrence Sea Cadet Corps in Kingston, Ont., has broken three world records for marathon swimming. Last July 6, when she was 14 years old, the cadet became the youngest and fastest swimmer to cross Lake Erie (20 kilometres from Crystal Beach, Fort Erie to Sturgeon Point, N.Y.), setting two records. She swam for seven hours and 47 minutes, using only the butterfly stroke—setting another world record. In August 2007, Natalie also became the youngest and fastest swimmer to swim the eastern end of Lake Ontario (54 kilometres from Sackett’s Harbour,

N. Y. to Kingston, Ont.) in 23 hours and 15 minutes. So far, however, the cadet has been unable to complete the 52-kilometre swim across the western end of Lake Ontario (Niagara-on-the-Lake to Toronto). Roughly three dozen swimmers have crossed Lake Ontario using this route since 16-year-old Marilyn Bell did it in 1954. In August of 2007 and again last July, during two attempted crossings, weather conditions forced Natalie out of the water. The first time, she was forced out nine kilometres from shore by pounding, three-metre waves that made her

seasick. When she tried again last July, a thunderstorm ended her swim when she was only seven kilometres from shore. She is determined to try again. LC Lambert says all of her swims are to support the Y Knot Abilities Program—a YMCA program that allows young people with physical disabilities and their able-bodied siblings to participate side-by-side in sport and recreational opportunities. Her sister Jenna, who has cerebral palsy, swam 34 kilometres across Lake Ontario using only her upper body. At 15, she became the first female athlete with a physical disability to swim across Lake Ontario. “There is no higher calling than to use our God-given talents and abilities to better the lives of others,” says LC Lambert. Cadets has been great, she says, in understanding how important swimming is in her life. “I swim five times a week, but on Tuesdays, I leave swimming a little early to be ready for Cadets. I’m a real speedy changer.” “There is so much to like about Cadets,” says LC Lambert, “but meeting new people and making new friends is the best part—although drill runs a close second.”

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Natalie with friends LC Harley Bolton (left), and QPO1 Kelly Bolton (right), who “got her into Cadets.” CADENCE

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NEWS AND NOTES

Annual grants for Manitoba army corps Donald Mackey of Winnipeg, a life member of the Army Cadet League in Manitoba, is well known in Manitoba where he campaigned to establish an army cadet corps in Winnipeg’s inner city to offer youths living there an alternative to youth gangs.

Another legacy of Mr. Mackey, thanks to an anonymous donor who has supported all of his projects since 1997, is an annual grant to be awarded to army

The first recipients in 2007 were 38 Army Cadet Corps in Cross Lake, 2328 Army Cadet Corps in Flin Flon, 2528 Army Cadet Corps in Virden and 1226 Army Cadet Corps in Winnipeg. The grants are to be used to help the corps attain their recruiting, training and community involvement objectives. The selection committee is comprised of the president of the Manitoba Branch of the Army Cadet League, a representative of the donor and two members of the league executive in Manitoba.

Mr. Mackey, left, received a Minister of Veterans Affairs commendation in 2008 for being “an excellent role model for those who wish to honour and remember all of Canada’s veterans and servicemen and servicewomen. During the training year, the selection committee reviews the accomplishments of each Manitoba army cadet corps against the criteria set for the grant. The five corps which best meet those criteria receive the grant.

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A retired CF veteran, he found accommodation, funding and a list of potential cadets, as well as suggested a name “Sgt Tommy Prince, MM (Military Medal)” in honour of an army friend. Sgt Prince is the most decorated Canadian aboriginal veteran and one of the most decorated non-commissioned members in Canadian military history. In 1999, 553 Army Cadet Corps became a reality.

cadet corps in Manitoba that have shown leadership in recruiting and retention, visible results from their annual training plan, and a positive visible role in community activities. The Sgt. Tommy Prince, MM, Annual Achievement Grant awards $1000 per corps, to a maximum of five corps.

Cadets raise money for Afghan students ghanistan. She was killed during a firefight with Taliban insurgents in May 2006.

The cadets from 46 Sea Cadet Corps, 2310 Army Cadet Corps, 166 Air Cadet Squadron and Navy League Cadet Corps NEWMAN raised $1058 to purchase highly prized school bags and supplies.

Capt Felix Tachie, a padre with the Kandahar Provincial Reconstruction Team that organizes these initiatives in Afghanistan, wrote a thank-you letter to the cadets, saying that the funds were used to assist deaf Afghan students. (Blind students benefit from the Military Blind Children’s Fund.)

The cadets raised the money by buying “Support our Troops” car magnets from the local CF Personnel Support Agency’s (CFPSA) Canex store and selling them to the general public. The magnets were soon visible on cars throughout the city. The funds, dedicated in the name of Capt Nicola Goddard, whose grandparents live in Sault Ste. Marie, went to the Assistance to Afghanistan (ATA) Trust Fund administered through the CFPSA. Capt Goddard, 26, was the first female CF soldier to die in Af-

to distribute photos that showed the Padre Capt Felix students’ teachers in the background Tachie with the only female student to because of fear for their safety.” attend the picnic. CIC officers interested in organiz- Here, she clutches ing projects to raise money for the another present— ATA Trust Fund may contact Capt her first ever teddy Harten at 705-542-9245 or by email at bear. roy.harten@bell.ca.

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Forty-six cadets from Sault Ste. Marie, Ont., helped raise funds for school supplies for Afghan students last spring.

The Afghan students received their gifts at a picnic, where they were treated to a Canadian-style meal, including ice cream, which many tasted for the first time. “We take this freedom of movement, equality and basic meals for granted in Canada,” said Capt Tachie. “We do take a lot for granted in Canada,” agrees Capt Roy Harten, commanding officer of 2310 Army Cadet Corps, who conceived of and organized the fundraiser. “I was asked not News and Notes continues on page 38

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FEATURE

Marsha Scott

Developing youth through music Music training and education in the Cadet Program has two basic aims: to provide skilled cadet musicians for corps and squadron music programs; and to use music as a vehicle to develop youth as cadets and members of society. There is a growing body of convincing research to show that music education for young people leads to success in society, success in school and learning, success in developing intelligence and ultimately, to success in life, says The National Association for Music Education (MENC)—the largest arts education organization in the world (www.menc.org). The organization has

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been working since 1907 to ensure that American students have access to a well-balanced, comprehensive and high-quality program of music instruction from qualified teachers. “Every human culture uses music to carry forward its ideas and ideals,” says MENC. “The value of music in shaping individual abilities and character is evident.” MENC claims there is a burgeoning range of data to support the idea that music education makes kids smarter. Especially new and compelling, however, is a combination of tightly controlled behavioural studies and groundbreaking neurological research that shows how music study can actively contribute to brain development.

Canadian research One study in particular, co-led by Dr. Laurel Trainor, a professor of Psychology, Neuroscience and Behaviour at McMaster University in Hamilton, Ont., looked at (among other things) how music training affected normal brain development in young children. “It is very interesting that the children taking music lessons improved more over the year on general memory skills that are correlated with general intelligence skills such as literacy, verbal memory, visiospatial processing, mathematics and IQ than the children not taking lessons,” she told Science Daily (www.sciencedaily.com/releases/ 2006/09/060920093024.htm).

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“The value of music in shaping individual abilities and character is evident.” ...The National Association for Music Education

M I M M is asking these kinds of questions: At the individual level, does music make a child smarter? At the cultural level, does music help form good communities? Does music help teenagers bond with each other and promote positive experiences for them?

Dr. David Gerry, an adjunct professor at the McMaster School of Arts, works with researchers at MIMM. When the internationally known music educator and performer was interviewed for the McMaster Times article, he spoke of the benefits of playing an instrument. “You’re not just learning to play notes, you’re learning how to work with others, be a team player and problem solve,” he says. “Performing in public gives you confidence and poise. There’s a direct connection between your effort and what your efforts bring.” If this is true, then thousands of cadets in 671 cadet bands are reaping these benefits and more.  

More research The MENC website details substantial research to support the benefits of mu-

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Dr. Trainor is the Director of the McMaster Institute for Music and the Mind (MIMM), created in January of 2006 to conduct and promote the scientific study of music. In an article on MIMM in the Fall 2006 issue of McMaster Times, Dr. Trainor said the importance of music in individual development and in the health of communities has really sparked public interest in the last decade.

sic education. A few of these studies, Music will continue along with others, are listed below: to be a significant A two-year study in Switzerland con- part of the CSTC ducted with 1200 children in more program so that than 50 classes conclusively showed cadets like these in 1993 that playing music improved at CSTC HMCS children’s reading and verbal skills ACADIA can through improved concentration, continue to fine-tune their music skills. memory and self-expression. A 1998 report of the Texas Commission on Drug and Alcohol Abuse showed that secondary students who participated in band or orchestra reported the lowest lifetime and current use of all substances (alcohol, tobacco and illicit drugs). Harvard, Stanford and Columbia universities research—in particular a longitudinal study called “Champions of Change”—concluded that students involved in music programs

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Especially new and compelling… is a combination of tightly controlled behavioural studies and groundbreaking neurological research that shows how music study can actively contribute to brain development. are far less likely to be involved with drugs or crime, or to have behavioural problems. Dr. Martin F. Gardiner of Brown University said in an article for the Journal for Learning through Music (Second Issue, Summer 2003) that research shows that when children learn music, they stretch themselves men-

tally in a variety of ways. “What we are finding is that the kind of mental stretching that takes place can be of value more generally, that is, to help children in learning other things.” (www.music-in-education.org/journal.html) The science journal Nature reported that studies have found that schoolchildren who had music lessons were generally more successful in school overall than those who did not. It reported that music encouraged and developed self-discipline, problem-solving skills, co-operative and social skills and sensitivity to one’s environment. A Stanford University study showed that mastering a musical instrument improved the way the human brain processes parts of spoken language. (http://news-service.stanford.edu, Nov. 2005)

A Northwestern University study showed in 2007 that audiovisual processing was much enhanced in musicians’ brains compared to their nonmusician counterparts. The study suggested that musical training could conceivably help children develop literacy skills and combat literacy disorders. (www.sciencedaily.com/releases/ 2007/03/070312152003.htm) It has been said that if we want our youth to be happier—and more connected with and more active in our communities—music and the experience of sharing and performing music together can help. As you will see in the articles to follow, cadets are connecting with their communities across Canada through music. Undoubtedly, they are benefiting in the process as cadets and members of society.

”You’re not just learning to play notes, you’re learning how to work with others, be a team player and problem solve.” … Dr. David Gerry, adjunct professor at the McMaster School of Arts.

< Music will continue to be part of the optional program for corps/ squadrons and draw on local resources for support.

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FEATURE

Capt Donnie Oulton

Music training in an updated cadet program

The updated music program—and support to it—will be similar to what we have now in that: Music training and education will continue to be part of the corps/squadron optional program. Music may be included in regionally directed activities. Music will continue to be a significant part of the cadet summer training centre (CSTC) program. Music is not among nationally directed activities.

Local support Corps and squadrons will continue to draw on local resources (sponsoring committees, parent committees and local fundraisers) to support music training.

Funding will be more flexible, however. All corps and squadrons can take advantage of the local support allocation (CATO 17-34) for music training. This is great news for corps/squadrons that do not conduct music training currently, but want to add it to their optional program. Furthermore, the Department of National Defence/Canadian Forces may continue to provide equipment, as well as instructional and technical expertise, to local music training programs.

Regional support Currently, regional support to musicrelated activities (such as training sessions and clinics, band performances and band competitions) varies from region to region. This regional flexibility will continue, allowing regions to support any combination of music-

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“Music education and training is an important part of the overall cadet program,” says Maj Alain Thibault, common programs co-ordinator for Cadets at Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers (D Cdts & JCR). “It promotes military traditions, provides visibility within the community and is an excellent way to build esprit de corps. We are confident that the transition to the updated music program will be seamless and allow us to provide even higher quality music training to cadets interested in music.”

Capt Mike Dominy directs a flute lesson at the CSTC in Vernon, B.C. (Photo by Francois Arseneault)

related activities. Regional cadet music advisors are responsible for these regionally directed activities and will continue to share best practices with their regional and national colleagues.

CSTC support Support to CSTC music training will remain as it is now, with an increased focus on identifying the resources needed to conduct music training. Support will go beyond musical instruments to specific music references, such as music scores and method books. “These music references will be outlined in the training control and support publications that are being designed and developed for each music course. Capt Oulton is the staff officer, common cadet program development for Cadets at DCdts & JCR.

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FEATURE

Capt Donnie Oulton

Updated

summer music courses Updated music courses at cadet summer training centres (CSTCs) will have two significant enhancements: they will be 100 percent common across all three elements and will focus specifically on the music specialty. Currently, we conduct up to 15 CSTC music courses spread over three elemental programs. This has become difficult to manage, particularly for CSTCs that train cadets from different elements. Updated music training will consist of only six courses, listed below. They will be phased in over three summers beginning in 2010.

Military band courses • Military Band–Basic Musician (three weeks)—starting in the summer of 2010 • Military Band–Intermediate Musician (six weeks)—starting in the summer of 2011 • Military Band–Advanced Musician (six weeks)—starting in the summer of 2012

Pipe band courses • Pipe Band–Basic Musician (three weeks)—starting in the summer of 2010 • Pipe Band–Intermediate Musician (six weeks)—starting in the summer of 2011 • Pipe Band–Advanced Musician (six weeks)—starting in the summer of 2012 The updated courses blend the best practices of current elemental music training while capitalizing on the experience of many music subject matter experts to ensure we design and develop music training of the highest quality.

Tri-service music training? Does this mean that CSTC music courses will be tri-service? Not necessarily. Many factors must be considered when making decisions on CSTC course location, co-location and whether common courses will be conducted with cadets from different elements. The Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers, in collaboration with the regions, manages these long-term decisions, which are formalized when the CSTC training vacancies are distributed annually. Nonetheless, those CSTCs that conduct music training for cadets from different elements will have a much easier time managing and administering this training in the future.

< Updated CSTC music courses will focus on the music specialty. Cadet Dylan MacDonald’s specialty is the French horn. (CSTC Greenwood photo)

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New music

training publications The Cadet Program is reviewing existing training control and support documents that deal with music training, including the Technical Standards for Cadet Musicians publication. Based on feedback and with the collaboration of many music subject matter experts (including region cadet music advisors), this publication will be replaced with two publications: • Military Band–Music Proficiency Levels Qualification Standard (QS) • Pipe Band–Music Proficiency Levels Qualification Standard The new publications will provide a robust set of standards for individual music proficiency and a comprehensive set of assessment tools designed to determine to what extent cadets have achieved these standards. The individual music proficiency topic areas covered in the new QSs have not changed significantly from what appears in the current publication. In addition to these two new QSs, each CSTC music course will have two other support publications—a Qualification Standard and Plan (QSP) and a set of Instructional Guides (IGs).

Military Band and Pipe Band CSTC music courses These following topic areas will be included in some or all of the CSTC music courses: • Drill & Ceremonial (Band Drill) • Ensemble Music (Performing in a Military Band / Pipe Band Repertoire (Performing in a Pipe Band) • Leadership • Music History and Traditions • Military Highland Dancing (Pipe Bands only)

The fact that we are designing and developing only one set of training control and support documents (a QSP and IG) for each course will significantly improve the management and administration of music training at CSTCs.

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• Instructional Techniques

The new publications will provide a robust set of standards for individual music proficiency. (Photo by Dimitri Papadopoulis)

When will these publications be available? Directorate of Supply Chain Operation is currently formatting and translating the material, which can take up to one year. Region cadet music advisors already have an English draft of the two QSs, as well as the QSP and IGs for the two Basic Musician courses for implementation planning purposes. The intent is to distribute these new publications to everyone who needs them by the fall of 2009, well ahead of the first updated CSTC music course that will be conducted in the summer of 2010.

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FEATURE

Leagues support local cadet bands There are 671 active cadet bands, representing more than half the corps and squadrons in Canada. Of these, 254 are in Eastern Region, 180 in Atlantic Region, 148 in Central Region, 61 in Prairie Region and 28 in Pacific Region. Most of these bands are brass and reed, glockenspiel and drums, or pipes and drums. The three leagues will continue to be the main source of funding for these bands as long as music remains an optional local activity.

Navy League support Of 244 sea cadet corps, 161 have bands. “The Navy League is very supportive of cadet bands,” says Jerrod Riley, the league’s national deputy director. “We feel they are an invaluable public relations resource and an excellent complement to the mandatory training program. We also know that children who learn to play music tend to do

much better in school, so in addition to the benefits cadet music activities bring to the corps, they also provide a two-fold benefit to communities.” The Navy League recently created a Royal Canadian Sea Cadet National Music Award to recognize the efforts of a sea cadet “in the pursuit of music excellence”. The award will be given to a sea cadet who has, among other things, been a member of an authorized sea cadet band for at least two years, is a Level IV instrumentalist (at a minimum) and whose participation in cadet parades, engagements or performances has been outstanding. The deadline for applications is March 31. Applications are available online at www.navyleague.ca/admin/ forms/NL_104c.pdf.

Most of these bands are brass and reed, glockenspiel and drums, or pipes and drums.

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WO Audrey Brown of 2497 Army Cadet Corps in Montreal was this year’s winner of the LGen Quinn Award in the Army Cadet Pipe Band Musician category.

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The three leagues will continue to be the main source of funding for these bands… Army Cadet League support With 225 army cadet bands, the Army Cadet League is also very much engaged in and supportive of the music program. Every year since 1989, the league has presented four talented army cadets with the Lieutenant-General J. W. Quinn Music Award for Excellence in two categories: military music and pipes and drums. LGen Quinn, former colonel commandant of the Army Cadet League, established the award to promote music among army cadets. For more information on the award, go to http://armycadetleague.ca/ Templates/pdf/ RefManual/ English/ pol_13_8.pdf

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According to Terry Whitty, the league’s national executive director, the league

will distribute a music survey this fall to army cadet corps to “get a sense of where the army cadet music program stands across the country.”

Air Cadet League support To promote music among air cadets and recognize outstanding air cadet musicians from 285 air cadet bands across the country, the Air Cadet League has established two annual music awards for excellence: the Air Force Association Pipe Band Award and the Air Cadet Military Band Musician Award. To be eligible for nomination for either of these awards, air cadets must have completed a minimum of two years continuous service as a member of an air cadet pipe band or military band

by the date of nomination and be at least a Level V instrumentalist. They must have outstanding participation in parades, engagements, squadron/community activities and so on, as well as shown obvious dedication to band and musician training. They must also meet other criteria. The period of consideration for nomination is from Sept. 1 to Aug. 31 in any training year. “Commanding officers, through their region cadet music advisors, may nominate as many air cadets as they wish, providing the musicians meet the selection criteria,” says Jean-Marc Lanoue, the league’s national executive director. The closing date for nominations is Oct. 31 of each year. A copy of the application can be found at www.aircadetleague.com/pdf/P-P/part4/ musicaward_app_2008.pdf.

Local cadet bands raise the profile of the Cadet Program in communities across Canada in parades and performances like this one by the band of 263 BEACON HILL Sea Cadet Corps in Victoria. (Photo by Gary Webster, Navy League)

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FEATURE

Maj Vincent Steeves

How to start a cadet pipe band The goal of the Cadet Pipe Band Musician (CPBM) program is to promote the aims of the Cadet Program through music by preparing cadets to play for parades and social functions. At the same time, cadets learn leadership qualities, teamwork, co-operation and self-discipline.

If you are interested in starting a cadet pipe band, follow the steps below: • Contact your region cadet music advisor and/or staff officer pipes and drums to learn the exact regional requirements, as they differ slightly across the country. These regional contacts will offer you information on instructors, an instrument loan program, highland kit availability, regional clinics, competitions, composite band opportunities, summer training and provide an example of a corps/squadron pipe band schedule.

If your region has an instrument loan program, tap into it. • Create a list of short- and longterm goals for training, instrument purchases and performances and convey these goals to your cadets. In doing so, they will expend all their energy towards reaching these goals and guarantee a better chance of success.

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• If you are unable to develop a standalone program, find another corps/ squadron that has an established program and train with its musicians. A solid program will include repertoire, theory, pipe band drill and maintenance. Instruments and highland kit are very expensive to purchase. If your region has an instrument loan program, tap into it! Your region may be able to offer you anything from a practice chanter, practice pad and drums to bagpipes for free.

As a guide, I would suggest that with proper instruction, a cadet musician may be ready to play at the most basic stage in about a year to a year-and-a-half. Pushing cadets too quickly will frustrate them and may cause them to be embarrassed or ultimately, quit. By following the tips above, you can soon be on your way to creating a successful pipe band with thriving cadet musicians. Maj Steeves was officer commanding the Blackdown Cadet School of Pipes and Drums in Borden, Ont. last summer and has been the national co-ordinator of the Cadet Pipes and Drums. He teaches at regional clinics, judges contests and is an instructor with 142 Army Cadet Corps in Aurora, Ont. As a cadet, he was selected to attend the Army School of Piping at Edinburgh Castle in 1988.

These are meant to be a temporary solution. Keep in mind that corps/ squadrons are expected to purchase instruments in the long term. If you do decide to purchase, find qualified folks who know what to look for in a quality instrument and highland kit. Remember, it takes time to learn an instrument well enough to play on parade with a corps/squadron. Think of it as a four-year learning progression, where the musician completes beginner and learner stages in the first year, basic stage in the second year, intermediate stage in the third year and advanced stage in the fourth.

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• Find qualified instructors who can provide meaningful training to your cadets. Start by developing a relationship with the pipe majors and/ or drum majors of the Regular Force and Reserve Force pipe bands in your community. They will be able to provide qualified instructors who understand the requirements of a ‘military’ environment

and structure local training accordingly. If no local military pipe band is available, look for a police pipe band or civilian pipe band. Keep in mind that varying skill levels exist within pipe bands. An instructor may be available, but may not have the right skill set or knowledge to teach your musicians.

Maj Steeves has 25 years of experience in the CPBM program.

CADENCE

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FEATURE

Capt Sébastien Laporte

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Music school

RCSME, near Valcartier, Que., is the Cadet Program’s only school of music.

Music plays a significant role in attracting and retaining cadets in all regions. In Eastern Region, this is especially evident, where approximately 3000 cadets are enrolled in the music program. Unquestionably, the location in Eastern Region of the Cadet Program’s only school of music is a major reason for the music program’s success there. The Regional Cadet School of Music (Eastern) (RCSME) was founded in 1982 to bring together the key components of musical training. The school gives cadets from all three elements an opportunity to come together in a nurturing environment where all the human and material resources have but one goal: the advancement of cadet musicians. RCSME is recognized as a centre of excellence that trains cadet musicians during three- and six-week courses, as well as during advanced courses. Nearly 400 sea, land and air cadets attend the school annually. Eighty staff cadets, as well as 50 officers and instructors, work at the school’s home at École secondaire du Mont Saint-Sacrement, located near Valcartier, Que. RCSME is also the home base for the Eastern Region Cadet Honour Band that crisscrosses the province to promote the Cadet Program. The success and strength of RCSME lie in its distinctive elements: • Staff expertise. A number of officers are studying in the field of music. It is not unusual to see a musical director, who is also employed

as a high school music teacher, or alternatively, working on a master’s degree in music interpretation at university. • Student numbers. Bringing together hundreds of cadets on similar courses allows the formation of structured ensembles that are wellbalanced instrumentally. • Private music lessons. Instructors who are instrument specialists give private music lessons to the cadets, enabling them to improve quickly on their instruments. • Immersion in a music environment. Music is everywhere. The entire staff fosters the musical growth and development of the cadet musicians. • Reference centre. In the past two years, the school has established a reference centre, including many music books and well over 500 CDs and DVDs on Quebec, Canadian and international music. The cadets may borrow these references, as can band members at other music camps in the region.

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

During evening activities, the cadet musicians have access to other arts activities, including choral music, dance, painting, stage band (jazz), theatre and even percussion activities (drum tattoo). Proof of the school’s success is the fact that barely three percent of the students are returned to unit. RCSME is the place to train young musicians—a place where they can “grow in harmony”, the school’s motto. For more information, visit www.cadets. ca/est/ciec/emcre/intro_e.asp. Capt Laporte is the administration officer for music, Regional Cadet Support Unit (Eastern).

RCSME is recognized as a centre of excellence that trains cadet musicians during three- and six-week courses, as well as during advanced courses. Nearly 400 sea, land and air cadets attend the school annually.

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FEATURE

Music in the regions Every region—with the exception of Northern Region, which does not have a formal music program—supports cadet musicians through regionally directed activities such as training clinics, music level testing, an instrument loan program, regional bands and special music activities. Music clinics < Lt(N) Bouchard conducts Pacific Region’s cadet honour band during a concert in Victoria last March. (Photo by Gary Webster)

Regions fund music clinics to provide expert instruction on military and pipe band instruments. Clinics may be offered at zone, detachment or regional levels, giving corps/squadron cadets an opportunity to receive expert instruction on their own instruments. This is especially important in situations where the corps/squadron band officer plays only one instrument, or has limited musical knowledge. In Prairie Region, music clinics (called music concentrations) are held on weekends in October/November in Thunder Bay, Ont.; Gimli, Man.; Regina, Sask.; and Red Deer, Alta. In conjunction with these music concentrations, the region also holds band officer seminars. These seminars give local band officers—who may not be musicians or who have a limited knowledge of military and pipe bands—an opportunity to learn more about administering and managing a corps/squadron band program. Most regions have similar seminars. Over and above these, Central Region runs a formal two-weekend Band Officer Course through its regional cadet instructors school.

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Atlantic Region’s three detachments (through direct communication with the corps and squadrons) offer detachment music clinics, as well as an outreach music program. The music workshops are designed to give custom support to corps and squadrons in starting bands, developing music within existing bands and preparing for music level testing. The region is hiring Primary Reservists as music instructors for detachment workshops, while the Land Forces Atlantic Band has held workshops for CSTCs HMCS ACADIA and Greenwood. Atlantic Region’s outreach program uses regional directed activity funds, as well as specialty day funding, to send subject matter experts to help corps/squadrons develop local music programs. Central Region also sends subject matter experts to corps/squadrons to assist with music training. Corps/squadrons in the same general geographic area group together to make the most of these resources.

Music level testing All of the regions do music level testing. Cadet musicians can be tested for various music qualification levels throughout the year, often during the music clinics. National standards exist for every level, starting from basic to the highest level five (V). In Prairie Region, detachment-level testing is offered as a one-day activity in Thunder Bay, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary and Edmonton in April/May. This allows cadets who

did not complete their level qualification during previous summer training to complete it so they can move on to higher training. It also enables cadets who are taking non-music courses to advance in their music levels.

Regional Cadet Honour Bands Most regions have a Cadet Honour Band. These bands vary in size and congregate for different periods of time. One of the largest cadet honour bands is in Eastern Region, which has 3000 cadet musicians to draw from. This regional band usually performs across the province every summer. This past summer, however, a lot of the band’s activities were concentrated around Quebec City, which is celebrating its 400th anniversary this year. Nearly 85 of the region’s cadet musicians—the ‘cream of the crop’—took part in the Festival International des Musiques Militaires last August in Quebec City. “This was an unforgettable experience for the cadets, who played in front of thousands and met professional bands from around the world,” says the region’s music administration officer Capt Sébastien Laporte. In Pacific Region, being selected for the Cadet Honour Band is a coveted prize among the 1400 cadets who populate cadet bands in 70 communities in British Columbia. Fifty-five cadet musicians who have reached a minimum of level III music are chosen each year to form the concert band showcased in the province during the annual school spring break. CADENCE

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In 2008, during performances in Victoria, Mission and Chilliwack, B.C., the band performed for approximately 1500 people. Every cadet musician in Prairie Region is eligible to audition for the Prairie Region Cadet Honour Band. According to region cadet music advisor Capt Al Cann, cadets prepare video-taped auditions in their hometowns, which are then reviewed by detachment cadet common training officers. During a 10-day music activity in March, selected cadets receive instruction in band drill, situational leadership, effective communications, conducting, pipe band management, instrument maintenance, second instruments and developing an advanced music repertoire. The primary focus of this activity is to give the cadets music leadership skills they can take back to their corps/squadrons to assist in managing and instructing their local bands. They also practise a concert repertoire and perform in a charity benefit concert.

Instrument loan program Music resources vary across the regions. To assist ‘needier’ corps and squadrons with their music programs, Central Region provides a pool of core instruments they can borrow. Other regions have similar pools, created with instruments bought by CSTCs. This is particularly useful for new bands and corps/squadrons that have less money.

Special events, competitions, concerts and more Eastern Region has an annual music festival that brings together about 500 cadet musicians. During the weekend, young

people compete in various ensembles, but also perform as soloists, dancers and in jazz and classical ensembles. Each of the region’s elements integrate music into their competitions as well. For example, the army cadet corps’ mini-Olympics competition includes a musical demonstration event, allowing cadet musicians to earn points towards the banner. Eastern Region is the only region that has a jazz ensemble of some 20 cadets who perform at different festivals, including, until this year, the International Jazz Festival in Rimouski, Que. The Atlantic Provinces hold band competitions, giving cadets opportunities to share ideas and learn from each other. The competitions are also “real motivators”, according to Lt(N) Wes Mackey, region cadet music advisor. In Atlantic Region, the Royal Nova Scotia International Tattoo is a worldclass event that offers an excellent opportunity for cadet musicians in the Atlantic Tri-Service Pipes and Drums Band to raise the profile of the Cadet Program before an audience of as many as 60 000 people. This year, Atlantic Region cadets were joined by cadets from Central Region, giving cadets from both regions an opportunity to perform with professional musicians from around the world.

Regions fund music clinics to provide expert instruction on military and pipe band instruments. is given to the top corps/squadron bands in military/drum and bugle/pipes and drums, as well as to the best band and best drum major in each area. A highlight of Central Region’s music program last year was the Young Canada on Parade Tattoo at the Stratford Summer Music Festival. The bands of Blackdown, Trenton and HMCS ONTARIO CSTCs performed for an audience of about 4000 people. “The integrated approach that all regions take to music is designed to challenge, lead and motivate our cadet musicians,” says Lt(N) Chris Abram, Central Region’s cadet music advisor. “We recognize music as an invaluable training and retention tool, worthy of sound support to foster music excellence in our cadets.”

One of Eastern Region’s 3000 cadet musicians performs during the Provincial Cadet Music Festival in Trois Rivières, Que., last March. (Photo by Dimitri Papadopoulos, a civilian instructor with 643 Army Cadet Corps in St-Hubert, Que.)

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“This event is well received by the cadets and serves as a motivational tool to encourage cadets to achieve higher levels of music qualification,” says Lt(N) Camil Bouchard, who directs the band and is a former music director of the Canadian Navy’s Pacific Fleet Band.

The region’s cadet musicians are fortunate to have a unique relationship with The Stadacona Band of Maritime Forces Atlantic—one of six Regular Force bands in the CF. According to Lt(N) Mackey, the cadets took part in the band’s ‘Til we meet again’ concert in 2008, performing on non-traditional instruments to create sound effects for a re-enactment of the HMCS CHICOUTIMI fire. Cadet musicians from Halifax also performed the ‘opening act’ in a combined concert with the band. In Central Region, registered bands take part in an area competition every year, usually on weekends between the end of March and mid-May. Each band performs a mandatory music and drill routine, as well as a freestyle routine. Recognition

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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OFFICER TRAINING

LCdr Gerry Pash

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Challenging conversion to the Navy’s new tenders

Lt(N) Silvester, a CIC officer at Regional Cadet Instructors School (Pacific), gets ‘time on the plates’ during his conversion course training.

With the Navy’s acceptance this fall of the last of eight new Patrol Class Training (PCT) tenders, the work continues to qualify operators—including CIC officers—to use the new ORCA Class vessels. The new tenders have the latest technology. Most operations, including engineering functions, can be done from the bridge. There is a huge challenge in learning the systems, not to mention the requirement for navigation proficiency and a broader experience in damage control, flood, and fire fighting

“The ORCA Class is much more complex than the YAG. It is clear that most will require ‘time on the plates’ in the new ship to become proficient enough to pass the board.” ...Lt(N) Pat Cardinell, the first CIC officer to qualify as Tender OIC for the new vessels. 22

proficiency. Not having this broader experience has made the conversion more challenging for CIC officers and Class ‘A’ Primary Reservists who lack the hands-on day-by-day exposure or have not had the specific training. “The technology that comes with the new tenders is a quantum leap when compared to the craft they replace,” says Lt(N) Tim Raasch, officer in charge of the Naval Tender Section at Esquimalt, B.C. “The PCT is 35 feet longer than the yard auxiliary general vessel (YAG), goes twice as fast and with a steel hull is three times greater in displacement.” For those who are “Tender Command qualified” or “Tender Charge qualified”, there is a two-week Tender Officer in Charge (OIC) Class pack-

age conversion course specific to the ORCA Class. The course involves five days of classroom work (done aboard the ship alongside), followed by five days at sea doing all the required drills. Successful candidates move to the third stage to serve as secondin-command for 10 days at sea. The candidates then sit an OIC Board to be assessed as ready for the three-hour assessment ‘check ride.’

CIC officers comment on course “It’s a very challenging course,” says Lt(N) Pat Cardinell, the first CIC officer to qualify as Tender OIC for the new ships. “The ORCA Class is much more complex than the YAG,” says the commanding officer of 109 Sea Cadet CADENCE

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Corps in Port Alberni, B.C. “It is clear that most will require ‘time on the plates’ in the new ship to become proficient enough to pass the board.” The initial training has proven insufficient for some who have previously qualified to drive the YAG. That observation particularly applies to CIC officers and Primary Reserve Maritime Surface and Sub-Surface (MARS) officers who serve part time. Lt(N) Tim Silvester, a CIC officer who is “Tender Command qualified” in the YAG, has completed the conversion course and is anticipating sailing as second-in-command in preparation for sitting the OIC Board and then the final check ride assessment. He says, “CIC officers and Class ‘A’ Primary Reserve members have served well in the old boats. Our skills are well known, understood and applauded. However, those skills are not necessarily easily translatable in operating the new PCT tenders and their technology. The first step for those who are interested is to make the commitment to learn with a full understanding that it is a new world of responsibility. That has a special meaning to CIC officers, who may have 20 teenaged sea cadets aboard.”

Initial training An initial cadre training package came with the contract for the new vessels. The aim of this training, provided by Victoria Shipyards Limited, was to train the trainers by endorsing previously “Tender Command qualified” and “Tender Charge qualified” personnel to receive the “ORCA Class endorsement.”

The new ORCA PCT is performing as advertised. In the coming months it will become the primary introductory training platform. The 50-year-old YAGs will become the topic of legend and nostalgia. LCdr Pash is the public affairs officer for Regional Cadet Support Unit (Pacific).

The ORCA OIC training is designed to provide sufficient training for junior officers, senior boatswains and clearance divers to safely navigate, manoeuvre and exploit the expanded capability of the new ships, as well as provide leadership to a small crew in both normal and emergency situations.

The training is stringent and the standard for success is very high.

Looking for course candidates To build and maintain a pool of qualified ORCA-endorsed personnel to sail the new ship, the Navy has cast a net across all user groups, encouraging personnel to request Tender OIC Training and/or the ORCA-Specific Training package and challenge the Tender OIC Board. Regular and Reserve Force Bridge Watchkeepers and Reserve officers with previous Tender Charge or Command qualifications are required to take the ORCA-specific training and successfully pass the board and ‘check ride’. A new stand-alone Tender OIC Course is available to CIC officers, as well as to qualification level six boatswains and clearance divers. This eight-week course is run by NOTC VENTURE. In addition to the course qualification, candidates need an additional 42 days at sea before sitting the board. Cdr Tony Evans, deputy commander of Maritime Operations Group Four says, “The PCT OIC Course truly exemplifies ‘Total Force.’ The training assessment and check ride is identical for everyone, including full-time and part-time Primary Reserve members, CIC officers, as well as full-time Regular Force members.” He adds, however, “Not everyone will be afforded the opportunity or the privilege of commanding a PCT. The training is stringent and the standard for success is very high.”

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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These courses were filled by a mixture of Naval Officer Training Centre (NOTC) VENTURE and Canadian Forces Fleet School (Esquimalt) staff— who will be generating courses—as well as personnel from the Naval Tender Section, Maritime Operations Group Four, Naval Reserve Divisions, Cadet Program instructors and Regular Force and Reserve Force MARS officers. Subsequently, NOTC VENTURE introduced the Tender OIC Course to begin to meet the OIC requirement. Fleet School is offering the ORCA Class Engineer Course and Senior Boatswains Course.

The initial contractor-led training and subsequent instruction has generated a small group of ORCA-endorsed officers, Marine Engineering Systems Operators (MESOs) and senior boatswains. The majority are Regular Force personnel with nine Primary Reserve officers (seven Class ‘B’ and two Class ‘A’), one CIC officer and the first naval reserve MESO.

Most operations can be done from the bridge of the new ORCA Class tenders. Here, Lt(N) Cardinell, the first CIC officer endorsed to operate the new tenders, surveys the state-of-the-art bridge.

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RISK AWARENESS

Capt Rick Butson

Risk awareness for outdoor cadet activities In March of 1999 I stumbled across an article on a 1978 canoeing accident that resulted in the deaths of one adult and 12 youths from St. John’s Anglican Boarding School in Claremont, Ont. The shock and tragic nature of this accident really hits home for instructors involved in designing, planning and conducting outdoor cadet activities. <

In the St. John’s canoeing tragedy of 1978, weather and water conditions were a risk factor. Here, a qualified instructor accompanies a cadet canoeing in white water at the Vernon Army Cadet Summer Training Centre in British Columbia. This helps mitigate the risk factor. (Photo by Capt Chris Gerbrandt)

The article, in Canoe & Kayak magazine, read like many case studies of accidents resulting from outdoor activities: everything was going well until a number of factors combined to result in tragedy. In the case of St. John’s, four, 6.7-metre canoes capsized in the frigid June waters of Lake Temiskaming in Northern Ontario in rapid, domino-like succession on the first day of what would have been an 800-kilometer canoe trip. Even though the Cadet Program has formalized risk-reduction policies, practices and procedures in documents such as the Water Safety Orders, Royal

Judging and dealing with risk ultimately relies heavily on the skill and common sense of the leader conducting the activity. 24

Canadian Army Cadet Adventure Training Safety Standards, CATOs, regional orders and so on, judging and dealing with risk ultimately relies heavily on the skill and common sense of the leader conducting the activity. In addition to being familiar with policies, a leader must be diligent at the planning and conducting stages in both analyzing activities for dangerous conditions and establishing procedures to remedy them. Remedies might include reducing the risks of the activity itself, bringing in additional skilled leaders to help conduct the activity, or deciding to cancel the activity because the risk is too high.

Reducing risks In the St. John’s canoeing tragedy, a number of risk factors contributed to the accident:

• a lack of sleep the previous night • little food the day of the accident • a weak canoeist in the stern • weather and water conditions Reducing risks is a process of analyzing the risk factors of an activity and taking steps to offset, reduce or eliminate those factors. When faced with increasing risks, it is critical that you take proportional steps to increase safety. Your goal is to maintain a balance between risk and safety. If you cannot maintain that balance by either reducing the risk factors, or increasing the safety factors, then the activity should be cancelled.

Ensuring skilled staff While the St. John’s group had a number of skilled staff, they also had one weak canoeist in the critical stern position. CADENCE

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The certifications and skill levels of instructional staff must be proportional to the risk of the activity being planned. If, when planning an activity, you find you lack experienced officers or a sufficient ratio of officers to cadets, you can go outside your corps/squadron to enlist help in conducting it.

No officer wants to be the one to cancel a training activity. Commonly, disappointed staff, parents and cadets will react negatively; however, if risk factors make the activity unsafe, leaders must be prepared to choose that option—not only during planning, but also when an activity is already under way.

Through regional cadet instructors schools and regional cadet support units, the Cadet Program has certified a pool of officers to work as specialist instructors for such activities. It may also be possible to gain regional approval to hire external instructors by contracting out such high-end adventure activities as caving or high ropes. While costly, this option may reduce risk to an acceptable level and open the door to some excellent training opportunities for your cadets.

Making decisions about the risks of an outdoor activity can be intimidating, even for experienced officers. For this reason it is wise to gather occasionally with staff to develop standard operating procedures for your corps/squadron activities. This exercise develops a junior officer’s awareness of risk and gives him/her the tools and knowledge to make an informed judgment when faced with unexpected risk factors.

Deciding to cancel The St. John’s canoe tragedy is a sobering illustration of what can happen when an activity continues in spite of numerous risk factors.

For corps/squadrons, good communication is the key to dealing with initial dissatisfaction caused by cancelling an event. Most people will support the decision when they realize it was made to ensure the safety of cadets and officers.

The certifications and skill levels of instructional staff must be proportional to the risk of the activity being planned. We must all take a proactive approach to risk—take steps to remedy risky activities and have plans to deal with risk. Policy documents exist to help you mitigate risk by prescribing instructor to cadet ratios, intensity levels, lists of safety equipment and so on. Becoming risk-wise places you in a good position to maintain a proactive approach to outdoor activities and ensure we keep participants safe and avoid tragedies. Capt Butson is the staff officer, army cadet program development for Cadets at Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers.

Safety first Sometimes, instructors are required to cancel a trip in the interest of safety— even though the trip may already be under way. Due to concerns for cadet health and weather conditions (temperatures of up to 35 degrees Celsius, severe thunderstorms and tornado warnings), instructors were forced to cancel a canoe expedition involving 28 cadets from HMCS ONTARIO’s Granby Division in July of 2007— part way through the expedition. Thirty cadets from Grandmere Division continued the trip two weeks later, ending the expedition without incident at Parliament Hill in Ottawa. The expedition was planned to celebrate the 175th anniversary of the Rideau Canal. Here, cadets depart from Rideau River Provincial Park—the end point for Granby and the start point for Grandmere.

(Photo by Lt Diego Alvarez-Ossa, a canoe trip leader for both legs)

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Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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BRAVO!

He can juggle live ducks while walking on water “Capt Roy Herrington has the most amazing ability to connect individually with each cadet. He can rapidly assess their interests, strengths and weaknesses and use this information to inspire each to achieve their potential.” These few words were among many words of praise from 2Lt Bil Derby, the administration officer for 205 Air Cadet Squadron in Nanaimo, B.C., when he nominated Capt Herrington for recognition in Bravo! This new Cadence feature showcases leaders, whose innovation, dedication and service are making a difference in the Cadet Program. 2Lt Derby’s nomination caught our attention when he claimed that Capt Herrington can “juggle live ducks while walking on water”. 2Lt Derby should

Capt Herrington counts taking this provincial team of biathletes to national competition in 2007 and bringing home medals as one of the highlights of his career. Here, he and co-coaches Mindy Meyer of Prince George, left, and Beth Devlin of Victoria, share a happy moment.

know. Capt Herrington was his band and survival officer in the 1980s and is “the reason I am in uniform now and the type of officer I strive to be.” What is that kind of officer? According to 2Lt Derby, Capt Herrington sets such a high standard for himself that cadets feel compelled to follow him and live up to his confidence in them. His former cadets consistently say that Capt Herrington always delivers what he demanded from them: personal excellence and professionalism.

Dedication Capt Herrington has taken a vast number of courses, including technical shooting, band, outdoor survival,

abseiling, supply and orienteering. He has also been a Duke of Edinburgh trip leader. All of these experiences, he believes, have given him greater confidence in his abilities and made him a more well-rounded person. He has even been a Duke of Edinburgh trip leader. All of these experiences, he believes, have given him greater confidence in his abilities and made him a more wellrounded person.“Capt Herrington is the person we can always count on to step up when everyone else is ‘busy’,” says 2Lt Derby. “Rumours abound that he has been on cadet exercises for all but two of his wedding anniversaries.” His wife of 35 years, Cathy, understood his passion for Cadets before she

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“Rumours abound that [Capt Herrington] has been on cadet exercises for all but two of his wedding anniversaries.” ...2Lt Derby

Service When he became an officer cadet in 1972, Capt Herrington says he viewed it simply as an extension to “being a cadet”. “I don’t know if you could say that I was inspired to become an officer,” he says. “At the time it was just a means to an end for me. It was fun, truly.” He loved small-bore rifle and band, so he led the band at 676 Air Cadet Squadron in Sidney, B.C., where he had started as a cadet. Shortly after he moved to Nanaimo, he took over the 205 Squadron band and continued, on and off, for the next 23 years. “We had some outstanding musicians. Some became Pacific Region instructors and are still in the system,” he says. With maturity, he realized that cadets really “dug the stuff” he was teaching and that he was a good teacher. “Gradually, it seemed to be a duty or calling I was good at,” he adds. Capt Herrington wasn’t just good at band and small-bore rifle, however. He has held almost every position with the squadron, including two terms as commanding officer (CO). During his second term, there was a waiting list to join the squadron because it had grown too large. Capt Herrington is perhaps most comfortable with cadets in Vancouver Island’s outdoors. “I have taken many hundreds of cadets to dozens of mountain tops, explored dozens of

river valleys with them and camped in locations and conditions that most sane people would avoid,” he admits. “Some of my fondest memories are being with cadets, fighting for a common goal in the wilderness environment. Most difficulties are forgotten when the goal is reached.” One event that stands out was a daylong brutal snowstorm he and his senior cadets endured on a hike to Mount Arrowsmith on Vancouver Island. “Late at night the sky cleared, the temperature dropped and we stood on that mountain top in rapture. We looked down at the west coast of the island, with the Pacific Ocean beyond and east to the lights of the city. It was -15 degrees Celsius, but we thought life doesn’t get much better than this.” Another incredible experience, he says, was taking the provincial biathlon team to CFB Valcartier last winter and bringing home medals. His Nanaimo team made up half the provincial team.

Views on officer development and leadership Capt Herrington has taken a vast number of courses, including technical shooting, band, outdoor survival, abseiling, supply and orienteering. He has also been a Duke of Edinburgh trip leader. All of these experiences, he believes, have given him greater confidence in his abilities and made him a more well-rounded person.

“You have to get to know your people, either through direct questions, or—if they are slow to give up personal information—by watching them over time to see how they react to their training and winning their confidence slowly.” Capt Herrington believes that everyone has to develop their own leadership style and consciously practise it. “I’m always wary about what I say and how I say it,” he states. “We are paid to look after other people’s children after all.” “New cadets are so easily intimidated by older people in uniforms to begin with, so there is no need to add any ‘attitude’ to the mix,” he says. “All good officers recognize this and will leave their attitude and egos at the door. The point is to show a cadet that they can operate in a comfortable, welcoming atmosphere, while learning that there are rules and consequences for poor behaviour. Whether they realize it or not, I think all teenagers want to know what their boundaries are.” Capt Herrington has recently retired from his civilian job, but shows no signs of slowing down with Cadets. He does hope, however, to spend a lot more time with his five grandchildren and his two grown children, both former cadets and band members. Capt Herrington received the Queen’s Golden Jubilee Medal in 2003 for contributions to the community and will receive his second bar to his Canadian Forces Decoration in December.

Capt Herrington (right) and another former CO of 205 Squadron, LCol Doug Slowski (left), attend an event honouring Capt Sean Morris, a former cadet with the squadron. Capt Morris and his Cormorant crew received an international award for bravery and technical expertise following a daring rescue of three survivors of a helicopter crash.

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married him. It began in 1966 when he became a cadet. At 17, he received his power wings—one of the most important events in his life. “When I went to attend my final wings parade for power, I forgot to pick up my girlfriend who was supposed to attend with me,” says Capt Herrington. “I was so keyed up, it wasn’t until after the awards were handed out that I realized Cathy wasn’t there.” Cathy obviously forgave him.

He has also taken courses in his civilian job that have helped him with Cadets, including firstaid and professional driver training. Of his ability to “connect” with cadets, he believes every good officer has to have that ability.

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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Submitted by Regional Cadet Instructors School (Prairie)

OFFICER DEVELOPMENT

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The compulsory components of the updated corps/squadron program are: a) Mandatory, optional, and directed optional training. b) Mandatory training, optional training, and local options. c) Complementary and optional training. d) Mandatory and complementary training.

2

The updated corps/squadron program consists of parade night sessions along with supported training days. The number of supported training days for year one of the updated program is: a) 8 days, exactly the same as the existing local program. b) 10 days: 4 days mandatory and 6 days complementary training.

5. (f) Reference: Chapter 4, Performance Objectives and Lesson Specifications

c) 10 days: 6 days mandatory and 4 days complementary training.

4. (a) Reference: Chapter 2, paragraph 3 of elemental year one QSP

d) 8 days: 4 days complementary and 4 days optional training.

3. (b) Reference: Chapter 2, paragraph 2 of elemental year one QSP 2. (c) Reference: Chapter 2, paragraph 3 of elemental year one QSP

a) Is exactly the same as optional training in the existing program.

1. (d) Reference: Chapter 2, paragraph 2 of elemental year one Qualification Standard and Plan (QSP)

3

Complementary training:

b) Is required training in that the prescribed amount must be completed, but corps and squadrons can choose from a range of available content.

d) Is simply the updated programâ&#x20AC;&#x2122;s term for recreational trips.

4

Corps and squadron parade night training sessions in the updated program will contain: a) 60 periods of mandatory training and 30 periods of complementary training. b) 78 periods of mandatory training and 48 periods of complementary training. c) 60 periods of complementary training and 30 periods of optional training. d) 78 periods of mandatory training and 48 periods of optional training.

ANSWERS

c) Replaces directed optional training such as music, biathlon or marksmanship training.

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Which of the following statements regarding complementary training performance objectives (POs) and enabling objectives (EOs) are true? a) If you select a PO for complementary training, you must complete all the EOs in that PO. b) If you want to include EO C104.03, then you must also select EOs C104.01 and C104.02. c) You can select all, some, or none of the complementary content for a PO. d) Each complementary EO is a stand-alone event. The complementary EOs for a PO do not have to be taught in the sequential order in the training plan; for example, if you want to select C104.03, you do not have to select C104.01 or C104.2 first. e) Both a and b are true. f) Both c and d are true.

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SLt Bettina McCulloch Morden

POLICY

New policy affects civilian instructors

But what, if anything, has changed and how will these changes affect CIs now and in the future?

Pay Perhaps one of the biggest changes in the CI terms of service is pay. Except when CIs are employed at cadet summer training centres (CSTCs), CIs will be paid at the officer cadet (basic) pay rate for the first three years of employment. After that, CIs will be paid at the maximum rate of second lieutenant (basic). As of last April 1, the pay rates are $91.28 and $100.44, respectively, as per Table B to Compensation and Benefits Instructions 204.52—General Service Officers other than pilots.

occurs, CIs can expect to be paid at the lowest basic pay rate for the position. For example, if the position in which the CI is working is a captain or lieutenant (Navy) position, the CI will only be paid at the rate of lieutenant (basic), which currently amounts to $159.68. The maximum number of days that a CI can be paid for local, regional or national training activities is 20 days. All days worked in support of a regional or national activity will be paid, regardless of how many days have been worked at the corps/squadron—unless the CI is participating as a volunteer.

Training Another change that has come about under CATO 23-05 relates to training. As “CIs are employed because they already possess the ability or knowledge required by the cadet organization”, they are not normally eligible for further training. Yet, if the needs of the Cadet Program warrant it, CIs may be allowed to attend, on a case-by-case basis, specialized courses limited to:

When there is no qualified CF member available to fill a position, CIs may also be employed at a CSTC. If this situation Professional Development for Leaders of the Cadet Program

• Cadet Unit Supply Officer • Cadet Unit Administration Officer • Range Safety Officer (Air Rifle) • Glider Instructor / Tow Pilot • Unit Biathlon Coach. CIs authorized to attend training are entitled to pay, in addition to the 20 days they are allocated at their corps/ squadron. They will be paid at either the officer cadet (basic) or the second lieutenant (basic) pay rate depending on their time in and previous experience with the Cadet Program. CIs are also entitled to reimbursement of travel expenses as set out in the Canadian Forces Temporary Duty Instruction located at www.forces.gc.ca/ dgcb/dcba/engraph/download_e.asp?docid =164&sidesection=2&sidecat=7. It must be understood, however, that CIs will not be entitled to incidental expenses or any other financial benefits not clearly set out in their employment agreements.

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Even if all things are created equal, civilian instructors (CIs) will continue to be a distinct group employed in support of the Cadet Program. As such, CIs have their own terms of employment, detailed in CATO 23-05 and updated last April.

Pier Alexandre Guimond, a civilian instructor at 643 Air Cadet Squadron in St-Hubert, Que. and a pilot at the Regional Gliding School (Eastern), shows 643 Squadron cadets a jet engine. The maximum number of days that a CI can be paid for local, regional or national training activities is 20 days. (Photo by Dimitri Papadopoulos)

Perhaps one of the biggest changes in the CI terms of service is pay. New policy... continues on page 38

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CADET TRAINING

Capt Catherine Capt Catherine Griffin Griffin the supervision of the RCSU (for example, additional drill and ceremonial activities and leadership training activities).

< Anyone involved in training cadets— including Capt Simon Laquerre, who instructs cadets at 643 Air Cadet Squadron in St-Hubert, Que.— should read CATO 11-04 carefully, as it is the blueprint for the updated cadet program. (Photo by Dimitri Papadopoulos)

Blueprint for the updated cadet program If you want to see a blueprint for the updated cadet program, take a long, hard look at CATO 11-04. Sixteen CATOs will be cancelled or amended as a result of this new CATO, which says a lot about its importance. The new CATO defines key terms that will help you understand the structure of the updated program and how it works. In fact, it is essential reading for anyone involved in training and support of the Cadet Program. More than just reading the CATO, however, you need to understand it. This article is meant to shed some light on the big changes within the four major components of the updated program—the Corps/Squadron Program, Regionally Directed Activities (RDAs), the Cadet Summer Training Centre (CSTC) Program and Nationally Directed Activities (NDAs). The adjacent chart provides the highlights. You may find these references useful in helping you explain CATO 11-04 to others.

What will I find in the CATO?

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In addition to providing key definitions, CATO 11-04 explains the “developmental periods” that training is structured around, lists training activities and explains the updated program’s four major components.

Corps/Squadron Program: Formerly known as local headquarters training, the Star/Phase/Proficiency Level Program is still composed of 30 training sessions (each with three 30-minute periods) and 10 training days/weekends. The big news is that there is a fifth level of training for cadets in years five and six of the program; secondly, you have a lot of choice within the compulsory program. Mandatory Activities must be completed as outlined in the Qualification Standard and Plans (QSPs), but commanding officers (COs) can choose from a long list of Complementary Activities to complete one-third of compulsory training. Regionally Directed Activities: RDAs fall into two categories: discretionary and non-discretionary. Discretionary activities are those chosen by COs of the regional cadet support units (RCSUs), based on regional resources and opportunities (for example, air rifle marksmanship championships and biathlon championships). Nondiscretionary activities are those in direct support of NDAs. These are organized, funded and conducted under

CSTC Program: We now have established definitions for standard training period, day and week. These provide parameters for how long, and what types of training are expected to occur at specified times. Some elemental courses will cease to exist and others will change names. There is also a common approach to content in courses common to all three elements, such as music, and fitness and sports. Second-year courses in the updated program will last for three weeks. This is a change for the army cadet program in particular. Nationally Directed Activities: The Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers (D Cdts & JCR), as well as elemental senior staff officers, may augment corps/squadron and/or CSTC programs with national activities. Some examples are international exchange programs and national air rifle marksmanship championships.

[CATO 11-04] is essential reading for anyone involved in training and support of the Cadet Program. Want more information? More charts and documents explaining CATO 11-04 may be found in the CPU folder of the “resources conference” on CadetNet, or by using the Cadet Program Update link in the “staff resources and tools” section at www.cadets.ca.

Capt Griffin is the officer responsible for Cadet and Junior Canadian Ranger programs educational outreach at D Cdts & JCR. CADENCE

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Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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• Possible, but not compulsory for any cadet to participate in activities • Supports the aim of the Cadet Program • Financed by the sponsoring committee and/or CATO 17-34

Optional Program

• These activities complement mandatory activities • Corps/squadron COs have the discretion to select complementary activities from a range of choices • Taking into account regional circumstances and requirements • 10 out of 30 training sessions • Four days comprised of training days and weekends

Complementary Activities

• 20 out of 30 training sessions • Six days comprised of training days and weekends

Mandatory Activities

(Additional drill and ceremonial activities, leadership training activities, effective speaking competitions, recreational sports activities, marksmanship activities, biathlon activities, musical training activities, first aid activities, CF familiarization activities, etc.)

• Organized, funded and conducted under RCSU supervision as determined by RCSU CO • Training courses and/or competitions

Discretionary

(Air rifle marksmanship championships, biathlon championships, inter-provincial exchanges, regattas and expeditions)

• Organized, funded and conducted under regional cadet support unit (RCSU) supervision

Non Discretionary

• The purpose of RDAs is to augment the corps/squadron program • To tailor the overall Cadet Program to match regional interests • RDAs are needed to support the NDAs • RDAs are sub-divided into two categories:

Phase Training / Star Program / Proficiency Level Program

• Two compulsory components that must be conducted by corps/ squadrons and completed by all cadets

REGIONALLY DIRECTED ACTIVITIES (RDAs)

CORPS/SQUADRON PROGRAM

• Opportunities offered to cadets after formal training and during “Sunday routine” • Extra-curricular activities enhance what is learned during the day, offering fun recreational opportunities that allow for recuperation, encourage socialization, and allow cadets to pursue personal interests

Extra-Curricular Activities

(2) Specialty training (Performance Objectives)

(1) Standard components (Administrative)

Activities outlined in the Qualification Standard and Plan (QSP) that are requisite for CSTCs to conduct:

Mandatory Training

The CSTC program shall be developed and conducted based on two primary components:

• Seven days; including six training days and one day dedicated to extra-curricular activities

A standard training week:

• Eight 40-minute periods conducted during the daytime • Evenings dedicated to extra-curricular activities

A standard training day:

• Two weeks (14 days) • Three weeks (21 days) • Six weeks (42 days)

Program course durations:

• The CSTC program is integral to the overall Cadet Program • Opportunities to develop advanced knowledge and skills in specialized activities and to develop instructors for these activities

CADET SUMMER TRAINING CENTRE (CSTC) PROGRAM

(National air rifle marksmanship championships, biathlon championships, international exchange programs, ship deployments, national regattas, tall ship deployments and seamanship concentration, domestic and international expeditions, Oshkosh Trip, York Soaring Awards, etc.)

• The purpose of NDAs is to augment the corps/squadron program • To tailor the overall Cadet Program to match elemental interests and capitalize on national and international opportunities and resources

NATIONALLY DIRECTED ACTIVITIES (NDAs)

CA DET PR OGRAM OU T LI NE S UM M A R Y


OFFICER DEVELOPMENT

Maj Robert Gignac

Lifelong learning

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Maj Gignac teaches students at the Flight Training School in Gander.

For leaders of this great youth program, leadership means embracing lifelong learning, both formal and informal. Warren Bennis, a distinguished professor of Business Administration at the University of Southern California and a pioneer in the field of leadership studies, claims in his book, On Being a Leader, “You are your own best teacher.” Keep this in mind as you begin to implement the updated cadet program this fall. If you are a new CIC officer, you will learn a lot about the new approach to cadet training during updated CIC officer courses. However, many of you will not take these courses because you have already completed your formal training, are a civilian instructor, or are a senior cadet. For you, the best way to educate yourself about the updated training philosophy and instructional methods is to direct your own learning by using A Leader’s Guide to Learning in the Cadet Program, available at www.cadets.ca/support/docs/ Leaders%20Guide%20Eng.pdf. This invaluable resource provides a smart and simple start to your development as a better instructor and leader. Reading it will give you an excellent overview of the new approach and how to apply it when you teach cadets.

The guide is short, snappy and discusses how to create an effective learning environment taking into account the following: • how youth develop and learn • the tools that help them learn • how factors like safety, stress, movement, sleep and nutrition affect their learning • how to instruct cadets through experience-based activities Understanding these things will help you deliver training that is good for cadets. At the same time, it will help you improve your communication, instruction and presentation skills. No matter how effective the Leader’s Guide may be, however, it is only one step in your lifelong learning journey. Self-directed learning, in particular, takes commitment, time and the courage to look into the mirror to see who you really are—blemishes and all. To expect perfection is unnatural, but to strive for it isn’t. In this hectic world, finding time to do this can be especially challenging,

Learning...lies at the very core of all human potential.

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particularly when you are already stretched to the limit by commitments to work or school, as well as to the Cadet Program, family, friends and your community. You will discover, however, that whatever efforts you make towards lifelong learning—whether it’s reading and practising the Leader’s Guide, considering my tips and ideas on the next page, or finding your own resources—you will improve every area of your life. According to the Canadian Council on Learning (CCL) at www.ccl-cca.ca, research shows that although formal learning is vital, informal learning— in the workplace, at home and in the community—is also important and can improve technical skills, impart specific knowledge and develop the softer skills increasingly demanded by today’s workplace. “Learning…lies at the very core of all human potential,” says the CCL. “It fosters our ability to create, think and solve problems and allows us to envision the kind of lives we want for ourselves.” Maj Gignac, who lives in Lewisporte, N.L., is the chief ground flight instructor at the Flight Training School in Gander, N.L. and is a retired teacher and principal. Maj Gignac is the former commanding officer of a local squadron and of the cadet summer training centre in Greenwood, N.S.

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Consider reading, studying and assessing the following viewpoints, many supported by the Leader’s Guide: • Listen. Get into the habit of paying attention to your own words and listen carefully to the words of your staff during group discussions. This will lessen your chance of misinterpreting things. • Develop the problem-solving skills that are necessary for lifelong learning. Accept the fact that there is no ‘best plan’ that will eliminate or solve all problems. However, you can become proficient in real-life problem solving. (Problem-based learning) • Discover your own learning style. We all learn in different ways. Refer to the Leader’s Guide to determine your best learning style. • Learn from your peers/on-job training. Shadow a community leader for a day or longer. Pick his/her brains and ask many questions. Leadership observed in one sector of your community can be practised in your corps/squadron because most leadership practices are transferable. • Learn new things. All leaders—novice or experienced—reach a point where they realize they must learn new things and discard old patterns. • Develop ‘soft’ skills. “Great leadership works through the emotions,” say Daniel Goleman, Annie McKee and Richard Boyatrzis in Primal Leadership: Realizing the Power of Emotional Intelligence. Learn and practise ‘soft’ skills like empathy, integrity, loyalty and magnanimity. These kinds of interpersonal skills are essential to understanding another officer, cadet, and/or parent. • Determine your greatest leadership strength and improve on it. In their book, Now, Discover your strengths, co-authors Marcus Buckingham and Donald O. Clifton very clearly illustrate that anyone can identify their greatest talents and build them into strengths. They offer a practical how-to guide. • Learn from experience (experiential learning). Learning from experience takes place in an ongoing cycle of experiences; it starts with the concrete, says David Kolb in The Dance of Change: The Challenges of Sustaining Momentum in Learning Organizations. (www.infed.org/biblio/b-explrn.htm). Mr. Kolb’s theory is that most of us learn by participating in everyday experiences and reflecting on them. In other words, we sponsor our own self-education. • Address your own shortcomings. Accomplished leaders do not focus attention on their co-workers’ shortcomings and their own needs; rather, they first address their own shortcomings and their co-workers’ needs. • Care for your people. This is not a cliché, nor is it out of style. From ancient times to today, effective leaders have practised ‘servant’ leadership. Read as many biographies of successful leaders as you have time for. • Don’t complain. Complaining will only discredit you. When you need to bring up criticism, be prepared to offer one or more solutions. • Learn from everyone. At the end of the game, the king and the pawn return to the same box. • Don’t be afraid to make mistakes. Senator Robert Kennedy contended that those who are exalted as extraordinary leaders make extraordinary mistakes. Babe Ruth not only set a record for home runs, but he also set a strikeout record. Failures—if you learn from them—are only stepping stones to success.

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Maj Gignac was the commanding officer of the cadet summer training centre (CSTC) in Greenwood, N.S., from 2002 to 2004. He says his leadership style is “unorthodox”, which is evident here: he asked a cadet and teddy bear to co-conduct when he conducted a musical selection at the CSTC.

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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SHARING IDEAS

< “You never know when there will be space available for that awesome photo you thought should be on the front cover,” says Lt Alvarez-Ossa. He submitted this photo of cadets from HMCS ONTARIO on Parliament Hill.

Lt Diego Alvarez-Ossa

Writing for Cadence Do you have experience inside or outside the Cadet Program that would help other CIC officers and civilian instructors (CIs)? Share your knowledge through Cadence. But before you invest your energy and time to write and submit an article, you should know some things about Cadence. Recently I submitted an article on a great canoe expedition that took cadets up the Rideau Canal right to Parliament Hill. I thought for sure that it would be published in Cadence. I was disappointed when the article was not published and so I asked what it was missing. The answer was simple; I didn’t consider the following guidelines:

10 tips on writing for Cadence • Space. Limit your article to around 450 words if you can. If you are writing for the News and Notes section, it should be less than 250 words. Remember, every article cannot be published. • Audience. Cadence is primarily for CIC officers, Civilian Instructors and volunteers; it is not a cadet magazine. • Purpose. Write interesting articles that help, teach, inspire and guide. • Balance. Most of the magazine is devoted to articles that contribute to the professional development of our adult leaders. The News and Notes section carries articles that are “newsy”, or have some public relations value— usually on a national scale.

• Feedback. Email your article idea to the editor (marshascott@cogeco.ca) to solicit feedback well before the copy deadline. There may be reasons for not publishing it: the timing may be wrong, there may not be space or the subject may have been covered in a previous issue. The editor will work with you to develop your ideas. • Timing. Be mindful of submission deadlines and the relevancy of your article at the time of publication. Copy deadlines and publication targets are published in every issue of the magazine on page three and on the website at www.cadets.ca. • Focus. Remember your main reason for writing the article. Don’t veer off into other subject areas. • Framework. Use your experience as a tool to illustrate concepts and ideas. Use quotes from others and where possible, examples. • Appeal. Write articles that readers can identify with and find useful. Share best practices. Write about what your corps/squadron does best. • Photos. Include action-oriented, high resolution photographs to supple-

Email your article idea to the editor (marshascott@cogeco.ca) to solicit feedback well before the copy deadline. 34

ment your text and capture attention. Avoid shots that show a group of people standing for a picture, or do not clearly show faces. You can find submission guidelines for Cadence at www.cadets.ca. Information can also be found on the Cadence conference on CadetNet. A note on page three of every issue of the magazine requests that potential authors contact the editor if they are interested in writing, or have an idea for an article. Again, keep in mind that Cadence is aimed at providing “Professional development for leaders of the Cadet Program.” Often overlooked, all of the points provided in this article are important considerations when writing for Cadence. Remember that Cadence is not the only medium interested in articles or photographs. Consider sending your article to your league, your regional webmaster through your detachment, or to national and local newspapers, through your regional public affairs officers. Lt Alvarez-Ossa is involved in Central Region’s army cadet expedition training program at zone, regional and national levels. He is also involved in canoe training and administration at cadet summer training centres and with local corps.

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We want you! Help us improve CIC training CIC training staff at the Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers (D Cdts & JCR) are looking for ‘subject matter experts’ to help improve and develop CIC courses. As past issues of Cadence have indicated, CIC training is undergoing a major change—some courses are being improved and updated while others are being developed from scratch. These changes will ensure that CIC training not only meets the needs of the new cadet program, but also that there is one national standard for CIC training. So far, writing boards have been convened to develop the following courses: • Basic Officer Training Course • CIC Occupational Training Course • Sea, Land, and Air Environmental Training Courses

Local officers from across Canada are joining CIC officers from D Cdts & JCR to create training materials (including lesson specifications and instructional guides) that regional cadet instructors schools and other training establishments will use to deliver the updated CIC training program. Perhaps you would like to become involved in one of these upcoming boards.

Course development boards Fall 2008 • Unit Conflict Management Advisor • Small Boat Operator and Safety Boat Operator • Sailing Coach • Expedition Leader January 2009 • Cold Weather course Fall 2009

• Senior Instructor Course

• Basic Canoe Instructor

• Intermediate Officer Training Course (to replace the Captain Qualification Course)

• Canoe Trip Leader

As well, specialty training writing boards were convened last January for the Abseil Instructor and Range Safety Officer (Air Rifle and Small-bore-Biathlon) courses.

• Moving Water Leader 2010 • Training Officer • Commanding Officer (Corps/ Squadron)

NCdt Ian Hood took his small craft operators program instructor certification at CSTC HMCS QUADRA last summer. Small Boat Operator and Safety Boat Operator courses are being redesigned this fall. (HMCS QUADRA photo by Lt(N) Ann Beresford)

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OFFICER TRAINING

Lt(N) Brenna Campbell, Lt(N) Darin McRae and Capt Kony Trudel

Subject matter experts are needed to help develop all of these courses during boards that last from four to eight weeks. If you would like to participate, watch for employment messages posted under “Employment Opportunities” on www.cadets.ca. Candidates should have a broad range of experience with the Cadet Program, or with CIC training, at the corps/squadron, zone, regional or national levels. Equivalent civilian experience is welcome. Writing teams are made up of a mixture of regional staff and corps/squadron officers who apply and compete for employment. The selection process includes a file review, interviews, assignments and a reference check. Ensure you meet the prerequisites and submit a résumé and covering letter clearly outlining how you meet the employment requirements. The names of the selected candidates are then placed on a national merit list. Based on your expertise and availability, you may be chosen for a specific writing board or other class ‘A’ employment opportunities that stem from writing board results. When a writing board concludes, subject matter experts are often hired to refine the work. This could be you! Lt(N) Campbell, Lt(N) McRae and Capt Trudel are CIC courseware development officers for Cadets at D Cdts & JCR.

Tips for selection • Read the employment opportunity announcement carefully to ensure you meet the prerequisites. • Ensure your covering letter and résumé adequately address the preferred and desired qualifications. Be detailed and accurate in your letter, providing examples and descriptions of your experience. Many times, covering letters are far too brief and résumés do not clearly illustrate the aspects of a candidate’s background. Include corps/squadron and cadet summer training centre experience, as well as specialty courses you have taken. It is hard to consider you for selection if you do not submit sufficient information. • Note the point of contact provided in the employment opportunity announcement so you can get answers to any questions you may have about your submission or the hiring process. • Prepare for the interview as you would for any other job. Become familiar with the organization’s mission, aim and vision. Be prepared to discuss and give examples of your pertinent work experience.

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VIEWPOINT

Lt Ben Feist Quality of life at CSTCs themselves is also a topic of serious concern. The most pressing issues are not economic— no staff member expects a five-star resort. Staff are mainly concerned with personal treatment and working conditions. Although I have been fortunate in the CSTCs I have personally attended, stories abound of CSTCs where, among other things, individuals work long hours with little to no time off, adults cannot cross quarters, married quarters do not exist, members live in rundown buildings, and members have limited access to personal Internet and phone. Why would people repeatedly return to this kind of poor treatment and substandard conditions?

Recommendations <

The quality and efficiency of all CSTCs are reviewed every year in an effort to get best value out of them. Based on a review of Albert Head Cadet Summer Training Centre in Victoria, new staff accommodations have been built.

Summer employment and selection—the best we can do? Quality of life was the theme of a 2003 Cadence issue. Nearly five years later, has quality of life improved? At a time when many cadet summer training centres (CSTCs) are desperate for staff, can anything be done to attract, and more importantly, retain CSTC staff over a period of several years? The CF defines “quality of life” as follows: “Quality of life in the CF is the degree to which the well-being, work environment and living conditions of our people and their families are consistent with evolving standards, while recognizing the unique demands of military service in accomplishing the mission of the CF.” 1 Although CSTC employment is a unique type of CF employment, it is no less important. In a CF Directorate of Quality of Life study, 4000 CF members were asked to evaluate the statement “Senior leadership truly cares about my quality of life”. More than 50 percent somewhat disagreed.2 How would CSTC adult staff and staff cadets respond to a similar question?

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Change needed A 2008 study on psychological climate and job satisfaction determined a strong negative correlation between autonomy and individual attrition.3 “Autonomy is the degree to which individuals can set their own work procedures, goals, and priorities.”4 If members of an organization feel they can set their own goals and priorities, they are more likely to remain in the organization. It is imperative that we consider this reality within the Cadet Program if we want to reduce staff turnover at CSTCs or in the CIC nationally. Nationwide, the summer staffing process is outdated and arbitrary. Individuals, particularly at the junior officer and staff cadet level, are slotted into positions and given limited choice. Placing individuals into staff positions on the sole basis of element or immediate vacancy at a particular CSTC is ineffective and unfair.

A first step would be to set a base-level standard for appropriate staff accommodation and access to amenities such as phone, Internet, fitness facilities, and messing. At the very least, this would provide guidelines for CSTCs and assist in identifying those that require infrastructure upgrades. A second step would be to develop a national, centralized demographic cell to determine trends and attitudes concerning quality of life at CSTCs and the summer staffing process. Comparatively reviewing staff turnover among CSTCs would provide valuable insights on which CSTCs and regions retain staff at a high rate. An annual CSTC quality of life survey would allow a clearer perspective on the attitudes and perceptions of staff. Open access to this information on the national website would also be helpful. A third step would be to create a national CSTC staffing and quality of life cell and to remove this responsibility from the regions. Alternatively, a national policy could clearly delineate responsible summer staffing procedures. Individual preferences, previous experience, and academic qualifications should be held above all concerns, and modified only when a clear and defensible need exists. Alternatively, the responsibility for staffing could be shifted to CSTCs themselves. CSTC staffing procedures would also benefit from transparency. Publishing CSTC slates and waiting lists on CadetNet weekly would reduce the CADENCE

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”Like any employer, CSTCs must reduce turnover to the lowest possible level.”

mysterious nature of staff selection. A centralized summer staffing section on the national website would identify CSTCs with staffing vacancies. Both adult staff and staff cadets should have a clear and accessible chain of command for summer staff selection inquiries. An inclusive, people-first approach must be taken to summer staff selection.

Moving ahead The Canadian Cadet Movement (CCM) faces undeniable difficulty in staff retention. The problem seems to lie in a fundamental lack of concern with CSTC staffing and quality of life. Sprawling bureaucracy and the stop-

gap procedure of filling vacancies on a list provides no demographic picture of CSTC staff, no meaningful understanding of quality of life issues, and no ability to track demographics or issues. Substantial and systemic issues cannot be effectively identified and communicated, regionally or nationally. It would be cost-effective for the CCM to carefully consider the quality of life at CSTCs. Staff turnover is directly related to the “strength of people’s desires to continue working for an organization because they agree with its underlying goals and values.”5 If people perceive CSTC staffing authorities and CSTC hierarchy as detached and uninterest-

ed in their well-being and autonomy, people will continue to avoid staffing CSTCs, or leave the program entirely. Like any employer, CSTCs must reduce turnover to the lowest possible level. Rather than treating individuals as if they are ‘lucky’ to receive a summer posting, we must realize that happy, well-treated, valued employees are effective employees. This shift in philosophy will ultimately lead to a happier, healthier, more efficient workforce during summer training and a stronger summer training program for our cadets. Lt Feist is the training officer with 2293 Army Cadet Corps in Saskatoon, Sask.

References: 1 Craig Dowden. The Action Group. (2001). Quality of Life in the Canadian Forces: Results from the National Survey. Retrieved from: http://www. forces.gc.ca/qol/pdf/01_13_e.pdf. 2

Ibid.

3 O’Neill, Bonnie S. & Arendt, Lucy A. (2008). Psychological Climate and Work Attitudes: The Importance of Telling the Right Story. Journal of Leadership and Organizational Studies. 14.4 (May 2008): Pg 353(18). 4 Koys, D. J., & DeCotiis, T. A. (1991). Inductive Measures of Psychological Climate. Human Relations: 44(3), 265-285. 5 Perry, Ronald W. & Mankin, Lawrence D. (2007). Organizational Trust, Trust in the Chief Executive and Work Satisfaction. Public Personnel Management. 36.2 (Summer 2007): Pg 165(15).

a work in progress The Directorate of Cadets and Junior Canadian Rangers (D Cdts & JCR) responds: The Canadian Cadet Organization supports 24 CSTCs across the country, from St. John’s, N.L., to Victoria, B.C., with a detour north to Whitehorse, Yukon. At most of these installations, staff is accommodated in various types of buildings; elsewhere, staff spends the summer sleeping in tents. CSTCs are intended to provide temporary accommodation for six to eight weeks. This reality is well known by those who apply to serve at CSTCs. Annually, D Cdts & JCR staff review the quality and efficiency of all CSTCs in an effort to get best value out of them. In the past few years, Argonaut (in Gagetown, N.B.) has received new recreation shelters for officers; Blackdown (in Trenton, Ont.) has received a new kitchen and dining hall; Cold Lake (in Alberta) has received a new ablution building; and Albert Head (in Victoria) has received new staff accommodations, to name a few. Other infrastructure improvement projects—such as a new ablution building in Bagotville, Que., improved laundry facilities at HMCS QUADRA in Comox, B.C., and a new accommodation block in Whitehorse—are at various stages of realization. We are aware that the quality of life varies from one CSTC to another and could vary within the same CSTC, depending on the assignment and duties of each member. Some CSTCs are located on a CF base, where additional services such as access to a gym and pool and/or to married quarters can be offered; others are located in more remote locations that have limited access to Internet and phone lines, or where cell phone service is simply not available. Nevertheless, all CSTCs do provide basic services. The CSTC staff selection process is a regional responsibility based on CATO 23-10, Annex B. This policy was developed to guide the regions in establishing a fair and equitable selection process. As this is a new policy—in place for less than a year—regions have not applied it to the same extent. But in the near future, we expect all regions to have a fair and transparent CSTC selection process in place.

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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CIs authorized to attend training are entitled to pay, in addition to the 20 days they are allocated at their corps/squadron. New Policy …continued from page 29

Standards of dress The third significant change to CATO 23-05 is the express detailing of CI standards of dress. When participating in corps or squadron activities, CIs are to wear the civilian equivalent of the uniform that their unit officers are wearing. Similarly, when participating in parades or public presentations, CIs are expected to dress in appropriate business attire.

When CIs participate in specialized training activities (field training, sailing or flying for example), they may ask for a temporary loan of safety clothing from the corps/squadron, CSTC or school stores if available. Safety clothing should not have any insignia and be worn only in the exercise area. When travelling to and from the training area, CIs are to wear civilian clothing.

As a whole, CATO 23-05 clearly outlines the terms of service for CIs. For those CIs wishing to get more out of their experiences with the Cadet Program, it is highly recommended that they give the Cadet Instructors Cadre a try. SLt McCulloch Morden is a public affairs officer with Directorate General Reserves and Cadets.

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NEWS AND NOTES

Former CDS Gen Hillier endeared himself to cadets in New Glasgow just before he retired. (Photo courtesy of The News, Pictou County’s Daily Newspaper)

continued from page 9

Cadets and the CDS There’s no better way for cadets to become familiar with the CF than to meet its top soldiers. Some cadets did just that last May and June.

“Yes, that great big smile is genuine,” says Capt Loyd Olson, who sent this photo of LGen Natynczyk. Capt Olson is the commanding officer of 220 Squadron. (Photo by 17 Wing Imaging)

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Last May 26, then Vice-Chief of the Defence Staff LGen Walter Natynczyk was the reviewing officer for cadets of 220 Air Cadet Squadron in Winnipeg, Man. The former cadet with 220 Squadron joined the CF in 1975 and officially replaced Gen Rick Hillier as the new CDS at a change of command parade in Ottawa on July 2. A little more than a week before, while he was still CDS, Gen Hillier addressed cadets from five local corps and squadrons in New Glasgow, N.S. He was visiting New Glasgow to support a local fundraiser, sponsored by the Chamber of Commerce and supported by local cadets and CIC officers. Proceeds as-

sisted the Military Families Resource Centre, with a percentage going to local corps and squadrons.

about his youth, school days, reasons for joining the military, as well as its rewards.

Gen Hillier asked the cadets to gather around him for a personal talk.

Gen. Hillier personally congratulated the cadets on their successes and thanked the CIC officers there for all they do.

“Displaying the personality that has endeared him to so many over the past three years, Gen. Hillier stressed to the cadets the importance of high marks in school,” says Lt David Avery, supply officer with 219 Army Cadet Corps. The general also talked

CADENCE

Issue 26, Fall 2008


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