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dans ce numéro

Mot d’ouverture .............................................................................................................4 Courrier ..........................................................................................................................5 Bloc-notes ........................................................................................................................6 ARTICLE THÉMATIQUE : LE CONCEPT ÉVOLUTIF DE LA DISCIPLINE

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De la sanction d’un comportement à la modification d’un comportement ......10 De nos jours, la discipline consiste à enseigner à nos enfants, à les encadrer, pas seulement les forcer à nous obéir.

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Tendance vers la discipline positive dans les organismes de jeunes ....................12 De nombreux organismes de jeunes, dont le hockey mineur du Canada, Scouts Canada et les écoles, ont adopté une approche axée sur l’enfant en matière de discipline. Les Cadets ne sont pas un camp d’entraînement de type militaire! Faire le point avec les parents ..........................................................................14 par le Ltv Matthew Clark

Cerveaux en pleine croissance ..................................................................................15 De nouvelles preuves montrent que les cerveaux des adolescents sont en pleine croissance et cela aura une influence certaine sur notre concept évolutif de la discipline. La discipline positive contribue à une meilleure santé mentale chez les adolescents ..............................................16 La façon dont nous abordons la discipline peut avoir un impact sur la santé mentale de nos cadets, affirment deux éminents psychologues. Une bonne gestion de classe L’outil idéal pour prévenir les problèmes de discipline ................................18 par le Capt Bernice McKenzie

Donner aux cadets l’occasion de montrer leur force morale ...............................20 Les cadets sont à l’âge où ils commencent à prendre des décisions en fonction de leurs valeurs et non pas seulement en fonction des règles. Cela peut entraîner un conflit dans un environnement qui encourage le strict respect des règles. par le Maj Stephen Case

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Qualifié ou certifié? ....................................................................................................22 Les leaders des voyages en canot et les instructeurs de rappel doivent désormais devenir « certifiés » après s’êtres « qualifiés » en cours d’instruction. par le Maj Jeremy Bonnar

Forteresse : questions et réponses ..............................................................................23 Des réponses simples aux questions les plus courantes sur notre tout dernier outil. Instruction d’été Sélection transparente des cadets les plus méritants..............................................24 Un mentor avant tout!................................................................................................26 Comment devenir un bon mentor, développer les habiletés et améliorer la performance des membres et de l’équipe. par les Capt Maryse Larocque et Denis Lefebvre

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CADENCE

Numéro 15, Hiver 2004


Même les officiers peuvent avoir peur de parler en public ..................................28 Conseils pour faire passer votre message adapté à partir d’un article par le Capt Paul McKee

Choc culturel Transition d’un corps/escadron à un autre ............................................................30 Trois officiers donnent leurs conseils pour assurer une transition en douceur dans votre nouvel environnement. La course d’orientation Met à l’épreuve la forme physique et les habiletés, en plus d’être amusante....32 Conseils sur l’organisation de votre première compétition d’orientation.

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par le Capt Johane Andrews

Soyez prévoyant! Désignez un cadet pour suivre le cours avancé de musique militaire ...............33 À son retour, le cadet pourra diriger la musique de votre corps des cadets de l’Armée. par le Capt Isabelle Carreau

Travail d’équipe en topographie ..............................................................................34 Les officiers de 15 corps de cadets de l’Armée au Québec organisent une compétition annuelle pour aider leurs cadets à exercer leurs habiletés topographiques et de formation à l’aventure.

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par les Maj Daniel Melanson et Serge Leduc

Liens communautaires Une influence positive sur le maintien à l’effectif des cadets ..............................35 La façon dont la communauté perçoit le Programme des cadets est importante pour la « recherche d’identité » de nos cadets et, en bout de ligne, a un impact sur leur maintien à l’effectif de nos corps et escadrons. par le Slt Steve Fortier

Point de vue Faire régner la discipline avec respect, cohérence et impartialité ........................36 Il est important d’appliquer adéquatement les mesures disciplinaires pour guider vos cadets vers le comportement souhaité. par le Capt Mario Marquis

Numéros à venir ans le monde en évolution rapide d’aujourd’hui, les organisations modernes s’entendent pour dire que le changement est incontournable et que nous devons apprendre à y faire face.

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Éprouvez-vous des difficultés d’adaptation face au changement? Éprouvez-vous des difficultés à traiter avec les gens qui ne s’adaptent pas rapidement au changement? Éprouvez-vous des difficultés à convaincre les gens qu’ils doivent s’adapter au changement? Refusez-vous de vous préparer d’avance au changement? Êtes-vous fatigués d’être sans cesse confronté au changement? Si vous avez répondu « oui » à l’une de ces questions, le prochain numéro saura vous intéresser. Le thème du numéro printemps-été est la « transition » – comment y faire face et comment aider les autres à la traiter dans l’intérêt du Programme des cadets. Un article offrira des conseils sur la façon d’assurer une transition réussie lorsque vous

confiez le commandement de votre corps ou escadron à un nouveau commandant. Le numéro printemps-été traitera de l’expérience d’un officier du CIC qui, comme membre du contingent de la police canadienne en Jordanie, met à profit les compétences de mentorat et d’encadrement qu’il a acquises à titre d’officier du CIC et d’agent de formation de la GRC afin d’instruire les cadets de la police iraqienne. Un autre article vous offrira des conseils sur la façon de transformer votre rassemblement annuel en une « vitrine » pour le Programme des cadets. Le thème du numéro d’automne portera sur le « professionnalisme du CIC » avec tout ce que cela comporte.

Les dates de tombée sont le 4 février pour le numéro printemps-été, qui est publié au mois d’avril, et la mi-juin pour le numéro de l’automne, qui est publié en septembre. Veuillez aviser la rédaction au préalable si vous comptez soumettre un article.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

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Mot d’ouverture

par le Lcol Marcel Chevarie

Numéro 15 Hiver 2004

L’évolution se poursuit

Le magazine Cadence est publié par le directeur des Cadets. Il s’agit d’un outil de perfectionnement professionnel pour les officiers du Cadre des instructeurs de cadets (CIC) et pour les instructeurs civils du Programme des cadets. Parmi les destinataires secondaires, on trouve notamment : les cadets supérieurs; les comités répondants, de parents et de civils; les membres des ligues; et les membres des FC, y compris les officiers du CIC travaillant à l’échelle régionale et nationale.

Depuis que j’occupe le poste de commandant de l’Unité régionale de soutien des cadets (Est), j’ai constaté que le recrutement des jeunes ne pose pas de problème mais que notre principal défi est leur maintien à l’effectif. oilà pourquoi il faut trouver des façons innovatrices d’adapter nos méthodes d’instruction, nos activités et les habitudes locales pour continuer à susciter et à garder l’intérêt des jeunes envers le Programme.

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Dans ce contexte, les instructeurs au sein du Programme des cadets doivent adapter leurs méthodes de gestion et de supervision à l’évolution constante des connaissances du développement de l’adolescence. À la lueur des différents sondages et commentaires recueillis, il est maintenant clair que pour améliorer le niveau de maintien à l’effectif des cadets au sein du Mouvement, nous devons préconiser/favoriser/valoriser une approche adaptée à l’environnement propre à chaque corps/escadron de cadets. Une fois les exigences de base du Programme satisfaites, plutôt que de chercher à offrir l’éventail complet des activités du programme d’instruction, il faut encourager les corps/escadrons de cadets à choisir les activités complémentaires qui leur conviennent le mieux et qu’elles valorisent le plus. Nous le savons tous, les activités destinées aux jeunes d’aujourd’hui doivent être dynamiques, sans quoi ils s’en lassent rapidement. Parallèlement, nous devons favoriser une approche plus adaptée, plus souple et plus réceptive face aux réalités des jeunes,

Le comité de rédaction est composé des membres du Conseil consultatif de la branche du CIC et du personnel oeuvrant au sein du CIC et à l’élaboration du Programme des cadets. Il a pour mandat de formuler des recommandations au directeur des Cadets sur la direction stratégique de Cadence et de fournir une surveillance.

incluant notre mode de gestion et d’application de la discipline. J’ai remarqué que nous appliquons trop souvent, sans discernement, des pratiques de discipline qui ne favorisent pas l’apprentissage de vie, l’expérience et le développement du jeune pour lui permettre de devenir un meilleur citoyen. Nous avons tous notre opinion sur la façon dont la discipline devrait être appliquée selon notre formation, notre éducation, notre âge et notre expérience personnelle. Par contre, comme instructeur et superviseur du Programme des cadets, nous devons intégrer les concepts de discipline comme un outil d’apprentissage et de développement chez les jeunes sous notre responsabilité dans le but ultime de rencontrer le premier objectif du Mouvement des cadets : former de meilleurs citoyens. Ce numéro de Cadence explore l’évolution du concept de la discipline. Nous ne vous présentons pas de nouvelles politiques, mais plutôt l’occasion d’approfondir vos connaissances et de voir ce qui se fait ailleurs. Comme officiers du CIC, l’actualisation de votre formation et de votre développement professionnel est essentielle pour relever les défis de l’avenir du Programme des cadets.

Les points de vue exprimés dans cette publication ne reflètent pas nécessairement l’opinion ou la politique officielle. Cadence est publié trois fois par année. Nous acceptons les textes de moins de 1000 mots qui se conforment à la politique rédactionnelle. Nous nous réservons le droit de modifier la longueur et le style de tout texte soumis. Nous vous encourageons à joindre des photos liées au sujet de l’article soumis ou qui représentent les dirigeants du Programme des cadets. Vous pouvez consulter la politique rédactionnelle et les numéros précédents en ligne à : www.cadets.forces.gc.ca/support.

Renseignements Par la poste : Rédacteur en chef, Cadence Direction des Cadets Quartier général de la Défense nationale 101, promenade du Colonel-By Ottawa ON K1A 0K2

Par courriel : cadence@forces.gc.ca, ou marshascott@cogeco.ca

Téléphone : 1-800-627-0828 Télécopieur : 613-996-1618 Distribution : Cadence est distribué par le Directeur – Services d’information technique et de codification (DSITC), Dépôt des publications aux corps et aux escadrons de cadets, aux unités régionales de soutien des cadets et à leurs sous-unités, aux officiers supérieurs de la Défense nationale/des FC et aux membres sélectionnés des Ligues. Les corps et les escadrons de cadets qui ne reçoivent pas Cadence ou qui désirent mettre leur distribution à jour devraient communiquer avec leur conseiller cadet.

Personnel de la rédaction Rédactrice en chef : Marsha Scott

Éditeur en chef : Capt Ian Lambert, Affaires publiques – Cadets, Chef – Réserves et Cadets

Traduction : Bureau de la traduction, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada

Direction artistique : Directeur – Marketing et services créatifs au SMA(AP) CS03-0652 A-CR-007-000/JP-001

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CADENCE

Numéro 15, Hiver 2004


lettres Contre la prière sur un terrain d’exercice Après avoir lu une autre réponse à ma lettre concernant les activités religieuses chez les cadets, je dois faire deux mises au point. La première c’est qu’aucune personne qui a répondu à ma lettre n’a traité du sujet qui est la prière sur un terrain d’exercice imposée par le commandement. Je ne préconise pas et n’ai jamais préconisé l’abolition de la religion dans la vie des cadets ou des services religieux lors de l’instruction d’été. La deuxième c’est que la politique, que vous énoncez clairement à la fin de la lettre du Capt Micoli (édition Printemps/Été 2004), n’est pas mise en pratique dans les centres d’instruction d’été des cadets (CIEC).

autel, un drapeau est déposé sur les tambours et on ordonne aux cadets de retirer leur coiffure. Un ministre du culte mandaté par l’État récite ensuite la prière. Apparemment, cette activité n’a pour but que d’ajouter de l’apparat à la cérémonie. Autrement dit, on se sert de la religion comme divertissement. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une activité volontaire et je ne vois pas comment les cadets pourraient refuser de participer à un tel événement. Ils se doivent d’être là.

informés par les officiers supérieurs de la Branche des services de l’aumônerie et par leur propre conseiller en matière de droits de la personne que cette pratique est discriminatoire, les instructions de ralliement sont toujours sur le site Web et n’ont pas été modifiées. On ne devrait réciter aucune prière sur les terrains d’exercice dans le cadre du Programme des cadets. Le développement spirituel concerne le cadet, sa famille et le ministre du culte du cadet. Il ne concerne pas le MDN. En affirmant que seuls les gens pratiquants font de bons cadets, nous affirmons également que seuls les gens pratiquants font de bons citoyens.

• Un CIEC réputé de l’Ontario récite fréquemment une prière au milieu de la cérémonie du crépuscule de la mi-été, à laquelle le public est convié. Des tambours sont empilés pour former un

• Deuxièmement, le CIEC Vernon affiche depuis plusieurs années des instructions de ralliement qui exigent des cadets non religieux qu’ils apportent une lettre signée de leurs parents pour qu’on leur permette de se tenir à l’écart lors d’une cérémonie religieuse imposée sur le terrain d’exercice, à leur cérémonie de fin de cours. Bien que ses représentants aient été officiellement

Commission d’officier

Plus de détails sur le régime de retraite du CIC

En voici deux exemples :

Je me suis réenrôlé dans les FC, au sein du CIC, en mai 2003. J’aurais pensé qu’après 25 années de service dans la Force régulière, il aurait été passablement facile d’obtenir ma commission d’officier, tel que mentionné dans l’OAFC 18-30. Toutefois, lorsque j’ai soumis cette demande à mon quartier général régional, on m’a avisé que cela pourrait prendre de deux à trois années. Pouvez-vous me renseigner à ce sujet et peut-être inclure votre réponse dans le prochain numéro de Cadence. Merci. Ltv Sylvain Bouliane Officier de l’instruction Corps des cadets de la Marine CALGARY Calgary (Alb.) Note de la rédaction : Bien qu’il soit difficile de répondre à votre lettre, compte tenu de l’information restreinte que vous fournissez, nous avons inclus des précisions sur les commissions d’officiers à la rubrique Bloc-notes du présent numéro (page 8).

Merci d’avoir publié, dans le numéro de Cadence (Printemps 2003), un article sur le régime de retraite du CIC, mais en tant qu’officier, j’ai besoin de plus d’information à ce sujet.

La politique telle que mentionnée est valable; elle a été mise en application il y a longtemps. Maj Tony Keene Oro Station (Ont.)

traiter plus à fond de la question. Lt(N) Sylvain Bouliane Training officer Sea Cadet Corps CALGARY Calgary, Alta.

Non pas que j’aie l’intention de quitter le CIC, mais j’aime être renseignée sur toutes les questions d’actualité. J’aimerais qu’on publie plus d’information à ce sujet et j’invite la rédaction de Cadence à

Grignoté par des larves? Excellent numéro. Vous pouvez être fiers de produire une revue de très haute qualité sur le perfectionnement professionnel. J’ai particulièrement aimé les articles sur la communication en temps de crise et l’« emploi » des cadets après l’instruction d’été. Bravo! Une question cependant, quelle est cette « mi-feuille d’érable, mi-fleur de lys » stylisée qui traverse le titre de la revue? Cette revue est à l’intention des

instructeurs de cadets. L’insigne de la Branche du CIC est une feuille d’érable stylisée. J’aurais beaucoup préféré qu’on l’utilise, plutôt qu’un truc qui semble avoir été grignoté par des larves! Cela n’enlève rien au contenu de la revue, mais il semble bien qu’en voulant plaire à tout le monde on ne plaise à personne. Capt Dave Wright Officier d’état-major entraînement aérien Unité régionale de soutien aux cadets (Centre) Toronto

Cadence se réserve le droit d’abréger et de clarifier les lettres. Veuillez vous limiter à 250 mots. Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

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bloc-notes Les brochures d’examen de l’ECC disponibles bientôt

Cours nationaux du CIC

Les cours de chef subalterne (CCS) nationaux (Air et Marine) auront lieu du 26 mai au 11 juin. Celui de l’Armée aura lieu du 22 mai au 7 juin. Le CCS (Air) aura lieu à Saint-Jean (Qc) au campus du Fort Saint-Jean. Le CCS (Marine) aura lieu à l’École régionale des instructeurs de cadets (Pacifique), BFC Esquimalt (C.-B.). Le CCS (Armée) aura

lieu à l’ouest d’Ottawa au Centre national d’instruction d’été des cadets de l’Armée à Connaught. Nous sommes à la recherche de personnel pour tous les cours, dans l’ensemble du Canada. Les officiers intéressés à faire partie du personnel d’instruction ou à suivre un cours sont priés de vérifier au plus tôt les dates limites dans les régions.

On s’attend à ce que les brochures d’examen et les feuilles de réponses de l’Examen national de certification d’étoile soient distribuées aux corps des cadets de l’Armée d’ici le 5 février. Un guide d’étude pour les cadets et un guide de l’instructeur, ainsi que d’autres renseignements sur les services de soutien sont disponibles en ligne à www.cadets.ca. Dans la section « Outils et ressources », suivez le lien « Instruction des cadets ».

Équipe nationale de tir à la carabine du canada événements prestigieux », mentionne le Capt Morcet.

Le Capt Pascal Morcet, du Corps de cadets de l’Armée 2907 à La Patrie (Qc), s’est joint à l’équipe nationale de tir à la carabine du Canada. Le Capt Pascal Morcet, ancien commandant et maintenant officier d’approvisionnement et instructeur du Corps de cadets de l’Armée 2907 à La Patrie (Qc), s’est qualifié pour faire partie de l’équipe nationale de tir à la carabine du Canada. « Il est stimulant de faire partie de l’équipe nationale et d’avoir la chance de participer à la Coupe du monde et pour d’autres

Il participera au Championnat canadien de tir à la carabine à air comprimé à Toronto, en février, à la Coupe du monde à Munich en juin, ainsi qu’à une compétition à Fort Benning, en Géorgie, et aux compétitions nationales en Colombie-Britannique plus tard dans l’année – si je dispose des fonds nécessaires, indique-t-il. Le Capt Morcet a commencé à s’exercer au tir pour le plaisir il y a 20 ans, alors qu’il était cadet. Il y a cinq ans, il a essayé le tir à la carabine trois positions et s’est qualifié pour faire partie de l’équipe de tir du Conseil international du sport militaire. Il a participé aux Jeux mondiaux militaires à Zagreb, en Croatie, et à trois championnats mondiaux

Le NCSM QU’APPELLE ferme ses portes

À la suite de la fermeture du Centre d’instruction d’été des cadets NCSM QU’APPELLE, les cadets de la Marine, cadets-cadres et officiers de la Région des Prairies seront réinstallés dans d’autres CIEC de la Marine cet été. (Photo par le Ltv Cory Titsing)

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militaires en Turquie et en Finlande. Il y a deux ans, il a décidé de participer aux championnats nationaux civils afin de se qualifier pour faire partie de l’Équipe nationale de tir à la carabine du Canada. Le Capt Morcet a agi à l’occasion comme entraîneur des cadets pour l’adresse au tir pendant 12 ans. Deux de ses cadets ont participé aux Jeux du Canada (en 1999 et 2003) et l’un d’eux s’est rendu à Bisley. Même si son corps de cadets ne compte que 30 membres, quelques-uns se classent régulièrement premier ou deuxième aux compétitions. Le Capt Morcet a aussi entraîné un cadet subalterne talentueux au niveau régional. En outre, il prête main-forte aux équipes de biathlon, hommes et femmes, dont l’entraîneur est le Capt Sandrine Charron qui a remporté la première place aux championnats nationaux de biathlon des cadets. 500 cadets de la Marine et 100 employés tous les étés depuis 1994.

Le NCSM QU’APPELLE – le seul Centre d’instruction d’été des cadets (CIEC) de la Marine de la région des Prairies, situé à Fort San (Sask.) – n’ouvrira pas ses portes l’été prochain.

Les places pour l’instruction de cadets allouées auparavant au NCSM QU’APPELLE seront redistribuées au NCSM QUADRA, au NCSM ONTARIO et au NCSM ACADIA.

Le propriétaire du centre de conférences où le CIEC était situé a décidé l’an dernier de vendre le centre en raison de coupures budgétaires.

Chaque région devra embaucher un certain nombre d’officiers du CIC de la Marine de la région des Prairies, en fonction du nombre de cadets de la région des Prairies qui fréquentent leurs CIEC de la Marine.

Offrant la formation générale de cadet de la Marine, l’instruction de navigation à voiles et l’instruction de la musique, le NCSM QU’APPELLE a accueilli environ

Cette réaffectation des cadets et du personnel nous permet de tirer le meilleur parti des ressources existantes.

CADENCE

Numéro 15, Hiver 2004


Offres d’emploi pour les officiers du CIC de l’Armée Vous êtes intéressé à agir comme officier accompagnateur pour l’instruction avancée ou des échanges, ou à faire partie du personnel affecté au cours élémentaire de parachutisme pour les cadets de l’Armée l’été prochain? Nous avons besoin de commandants et de commandants adjoints pour les activités suivantes : • L’échange « Feuille d’érable » en Angleterre, du 25 juin au 18 août. • Le Outward Bound du pays de Galles, du 25 juin au 18 août. • Le Outward Bound de l’Écosse, du 25 juin au 18 août. • Un échange en Allemagne, du 5 juillet au 14 août.

• Un échange aux États-Unis, du 5 juillet au 7 août. Des postes de commandant sont disponibles pour : • Des échanges en Autriche, en Corée du Sud, en Suède et aux Pays-Bas, du 5 juillet au 7 août. Des postes de commandants, commandants adjoints et d’officier d’administration sont disponibles pour le cours élémentaire de parachutisme des cadets de l’Armée, du 3 juillet au 17 août (jusqu’au 20 août pour le commandant). Les références appropriées pour ces postes sont l’OAIC 42-05 et l’OAIC 41-03. Les officiers doivent remplir le formulaire

de Demande d’emploi : instruction avancée des CARC, officier d’échange accompagnateur, personnel affecté au cours de parachutisme et aux expéditions. Il suffit de demander le formulaire à votre commandant. Les demandes doivent être soumises tôt cette année. Pour plus de renseignements sur les dates limites de soumission à l’échelon régional, les critères de sélection, la procédure de demande d’emploi, les normes relatives à la condition physique et pour obtenir d’autres détails, consultez les ordonnances régionales ou demandez à votre commandant. Les officiers choisis en seront avisés par leur QG régional d’ici le début de mars.

Les cadets de l’Air à l’émission « Wings over Canada » Un brin d’initiative de la part d’un officier du CIC a entraîné beaucoup de publicité pour les cadets de l’Air. En fait, les cadets de l’Air feront l’objet d’un épisode d’une émission télévisée hebdomadaire diffusée presque d’un océan à l’autre. Alors qu’il regardait l’émission “Wings Over Canada” en 2003, le Maj Tim Alguire, officier du CIC (Air) de secteur pour Vancouver et ses environs et commandant adjoint de l’Escadron des cadets de l’Air 525 (Pathfinder) à Vancouver-Ouest a été inspiré par l’émission télévisée. Ce jour-là, l’émission sur l’aviation produite sur le terrain – dans laquelle le pilote de brousse John Lovelace se renseigne sur le Canada, ses habitants, son histoire et ses coutumes dans

le cadre de ses voyages et découvertes – mettait en vedette la GRC et la façon dont elle fait appel à l’aviation sur la Côte-Ouest. Le Maj Alguire a immédiatement envoyé un courriel pour chercher à savoir si les concepteurs de l’émission seraient intéressés à produire un épisode sur les cadets de l’Air. En fait, M. Lovelace connaissait peu de choses sur les cadets de l’Air et a été fasciné par la diversité du programme offert aux cadets. Le tournage de l’épisode sur les cadets de l’Air a eu lieu l’été dernier. Le tournage comprenait une soirée avec un escadron, une journée entière d’exercice en campagne, deux journées à l’École régionale de vol à voile (Pacifique), et plus encore.

Projet de fichier des antécédents de paye Dans le cadre du projet de fichier des antécédents de paye, on rappelle aux officiers du CIC qui ne l’ont pas encore fait qu’ils doivent soumettre leur formulaire des antécédents de paye personnel à leur QG régional le plus tôt possible.

Nous avons demandé aux unités régionales de soutien aux cadets de soumettre des antécédents de paye signés rétroactifs à 1998, pour chaque officier du CIC de leur région. Les antécédents sont basés sur les dossiers de paye régionaux.

Un des buts du projet est de nous faire pardonner le trop-payé des salaires des officiers du CIC découlant des périodes de renonciation au grade.

En date du 9 novembre, le pourcentage des soumissions des unités régionales variait de 61 p. 100 à 100 p. 100.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Le Maj Tim Alguire avec l’animateur de l’émission John Lovelace. L’épisode sera diffusé en janvier ou février et clôturera la saison de l’émission. Pour plus de renseignements sur l’émission « Wings Over Canada » et pour voir des photographies du tournage, visitez le site www.wingsovercanada.ca.

Stage en matelotage de 2005 Le stage en matelotage aura lieu cette année en Colombie-Britannique, du 13 au 18 mars. Il aura lieu à bord de bateaux ou de grands voiliers à Victoria et à bord de garde-côtes au NCSM QUADRA. La référence pour cet événement est l’OAIC 34-06. Les demandes concernant les postes d’officier et de cadet devaient être soumises avant le 10 janvier.

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Bloc-notes Affiches sur le recrutement Nous voulons vous entendre! En réponse aux commentaires formulés concernant les affiches sur le recrutement des cadets, nous songeons à imprimer un plus grand nombre d’affiches dans divers formats, pour maximiser les possibilités de recrutement. Quelques officiers du CIC ont mentionné que les affiches de plus petit format permettent de les installer à plus d’endroits.

OAIC sur la discipline

Les affiches peuvent être installées à n’importe quel endroit où les parents et les adolescents peuvent les voir, par exemple dans les bibliothèques, sur les babillards des écoles et des centres communautaires, dans les églises qui offrent des programmes pour les jeunes, les halls des bureaux de poste et sur les tableaux d’affichage des centres commerciaux. Les officiers doivent demander la permission d’installer des affiches et s’informer s’il y a une limite de temps. Pour en savoir davantage sur l’emplacement des affiches et obtenir plus de renseignements sur les affiches et les brochures, consultez cadets.ca/support/pa-ap/4_f.asp.

Sensibilisation à la diversité Pour en savoir plus sur la façon de répondre à la diversité de nos cadets, les officiers locaux disposent maintenant d’un nouveau document de référence appelé Religions au Canada – une initiative du programme de sensibilisation du MDN et des FC. Ce document fournit des renseignements généraux sur la sensibilisation aux diverses religions et pratiques spirituelles au Canada. Il contient une description des principales exigences et doctrines religieuses et spirituelles, y compris les célébrations et les

Compte tenu que le thème du présent numéro est l’«évolution du concept de la discipline », vous vous demandez peut-être « Où est la politique nationale en matière de discipline? » On a fait circulé des OAIC révisées sur la discipline aux unités régionales de soutien aux cadets pour commentaires. Les OAIC traitent de nombreuses préoccupations reçues des niveaux locaux et régional au cours des dernières années relativement à la façon d’appliquer la discipline. Les OAIC seront publiées lorsqu’elles refléteront avec précision la voie qu’entend suivre le Programme des cadets.

Les femmes dans le CIC

rituels, de même que les exigences relatives à la tenue, à l’alimentation et les exigences médicales et sanitaires.

Les 2682 femmes qui servent comme officier du CIC représentent environ 37,5 p. 100 de l’effectif du CIC!

Nous invitons les officiers du CIC à consulter le document à www.forces.gc.ca./hr/ religions.frgraph/religions00_f.asp.

Dans l’ensemble des FC, il y a environ 16 400 femmes, soit 17 p. 100 de l’effectif des FC (octobre 2004).

Notre prochain numéro publiera un article sur la gestion de la diversité à notre QG local ainsi qu’un outil d’évaluation de vos attitudes et de votre capacité de répondre à la diversité de vos cadets.

Outre les quelque 2700 femmes officiers du CIC, on compte 8000 femmes dans la Force régulière, environ 4800 dans la Première réserve et 900 dans les Rangers canadiens.

Commissions d’officier Le Capt Hazen Codner, officier d’administration du personnel de l’Unité régionale de soutien aux cadets (Prairies), détachement d’Edmonton, mentionne qu’il reçoit beaucoup de demandes de renseignements concernant les commissions d’officier. « La plupart des officiers du CIC croient qu’une commission est délivrée selon la date d’enrôlement dans les FC », indique le Capt Codner. Ce n’est pas le cas. Le premier grade d’officier commissionné est celui de sous-lieutenant et les demandes de commission sont soumises automatiquement, immédiatement après la promotion à ce grade.

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Les officiers du CIC ont droit à un document de commission original, puisqu’il s’agit d’un document juridique conformément aux règlements, indique Tania Robinson de la Direction – Carrières militaires et Gestion des ressources à Ottawa. Les QG régionaux soumettent une demande de commission au nom d’un officier. Si le document de commission d’un officier a été égaré ou endommagé (soit par l’unité ou l’officier), ce dernier peut soumettre une demande de remplacement du document à son QG régional. Si l’unité a égaré ou endommagé le document, l’officier a droit à un double de l’original. Cependant, si un officier a détruit

ou endommagé son document, il a droit seulement à une copie conforme de celui-ci. Pour obtenir une copie conforme du document, l’officier doit fournir une déclaration assermentée concernant la perte et une lettre contenant le numéro matricule de l’officier, sa date de naissance et son numéro de téléphone, ainsi qu’un mandat au montant de 8 $. Selon qu’on demande un document original ou un double, il faut prévoir un délai de livraison de quatre à six semaines à compter de la réception de la demande à Ottawa, indique Mme Robinson. Elle ajoute que par le passé, le délai de livraison était plus long en raison de priorités opérationnelles; l’accumulation des demandes n’existe désormais plus.

CADENCE

Numéro 15, Hiver 2004


Recherchez les avantages à long terme du service communautaire Les officiers du Corps de cadets de l’Armée 2558 à Placentia (T.-N.-L.) ont pris l’initiative l’été dernier de transformer leur activité locale Cadets du Canada à l’œuvre en un projet plus durable. « Nous avons voulu nous distancier de l’idée typique des cadets qui se débarrassent des ordures et commencer à élaborer des projets qui auront une incidence positive sur l’environnement et nos cadets, à long terme », indique le slt Wayne Power, officier des projets spéciaux du corps. Par conséquent, le corps s’est « associé » à Ocean Net, une organisation environnementale à but non lucratif fondée dans la

province en 1997 « pour inculquer une éthique de conservation de l’océan ». En plus d’avoir débarrassé une plage de ses déchets, les cadets se sont également joints à un vaste réseau de bénévoles environnementaux qui ont nettoyé des centaines de rivages et de ports au nom de la conservation de l’océan. En outre, les cadets ont assisté à la conférence annuelle de Ocean Net portant sur les jeunes et l’océan, au Marine Institute de St. John’s. La conférence avait pour but de rassembler les jeunes pour un échange sur le besoin de modifier nos attitudes et de motiver les jeunes à la conservation de l’océan.

« C’était le premier contact de Ocean Net avec les cadets », a souligné le Capt Lorne Collins, commandant du corps. « L’organisation souhaite maintenant s’associer à Cadets du Canada à l’œuvre lors de son activité de conservation de 2005. » Le Slt Power incite les autres corps/ escadrons à se joindre à des groupes communautaires et des organisations voués à l’environnement. « Si nous communiquons un message environnemental dynamique à nos cadets, nous pouvons envisager un environnement plus sain et la création de meilleurs citoyens et chefs de file dans nos collectivités de l’avenir. »

Par Dévouement Saviez-vous que le Cadre des instructeurs de cadets célébrera son 100 e anniversaire en 2009? Il se peut qu’un grand nombre d’officiers du CIC ne connaissent pas l’histoire du CIC, mais l’un d’entre eux la connaît bien. Le Capt Marie-Claude Joubert, instructeur à l’École régionale des instructeurs de cadets (ERIC) [Est], a écrit un livre à son sujet. Le Capt Joubert a écrit une histoire du CIC intitulée Par dévouement à la demande expresse de son époux, le Maj François Dornier, commandant d’un corps de cadets à ce moment-là et actuel commandant de l’École régionale des instructeurs de cadets (Est). L’idée du livre a germé lorsqu’ils travaillaient tous deux pour une entreprise de recherche historique. Le Capt Joubert a rédigé le livre et le Maj Dornier a payé pour la recherche, l’impression et la distribution d’environ 1000 exemplaires.

Le livre a été publié en 1994 et mis à jour en 2003. On se proposait de le traduire et de le publier en anglais, mais on a manqué de fonds. Depuis 1996, le livre est remis aux officiers du CIC lorsqu’ils suivent leur cours élémentaire d’officier. L’an dernier, en tant que commandant de l’ERIC (Est), le Maj Dornier a demandé au commandant de l’Unité régionale de soutien aux cadets (Est) la permission de le rééditer pour que la distribution puisse se poursuivre. Le Maj Dornier et le Capt Joubert n’en ont tiré aucun avantage. « Nous espérons que le livre sera traduit en anglais un jour, mentionne le Maj Dornier. Mais nous ne disposons pas des fonds nécessaires pour le faire. »

Le Capt Joubert, auteur de « Par Dévouement » – l’histoire du CIC. (Lors de la prise de la photo, elle était major par intérim responsable du cours de chef subalterne (Air) à l’École régionale des instructeurs de cadets (l’Est).

L’instruction d’été à Cap-Chat aura désormais lieu à Valcartier À compter de 2006, les activités du Centre d’instruction d’été des cadets de l’Armée Cap-Chat (Qc) seront transférées au CIEC Valcartier (Qc).

Bien qu’il ait d’abord été prévu que le CIEC Cap-Chat fermerait ses portes avant l’été 2004, on avait décidé de le garder ouvert pour l’instruction d’été en 2004 et en 2005. Plusieurs facteurs ont motivé

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la décision de fermer Cap-Chat, y compris le fait que le nombre de places pour les cadets de l’Armée dans la région de l’Est ne justifiait pas l’exploitation de chacun de ces CIEC.

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ARTICLE THÉMATIQUE : LE CONCEPT ÉVOLUTIF DE LA DISCIPLINE >

De la sanction d’un comportement à la modification d’un comportement La Société canadienne de pédiatrie définit la « discipline » de la façon suivante : « transmettre des connaissances et des habiletés – enseigner ». Le site Web de la société ajoute : « La discipline est la structure qui permet à l’enfant de s’adapter au monde réel de façon harmonieuse et efficace. C’est le fondement du développement de l’autodiscipline chez l’enfant. » elon la société, la discipline efficace a pour but d’aider l’enfant à s’organiser, à intérioriser les règles et à acquérir des modèles de comportement appropriés. Dans ce contexte, la discipline a définitivement une place dans le Programme des cadets.

S

Dans un bulletin à l’intention de ses cadets supérieurs, le Maj Guy Peterson, ancien comandant du Corps des cadets de l’Armée 2920 à Gatineau (Qc), mentionne que des cadets et des chefs ont critiqué le Programme de prévention du harcèlement et de l’abus des cadets en disant que c’était la pire chose qui pouvait arriver aux cadets parce « qu’il n’y a plus de discipline ». « Certains prétendent que nous ne pouvons plus infliger des punitions! » Il mentionne cependant à ses cadets que les meilleurs

chefs sont ceux qui comprennent « que la discipline ne découle pas du fait de se faire engueuler ou d’être menacé, mais plutôt de subir une influence positive ».

Critiquée comme agressive et punitive par ses détracteurs, on peut soutenir que l’approche autoritariste de la discipline est devenue la plus controversée.

Il semble exister presque autant d’approches à la discipline en Amérique du Nord qu’il y a de corps et d’escadrons de cadets. Toutefois, la position positive du Maj Peterson en matière de discipline semble prédominer comme norme sociétale au Canada, de nos jours.

Les experts ont commencé à critiquer la discipline autoritariste dès les années 1960, soulignant qu’elle menait à la conformité, au repli sur soi et au ressentiment chez les plus jeunes enfants et à la rébellion, à l’agressivité et à la violence chez les enfants plus âgés. Les détracteurs prétendaient que la menace de punition n’inculquait pas l’autodiscipline, mais plutôt que les enfants « copiaient » les comportements désirés parce qu’ils avaient peur, étaient intimidés ou ressentaient de la culpabilité.

L’évolution de la norme sociétale en matière de discipline déconcerte bon nombre de personnes quant à l’approche « correcte » à utiliser. La société a recouru aussi bien à la « discipline » qu’à la « punition » durant des années, et cette équation de la discipline et de la punition semble être au cœur du débat. Parmi toutes les approches à la discipline et les ramifications qui sont apparues au fil des ans, quatre en particulier méritent un examen : les approches autoritariste, permissive, affirmative et positive. Chacune a ses partisans et ses détracteurs, mais certaines approches ont réussi mieux que d’autres, si l’on en juge par les opinions des experts en médecine et des spécialistes du comportement et de l’aide à l’enfance. La discipline autoritariste

Aujourd’hui, la norme sociétale – une approche positive envers la discipline – met l’accent sur l’encadrement et le mentorat. On voit ici l’Élof Anders Udsen, de Kamloops, mettre en pratique cette approche auprès du M 1 Chris Charbonneau, de Vernon, durant un cours pratique de musique d’un weekend, tenu en novembre au Centre d’instruction des cadets de l’Armée à Vernon. (Photo par Wayne Emde)

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Dans la majeure partie de l’histoire occidentale, l’approche autoritariste de la discipline a été prédominante. La discipline autoritariste – où le chef assume le plein pouvoir – a des limites fermes, en plus d’une attitude « dictatoriale ». Un style d’enseignement autoritariste est généralement perçu comme « contrôlant », les adultes inculquant la « bonne » information à des « tonneaux vides », les enfants. Il préconise l’obéissance à des règles claires, rigides, et l’inconduite est sévèrement punie.

Discipline permissive (non assertive/ laissez-faire) Une approche permissive de la discipline a fait son apparition dans les années 1960; elle résultait principalement d’une rébellion contre la discipline autoritariste. La discipline permissive était davantage orientée sur l’enfant – une tentative des adultes de mieux répondre aux besoins de leurs enfants. Plutôt que de suivre le courant, on incitait les enfants à penser par eux-mêmes, à éviter les inhibitions et à ne pas valoriser la conformité. Cette approche passive permettait aux enfants d’apprendre à partir des conséquences de leurs gestes. Souvent, on passait sous silence l’inconduite et on renseignait peu l’enfant sur le comportement qu’on attendait de lui. Cette approche a résulté en un type de classe consistant à « se débrouiller soi-même ». Les baby-boomers surtout accueillaient favorablement cette approche non autoritariste – une réaction aux attitudes de contre-culture des années 1960 où, en général, on ne respectait pas l’autorité et où l’on

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résistait à la position autoritariste, mentionne Paul Kropp, enseignant à Toronto et auteur de l’ouvrage I’ll be the Parent, You be the Kid, publié en 1998. À partir de la fin des années 1980, dans un article intitulé « Are your kids driving you crazy? », paru dans le Globe and Mail le 17 avril 1999, M. Kropp affirmait que la discipline permissive a pris du recul, surtout aux États-Unis, en faveur d’une approche plus affirmative. Bon nombre de gens ont souligné que la discipline permissive n’était pas efficace et ils exigeaient une meilleure structuration de leur approche. Les experts s’entendaient pour dire que sans limites précises, les enfants devenaient confus, vivaient de l’anxiété et pouvaient faire de mauvais choix. Discipline affirmative (assertive) La discipline affirmative s’est établie comme une sorte de solution médiane intéressante entre la discipline autoritariste et la discipline permissive. Elle préconise l’établissement de limites et de contrôles sur les enfants, ce qui les aide à établir des objectifs et favorise une interaction positive. Dans l’approche affirmative, les adultes assument l’autorité, tout en permettant un engagement et une prise de décisions par les plus jeunes. Les mots clés sont l’équité, la cohérence et le respect. L’adulte est chaleureux et ferme dans l’application de la discipline, établit des normes élevées et a des attentes élevées. Les normes sont renforcées par une discipline cohérente. On établit souvent un rapport entre cette approche de la discipline et ce qu’il convient d’appeler la discipline positive – la norme sociétale actuelle du Canada. La discipline positive (efficace/assertivedémocratique) En dépit du fait que les techniques de discipline positive ont été introduites dans les classes aux États-Unis à la fin des années 1930, l’approche positive de la discipline n’a pas retenu l’attention du public avant les années 1980, lorsque des ouvrages ont été publiés sur le sujet.

La discipline positive est basée sur la compréhension que la discipline doit être enseignée et qu’elle enseigne. Les méthodes de discipline positive doivent répondre à trois critères. Sont-elles respectueuses? Sont-elles efficaces à long terme? Et aidentelles l’enfant à développer des talents personnels? La discipline positive est basée sur la théorie que les enfants qui désirent s’intégrer dans la collectivité (maison, école et même leur corps/escadron des cadets) et dont la participation est perçue comme importante sont moins susceptibles d’avoir une mauvaise conduite. Selon la Positive Discipline Association (http://posdis.org), une organisation à but non lucratif, la discipline positive est accueillante (démontrant du respect pour l’enfant et l’adulte) et ferme (démontrant du respect pour ce qui doit être fait). On croit que la discipline positive détruit le cycle destructeur de la culpabilité et du blâme créé par d’autres approches de la discipline, en mettant l’accent sur les aspects de l’encadrement/du mentorat de la discipline et en se préoccupant davantage de prévenir l’inconduite plutôt que de la punir. L’approche « correcte »? Dans son examen des approches de la discipline, la spécialiste du développement humain Sue Dinwiddle de la World Press, Californie, auteur de nombreux articles sur le développement de l’enfant pour KidSource OnLine (www.kidsource.com), a conclu que bien que l’approche autoritariste soit efficace dans les sociétés qui expérimentent peu de changement, ce style est inapproprié dans une société qui change rapidement et qui valorise le choix et l’innovation. Elle a aussi conclu que les jeunes gens élevés selon l’approche permissive ont de la difficulté à vivre dans une collectivité populeuse et à s’intégrer dans la population active. Elle croit que l’approche assertive-démocratique (positive) est actuellement la meilleure dans notre ère électronique qui évolue rapidement, où il faut constamment faire des choix et où il n’existe pas qu’une « bonne » façon de faire. Elle ajoute que les enfants

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Un exemple d’approche affirmative (une application des normes au moyen d’une discipline cohérente) consiste à faire respecter les normes liées à la tenue et au comportement chez les cadets grâce à des inspections. On voit ici le cadet-cadre Courtney Dekker lors d’une inspection de la tenue du cadet Erin Mercer à l’École régionale de voile à voile (Pacifique) à Comox (C.-B.) (Photo par l’Adj Eileen Redding) éduqués dans ce style « apprennent à accepter des responsabilités, à faire des choix plus éclairés, à s’ajuster au changement et sont mieux préparés à réussir dans une population active qui dépend de l’effort concerté de ses membres pour la résolution des problèmes. » Bien que la Société canadienne de pédiatrie reconnaisse la grande diversité d’opinions dans la littérature médicale et autre concernant les effets à court et à long terme des diverses méthodes disciplinaires, elle préconise avec vigueur la discipline positive/efficace. Du point de vue de la société, la discipline efficace et positive consiste à enseigner aux enfants et à les guider, et non à les forcer à obéir uniquement. La société croit que cette approche enseigne un comportement positif. « Il s’agit de modifier un comportement, non de le sanctionner », mentionne la SCP. Sources additionnelles : La Fondation de Psychologie du Canada à l’adresse www.psychologyfoundation.org; Grandir en santé au Canada à l’adresse www.growinghealthykids.com; et la Société canadienne des pédiatres, à l’adresse www.cps.ca.

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LE CONCEPT ÉVOLUTIF DE LA DISCIPLINE >

Tendance vers la discipline positive dans les organismes de jeunes Hockey Canada était d’avis que la performance des hockeyeurs canadiens s’améliorerait avec l’adoption d’une approche plus positive à l’égard de l’entraînement des joueurs de hockey en herbe.

onformément aux normes sociétales du Canada, de nombreuses organisations jeunesse – notamment le hockey mineur canadien, Scouts Canada et les écoles de toutes les régions du pays – ont adopté une approche positive de la discipline axée davantage sur l’enfant.

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Hockey mineur Hockey Canada a ordonné en 1998 que toutes les organisations de hockey mineur du pays se dotent d’«entraîneurs mentors », soit des personnes qui, dans chaque organisation à travers le pays, encadreraient les entraîneurs de hockey. Hockey Canada était d’avis que la performance des hockeyeurs canadiens s’améliorerait avec l’adoption d’une approche plus positive à l’égard de l’entraînement des joueurs de hockey en herbe. Grâce à l’encadrement, les entraîneurs pourraient apprendre comment appliquer cette approche positive. L’organisation de hockey mineur de Nepean (Ont.) – considéré comme le troisième club de hockey mineur en importance du pays, comptant 2500 jeunes – a pris cette directive au sérieux et a embauché Larry Ruch, professeur et ancien entraîneur de hockey de niveaux collégial et universitaire au Canada et de niveau professionnel en Europe, comme mentor et directeur technique des activités de hockey. M. Ruch affirme qu’il a été

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choisi en raison de son expérience avec les clubs de hockey européens, qui ont une approche éthique à l’égard de l’entraînement et de la discipline. Une des choses les plus importantes qu’a accomplies M. Ruch, c’est de lier la discipline au sein de son organisation de hockey mineur à un document d’éthique fondé sur l’éducation : le modèle de club de hockey européen. Il a demandé l’avis des entraîneurs et des membres du conseil d’administration et incorporé dans le document de nombreuses idées européennes (notamment une déclaration sur les droits des enfants dans le sport). On a alors demandé aux entraîneurs de suivre les directives de ce document et de s’en inspirer pour établir leurs politiques et leurs règles et, en bout de ligne, leur approche de la discipline. Si un entraîneur décide d’imposer des tractions sur les bras comme mesure disciplinaire, indique M. Ruch, il doit se demander si cette approche correspond à notre document d’éthique. « Oui, les tractions sur les bras figurent parmi les méthodes exemplaires de discipline, mais ’apprend-on’ vraiment la discipline à nos jeunes en leur demandant de faire des tractions sur les bras? Selon notre document d’éthique, notre travail consiste à entraîner nos joueurs de hockey, mais aussi à les éduquer. Si nous sommes là pour éduquer les joueurs, alors notre méthode de discipline ne devrait-elle pas être adaptée en conséquence? »

En compagnie de deux autres instructeurs, M. Ruch donne des cours pratiques aux entraîneurs et tient des séminaires à l’intention des parents. L’équipe de conseillers aide notamment les entraîneurs, les parents et leurs enfants à faire une liste d’attentes claires – en vue d’éviter les problèmes de discipline qui pourraient se manifester pendant la saison de hockey. « Nous pouvons trouver de 10 à 15 attentes au cours d’une séance; certaines font l’affaire de tous et d’autres pas, explique M. Ruch. Nous avons des parents qui considèrent leurs enfants comme de futures étoiles de la LNH (Ligne nationale de hockey), des enfants qui veulent seulement s’amuser et un entraîneur qui est là pour les aider. Voilà qui peut parfois constituer un mélange explosif sur le plan des attentes. Mais plus nous nous réunissons et plus nous discutons, mieux vont les choses et plus il est facile d’éviter les problèmes de discipline. C’est une approche positive de la discipline. « On a encore davantage d’attentes à l’égard des entraîneurs aujourd’hui. L’Association canadienne de hockey a fait un excellent travail et répondu aux attentes qui lui étaient fixées », ajoute-t-il. Scouts Canada Bien que les responsables de Scouts Canada affirment ne pas avoir de politique officielle en matière de discipline, l’organisation a établi le Devoir de diligence – un code de

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déontologie à l’intention de ses bénévoles adultes. Ce document favorise la discipline positive pour corriger les comportements inappropriés. Il énonce les mauvaises méthodes de discipline, notamment la violence physique et verbale, l’humiliation et l’injure. Dans une section portant sur les « solutions de rechange aux punitions », le document indique que l’on peut faire régner la discipline en imposant des conséquences naturelles et logiques. Cette idée se fonde sur la croyance au sein de l’organisation que « si nous laissons une personne subir les conséquences de ses actes, il est possible qu’il en résulte une situation authentique et réelle d’apprentissage. » Le document explique les conséquences naturelles et logiques. On cite comme exemple de conséquence naturelle, quelqu’un qui manque de respect à l’égard des autres et qui risque de s’attirer le même genre de traitement. Cependant, il n’est pas toujours approprié d’attendre que des conséquences naturelles se produisent. Dans ces cas, le chef doit intervenir pour appliquer une conséquence logique, par exemple, retirer un jeune d’une certaine activité. Bien sûr, ce genre de conséquence peut entraîner comme inconvénient que le jeune soit exposé à une autre forme de punition imposée en dehors du mouvement scout. Par conséquent, Scouts Canada recommande à ses chefs de négocier des conséquences logiques avec les membres de leur groupe – autant que possible avant que le geste soit commis – afin de les inclure dans un code de conduite. De cette manière, tout le monde sera au courant des conséquences logiques qu’entraîne, par exemple, l’utilisation de gros mots ou les rebuffades. Et comme tout le monde a convenu des conséquences, alors chacun est responsable de veiller à ce qu’elles soient appliquées. « Si les adultes et les jeunes assument conjointement cette responsabilité, les conséquences logiques deviennent alors une solution de rechange à la punition », énonce le document sur le devoir de diligence.

Le milieu scolaire Les écoles canadiennes et leurs organisations affiliées prônent également l’approche positive de la discipline, citons notamment l’Alberta Teachers’ Association et le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick. Dans le cadre de son projet Safe and Caring School (écoles où règnent la sécurité et la compréhension), l’Alberta Teachers’ Association offre des ateliers sur la discipline positive (www.teacher.ab.ca – ateliers, cours, exposés) invitant les professeurs de l’Alberta à avoir recours à des stratégies de résolution des problèmes plutôt qu’à des punitions classiques en cas de comportement inapproprié de la part des adolescents. On considère que l’approche de résolution des problèmes est une façon positive d’enseigner aux jeunes à être responsables en traitant les défauts de comportement en fonction des circonstances, en voyant comment les mauvais comportements peuvent nuire à autrui et en apprenant comment rétablir la situation. Les ateliers offerts tiennent compte du fait que bon nombre d’enseignants ont grandi à une époque où les punitions étaient courantes et que passer à la résolution de problème au lieu de la punition en tant que telle nécessite des discussions sur l’incidence réelle des punitions. On montre aux enseignants qu’une approche négative se concentre sur les erreurs, le contrôle externe ainsi que les récompenses et les punitions, tandis que l’approche positive de résolution des problèmes est axée sur la correction de la situation, la motivation intrinsèque (les valeurs) et la reconnaissance, la réparation de l’erreur et les conséquences logiques. Les ateliers sont conçus afin d’aider les enseignants à trouver de nouvelles méthodes pour remplacer les stratégies disciplinaires traditionnelles parce que les « anciens modèles ne fonctionnent plus ». Les raisons évoquées à cet égard sont la recrudescence de la violence dans la société, l’incidence des drogues et de l’alcool, l’évolution des valeurs familiales, la pauvreté croissante et les problèmes difficiles avec lesquels la communauté est aux prises. Dans le cadre de son Plan pour un milieu propice à l’apprentissage, le ministère de

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l’Éducation du Nouveau-Brunswick favorise également une discipline positive dans ses écoles. La politique ministérielle 703 (http://www.gnb.ca/0000/pol/f/703FB.pdf) énonce un certain nombre d’interventions de discipline positive en cas de comportement inapproprié, notamment : • Les mesures correctives sont retenues essentiellement en fonction de leur valeur éducative. • Les activités qui permettent à l’élève de réaliser les conséquences de son comportement déplacé et de compenser son inconduite (c.-à-d. rétablir la situation). • Les conséquences d’un mauvais comportement tiennent compte du stade de développement de l’élève, sont logiques aux yeux de l’élève autant que possible, sont imposées au bon moment, reflètent la gravité de l’infraction et, dans le cas d’inconduites répétées, tiennent compte des interventions précédentes. Sachant que les entraîneurs, les moniteurs auprès des jeunes et les enseignants peuvent jouer un rôle important dans le développement des jeunes Canadiens, ces organisations et bien d’autres favorisent l’approche positive en matière de discipline.

Scouts Canada croit que « si nous laissons une personne subir les conséquences de ses actes, il est possible qu’il en résulte une situation authentique et réelle d’apprentissage. »

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LE CONCEPT ÉVOLUTIF DE LA DISCIPLINE >

par le Ltv Matthew Clark

Faire le point avec les parents : Les Cadets ne sont pas un camp d’entraînement de type militaire! a discipline fait-elle partie intégrante du Programme des cadets? Bien sûr que oui! Comptant parmi les principales organisations axées sur les jeunes du Canada, le Programme offre une structure qui vise à développer l’autodiscipline chez les jeunes.

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Cependant, comme l’organisation est affiliée aux FC, les parents confondent souvent camp de cadets avec « camp de type militaire » que l’on voit dans les films et dans lequel des jeunes gens indisciplinés et rebelles sont transformés comme par magie en citoyens modèles. Le Programme des cadets a-t-il parfois cet effet magique? Bien sûr. Nous parvenons très souvent à transformer des jeunes en futurs chefs. Mais il est clair que l’organisation des cadets n’est pas un « camp de type militaire » et le fait que bien des gens la perçoivent comme telle peut poser des difficultés pour les officiers. Beaucoup de jeunes s’inscrivent de leur plein gré au Programme des cadets.

Certains sont attirés par les aspects cérémonial, tenue et comportement du programme, tandis que d’autres recherchent des possibilités de formation stimulantes. Malheureusement, certains sont forcés d’y participer par leurs parents qui voient l’organisation des cadets comme la solution rêvée. Ces parents croient que nous pouvons régler les problèmes qu’ils éprouvent avec leurs enfants. Il peut s’agir de problèmes de discipline ou d’inactivité, ou encore de jeunes qui refusent tout simplement de faire ce que leurs parents leur demandent. Chaque année, les corps/escadrons recrutent de nouveaux cadets. Certains s’empressent d’enrôler ces jeunes – sans poser de questions – simplement pour renflouer l’effectif. Cette manière de faire est injuste aussi bien pour les jeunes que pour leurs parents et peut, en fait, vouer ces jeunes à l’échec. Notre défi consiste à donner l’heure juste dès le départ, de mettre ces jeunes sur la voie de la réussite et, autant que possible, de recruter des cadets de tous les milieux. Voici donc trois stratégies qui m’ont aidé à donner l’heure juste au cours des mes trois derniers mandats de commandant. parler aux éventuelles recrues et à leurs parents Chaque recrue éventuelle qui se présente à mon corps de cadets, avec un de ses parents ou les deux, doit s’entretenir avec moi. Les deux premières questions que je lui pose sont : « Que sais-tu des Cadets? » et « Pourquoi es-tu venu ici ce soir? » Je suis très direct et je peux ainsi rapidement savoir si la recrue est venue de son plein gré. C’est important de le savoir. Même si je constate que le jeune est poussé par ses parents, je poursuis mon entrevue, expliquant bien ce qu’est l’organisation des cadets et décrivant les avantages, les possibilités et les défis que présente le Programme. De cette manière, les parents et le futur cadet savent exactement dans

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quoi ils s’embarquent. Certains jeunes décideront de rester, impressionnés par le Programme. D’autres quitteront, mais avec une meilleure compréhension de celui-ci. Comprendre son rôle Il ne faut pas s’engager à régler des problèmes qui relèvent du milieu familial. Bien qu’il semble souvent que nous passions plus de temps avec les cadets que bien des membres de leurs familles, nous ne sommes pas leurs parents. Nous avons un rôle à jouer lorsqu’il s’agit d’en faire de jeunes adultes très motivés, qui atteignent leurs objectifs. Même si nous avons une certaine influence sur les aspects moraux et sur les valeurs, c’est aux parents qu’il incombe de les inculquer à leurs enfants. Soyez honnête et franc dans votre description des paramètres disciplinaires du Programme des cadets. Indiquez clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Maintenir une bonne communication Quand les parents (et le cadet) sont conscients que l’organisation n’est pas un camp de type militaire, les attentes de tout le monde se font plus claires. Il faut faire un effort pour maintenir la communication avec ces parents. Il faut leur parler des succès et des difficultés du cadet. Félicitez, autant que possible, le cadet devant son ou ses parents et montrez-vous heureux de ses réussites. Vous établirez ainsi un climat de confiance. Ces trois étapes simples ne sont qu’un point de départ dans vos relations avec les parents et les cadets forcés. Je ne prétends pas que chaque jeune qui s’inscrit à mon corps de cadets y demeure. Mais, c’est vraiment fabuleux de voir un cadet qui, au départ, était amorphe, problématique et arrogant, se transformer en un véritable chef, et ce, sans recourir aux méthodes des camps de type militaire! Le Ltv Matthew Clark est commandant du Corps des cadets de la Marine 39 à Lunenburg (N.-É.).

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Cerveaux « en construction » Certains de vos cadets font des erreurs de jugement, affichent un comportement émotionnel erratique, manquent de maîtrise d’eux-mêmes et sont enclins à prendre des risques. Problèmes de comportement? Peut-être. Cependant, il est plus probable que ces comportements seraient imputables au fait qu’à l’adolescence, le cerveau est encore en pleine croissance. n ne cesse de découvrir des preuves indiquant que le cerveau des adolescents n’est pas encore tout à fait formé. Voilà qui aura sans doute une incidence sur notre concept de discipline en constante évolution.

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En 1999, les résultats d’importantes études d’imagerie cérébrale (publiés par le D r Jay Giedd, pédopsychiatre de Bethesda, au Maryland, et par ses collègues du National Institute of Public Health des États-Unis et de l’Institut neurologique de Montréal, au Canada) ont démontré que, contrairement à la croyance populaire de l’époque, le cerveau continue de se développer même pendant l’adolescence. En fait, le lobe frontal du cerveau d’un adolescent – qui aide au jugement, à l���organisation, à la planification et à l’établissement de stratégies – subit une poussée de croissance qui commence vers l’âge de 10 ans chez les filles et de 12 ans chez les garçons. Pendant cette poussée, le cerveau des adolescents commence à se défaire d’un certain nombre de connexions qui se trouvent en surabondance, ce qui en augmente l’efficacité. Ce que les ados font de leur temps (traîner au centre commercial ou acquérir de nouvelles compétences avec les cadets) peut avoir une influence sur le développement de leur cerveau. « C’est vers cette période que les ados commencent à ‘se spécialiser’, à décider dans quel domaine ils sont les plus forts, ce qui leur donne leur caractère spécial et alors, ils commencent à sculpter leur avenir », indique le Dr Giedd dans le cadre d’une entrevue médiatique. « C’est une période présentant à la fois d’énormes possibilités et d’énormes risques. Et la manière dont les adolescents occupent leur temps semble particulièrement cruciale…les activités auxquelles s’adonnent les jeunes peuvent contribuer à façonner le câblage, c’est-à-dire les connexions physiques, à l’intérieur de leur cerveau ».

L’étude du D r Giedd a donné lieu à une foule d’autres projets, notamment une étude étalée sur cinq ans, menée actuellement par un neuroscientifique montréalais, le D r Tomas Paus, à l’Institut neurologique de Montréal. En 2003, le professeur agrégé de l’Université McGill et ses collègues ont entrepris une étude de cinq ans qui, selon les scientifiques, est la première à suivre à la fois le comportement des adolescents et le développement de leur cerveau. Dans le cadre de cette étude, on examinera le développement des cerveaux de 120 jeunes de l’âge de 10 ans jusqu’à 15 ans.

Quand les recherches auront davantage fait la lumière sur la croissance du cerveau des adolescents et sur les effets de celle-ci sur leur comportement, les adultes seront mieux en mesure de réagir à l’égard de ces comportements. Un document intéressant à lire sur le développement du cerveau des jeunes et le comportement des adolescents est « The Primal Teen: What the New Discoveries About the Teenage Brain Tell Us About Our Kids », par Barbara Strauch, rédactrice des sciences médicales et de la santé du New York Times. Bien que ce livre s’adresse avant tout aux parents, sa lecture pourrait être utile aux personnes qui dirigent des programmes d’adolescents. Quand les recherches auront davantage fait la lumière sur la croissance du cerveau des adolescents et sur les effets de celle-ci sur leur comportement, les adultes seront mieux en mesure de réagir à l’égard de ces comportements. Nous savons actuellement, par exemple, que les régions clés du cerveau,

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comme celles qui aident l’adolescent à agir comme il se doit, sont parmi les dernières à atteindre le stade adulte et à se stabiliser. La question qui nous vient alors à l’esprit est : « Cela devrait-il avoir une incidence sur la discipline que nous imposons aux jeunes? » Bien des questions restent encore sans réponse, mais les experts s’entendent pour dire que si les cerveaux des adolescents sont « en construction », alors les adultes (parents, professeurs et mentors adultes) peuvent les aider dans leurs travaux d’échafaudage. En qualité d’instructeurs de cadets, nous pouvons façonner ce que le D r Giedd appelle le « câblage » du cerveau de nos cadets. Ce lien crucial entre le développement du cerveau des adolescents et l’enseignement qui leur est prodigué a été relevé par le Dr Robert Sylwester, professeur d’éducation émérite à l’Université de l’Oregon et auteur d’une chronique mensuelle dans le site Web « Brain Connection » à www.brainconnection.com. Dans sa chronique intitulée « Can Learning About the Brain Help Schools? » il écrit qu’en se fondant aujourd’hui sur les sciences du cerveau pour valider les stratégies d’enseignement et pour diagnostiquer les problèmes d’apprentissage et de comportement et les corriger, on intègre la biologie dans le processus d’éducation. En d’autres termes, une meilleure compréhension du développement du cerveau de l’adolescent et de ses effets sur son comportement pourrait influer, à l’avenir, sur les méthodes d’enseignement du programme des cadets, sur notre manière de réagir à l’égard de leurs comportements et sur notre approche de la discipline.

Références : www.cbc.ca/stories/2003/09/22/teen-brains; www.brainconnection.com/topics/?main=col/sylwester00feb; www.pbs.org/wnet/brain/episode3/index.html

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LE CONCEPT ÉVOLUTIF DE LA DISCIPLINE >

par le Capt Denis Lefebvre

La discipline positive contribue à une meilleure santé mentale chez les adolescents Notre méthode de discipline peut-elle influer sur la santé mentale de nos cadets? a réponse est « oui », selon deux éminents psychologues d’Ottawa qui, avec d’autres experts médicaux, croient qu’une approche négative de la discipline peut avoir des répercussions sur l’estime de soi d’un jeune et provoquer chez lui des problèmes de santé mentale. En fait, l’approche négative peut éliminer tous les effets positifs que le cadet aurait pu tirer du Programme de cadets.

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« Des documents indiquent qu’il y a une relation positive entre la participation du jeune et la santé mentale », affirme le Dr Ian Manion, directeur exécutif de l’exploitation au Centre d’excellence pour la santé mentale des enfants et des adolescents de l’Ontario du Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO) et directeur du programme de santé mentale et de sciences de la santé de l’institut de recherche de l’hôpital. « Le simple fait de participer et d’être engagé dans un projet rehausse l’estime de soi et la santé mentale d’un jeune. » Le Dr Catherine Lee, professeur de psychologie à l’Université d’Ottawa, qui, dans sa pratique privée, se spécialise en psychologie familiale, abonde dans le même sens. « Nous savons que les jeunes fonctionnent mieux lorsqu’ils sont supervisés par des adultes et qu’ils ont des problèmes lorsqu’ils disposent de longues périodes non supervisées. C’est pourquoi nous recommandons que les jeunes participent à des projets avec des personnes plus âgées qui peuvent devenir des modèles pour eux. » Puisqu’ils peuvent être considérés comme des modèles de comportement, les chefs du Programme des cadets doivent être conscients que leur approche disciplinaire est cruciale lorsqu’il s’agit d’assurer que le Programme continue d’avoir une influence positive sur les cadets. Cela signifie qu’ils doivent aborder la discipline de manière positive et respectueuse, selon les D r Manion et Lee, c’est-à-dire que les chefs donnent l’exemple des comportements qu’ils attendent des cadets, font des critiques constructives, de la prévention, appliquent des règles et des

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conséquences claires et uniformes et font preuve de souplesse dans leur application. De plus, les chefs peuvent jouer un rôle dans la détection de problèmes de santé mentale.

adolescents, dont le développement cognitif n’est pas encore terminé, ne font pas le même genre d’association. Il leur faudra peut-être plusieurs essais pour apprendre.

Donner l’exemple des comportements attendus

Si les chefs abordent la discipline d’une manière respectueuse et coopérative, en se considérant comme des mentors, ils s’attireront le respect de leurs subalternes, poursuit le Dr Manion.

Quand les adultes appliquent la discipline, ils montrent un comportement particulier. Les chefs qui appliquent la discipline de manière incohérente, très sévère – sans respecter la personne – enseignent ce mode de comportement à leurs cadets, indique le Dr Manion. « Il ne faut pas qu’un cadet occupant un poste de commandement utilise la discipline pour montrer sa supériorité. »

Des recherches démontrent comment l’intimidation détruit l’estime de soi et engendre la violence et l’agressivité, indique [le Dr Marion] en comparant la discipline autoritaire à l’intimidation. Il peut y avoir des problèmes quand les adultes ne sortent pas de leur propre cadre de référence, en appliquant « de vieilles méthodes disciplinaires » à des adolescents. « Si ça marchait dans le temps, pourquoi cela ne marcherait-il pas aujourd’hui? » se demanderont-ils. La question qu’il faudrait plutôt se poser, selon le Dr Manion, c’est « cette méthode était-elle adéquate dans le temps? » Elle a peut-être entraîné le respect des règles, mais c’est probablement en dépit de, non pas en raison de la méthode disciplinaire, questionne-t-il. « Des recherches démontrent comment l’intimidation détruit l’estime de soi et engendre la violence et l’agressivité », indique-t-il en comparant la discipline autoritaire à l’intimidation. Les adultes le comprennent mais les

Selon le D r Lee, les adolescents commencent à avoir des pensées plus abstraites et à se créer des idéaux. « S’il y a un idéal auquel les adolescents sont très attachés, c’est bien la justice, alors la discipline doit être juste. » Les adolescents détectent très facilement l’hypocrisie, dit-elle, donc les adultes doivent appliquer eux-mêmes les valeurs qu’ils véhiculent. Si en voulant le discipliner vous diminuez un cadet, vous agissez à l’encontre des valeurs que vous essayez d’enseigner. De plus, le cadet se sentira mal, s’isolera encore davantage et finira par quitter l’organisation, car les cadets ne sont pas obligés d’en faire partie. « Si à cause de vous un jeune se retrouve à traîner dans les salles de jeux électroniques au lieu de participer à une activité constructive, alors vous aurez essuyé un échec dans vos fonctions d’autorité auprès des jeunes. » Faire des commentaires constructifs Il est important de faire des commentaires constructifs pendant que tout est frais dans l’esprit du cadet, soutient le Dr Manion. « Attrapez-les quand ils font une bonne action. Des commentaires présentés sur le vif les aideront à faire le lien avec le comportement approprié. » « Ne manquez pas de souligner, officiellement ou non, les exploits des cadets qui se comportent de la façon appropriée, ajoute le Dr Lee. En soulignant les bons comportements et en félicitant les jeunes, on les aide à intérioriser les raisons positives de répéter ces comportements, un pas en avant sur la voie de l’autodiscipline. »

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Prévenir Mère de deux enfants de 11 et 13 ans, ancienne monitrice chez les louveteaux et conseillère pour Scouts Canada, le D r Lee croit qu’il est possible de prévenir bon nombre de problèmes de discipline. « Nous savons que les jeunes ont la mémoire courte, donc, pourquoi ne pas éviter les problèmes en leur téléphonant pour leur rappeler qu’ils doivent porter telle tenue ou pour les informer d’une activité particulière? » Établir des règles et des conséquences claires et cohérentes La première chose à faire lorsqu’on travaille avec des jeunes, c’est d’établir les règles de base et la plupart des groupes commencent par expliquer les règles, précise le Dr Lee. Elle croit qu’il incombe au chef de veiller à ce que les adolescents comprennent la raison d’être de ces règles. « Nous ne devrions pas avoir honte d’établir des règles, souligne la psychologue. C’est important, surtout pour les jeunes qui ont encore besoin de directives venant des adultes. »

de sorte qu’elles ne détruisent pas l’estime de soi, selon le Dr Manion. Le Dr Lee recommande un grand nombre de petites conséquences de courte durée pour les petits écarts de conduite, au lieu de laisser les choses s’aggraver. Faire preuve de souplesse Les adolescents ont différents antécédents et tempéraments. La discipline doit être souple pour s’adapter à ces différences, affirme le Dr Manion. « Les règles peuvent être les mêmes, mais leur application peut varier en fonction des individus. » Les jeunes ont besoin de différents types d’appui pour atteindre le même objectif. Il ne faut pas présumer qu’un cadet qui contrevient aux règles le fait sciemment, fait remarquer le Dr Manion. Le cadet peut avoir de la difficulté à comprendre le concept. Le fait d’être incapable d’accomplir la tâche peut diminuer l’estime de soi du cadet. Il importe alors de lui fournir l’appui approprié afin qu’il vive une expérience enrichissante. « La discipline dans ce cas prendrait la forme d’un soutien, plutôt que d’une punition ».

Les responsables des organisations qui font participer les jeunes à l’établissement des règles ont constaté que lorsqu’on leur demande de fixer des règles ensemble, ces dernières sont plus strictes que celles des adultes, indique le D r Manion. « Les jeunes qui participent à l’établissement des règles les acceptent plus facilement et les suivent davantage parce qu’ils les ont établies en groupe. »

La souplesse peut également se rapporter à la manière dont nous définissons la discipline ou un problème de discipline, selon le Dr Lee. « Dans ma pratique clinique, j’ai eu à m’occuper d’une famille reconstituée. Le nouveau père était un ancien militaire et n’avait jamais eu d’enfant. Il pensait que l’enfant lui manquait de respect et avait besoin de structure et de discipline dans sa vie. Quand je lui ai demandé de me citer des exemples concrets, il m’a raconté qu’il avait demandé à l’enfant de ranger son sac d’école dans le placard, mais qu’il continuait tout de même de le déposer dans le hall d’entrée. C’est le comportement normal d’un enfant de 12 ans, pas un problème de discipline. »

Si une règle est importante, elle devrait être appliquée de façon uniforme. « Si ça compte, ça devrait compter chaque semaine; si ça ne compte pas, il faut l’oublier, explique le D r Lee. Le danger, c’est de faire observer les lois de façon intermittente, car on a ainsi l’impression que les règles et la discipline sont appliqués de façon arbitraire. »

Les D rs Manion et Lee en viennent à la conclusion que si la discipline diminue un jeune ou si les attentes fixées dépassent ses capacités, alors la discipline devient une influence négative. Par ailleurs, quand la discipline rehausse l’estime de soi et la santé mentale, elle est considérée comme une influence positive.

Les conséquences sont aussi importantes que les règles. Elles doivent correspondre au délit commis et avoir un effet correctif

Le Dr Manion fait cependant une petite mise en garde : si un cadet a de la difficulté à accepter quelque forme d’autorité ou de

Lorsque les règles sont claires et cohérentes, on sait davantage à quoi s’attendre, poursuit le D r Manion. Les adolescents peuvent tirer profit d’un peu de constance à un moment de leur vie où règne l’imprévisibilité.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Si la discipline diminue un jeune ou si les attentes fixées dépassent ses capacités, alors la discipline devient une influence négative.

discipline que ce soit, aussi positive soit-elle, cela peut laisser présager des problèmes de santé mentale. Un bon chef remarquera un changement important de comportement chez un de ses cadets – baisse de motivation, manque d’attention, baisse d’énergie, laisser-aller sur le plan de l’apparence physique. « Je recommande aux chefs d’être particulièrement attentifs et d’écouter. » Un problème de comportement peut être un problème de santé mentale.

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LE CONCEPT ÉVOLUTIF DE LA DISCIPLINE >

par le Capt Bernice McKenzie

Une bonne gestion de classe L’outil idéal pour prévenir les problèmes de discipline « La discipline? Pourquoi parlons-nous de discipline? » vous demandez-vous. « Je suis ici pour enseigner, pour aider ces cerveaux avides d’adolescents à absorber toute l’information qu’ils peuvent. Ils doivent être intéressés et désireux d’apprendre. Sinon, pourquoi seraient-ils ici? Et s’ils veulent apprendre, ils vont s’asseoir dans ma classe et rester suspendus à mes lèvres afin de ne rater aucun mot de mon exposé passionnant. » Allons, il est temps de faire face à la réalité! ous aurez en effet dans votre classe des cerveaux d’adolescents avides de savoir, des jeunes personnes incroyables, ouvertes d’esprit et enthousiastes, prêtes à se lancer à la découverte du monde. Vous rencontrerez toutefois aussi des adolescents prêts à s’échanger leurs notes, à se venger d’un coup bas que leur a fait un de leurs compagnons ou à parler dans le dos du sergent grincheux chargé de l’inspection du soir.

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Heureusement, la plupart des jeunes sont prêts à assimiler les précieuses notions que vous envisagez de leur inculquer. Cependant, pour avoir cet auditoire captif dont rêve chaque instructeur, vous devez vous préparer bien à l’avance. Vous devez établir des attentes claires et appliquer d’autres techniques de gestion de classe.

De concert avec vos cadets, expliquez vos attentes en matière de comportement en classe. Si vous parlez d’« attentes » plutôt que de « règles », déjà le terme invite davantage un comportement positif.

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passent du temps à se préparer, à organiser leurs leçons et leurs aides didactiques, mais bon nombre oublient la partie la plus importante de l’équation : préparer les cadets.

tout cadet qui nuit à l’apprentissage d’un autre doit être traité comme il se doit, sentiment d’appartenance ou pas!

Si vous ne prenez pas le temps de préparer vos cadets, comment pouvez-vous vous attendre à ce que leur comportement corresponde à vos attentes?

Résistez à la tentation de réagir immédiatement et essayez d’intervenir de façon calme et rationnelle à l’égard des comportements répréhensibles.

Il est logique de dire que si vous ne savez pas ce que vous voulez, vous ne l’obtiendrez pas, ou tout au moins, si vous l’obtenez, vous ne vous en rendrez même pas compte. Appliquez cette théorie à votre classe et aux attentes que vous avez à l’égard des cadets. S’ils ne savent pas quelle norme viser, ils ne tenteront pas de l’atteindre et un grand nombre n’y arriveront pas. Est-il juste, voire même logique, de fonctionner de la sorte? Certainement pas, et il est très facile d’éviter d’en arriver là. De concert avec vos cadets, expliquez vos attentes en matière de comportement en classe. Si vous parlez d’« attentes » plutôt que de « règles », déjà le terme invite davantage un comportement positif.

Attentes claires

Faites en sorte que vos responsabilités de gestion de classe devienne la responsabilité de chacun. Si vous décidez avec vos cadets de ce qui constitue un comportement correct – plutôt que de leur dicter des règles à suivre – vous allez créer au sein du groupe un sens d’appartenance.

Vous n’envisageriez jamais d’arriver en classe sans aucune préparation. Si vous le faisiez, vous iriez tout droit vers la catastrophe et vos cadets éprouveraient confusion et frustration. La plupart des instructeurs

Les cadets qui se sentent responsables de la détermination des attentes seront davantage enclins à y répondre. N’oubliez toutefois pas que l’instructeur doit demeurer très clairement le responsable de la classe et que

Le temps que vous passerez à discuter de ces attentes avec vos cadets sera du temps bien utilisé. Vous pourriez même demander à votre officier de l’instruction de prévoir, au début de l’année d’instruction, une période libre pour permettre aux instructeurs et aux cadets à qui ils enseigneront de tenir ce genre de discussion. Ne croyez pas que c’est une perte de temps, car plus les jeunes seront renseignés sur les attentes, moins il y aura de problèmes de discipline à long terme. Cela signifie plus de temps d’instruction et moins de frustration. Créer le bon climat d’études La planification et la création du bon climat au sein de votre groupe peuvent contribuer à réduire les problèmes de discipline. Voir l’encadré « Choses à faire et à ne pas faire » pour connaître des moyens faciles et efficaces de bien gérer sa classe. En veillant à « agir uniformément » lorsqu’il est question de faire régner la discipline, sachez que chacun de vos cadets est une

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choses à faire et à ne pas faire pour une bonne gestion de classe À FAIRE • Créer une liste d’attentes dès le début de l’année et l’afficher au mur. • Attirer l’attention des cadets avant de commencer l’enseignement. Vous établirez un mauvais précédent si vous essayez de parler plus fort qu’eux. • Avoir recours à des signes non verbaux pour regagner l’attention des cadets (donner de petits coups sur leur pupitre, remuer la tête tout en les regardant dans les yeux, allumer et éteindre la lumière). • Circuler souvent à travers la pièce. • Corriger les mauvais comportements individuels. • Donner l’exemple d’un comportement positif – se montrer respectueux et énergique. • Intervenir avec une voix calme et posée. • Utiliser des phrases axées sur le comportement que vous souhaitez susciter (par exemple, Cpl Tremblay, concentrez-vous sur le tableau). Dans une classe bien gérée, les règles doivent être respectées. Par exemple, les apprenants ne peuvent pas tous parler en même temps.

personne et que des mondes tumultueux existent à l’intérieur de chacun d’eux. Résistez à la tentation de réagir immédiatement et essayez d’intervenir de façon calme et rationnelle à l’égard des comportements répréhensibles. Vos cadets réagiront beaucoup plus positivement à quelque chose de logique à leur sens qu’à quelque chose qui a été dit par frustration ou sous l’effet de la colère. À l’école où j’enseigne, j’ai récemment été témoin d’une situation révélatrice entre un enseignant et un étudiant qui illustre bien ce qui peut se produire faute d’intervention rationnelle à l’égard d’un mauvais comportement. L’étudiant courait dans le corridor quand un professeur l’a arrêté et lui a demandé où il allait. « Je vais à la cafétéria », répond-il sur

ce ton de voix que seul un adolescent contrarié peut utiliser. « Et bien, tu n’y arriveras pas plus vite en courant », de répliquer le professeur. « Bien sûr que oui! », ai-je pensé alors que je passais par là. « Bien sûr que oui! » a déclaré l’étudiant avec intention. Et, bien que cette réponse impertinente n’ait pas servi la cause de l’étudiant, elle m’aide à prouver mon point. Les cadets réagiront de façon positive à une discipline logique et à une bonne gestion de classe. Le Capt McKenzie est instructeur à l’École régionale d’instructeurs de cadets (Atlantique), officier de la section d’instruction de l’Escadron des cadets de l’air 18 à Shearwater (N.-É.) et prépare sa maîtrise en éducation

• Récompenser les bons comportements, sans toutefois donner l’impression d’acheter la paix. Féliciter ceux qui le méritent. Offrir des incitatifs (pause plus longue, articles gratuits à la cantine etc.) aux cadets qui auront le meilleur rendement. Avoir recours à des contrôles d’attitude, à des chansons ou à d’autres activités permettant de renforcer l’esprit de corps qui ne prennent pas trop de temps. • S’affirmer et se rappeler qu’il s’agit de cadets; ils doivent faire preuve d’une certaine discipline personnelle. • Créer des plans de leçon intéressants. Les esprits ennuyés vont chercher autre chose pour s’occuper! • Tenir les cadets actifs physiquement et mentalement. À NE PAS FAIRE • Essayer d’enseigner alors que certains élèves sont en train de bavarder; cela donne une mauvaise impression. • Élever la voix inutilement. • Diminuer, insulter, humilier ou ridiculiser un cadet. • Agir hypocritement. • Supplier ou acheter la paix. • Présumer ou réagir exagérément. • Soulever des événements sans rapport ou garder rancune. • Faire des accusations injustifiées.

« La discipline est positive. La discipline, c’est l’instruction. L’enseignement et la discipline sont inséparables. » …Jean Fleming

• Montrer du doigt le cadet et le ridiculiser. • Récompenser un mauvais comportement en faisant du cadet le centre d’attraction. • Enseigner un cours sans préparation.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

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LE CONCEPT ÉVOLUTIF DE LA DISCIPLINE >

par le Maj Stephen Case

Donner aux cadets l’occasion de montrer leur force morale ous reconnaissent l’influence qu’exerce le Programme des cadets sur le développement de nos jeunes au plan de l’apprentissage, du leadership et de la discipline. La grande influence qu’exercent les instructeurs sur le développement moral des cadets est toutefois moins bien connue.

question. Même si l’obéissance aveugle mène à des séances de drill parfaites, cela ne produit pas nécessairement la meilleure personne qui soit. Il y a une grande différence entre le cadet qui fait preuve de jugement exceptionnel et celui qui fait preuve d’une loyauté exceptionnelle.

Nous ne voulons pas que le cadet demande « pourquoi » chaque fois qu’on lui donne un ordre, mais nous voulons que nos cadets soient conscients des enjeux et qu’ils examinent les motifs de leurs décisions et de leurs actes.

Durant ses études du développement moral, Jean Piaget a constaté que les jeunes enfants obéissent aux règles morales par respect de l’autorité : ils ne mentent pas parce que les personnes en position d’autorité – parents, enseignants et autres adultes – leur ont dit qu’il ne faut pas mentir. Les enfants associent les règles morales aux punitions qui en découlent ou à l’autorité à laquelle ils se rapportent. Les enfants évitent de mentir parce que cela leur causera des ennuis. À mesure que les enfants grandissent, cependant, ils commencent à poser un regard critique sur les règles et à examiner l’intention et l’impact de leurs actes plutôt que s’en remettre simplement à l’autorité.

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La période de 12 à 18 ans constitue un stade critique du développement moral de nos cadets. C’est le moment où ils commencent à exercer leur force morale et à prendre des décisions fondées sur des valeurs plutôt que sur de simples règles. Cela peut engendrer des conflits, car ces jeunes évoluent dans un milieu qui encourage le respect rigoureux des règles. J’ai souvent entendu des chefs vanter les mérites d’un cadet qui suit les ordres sans poser de

C’est à ce stade que les jeunes commencent à prendre des décisions morales et à se heurter à des dilemmes moraux. Une décision d’ordre moral est une situation où une personne doit faire un choix

basé sur une question d’éthique. Par exemple, un cadet qui reçoit de l’argent durant la vente d’épinglettes doit décider si l’argent va dans la boîte ou dans ses poches. Les cadets qui remettent l’argent à leur corps/escadron parce qu’ils sont conscients des obligations en cause font des décisions d’un ordre supérieur aux cadets qui remettent l’argent de crainte qu’on les découvre ou simplement parce qu’on les a obligés à le faire. Une décision morale se prend lorsque les cadets fondent un choix sur leur compréhension des valeurs ou des idéaux.

Un cadet qui reçoit de l’argent lorsqu’il vend des épinglettes doit décider si l’argent va dans la boîte ou dans ses poches. Un dilemme d’ordre moral se pose lorsqu’une décision crée un conflit entre deux questions d’éthique divergentes. La plupart des études sur le développement moral reconnaissent que les enfants acquièrent un sens moral par leurs interactions dans un cadre social et en exerçant leur jugement. Le développement moral se

Dilemmes moraux à discuter avec vos cadets La mère du cadet Tremblay trouve que la vente d’épinglettes équivaut à quêter et elle interdit à sa fille d’y participer. Le cadet Tremblay veut faire sa part et sent que les autres cadets et même les officiers exercent des pressions sur elle. Si elle va vendre des épinglettes, sa mère ne le saura probablement jamais. Le cadet Tremblay demande au cadet Jourdain si elle peut lui emprunter 20 $. Le cadet Jourdain sait que le cadet Tremblay veut acheter de l’alcool ce soir-là. Que devrait-elle faire? Le sergent A se trouve à une compétition sportive avec le caporal B. Le caporal est très préoccupé par sa situation personnelle et aimerait en parler en privé avec le sergent. Le sergent doit décider s’il reste avec le caporal ou s’il aide son équipe. Le cadet Jourdain confie au cadet Tremblay qu’elle a cassé une pièce d’équipement qui coûte cher dans une salle de classe. Le cadet Tremblay promet de ne rien dire à personne. On découvre par la suite qu’un troisième cadet vole des objets de valeur appartenant à d’autres cadets et c’est lui qu’on accuse d’avoir endommagé la pièce d’équipement d’instruction. Le cadet Tremblay devrait-elle rompre sa promesse? Un cadet qui vendait des épinglettes s’aperçoit qu’il est en retard. Il avait promis à sa mère d’être de retour à une certaine heure pour l’aider à exécuter une tâche importante. S’il emprunte de l’argent des dons recueillis, il peut prendre un taxi et arriver à la maison à l’heure. Il estime qu’il pourra toujours remettre l’argent plus tard.

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fait lorsqu’ils se rendent compte d’incohérences dans leurs valeurs ou leurs approches morales. En surmontant ce conflit, ils acquièrent de nouvelles perceptions. Dans les corps et escadrons, nous voyons souvent de jeunes gens forcés de reculer aux premiers stades du processus de décision morale. De nombreux ordres sont justifiés par des affirmations du genre « parce qu’on nous a dit de le faire ». Les cadets qui suivent chaque ordre qu’on leur donne sans poser de question ne s’engagent pas dans un processus décisionnel moral et n’acquièrent pas les compétences dont ils auront besoin lorsqu’ils seront appelés à devenir des chefs ou des personnes responsables de la société. Cela ne veut pas dire qu’un cadet devrait mettre en doute chaque commandement, ni que nous devrions lui expliquer la logique ou l’intention de chaque commandement légitime. Nous devons, toutefois, engager le cadet dans un processus décisionnel moral ou du moins le sensibiliser aux décisions qu’il prend. Cela nous pose un problème à nous : en tant que chefs, nous devons créer un climat dans lequel les cadets reçoivent des ordres légitimes et y obéissent, mais aussi où ils

peuvent prendre sciemment des décisions fondées sur davantage de facteurs que sur l’autorité du commandement. Un cadet qui n’est entraîné qu’à suivre des ordres ne sera pas aussi habile à affronter les dilemmes éventuels. Nous ne voulons pas que le cadet demande « pourquoi » chaque fois qu’on lui donne un ordre, mais nous voulons que nos cadets soient conscients des enjeux et qu’ils examinent les motifs de leurs décisions et de leurs actes. Lorsque nos cadets assument des postes d’autorité, nous voulons qu’ils prennent des décisions pour les bonnes raisons – en comprenant bien les enjeux. Tout comme le cadet devient un instructeur compétent par la pratique et en suivant les exemples qu’on lui propose, le cadet fera l’acquisition de techniques de leadership conformes à l’éthique par imitation et par la pratique. Nous devons donner aux cadets l’occasion de faire étalage de leur force morale. Nous devons leur demander leur avis et discuter

avec eux de dilemmes moraux. Encouragez vos cadets à prendre des décisions conformes à l’éthique, et lorsqu’ils font des erreurs, interrogez-les sur le processus aussi bien que sur le résultat. Vos meilleurs chefs seront ceux qui auront l’expérience et la confiance de prendre des décisions d’ordre moral lorsque ce sera nécessaire. En encourageant nos cadets à développer leur sens moral, nous favorisons de bonnes aptitudes à décider et un leadership responsable. Nous pourrons ainsi développer le jugement de nos jeunes chefs – et pas seulement acquérir leur loyauté. Le Maj Case est l’ancien commandant de l’Escadron des cadets de l’Air 188 à North York (Ont.) et le conseiller des cadets (Air) de la région auprès de l’Unité régionale de soutien des cadets (Centre). Il est également enseignant en études sur l’information et détient un baccalauréat spécialisé en philosophie en plus d’un intérêt pour l’éthique et l’épistémologie.

Développer le sens moral • Bien des questions d’entrevue sont conçues en fonction de la réponse attendue. Les jurys de sélection posent une question, puis attendent la « bonne réponse ». Si vous préparez des questions d’entrevue, prévoyez des questions qui renferment des valeurs conflictuelles qui obligent le cadet à choisir entre deux solutions également bonnes ou mauvaises. Ce genre de question est beaucoup plus valable que celle qui sollicite une réponse toute faite. • Faites preuve de sens moral. Sachez que les cadets vous imiteront. Si vous acceptez qu’un cadet vous remette une copie téléchargée d’un film ou d’un logiciel, par exemple, vous lui dites que vous trouvez cela correct de faire entorse aux règlements lorsqu’il y a peu de chance qu’on vous découvre. Est-ce bien le message que vous voulez transmettre à vos cadets-chefs? • Discutez avec les cadets du processus décisionnel. Cherchez des moyens de refléter les valeurs fondamentales du Mouvement par les décisions et les activités du Programme des cadets. Durant les cours et les réunions des cadets-chefs, engagez le débat sur les dilemmes moraux. Vous serez surpris des différences de perception d’autres personnes à l’égard de questions que vous pensez faciles à trancher. Cherchez à comprendre le raisonnement autant que les décisions prises. • Récompensez les actes découlant de bons jugements, ainsi que les meilleures décisions. Rappelez-vous que nos chefs subalternes sont en apprentissage. Ils feront des erreurs, tout comme nous en commettons. • Assurez la transparence des décisions ayant des répercussions sur l’unité – les promotions, la sélection des participants aux camps, ou l’annulation d’un exercice ou d’une activité populaire. N’hésitez pas à permettre à vos subordonnés d’évaluer la moralité de vos décisions. Ils ne manqueront pas de le faire si votre façon de procéder soulève chez eux des inquiétudes.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

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PERFECTIONNEMENT DES OFFICIERS

par le Maj Jeremy Bonnar

Grâce au processus de certification, on est assuré que les officiers embauchés à titre d'instructeurs de canotage lors des camps d'été possèdent les compétences et les connaissances nécessaires pour mener les activités en toute sécurité. (Photo par le Lt Elisabeth Mills, CIEC Whitehorse)

structeur de canotage ou de rappel, les candidats doivent être supervisés par un instructeur de canotage ou de rappel certifié, lors des premières activités qu’ils mènent avec des cadets. Les instructeurs certifiés sont alors responsables de s’assurer que les candidats « qualifiés » ont acquis l’expérience, les compétences et l’assurance nécessaires pour devenir « certifiés » et pouvoir par la suite emmener des cadets en exercice sous leur seule supervision. De plus, la certification est accordée pour une durée précise et, lorsqu’elle est expirée, il faut la renouveler. Pour demeurer à jour et satisfaire aux conditions de renouvellement de la certification, les instructeurs doivent prouver qu’ils ont dirigé un nombre minimal d’activités de canotage ou de rappel. Une certification inutilisée se voit invalidée.

Qualifié ou certifié? Pour les instructeurs du CIC, ces termes ne sont pas synonymes

Grâce à ce processus de certification, on est assuré que les officiers embauchés à titre d’instructeurs de canotage ou de rappel lors des camps d’été possèdent les compétences et les connaissances nécessaires pour mener les activités en toute sécurité.

Quelle est la différence entre les termes « qualifié » et « certifié »? Ces termes sont souvent utilisés, erronément, dans le même sens dans le cadre du Programme de cadets. ela a-t-il de l’importance pour les officiers du CIC? Maintenant, oui!

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Il y a quelques années, après la tenue d’un cours de chef d’excursion de canotage, j’ai entendu un jeune diplômé dire qu’il ne se sentait pas prêt à diriger un groupe de cadets « par lui-même » dans une excursion de canot de plus d’une journée. C’était un officier enthousiaste, qui venait tout juste de se classer premier au Cours sur l’art du commandement des officiers subalternes (Terre) et qui avait assumé les fonctions de commandant de peloton au Centre d’instruction d’été des cadets de l’Armée (CIECA) Blackdown, à Borden (Ont.), l’été précédent. Cet officier acceptait de relever les défis et aimait diriger. Alors, pourquoi craignait-il autant de ne pas être prêt à emmener des cadets faire une excursion en canot? Il possédait certainement les qualifications nécessaires, ayant réussi le cours de canotage et ayant acquis de l’expérience de commandement en dirigeant un peloton de plus de 40 cadets.

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Si ce jeune officier compétent avait des doutes sur ces capacités, les autres éprouvaient-ils les mêmes craintes? Selon l’ancien système de qualification, les candidats débutant le cours du CIC pouvaient passer de « zéro » (étudiant) à « héros » (instructeur) en l’espace de sept jours. C’était tout le temps qu’il fallait pour qu’un candidat du CIC qui, au début ne savait même pas quelle extrémité de la pagaie mettre à l’eau, puisse partir avec des cadets faire une excursion de canotage de plus de 24 heures. Plus maintenant. Le Programme des cadets a pris des mesures pour confirmer la formation et l’expérience nécessaires pour qu’un officier puisse diriger des cadets dans ces types d’activités. Les officiers doivent dorénavant obtenir une certification après avoir acquis une qualification. Il est stipulé dans l’OAIC 24-01, Système d’instruction – Cadre des instructeurs de cadets qu’après avoir suivi un cours d’in-

Ce « nouveau » concept n’est pas très différent de la méthode adoptée au CIECA Blackdown pour les cours de canotage depuis le jour où ce jeune officier a exprimé ses réserves, et depuis qu’on a mis de nouveau l’accent sur la formation par l’aventure chez les cadets de l’Armée. En effet, c’est à partir de ce moment que le CIECA Blackdown a demandé l’aide d’instructeurs de canotage chevronnés. Ce bassin d’instructeurs a dirigé différents groupes lors d’excursions de canotage, en compagnie d’instructeurs de canotage moins expérimentés. Ces instructeurs moins expérimentés, mais « qualifiés », ont assumé le rôle d’assistant jusqu’à ce qu’ils aient acquis l’expérience, les compétences et l’assurance nécessaires pour diriger des activités de façon autonome les étés suivants. Donc, vous voyez, il existe bel et bien une différence entre les termes « qualifié » et « certifié ». Pour être « certifié », il faut d’abord être « qualifié ». Le Maj Bonnar est l’instructeur-chef du CIECA Blackdown

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Quels sont les avantages pour le corps/l’escadron de cadets et pour moi-même? Forteresse simplifie la mise à jour des dossiers d’instruction des cadets et des données sur la présence hebdomadaire ainsi que l'ensemble de l'administration. Seuls les formulaires comportant une signature originale devront être conservés en copies papier.

Forteresse : questions et réponses Qu’est-ce que Forteresse? Le système Forteresse est une base de données conviviale à laquelle on peut accéder grâce à une connexion Internet protégée. Il permet de stocker l’information sur tous les cadets en un seul endroit et de la partager avec le détachement et les autres quartiers généraux. Le regroupement de l’information dans des « modules » en facilite l’utilisation.

L’idée de Forteresse n’est pas nouvelle. Vous connaissez déjà les conférences et les courriels, les sites Web et les formulaires électroniques sur CadetNet. Pourquoi en avons-nous besoin? Le système actuel de mise à jour des fichiers et de production manuelle des rapports requiert beaucoup de travail. Grâce à Forteresse, les corps/escadrons de cadets consacreront moins de temps à la gestion des documents et plus à d’autres priorités. Qu’en est-il de la base de données que nous avons déjà? Certaines unités de cadets utilisent des bases de données locales, mais celles-ci ne

peuvent traiter des renseignements protégés. Leurs mises à niveau et leur maintenance dépendent en outre de leurs développeurs. En stockant de l’information protégée sur un ordinateur qui n’est pas accrédité, vous contrevenez en fait à la loi. Comme le MDN/les FC auront la responsabilité d’entretenir Forteresse, ils s’occuperont de toute mesure nécessaire pour que la base de données reste en bon état et sûre. Par ailleurs, ils assureront le soutien technique et les mises à jour requises. Ils se chargeront aussi pour vous des copies de secours.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Forteresse vous permet de produire automatiquement les rapports dont le corps/l’escadron a besoin. De nombreux formulaires seront intégrés à la base de données et ils seront partiellement remplis grâce aux renseignements déjà saisis. Vous n’aurez pas à recopier votre liste nominative chaque fois que votre unité participe à un exercice. Chaque renseignement ne sera saisi qu’une fois et mis à jour au moment d’un changement. Vous aurez la possibilité de travailler de la maison ou de tout endroit doté d’une connexion Internet. Vous pourrez accéder aux dossiers d’instruction des cadets à partir de la connexion Internet la plus près de chez vous! Les quartiers généraux se partagent la responsabilité de mettre à jour l’information. Par exemple, le personnel des centres d’instruction d’été des cadets entrera directement les données sur les qualifications dans les dossiers des cadets plutôt que de les envoyer à l’unité. Le système Forteresse entraîne-t-il beaucoup de travail? Il faut un certain temps, comme pour toutes les bases de données, pour entrer dans Forteresse l’information contenue dans les dossiers actuels d'instruction des cadets. Lorsque cette information sera saisie, il s’agira de la mettre à jour. C’est facile et cela demande moins de travail que la mise à jour des dossiers papier conventionnels. Contrairement à CadetNet, vous n’aurez à télécharger ni installer aucun logiciel. suite à la page 29

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PERFECTIONNEMENT DES OFFICIERS

par le Ltv Crystal Dabski

Instruction d’été Sélection transparente des cadets les plus méritants Les officiers locaux doivent tout faire pour s’assurer que les cadets les plus méritants sont sélectionnés pour l’instruction d’été. De plus, le processus de sélection doit être transparent de sorte que les cadets et leurs parents comprennent clairement pourquoi le cadet a été sélectionné ou ne l’a pas été. Comment y parvenir? À première vue, la réponse semble simple. Veillez à ce que vos idées soient prises en compte dans le processus de sélection et à créer des attentes réalistes en exprimant vos opinions, de façon claire et ouverte et sans détour – avec les cadets et les parents – sur le processus de sélection tant au sein du corps et de l’escadron qu’aux autres paliers de l’état-major. Mais que pouvez-vous faire de plus? Voici quelques idées que nous avons mises en pratique. Publiez une politique sur la sélection des cadets pour l’instruction d’été Dès que la politique sur la sélection des cadets pour l’instruction d’été est rédigée, l’officier d’instruction doit la mettre à jour sur une base annuelle puisque les normes et les exigences changent également. La politique décrit les exigences d’admissibilité à l’instruction d’été telles qu’elles sont listées dans l’Ordonnance sur l’administration et l’instruction des cadets, notamment la participation minimale à l’instruction obligatoire et les niveaux d’aptitude physique. La politique comprend aussi les exigences de la recommandation du commandant, le formulaire de demande CF51 rempli et l’inscription du cadet à notre liste prioritaire du corps. Nous tenons compte des facteurs indiqués ci-dessous, pour n’en mentionner que quelques-uns, en vue d’établir une politique de sélection valable :

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• Les besoins du corps (par exemple, quelles parties de notre programme d’instruction auront besoin de leadership durant la prochaine année d’instruction). • Le nombre de places dans un métier ou un cours particulier (nous déployons tous les efforts possibles pour augmenter les chances des cadets d’être sélectionnés). Si plusieurs cadets veulent s’inscrire à un poste particulier, nous savons qu’il y a de fortes chances qu’ils ne soient pas tous sélectionnés. Dans un tel cas, nous les aidons de façon proactive à choisir d’autres cours pour lesquels le nombre de participants est moins élevé. • Des conditions d’ordre médical qui pourraient empêcher ou limiter l’achèvement de la formation d’été d’un cadet. • Les conditions d’admissibilité au cours. Notre but est de présenter le processus de sélection très clairement afin qu’il n’y ait aucune confusion sur la façon dont il est mené. Si une politique de sélection claire promulguée stipule par exemple que les rapports de présence mensuels et les registres d’inspection seront vérifiés dans le cadre du processus de prise de décision, le personnel local détiendra un outil plus complet pour répondre aux questions des cadets ou des parents, surtout si un cadet n’est pas sélectionné pour participer à l’instruction d’été. Dressez une liste prioritaire On néglige souvent d’établir une liste prioritaire; pourtant, celle-ci constitue un important outil dans le processus de sélection de l’instruction d’été.

Sans liste prioritaire, vos cadets les plus méritants pourraient passer inaperçus dans le processus de sélection, surtout si le détachement accorde les places aux cadets d’un corps ou d’un escadron qui a déjà présenté une liste prioritaire. Voici quelques conseils pour vous aider à dresser une liste prioritaire. Nous déterminons d’abord le nombre de places potentielles accordées à notre province pour chaque cours. Parfois, nous ne connaissons pas le nombre de places avant la date de remise des demandes. C’est alors que commence le jeu des devinettes. En général, nous avons une bonne idée du nombre de places qui nous sont accordées. Nous examinons les priorités et les besoins du corps en utilisant une liste des places disponibles pour les garçons et les filles. Devons-nous embaucher un moniteur en éducation physique ou un instructeur de voile cette année? Il se peut que deux de nos cadets se soient qualifiés comme instructeurs de voile l’année dernière; par conséquent, ce poste ne constitue pas une priorité. Nous ébauchons alors une liste des cours et nous inscrivons les noms des candidats par cours sur un tableau. Nous dressons une liste pour les candidats et une autre pour les candidates. Habituellement, ces groupes ne se livrent pas concurrence. Lorsque nous établissons les priorités, nous tenons compte des facteurs suivants : • Conditions préalables. Nous accorderons une cote prioritaire plus élevée à un cadet qui répond à toutes les conditions préalables plutôt qu’à un cadet qui n’y répond pas. • Participation aux parades régulières, à la formation obligatoire offerte les fins de semaine et à d’autres fonctions tels que les événements de bénévolat. Un

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cadet qui a participé à tous ou à presque tous les événements sera avantagé. • Points pour l’uniforme. Un cadet qui a non seulement participé aux événements, mais s’est également bien présenté recevra une cote prioritaire plus élevée qu’un cadet qui a peu participé et qui n’a pas pris soin de son uniforme. • Grade. Si deux cadets du même sexe satisfont à toutes les conditions préalables et respectent les exigences en matière d’uniforme et de participation, le cadet ayant le grade le plus élevé recevra une cote prioritaire plus élevée. (D’autres corps et escadrons peuvent attribuer une cote plus élevée pour le grade que pour les uniformes et la participation.) • Attitude, comportement etc. Ces critères subjectifs entrent en ligne de compte dans les cas où les critères objectifs des deux cadets semblent être égaux. Critères objectifs par rapport aux critères subjectifs Tant que les facteurs tels que l’attitude et le comportement d’un cadet seront utilisés dans le processus de sélection, surtout lorsque des cadets se sont inscrits au même cours et qu’ils sont égaux à tous les égards, le processus de sélection fera toujours l’objet d’un élément subjectif. De quelle façon les cadets se comportent-ils durant les activités de cadets? Est-ce qu’ils saluent lorsqu’ils doivent le faire? S’adressentils avec respect aux cadets et aux officiers de grade supérieur? Réagissent-ils bien aux directives? Quel est leur niveau de maturité? Le problème, c’est que la perception d’un cadet peut parfois varier entre les officiers, tout simplement parce qu’un cadet peut réagir différemment avec certains officiers. Advenant de telles situations, on recommande aux officiers d’entamer une discussion franche et ouverte sur le comportement d’un cadet. De telles discussions aboutissent généralement à un consensus sur le cadet qui devrait recevoir une cote plus élevée sur la liste prioritaire. Étant donné que ces éléments subjectifs sont plus difficiles à expliquer aux parents, il serait préférable d’en utiliser le moins possible et de mettre l’accent sur le plus

Le Ltv Dabski a durement appris sa leçon. Tous ces cadets, sauf trois, ont été choisis pour l’instruction d’été de 2004. La raison des refus : le succès « trop grand » du corps de cadets en 2003, alors qu’un trop grand nombre de ses cadets ont demandé – et reçu – l’instruction pour une spécialité particulière. Même si on leur avait conseillé d’envisager d’autres options l’été dernier, les cadets qui avaient suivi le cours de trois semaines ont demandé à suivre le cours de six semaines dans la même spécialité. Deux cadets ont été choisis; cinq cadets ont eu moins de chance. grand nombre de facteurs objectifs, dans la mesure du possible. Le nom à la liste prioritaire ne garantit pas une sélection Dès que notre liste prioritaire est dressée, nous précisons très clairement aux cadets et aux parents que, même si le nom du cadet est inscrit sur la liste prioritaire locale, il ne s’agit pas d’une sélection automatique pour l’instruction d’été. Les cadets et les parents doivent comprendre qu’une fois que le corps ou l’escadron local a envoyé les demandes dûment remplies et la liste prioritaire au personnel du détachement ou au personnel régional, selon le cas, le processus de sélection de participation à l’instruction d’été ne relève plus des officiers locaux. Soyez francs et ouverts avec les cadets Nous discutons franchement et ouvertement avec les cadets des occasions d’instruction d’été et de ce qu’ils peuvent faire pour améliorer leurs chances d’être sélectionnés. Nous leur expliquons qu’un cadet qui reçoit une cote plus élevée sur la liste prioritaire a de meilleures chances d’être sélectionné qu’un cadet recevant une cote moins élevée. Séance d’information sur l’instruction d’été Nous organisons une séance d’information pour les parents et les tuteurs.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Durant cette séance, nous discutons des points suivants : • Les éléments de la politique de sélection publiée et la façon dont la demande de chaque cadet est assujettie à cette politique. • Les conditions préalables au cours (par exemple, les niveaux de connaissances musicales et de condition physique). • Les défis à relever lors de l’ébauche de la liste prioritaire du corps et les critères dont il faut tenir compte lors de l’inscription des cadets sur la liste. • Les forces et les faiblesses du cadet qui pourraient influer sur la sélection. De plus, ces séances nous permettent de parler aux parents à l’avance à propos de l’instruction d’été, advenant le cas où leur enfant serait sélectionné. Nous espérons que ces conseils vous aideront à préparer vos cadets au programme d’instruction d’été et à assurer la transparence du processus de sélection pour les cadets et les parents. Le Ltv Dabski est commandant du Corps des cadets de la Marine 152 (RESOLUTE) à Edmonton. En 2002, l’ancien cadet a obtenu son diplôme en droit de l’Université de l’Alberta. Elle est actuellement collaboratrice du cabinet Brownlee LLP à Edmonton. Elle exerce principalement dans les affaires de litige en matière d’assurance.

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PERFECTIONNEMENT DES OFFICIERS

par les Capt Maryse Larocque et Denis Lefebvre

Un mentor avant tout! Lorsque vous faites partie du CIC, vous êtes avant tout un mentor. otre rôle principal consiste à perfectionner les compétences des divers membres de l’équipe, à améliorer leur rendement et par conséquent, celui de l’équipe.

V

Lorsque vous consacrez du temps à encadrer les membres de l’équipe et à leur donner une rétroaction positive, vous n’aidez pas seulement à accroître leurs niveaux de compétence et leur rendement mais vous augmentez aussi leur confiance et leur estime de soi. Les membres de l’équipe sont alors plus enclins à améliorer leurs compétences et leur rendement, à assumer de plus grandes responsabilités et à avoir plus d’initiative. Un mentor intervient auprès d’un membre de l’équipe pour améliorer une technique ou une façon de faire récemment acquise et qu’il reste à assimiler. Dans un cas comme dans l’autre, on peut avoir besoin d’encadrement pour régler une situation problématique ou faire en sorte que l’équipe réalise un objectif de manière plus efficace. Comment pouvez-vous devenir un bon mentor? Soyez positif L’encadrement n’a pas pour but de souligner les erreurs, de trouver quelqu’un à blâmer ou de découvrir des coupables, mais plutôt d’aider les membres de l’équipe à mieux performer et à réaliser leurs objectifs.

Lorsque vous consacrez du temps à l’encadrement, sachez de quoi vous parlez pour gagner le respect et la loyauté. (Photo par l’Adj Eileen Redding, affaires publiques, ERVV (Pacifique))

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Demandez-vous d’abord « de quoi le membre a-t-il besoin (ressources, connaissances, expérience d’apprentissage, temps, aide, ainsi de suite) pour réaliser ses objectifs? » Il est plus efficace d’agir ainsi que de répéter constamment « vous devez réaliser l’objectif! » Une démarche positive doit être axée sur ce qu’on fait bien et ce qu’on devrait faire mieux. Soyez enthousiaste Votre attitude a des répercussions sur chaque membre de l’équipe et rejaillira sur vous. Votre enthousiasme doit être naturel et authentique. Ne faites pas semblant! Conformément à cette philosophie positive, concentrez-vous sur des techniques qui permettront à l’individu ou à l’équipe de réaliser leurs objectifs. Soyez un « supporter » Soyez un supporter en première ligne. Les félicitations ne suffisent pas. Il est plus important de fournir tout ce dont les membres de l’équipe ont besoin pour faire leur travail. Cela peut se traduire par des ressources matérielles ou financières, du temps, de l’information, une formation ou des réponses aux questions. Un bon mentor va aux devants des besoins de son équipe et prévoit les problèmes qui pourraient survenir.

problème. Assurez-vous aussi que la tâche demeure réalisable. Vous aiderez ainsi l’interlocuteur à demeurer axé sur une solution au problème et les moyens à prendre. Concentrez-vous sur les objectifs Quand vous déléguez des tâches, assurezvous que l’objectif est clair et parfaitement compris de tout le monde. Si un membre de l’équipe se demande pourquoi on lui a demandé d’exécuter une tâche, c’est que vous n’avez pas réussi à en bien expliquer l’importance. Pour éviter cela, établissez un lien entre l’importance de la tâche et la réalisation des objectifs. Soyez bien renseigné Sachez de quoi vous parlez. Si vous ne le savez pas, votre équipe s’en apercevra très vite et vous perdrez son respect et sa loyauté. En plus d’avoir une connaissance exhaustive des tâches à accomplir, vous devez connaître chacun des membres de l’équipe et être au courant de leurs points forts et de leurs points faibles afin de pouvoir attribuer des tâches qui leur conviennent. Soyez un bon observateur En plus de garder ouverts vos yeux et vos oreilles, soyez attentif aux tons de voix et au langage corporel. Ainsi, vous verrez une situation évoluer longtemps avant qu’un problème ne surgisse.

Ayez confiance

Faites preuve de respect

Ayez confiance en chaque membre de l’équipe. Nous commettons tous des erreurs et avons tous de mauvaises journées, mais un bon mentor se souviendra que la plupart des gens sont consciencieux et veulent faire du bon travail. Ne regardez pas par-dessus leurs épaules pour voir s’ils travaillent bien. Un bon mentor leur donne du travail et les laisse agir!

Faites preuve de respect et acceptez les différences entre les gens, ainsi que les points forts et les points faibles qui les distinguent. Traitez les gens sur un pied d’égalité et ne faites pas preuve de favoritisme!

Soyez précis et attentif Quand une personne vient s’entretenir avec vous d’un problème ou d’une situation difficile, accordez-lui toute votre attention. Ne commencez pas à parler d’autre chose, mais demeurez attentif, assurez-vous que la discussion demeure centrée sur le

Soyez patient Montrez-vous patient. Il peut arriver que les membres de l’équipe aient tout simplement mal compris. Dans ce cas, faites passer l’information exacte, reformulez ou abordez la question sous un angle différent. Si vous demandez aux membres de l’équipe de répéter, vous saurez mieux ce qu’ils ont compris.

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suite à la page 29

Numéro 15, Hiver 2004


Étapes de l’encadrement En plus d’encourager, de stimuler, de motiver et de remercier une équipe, un mentor doit aussi corriger les membres de l’équipe et les réorienter en vue de stimuler leur rendement et de réaliser un objectif précis. Lorsque vous réglez un problème, vous devez passer par les étapes suivantes de l’encadrement : • définir la situation

• fixer une échéance

• fournir le soutien requis

• chercher les solutions possibles

• établir des critères d’évaluation

• faire un suivi et offrir une rétroaction

• établir un plan d’action Définir la situation L’encadrement a pour but, soit de régler un problème, soit d’améliorer une situation qu’on ne peut pas nécessairement qualifier de « problème ». Pensons par exemple à la construction d’un pont à trois cordes. Les travaux avancent bien et l’équipe respecte les normes de sécurité, mais le mentor veut que le pont se construise plus rapidement. L’accélération du rythme de l’opération ne pose pas nécessairement problème. Lorsqu’il définit la situation, le mentor doit l’examiner sous plusieurs angles ou selon plusieurs perspectives possibles avant de chercher une solution. Chercher les solutions possibles En fonction des connaissances, des points forts et des expériences des membres de l’équipe, un mentor doit, par le biais d’une discussion ou d’une consultation, dégager chaque solution de rechange. Il doit ensuite procéder à une analyse comparative de chaque option. Le choix de l’option doit être fondé sur des critères de simplicité, de sécurité et de disponibilité des ressources et sur la probabilité de réaliser l’objectif. Établir un plan d’action Après avoir arrêté son choix, il faut établir un plan d’action. Cette démarche doit se faire sous forme de liste des tâches à accomplir dans un ordre chronologique précis. Fixer une échéance Pour que tout se déroule conformément au plan, un mentor doit s’assurer que chacune des tâches se fait correctement dans le délai imparti. Certaines tâches peuvent parfois nécessiter des délais précis et dans d’autres cas, il suffit d’une échéance générale. Établir des critères d’évaluation Un mentor doit garder ses objectifs à l’esprit lorsqu’il établit des critères d’évaluation. S’il veut augmenter la vitesse à laquelle on construit le pont à trois cordes, il doit tenir compte du temps dans ses critères d’évaluation. Selon la situation, une avance de 10 minutes peut suffire. Fournir le soutien nécessaire Un mentor peut apporter son soutien de diverses manières. Dans certains cas, il peut accomplir certaines tâches appropriées à son poste. Le soutien peut aussi consister à donner de l’information plus détaillée, à enseigner certaines techniques, à accorder un peu plus de temps à un membre de l’équipe, ainsi de suite. Faire un suivi et offrir une rétroaction La rétroaction offre aux mentors une excellente occasion d’améliorer les compétences et le rendement des membres de l’équipe. Bien des gens associent souvent la rétroaction avec la critique, qu’ils essaient d’éviter. Pour donner une rétroaction positive, il faut tenir compte de tout le travail accompli par un individu. Un travail de grande qualité justifie aussi une rétroaction. Cette attention leur apprend que vous êtes satisfait de leur rendement et les encourage à poursuivre leurs efforts et à réaliser les objectifs. Dans une rétroaction, il important de se rapporter à des faits et des exemples concrets. Un mentor doit toujours être honnête et sincère dans ses observations. Il convient de donner une rétroaction sur-le-champ ou tout de suite après une activité. Lorsqu’il faut corriger un individu, le mentor doit s’assurer que l’entretien a lieu dans un endroit isolé. Au cours de ces étapes, il vous semblera peut-être difficile de motiver votre équipe. Mais vous pouvez le faire en fixant des normes élevées, en confiant des responsabilités ou en permettant aux gens de suivre une formation pour perfectionner leurs compétences. Une démarche différente est de mise pour les individus moins performants. Il vaut mieux leur dire que, d’après leur potentiel, ils sont sous-utilisés. Lors d’un entretien personnel, déterminez exactement comment on pourrait les employer plus efficacement. Comme dans toutes les initiatives d’encadrement, fixez des lignes directrices pour évaluer les progrès accomplis et faites un suivi.

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PERFECTIONNEMENT DES OFFICIERS

adapté à partir d’un article par le Capt Paul McKee

Même les officiers peuvent avoir peur de parler en public Vous vous préparez à prononcer votre meilleur discours pour accueillir les nouveaux cadets devant une salle remplie de parents de cadets et vous êtes soudainement paralysé par la peur. C’est ce qui arrive aux commandants de presque tous les corps et escadrons de cadets. l est normal, même tout à fait sain, de se sentir nerveux lorsqu'il est question de parler en public. Cela montre que l’on soucie vraiment de bien faire. Une trop grande nervosité peut toutefois nuire à l’exposé et au message.

I

Et pendant que les parents attendent avec impatience leur tour de demander combien il leur faudra payer et que les cadets sont impatients de savoir quand ils recevront leur uniforme, vous faites votre possible pour éloigner le trac. Parler en public est un art qu'on arrive à maîtriser avec beaucoup d'exercice et un certain degré d'aisance personnelle. Toastmasters, une association internationale axée sur l'art oratoire, offre les conseils suivants pour atténuer le malaise qu'on ressent lorsqu'on parle en public.

Imaginez-vous en train de présenter votre exposé. Imaginez-vous en train de parler d'une voix forte, claire et assurée. Lorsque vous vous visualisez en situation de réussite, vous réussirez.

Familiarisez-vous avec la salle. Il faut que vous connaissiez l'endroit où vous devez prendre la parole. Arrivez tôt, faites le tour de la pièce et familiarisez-vous avec les lieux. Ceux d’entre nous qui accueillent les jeunes recrues dans leurs unités d’appartenance sont avantagés. Il nous arrive toutefois de nous retrouver ailleurs que « chez nous », et c'est alors que ce conseil est précieux.

Ne vous excusez pas. Si vous dites à votre auditoire que vous êtes nerveux ou que vous lui demandez de vous excuser pour des problèmes que vous pensez avoir eus dans votre discours, vous risquez d’attirer son attention sur quelque chose qu’il n’a pas remarqué.

Faites connaissance avec l'auditoire. Ne craignez pas d'accueillir personnellement les gens à leur arrivée. Vous avez ainsi l’avantage de répondre aux questions anticipées. Étant donné que les parents risquent de poser des questions similaires, vous pouvez être prêts à répondre aux questions avant même qu'elles ne soient posées. Sachez de quoi vous parlez. Ce simple conseil est offert durant les séances de formation sur l'art de parler en public à l'intention des cadets. Si ne vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous aurez moins de chances de faire passer votre message. Répétez votre exposé. Le fait d'avoir moins de surprises vous aidera à vous sentir à l'aise. Détendez-vous. Atténuez la tension en faisant des exercices d’étirement simples. Plus vous êtes détendu, plus il vous sera facile de vous départir de ces mauvaises habitudes nerveuses, comme se traîner les pieds et jouer avec un crayon.

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Dites-vous que l'auditoire veut que vous réussissiez. Le public souhaite que votre discours soit intéressant, stimulant, instructif et divertissant. Il ne souhaite pas vous voir trébucher et, si cela se produit, on ne le remarquera probablement pas.

Concentrez-vous sur le message et non sur le moyen. Oubliez vos inquiétudes et transmettez plutôt votre message. Dès que vous vous rendrez compte que l'auditoire est attentif, votre nervosité disparaîtra. Transformez votre nervosité en énergie positive. Exploitez votre énergie nerveuse et transformez-la en vitalité et en enthousiasme pour votre sujet. Acquérez de l'expérience. L’expérience établit la confiance, qui est la clé de l'art oratoire. Si vous avez réellement de la difficulté à présenter un exposé, commencez avec de petits auditoires et progressez graduellement. Les meilleurs conseils sont peut-être ceux qui viennent de l’expérience. Vérifiez dans les manuels des recrues les conseils que nous donnons à nos plus jeunes cadets sur la façon d'organiser, de créer et de prononcer un discours qui en vaut la peine. Le Capt McKee travaille à l’Unité régionale de soutien des cadets (Nord), à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest.

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Un mentor avant tout! suite de la page 26

Soyez un communicateur Un bon communicateur est surtout une personne qui sait écouter. Lorsqu’on s’adresse à vous, cessez tout de suite ce que vous faites ou dites que vous serez disponible dans quelques minutes. Conservez un bon contact visuel avec votre interlocuteur et gardez l’esprit grand ouvert. Ayez un bon langage corporel (faites face à l’interlocuteur), adoptez une bonne posture et évitez de croiser les bras. Reformulez ce qu’on vous dit pour être certain de bien comprendre. Pour communiquer efficacement, vous devez aussi vous exprimer clairement. Si la personne à qui vous parlez a du mal à vous comprendre, évitez de hausser la voix, de parler plus lentement ou de répéter les mêmes mots. Vous risqueriez ainsi d’augmenter sa frustration et de lui faire perdre patience. Vous devez assumer la responsabilité d’établir un « contact » avec l’interlocuteur. Soyez responsable Comme on l’a déjà mentionné, un bon mentor doit notamment se montrer positif, enthousiaste, cordial et faire confiance. Il incombe au mentor de réaliser les objectifs fixés en prenant les bonnes décisions. De plus, un bon mentor évalue les répercussions de ses décisions sur le travail à accomplir pour réaliser l’objectif. Après avoir pris une décision, il doit la transmettre efficacement aux membres de l’équipe. Ainsi, ils comprendront mieux ce qu’ils ont à faire et pourront prendre les moyens requis pour réaliser les objectifs. Le Capt Larocque est sur la liste d’attente du CIC du Nouveau-Brunswick. Le Capt Lefebvre est l’officier d’état-major chargé de l’instruction des cadets de l’Armée à la Direction Cadets. Les documents de référence concernant cet article sont « Coaching Successfully » par J. Eaton et R. Johnson, 2001; et « Effective Coaching » par M. J. Cook, 1999.

Forteresse : questions et réponses suite de la page 25

Devrons-nous conserver les dossiers papier d’instruction des cadets? Forteresse ne vise pas à remplacer toutes les opérations manuelles, mais vise plutôt à réduire l’ensemble des tâches administratives. Il faudra conserver les formulaires portant une signature originale tels que le CF1158. Le CF51 sera imprimé localement, déjà partiellement rempli grâce aux renseignements consignés dans Forteresse. Le dossier d’instruction proprement dit disparaîtra. Quand devrons-nous avoir terminé la saisie de l’information? Il faudra saisir dans Forteresse toute l’information contenue dans les dossiers actuels d’ici septembre 2005. Comment accède-t-on à Forteresse? Les utilisateurs autorisés pourront accéder au site Web protégé à partir de n’importe quel ordinateur branché à Internet et équipé d’un logiciel antivirus à jour. Le bureau de CadetNet comportera un lien vers Forteresse. Qui aura accès à Forteresse? La région fournira au commandant, ainsi qu’à l’officier d’administration, à l’officier d’approvisionnement et à l’officier de l’instruction la procédure d’entrée en communication ainsi qu’un mot de passe. Le commandant pourra choisir un maximum de quatre autres utilisateurs. Forteresse étant un système « Protégé A », tout le personnel devant y accéder devra détenir une cote de vérification approfondie de la fiabilité en vigueur et connaître la politique sur la sécurité. On peut consulter des renseignements détaillés à ce sujet dans l’OAIC 11-35.

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Qu’en est-il de la sécurité de l’information? Forteresse est un système accrédité par le gouvernement et il est hébergé sur l’un de ses serveurs protégés. On ne peut y accéder qu’avec un chiffrement de 128 bits, au moyen d’une connexion protégée semblable à celle qu’on utilise dans le système bancaire. À qui puis-je m’adresser pour obtenir de l’aide? Forteresse est un système convivial, un peu comme la réservation de billet d’avion ou le paiement de facture en ligne. Si vous avez besoin d’une aide additionnelle, vous pouvez joindre le soutien technique par l’intermédiaire de vos services de dépannage locaux, ceux-là même auxquels vous vous adressiez pour CadetNet. De plus, c’est aussi au dépannage que vous pouvez signaler les erreurs. Un guide de l’utilisateur est en outre disponible en copie papier ou à la conférence sur Forteresse de CadetNet. Où puis-je en apprendre davantage sur Forteresse? Vous trouverez de plus amples renseignements : • dans l’OAIC 11-35 • dans les mises à jour régulièrement affichées à la conférence sur Forteresse de CadetNet • dans le guide de l’utilisateur • auprès de votre service de dépannage régional Certaines régions publieront des directives particulières concernant le déploiement de Forteresse. Enfin, de nouveaux cours de formation du CIC traiteront du système Forteresse.

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PERFECTIONNEMENT DES OFFICIERS

Une fois terminé ce travail préparatoire, elle a pu établir des normes plus strictes de drill, de tenue et de comportement sans trop rencontrer de résistance. Des attentes claires ont aidé les cadets à se rendre compte des conséquences de leur conduite et à se fixer des buts.

Choc culturel Transition d’un corps/escadron à un autre Les officiers du CIC sont souvent appelés à faire la transition d’un corps/escadron à un autre, qu’elle soit causée par leur progression de carrière dans le CIC, un déménagement ou d’autres facteurs. Comment les officiers peuvent-ils adoucir le choc de cette transition? u’advient-il si le corps/l’escadron n’équivaut qu’à une fraction de la taille de celui d’où vous arrivez? Si le milieu est rural et vous avez l’habitude d’un milieu urbain? Si la région ou l’élément est différent?

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Le Capt Kelli Kosack, commandant du Corps de cadets de l’Armée 3038 à Renews (T.-N.-L.), le Capt Margaret Martin, officier d’instruction étoile d’argent au Corps de cadets de l’Armée 2884 à West Elgin (Ont.) et le Capt Mélanie Beaudoin, officier d’instruction étoile d’argent au Corps de cadets de l’Armée 2831à Saint-Basile-le-Grand (Qc), nous confient les leçons qu’elles ont tirées de leurs expériences de transition. Ne pas bousculer les choses Le Capt Kosack a changé d’élément, de région et de taille d’unité lorsqu’elle a quitté l’Escadron des cadets de l’Air 191 à

Winnipeg en 2001. Après avoir exercé les fonctions d’officier d’administration, d’officier d’instruction en chef et d’officier d’approvisionnement auprès d’un escadron réunissant 150 cadets et une dizaine d’officiers, elle s’est retrouvée à la direction d’un corps de cadets de l’Armée comprenant 17 cadets et 2 officiers. « Tout un choc culturel », avoue-t-elle. Son nouveau corps de cadets était très différent de son ancien escadron. « À première vue, j’ai trouvé que les cadets étaient bons, mais qu’ils manquaient de discipline et de rigueur. » Elle a entendu des jeunes prononcer des prénoms sur le terrain de parade et chaque semaine de nouvelles excuses de ceux qui ne portaient pas l’uniforme. Ce qui compliquait les choses, c’est que le Capt Kosack devait passer du programme des cadets de l’Air, qu’elle percevait comme davantage axé sur les cours en classe, à l’approche plus pratique du programme de l’Armée. La transition a été difficile, et elle savait qu’il y avait des changements à faire. Elle savait également que pour obtenir les résultats escomptés, il ne fallait pas bousculer les choses. « La résistance au changement peut être forte dans une petite unité, explique-telle. Les changements ne peuvent pas se faire du jour au lendemain. »

Le Capt Kelli Kosack et son mari, le Capt Chris Kosack (le seul autre officier de son nouveau corps de cadets) vérifient les poêles au cours d’un exercice avec leurs cadets.

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L’esprit ouvert, elle a observé le fonctionnement de sa nouvelle unité. Elle a évalué ce qui donnait de bons résultats et ce qu’il fallait améliorer. Ensuite, elle a fait participer ses cadets aux changements. Elle leur a demandé ce qu’ils aimaient et ce qui, à leur avis, avait besoin de changer. Elle a pris soin de les inclure dans le processus de décision.

« Cela a pris du temps et de l’énergie, constate-t-elle. Nous avons dû être persévérants et évaluer constamment nos progrès ». Mais en prenant la tâche progressivement, le Capt Kosack est parvenue à faire une transition fructueuse en même temps qu’elle a aidé son corps de cadets à faire sa propre transition. À l’instar du Capt Kosack, le Capt Martin a reconnu qu’il valait mieux ne pas intervenir trop rapidement et imposer sa façon de faire à son nouveau corps de cadets, situé dans une petite municipalité rurale de l’ouest de l’Ontario. Pendant dix ans, elle avait été officier au Corps de cadets de l’Armée 2415 à St. John’s (T.-N.-L.), un corps qui comptait 125 cadets, de 10 à 12 officiers du CIC et plusieurs instructeurs civils. Elle faisait face à une réalité nouvelle : un corps rural en pleine croissance, formé d’entre 30 et 40 cadets et de 4 officiers du CIC. Elle a pris le temps de faire connaissance avec le personnel et les cadets. « Lorsque vous passez d’une grande unité à une petite unité, vos exigences et vos attentes sont très élevées, indique-t-elle. Il est bon de montrer beaucoup d’enthousiasme et de motivation, mais il ne faut pas exagérer. Votre point de vue sur tout n’est pas nécessairement le bienvenu. Ne pas bousculer les choses permet à chacun de s’adapter ». L’idée de prendre son temps avait une connotation différente pour le Capt Beaudoin. Elle a eu besoin de temps elle-même pour s’adapter à un corps de 58 cadets, qui équivalait à plus du double de la taille de son ancienne unité, le Corps de cadets de l’Armée 3007de Cloridorme (Qc). La difficulté n’était pas tellement la taille du corps, mais plutôt la nouvelle équipe d’officiers, plus nombreuse. Comme elle avait été cadet et officier à son ancien corps, elle connaissait tout le monde. Maintenant, elle ne connaissait personne. Elle a pris le temps d’écouter, et donné au personnel aussi bien qu’aux cadets la chance

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de s’habituer à elle. « Apportez votre bagage de connaissances, mais n’essayez pas d’imposer quoi que ce soit à votre nouvelle équipe », constate-t-elle trois ans plus tard. Se montrer ouvert Le Capt Beaudoin estime qu’en se montrant ouvert, en posant librement des questions et en accueillant les pratiques et les suggestions des autres, tout officier fera facilement la transition à une nouvelle unité, peu importe les différences. Elle a gagné le respect de ses cadets tout simplement en leur transmettant sa passion pour le Mouvement.

Conseils pour une transition sans heurt • Ne pas bousculer les choses • Éviter d’imposer « sa » façon de faire • Poser des questions et écouter • Puiser dans sa motivation et son expérience, mais sans trop imposer • Faire preuve de souplesse • Garder l’esprit ouvert • Accepter les nouvelles limites et voir les bons côtés • « Apprivoiser » le nouveau corps/escadron avant de proposer des changements • En rallier d’autres à sa cause avant d’apporter des changements

Elle a beaucoup appris à côtoyer un si grand nombre de nouveaux officiers, en particulier un tout nouvel officier, avec qui elle a pu partager son expérience de transition. Par conséquent, elle ne s’est jamais sentie isolée durant le changement.

Elle s’est notamment heurtée à des attitudes négatives et à un manque d’enthousiasme de la part de certains cadets; des attitudes bien évidentes dans un groupe plus restreint, qui peuvent miner le moral du corps tout entier si l’on ne réagit pas.

Le Capt Kosack aussi s’est montrée ouverte, en faisant ressortir les avantages de passer à une plus petite unité. Son expérience de l’organisation d’activités à l’intention de groupes de plus grande taille a simplifié la planification de petites activités. Elle n’était pas à court d’idées quant aux aventures et aux collectes de fonds que le corps d’Armée pouvait entreprendre. Son expérience d’une gamme élargie de défis – difficultés d’apprentissage, manque de discipline, problèmes de harcèlement et de comportement – l’a aidée à relever les défis de sa nouvelle unité.

Elle s’y est prise en renouvelant l’intérêt des cadets pour les activités facultatives – même si la gamme des activités était bien mince comparativement à ce qu’offrait son ancien escadron. Elle a rehaussé le moral et la confiance du noyau de cadets engagés, et elle a resserré leur esprit d’équipe pour qu’ils puissent participer aux séances de drill, de tir, de biathlon, de secourisme et de musique. Faire preuve de souplesse et accepter les limites La difficulté de fournir une vaste gamme d’activités facultatives dans un corps/ escadron plus restreint était aussi une réalité nouvelle pour le Capt Martin.

Le Capt Kosack et ses cadets dans un bunker à un secteur d’entraînement des FC au cours d’un exercice printanier. Certains font un trajet de 80 km allerretour pour participer aux soirées de rassemblement de leur corps de cadets.

« Un personnel plus restreint limite l’instruction que l’on peut offrir », précise-t-elle. La transition a été difficile pour elle, mais elle s’est vite rendu compte que les cadets étaient avides de connaissances. « J’essayais de m’adapter à une nouvelle façon de faire, mais les cadets appréciaient tout ce que nous faisions. Toute l’instruction était nouvelle et innovatrice pour eux, parce que le corps était si nouveau ». Passer de la Région de l’Atlantique à la Région du Centre a constitué pour le Capt Martin un gros ajustement. De nombreuses

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

politiques et procédures étaient nouvelles, et il ne semblait pas y avoir dans sa nouvelle région un lien aussi étroit entre l’instruction locale et l’instruction d’été. Elle a tout de même accepté que l’approche différente était en grande partie attribuable à la taille du groupe et à des facteurs géographiques. La réalité nouvelle du Capt Kosack était la difficulté d’attirer et de retenir des cadets en zone rurale, à cause du plus faible bassin de population et du fait que l’on connaissait peu le Mouvement, ses avantages et ses possibilités. Le transport était un autre facteur limitatif. Certains de ses cadets voyagent 40 kilomètres pour se rendre au lieu de rassemblement – un déplacement aller-retour de 80 kilomètres pour leurs parents-chauffeurs. N’ayant nulle part ailleurs où aller, on voit souvent des parents qui passent trois heures dans leur voiture à attendre la fin de l’activité des cadets. Le Capt Kosack a néanmoins accepté ces limites et n’a pas tardé à reconnaître le dévouement de ses cadets et de leurs parents. Si vous êtes un officier sur le point de faire la transition d’un corps/escadron à un autre, ne bousculez pas les choses, restez ouvert d’esprit, faites preuve de souplesse et acceptez les limites. Par-dessus tout, sachez profiter de ce que ces officiers perçoivent comme votre plus grande ressource face à une transition majeure, soit le fait de savoir que les enfants sont essentiellement les mêmes partout : enthousiastes et réceptifs à l’encouragement, à l’appui et aux conseils que les officiers du CIC peuvent leur prodiguer.

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instruction des cadets

par le Capt Johane Andrews

La course d’orientation Met à l’épreuve la forme physique et les habiletés, en plus d’être amusante n octobre dernier, l’Escadron des Cadets de l’Air 223 (Red Lion) à Vernon (C.-B.) a tenu sa première compétition de course d’orientation de base. Nous avons découvert qu’il s’agit d’une excellente activité pour les corps et escadrons de cadets parce qu’en plus d’être plaisant, cela développe la condition physique, les aptitudes pour la lecture de cartes (et l’orientation à la boussole) ainsi que les aptitudes à la prise de décisions des cadets et ce, tout en exigeant peu de ressources.

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Les rudiments de la course d’orientation devraient être enseignés à tous les cadets, indique le Capt Denis Lefebvre, officier d’étatmajor affecté à l’instruction des cadets de l’Armée à la Direction des cadets.

Pour notre première compétition, nous avons pu compter sur le Lt Tim Townley, du Corps des cadets de l’Armée 2472 à Vancouver, qui a enseigné la course d’orientation à plus de 800 cadets au Centre d’instruction d’été des cadets (CIEC) à Vernon.

• Adoptez une approche « allez à votre rythme » qui ne met pas les cadets en situation concurrentielle.

Pour ceux qui planifient leur première compétition du genre, il recommande « beaucoup de préparation, de recherche dans la zone de compétition, de poser des questions à des personnes plus expérimentées et l’aide de quelqu’un qui s’y connaît ».

• Maintenez la compétition le plus simple possible pour le débutants.

Voici quelques conseils pratiques basés sur notre expérience.

• Amenez progressivement la course d’orientation avancée pour tous les cadets qui désirent y participer.

Demandez de l’aide

Il donne les trucs suivants :

• Enseignez aux cadets à compétitionner en fonction de « l’effort qu’ils peuvent fournir » plutôt que de leur âge. • Donnez aux cadets la possibilité de développer leur confiance par le biais d’expériences positives. Selon la Fédération canadienne de Course d’Orientation, à l’adresse www.orienteering.ca, les principales compétences développées au moyen de la course d’orientation sont la condition physique, la concentration et la pensée/orientation à trois dimensions. Aussi, étant donné que la plupart des compétitions se déroulent loin des officiels, les cadets développent des traits de caractère puissants comme l’indépendance, l’esprit sportif et la loyauté. Légende de la photo : Le gagnant de la course d’orientation de l’Escadron 223 confirme son temps à la fin de la compétition.

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Contactez des gens qui ont déjà organisé une course d’orientation, surtout si c’est la première fois que vous organisez une compétition. Des gens expérimentés peuvent vous donner des renseignements et des suggestions valables. Nous vous suggérons en premier lieu de participer au groupe de discussion sur CadetNet. Choisissez le niveau de compétition Motivez vos cadets sur la réussite en choisissant le niveau de compétition qui convient le mieux à leur niveau de compétence. Pour une première expérience, vous voudrez vous en tenir au niveau le plus

simple de la course d’orientation – la lecture de cartes. Les cadets plus expérimentés et confiants apprécieront une compétition qui met à l’épreuve les habiletés pour la lecture de cartes et l’orientation à l’aide d’une boussole. Ouvrez l’oeil Soyez à l’affût des courses d’orientation prévues dans votre secteur. Vous aurez peut-être l’occasion de vous joindre à des activités déjà prévues. S’il n’y en a pas, organisez votre propre compétition. Choisissez l’endroit et préparez vos cartes La première participation de vos cadets à une course d’orientation doit se faire dans un milieu sécuritaire où les risques sont limités. Nous avons choisi le CIEC Vernon parce qu’il est situé à proximité et qu’il est clôturé, ce qui permet aux cadets de circuler librement dans le secteur sans risque de s’égarer. De plus, une carte du secteur était déjà disponible. On peut se procurer des cartes dans les centres communautaires ou les organisations de course d’orientation. Si vous ne disposez pas d’une carte, dessinez-en une qui comprend les repères principaux que les cadets pourront reconnaître facilement. Rassemblez les ressources dont vous avez besoin Soyez prêt à affronter n’importe quelle température et rappelez à vos cadets de se vêtir en conséquence. Vous aurez besoin de tables pliantes et de chaises pour les arbitres et pour les cadets qui les utiliseront pour copier l’emplacement des repères de contrôle de la carte principale sur leurs cartes individuelles. Si vous ne possédez pas d’équipement pour la course d’orientation, comme les poinçons

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par le Capt Isabelle Carreau

et les repères de contrôle, un panneau stratifié portant l’information pertinente, auquel on a attaché un stylo, peut facilement les remplacer. Les chronomètres sont commodes, mais une montre peut aussi faire l’affaire, si elle indique les secondes. La journée de la compétition Arrivez au point de ralliement bien à l’avance. Il se peut que la distribution des repères de contrôle prenne plus de temps que prévu. Vous pouvez utiliser une agrafeuse ou une corde pour afficher vos repères. À l’arrivée des cadets, assurez-vous qu’ils s’enregistrent pour que vous sachiez combien d’entre eux participent à l’activité. Rappelez-leur les règles de sécurité, ainsi que les règlements de la compétition. Demandez à du personnel et des parents de vous aider à inscrire les heures de départ et d’arrivée ainsi que la durée du parcours sur les cartes remises à chaque cadet. N’oubliez pas d’apporter une trousse de premiers soins, de l’eau et des collations. Début de la compétition Une fois que les cadets ont reçu l’heure de leur départ, ils courent – à deux minutes d’intervalle – d’un repère à l’autre, dans l’ordre qui leur semble le plus rapide. Lorsqu’ils arrivent aux repères de contrôle, les cadets doivent inscrire dans les cases imprimées sur leur carte d’activité le signe ou la combinaison de lettres qui figure sur les repères. Nous avions établi une limite de 20 minutes et installé 18 repères de contrôle. Les cadets ont perdu des points pour les contrôles qu’ils n’avaient pas atteints ou pour leur retard à l’arrivée. Le but est de faire en sorte que les cadets prennent une décision consciente à savoir s’il vont tenter d’atteindre tous les repères dans le délai alloué ou s’ils sont prêts à dépasser la limite de temps et à subir une pénalité. En dernier lieu, n’oubliez pas d’apporter quelques prix pour récompenser les gagnants et achever la journée sur une note positive. Le Capt Andrews est commandant adjoint de l’Escadron 223.

Soyez prévoyant! Désignez un cadet pour suivre le cours avancé de musique militaire

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ous n’avez pas d’officier de musique (ou même un cadet-cadre suffisamment entraîné) pour diriger la fanfare de votre corps? Si c’est le cas, incitez vos cadets à suivre le cours de musique militaire avancé des cadets de l’Armée, l’été prochain.

très grande valeur à l’officier de la musique étant donné qu’ils auront appris à administrer une musique militaire, à effectuer des réparations mineures sur des instruments de musique et plus encore. Durant l’été, ils peuvent être employés comme cadets-chefs.

Depuis 2003, l’École régionale de musique des cadets (Est) (ERMC [Est]) de SaintGabriel-de-Valcartier (Qc) offre ce cours en anglais et en français. Malheureusement, seulement quatre des 19 postes de cadet anglophone ont été pourvus l’été dernier.

Les cadets qui réussissent le cours reçoivent une accréditation de niveau trois, quatre ou cinq pour leur instrument de musique principal. Ils apprennent également les rudiments d’un autre instrument.

Ce cours permet aux cadets ainsi qu’aux cadets-cadres de devenir instructeurs de musique ou directeurs de fanfare dans leur corps local. Le programme de cours comprend le leadership, la discipline, les aptitudes de tambour-major, la direction et les aspects administratifs de la direction d’une fanfare. Les préalables pour le cours sont le cours de cadet-chef instructeur de musique militaire et au moins un niveau 2 en musique.

L’ERMC (Est) est le seul centre d’instruction d’été des cadets (CIEC) du pays qui se spécialise en musique. Tout cadet qui atteint ce niveau d’instruction est idéalement un meilleur cadet-cadre et a la possibilité de diriger la fanfare de son corps. Le Capt Carreau est officier d’administration et officier de la musique du Corps des cadets de l’Armée 2482 (Samuel de Champlain) et instructeur-chef de l’ERMC (Est).

Le cours permet aux cadets de s’entraîner dans un milieu musical. L’enseignement des cadets anglophones a lieu en anglais, mais ces derniers sont plongés dans la langue et la culture francophones pour les activités quotidiennes à l’école. Étant donné que tous les adolescents du Québec apprennent l’anglais comme langue seconde, les cadets anglophones bénéficient de toute l’aide dont ils ont besoin. Les cadets inscrits au cours bénéficient d’une séance hebdomadaire de 30 minutes avec un instructeur privé – dont la plupart possèdent un baccalauréat ou une maîtrise en musique. Les cadets s’entraînent également avec les autres fanfares de l’École, ce qui leur permet d’évaluer leurs aptitudes au leadership. Durant l’année d’instruction, les diplômés du cours peuvent agir comme tambourmajor ou directeur de fanfare dans leur corps local. Ils peuvent aussi offrir un soutien de

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

Le Cadet Mesh, un anglophone suivant le cours de musique avancé, subit une évaluation de l’entretien de son instrument dirigée par le cadet-cadre le Sgt Parenteau.

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instruction des cadets

par les Maj Daniel Melanson et Serge Leduc

Travail d’équipe en topographie L’immense réussite d’une compétition annuelle ers la fin des années 1970, les commandants de trois corps de cadets de l’Armée du Québec, le Corps 2425 à Valleyfield, le Corps 2927 à Anjou et le Corps 2621 à Montréal ont réuni leurs efforts pour offrir à leurs cadets une aventure unique : une compétition qui permettrait aux cadets de mettre en pratique leurs compétences en topographie et en formation par l’aventure. La compétition a été baptisée Défi-Rawdon, du nom de la ville où elle a eu lieu.

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Depuis, cette compétition annuelle a grandi et évolué. Une quinzaine de corps de cadets de l’Armée de Montréal se rassemblent chaque année au mont Saint-Bruno (Qc) pour organiser cet événement. Étant donné sa réussite, on nous a demandé d’en faire connaître les détails au lectorat de Cadence. La compétition La compétition comporte deux catégories : la catégorie junior pour les cadets de l’Étoile verte et la catégorie senior pour tous les autres. Les corps de cadets forment des équipes de 12 concurrents. La compétition se déroule une fin de semaine, du vendredi au dimanche. Un cadet supérieur dirige les équipes de cadets de l’Étoile verte dans la catégorie

à chacun des commandants d’après ses compétences et ses intérêts. Les commandants sont désignés à divers postes : officier d’instruction, officier d’approvisionnement, officier préposé à la statistique, responsable de poste de premiers soins, ainsi de suite.

Une quinzaine de corps de cadets de l’Armée de Montréal se rassemblent chaque année au mont Saint-Bruno (Qc) pour organiser la [compétition de topographie]. junior. Ces cadets compétitionnent dans divers exercices de carte et boussole et de formation par l’aventure. Des officiers de différentes unités les évaluent d’après leur rendement, leur travail d’équipe et leur esprit sportif. Ils accomplissent une dizaine de missions pendant la fin de semaine. À la fin de l’exercice, l’équipe ayant accumulé le plus de points remporte la compétition. Il en va de même dans la catégorie senior. On demande à ces cadets d’établir un itinéraire, de suivre les azimuts et de parcourir des kilomètres pour se rendre à divers points où ils exécutent des missions mettant à l’épreuve leurs compétences en formation par l’aventure et en leadership, tout en travaillant en équipe. Comme pour les cadets de la catégorie junior, on les évalue d’après le rendement, le travail d’équipe et l’esprit sportif. Les corps de cadets de la région de Montréal affiliés au 4e Bataillon, Royal 22e Régiment ont profité de la réussite de ces compétitions. À l’aide du soutien logistique et technique de l’unité affiliée, ils organisent une compétition semblable, Castor Gelé, qui a lieu chaque hiver. Préparation de l’événement Au fil des ans, le savoir-faire des participants a facilité l’organisation de ces compétitions.

Le Capt Andrew Beer, commandant du Corps des cadets de l’Armée 2710 à Saint-Hubert et officier de l’instruction de la catégorie senior du Défi-Rawdon 2004, remet le trophée à la gagnante, l’Adjuc Marie-Ève Roy du Corps des cadets de l’Armée 2425 à Sallaberry-de-Valleyfield.

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En vue d’assurer une participation maximale de l’ensemble des corps de cadets, les commandants se rassemblent en début d’année pour former un comité organisateur. Le comité désigne alors un commandant d’exercice qui, à son tour, met sur pied une équipe et attribue des fonctions précises

Le comité se réunit plusieurs fois dans l’année pour renseigner tout le monde sur les progrès accomplis dans l’organisation des activités, régler les aspects logistiques et préparer les cadets. Les corps de cadets de notre région obtiennent le soutien logistique du Détachement de Montréal et de diverses unités affiliées.

En vue d’assurer une participation maximale de l’ensemble des corps de cadets, les commandants se rassemblent en début d’année pour former un comité organisateur. On peut attribuer la réussite de ces activités topographiques à la collaboration des commandants des divers corps de cadets, à la communication constante entre eux, aux diverses personnes qui oeuvrent à l’organisation des compétitions, ainsi qu’à la participation des officiers, des instructeurs civils et des bénévoles au cours des compétitions. Les commandants y consacrent beaucoup d’efforts, mais sont amplement rétribués par la fierté et la détermination dont les cadets participants font preuve. Ces compétitions ont aussi un impact positif sur le maintien des cadets à l’effectif. Ainsi, les efforts des commandants sont doublement récompensés. Pour plus amples renseignements sur ces compétitions, n’hésitez pas à communiquer avec les auteurs. Le Maj Melanson est commandant du Corps de cadets de l’Armée 2972 à Mercier (Qc), Cmdt.2972armee@cadets.net, et le Maj Leduc est l’ancien commandant du Corps de cadets 2972, Sleduc61@hotmail.com.

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MAINTIEN À L’EFFECTIF

par le Slt Steve Fortier

Liens communautaires Une influence positive sur le maintien à l’effectif des cadets on dernier article sur le maintien des cadets à l’effectif (printemps/été 2004) traite de l’importance d’aider les cadets à lier leurs expériences d’apprentissage avec les Cadets aux facteurs qui les motivent dans leur vie quotidienne – un élément crucial du maintien à l’effectif. Même si la quête d’une raison d’être est une activité individuelle, le maintien à l’effectif des cadets a une dimension collective. Voilà pourquoi il est aussi important pour les corps et les escadrons de tisser avec leur collectivité des liens sociaux qui favorisent chez les cadets un sentiment d’appartenance et d’identité qui leur est propre.

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Le lien social En sociologie, le lien social équivaut aux relations qui lient entre eux les membres d’un même groupe social (par exemple, un corps/escadron de cadets). En général, notre organisation est assez compétente sur ce plan. Par le biais d’activités de groupe, les corps/escadrons génèrent et maintiennent un esprit de corps en ralliant les membres autour d’objectifs communs comme des olympiades régionales, la revue annuelle ou des compétitions de drill. Le lien social équivaut aussi aux relations qui unissent divers groupes de la société. Sur ce plan, nous échouons parfois lamentablement. Trop souvent, les corps/escadrons fonctionnent en marge de la vie communautaire. Un trop grand nombre de Canadiens ne savent toujours pas que sont les Cadets, quelles sont leurs activités ou quels en sont les objectifs. Et nous continuons de nous heurter à l’image du cadet-soldat. La quête d’identité Pour que les cadets demeurent dans le Mouvement, ils doivent se percevoir comme des membres à part entière d’un groupe social distinct avec qui ils ont des règles de vie en commun. Ils vont développer ce « sentiment d’appartenance » en faisant leur propre quête d’identité – en se

demandant s’ils partagent réellement les valeurs du Mouvement – et en tissant des liens avec les membres du groupe. La perception de la collectivité est aussi très importante pour le processus, parce que les jeunes gens acquièrent leur identité sociale en tant que cadets des personnes à l’extérieur du Mouvement. L’identité des cadets ne fera donc que se raffermir si d’autres personnes ou groupes de la collectivité sont exposés au Programme des cadets et le comprennent.

Pour que les cadets demeurent dans le Mouvement, ils doivent se percevoir comme des membres à part entière d’un groupe social distinct avec qui ils ont des règles de vie en commun. Établissement de liens sociaux Tisser un lien social avec d’autres membres de la collectivité suppose que le cadet trouvera la relation pertinente. De plus, cette relation doit avoir pour effet de réunir les deux groupes sociaux. L’échange d’expériences importe énormément. Au Corps de cadets de l’Armée 2719, nous préparons quelques projets faciles à mettre en œuvre en vue d’établir des liens positifs avec notre communauté. Nous élaborons un programme d’activités sportives avec un collège privé dans le secteur Côte-des-Neiges de Montréal. Nous voulons que nos équipes sportives s’entraînent et jouent avec des équipes collégiales en prévision des mini-olympiques des cadets de l’Armée de la région de Montréal. Nos cadets feront partie de l’équipe du collège; ils ne lui feront pas concurrence. Cette activité rehaussera le profil de notre corps et fournira au personnel et aux élèves du collège un aperçu du mode de vie des cadets. Ils

Perfectionnement professionnel pour les leaders du Programme des cadets

pourront se familiariser avec les objectifs du Programme des cadets et ainsi offrir un meilleur encadrement à nos cadets qui fréquentent le collège. Imaginez les avantages pour nos cadets d’être soutenus dans le Mouvement à la fois par leurs programmes d’études et par les activités du corps! Du fait qu’elle constitue un des centres multiethniques de Montréal, notre collectivité offre une foule de possibilités de projets communautaires. En collaboration avec nos représentants élus, avec des organismes culturels et avec d’autres organismes de Montréal, nous cherchons à faire participer nos cadets à une foule de projets, afin qu’ils soient en contact direct avec d’autres membres de la collectivité à qui ils pourront offrir de l’aide et communiquer leurs expériences. L’apprentissage se fait dans les deux sens et nous sommes persuadés que cela aidera à modifier la perception du Programme des cadets et, en bout de ligne, que cela encouragera nos jeunes à demeurer actifs au sein de leur corps en leur apportant une réponse positive à leur quête d’identité en tant que cadet. Le Slt Fortier est l’officier d’instruction du Corps de cadets de l’Armée 2719 (Côtedes-Neiges) à Montréal. Il étudie en vue d’obtenir une maîtrise en éducation.

Le Sgt Alexandre Tremblay-Michaud et le Cpl Victor Roy-Maurice en compagnie du dossard 2719 (le numéro de leur unité) au cours d’un marathon de ski dans leur communauté.

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Point de vue

par le Capt Mario Marquis

Faire régner la discipline avec respect, cohérence et impartialité ans le cadre du Programme des cadets, il est important d’appliquer les mesures disciplinaires correctement afin qu’elles donnent le résultat escompté. Il est beaucoup plus facile d’expulser des cadets que de prendre le temps et de faire les efforts qu’il faut pour les amener à adopter le comportement souhaité. Cependant, chaque fois que nous décidons d’expulser un cadet pour les mauvaises raisons, nous ne sommes plus en position de l’influencer et nous manquons à notre objectif principal qui est de former de bons citoyens.

D

Les principaux intervenants Le commandant devrait avoir pour principal objectif de veiller à ce que les mesures disciplinaires auxquelles il a recours soient formatives. Il doit être l’autorité de contrôle de l’application des mesures et il doit s’assurer, sur l’avis d’officiers expérimentés, que ces mesures correspondent à la gravité du délit. À mon avis, pour s’assurer que la discipline imposée est juste et appropriée, il faut tout d’abord déterminer si les gestes étaient délibérés ou s’ils étaient accidentels ou découlaient d’une légère erreur de jugement. Dans notre corps de cadets, nous avons trouvé un outil indispensable pour résoudre les problèmes de discipline :

il s’agit d’un comité constitué de cadets supérieurs. Avant de se présenter au bureau du comandant, les cadets doivent comparaître devant ce comité pour présenter leur version des faits. C’est l’occasion pour eux de se racheter en cas d’erreurs mineures. C’est un moyen efficace parce que nos cadets supérieurs sont souvent mieux informés que nous sur les circonstances entourant le délit. Ce qui importe avant tout, c’est que nos cadets supérieurs se voient accorder la possibilité de résoudre des problèmes à leur niveau et de représenter leurs subalternes. Après avoir entendu la version du cadet, le comité présente ses recommandations au commandant, qui choisit la mesure disciplinaire appropriée. Le cadet fautif peut également être consulté quant aux conséquences et il arrive souvent que les cadets eux-mêmes trouvent la solution et ils sont plus stricts que nous. Facteurs à examiner On aurait tort de croire qu’un cadet de 12 ans comprend aussi bien qu’un adulte le message véhiculé par une mesure disciplinaire. La compréhension du but d’une mesure disciplinaire dépend de la maturité et de l’expérience du cadet. Bien qu’il soit crucial d’imposer la discipline de façon cohérente, il faut tenir compte du degré de maturité et de l’expérience du cadet au moment de déterminer la sévérité de la punition. Nous devons aussi être capables de reconnaître les cas découlant d’un manque d’expérience, afin de pouvoir empêcher que la chose ne se reproduise.

cadet afin de lui permettre d’exprimer verbalement son mécontentement dès le début et, plus tard, pour lui permettre de reconnaître ses torts à la suite d’un processus d’introspection. De cette manière, le cadet peut intérioriser la signification d’une série d’événements qui se sont produits très rapidement, et qui, du point de vue d’un adolescent, peuvent sembler hors de proportion. Avec les adolescents, même le plus léger signe de désapprobation venant des chefs peut entraîner des conséquences inattendues s’il n’est pas traité de la manière appropriée. Il peut s’avérer difficile de discipliner les cadets, car nous devons veiller à maintenir l’ordre, tout en permettant à ces adolescents de mettre leurs compétences à l’épreuve et de s’affirmer tout en s’amusant. Nous rencontrons tout un éventail de situations allant des légers malentendus à des méfaits commis intentionnellement par des adolescents en difficulté. Et nous ne pouvons faire abstraction des problèmes, car ceux-ci peuvent s’aggraver et devenir encore plus difficiles à régler avec le temps. Le seul moyen de servir à la fois les intérêts du corps/de l’escadron et ceux de la personne, c’est de voir à ce que les mesures disciplinaires soient conçues et appliquées dans le seul but d’aider l’adolescent à acquérir de la maturité en tant qu’individu. Il s’agit donc d’imposer la discipline avec respect, cohérence et impartialité. Le Capt Marquis est commandant du Corps des cadets de l’Armée 2920 à Gatineau (Qc).

Chaque fois qu’il applique une mesure de discipline, le commandant devrait veiller à ce qu’un suivi soit effectué auprès du

Le Capt Marquis, l’Adjuc Sébastien Pépin-Villeneuve, président du comité disciplinaire, et le Sgt Gabrielle St-Amour discutent des options disciplinaires à la suite de la comparution d’un sergent des cadets devant le comité disciplinaire.

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in this issue

Opening notes .............................................................................................................4 Letters ............................................................................................................................5 News and notes ..........................................................................................................6 FEATURE: THE EVOLVING CONCEPT OF DISCIPLINE

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From punishing behaviour to changing behaviour......................................10 Today, discipline is about teaching and guiding children, not just forcing them to obey.

12

Youth organization trend towards positive discipline ..................................12 Many youth organizations—including Canadian Minor Hockey, Scouts Canada and schools—have moved towards a child-centred approach to discipline. Cadets is not boot camp! Setting parents straight ..................................................................................14 By Lt(N) Matthew Clark

Teenage brains ‘under construction’ ..................................................................15 Continuously emerging evidence that teenagers’ brains are “a work in progress” will undoubtedly affect our evolving concept of discipline. Positive discipline better for teen mental health ..........................................16 How we approach discipline can affect the mental health of our cadets, say two prominent psychologists. Good classroom management A good tool for preventing discipline problems ....................................18 By Capt Bernice McKenzie

Giving cadets the opportunity to flex their ‘moral muscles’ ................... 20 Cadets are at an age where they begin to make decisions based on values instead of just rules. This can lead to conflict in an environment that encourages a strict adherence to rules. By Maj Stephen Case

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Qualified or certified? ............................................................................................22 Canoe trip leaders and abseil instructors must now become ‘certified’ after they become ‘qualified’ in their training evolution. By Maj Jeremy Bonnar

Fortress: Questions and answers ........................................................................23 Simple answers to the most common questions about our newest tool. Summer training Selecting the most deserving cadets with transparency ..............................24 By Capt Crystal Dabski

A coach above all! ..................................................................................................26 How do you become a good coach—developing the skills and improving the performance of individuals and ‘the team’? By Capt Maryse Larocque and Capt Denis Lefebvre

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Even Officers Can Fear Public Speaking ........................................................28 Quick tips on getting your information across. Adapted from an article by Capt Paul McKee

Culture shock Making the transition from one corps/squadron to another ....................30 Three officers share transition tips to help you make a smooth transition to your new environment. Orienteering Tests physical fitness, skills and it’s fun! ..........................................................32 Pointers on how to run your first orienteering competition.

32

By Capt Johane Andrews

Think ahead! Send a cadet on the advanced army cadet military band course ...........33 The cadet will come home capable of leading your corps band. By Capt Isabelle Carreau

Topography teamwork ..........................................................................................34 Officers from 15 army cadet corps in Quebec organize an annual competition to help their cadets practise topography and adventure training skills.

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By Maj Daniel Melanson and Maj Serge Leduc

Community ties A positive influence on cadet retention ............................................................35 Community perception of the Cadet Program is important to our cadets’ search for a ‘cadet identity’ and ultimately, their retention in our corps and squadrons. By 2Lt Steve Fortier

Viewpoint Discipline—with respect, consistency and impartiality ................................36 It is important to apply disciplinary measures properly to guide your cadets to a desired behaviour. By Capt Mario Marquis

upcoming n today’s fast-paced world, modern organizations agree that change is here to stay and people must learn to face and deal with change.

I

Do you have trouble adjusting to change? Do you have difficulties dealing with people who do not adapt quickly to change? Do you have trouble convincing people to go along with change? Do you refuse to prepare beforehand for change? Are you tired of dealing with change over and over again? If you have said “yes” to any of these questions, then the next issue is for you. The theme of our Spring/Summer issue is “transition”—how to deal with it and how to help others deal with it for the good of the Cadet Program. One article will provide tips on how to ensure a successful transition when you turn over the command of your corps/squadron to a new commanding officer.

The Spring/Summer issue will also feature the experience of a CIC officer who, as a member of the Canadian Police Contingent in Jordan, is currently drawing upon mentoring/coaching skills he learned— as a CIC officer and RCMP training officer—to train Iraqi police cadets. Another article will offer advice on how to turn your annual parade into a “showcase” for the Cadet Program. The theme of our Fall issue will be “professionalism of the CIC” and all that that entails.

Copy deadlines are Feb. 4 for the Spring/Summer issue, published in April and mid-June for the Fall issue, published in September. Please advise the editor in advance if you wish to contribute an article.

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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opening notes

By LCol Marcel Chevarie

Issue 15 Winter 2004

The evolution continues

Cadence is published by the Director Cadets. It is a professional development tool for officers of the Cadet Instructors Cadre (CIC) and civilian instructors of the Cadet Program. Secondary audiences include: senior cadets; sponsoring, parent and civilian committees; members of the leagues; and CF members, including CIC officers working at the regional and national levels.

Since I first assumed the position of commanding officer, Regional Cadet Support Unit (Eastern), I have realized that while we do not have a problem recruiting young people, their retention poses a major challenge. onsequently, we must find innovative ways of adapting our training methods, activities and local ways of doing things if we are to continue attracting young people and maintaining their interest in the program.

C

Given this state of affairs, instructors in the Cadet Program have no choice but to adapt their management and supervision styles to take into account our new understanding of adolescent development. It has now become clear, in light of the various survey responses and comments we have received, that if we are to improve cadet retention within the movement, we must advocate/promote/value an approach adapted to the specific environment of local cadet corps and squadrons. Once basic program requirements are met, corps and squadrons should choose complementary activities that give them best value in terms of suitability and enjoyment, rather than try to offer the entire gamut of training activities. We all know that activities designed for young people today must be dynamic, or young people will quickly go elsewhere. At the same time, we must favour an approach that is more easily adapted and flexible, and one more receptive

The editorial board is comprised of CIC Branch Advisory Council members and key personnel involved in CIC and cadet program development. It is mandated to make recommendations to the Director Cadets on the strategic direction of Cadence and to provide oversight. Views expressed in this publication do not necessarily reflect official opinion or policy.

to the realities of young people. This includes the way we manage and discipline our cadets. Too often, I have noted that, without any discretion, we approach discipline in a way that does not help young people learn about life, gain experience or evolve into better citizens. We all have our views on how discipline should be applied, based on our training, education, age and personal experience. As instructors and supervisors in the Cadet Program, however, we must use discipline as a learning and development tool with the young people under our responsibility to meet the primary objective of the Cadet Movement—moulding better citizens. This edition of Cadence focusses on the evolving concept of discipline. Our purpose here is not to set forth new policies, but rather to offer you an opportunity to broaden your knowledge and see what is being done elsewhere. As CIC officers, upgrading your training and continuing your professional development are essential to meeting the future challenges of the Cadet Program.

Cadence is published three times a year. We welcome submissions of not more than 1000 words and in line with the editorial policy. We reserve the right to edit all submissions for length and style. We encourage photos that relate to articles submitted or that represent the leaders of the Cadet Program. The editorial policy and back issues of Cadence in electronic version are available online at www.cadets.forces.gc.ca/support.

Contact information Regular mail: Editor, Cadence Directorate Cadets National Defence Headquarters 101 Colonel By Drive Ottawa ON, K1A 0K2

Email: cadence@forces.gc.ca, or marshascott@cogeco.ca

Phone: Tel: 1-800-627-0828 Fax: 613-996-1618

Distribution Cadence is distributed by the Directorate Technical Information and Codification Services (DTICS) Publications Depot to cadet corps and squadrons, regional cadet support units and their sub-units, senior National Defence/CF officials and selected members of the leagues. Cadet corps and squadrons not receiving Cadence or wanting to update their distribution information should contact their Area Cadet Officer/Cadet Adviser.

Editorial staff Editor: Marsha Scott

Managing editor: Capt Ian Lambert, cadet public affairs, Chief Reserves and Cadets.

Translation: Translation Bureau Public Works and Government Services Canada

Art direction: ADM (PA) Directorate Marketing and Creative Services CS03-0652 A-CR-007-000/JP-001

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CADENCE

Issue 15, Winter 2004


letters No prayer on parade After reading yet another response to my letter about religious activities in Cadets, I must make two points clear. The first is that none of the people responding to my letter has addressed the issue, which is command-imposed prayer on parade. I do not, and never have, advocated the removal of religion from the lives of cadets, or of religious services from summer training. The second is that the policy, which you quote clearly at the end of Capt Micoli’s letter (Spring/Summer 2004), is not being followed at cadet summer training centres (CSTCs).

piled to form an altar, a flag is placed on the drums, and headdress is ordered removed. A stateemployed minister then conducts prayer. It is apparently done for no other reason than to add pomp and circumstance to the event. In other words, religion as entertainment. This is clearly not voluntary activity, and I see no way in which cadets can be given the option of not taking part in something like this. They have to be there.

• A major CSTC in Ontario often holds prayer in the middle of its mid-summer Sunset Ceremony, attended by the public. Drums are

• Secondly, Vernon CSTC has, for several years, posted joining instructions that require non-religious cadets to bring a letter of parental permission before they will be allowed to stand aside from imposed religion on the parade square at their graduation

Eaten by grubs?

Commissioning scroll

Here are two examples:

Excellent edition. You can be proud that you are producing a very highquality professional development magazine. I particularly enjoyed the articles on crisis communication and ‘employing’ cadets after summer training. Well done. One question: what’s with the stylized ‘fleur-de-maple-lis’ on the banner title? This is a magazine directed at cadet instructors. The CIC has a stylized maple leaf as a branch badge—I would have much preferred to see that used than something looking like it was eaten by grubs! It doesn’t detract from the content, but it really smacks of pleasing no one by trying to please everyone. Capt Dave Wright Staff officer air training Regional Cadet Support Unit (Central) Toronto

ceremonies. Despite being clearly advised by senior officers of the Chaplain Branch, and by their own Human Rights Adviser, that this practice is discriminatory, the joining instructions have remained on the web, unchanged. There should be no prayer on parade in the Cadet Program. Spiritual development is the concern of the cadet, the cadet’s family, and the cadet’s minister. It is no concern of DND. By saying that only religious people make good cadets, we are also saying that only religious people make good citizens. The policy as stated is a good one; it is long past time that it was enforced. Maj Tony Keene Oro Station, Ont.

I was re-enrolled in the CF with the CIC in May 2003. I would have thought that after 25 years of Regular Force service with the CF, it would have been relatively easy for me to receive the Officers’ Commission Scripts as indicated in CFAO 18-30.

this matter and perhaps produce your answer in the next Cadence magazine. Thank you.

However, when I submitted this request to my regional headquarters, I was advised that it could take from two to three years. Could you please enlighten me on

Editor: Although it is difficult to respond to your letter based on the limited information you have provided, we have included a clarification on commissioning scripts in this issue’s News and Notes (page 8).

Lt(N) Sylvain Bouliane Training officer Sea Cadet Corps CALGARY Calgary, Alta.

More on CIC pensions Thank you for posting an article in the current issue of Cadence (Spring 2003) that touches on the topic of the CIC pension, but as an average officer, I’m seeking more information on this topic. It’s not that I have any intention of leaving the CIC, but I like to keep myself apprised of all current issues. I’d like to see more information on

this issue and encourage more input in Cadence in regard to this matter. Capt Suzanne McKinney Special projects officer 1691 Army Cadet Corps Saint John, N.B.

Cadence reserves the right to edit for length and clarity. Please restrict your letters to 250 words. Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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news and notes National CIC courses

The national junior officer leadership courses (JOLC)—air and sea— will be conducted from May 26 to June 11. JOLC (Army) will be conducted May 22 to June 7. JOLC (Air) will be offered at StJean, Que., at the Campus du Fort St-Jean. JOLC (Sea) will be offered at Regional Cadet Instructors

NSCE exam booklets arriving soon

School (Pacific), CFB Esquimalt, B.C. JOLC (Army) will be offered near Ottawa at Connaught National Army Cadet Summer Training Centre.

Exam booklets and answer sheets for the National Star Certification Exam are expected to arrive at army cadet corps by Feb. 5.

Staff for all courses is being sought nationally. Officers interested in becoming staff, or in applying for the courses, are urged to check regional deadlines.

A study guide for cadets and an instructors guide, among other support information, are available online at www.cadets.ca. In the staff resources and tools section, follow the link to cadet training.

Canada’s national Rifle team “It’s a great feeling to make the national team and be eligible for World Cup and other major events,” says Capt Morcet.

Capt Pascal Morcet, 2907 Army Cadet Corps in La Patrie, Que., has joined Canada’s National Rifle Team. Capt Pascal Morcet, a former commanding officer and now supply officer and instructor with 2907 Army Cadet Corps in La Patrie, Que., has qualified for Canada’s National Rifle Team.

He will attend the Canadian air gun championship in Toronto in February, the World Cup in Munich in June, as well as a competition in Fort Benning, Georgia and the national competitions in British Columbia later this year—as money permits, he says.

world championships in Turkey and Finland. Two years ago, he decided to compete at the civilian nationals in his goal to qualify for Canada’s National Rifle Team.

Five years ago, he tried his hand at three-position rifle shooting and qualified for the Conseil international du sport militaire shooting team. He attended the military world games in Zagreb, Croatia and three military

Capt Morcet has coached cadets in marksmanship on and off for the last 12 years. Two of his cadets participated in the Canada Games (in 1999 and 2003) and one went to Bisley. Even though his cadet corps has only 30 cadets, individual cadets in his corps regularly place first and second in competition. Capt Morcet has also coached a top junior at the regional level. In addition, he helps the corps’ male and female biathlon teams—coached by Capt Sandrine Charron—which placed first at the cadet biathlon nationals.

HMCS QU’APPELLE—Prairie Region’s only sea cadet summer training centre (CSTC), located in Fort San, Sask.—will not re-open its doors next summer.

The cadet training billets previously allocated to HMCS QU’APPELLE will be re-allocated to HMCS QUADRA, HMCS ONTARIO AND HMCS ACADIA.

The owner of the conference centre where the CSTC was located decided last year to sell the facility because of budgetary cutbacks.

Regions will hire a certain number of sea CIC officers from Prairie Region, based on the number of cadets from Prairie Region attending their sea CSTCs.

Capt Morcet began shooting for fun 20 years ago as a cadet.

HMCS QU’APPELLE closes

With the closure of HMCS QU’APPELLE CSTC, Prairie Region’s sea cadets, staff cadets and officers will relocate to other sea CSTCs in Canada this summer. (Photo by Lt(N) Cory Titsing)

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Offering general sea cadet training, sail training and music training, HMCS QU’APPELLE has been ‘home’ to approximately 500 sea cadets and 100 staff every summer since 1994.

This re-allocation of cadets and staff ensures that we make the most of already existing resources.

CADENCE

Issue 15, Winter 2004


Employment opportunities for army CIC officers Interested in being an escort officer for advanced training/exchanges, or working as staff for the army cadet basic parachutist course next summer? Openings for officers commanding (OCs) and second-in-command exist for the following: • The Maple Leaf Exchange to England, from June 25 to Aug. 18 • Outward Bound Wales, from June 25 to Aug. 18 • Outward Bound Scotland, from June 25 to Aug. 18 • Exchange to Germany, from July 5 to Aug. 14

• Exchange to the United States, from July 5 to Aug. 7 OC openings exist for the following: • Exchanges to Austria, South Korea, Sweden and the Netherlands, from July 5 to Aug. 7

for Employment Form: RCAC Advanced Training, Exchange Escort Officer, Para and Expedition Staff, available from your corps commanding officer (CO).

Openings for OC, second-in-command and administration officer exist for the army cadet basic parachutist course, from July 3 to Aug. 17, and until Aug. 20 for the OC.

Applications must be submitted early this year. For further information on regional submission deadlines, selection criteria, the application process, physical fitness standards and other details, check regional orders or with your corps CO.

The appropriate references for these are CATO 42-05 and CATO 41-03. Officers must complete the Application

Officers selected for participation will be informed through their regional headquarters by early March.

Air Cadets on “Wings over Canada” A little bit of initiative on the part of one CIC officer has resulted in a lot of publicity for Air Cadets. In fact, Air Cadets will be featured on a television program that is now seen weekly just about everywhere in Canada. While watching “Wings Over Canada” in 2003, Maj Tim Alguire, Area CIC Officer (Air) for Greater Vancouver and acting CO of 525 (Pathfinder) Air Cadet Squadron in West Vancouver, was inspired by the television show. On this day, the aviation/outdoor television series—in which bush pilot John Lovelace takes a look at Canada, its people, history and customs through his travels and discoveries—was featuring the RCMP and how it uses aviation on the West Coast.

Maj Alguire immediately sent an email to probe the show’s interest in doing an episode on Air Cadets. As it turned out, Mr. Lovelace didn’t know much about Air Cadets and was fascinated by the depth of the program offered to cadets. Filming of the Air Cadets episode took place last summer. Filming included an evening with a squadron, a full-day field exercise, two days at the Regional Gliding School (Pacific) and more. The episode will be aired in January or February as the show’s season finale. For more information on “Wings Over Canada”—and to view photos of the filming—visit www.wingsovercanada.ca.

2005 seamanship concentration

Pay history project As part of the pay history project, CIC officers who have not already done so are reminded to submit signed personal pay history forms to their regional headquarters as soon as possible. This project is in part an attempt to obtain forgiveness for overpayment of CIC officers’ salaries resulting from periods of rank relinquishment.

Maj Tim Alguire with show host John Lovelace.

Regional cadet support units have been requested to submit signed pay histories, back to 1998, for every CIC officer in their region. The histories are based on regional records of pay. As of Nov. 9, regional return percentages varied from 61 percent to 100 percent.

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

This year’s seamanship concentration will take place in British Columbia from March 13 to 18. It will be conducted aboard tenders or tall ship in Victoria and aboard cutters at HMCS QUADRA. Reference for this event is CATO 3406. Applications for officer and cadet staff positions were due by Jan. 10.

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news and notes Recruiting posters Keep that feedback coming! In response to feedback on the new cadet recruiting posters, consideration is being given to providing the posters in greater numbers and a variety of sizes to maximize their recruiting potential. Some CIC officers have pointed out that a smaller

CATO on discipline size increases the flexibility of where the posters can be mounted. Posters can be displayed anywhere they can be seen by parents and teenagers. Some suggestions are library, school and community centre notice boards, churches with youth programs, post office lobbies and shopping mall notice boards. Officers should ask permission to mount posters where necessary and determine if there is a time limit. For further poster location tips and information on both posters and brochures, visit http://cadets.ca/ support/pa-ap/4_e.asp.

Diversity awareness To increase awareness in responding to the diversity of our cadets, local officers can now refer to a new reference document called Religions in Canada—an initiative of the DND/CF diversity awareness program. This document provides general information and awareness about the various religious and spiritual practices in Canada. It contains a description of major religious and spiritual requirements and tenets, including

Considering that the theme of this issue is the evolving concept of discipline, you may be wondering, “Where is the national policy on discipline?” A revised CATO on discipline has been circulated to the regional cadet support units for comment. The CATO addresses many of the concerns received from the regional and local levels over the past few years on how we apply discipline. The CATO will be published once it accurately reflects the path the Cadet Program is taking.

Women in the CIC celebrations and observances, as well as dress, dietary, medical and health requirements.

The 2682 women who serve as CIC officers represent about 37.5 percent of the total strength of the CIC!

CIC officers are encouraged to view the document at www.forces.gc.ca/hr/ religions/engraph/religions00_e.asp.

This compares to approximately 16,400 women in the CF overall, representing about 17 percent of the CF’s total strength (October 2004).

Our next issue will carry an article on managing diversity at your local headquarters and provide a tool for assessing your own attitudes and readiness to respond to the diversity of your cadets.

In addition to 2700 female CIC officers, there are 8000 women in the Regular Force, about 4800 women in the Primary Reserve and 900 women in the Canadian Rangers.

Commissioning scroll Capt Hazen Codner, personnel and administration officer with Regional Cadet Support Unit (Prairie), Edmonton detachment, says he receives a lot of queries about commissioning scripts.

regulations, says Tania Robinson, with the Directorate Military Careers and Resource Management in Ottawa. Regional headquarters apply for a script on behalf of an officer.

“Most CIC officers believe that a commissioning scroll is issued, based on their date of attestation into the CF,” says Capt Codner. This is not so, however.

If an officer’s commissioning script has been misplaced or damaged (either by the unit, or by the officer), the officer may apply to replace the script through regional headquarters.

The first commissioned officer rank is 2nd lieutenant, and scripts are ordered automatically, immediately after promotion to 2nd lieutenant. CIC officers are entitled to one original commissioning script, as they are a legal document in accordance with

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If the unit has misplaced or damaged the script, the officer is entitled to a duplicate of the original. If an officer has destroyed or damaged the script, however, he/she is entitled to a certified copy only.

To acquire a certified copy of the script, the officer must provide a statutory declaration pertaining to the loss, as well as a letter that includes the officer’s service number, date of birth and phone number, as well as a postal money order for $8. Depending on whether the requirement is for the original script, or a replacement script, the process takes from four to six weeks from the time the application is received in Ottawa, says Robinson. She adds that longer periods may have been required in the past because of operational priorities; however, backlogs no longer exist. CADENCE

Issue 15, Winter 2004


Look for longer-term benefits of community service Officers with 2558 Army Cadet Corps in Placentia, Newfoundland and Labrador, took the initiative last summer to turn their local Cadets Caring for Canada effort into a more sustainable project. “We wanted to move away from the typical idea of cadets picking up litter and start doing projects that would benefit the environment and our cadets over the long run,” says 2Lt Wayne Power, the corps’ special projects officer. Consequently, the corps ‘partnered’ with Ocean Net, a non-profit environmental organization founded in

the province in 1997 “to instill an ocean conservation ethic”. Although the cadets still cleared litter from a beach, they also became part of a huge network of environmental volunteers who have undertaken hundreds of shoreline and harbour cleanups in the name of ocean conservation. What’s more, the cadets attended Ocean Net’s annual youth and ocean’s conference at the Marine Institute in St. John’s. The conference was aimed at bringing together youth to share ideas on the need to change attitudes and empower youths with regard to ocean conservation.

Says corps CO Capt Lorne Collins, “It was Ocean Net’s first contact with Cadets. Ocean Net now hopes to partner with Cadets Caring for Canada in its 2005 conservation initiative.” 2Lt Power encourages other corps/ squadrons to ‘partner’ with community groups and organizations with environmental goals. “If we instill a proactive environmental message in the minds of our cadets, we can look forward to a healthier environment and the creation of better citizens and leaders in our communities of the future.”

Par Dévouement Did you know that the Cadet Instructors Cadre will celebrate its 100th anniversary in 2009? Many CIC officers may be unaware of the history of the CIC, but one officer in particular is well aware of it. Capt Marie-Claude Joubert, an instructor at Regional Cadet Instructors School (RCIS) (Eastern), ‘wrote the book on it’. Capt Joubert wrote a history of the CIC called “Par Dévouement” at the urging of husband Maj Francois Dornier, commanding officer of a cadet corps at the time and currently commandant of Regional Cadet Instructors School (Eastern). The idea of the book was conceived when both were working for an historical research company. Capt Joubert eventually wrote the book and Maj Dornier edited it. Private funds were used for research, printing and distribution costs for 1,000 books.

The book was released in 1994 and updated in 2003. The intent was to translate the book and publish it in English; however, money ran out. Since 1996, Eastern Region’s CIC officers have received the book on their basic officer qualification course. Last year, as commandant RCIS (Eastern), Maj Dornier requested permission from the CO, Regional Cadet Support Unit (Eastern) to reprint the book so distribution could continue. No benefits accrued to either Maj Dornier or Capt Joubert. “We hope there will be an English version of the book one day,” says Maj Dornier. “But we don’t have the resources to do it.”

Capt Joubert, author of “Par Dévouement”—a history of the CIC. (When this photo was taken she was an acting major responsible for the Junior Officer Leaders Course (Air) at Regional Cadet Instructors School (Eastern)).

Cap-Chat summer training moves to Valcartier Beginning in 2006, summer training activities at Cap-Chat Army Cadet Summer Training Centre in CapChat, Que., will move to the CSTC in Valcartier, Que.

Although Cap-Chat was originally scheduled to close before the summer of 2004, the decision was made to keep it open for the 2004 and 2005 summer training seasons. Several factors

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drove the decision to close Cap-Chat, including the fact that the number of army cadet billets within Eastern Region did not warrant running both CSTCs.

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Feature: The evolving concept of discipline >

From punishing behaviour to changing behaviour The Canadian Pediatric Society defines “discipline” as “to impart knowledge and skill—to teach.”The society’s website goes on to state, “Discipline is the structure that helps the child fit into the real world happily and effectively. It is the foundation for the development of the child’s own self-discipline.” he purpose of effective discipline, says the society, is to help children organize themselves, internalize rules and acquire appropriate behaviour patterns. In this context, discipline clearly has a place in the Cadet Program.

T

In a newsletter for his senior cadets, Maj Guy Peterson, the former CO of 2920 Army Cadet Corps in Gatineau, Que., remarked that cadets and leaders have criticized the Cadet Program’s Harassment and Abuse Prevention program as the worst thing to happen to cadets because “there is no discipline anymore”. “Some claim, we cannot impose punishment anymore!” he said. He enlightened his cadets, however, that the best leaders are those

that understand “that discipline does not come from being yelled at or being threatened, but rather from being influenced positively.”

Criticized as aggressive and punitive by detractors, the authoritarian approach to discipline has arguably become the most controversial.

There appear to be almost as many approaches to discipline in North America as there are cadet corps and squadrons. However, Maj Peterson’s positive take on discipline seems to predominate as the societal norm in Canada today.

Experts began to criticize authoritarian discipline as long ago as the 1960s, saying it led to conformity, withdrawal and resentment in younger children and rebellion, aggressiveness and violence in older children. Detractors claimed that the threat of punishment really didn’t teach self-discipline; rather, children ‘aped’ desired behaviours out of fear, intimidation and guilt.

The evolution of the societal norm on discipline has left many confused about the ‘correct’ approach. Society has used “discipline” and “punishment” interchangeably for years, and this equation of discipline with punishment appears to be the crux of the debate. Of all of the approaches to discipline and offshoots that have emerged over the years, four in particular bear examination: authoritarian, permissive, affirmative and positive. Each has its supporters and detractors, but some approaches have fared better than others, based predominantly on the opinions of medical, behavioural and child-care experts. Authoritarian discipline

Today’s societal norm—a positive approach to discipline—emphasizes coaching/mentoring. Here, OCdt Anders Udsen of Kamloops embodies that approach as he coaches PO1 Chris Charbonneau of Vernon during a weekend music clinic at Vernon Army Cadet Training Centre in November. (Photo by Wayne Emde)

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For most of Western history, the authoritarian approach to discipline has been predominant. Authoritarian discipline—where the leader assumes absolute authority—has firm limits, with a “my-way-or-the-highway” attitude. An authoritarian teaching style is generally viewed as “controlling”, with adults pouring the “right” information into the “empty vessel” that is the child. It values obedience to clear, unbending rules, and misbehaviour is strictly punished.

Permissive (nonassertive/laissezfaire) discipline A permissive approach to discipline first appeared on the scene in the 1960s, emerging predominantly in rebellion against authoritarian discipline. Permissive discipline was more child-oriented—an attempt by adults to become more responsive to the needs of their children. Instead of following, children were encouraged to think for themselves, avoid inhibitions and not value conformity. This hands-off approach allowed children to learn from consequences. Misbehaviour was often ignored and little information was given about expected behaviour. This approach resulted in a “do your own thing” kind of classroom. Boomer parents, especially, were receptive to this non-authoritarian approach—a flow-over from 1960s counterculture attitudes, which generally did not respect authority and resisted the authoritarian posture, says Paul Kropp, a Toronto-based educator and author of the 1998 book, “I’ll be the Parent, You be the Kid”.

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Issue 15, Winter 2004


Beginning in the late 1980s, Kropp says in a April 17, 1999 Globe and Mail article entitled “Are your kids driving you crazy?”, there was a movement away from permissive discipline, particularly in the United States, to a more affirmative approach. Many said that permissive discipline wasn’t working well and wanted more structure in their approach. Experts agreed. Without clear limits, they said, children get confused, feel insecure and can make poor choices. Affirmative (assertive) discipline Affirmative discipline established itself as a sort of happy medium between authoritarian and permissive discipline. It advocates setting limits and controls on children, helping them set goals and encouraging positive interaction. In the affirmative approach, adults assume authority, while allowing a young person’s involvement and decision-making. Fairness, consistency and respect are bywords. The adult is warm and firm in applying discipline, with high standards and high expectations. Standards are enforced with consistent discipline. This approach to discipline is sometimes equated with what is commonly called positive discipline— Canada’s current societal norm. Positive (effective/assertivedemocratic) discipline In spite of the fact that positive discipline classroom techniques were introduced to the United States as early as the late 1930s, the positive approach to discipline did not catch popular attention until the 1980s when books began appearing on the subject. Positive discipline is based on the understanding that discipline must be taught and that discipline teaches. Positive discipline methods must meet three criteria: Is it respectful? Is it effective long term? And finally, does it help children develop valuable life skills for good character?

Positive discipline is based on the theory that children who have a sense of connection to their community (home, school and even their cadet corps/squadron) and whose input is regarded as meaningful are less likely to engage in misbehaviour. According to the Positive Discipline Association (http://posdis.org), an American non-profit organization, positive discipline is kind (showing respect for the child and adult) and firm (showing respect for what needs to be done). Positive discipline is neither permissive nor punitive and is based on mutually respectful relationships. Misbehaviour is handled with appropriate consequences, or by problem solving with the child. Positive discipline is believed to break the destructive cycle of guilt and blame created with some other approaches to discipline, by emphasizing the coaching/mentoring aspects of discipline and becoming more concerned with preventing misconduct than punishing it. The ‘correct’ approach? In her examination of approaches to discipline, human development expert Sue Dinwiddle of World Press California, author of numerous child development articles for KidSource Online (www.kidsource.com), has concluded that although the authoritarian approach is effective in societies experiencing little change, the style mismatches a rapidly changing society which values choice and innovation. She also concluded that young people raised with the permissive approach have trouble living in a highly populated community, as well as fitting into the workforce. She believes that the assertive-democratic (positive) approach is actually best for today’s fast-changing information age where choice is constant and there is no longer just one “right” way. She adds that children approached in this style, “learn to accept responsibility, make wiser choices, cope with change, and are

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

An example of an affirmative approach—that enforces standards with consistent discipline—is enforcing specific standards of dress and deportment among cadets through inspections. Here, staff cadet Courtney Dekker inspects cadet Erin Mercer at the Regional Cadet Gliding School (Pacific) in Comox, B.C. (Photo by WO Eileen Redding) better equipped to succeed in a work-force which relies on co-operative problem-solving.” While the Canadian Pediatric Society acknowledges the great diversity of opinion in medical and other literature about the short-term and longterm effects of various disciplinary methods, it is a strong proponent of positive/effective discipline. Effective and positive discipline, says the society, is about teaching and guiding children, not just forcing them to obey. The society believes this approach teaches positive behaviour. “It’s about changing behaviour, not about punishing behaviour,” says the CPS. Additional sources: The Psychology Foundation of Canada at www.psychologyfoundation.org; Growing Healthy Canadians at www.groinghealthykids.com; and the Canadian Pediatric Society at www.cps.ca.

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The evolving concept of discipline >

Youth organization trend toward positive discipline

Hockey Canada coaches are mentored to take a positive approach to coaching young hockey players.

n accordance with societal norms in Canada, many youth organizations—including Canadian Minor Hockey, Scouts Canada and schools across the country—have moved towards a more child-centred positive approach to discipline.

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Minor hockey Hockey Canada mandated in 1999 that all minor hockey organizations have “mentor coaches”—individuals in each organization across the country who would mentor their hockey coaches, allowing their coaches to take their coaching skills to a higher level. Hockey Canada believed Canada’s hockey performance would improve if a more positive approach was taken to training budding young hockey players. Through mentoring, its coaches would learn to take this positive approach. The minor hockey organization in Nepean, Ont.—believed to be the third largest minor hockey club in the country with 2500 youths—took this seriously and hired Larry Ruch, a teacher, former college- and university-level hockey coach in Canada and professional hockey coach in Europe, as its mentor and technical director of hockey operations. Ruch says he was chosen

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because of his experience with European hockey clubs, which take an ethical approach to training and discipline. One of the most important things Ruch did was link discipline in his minor hockey organization to an ethical document based on education—the European hockey club model. He consulted coaches and board members for their input and incorporated a lot of European ideas (including a statement on children’s rights in sports) into the document. The coaches were then expected to adhere to and use the document as a framework for their policies and rules and ultimately, for their approach to discipline.

“Pushups may be an example of discipline, but are we ‘educating’ our young people when we discipline them by asking them to do pushups?” If a coach decides on pushups as a disciplinary measure, says Ruch, the coach must ask himself if his approach reflects our ethical document. “Yes, pushups may be an example of discipline, but are we ‘educating’ our young people when

we discipline them by asking them to do pushups? Our ethical document says our job is to train, but also to educate our hockey players. If we are here to educate players, shouldn’t our discipline style reflect that?” Along with two other instructors, Ruch also conducts coaching clinics and parent seminars. One thing the mentoring team does is help coaches, parents and their children develop a list of clear expectations—to prevent potential discipline problems during hockey season. “We may come up with 10 to 15 expectations in a session—some match, others don’t,” says Ruch. “We get parents who see their kids as potential NHL (National Hockey League) stars, kids who just want to have fun and a coach who is just there to help out—it can be a volatile mix of expectations. But the more we get together and talk, the better things turn out—the more likely we are to be able to prevent discipline problems from occurring. It’s a positive approach to discipline.” He adds, “A lot more expectations are put on our coaches today. The Canadian Hockey Association has done an excellent job of raising the bar.”

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Scouts Canada

Schools

Although Scouts Canada says it does not have a formal policy on discipline, it has a Duty of Care-Code of Conduct for its adult volunteers. This duty of care document encourages positive discipline to correct inappropriate behaviour.

Schools across Canada and their affiliated organizations are also advocating a positive approach to discipline, among them the Alberta Teachers’ Association and the New Brunswick Department of Education.

It outlines inappropriate discipline methods, including physical abuse and verbal abuse—humiliation and name-calling. In a section entitled “alternatives to punishment”, the document maintains that discipline can be maintained through both natural and logical consequences. This is based on the organization’s belief that, “If we allow someone to experience the consequences of their actions, there is potential for an honest and real learning situation to occur.” The document explains natural and logical consequences. A natural consequence occurs, for instance, when disrespecting others invites similar treatment. However, it’s not always appropriate to let natural consequences take their course. In these instances, a leader’s intervention is required to decide on logical consequences. A logical consequence might be the removal of a youth from a certain activity. Of course the disadvantage of this kind of consequence is that it could deteriorate into another form of punishment imposed outside the scouting environment. Scouts Canada, therefore, counsels leaders to negotiate logical consequences—as much as possible beforehand with everyone in their group— for inclusion in a Code of Conduct. In this way, everyone knows the logical consequences of, for instance, foul language or put-downs. And because everyone is part of the agreement, everyone is also responsible for seeing that it works. “By adults and youth taking responsibility together, logical consequences become an alternative to punishment,” says the organization.

Scouts Canada counsels leaders to negotiate logical consequences–as much as possible beforehand with everyone in their group– for inclusion in a Code of Conduct. As part of its Safe and Caring School Project, the Alberta Teachers’ Association offers positive discipline workshops (www.teacher.ab.ca — workshops, courses, presentations) that encourage Alberta teachers to use problem-solving strategies rather than punishment when dealing with adolescents’ inappropriate behaviour. The problem-solving approach is believed to be a positive way of teaching youths responsibility by dealing with misbehaviour as it relates to given circumstances; considering how misbehaviour affects others; and learning how to make restitution.

increased violence in society, the impact of drugs and alcohol, changing family values, increased poverty and difficult community issues. As part of its School Positive Learning Environment Plan, the New Brunswick Department of Education also endorses positive discipline for its schools. Departmental policy 703 (www.gnb.ca/0000pol/e/ 703AB.pdf) outlines a number of positive discipline responses to inappropriate behaviour that include: • corrective interventions chosen primarily for their educational value; • activities that allow pupils to understand the effects of their behaviour and “make things right” following their misconduct; and • consequences appropriate to the pupil’s stage of development that will make sense to the pupil as much as possible, be appropriately timed and will reflect the severity of misconduct and, in the case of repeated behaviour, will take previous interventions into account. In the knowledge that coaches, youth leaders and teachers can play an important role in developing Canadian youths, these organizations and many more endorse a positive approach to discipline.

The workshops are offered in recognition that many teachers grew up in an era when punishment was common, and the shift to thinking about problem solving rather than punishment requires discussions about the real implications of punishment. The teachers are taught that a negative approach is focussed on mistakes, external control and rewards and punishment, while the positive problem-solving approach is focussed on making things right, intrinsic motivation (values) and recognition, restitution and logical consequences. The workshops are designed to help teachers find new approaches to replace traditional discipline strategies because “old models don’t work today”. Reasons cited for this are

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Scouts Canada believes that if youths experience the consequences of their actions, there is potential for an honest and real learning situation to occur.

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The evolving concept of discipline >

By Lt(N) Matthew Clark

Cadets is not boot camp! Setting parents straight s discipline an integral part of the Cadet Program? You bet it is! As one of Canada’s premier youth organizations, the program provides a structure that strives ultimately to develop self-discipline in youths.

I

Because of the organization’s affiliation with the CF, however, parents sometimes confuse Cadets with ‘boot camp’—portrayed in movies as magically turning undisciplined, rebellious young people into model citizens. Does the Cadet Program sometimes work this kind of magic? Of course it does. We are very successful at turning youths into future leaders. But clearly, Cadets is not ‘boot camp’ and the belief that it is can pose a challenge for officers. Many young people willingly join the Cadet Program. Some crave the drill, dress and deportment aspects of the program; others join for the challenging training opportunities.

Unfortunately, there are others who are coerced by their parents to join. These parents see Cadets as the answer to their dreams, believing we can fix the problems they experience with their children. These problems may range from serious discipline problems to inactivity, or children who simply refuse to do what their parents ask.

Be honest and straightforward in describing the disciplinary parameters of the Cadet Program. Clearly define what is acceptable and what is not. Every year corps/squadrons recruit new cadets. Some quickly sign up these youths—asking no questions— simply to increase their numbers. This is unfair to both the youths and their parents and may, in fact, set the youths up for failure. Our challenge is to set the record straight right from the get-go, setting these youths up for success and where possible, retaining cadets from all walks of life. What follow are three strategies that have worked well for me in setting things straight over my last three commands. speak with potential recruits and parents Every potential recruit that comes to my corps, along with his/her parent(s), meets with me. The first two questions I ask are, “What do you know about Cadets?” and “Why did you come here tonight?” I am very direct and can quickly discover if the recruit wants to be there. This is important to know. Even if I see coercion, I continue my interview, clarifying what Cadets is about and outlining the program’s benefits,

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opportunities, and challenges. This way, the parents and the cadet know exactly what they are getting into. Some youths will stay, impressed by the program. Others will leave, but with a better understanding of it. Understand your role Don’t commit to taking care of issues that need to be addressed at home. While many times it may seem that we spend more time with the cadets than many family members do, we are not their parents. We certainly have a role to play in developing them into highly motivated, successful young adults. However, while we may influence morals and values, these need to be taught at home. Be honest and straightforward in describing the disciplinary parameters of the Cadet Program. Clearly define what is acceptable and what is not. Keep the lines of communication open When the parents (and the cadet) understand that Cadets is not ‘boot camp’, expectations on all sides will be clear. Make an effort to continue communication with these parents. Discuss with them the cadet’s successes and challenges. Ensure that you praise the cadet in front of his/her parents when possible and express pleasure in the cadet’s success. This will build trust and confidence. These three simple steps are simply a starting point for dealing with parents and unwilling cadets. I cannot pretend that every young person that joins my corps stays. But it’s a fabulous feeling to see an inactive, problematic, attitude-filled cadet become a true leader…without ‘boot camp’! Lt(N) Matthew Clark is the commanding officer of 39 Sea Cadet Corps in Lunenburg, N.S.

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Teenage brains ‘under construction’ Some of your cadets are displaying lapses in judgment, erratic emotional behaviour, poor self-control and proneness to risk-taking. Behaviour problems? Perhaps. It’s more likely, however, that their behaviour is related to teenage brains that are still ‘under construction’. ontinuously emerging evidence that teenagers’ brains are “a work in progress” will undoubtedly affect our evolving concept of discipline.

C

In 1999, the results of important brain imaging studies—published by Bethesda, Maryland child psychiatrist Dr. Jay Giedd and colleagues at the National Institute of Public Health in the United States and the Montreal Neurological Institute in Canada— showed that contrary to popular belief at the time, brain development continues well into the teen years. In fact, the front part of a young person’s brain—that aids in judgment, organization, planning and strategizing— experiences a growth spurt that begins at about 10 years of age for girls and 12 years for boys. During this spurt, teens begin to prune away some of the overabundance of connections in their brains, increasing their brains’ efficiency. How they spend their time—hanging out in a mall or learning new skills at Cadets—can influence their brain development. “About this time, teens start ‘specializing’, deciding what they are good at, what makes them unique and special and then they start to whittle life’s choices away,” said Dr. Giedd in one media interview. “It’s a time of enormous opportunity and of enormous risk. And how teens spend their time seems to be particularly crucial…the activities of the teen may help guide the hard-wiring, actual physical connections in their brain.”

Dr. Giedd’s study has led to a rash of follow-on studies, including an ongoing five-year study led by Montreal neuroscientist Dr. Tomas Paus at the Montreal Neurological Institute. In 2003, the McGill University associate professor and colleagues began a five-year study that scientists say is the first to track teenage behaviour simultaneously with brain development. They will examine the development of 120 brains as the young people progress from 10 to 15 years of age.

As research sheds more light on the developing teenage brain and effects on teen behaviour, adults will better understand how to respond to these behaviours. An interesting resource on youth brain development and teen behaviour is The Primal Teen: What the New Discoveries About the Teenage Brain Tell Us About Our Kids, by New York Times medical science and health editor Barbara Strauch. Although the book targets parents, it’s a worthwhile read for any youth program leader. As research sheds more light on the developing teenage brain and effects on teen behaviour, adults will better understand how to respond to these behaviours. We now know, for instance, that key areas of the brain— such as those that help a teenager do the right thing—are among the last to

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reach a stable grown-up state. The question that arises is, “Should this affect how we discipline teens?” As many questions as there still are, expert consensus is that if teenage brains are “under construction”, then adults (parents, teachers and adult mentors) can help teens build them. As instructors of cadets, we can guide what Dr. Giedd refers to as the “hard-wiring” in our cadets’ brains. This crucial connection between youth brain development and teaching youths has been noted by Dr. Robert Sylwester, an emeritus professor of education at the University of Oregon and author of a monthly column for the “Brain Connection” at www.brainconnection.com. In his column ‘Can Learning About the Brain Help Schools?’ he writes, “The recent emergence of the brain sciences as a potential means for validating instructional strategies, and for diagnosing and correcting learning and behaviour problems, has inserted biology into the educative process....” In other words, a deeper understanding of how young brains develop and affect behaviour may influence how we instruct our cadets, respond to their behaviours and approach discipline in the future.

Sources: www.cbc.ca/stories/2003/09/22/teen-brains www.brainconnection.com/topics/?main=col/sylwester00feb www.pbs.org/wnet/brain/episode3/index.html

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The evolving concept of discipline >

By Capt Denis Lefebvre

Positive discipline better for teen mental health Can how we approach discipline affect the mental health of our cadets? “

es”, say two prominent Ottawa psychologists, who, along with other medical experts, believe that a negative approach to discipline can affect a youth’s self esteem and lead to poor mental health. In fact, the negative approach can undo the positive effect on a cadet of being involved in the Cadet Program.

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“Literature suggests a positive relationship between youth engagement and mental health, says Dr. Ian Manion, executive director, operations, with The Provincial Centre of Excellence for Child and Youth Mental Health at the Children’s Hospital of Eastern Ontario (CHEO) and program director, mental health and health sciences at the hospital’s research institute. “Just being engaged—involved and committed—in something enhances a youth’s selfesteem and mental health.” Dr. Catherine Lee, a psychology professor at the University of Ottawa who has a private practice specializing in family psychology, agrees. “We know youths do better when they are supervised by adults and face problems when they have large amounts of unsupervised time,” she says. “For this reason, we want young people engaged in things with older people who can become role models.” As potential role models, Cadet Program leaders need to be aware that their disciplinary approach is pivotal in ensuring that the Cadet Program continues to have a positive influence on cadets. This means taking a positive, or respectful, approach to discipline, say Dr. Manion and Dr. Lee, where leaders model desired behaviours, provide constructive criticism, are pre-emptive, apply clear consistent rules and consequences and show flexibility in applying those rules. Moreover, leaders can play a role in recognizing mental health problems.

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Modelling desired behaviours When adults apply discipline, they model a specific behaviour. If leaders discipline in an inconsistent, heavyhanded fashion—without respect for the individual—they teach that to cadets, says Dr. Manion. “You don’t want a cadet in a position of authority to use discipline as a power trip.”

Equating authoritarian discipline with bullying, Dr. Manion says bullying affects self-esteem and engenders violence and aggression. Problems can arise when adults don’t step out of their own frame of reference. They may apply “old ways of discipline” to teens. “If it was right before, why isn’t it right now?” they may ask. A better question, according to Dr. Manion, might be, “Was it right before?” It may have resulted in compliance, but it was probably in spite of, not because of the disciplinary method, he says. Equating authoritarian discipline with bullying, he says, “Research shows how bullying affects self-esteem and engenders violence and aggression.” Adults will understand this, but teens that are developing cognitively do not make the same kinds of associations. It may take them several trials, instead of one, to learn. The bottom line, says Dr. Manion, is that if leaders approach discipline in a respectful, supportive way—viewing themselves as mentors—they will be respected for it. Adolescents are also becoming more abstract in their thinking and getting a sense of ideals, says Dr. Lee. “One ideal teenagers cling to very much is

justice, so discipline has to be just.” Teenagers have a very good nose for hypocrisy, she says, so adults have to model the values they are trying to promote. If, in disciplining, you belittle a cadet, you are betraying the values you are trying to teach. Also, cadets will feel badly, become more isolated and eventually drop out because they don’t have to be in Cadets. “If you push a youth to a video arcade and away from a constructive activity, then it’s one opportunity you’ve missed as a youth leader.” Giving constructive feedback Giving constructive feedback while everything is fresh in a cadet’s mind is important, says Dr. Manion. “Catch them while they are doing it right. Immediate feedback helps them make the right connections to appropriate behaviour.” “Make a big deal—formally or informally—about cadets who are ‘getting it right’,” adds Dr. Lee. “Noticing positive behaviour and commenting on it helps youths internalize the positive reasons for repeating the behaviour—a step towards self-discipline.” Being pre-emptive As the mother of an 11- and 13-yearold, a former Cub Scout leader and adviser to Scouts Canada, Dr. Lee believes we can pre-empt many potential discipline problems. “We know young people have a hard time remembering,” she says, “so why not prevent problems by calling them to remind them about dress or an event?” Setting clear consistent rules and consequences Setting the ground rules is the first thing we do in working with young people, and most groups start out by

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explaining what the rules are, says Dr. Lee. She believes it’s a leader’s responsibility to ensure that teens understand the reasons for rules. “We shouldn’t be ashamed of having rules,” she adds. “It’s important, especially for young people, who still need guidance from adults.” Making rules clear and consistent makes things more predictable,” says Dr. Manion. Teens can benefit from a little predictability at such an unpredictable time of their lives. Organizations that involve youths in establishing rules have found that when youths are asked to establish rules collectively, their rules are more stringent than adult rules, says Dr. Manion. “Involvement also results in better buy-in and better monitoring because everyone has agreed collectively to it.” If a rule is important, it should be enforced consistently. “If it counts, it counts every week; if it doesn’t count, forget about it,” says Dr. Lee. “The danger is in having rules applied intermittently, making both rules and discipline appear arbitrary.” Consequences are as important as rules. They must be transgressionappropriate and corrective so they don’t erode self-esteem, says Dr. Manion. Dr. Lee recommends lots of minor brief consequences for mild misbehaviour, rather than letting things build up. Being flexible Adolescents have different backgrounds and temperaments. Discipline needs to be flexible to suit these differences, says Dr. Manion. “Rules can be the same; how you apply them to individuals, however, can be different.” Youths need different kinds of support to achieve the same goal.

Don’t assume that a non-compliant cadet is purposely misbehaving, says Dr. Manion. The cadet may be having difficulty understanding the concept. Being unable to do the task can erode that cadet’s self-esteem, so it is important to have the right kinds of support to provide the cadet with a meaningful experience. “Discipline in this case would mean support, not a put down.”

Knowing that young people have a hard time remembering, we can prevent behaviour problems by calling them, for instance, to remind them of the proper dress or date for an event. Flexibility can also spill over into how we define discipline, or a ‘discipline problem’, says Dr. Lee. “In my clinical practice, I worked with a step-family arrangement. The new father had been in the army, but had never been a parent. He thought the child was disrespectful and needed some structure and discipline in his life. When I asked him for specifics, he said he told the child to put his schoolbag in the closet, but the child kept dropping the schoolbag in the hallway anyway. That’s a normal thing for a 12-yearold to do, not a discipline problem.” Dr. Manion and Dr. Lee conclude that if discipline belittles a youth, or if expectations are beyond a youth’s capabilities, then discipline becomes a negative influence. On the other hand, when discipline enhances selfesteem and mental health, it is a positive influence. Dr. Manion cautions, however, that if a cadet is having difficulty with any kind of authority and discipline, no matter how positive, it may be an early sign of a mental health concern.

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If discipline belittles a youth, or if expectations are beyond a youth’s capabilities, then discipline becomes a negative influence.

A good leader will notice a significant departure from a cadet’s regular baseline behaviour—less motivation, a shorter attention span, lower energy level, letting himself/herself go in terms of physical appearance, he says. “I would ask that leaders be particularly attentive and listen.” A behaviour issue could be a mental health issue.

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The evolving concept of discipline >

By Capt Bernice McKenzie

Good classroom management A tool for preventing discipline problems “Discipline? Why are we talking about discipline?” you may ask. “I’m here to instruct—to help eager adolescent sponges absorb all the information they can. They must be interested and want to learn. Why else would they be here? And if they want to learn, they will sit in my classroom on the edge of their seats so they don’t miss a single, magical moment of my presentation.” It’s time for a reality check. ou will indeed have eager adolescent sponges in your classroom— incredible, open-minded and enthusiastic young people, ready to take on the world. You will also have adolescents who are ready to pass notes, avenge a peer’s earlier act of mischief, or talk about the cranky sergeant at tonight’s inspection.

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Thankfully, most are ready to take in the valuable information you are prepared to guide them through. However, to get that captive audience that every instructor strives for, you must set the stage well in advance. You must set clear expectations and apply other techniques of good classroom management.

Together with your cadets, clarify expectations for classroom behaviour. If you create ‘expectations’ rather than ‘rules’, even the language is more conducive to positive behaviour. Clear expectations You would never walk into a classroom unprepared to teach. If you did, you would be setting yourself up for disaster and your cadets up for confusion and frustration. Most instructors spend time preparing themselves, their lessons and their

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training aids, but many forget the most important part of the equation: preparing their cadets. If you don’t take the time to prepare your cadets, how can you reasonably expect them to behave in the way you want them to? Common sense dictates that if you don’t know what you’re looking for, you’re not going to find it, or at least, you’re not going to know when you’ve found it. Apply this theory to your classroom and the expectations you have for your cadets. If they don’t know what the standard is, they won’t strive for it, and many won’t reach it. Is it fair, or even logical, to operate like this? Certainly not, and it is very easy to avoid such a situation. Together with your cadets, clarify expectations for classroom behaviour. If you create ‘expectations’ rather than ‘rules’, even the language is more conducive to positive behaviour. Make your classroom management responsibilities everyone’s responsibility. If you decide with your cadets what constitutes proper behaviour— rather than dictating to them what the rules will be—you will create a sense of ownership among them. Cadets who feel responsible for setting expectations are more likely to achieve those expectations. Keep in mind, however, that the instructor is still very clearly in charge of the classroom, and any cadet who interferes

with the learning of another must be dealt with appropriately—sense of ownership or not!

Resist the temptation to react immediately, and try to give calm and rational responses to misbehaviour. The time you spend discussing these expectations with your cadets will be time well spent. You may even want to ask your training officer to schedule an open period at the beginning of the training year before each class to allow such a discussion among the instructors and the cadets they will teach. Don’t consider it a waste of time; the clearer everyone is about expectations, the fewer discipline problems you will have in the long run. This means more teaching time and less frustration. Create the right classroom environment Planning and creating the right environment in your classroom can help prevent discipline problems. See the Do’s and Don’t’s sidebar for some easy and effective ideas for good classroom management. Try to reconcile the practice of ‘being consistent’ when handing out discipline, with the knowledge that every one of your cadets is an individual— with tumultuous worlds below the surface of each one of them.

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Do’s and don’t’s of good classroom management DO • Create a list of expectations at the beginning of the year and post them on the wall. • Get your cadets’ attention before you begin teaching. You will set a bad precedent if you try to speak over them. • Use non-verbal cues to get cadets to focus again (tapping on their desks, shaking your head while making eye-contact, flicking the lights). • Circulate through the room often. • Correct individual misbehaviours. • Model positive behaviour—be respectful and energetic. • Use a calm and controlled voice when intervening. • Use phrases that focus on the behaviour that you want (for example, Cpl Smith, I need you to focus on the board). In a properly managed classroom, rules must be followed. For instance, not everyone can speak at once.

Resist the temptation to react immediately, and try to give calm and rational responses to misbehaviour. Your cadets will react much more positively to something that makes sense to them than something that was said out of frustration or anger.

“Well you’re not going to get there any faster by running,” the teacher replied.

In the school where I teach, I recently witnessed a telling situation between a teacher and a student that illustrates perfectly what can happen in the absence of a rational response to misbehaviour.

And, though it didn’t help the student’s case to so boldly state the obvious, it certainly helped mine.

The student was running through the hall when a teacher stopped him and asked him where he was going. “To the cafeteria,” he replied, in that tone of voice that only an inconvenienced teenager can use.

• Reward good behaviour, without bribing. Offer words of praise when they are deserved. Give an incentive (longer break, free purchase at the canteen and so on) for the best performers. Use attitude checks, songs or other esprit-de-corps-building activities that aren’t too time consuming.) • Be assertive and remember these are cadets; a reasonable amount of self-discipline is to be exercised on their part.

“Yes he is,” I thought to myself as I walked by.

• Create interesting lesson plans. Bored minds will find something else to occupy them!

“Yes I am,” the student stated pointedly.

• Get the cadets physically and mentally active.

Cadets will respond positively to discipline that makes sense and to good classroom management. Capt McKenzie is an instructor with Regional Cadet Instructors School (Atlantic), an officer in the training section of 18 Air Cadet Squadron in Shearwater, N.S., and is working on her master’s degree in education.

DON’T • Try to teach over chatter; it sends the wrong message. • Raise your voice unnecessarily. • Degrade, insult, humiliate or ridicule a cadet. • Be a hypocrite. • Plead or bribe. • Make assumptions or over-react. • Bring up unrelated events or hold a grudge. • Make unsubstantiated accusations. • Single out the cadet and ridicule him/her.

“Discipline is positive. Discipline is training. Teaching and discipline are inseparable.” —Jean Fleming

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• Reward misbehaviour by making a cadet the centre of attention. • Teach a class unprepared.

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The evolving concept of discipline >

By Maj Stephen Case

Giving cadets a chance to “flex their moral muscles” he impact of the Cadet Program on the academic, leadership and disciplinary development of our young people is widely acknowledged. Not as well understood is the tremendous role instructors play in their moral development.

T

While we do not want a cadet who asks “Why?” to every order, we do want our cadets to be conscious of the issues and examine the reasons for decisions and actions. The years from 12 to 18 encompass a critical stage in our cadets’ moral development. It is where they begin to flex their ethical muscles and make decisions based on values instead of just rules. This can lead to conflict as they are also in an environment that encourages a strict adherence to rules. I have often heard leaders praise someone who will follow an order without question. While blind obedience makes for great drill, it does not necessarily make for the best

their corps/squadron because they understand the obligations involved are making higher-order decisions than cadets who forward the money out of fear of getting caught or simply because they have been told they have to. An ethical decision takes place when the cadets base a choice on their understanding of values or ideals.

person, or the best cadet. There is a big difference between a cadet with outstanding judgment and a cadet with outstanding loyalty. In his studies of moral development, Jean Piaget found that young children obey moral rules out of a sense of authority: they don’t lie because they have been told that lying is bad by those in authority—parents, teachers and other adults usually. Children equate ethical rules with the punishments they incite or with the authority they defer to. Children do not lie because it will get them into trouble. As children get older, however, they begin to look at rules critically and examine the intention and impact of actions instead of the simple authority behind them.

A cadet who receives money while tagging must decide whether the cash goes in the box or in his pocket. A moral dilemma occurs when a decision brings into conflict two opposing ethical issues. Common to most research on moral development is the acknowledgement that children develop moral skills through interaction within a social framework and through exercising their ethical decision-making skills. Moral development takes place when they realize inconsistencies in their moral values or approaches. By addressing and overcoming the conflict, they develop new insights.

It is at this stage that young people begin to make ethical decisions and face moral dilemmas. An ethical decision is an instance where a person must make a choice based on a moral issue. For instance, a cadet who receives money while tagging must decide whether the cash goes in the box or in his/her pocket. Cadets who forward the money to

Moral dilemmas you can discuss with your cadets Cadet Smith’s mother feels that tagging is like begging and forbids her daughter to take part. Cadet Smith wants to do her part and feels pressured by other cadets and even officers. If she went tagging, her mother would probably never know. Cadet Smith asks to borrow $20 from Cadet Jones. Cadet Jones knows that Cadet Smith wants to buy alcohol that evening. What should Cadet Jones do? Sgt A is at a sports camp with Cpl B. The corporal is distraught about some issues at home and wants the sergeant to sit and talk with him. The sergeant must decide between staying with the corporal and helping the team. Cadet Jones confides in Cadet Smith that she has broken an expensive training aid in one of the classrooms. Cadet Smith promises she will not tell anyone. A third cadet is later caught stealing valuables from other cadets and is blamed for the damaged training aid as well. Should Cadet Smith break her promise? A cadet is tagging and runs late. He has promised his mother to be home at a certain time to help her with an important task. If he borrows money from tag donations, he can take a cab and make it on time. He feels that he can always pay it back later.

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CADENCE

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At local corps and squadrons, we often see young people being forced backwards into early stages of moral decision-making. Many orders are justified with phrases such as, “because you were told to.” Cadets who follow every order without question are not engaging in ethical decision-making or developing the skills they need later as a leader, or as a responsible member of society. This is not to suggest that a cadet should question every command, or that we should explain the logic or intent of every lawful command. We do, however, need to engage the cadet in moral decision-making or at least moral awareness of the decisions they make. This presents us with a problem of our own: as leaders, we need to create an environment where cadets receive and obey lawful orders, but also where they can consciously make decisions based on more than the authority of the command. A cadet that is trained only to follow orders will not be as successful at dealing with later dilemmas. While we do not want a cadet who asks

There is a big difference between a cadet with outstanding judgment and a cadet with outstanding loyalty. “Why?” to every order, we do want our cadets to be conscious of the issues and examine the reasons for decisions and actions. As our cadets move into positions of authority, we want them to make decisions for the right reasons—with an understanding of the issues involved. Just as a cadet will become a proficient instructor through practice and exposure to proper examples, the cadet will also develop ethical leadership skills through modelling and practice. We need to provide opportunities for cadets to flex their moral muscles. We need to ask for their opinions

and discuss moral dilemmas with them. Encourage your cadets to practise ethical decision-making and when they make mistakes, question their process as well as the outcome. Your best leaders will be those with the experience and the confidence to make moral decisions when required. By encouraging our cadets to develop morally, we promote good decisionmaking skills and encourage responsible leadership. In this way we can develop our young leaders’ judgment—not just their loyalty. Maj Case is the former commanding officer of 188 Air Cadet Squadron in North York, Ont., and the current Regional Cadet Adviser (Air) with Regional Cadet Support Unit (Central). He is also an information studies teacher with an honours degree in philosophy, focussing on ethics and epistemology.

Developing moral judgment • Many interview questions are designed with a ‘right’ answer in mind. Panels ask questions and wait for the ‘correct’ response. If you are developing questions for an interview or panel, develop questions that contain conflicting values that force the cadet to choose between two equally good or equally bad options. This kind of question is much more valuable than the type that solicits a canned response. • Model moral judgment. If you model poor judgment, cadets will do the same. When you accept a copy of a downloaded movie or software title from a cadet, for instance, you are telling him/her that you think it is okay to break the rules when there is little chance of getting caught. Is this a message you want to send your cadet leaders? • Discuss decision-making with cadets. Look at ways to reflect the Cadet Program’s core values in decisions and actions. Debate moral dilemmas during senior cadet courses and meetings. You will be surprised how differently others view issues that you think are cut and dried. Look at the reasoning as much as the decisions made. • Reward good judgment, as well as the best decision-making. Remember that our junior leaders are learning. They are going to make mistakes, just as we do. • Ensure the transparency of decisions that affect the unit—promotions, camp selections or cancelling a popular exercise or activity. Do not be afraid to allow your subordinates to weigh the morality of your decisions. They will anyway—if they have a serious concern about your course of action.

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

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officer development

By Maj Jeremy Bonnar

Certification ensures that when officers are hired to instruct canoe for the summer, they possess the skills and knowledge needed to safely conduct activities. (Photo by Lt Elisabeth Mills, Whitehorse CSTC)

Revised CATO 24-01 Cadet Instructor Cadre Training System states that following completion of a canoe or abseil instructors’ course, candidates must be under the supervision of a certified canoe or abseil instructor when conducting their initial activities with cadets. Certified instructors are then responsible for verifying that the ‘qualified’ candidates have gained the experience, skills and confidence necessary to become ‘certified’ and subsequently take cadets on an exercise by themselves. Furthermore, certification is issued for a specific duration with an expiry date, after which re-certification is required.

Qualified or certified? For CIC instructors, there is a difference What’s the distinction between ‘qualified’ and ‘certified’? These terms are often used interchangeably—and incorrectly— in the Cadet Program. oes this matter to CIC officers? Now it does!

D

A few years ago, following a Canoe Trip Leader (CTL) course, I overheard a young course graduate voice some concern that he did not feel ready to take a group of cadets “all by himself” on an overnight canoe trip. He was a keen officer, who had graduated recently as the top candidate from the Junior Officer Leadership Course (Land) and had been a platoon commander at the Blackdown Army Cadet Summer Training Centre (CSTC) in Borden, Ont., during the previous summer. This officer accepted challenge and enjoyed taking a leadership role, so why was he so concerned about not being ready to take cadets on a canoe trip? Certainly he was qualified, having passed the canoe course,

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and experienced as a leader, having commanded a platoon of more than 40 cadets. If this capable young officer had doubts about his abilities, were others feeling the same way? Under the former qualification system, candidates entering the CTL course could move from student ‘zero’ status to instructor ‘hero’ status within seven days—that’s all it took for a CTL candidate to progress from not knowing which end of the paddle went into the water to taking cadets on an overnight canoe trip. No more. The Cadet Program has taken steps to further legitimize the training and experience an officer needs to take cadets out on these types of activities. Officers are now required to become certified after qualification.

To maintain currency and meet conditions of re-certification, instructors must prove that they have conducted a minimum number of canoeing or abseiling activities. “Use it, or lose it,” as they say. This certification process ensures that when officers are hired to instruct canoe or abseil for the summer, they possess the skills and knowledge necessary to safely conduct the activities. This ‘new’ concept is not far from how Blackdown CSTC has conducted canoe training since the day that young officer was overheard—and since new emphasis was placed on adventure training for army cadets. From that point on, Blackdown sought the assistance of experienced canoe instructors. This pool of instructors led different groups on canoe trips, accompanied by lesser-experienced canoe instructors. These lesserexperienced but ‘qualified’ instructors became assistants until they gained the experience, skills and confidence needed to conduct the activities on their own in following summers. So you see, there is a difference between ‘qualified’ and ‘certified’. ‘Certified’ is the next step up in evolution after ‘qualified’. Maj Bonnar is the chief instructor at Blackdown CSTC.

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signatures will have to be kept in hard copy. Fortress allows you to produce reports needed at the cadet corps/squadron automatically. Many forms will be incorporated into Fortress and will be partially completed by the information already entered. There will be no need to recopy your nominal roll every time your unit goes on exercise. Any piece of information will need to be entered once and only updated as it changes.

You will be able to work from home or wherever there is an internet connection. Access cadet training records from the closest internet connection!

Fortress: Questions and answers What is Fortress? Fortress is a user-friendly database

accessed through a secure internet connection. It allows information for all cadets to be stored in a single location and to be shared with the detachment and other headquarters. “Modules� group information together for ease of use. The idea of Fortress isn't new. You are already using CadetNet conferences and email, websites and electronic forms. Why do I need it? The current system of maintaining paper files and manually producing reports requires a lot of your work. Fortress will help cadet corps/ squadron staff to spend less time doing paper work and more time on other priorities. what about the database we already have? Some cadet units use local databases, but these databases are not authorized to treat protected information and are dependent on their developers for updates and maintenance. By storing protected information on a

non-accredited computer, you are actually breaking the law. Because DND/CF will be responsible for maintaining Fortress, it will handle any development required to keep the database working and secure and it will provide technical support and the required updates. Back-ups will be handled for you. What is the benefit for me at the cadet corps/squadron? Fortress simplifies the maintenance of cadet training records, weekly attendance and other administration. Only forms with original

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The responsibility to update information is shared with other headquarters. For example, the cadet summer training centre staff will enter qualifications directly to cadet files rather than sending them to the unit. Is Fortress a lot of work? Fortress, like any database, requires

some time to enter information from the existing cadet training files. Once the information from existing files is entered, it will need to be maintained. This is easy to do and requires less effort than maintaining traditional paper files. Unlike CadetNet, you will not be asked to download and install any software. Will we have to maintain paper-based cadet training files? Fortress is not intended to replace all paper-based processes but rather to reduce overall administration.

Forms with original signatures, such as the CF1158, will have to be maintained. The CF51 will be printed locally already partially completed with the information from Fortress. The training folder itself will disappear. continued on page 29

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officer development

By Lt(N) Crystal Dabski

Summer training Selecting the most deserving cadets—with transparency Local officers must do everything they can to ensure that the cadets who attend summer training are the most deserving. As well, the selection process must be transparent, so that cadets and their parents clearly understand why the cadet was—or was not—selected. How do we ensure this happens? On the face of it, the answer seems simple. Ensure your input into the selection process, and create realistic expectations by being forthright, open and clear—with cadets and parents—about the process both within your corps/squadron and at other levels of headquarters. But what can you do, more specifically? Here are some ideas we have tried. Publish a summer training selection policy Once written, the training officer updates the summer training selection policy yearly as standards/requirements change. It outlines the requirements to attend summer training as listed in the appropriate cadet administrative and training order, such as minimum attendance for mandatory training and levels of physical fitness. It also notes the requirements for the commanding officer’s recommendation, a completed CF51 and the cadet’s inclusion on our corps’ priority list. We consider the following factors, to name a few, in preparing a meaningful selection policy: • Corps needs; (for example, what parts of our training program will need leadership in the next training year?) • The potential for billets in a particular trade/course; (We make every effort to increase our cadets’ chances of selection. If several

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cadets want to apply for one particular billet, we know that chances are slim that all of them will be selected. In this case, we proactively assist them in choosing other courses that have fewer applicants.)

Without a priority list, your most deserving cadets may be overlooked in the process, especially if the detachment fills available billets with cadets from a corps/squadron that has submitted a priority list.

• Medical concerns that may prohibit or restrict a cadet from completing summer training; and

Here are some tips for creating a priority list.

• Course prerequisites.

Once our priority list is complete, we make it clear to both cadets and parents that even if a cadet’s name appears on the local priority list, it does not guarantee his/her selection for summer training. Our goal is to outline the selection process so clearly that there can be no confusion regarding how it is done. If a clear selection policy is promulgated that states, for instance, that monthly attendance reports and inspection registers will be consulted in the decision-making process, local staffs will be better equipped to answer questions from cadets or parents, particularly if a cadet is not selected for summer training. Prepare a priority list A priority list is an often neglected but important tool in the summer training selection process.

We first determine the number of potential billets allocated to our province for each course. Sometimes, we do not know this before applications are due. In this case, a guessing game begins. But normally, we have a good idea of our potential billets. We look at corps needs/priorities against the list of available male and female billets. Do we need an athletic instructor or a sail instructor this year? Maybe two of our cadets qualified as sail instructors last year, so that billet is not a priority. We then draft a list of the courses and group applicants by course on a white board. We have one list of male candidates and another of female candidates. They normally do not compete against each other. When we prioritize, we take the following into account: • Prerequisites. A cadet with all of the prerequisites will be higher in priority than a cadet without. • Attendance at regular parades, mandatory training weekends and extra functions, such as volunteer events. A cadet who attended all events, or a majority of them, will have an advantage.

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• Uniform marks. A cadet who has not only attended the events, but has also been well turned out will be rated higher than a cadet with mediocre attendance and uniform. • Rank. If two cadets of the same sex meet all the prerequisites and are equal with respect to uniform and attendance, the higher-ranking cadet will receive a higher priority. (Other corps/squadrons may rate rank higher than uniforms/attendance.) • Attitude, deportment and so on. These subjective criteria come into play when two cadets appear equal, using objective criteria. Objective versus subjective criteria As long as factors such as a cadet’s attitude and deportment factor into the selection process—particularly where two cadets have applied for the same course and appear equal in all respects—there will always be a subjective element to selection.

Our goal is to outline the selection process so clearly that there can be no confusion regarding how it is done. How do cadets handle themselves during cadet activities? Do they salute when they are supposed to? Do they address senior cadets and officers with respect? Do they respond well to direction? What is their maturity level? The problem is that one officer’s perception of a cadet can sometimes differ from another’s—simply because a cadet may respond differently to different officers. In these situations, it helps if officers have an open and honest discussion about a cadet’s behaviour. This generally results in some sort of consensus on which cadet should place higher on the priority list. Because these subjective elements are more difficult to explain to parents,

Lt(N) Dabski has learned her lessons the hard way. All but three of these cadets were selected for 2004 summer training. The three were not selected because the corps had been ‘too successful’ in 2003, when too many of the cadets applied for—and received—training for the same trade. In spite of advice to consider other options last summer, the same cadets applied for the six-week course: two were selected; five stayed home. however, it’s best to limit them and stick to more objective factors wherever possible. Priority list doesn’t guarantee selection Once our priority list is complete, we make it clear to both cadets and parents that even if a cadet’s name appears on the local priority list, it does not guarantee his/her selection for summer training. Cadets and parents need to understand that once the local corps/squadron has sent the completed applications and priority list to detachment or regional staff, as the case may be, the summer training selection process is out of local officers’ hands. Be frank and open with cadets We discuss with cadets—frankly and openly—summer training opportunities and what they can do to improve their chances of selection. We explain that a cadet who is rated higher on the priority list has a better chance of being selected than a cadet who is rated lower. Hold a summer training information session

During this session, we discuss the following: • elements of the published selection policy and how every cadet application is subject to that policy; • course prerequisites (for example, music or fitness levels); • the challenges of drafting a corps priority list and criteria considered when placing cadets on that list; and • cadet strengths and weaknesses that affect selection. A bonus of these sessions is that they also allow you to talk to parents in advance about summer training, should their son or daughter be selected. Hopefully, these tips will be useful to you in better preparing your cadets for summer training and making the selection process transparent to both cadets and parents. Lt(N) Dabski is the CO of 152 Sea Cadet Corps RESOLUTE in Edmonton. The former cadet obtained her law degree from the University of Alberta in 2002 and is currently an associate with Brownlee LLP in Edmonton, practising primarily insurance defence litigation.

We host an information session for parents and guardians.

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officer development

By Capt Maryse Larocque and Capt Denis Lefebvre

A coach above all! When you are part of the CIC, you are a coach above everything else. our principal role is to develop the skills of individual team members—to improve their performance and, by extension, team performance.

Y

By devoting your time to coaching and giving constructive feedback to team members, you are not only helping to improve their skill levels and performance, you are also boosting their confidence and self-esteem. Team members then become more motivated to improve their skills and performance and to take greater responsibility and more initiative. A coach intercedes with a team member to improve either a technique or a newly acquired method of doing things that is still under development. In other cases, coaching may be needed to remedy a problematic situation, or to enhance the team’s effectiveness in achieving an objective. How can you become a good coach? Be positive The purpose of coaching is not to point out errors, find someone to blame or assign guilt. Its purpose is to help team members improve their per-

formance and achieve their objectives. Start by asking the question, “What does the member need (resources, knowledge, learning experience, time, support, and so on) to achieve his/her objective?” This is more effective than constantly repeating, “You must achieve the objective!” To ensure a positive approach, focus on what is being done well and what could be done better.

Your attitude has an impact on every team member and will be reflected back to you. Your enthusiasm must be natural and authentic. Do not fake it! In keeping with this positive philosophy, focus on techniques that will allow the individual or team to achieve their objectives. Be a ‘supporter’ Be a front-line supporter. A pat on the back is not enough. More important is supplying everything team members need to do their work. This may mean material or financial resources, time, information, training or answers to questions. A good coach will anticipate team needs and foresee problems that could arise.

Have confidence in each team member. We all make mistakes and have bad days, but a good coach will remember that most individuals are conscientious and want to do a good job. Don’t look over their shoulders to ensure they are doing a good job. A good coach will give them work and let them get on with it! Be specific and focussed RGS (Pacific) public affairs)

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Focus on the objectives When delegating tasks, ensure that the objective is clear and perfectly understood by everyone. If a team member wonders why he or she is being directed to perform a task, you have failed to adequately explain its significance. To prevent this, link the task’s importance to the achievement of objectives. Be knowledgeable

Be enthusiastic

Be confident

When coaching, it’s important to know what you are talking about to gain respect and loyalty. (Photo by WO Eileen Redding,

start talking about other matters; rather, stay focussed, ensuring that the discussion remains centred on the problem. Also, ensure that the task remains attainable. This will help the person to continue focussing on solving the problem and taking action.

When someone comes to talk to you about a problem or difficult situation, give him/her your full attention. Don’t

Know what you are talking about. If you don’t, your team will realize this fairly quickly and you will lose your team’s respect and loyalty. Besides having an exhaustive knowledge of the tasks that must be accomplished, you must know each team member and be familiar with their strengths and weaknesses so you can assign tasks appropriate to them. Be a good observer In addition to keeping your eyes and ears open, be alert to voice tones and body language. In this way, you will see a situation developing long before a problem arises. Show respect Show respect and accept the differences between people, as well as their particular strengths and weaknesses. Place people on an equal footing and don’t show favouritism! Be patient Display patience. Sometimes, team members may have simply failed to understand. In these cases, convey the correct information, rephrase it or approach it from a different angle. Asking team members to reiterate will give you a better idea of their understanding. continued on page 29

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Stages of coaching In addition to encouraging, motivating and thanking a team, a coach is also responsible for correcting and reorienting team members to boost their performance and achieve a specific objective. When correcting a problem, you should progress through the following stages of coaching: • define the situation

• set a deadline

• provide the necessary support and

• seek possible solutions

• set evaluation criteria

• follow up and offer feedback

• develop an action plan Define the situation The purpose of coaching may be either to resolve a problem, or to improve a situation that is not necessarily characterized as a ‘problem’. An example of this kind of situation might be the building of a three-rope bridge. The work is proceeding well and the team is respecting safety standards, but the coach wants the bridge to be built more quickly. Accelerating the pace of the operation is not necessarily a problem. In defining the situation, the coach should consider it from several possible angles or perspectives before seeking a solution. Seek possible solutions Based on the knowledge, strengths and experiences of team members, a coach should—through discussion or consultation-highlight every alternative. After completing this, he/she should conduct a comparative analysis of each alternative. The adopted alternative should be selected on the basis of simplicity, safety, availability of resources and likelihood of achieving the objective. Develop an action plan Once the choice is made, an action plan must be developed. The development of this action plan must take the form of a list of tasks to be performed in a specific chronological order. Set a deadline To ensure that everything runs according to plan, a coach must ensure that each of the tasks is performed correctly within a deadline. In certain cases, individual tasks may require specific deadlines; in others, a single overall deadline may suffice. Set evaluation criteria A coach should keep his/her objective in mind when setting evaluation criteria. Should the coach wish to increase the speed at which the three-rope bridge is built, evaluation criteria must take into account the element of time. Depending on the situation, an improvement of 10 minutes may be sufficient. Provide the necessary support A coach’s support may take many forms. In certain situations, a coach may perform certain tasks appropriate to his/her position. Support may also consist of providing more detailed information, teaching certain techniques, giving a team member a bit more time and so on. Follow up and offer feedback Feedback offers coaches an excellent opportunity to improve team members’ skills and performance. For many, feedback is often associated with criticism, which they try to avoid. To be positive, feedback must take into account all the work an individual does. Feedback should also be provided when work is of high quality. This tells individuals that you are satisfied with their performance and encourages them to pursue their efforts and attain the objectives. When offering feedback, it is important to refer to facts and concrete examples. A coach must always be honest and sincere in his/her comments. Feedback should be given right on the spot or immediately following an activity. In cases where an individual must be corrected, the coach must ensure that the interview is held at a location isolated from others. Throughout these stages, you may find it difficult to motivate your team. You can motivate members by demanding higher standards, giving them responsibility, or allowing them to develop their skills through training. A different approach should be taken for less effective individuals. It is better to tell them that based on their potential, they are being underused. In a personal discussion, determine precisely how they can be used more effectively. As in all coaching initiatives, set guidelines to evaluate progress and follow up.

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officer development

Adapted from an article by Capt Paul McKee

Even Officers Can Fear Public Speaking It’s a scene played out by commanding officers in almost every cadet corps and squadron. You’re about to give your best “welcome to the world of Cadets” speech to a room full of parents and cadets when you’re overcome with dread! t’s natural to be nervous about public speaking. In fact, it’s quite healthy. It shows that you really care about doing well. Too much nervousness though can be detrimental to your presentation and message.

I

And while parents anxiously wait for their turn to ask about “the cost to them” and cadets wait to find out when they’ll be getting their uniforms, you’re doing your utmost to hold off dry mouth. Public speaking is an art form. It takes plenty of practice and a certain degree of personal comfort before you can actually master the form. Toastmasters, an international public speaking association, offers these tips to cushion the uneasiness of speaking to crowds. Know the room. Be familiar with the place you’re speaking in. Arrive early, walk around, and become comfortable with your surroundings. Those of us who welcome our young recruits to our ‘home’ units have the advantage here. At times however, we find ourselves without the comforts of ‘home’ and that’s when this tip is handy. Know the audience. Don’t be afraid to personally greet your audience as it arrives. When you meet your audience, you have the advantage of answering preemptive questions. Because parents are likely to ask similar questions, you can be prepared with the answers to questions even before they’re asked. Know your material. We offer this straightforward tip during cadet public speaking sessions. If you’re uncomfortable with your material, you’re less likely to get your point across. Rehearse your presentation. Fewer surprises will help put you at ease. Relax. Ease your tension by doing some simple stretching exercises. The more you relax your body, the easier it will be to control those nasty little nervous habits like shuffling your feet and twirling your pen.

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Visualize yourself giving your presentation. Imagine yourself speaking, with a loud, clear and assured voice. If you visualize yourself as successful, you will be successful. Realize that your audience wants you to succeed. Audiences want you to be interesting, stimulating, informative and entertaining. They’re not hoping that you’ll stumble. And even if you do, they likely won’t notice. Don’t apologize. If you mention your nervousness or apologize for any problems you think you might have with your speech, you may call attention to something the audience hasn’t noticed. Concentrate on the message, not the medium. Focus attention away from your own anxieties and get the message out there instead. Once you know the audience is paying attention, your nervousness will dissipate. Turn your nervousness into positive energy. Harness your nervous energy and transform it into vitality and enthusiasm for your subject. Gain experience. Experience builds confidence, which is a key to public speaking. If you really have a tough time with presentations, start with smaller audiences and build from there. Perhaps the best advice we can give to ourselves is from ourselves. Check the recruit-level handbooks for the tips we offer our youngest cadets on organizing, creating and communicating a worthwhile presentation. Capt McKee works with Regional Cadet Support Unit (Northern) in Yellowknife, N.W.T

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A Coach Above All continued from page 26 Be a communicator A good communicator is above all a person who knows how to listen. When someone addresses you, immediately stop doing what you are doing, or tell them that you will be available in a few minutes. Maintain good visual contact with the person you are conversing with and keep a totally open mind. Maintain good body language (facing the person addressing you), have good posture and refrain from crossing your arms. Rephrase what the person is telling you to ensure that you understand him/her correctly. Communicating effectively also means expressing yourself clearly. If the person you are addressing has difficulty understanding you, refrain from raising your voice, speaking more slowly or repeating the same words. This will only increase the individual’s frustration until he/she loses patience. You must take responsibility for “connecting” with the individual. Be responsible As mentioned above, a good coach must be positive, enthusiastic, supportive and trusting, among other things. A coach is responsible for achieving assigned objectives by making good decisions. And a good coach evaluates the impact of his/her decisions on the work that must be performed to achieve the objective. Once the decision is taken, he/she must communicate it effectively to team members. This will give them a better understanding of what they are required to do and enable them to take the action necessary to achieve the objectives. Capt Larocque is on the New Brunswick CIC holding list. Capt Lefebvre is the staff officer responsible for army cadet training at Directorate Cadets. References for this article are “Coaching Successfully” by J. Eaton and R. Johnson, 2001; and “Effective Coaching” by M. J. Cook, 1999.

Fortress: Questions and answers continued from page 25

When will we have to complete entering the information in Fortress?

government server. It can only be accessed with 128-bit encryption and through a secure connection similar to what the banking system uses.

Information from existing files must be entered by September 2005.

Where can I go for help?

How do we access Fortress? Authorized users will be able to access the secure website from any computer with an internet connection and up-to-date virus protection. A link will be placed on the CadetNet desktop. Who will have access to Fortress? Logins and passwords will be provided by the region for the commanding officer, administration officer, supply officer and training officer. The commanding officer will be allowed to identify up to four other users. Since Fortress is "Protected A", any personnel requiring access must have an up-to-date enhanced reliability check and must review the security policy. Exact details are available in CATO 11-35. How has the security of the information been addressed?

Fortress is user-friendly, like booking a flight or paying a bill online. If you would like some extra help, you can get technical support through your regional helpdesk, the same one you use for CadetNet. You can also use the helpdesk to report errors.

A user guide is also available in paper format and through the Fortress conference of CadetNet. Where can I learn more? More information is available from: • CATO 11-35 Fortress, • Regular updates posted on the Fortress conference of CadetNet, • User guide, and • Contacting your regional helpdesk. Some regions will publish specific instructions on the roll-out. New CIC training courses will also include Fortress.

Fortress is a government accredited system and is hosted on a secure

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Officer development

Culture Shock Making the transition from one corps/squadron to another CIC officers are often required to make the transition from one corps/squadron to another—precipitated by a CIC career progression, a change in geographical residence or other factors. How can officers make this transition smoothly? hat if the corps/squadron is only a fraction of the size of the one you’re coming from; if it’s rural when you are used to urban; if it’s in another region; or another element?

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Here, Capt Kelli Kosack, commanding officer (CO) of 3038 Army Cadet Corps in Renews, Nfld., Capt Margaret Martin, silver star training officer with 2884 Army Cadet Corps in West Elgin, Ont., and Capt Melanie Beaudoin, silver star training officer with 2831 Army Cadet Corps in St-Basile-le-Grand, Que., reveal what they learned when making these kinds of transitions. Take things slowly Capt Kosack experienced a change in element, region and unit size when she moved from 191 Air Cadet Squadron in Winnipeg in

2001. She had been the administration officer, chief training officer and supply officer in a squadron with 150 cadets and 10 officers. Now she was CO of an army cadet corps with 17 cadets and two officers. “Talk about culture shock,” she says. Her new corps was a sharp contrast to her former squadron. “My first impression was the cadets were good, but they lacked discipline and were too relaxed. She heard first names being used on the parade square and excuses for not wearing uniforms each week. Complicating things was Capt Kosack’s switch from what she viewed as the more classroom-oriented air cadet program to the more hands-on practical army program. The transition was difficult and she knew things had to change. She also knew things had to change slowly to work. “Resistance to change can be strong in a small unit,” she says. “Change couldn’t happen overnight.” With an open mind, she observed how things were being done at her new unit. She evaluated carefully what was working and what needed work. Then she involved her cadets in changes, asking them what they liked and what they believed needed changing, and also included them in decision-making.

Capt Kelli Kosack and husband Capt Chris Kosack—the only other officer in her new corps—check the stoves during a field exercise with their cadets.

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After this groundwork, she was able to set tougher standards for drill, dress and deportment with less resistance. Clear expectations helped the cadets understand the consequences of their behaviour and set goals.

“It’s taken a lot of time and hard work,” she says. “We’ve had to be persistent and constantly evaluate our progress.” But by approaching things slowly, she’s made a successful transition and is helping her corps make its own transition. Like Capt Kosack, Capt Martin recognized the pitfalls of moving too quickly and imposing her way on others at her new corps in a small farming town in Western Ontario. For 10 years, she had been an officer with 2415 Army Cadet Corps in St. John’s, Nfld.—with 125 cadets, 10 to 12 CIC officers and several civilian instructors. Now she was looking at a new reality: a rural corps experiencing growing pains, with 30 to 40 cadets and four CIC officers.

Being positive, not hesitating to ask questions and being open to practices and suggestions from others are attributes that would help any officer make the transition to a new unit—no matter how different it is. She took time to get to know the staff and cadets. “When you move from a large unit to a small unit, your standards and expectations are very high,” she says. “It’s good to have high energy and motivation, but don’t overwhelm. They may not welcome being told everything from your point of view. Taking things slowly allows time for everyone to adjust.” ‘Moving slowly’ had different connotations for Capt Beaudoin. She needed time, herself, to adjust to a corps that, with 58 cadets, was more than twice the size of her former unit, 3007 Army Cadet Corps in Cloridorme, Que. The difficulty wasn’t so much the corps’ size, as the new and bigger officer team. At her old corps, where she’d been a cadet and officer, she knew everyone. Now, she knew no one.

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She took time to listen, giving both staff and cadets a chance to get used to her. Now, three years later, she says, “Carry what you’ve learned to your new environment, but don’t try to impose anything on your new team.”

Transition tips • Take things slowly • Don’t try to impose ‘your way’ on others • Ask questions and listen

Be positive

• Draw on your motivation, energy and experience, but don’t overwhelm

Capt Beaudoin believes being positive, not hesitating to ask questions and being open to practices and suggestions from others are attributes that would help any officer make the transition to a new unit—no matter how different it is.

• Be flexible

She won her cadets over simply by conveying her passion for Cadets. She found great learning value in “rubbing shoulders” with so many new officers, especially another brand new officer, with whom she could share her transition experience. As a result, she never felt alone throughout the change. Capt Kosack was also positive, focussing on the advantages of moving to a smaller unit. Her experience in organizing activities for large groups made planning for small ones easy. She had all sorts of ideas for activities and fund-raising ventures that the army corps had never done before. And her experience in dealing with a broad spectrum of

• Keep an open mind • Accept new limitations and look for the bright side • Get a ‘feel’ for your new corps/squadron before suggesting changes • Before making changes, get buy-in by involving others

challenges—from learning disabilities and lack of discipline to harassment issues and deportment problems— helped her deal with challenges in her new unit. Among these were negative attitudes and a lack of enthusiasm among her cadets—very obvious in the smaller corps and capable of pulling the corps down if left untended. She tackled this by renewing the cadets’ interest in optional activities—even though the range of activities was only a fraction of what had been offered at her larger squadron. She built morale and confidence within the dedicated core of cadets and honed their teamwork skills so they could participate in drill, shooting, biathlon, first aid and music. Be flexible and accept limitations The difficulty of providing a broad range of optional activities in a smaller corps/squadron was also a new reality for Capt Martin.

Capt Kosack with her cadets in a bunker at a CF training area during a spring exercise. Some of these cadets make an 80-kilometre round trip to attend training nights at the corps.

“A smaller staff limits the training you can offer,” says Capt Martin. The transition was hard, but she soon realized that the cadets were keen to learn anything. “Here I was, trying to adjust to a new way of doing things, but the cadets appreciated everything they were doing. All training was ‘new and innovative’ to them because the corps was so new.”

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

Her shift from Atlantic Region to Central Region was a big adjustment. Many policies and procedures were new and there didn’t seem to be as strong a link in her new region between local and summer training, but she accepted the different approach as having a lot to do with size and geography. Capt Kosack’s new reality was the difficulty in attracting and retaining cadets in a rural area because of a smaller population base to draw from and a lack of knowledge of the Cadet Program, its benefits and opportunities. Transportation was another limiting factor. Some of her cadets commute 40 kilometres to her corps location— an 80-kilometre round trip for parents/drivers. With nowhere else to go, parents often sit in their cars for three hours, waiting for the cadets to finish. Nevertheless, Capt Kosack accepted these limitations and quickly developed an appreciation for the dedication of her cadets and parents. If you are an officer facing transition from one corps/squadron to another, take things slowly, be positive, be flexible and accept limitations. Above all, take advantage of what these officers agree is your greatest resource in coping with major transition—the knowledge that kids are basically the same everywhere—keen and receptive to the encouragement, support and guidance CIC officers can give them.

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cadet training

By Capt Johane Andrews

Orienteering Tests physical fitness, skills and it’s fun for cadets! ast October, 223 (Red Lion) Air Cadet Squadron in Vernon, B.C., held its first basic orienteering competition. We discovered that this is an excellent activity for cadet corps and squadrons because it’s fun, while developing cadets’ physical fitness, mapreading (and compass) skills and decision-making abilities. On top of that, it doesn’t require a lot of resources.

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For our first-time event, we were lucky to have the assistance of Lt Tim Townley, 2472 Army Cadet Corps in Vancouver, who taught orienteering to more than 800 cadets during summer training at the Vernon Cadet Summer Training Centre (CSTC).

The basic skills of orienteering should be taught to every cadet, says Capt Denis Lefebvre, staff officer for army cadet training at Directorate Cadets.

For others planning their first orienteering competition, he recommends, “lots of preparation, research on the competition area, questions to people with more experience and someone to help.”

He offers these tips:

Here are some more pointers based on our experience.

• Deliver orienteering with a “go as fast as you like” approach that does not force cadets into competitive situations.

Get help

• Guide cadets to compete at their “challenge” level instead of their age level.

Contact others who have previously run an orienteering activity, especially if this is your first time running a competition. Experienced people can give you valuable information and suggestions. The easiest place to start is the discussion forum on CadetNet.

• Give cadets the opportunity to develop confidence through positive experiences.

Choose the level of competition

• Keep competition as simple as possible for beginners. • Introduce advanced orienteering progressively to every cadet wishing to participate.

The main skills developed in orienteering, according to the Canadian Orienteering Federation at www.orienteering.ca, are physical conditioning, concentration and three-dimensional thinking/navigation. Also—since most competition takes place away from meet officials—strong traits of independence, sportsmanship and fair play are developed. Photo above: The winner of the 223 Squadron orienteering competition confirms his time at the end of the contest.

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Set your cadets up for success by choosing the level of competition that best matches your cadets’ skill level. For a first experience, you will want to stick with the easiest level of orienteering—map-reading. With more experience and confidence, cadets will appreciate a competition that challenges both mapreading and compass skills.

Look around Check for scheduled orienteering events in your area. You may be able to piggyback on events that have already been planned. If there are none, set up your own competition.

Set your cadets up for success by choosing the level of competition that best matches your cadets’ skill level. Choose your location and prepare your maps Your cadets’ first orienteering experience should be in a safe environment where risks are minimal. We chose the Vernon CSTC because it was nearby and fenced-in, allowing cadets to ramble freely without worrying about getting lost. Also, an area map was already available. Maps can be found through community resource or orienteering organizations. If a map is not available, draw one that includes major landmarks that cadets will recognize easily. Gather the resources you need Prepare for any weather and remind your cadets to dress accordingly. You’ll need folding tables and chairs for the officials and for the cadets, who will use the tables when copying the control marker positions from the master map(s) onto their individual maps. If you do not have actual orienteering equipment, such as the punches and control markers, a laminated sheet with the pertinent information—as well as a pen securely tied to the sheet—can easily replace these.

CADENCE

Issue 15, Winter 2004


By Capt Isabelle Carreau

Think ahead! Send a cadet to the advanced army cadet military band course Stopwatches are handy, but a regular watch with a second hand also works well. Competition day Arrive at the location well in advance. Distributing the control markers may take longer than anticipated. You can use a staple gun or string to post your markers. When the cadets arrive, ensure they all sign in so you know the exact number of cadets participating. Remind them of safety, as well as rules and regulations. Ask staff and parents to help you mark start and end times—as well as the total time—on each cadet’s event card. Don’t forget to bring a first-aid kit, water and snacks. The competition begins Once the cadets receive their start time, they run—at two-minute intervals—from marker to marker, in the order they feel is quickest. When they reach the control markers, cadets are required to fill in the boxes on their event cards with the sign or letter combination on the markers. We had a 20-minute time limit and 18 control markers. Cadets lost points for the controls they didn’t complete, or for running overtime. The idea is to arrange the competition so that your cadets have to make a conscious decision about whether they will try to reach all of the markers within the time limit, or whether they are prepared to go overtime with a penalty. Finally, don’t forget a few prizes to recognize winners and end the day on an even more positive note. Capt Andrews is the deputy commanding officer of 223 Squadron.

re you without a band officer—or even a staff cadet trained well enough—to lead a corps’ band? If so, encourage your cadets to take the advanced army cadet military band course next summer.

A

Since 2003, the Regional Cadet School of Music Eastern (RCSME) in St-Gabriel-de-Valcartier, Que., has offered this course in English, as well as in French. Unfortunately, only four of the 19 Anglophone cadet positions were filled this past summer. This course qualifies cadets to become qualified band instructors/ band conductors at their local corps, as well as staff cadets. Leadership, discipline, drum-major skills, conducting and the administrative aspects of leading a band are all included in the curriculum. Pre-requisites for the course are the cadet leader instructor military band course and, at the very least, level two in music.

their local corps. They can also provide invaluable support to the band officer as they will have learned to administer a band, make minor repairs on musical instruments, and much more. During the summer, they can be employed as staff cadets. Cadets who pass the course receive level three, four or five accreditation on their principal musical instrument. They also learn the basics on another instrument. RCSME is the only cadet summer training centre (CSTC) in the country that specializes in music. Any cadet who completes this level of training is, ideally, a better staff cadet with the capability of leading your corps band. Capt Carreau is the administration and band officer at 2482 (Samuel-De Champlain) Army Cadet Corps and the chief training instructor at RCSME.

The course allows cadets to train in a musical environment. English cadets are taught in English, but are immersed in the French language and culture during everyday life at the school. Because all Quebec teenagers learn English as a second language, Anglophone cadets have all the help they need. Course cadets get a 30-minute session each week with a private instructor— most of them with bachelor or master degrees in performance. Cadets also train with other bands at the school, giving them the opportunity to exercise their leadership abilities. During the training year, course graduates may take on the role of drum-major or band conductor at

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

Cadet Mesh, an Anglophone cadet on the advanced band course, receives an instrument maintenance evaluation from staff cadet Sgt Parenteau.

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cadet training

By Maj Daniel Melanson and Maj Serge Leduc

Topography teamwork Annual competition huge success ate in the 1970s, the commanding officers (COs) of three Quebec army cadet corps—2425 Cadet Corps in Valleyfield, 2927 Cadet Corps in Anjou, and 2621 Cadet Corps in Montreal (now closed)—pooled efforts to offer their cadets a unique adventure. It was a competition that would allow cadets to put into practise their topography and adventure training skills. The competition was named the “Rawdon Challenge” after the town where it was held.

L

Since that time, this annual competition has grown and evolved. Now, about 15 army cadet corps from Montreal meet at Mont St-Bruno, Que., each year to stage this event. Because of its success, we have been asked to share details of it with other readers. The competition There are two categories in the competition: a junior category for Green Star cadets and a senior category for all others. The cadet corps form 12-member teams. The competition is held on a weekend, from Friday to Sunday.

About 15 army cadet corps from Montreal meet at Mont St-Bruno, Que., each year to stage [the topography competition]. A senior cadet directs the Green Star cadet teams in the junior category. These cadets compete in various map and compass exercises and in adventure training. Officers from different units rate them on their performance, teamwork and sportsmanship. They complete roughly 10 missions during the weekend. At the end of the exercise, the team that has accumulated the most points wins the competition. The senior category is similar. These cadets are required to draft an itinerary, follow the azimuths, and travel kilometres to various points where they carry out missions aimed at testing their adventure training and leadership skills, while working as a team. Like the junior cadets, they are evaluated on performance, teamwork and sportsmanship. Montreal area cadet corps affiliated with 4th Battalion Royal 22e Régiment have profited from the success of these competitions. With logistical and technical support from the affiliated unit, they have organized a similar competition, Castor Gelé, held every winter. Planning the event Over the years, the expertise of the participants has helped make the task of staging these competitions easier.

Capt Andrew Beer, CO of 2710 Army Cadet Corps in St-Hubert and training officer for the 2004 Rawdon Challenge senior competition, presents the contest trophy to winner CWO Marie-Êve Roy, from 2425 Army Cadet Corps in Salaberry-de-Valleyfield.

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To ensure maximum involvement by all cadet corps, the COs meet at the start of each year to strike an organizing committee. At that time, the committee appoints an exercise CO, who in turn forms a team, assigning specific functions to each of the COs

based on their expertise and interests. The COs are named to the following major positions: training officer, supply officer, statistics officer, first-aid post manager and so on. The committee then meets several times a year to provide everyone with information on the progress being made in organizing the activities, arranging for logistics and preparing the cadets. The cadet corps in our region obtain logistical support from the Montreal Cadet Detachment and various affiliated units.

To ensure maximum involvement by all cadet corps, the COs meet at the start of each year to strike an organizing committee. The success of these topography events can be traced to the contributions of the individual cadet corps COs, the ongoing communication between them and the various individuals involved in staging the competitions, as well as the participation of officers, civilian instructors and volunteers during the competitions. Although the COs invest a lot of effort, they are amply repaid by the pride and determination shown by participating cadets. These competitions also have a positive impact on cadet retention. Thus, the efforts of the COs are repaid twice over. Contact the authors of this article if you would like additional information on these competitions. Maj Melanson is the CO of 2972 Army Cadet Corps in Mercier, Que., and can be reached at Cmdt.2972armee@cadets.net; Maj Leduc is the former CO of 2972 Cadet Corps and can be reached at Sleduc61@hotmail.com.

CADENCE

Issue 15, Winter 2004


cadet retention

By 2Lt Steve Fortier

Community ties A positive influence on cadet retention n my last article on keeping cadets on the roster (Spring/Summer 2004), I spoke of the importance of helping cadets link their cadet training experiences to motivational objectives in their daily lives—a central factor in cadet retention. Although the search for meaning is an individual activity, retention has a collective dimension. For this reason, it is also important for corps and squadrons to forge social links with their communities that will foster a sense of belonging and unique identity among their cadets.

I

The social link In sociology, the social link consists of relationships that bind individuals together within a common social group (for example, a cadet corps/ squadron). Generally speaking, our organization is fairly competent in this area. Through group activities, corps/squadrons generate and sustain an esprit de corps—rallying members around such shared objectives as regional olympics, the annual review or military drill competitions. The social link also consists of the web of relationships that tie together various groups in society. In this area, we sometimes fail miserably. Too often, corps/squadrons operate outside of community life. Too many Canadians still do not know what cadets are, what they do or what their objectives are. And we continue to struggle against the image of the soldier-cadet. The search for an identity If cadets are to remain in the movement, they must perceive themselves as full-fledged members of a distinct social group whose common rules of living they share. They will acquire this ‘sense of belonging’ by conducting their own search for identity—

asking themselves if they truly share the movement’s values—and by forging bonds with group members.

If cadets are to remain in the movement, they must perceive themselves as full-fledged members of a distinct social group whose common rules of living they share. Community perception is also critically important to this process because young people gain their social identity as cadets from ‘outsiders’. The ‘cadet identity’ will only grow stronger, therefore, if other individuals or social groups in the community are exposed to and understand the Cadet Program. Creating social links Forging a social link with others in the community implies that the cadet will find the relationship meaningful. Moreover, the relationship must bring together the two social groups. The process of sharing experiences is extremely important.

will learn about Cadet Program objectives and offer better guidance to our cadets who attend the college. Imagine the benefits to our cadets of being supported throughout their cadet careers by both their academic programs and corps activities! As one of Montreal’s multi-ethnic centres, our community offers a wealth of opportunities for community projects. In concert with our local elected officials, cultural organizations and agencies in Montreal, we are seeking to involve our cadets in a variety of these projects to put our cadets ‘on the street’—in contact with others in the community to whom they can offer assistance and with whom they can share their experiences. It’s a two-way learning experience that we believe will help change the community’s perception of the Cadet Program and ultimately, encourage our cadets to remain active in the corps by ensuring a positive outcome in their search for their ‘cadet identity’. 2Lt Fortier is the training officer at 2719 (Côte-des-Neiges) Army Cadet Corps in Montreal. He is completing a master’s degree in education.

At 2719 Army Cadet Corps, we are developing some easy-to-implement projects to create positive social ties with our community. We are developing a program of sports activities with a private college in the Côte-des-Neiges area of Montreal. We want our sports teams to train and play with college teams in preparation for the Army Cadet Mini-Olympics in the Montreal Region. Our cadets will become part of the college team; they will not compete with it. This activity will raise the profile of our corps and provide college staff and students with insight into the cadet lifestyle. They

Professional Development for Leaders of the Cadet Program

Sgt Alexandre Tremblay-Michaud and Cpl Victor Roy-Maurice meet with participant number 2719 (the number of their unit) during a ski marathon event in their community.

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viewpoint

By Capt Mario Marquis

Discipline—with respect, consistency and impartiality n the Cadet Program, it is important to apply disciplinary measures properly to ensure they yield the desired impact. It is much easier to simply expel cadets than to take the time and effort to guide them towards a desired behaviour. Every time we choose to expel for the wrong reasons, however, we are no longer in a position to influence that cadet and fail in our primary objective to mould good citizens.

I

Before cadets are marched into the CO’s office, they must appear before this committee to explain what happened from their perspective. This gives them the opportunity to redeem themselves for minor mistakes. This is effective because our senior cadets are often better informed than we are concerning events surrounding the offence. More importantly, it gives our seniors a chance to solve problems at their level and represent their subordinates.

The major players The primary objective of any commanding officer (CO) should be to ensure that disciplinary measures are formative. The CO must be the controlling authority in applying measures and must ensure—with the advice and reassurance of experienced officers—that those measures are proportional to the gravity of the offence. In my opinion, ensuring that discipline is fair and proper begins with a determination of whether the actions were deliberate, or are the result of an accident or minor lapse in judgment. A tool that our corps has found indispensable in resolving disciplinary cases is a committee of senior cadets.

Once the cadet is heard, the committee submits recommendations to the CO, who selects the appropriate disciplinary measure. The offending cadet may also be consulted on the consequences, and often cadets themselves provide the solution and are stricter than we are ourselves. Factors to consider It is a mistake to believe that a 12-yearold cadet understands the message behind a disciplinary measure as clearly as an adult. A cadet’s maturity and experience affect how he/she will ‘read’ a disciplinary measure. Although it is crucial to be consistent in imposing discipline, maturity and experience must be taken into account when deciding on the degree of severity. We must also be capable of recognizing cases stemming from a lack of experience so we prevent any recurrence.

discontent early in the case and then, later on, allowing the cadet—through a process of introspection—to recognize his/her responsibility. This helps the cadet internalize the meaning of an often rapid-fire series of events, which, from their teenage perspective, may seem way out of proportion. With teenagers, even the smallest sign of disapproval from leaders can take unexpected turns if not handled properly. Disciplining cadets can be difficult, as we juggle our responsibilities to maintain order, while allowing teenagers to test their abilities, prove themselves and still have fun. We deal with a range of situations from minor misunderstandings to intentional harm by troubled teenagers. And we can’t ignore problems that can grow even larger and require greater effort to deal with at a later date. The only way we can serve both the best interests of the corps/squadron and the individual is to ensure that disciplinary measures are designed and applied for the sole purpose of seeing the teenager mature as an individual. This requires discipline based on respect, consistency and impartiality. Capt Marquis is the CO of 2920 Army Cadet Corps in Gatineau, Que.

Each time discipline is applied, the CO should ensure a follow-up with the cadet, allowing him/her to verbally express

Capt Marquis, CWO Sébastien Pépin-Villeneuve, chair of the disciplinary committee, and Sgt Gabrielle St-Amour discuss disciplinary options after one of the sergeant’s cadets has appeared before the disciplinary committee.

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