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Belgique – België P.P. – P.B. Bruxelles X – Brussel X BC 10044 P405389

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Revue trimestrielle de la Fondation belge de la Vocation Driemaandelijks tijdschrift van de Belgische Stichting Roeping 1er trimestre 2009 > 1ste trimester 2009


E D I TO

P HOTO D E C O U V E RT U RE © Ariane Loze et Jacques Urbanska. Lauréate de la Fondation en 2008, Ariane Loze construit au théâtre une carrière de comédienne et de metteur en scène. Sur base du projet Diagraphie, projet pour lequel elle a obtenu la bourse, elle a créé, avec Rebecca Lenaerts, le spectacle Where there is beauty, there’s a picture, joué à Bruxelles en 2008 et programmé en mai 2009 au Festival Transeuropa à Hildesheim (voir News). COVERFOTO © Ariane Loze et Jacques Urbanska. Theatermaakster en actrice Ariane Loze werd in 2008 laureate van de Stichting Roeping. Uit het project Diagrafie, waarvoor zij de beurs behaalde, groeide in samenwerking met Rebecca Lenaerts de voorstelling Where there is beauty, there’s a picture, die in 2008 in Brussel te zien was en in mei 2009 op het Transeuropa Festival in Hildesheim geprogrammeerd staat (zie News).

Vocatio entame une nouvelle année et ce premier numéro de 2009 donne l’occasion de rappeler ses objectifs, son concept et ses choix rédactionnels. Avec Vocatio, la Fondation belge de la Vocation s’offre une vitrine entièrement consacrée à ses lauréats. En effet, comment mieux parler de son action qu’en présentant les réalisations qu’elle a rendues possibles ? Par une série de portraits, nous invitons le lecteur à découvrir, toutes générations, communautés et disciplines confondues, des parcours de vie passionants. Leurs expériences pourront, nous l’espérons, inspirer de nouvelles vocations et susciter de nouvelles candidatures à nos bourses annuelles. Pour souligner le caractère national de la Fondation, tous les articles sont bilingues. La première version est rédigée dans la langue du lauréat, la traduction est parfois résumée mais toujours fidèle. La rubrique News est placée sous le signe de l’actualité. Pour découvrir le profil des lauréats qui y sont cités, nous vous invitons à consulter notre site internet. Vous y retrouverez une rubrique News actualisée régulièrement et annonçant les activités programmées entre deux parutions du magazine.

Vocatio begint aan een nieuw jaar. Het eerste nummer van 2009 is het moment bij uitstek om de doelstellingen, het concept en de redactionele keuzes van het magazine toe te lichten. De Belgische Stichting Roeping beschouwt Vocatio als een vitrine voor haar laureaten. Hoe kunnen we immers beter over de werking van de Stichting berichten, dan door de projecten te tonen die ze mogelijk heeft gemaakt? Via een reeks portretten van mensen uit verschillende generaties, disciplines en gemeenschappen, maakt u kennis met boeiende trajecten. Naar wij hopen, zullen zij aanstekelijk werken en meer jongeren ertoe aanzetten zich kandidaat te stellen voor onze jaarlijkse beurzen. Om het nationale karakter van de Stichting te onderstrepen, zijn alle artikels tweetalig. De taal van de laureaat krijgt de voorrang; de vertaling is een soms summiere, maar immer getrouwe weergave. De rubriek News legt de nadruk op de actualiteit. Het profiel van de geciteerde laureaten kunt u op onze website terugvinden. Daar treft u eveneens een News-rubriek aan, met activiteiten die tussen twee Vocatio-edities in plaatsvinden.

Vos remarques et suggestions sont les bienvenues à l’adresse suivante: > vocatio@fondationvocation.be.

Graag uw opmerkingen en suggesties via > vocatio@stichtingroeping.be.

Bonne lecture ! Séverine Windels, rédaction

Veel leesgenot! Séverine Windels, redactie

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BELISSIMA, de la recherche 100 % belge en Antarctique | BELISSIMA , 100 % Belgisch wetenschappelijk onderzoek in Antarctica DE N I S S AM Y N

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La photographie au service du patrimoine | Fotografie en erfgoed JACQU ES E V R A R D

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Nieuwe stedelijkheid | Nouvelle urbanité N ICK CEULEMANS

> www.fondationvocation.be > www.stichtingroeping.be

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Les ailes de l’espoir | De vleugels van de hoop CH RISTO PH E S M E T S

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Être soi-même | Zichzelf zijn GW ENDOLINE ROBIN

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NOUVEAUX MEMBRES DU JURY NIEUWE JURYLEDEN

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NEWS


BELISSIMA, de la recherche 100 % belge en Antarctique

G L AC I O

LO G I E

À l’occasion de l’inauguration de la base polaire Princesse Elisabeth en février 2009, sous l’égide de l’IPF (International Polar Foundation), la Belgique a marqué son accord pour le financement du programme de recherche BELISSIMA (ou BELgian Ice-Shelf/Shelf-Ice Measurements in Antarctica) dirigé par l’Unité de glaciologie à l’ULB.

LE PROJET Le projet s’est focalisé de novembre à décembre 2008 sur la quantification, à partir de mesures de terrain, des changements de masse de la calotte polaire suite aux récents changements climatiques. Ce type de mesures de terrain manque cruellement aux modèles géophysiques actuels à grande échelle, en particulier dans la zone de transition où la calotte de glace continentale devient flottante sur l’océan (cette partie flottante de la calotte est alors appelée « plate-forme de glace »). La compréhension de cette zone de transition, appelée « ligne d’ancrage », est primordiale dans le contexte environnemental actuel, car c’est là que se situe le robinet de contrôle de l’écoulement des glaces du continent antarctique vers l’océan. C’est donc là aussi que se joue en partie l’élévation du niveau marin mondial.

DENIS SAMYN

L’ITINÉRAIRE Dans le cadre du projet BELISSIMA, l’équipe de l’ULB, composée de trois chercheurs belges et de deux chercheurs étrangers (USA et UK), a quitté la Belgique en novembre 2008 en direction de Cape Town en Afrique du Sud. Il s’agit en effet de la voie d’accès majeure en direction de la région des Sør Rondane et de la station PES. De là, et après avoir atterri sur le continent antarctique à la station russe Novolazarevskaja, l’équipe s’est d’abord rendue quelques jours dans la base belge en construction, afin notamment d’y préparer et tester une partie du matériel encore en cours de développement. Ensuite, après avoir traversé pendant quelques jours en engins à chenillettes les deux cents kilomètres séparant la base de la côte antarctique, les membres de l’équipe ont planté leurs tentes et matériel à proximité d’un rift (un fossé

ÂGE 31 ans VOCATION Hydrogéologie Bourse de la Fondation de la Vocation en 2007 VIT À Bruxelles PROFESSION Chercheur Denis Samyn possède une licence en géologie, un master en sciences de la terre et un doctorat en glaciologie. Passionné d’écologie depuis son plus jeune âge, les problèmes d’environnement liés à l’eau constituent aujourd’hui un de ses défis professionnels majeurs. C’est pourquoi il s’est spécialisé en hydrogéologie à l’université de Leeds grâce à la bourse de la Fondation de la Vocation. En novembre 2008, il a fait partie de la mission scientifique belge en Antarctique, BELISSIMA.

© Alain Hubert

> desamyn@ulb.ac.be

L’équipe du projet BELISSIMA, avec la station PES et l’ombre du Mont Utsteinen en arrière-plan.

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1. 1. Les abords du rift (ou fossé d’effondrement) étudié à Breid Bay. 2. Zone d’étude de l’expédition BELISSIMA. (NOVO = station Novolazarevskaja ; PES = Station Princesse Elisabeth). 3. Station Princesse Elisabeth (PES) en Antarctique (Dronning Maud Land), gérée par l’International Polar Foundation. 2.

d’effondrement) formé en région côtière, en bordure de la plate-forme de glace. Ce rift, situé dans la zone appelée « Breid Bay », correspond à une énorme fracture longue de plusieurs kilomètres et profonde de plusieurs dizaines de mètres. Partiellement cicatrisé lors de différentes phases de remplissage par de la neige soufflée et par l’effondrement de blocs de glace, le rift en question a pour effet de garder ancrés à la calotte de nombreux icebergs de tailles diverses. Empêchant ainsi la dérive de ces icebergs vers le grand large, le rift dispose d’un pouvoir de stabilisation significatif de la calotte de glace dans la région. Après avoir étudié le rift, une partie de l’équipe s’est dirigée vers un promontoire de glace distant d’une quarantaine de kilomètres du premier camp. Ce

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promontoire présente une topographie rocheuse particulière, qui constitue un point d’ancrage de la calotte le long de la côte. Il contribue donc, au même titre que le rift étudié, à ralentir le flux de glaces continentales vers l’océan. LES BELGES EN ANTARCTIQUE Entamée par Adrien de Gerlache à la fin du 19e siècle, l’activité scientifique belge en Antarctique lui vaudra en 1959 de faire partie du club restreint des douze pays signataires du « Traité de l’Antarctique » à Washington. Cette activité connaîtra un creux certain avec la disparition de la Base Roi Baudouin en 1967. Mais à partir de 1985, et ce jusqu’à très récemment, de nombreux programmes antarctiques seront à nou-

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veau financés par la Belgique. Seulement cette fois, faute de moyens et de station scientifique, la recherche antarctique belge sera directement intégrée au sein de programmes internationaux (USA, Australie, Nouvelle-Zélande, etc.). Dans ce contexte, l’expédition BELISSIMA lancée en 2008 et entièrement financée par la Belgique constitue une première depuis les années 1960. Il en est de même pour la construction de la nouvelle station belge, qui fait déjà figure de référence en la matière de par ses innovations énergétiques et architecturales. Les missions financées cette année et l’inauguration de la station PES établiront, espérons-le, les bases d’une ère nouvelle pour la recherche belge sur le continent blanc. Denis Samyn


BELISSIMA, 100 % Belgisch wetenschappelijk onderzoek in Antarctica

GLETS

JERKU

NDE

Ter gelegenheid van de inhuldiging van het poolstation Princess Elisabeth in februari 2009, onder leiding van the International Polar Foundation, besliste België het onderzoeksprogramma BELISSIMA (BELgian Ice-Shelf/Shelf-Ice Measurements in Antarctica) van de Eenheid Gletsjerkunde van de ULB te financieren.

Ijsboor

HET PROJECT Van november tot december 2008 richtte het project zich op de massaveranderingen in de ijskap ten gevolge van de recente klimaatwijzigingen. De uitgevoerde metingen zijn belangrijk, omdat ze ontbreken in de huidige geofysische modellen op grote schaal, zeker in de overgangszone waarin de ijskap op de oceaan drijft. Een beter begrip van die overgangszone is onontbeerlijk in de huidige klimaatcontext, omdat net die plaats de doorstroom van het zuidpoolijs naar de oceaan bepaalt. Bijgevolg speelt de stijging van de zeespiegel op wereldschaal zich daar af. HET TRAJECT Het team van de ULB – twee Belgische en twee buitenlandse vorsers (VS en VK) – reisde in november 2008 naar Kaapstad in Zuid-Afrika. Dat is de voornaamste toegangsweg in de richting van de Sør Rondane en het PES-station. Na aankomst op de Zuidpool, op de Russische basis Novolazarevskaja, werden op de Belgische basis

in opbouw de laatste materiaaltesten uitgevoerd. De ploeg legde met rupsvoertuigen tweehonderd kilometer af richting kust en zette zijn kamp neer nabij een rift (een langgerekte depressie in het landschap). De rift in de zogeheten Breid Bay komt overeen met een kilometerslange en tientallen meters diepe breuklijn. Ze is deels opgevuld met sneeuw en ijsbrokken, en heeft als functie dat ze verschillende grote en kleine ijsbergen aan de ijskap aanhecht. Omdat het wegdrijven van de ijsbergen richting zee daardoor wordt tegengegaan, speelt de rift in die regio een belangrijke stabiliserende rol voor de ijskap. Na de studie van de rift verliet een deel van de ploeg het basiskamp voor een ijsheuvel een veertigtal kilometer verderop. Die heuvel is een ankerpunt van de ijskap langs de kust en zorgt dus evenals de rift voor het vertragen van de ijsstromen richting oceaan. DE BELGEN IN ANTARCTICA De Belgische wetenschappelijke activiteit op de Zuidpool is ingezet door Adrien de Gerlache in de 19de eeuw en leverde België een plaats op in het selecte clubje van twaalf landen die in 1959 in Washington het Antarcticaverdrag tekenden. Met de verdwijning van de Koning Boudewijnbasis in 1967 kende die activiteit een terugval, maar sinds 1985 financierde België opnieuw talrijke wetenschappelijke programma’s op de Zuidpool. Door gebrek aan financiële middelen en bij ontstentenis van een poolstation gebeurde dat in het kader van internationale programma’s onder leiding van Canada, de Verenigde Staten of NieuwZeeland. In die zin is BELISSIMA, als volledig door ons land gefinancierde wetenschappelijke missie, een unicum sinds de jaren zestig. Dat geldt ook voor het station Princess Elisabeth, dat nu al een referentie is inzake architecturale en energieinnovatie. Hopelijk is zo de basis gelegd voor een nieuw tijdperk in de Belgische wetenschappelijke activiteit op het ‘witte werelddeel’. Denis Samyn

DENIS SAMYN LEEFTIJD 31 jaar ROEPING Hydrogeologie Beurs van de Stichting Roeping in 2007 WOONT IN Brussel BEROEP Wetenschappelijk vorser Denis Samyn behaalde een licentie in de geologie, een master in de aardkunde en een doctoraat in de gletsjerkunde. Ecologie boeit hem al sinds zijn jeugd en de milieuproblematiek rond water is vandaag zijn grootste interessepunt. Daarom volgde hij dankzij de beurs van de Stichting Roeping een bijkomende opleiding in de hydrogeologie aan de universiteit van Leeds. In november 2008 maakte hij deel uit van de Belgische wetenschappelijke missie BELISSIMA op de Zuidpool. > desamyn@ulb.ac.be

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P H OTO

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La photographie au service du patrimoine En duo avec sa compagne, Jacques Evrard a été un des premiers en Belgique à développer le concept du livre d’art thématique. L’art des jardins, les mouvements historiques en architecture et le patrimoine international constituent leurs sources d’inspiration. Pour L’eau dans les jardins d’Europe, réalisé avec l’historien Michel Baridon et publié aux Éditions Mardaga, ils viennent d’obtenir le prix René Pechère.

JACQU E S EVRARD ÂGE 65 ans VOCATION Photographie Bourse de la Fondation de la Vocation en 1969 VIT À Bruxelles PROFESSION Photographe Jacques Evrard réalise depuis plus de trente ans des reportages photographiques tant en Belgique qu’à l’étranger. Il a fait du patrimoine architectural et paysager son sujet de prédilection et a publié, en duo avec sa compagne Christine Bastin et en collaboration avec des auteurs de renom, de nombreux ouvrages somptueux tels que Bruxelles revisité, l’Art Nouveau en Belgique, ou Jardins des plaisirs. L’eau dans les jardins d’Europe réalisé avec l’historien Michel Baridon et paru chez Mardaga a obtenu le prix Pechère 2008-2009 qui récompense le meilleur livre francophone sur l’art des jardins. > www.bastin-evrard.be

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LES DÉBUTS « À l’époque de l’obtention de ma bourse, en 1969, je faisais surtout de la photographie sociale. Le livre Bruxelles, les gens, réalisé cette année-là, montrait la vie dans les Marolles. De nos jours, le public apprécie cette thématique et elle est courante dans la photographie actuelle, mais elle avait peu de succès à ce moment-là. J’ai donc commencé à réaliser des portraits d’artistes. C’est arrivé assez naturellement car mon poste d’assistant à la Cambre me procurait des contacts amicaux avec les artistes qui y enseignaient. Petit à petit, j’ai commencé à les photographier, chez eux et dans leur atelier. Aujourd’hui, ce sont des documents d’une valeur inestimable. Je possède des clichés uniques d’Alechinsky, Pol Bury, Broodthaers, Folon, et bien d’autres. Ils ont été exposés au Musée d’Art Moderne de Bruxelles dans le cadre de l’exposition Perspectives etportraits ». LA PHOTOGRAPHIE D’ARCHITECTURE ET D’INDUSTRIE « Ma rencontre avec ma compagne Christine Bastin a été décisive pour ma carrière. Ensemble nous avons développé nos activités de photographes dans les créneaux spécifiques de la photographie d’architecture et d’industrie. À côté d’un travail freelance à mi-temps pour des revues d’art françaises et italiennes, notre source principale de travail étaient les grandes firmes belges pour lesquelles nous réalisions des rapports annuels. Cette photographie appliquée à l’industrie a disparu avec les entreprises qui la finançaient. Ces mêmes firmes ou grandes banques ont également cessé de produire de beaux livres d’art, éditions de prestige utiles à leurs relations publiques. Nous avons vu évoluer notre métier à tous les niveaux, tant au niveau technique, avec l’arrivée du numérique, qu’au niveau de l’organisation et du fi-

nancement. La réalisation de reportages à l’étranger telle que nous l’avons pratiquée est bien plus complexe aujourd’hui car elle requiert des autorisations, du matériel informatique, des budgets pour les transports. Se rendre sur des sites historiques ou photographier dans des musées est de plus en plus sévèrement réglementé alors que nous avons souvent travaillé assez librement. Je crains que cette évolution ne soit néfaste à long terme ; nous allons perdre des traces importantes du patrimoine culturel mondial ». ENSEIGNEMENT « J’ai eu l’occasion d’enseigner dans le domaine de la photo et du graphisme, notamment à l’École supérieure de Mons sous la direction de Gabriel Belgeonne ainsi qu’au Canada, sur invitation du Conseil des Arts. Cette expérience outre-Atlantique m’a enthousiasmé. Au cours de mes workshops, j’ai découvert des étudiants très curieux, avec une grande ouverture d’esprit. Les jeunes étaient très actifs, ils travaillaient pour payer leurs études. La mentalité m’a semblé très différente de la nôtre, plus volontaire, plus fonceuse. Le même sentiment m’a habité lorsqu’en 1985 j’ai eu l’occasion de partir en Chine pour y organiser une formation de photopublicité industrielle. Le projet était financé par l’Europe dans le cadre de la première action d’ouverture vers la Chine. J’ai fait partie d’une équipe européenne qui pendant six semaines a formé quarante étudiants, sélectionnés au préalable dans toutes les branches de l’industrie. Au cours de mon séjour, j’ai compris que dans le futur, la Chine dominerait le reste du monde. L’extrême sélection, l’exigence de perfection dans les études et dans le travail et une présence partout dans le monde constituent leur force. De tous mes voyages, c’est celui qui m’a le plus marqué ».


Architecture de Tadao Ando

James Lee Byars et Marcel Broodthaers

Jeune fille chinoise

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Fotografie en erfgoed In België was Jacques Evrard een pionier in de ontwikkeling van thematische fotokunstboeken. Samen met zijn partner maakte hij fotoreportages rond de historische stijlbewegingen in de architectuur, de tuinarchitectuur en het internationale erfgoed. Voor het boek L’eau dans les jardins d’Europe, in samenwerking met de historicus Michel Baridon en uitgegeven bij Mardaga, ontvingen ze recent de René Pechère-prijs.

JACQU E S EVRARD LEEFTIJD 65 jaar ROEPING Fotografie Beurs van de Belgische Stichting Roeping in 1969 WOONT IN Brussel BEROEP Fotograaf Al meer dan dertig jaar maakt Jacques Evrard fotoreportages in binnen- en buitenland. Het architecturale en landschapspatrimonium werden zijn geliefkoosde thema’s. Samen met mijn partner Christine Bastin en in samenwerking met belangrijke auteurs bracht hij verschillende prachtige kunstboeken uit, zoals Art Nouveau in Brussel, Cogels-Osylei, Art Deco en Modernisme en Jugendstil in het Groothertogdom Luxemburg. Voor L’eau dans les jardins d’Europe, een samenwerking met de historicus Michel Baridon, uitgegeven door Mardaga, kreeg hij de René Pechère-prijs 20082009. De prijs bekroont jaarlijks het beste Franstalige boek over de tuinkunst. > www.bastin-evrard.be

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DE BEGINJAREN “Toen ik in 1969 de beurs kreeg, was ik voornamelijk een sociale fotograaf. Mijn boek Bruxelles, les gens toonde het leven in de Marollen. Vandaag is het een populair genre, maar het kende toen geen succes. Stilaan ben ik dan begonnen met kunstenaarsportretten te maken. Dat gebeurde eerder toevallig. Door mijn job als assistent in La Cambre kwam ik met veel artiesten in contact. Ik fotografeerde hen thuis of in hun atelier. Vandaag zijn sommige van die foto’s van onschatbare waarde. Ik heb unieke beelden van Alechinsky, Pol Bury, Broodthaers, Folon en vele anderen. Ze zijn tentoongesteld in het Museum voor Moderne Kunst onder de titel Perspectives et portraits.” FOTOGRAFIE VAN ARCHITECTUUR EN VOOR DE INDUSTRIE “De ontmoeting met mijn partner, Christine Bastin, was beslissend voor mijn carrière. Samen hebben we een specifieke activiteit ontwikkeld in de fotografie van architectuur en voor de industrie. We werkten deeltijds freelance voor Franse en Italiaanse kunsttijdschriften. Daarnaast maakten we in opdracht van grote firma’s foto’s voor jaarverslagen. Die op de industrie toegepaste vorm van fotografie is verdwenen met de bedrijven die hem financierden: net als de grote banken zijn ook zij gestopt met het bekostigen van dure kunstuitgaven.

Wij hebben ons beroep volledig zien veranderen, door de digitale fotografie maar ook door de economische crisissen en de steeds strengere reglementeringen. De reportagefotografie zoals wij die beoefenden, is vandaag niet meer mogelijk door de toelatingen die je allemaal nodig hebt, en de hoge verplaatsingskosten en materiaalinvesteringen. Op bepaalde historische sites en in grote musea is fotograferen intussen zelfs volledig verboden. Op lange termijn vrees ik dat een deel van het werelderfgoed voor het grote publiek onzichtbaar dreigt te worden.” ONDERWIJS “Ik heb les gegeven in fotografie en grafische vormgeving op de hogeschool van Bergen en in Canada, waar ik als gastdocent workshops heb gegeven. Het was een bijzondere ervaring. De jongeren leken me enthousiaster en gedrevener. Ik ontdekte een totaal andere, heel strijdvaardige mentaliteit. Hetzelfde gevoel maakte in mee in China, waar ik in 1985 een opleiding reclamefotografie gaf in het kader van een Europees project. De deelnemers, geselecteerd uit een groot aantal kandidaten, troffen me door hun hang naar perfectie en hun werklust. Het werd me toen al duidelijk dat China de wereld zou veroveren. Van al mijn buitenlandse ervaringen was de ontdekking van de Chinese cultuur veruit de indrukwekkendste.”


Robert Franck

Pierre Alechinsky en Reinhoud

Diderot-tuin, Parijs

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TE ARCHI

CTUUR

Nieuwe stedelijkheid Samen met zijn partner startte Nick Ceulemans in oktober 2008 CT Architects op, een jong bureau met een internationale achtergrond, dat actief is in ontwerp en onderzoek. Bijzondere aandachtspunten zijn duurzaamheid, stedelijkheid en het herwaarderen van de publieke ruimte.

NICK CEULEMANS LEEFTIJD 29 jaar ROEPING Architectuur Beurs van de Stichting Roeping in 2005 WOONT IN Bilzen BEROEP Architect Nick Ceulemans studeerde architectuur en stedenbouw in Hasselt en in Londen, en werkte voor Wiel Arets, Zaha Hadid en David Chipperfield. Samen met zijn partner Liesbet Thewissen richtte hij in oktober 2008 CT Architects op. Hun aanpak verschilt – Nick is eerder creatief en praktisch, Liesbet meer wetenschappelijk en wiskundig – maar ze delen een nieuwe, frisse kijk op wat architectuur in onze tijd kan betekenen. Ze houden rekening met maatschappelijke fenomenen, ecologische doelstellingen en economische wetmatigheden, om tot vernieuwende ontwerpen te komen. Ze streven ook naar samenwerkingsverbanden met vormgevers uit andere disciplines zoals mode, fotografie en multimedia. > www.ctarchitects.be

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> WAT IS DE FILOSOFIE VAN HET BUREAU? “CT staat voor ‘city architects’ en verwijst tevens naar de initialen van onze achternamen, Ceulemans en Thewissen. We zijn ‘stads’-architecten en stedenbouwkundigen, maar we vatten onze activiteit niet enkel op als werken aan de architectuur van een stad. Stedelijkheid verstaan we als de manier waarop mensen kwalitatief kunnen samenleven in een compacte omgeving. De ruimtelijke omgeving die wij dagelijks in Europa ervaren, is een van de meest verstedelijkte ter wereld: ongeveer 75 % van de bevolking leeft er al in stedelijke regio’s en men voorspelt nog groei. Dat is normaal, want steden zijn historisch gezien dé aantrekkingspolen om te wonen en te werken. We zien nu evenwel een toenemend ruimtegebruik dat niet in verhouding staat tot de stedelijke bevolkingsaangroei. Het gevolg is een ‘urban sprawl’, gedreven door factoren als de immobiliënmarkt, een toenemende mobiliteit en de idealisering van nieuwe levensstijlen buiten de stad. België, waar geen echt contrast meer bestaat tussen stad en platteland, is een goed voorbeeld; de verkaveling is op kleine schaal overal gebeurd, waardoor de illusie ontstaat dat de voordelen van de stad ook buiten de stad te vinden zijn. Ons bureau wil dat soort verstedelijking kritisch herbekijken. Wie voorstellen uitwerkt voor woningen of gebouwen, moet op grote schaal denken: welke impact zal mijn ontwerp op het stedelijke of rurale landschap hebben? Hoe wil ik dat mijn ontwerp met dat landschap omgaat? Uiteindelijk vragen wij ons ook bij elk project af: wat als iedereen zo tewerk zou gaan? Hoe zou het landschap er dan uit gaan zien? Architectuur heeft voor mij ook vooral te maken met wonen, als een soort basisparameter. Het gaat daarbij om de manier waarop mensen in

een gebouw leven, en hoe we dat als architecten naar een bruikbare vormentaal moeten omzetten, maar ook hoe het wonen zich verhoudt tot de publieke context. We zijn steeds op zoek naar typologieën die de groei van een sociaal netwerk kunnen ‘versterken’, een netwerk dat complex is en voortdurend verandert (samengestelde gezinnen, vergrijzing...). Centraal in onze bedrijfsfilosofie staat dan ook het ontwikkelen van duurzame en innovatieve leefomgevingen. Daarbij besteden we veel aandacht aan de impact van een ontwerp op het landschap, veranderende maatschappelijke fenomenen, verplaatsingsgedrag van mensen en de herwaardering van de publieke ruimte.” > HOE VERTAAL JE DIE VISIE NAAR EEN ONTWERP? “Eerst kijken we naar de noden; de vorm volgt later. Momenteel werken we aan een project voor een sociale huurwoningbouw in het centrum van Brussel. Het betreft een appartementsblok met vijf verdiepingen, waar we door het systeem van ‘split levels’ willen komen tot een moduleerbaar geheel. Elke wooneenheid heeft een keuken, een badkamer, een zitplaats en slaapvertrekken op een niveau hoger, lager of hoger én lager, die bereikbaar zijn via een trap. De kamer die je bij de ene wooneenheid bijtelt, trek je af van de bovenof onderliggende wooneenheid. Dat betekent dat het aantal slaapkamers voor elk appartement kan variëren van één tot zes, gewoon door de trapwand anders te plaatsen. Op die manier kun je inspelen op de noden van toekomstige gebruikers. In het verleden heeft men te vaak de fout gemaakt van op grote schaal eenzelfde type woningen te bouwen. Dat bleek op lange termijn niet te functioneren. De grote woonprojecten uit het verleden zijn mislukt, mede omdat het lege dozen waren op lege parkeerpleinen.


2007, inzending voor ‘Europan 9’: Sustainable city and new public spaces, strategie voor de herontwikkeling van het gebied “La Pointe de la Jonction” in Genève. De strategie van CT Architects bestond uit een totaalvisie die vertrok vanuit een grondige analyse van het projectgebied in relatie tot de rest van de stad en haar ruimere omgeving. Door de strategische ligging nabij het compacte centrum werd het projectgebied gezien enerzijds als ideale locatie voor een verdere verdichting van het stedelijke weefsel en anderzijds als overgangsgebied met de omringende groene heuvels en natuur.

Onaantrekkelijk en uiteindelijk ook onleefbaar, omdat er niet voldoende was nagedacht over de bewoners, de omgeving, de mobiliteit, het groen. Het is belangrijk een mix te creëren van sociale groepen én te verhinderen dat gezinnen met kinderen de stad verlaten. Tegelijk willen we ook nadenken over wat er rondom gebeurt, over het leven op straat. Als je de uitdaging aangaat om te ontwerpen voor een grote groep van allemaal heel verschillende mensen, dan is de publieke ruimte de gemene deler. Een ontwerp moet daarom logisch en zinvol zijn, maar het moet het de maatschappij bovendien iets teruggeven. In die zin kan een kleine ingreep al voldoende zijn (verbindingswegen, rustpunten, ontmoetingsplaatsen) om het openbare leven aan te zwengelen en te stimuleren.”

CT Architects is als jong bureau op verschillende schaalniveaus actief, gaande van productontwikkeling en architectuur tot complexe stedelijke weefsels. Het bestaat uit twee partners, Nick Ceulemans en Liesbet Thewissen, die na hun studies architectuur en stedenbouw werkten voor bureaus als Wiel Arets, Zaha Hadid, Space Syntax en David Chipperfield.

2008, project voor vijf sociale huurwoningen, Brussel.

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ARCHI

TECTU

RE

Nouvelle urbanité Avec sa compagne, Nick Ceulemans a constitué en octobre 2008 le bureau CT Architects. Axé vers la conception et la recherche, ce bureau accorde une importance particulière aux questions liées à une architecture durable, urbaine et à la valorisation de l’espace public.

NICK CEULEMANS

mels mais il doit aussi tenir compte du rapport au contexte public. En créant un habitat durable et innovant, nous cherchons à établir de nouvelles typologies capables de renforcer le tissu social. Une attention particulière est consacrée à la mobilité, à l’impact sur le paysage, aux phénomènes sociaux tels que le vieillissement et à la valorisation de l’espace public ».

ÂGE 29 ans VOCATION Architecture Bourse de la Fondation de la Vocation en 2005 VIT À Bilzen PROFESSION Architecte Nick Ceulemans a étudié l’architecture et l’urbanisme à Hasselt et à Londres. Il a travaillé pour Wiel Arets, Zaha Hadid et David Chipperfield. Avec sa compagne Liesbet Thewissen, il a constitué en octobre 2008 le bureau CT Architects. Leurs méthodes diffèrent – il est plutôt créatif et pratique, elle a une approche scientifique et mathématique – mais ils partagent une vision nouvelle des enjeux de l’architecture contemporaine. Dans leurs projets novateurs, ils tiennent compte des phénomènes sociaux, des objectifs écologiques et des réalités économiques. Soucieux du vocabulaire utilisé dans d’autres disciplines, ils recherchent des collaborations avec des designers, des stylistes ou des photographes. > www.ctarchitects.be

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2007, projet pour le concours ‘Europan 9’: Sustainable city and new public spaces, stratégie pour le développement de “La Pointe de la Jonction” à Genève.

> QUELLE EST VOTRE PHILOSOPHIE DE TRAVAIL ? « CT signifie « City Architects » et réfère aux initiales de nos noms, Ceulemans et Thewissen. Nous sommes des architectes de ville et des urbanistes. Pour nous, l’urbanité est la manière dont des individus cohabitent de manière harmonieuse dans un environnement compact. L’espace dans lequel nous évoluons -et l’Europe en général- constitue un des milieux les plus urbains au monde : 75 % de la population vit en ville et ce pourcentage augmentera encore. C’est normal car historiquement la cité est un pôle d’attraction où se développent l’activité économique et l’habitat. Malheureusement, l’utilisation de l’espace n’est plus en rapport avec la croissance démographique. Il en résulte une extension dans la périphérie, encouragée notamment par le marché immobilier, une mobilité croissante et l’idéalisation de nouveaux modes de vie ‘au vert’. Notre pays illustre parfaitement cette tendance car la fragmentation urbaine est présente sur l’ensemble du territoire. L’utilisation massive de la voiture a permis le développement hors des villes de centres d’habitat présentant en apparence tous les avantages de la ville alors qu’en réalité c’est une illusion. Nous questionnons ce morcellement et à chaque projet, que ce soit pour un bâtiment ou une habitation, nous envisageons ce que serait l’impact sur le paysage si notre approche était utilisée à grande échelle. De cette projection se dégage une nouvelle vision. En ce qui me concerne, l’architecture touche surtout les modes de vie en habitation. L’utilisation au quotidien guide l’architecte dans ses choix for-

> COMMENT CETTE APPROCHE SE TRADUIT-ELLE DANS LA FORME ? « La forme résulte naturellement des besoins auxquels il faut répondre. Pour l’instant, nous travaillons à un projet de logements sociaux au centre de Bruxelles. Il s’agit d’un immeuble d’appartements sociaux de cinq étages. En utilisant un système d’espaces modulables, chaque unité comportera, selon les besoins, au minimum une et au maximum six chambres à coucher. C’est possible en situant les chambres soit un niveau au-dessus soit un niveau au-dessus et un niveau en-dessous du plateau où se trouvent le salon, la cuisine, etc. Certains appartements auront donc un niveau de chambres, d’autres deux. De la sorte, le bâtiment pourra fonctionner pour des utilisateurs très différents, allant de la grande famille recomposée au jeune couple avec bébé. Une utilisation à long terme est garantie puisque le bâtiment s’adapte aux besoins des futurs locataires. Dans le passé, les blocs d’appartements sociaux se sont avérés invivables car ils étaient conçus sur un modèle unique et placés sur des aires de parking vides. Dans un logement social, il importe de mélanger des groupes sociaux différents. De plus, l’environnement autour du bâtiment -l’activité dans la rue, les espaces verts, les transports en commun- est capital pour ses habitants. Il est primordial de rendre les villes attractives pour les jeunes familles avec des enfants. Stimuler la vie de la communauté en créant dans le tissu urbain des passages, des points de rencontre et des aire de repos, constitue un de nos défis ».


Les ailes de l’espoir

P H OTO

GRAPH

IE

Depuis 6 ans, Christophe Smets travaille comme photographe pour l’ONG Aviation sans Frontières Belgique. À l’occasion des 25ans d’ASF, un livre écrit par Louis Maraîte sort aux Éditions Luc Pire. Ilreprend une majorité de photos réalisées pour eux au cours d’une quinzaine de voyages. L’occasion pour lui de faire un bilan sur cette riche collaboration.

C H R ISTOPHE SMETS ÂGE 36 ans VOCATION Photographie de reportage social Bourse de la Fondation de la Vocation en 2001 VIT À Liège PROFESSION Photographe

MALI ET CONGO En octobre 2002, ASF me propose de partir au Mali. Je m’envole vers le continent noir avec envie, appréhension et la peur de l’avion. Premier jour au Burkina Faso et à peine arrivé, un vendeur de sodas me dit que je suis riche. Je tente de lui expliquer que vraiment non, c’est une idée, mais il s’entête. Je ne comprends pas bien. Départ pour le Mali et découverte de la chaleur désertique. Gao me semble appartenir à un autre monde. La gentillesse des gens me touche. Nous survolons des paysages exceptionnels et transportons du personnel médical et des coopérants. Un an plus tard, je me retrouve en RDC dans une région en guerre, l’Ituri, pour photographier l’action humanitaire d’urgence. Je découvre les milices et la fragilité de la vie, la malaria et les enfants soldats. La population a peur, et moi aussi à certains moments. J’y retournerai à plusieurs reprises pour me rendre compte à quel point la situation était tendue lors

de mon premier voyage. La situation reste instable aujourd’hui encore. Je garde en mémoire une femme à l’hôpital MSF de Bunia. Les yeux baissés, elle porte un grand pansement blanc sur l’épaule et dans le dos. Victime d’un coup de machette, elle a vraisemblablement été violée. Un aide médical lui demande si je peux la photographier. Elle semble confirmer. Jamais elle ne relèvera le regard pendant la minute que dureront les prises de vues. Une situation où l’on se sent de trop et où l’on cherche un sens à « tout ça ». Si je devais retenir une image réalisée avec ASF, ce serait sans doute celle-là. Douce et insupportable. Sans la voir vraiment, on devine toute la détresse de cette femme et à travers elle, de tout un peuple.

Christophe Smets pratique une photographie de reportage emAttente de preinte d’une sensibilité et d’une décollage à humanité touchantes. Sans-abri, l’aéroport de Bunia, RDC, 2003. enfants handicapés ou réfugiés, il les montre au quotidien, captant avec pudeur leurs difficultés autant que leurs joies. Membre des collectifs La Boîte à Images et Lunaphotos, il vient de lancer l’association « Fais-moi une école » dont le but est de soutenir des projets scolaires en Afrique, notamment par l‘envoi de matériel et la récolte de fonds. > www.christophesmets.com > www.faismoiuneecole.org

UN REGARD PHOTOGRAPHIQUE Ces voyages, ces projets et ces rencontres incroyables m’ont largement permis de développer

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l’engagement humain par la photographie que j’ai défendu à la Fondation de la Vocation et qui se trouve singulièrement récompensé par ce livre. Ils m’ont également permis d’ouvrir les yeux sur certaines réalités du monde, jusqu’à me donner l’envie de réaliser il y a 3 ans, un projet à long terme (« D’Ici et d’Ailleurs ») sur l’immigration en Belgique. Depuis lors mon champ d’action s’est ouvert à un nouvel engagement par la création de l’association Fais-moi une école dont le but est d’améliorer la scolarité dans les pays en développement. Cette ouverture, je la dois notamment à toute l’équipe d’ASF qui m’a permis non seulement de découvrir ce merveilleux continent qu’est l’Afrique, mais aussi de vivre des moments exceptionnels. Je souhaite les remercier ici, et tout particulièrement Justus Rinnert, pilote génial, et Xavier Flament, ancien directeur d’ASF. J’ai compris le sens et la valeur de la phrase de mon vendeur de sodas. Christophe Smets

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3. 1. Pesée d’enfants dans le camp de déplacés de Kitale géré par MSF Belgique, Kenya, 2008. 2. Une bénévole d’ASF accompagne un groupe de réfugiés en route vers les USA, Belgique, 2008. 3. Femme blessée à l’hôpital de MSF de Bunia, RDC, 2003.


De vleugels van de hoop

F OTO G

RAFIE

Christophe Smets werkt al zes jaar als fotograaf voor de ngo Piloten zonder grenzen. Ter gelegenheid van de 25ste verjaardag van PZG verschijnt een boek van Louis Maraîte met foto’s van een vijftiental missies. Tijd voor een terugblik.

C H R ISTOPHE SMETS LEEFTIJD 36 jaar ROEPING Sociale reportagefotografie Beurs van de Stichting Roeping in 2001 WOONT IN Luik BEROEP Fotograaf

MALI EN CONGO In oktober 2002 vertrok ik op uitnodiging van PZG naar Mali. Ik vertrok met veel zin en ook wat zenuwen... Op mijn eerste dag in Burkina Faso sprak een jongen die drankjes verkocht, me aan. Je bent rijk, zei hij. Ik probeerde hem uit te leggen dat hij zich vergiste, maar overtuigde hem niet. In Mali ontdekte ik de verpletterende woestijnhitte en de hartelijkheid van de bevolking. Gao kwam me voor als een andere wereld. Met medisch materiaal en een aantal ontwikkelingswerkers aan boord vlogen we over adembenemende landschappen. Mijn volgende missie vond een jaar later plaats, in de DRC, waar ik een reportage maakte over de humanitaire hulp in de oorlogsregio Ituri. De confrontatie met de precaire levensomstandigheden, milities, malaria en kindsoldaten was hard. De angst van de bevolking was voelbaar en sloeg bij momenten op mij over. De toestand is er ook vandaag nog onrustig. Ik herinner me een vrouw uit het hospitaal van AZG in Bunia. Een wit verband bedekte haar schouder en haar rug. Ze werd geslagen met een machete en meer dan waarschijnlijk verkracht. Een hulpverle-

ner vroeg haar of ik haar mocht fotograferen. Ze leek ermee in te stemmen. Tijdens de fotosessie richtte ze niet één keer haar ogen op. Dat beeld vat perfect samen wat ik tijdens de missies met PZG gezien heb: de wanhoop van een volk. EEN FOTOGRAFISCHE BLIK Die reizen, projecten en ontmoetingen hebben vorm gegeven aan het engagement dat ik met fotografie wil bereiken en waarvoor ik in 2001 de beurs van de Stichting Roeping ontvangen heb. Mijn ogen zijn opengegaan en ik heb zelf ook mijn steentje willen bijdragen. Met de pas opgerichte vzw Fais-moi une école wil ik mij inzetten voor de verbetering van het onderwijs in de ontwikkelingslanden. Dat initiatief had ik nooit zonder PSG kunnen opstarten. Zij hebben mij het Afrikaanse continent laten ontdekken en die ontdekking leverde onvergetelijke momenten op. Ik bedank het hele team en in het bijzonder Justus Rinnert, een buitengewone piloot, en Xavier Flament, de voormalige directeur. Nu begrijp ik pas wat de straatjongen bedoelde. Christophe Smets

Inrichting van een landingsbaan in het noorden van Christophe Smets is een reMali, Gossi, 2002. portagefotograaf, wiens werk doordrongen is van menselijkheid. Hij fotografeert daklozen, gehandicapten of vluchtelingen met mededogen, en zijn beelden getuigen van hun vreugdes zowel als van hun leed. Hij is lid van de collectieven La Boîte à Images en Lunaphotos, en richtte recent de vzw Fais-moi une école op, die schoolprojecten in ontwikkelingslanden steunt door middel van fondsenwerving en materiaalgiften.

> www.christophesmets.com > www.faismoiuneecole.org

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P E R FO

RMANC

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Être soi-même Artiste engagée dans la performance depuis plusieurs années, Gwendoline Robin utilise dans ses actions son corps, le feu, les fusées et les explosions. Depuis 2006, elle participe à des festivals internationaux. La rencontre avec d’autres performers nourrit sa réflexion et enrichit son propos. Mise en confiance, elle introduit petit à petit de nouveaux accents dans son travail.

GWEN DOLINE ROBIN ÂGE 40 ans VOCATION Sculpture Bourse de la Fondation de la Vocation en 1997 VIT À Bruxelles PROFESSION Artiste Passionnée de sculpture à ses débuts, Gwendoline Robin s’est rapidement tournée vers l’installation et ensuite vers la performance comme mode d’expression. Dans ce domaine, elle a construit un parcours artistique propre autour de la thématique du feu et des effets pyrotechniques. Elle a travaillé en collaboration avec le compositeur et interprète Garret List et le journaliste scientifique Alexandre Wajnberg. Invitée à de nombreux festivals tant en Belgique qu’à l’étranger, Gwendoline Robin est également chargée de cours dans l’enseignement artistique à Mons et à Tournai. > www.gwendolinerobin.be

L’ÉCHANGE « Participer à des festivals de performance au niveau international m’a permis de développer un nouveau regard sur ce que je fais. En Belgique, je me suis souvent sentie un peu isolée du fait que dans le secteur des arts plastiques, la performance était parfois mise à l’écart. Dans le contexte d’une exposition ou d’un vernissage, l’acte de la performance revêt souvent un côté événementiel que je considère restrictif par rapport à la grande liberté qu’offre le média. Dans sa forme, la performance est un système ouvert et libre. Les artistes qui la pratiquent jugent rarement le travail des autres par la critique mais plutôt par le questionnement et la description. Une des grandes richesses des festivals réside dans le fait que comme artiste invitée, j’assiste à l’ensemble du programme. Cela me permet de voir toutes les performances et d’en discuter avec les autres participants mais aussi de partager avec eux le quotidien. Leurs questions ou leurs simples regards sur mes actions m’interpellent, car souvent dans la construction d’une performance, ils mettent l’accent sur la simplicité de la présence humaine, sur le temps que peut prendre une action ou pas, et sur le spectaculaire ou le non spectaculaire. Lors d’un festival à Bangkok, quelqu’un m’a dit que le fait d’utiliser du matériel pyrotechnique avec le corps donnait à mes actions un côté vio-

Performance 18.04.09 ArtContact Event Helsinki. HIAP project room, Cable Factory C4, Helsinki. > www.artcontacthelsinki.com

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lent. Je n’étais pas étonnée mais je défends aussi une certaine poésie. En même temps, je dois admettre que la prise de risque comporte toujours un élément de tension et que mes performances sont spectaculaires à cause du bruit, de la fumée et des explosions. Cela m’a fait réfléchir à la manière de construire des actions plus simples et moins structurées. Suite à mes expériences en festival, mon regard a changé, j’ai fait des découvertes qui m’ont beaucoup appris ». TRANSMETTRE « Je suis chargée de cours dans l’enseignement artistique et dans mes cours, je tente d’introduire cette mentalité généreuse et franche que je ressens sur la scène internationale. Les étudiants de 18-20 ans sont très attirés par la performance. Je crois qu’elle répond à leur questionnement du monde artistique et de l’époque en général. Pour leur expliquer ma pensée, je suis obligée de la structurer et cela m’aide aussi à voir plus clair dans mon travail. Il m’importe énormément d’établir ma forme, mon vocabulaire et de l’enseigner ». ÉVOLUTIONS « Aujourd’hui, je remarque des changements dans la façon d’aborder mes performances ; par exemple l’idée qu’elles sont comme des installations qui se réalisent dans le moment et dont il reste une trace plastique après. Longtemps, j’ai été opposée à l’idée de l’objet et je mettais l’accent uniquement sur l’instant. Pourtant, les vêtements que je porte – les bottes, les cagoules, les combinaisons- ou les croquis préparatifs, ont une valeur personnelle et j’y suis attachée. Je les montre donc de plus en plus. De la même manière, je veux aussi être plus présente en tant que personne et par conséquent en tant que femme aussi car un être masqué et vêtu d’une combinaison est anonyme. Le déroulement sera plus long et le public assistera au processus de transformation, ça aussi c’est intéressant ».


1. Projet de la performance pour the Future of Imagination5, International performance Art Event, Sculpture Square, Singapore. 2. Performance pour l’expo Honorons Honoré, the Garage, Mechelen, septembre 2008. 3. Performance pour le 10th Asiatopia International Performance Art Festival, Bangkok Cultural and Art center à Bangkok, novembre 2008. 4. Performance pour Tumbleweed- 4th Presentation, NICC, Antwerpen.

1. 4.

© L. van Tichel

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© Jason Lim

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R P E R FO

MANCE

Zichzelf zijn Gwendoline Robin maakt performances waarin ze gebruikt maakt van vuur, vuurwerk, ontploffingen en haar eigen lichaam. Sinds 2006 neemt ze deel aan internationale performancefestivals. De ontmoeting met andere performers verrijkt haar en geeft haar vertrouwen. Stilaan legt ze nieuwe accenten in haar werk.

GWEN DOLINE ROBIN

UITWISSELEN “Mijn deelname aan internationale festivals bood me een nieuwe kijk op wat ik doe. In België had ik soms het gevoel dat er in de beeldende kunst geen ruimte en geen interesse was voor performance. In de context van een vernissage of een tentoonstelling krijgt de performance een zeker showgehalte, waardoor de andere aspecten verloren gaan. In wezen is het een heel vrije kunstvorm en performers zijn doorgaans kunstenaars die mekaars werk niet bekritiseren, maar eerder bevragen en beschrijven. Als gast op een festival pik je het hele programma mee; zo krijg je de kans contacten te leggen met andere kunstenaars. Hun manier van werken en hun kijk op mijn werk ervaar ik als erg leerrijk. Op een festival in Bangkok kreeg ik te horen dat het feit dat ik met vuur werk, een gewelddadig aspect geeft aan mijn performances. Ik was niet totaal verrast, maar voor mij ligt in het vuur ook een heel poëtisch aspect besloten. Natuurlijk besef ik wel dat er een zekere spanning rond mijn acties heerst en dat ze redelijk spectaculair zijn. Daardoor ben ik beginnen nadenken over een manier om mijn performances te vereenvoudigen.”

LEEFTIJD 40 jaar ROEPING Beeldhouwkunst Beurs van de Belgische Stichting Roeping in 1997 WOONT IN Brussel BEROEP Kunstenaar Vanuit de beeldhouwkunst en de installatie evolueerde het beeldende werk van Gwendoline Robin naar de performance. In die kunstvorm ontwikkelde ze een eigen taal rond de thematiek van het vuur. Ze werkte samen met muzikant Garret List en met wetenschappelijk journalist Alexandre Wajnberg. Gwendoline Robin is een graag geziene gast op performance- en kunstenfestivals in binnen- en buitenland. Ze geeft tevens les in het kunstonderwijs in Bergen en Doornik.

Performance 18.04.09 ArtContact Event Helsinki. HIAP project room, Cable Factory C4, Helsinki. > www.artcontacthelsinki.com

tussen achttien en twintig jaar voelen zich sterk tot de performance aangetrokken. Ik geloof dat de kunstvorm beantwoordt aan hun bevraging van de hedendaagse kunstwereld en de hedendaagse tijd in het algemeen. Om mijn visie te verduidelijken, ben ik verplicht mijn gedachten te structureren, wat me uiteindelijk een beter inzicht oplevert in mijn eigen werk. Het uitbouwen van een eigen taal ligt me na aan het hart.”

DOORGEVEN “Ik geef les in het kunstonderwijs en tracht in mijn lessen de open mentaliteit die ik op de internationale scène ervaar, door te geven. Studenten van

Performance voor de tentoonstelling Honorons Honoré, the Garage, Mechelen, september 2008.

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© L. van Tichel

> www.gwendolinerobin.be

EVOLUTIE “Het valt me op dat ik mijn performances tegenwoordig anders bekijk, bijvoorbeeld als een soort installatie die zich in het moment voltrekt en waarvan achteraf een beeldend spoor achterblijft. Lange tijd was ik gekant tegen de idee van het object. Alles moest zich in de actie voltrekken. Vandaag toon ik ook de kleding (laarzen, overall, bivakmuts) die ik tijdens de performance draag, of de voorbereidende schetsen die ik maak. Ze hebben een persoonlijke waarde, die eveneens gezien mag worden. Ook als mens, en bijgevolg als vrouw, wens ik me te manifesteren, want een in een pak gehulde figuur heeft iets anoniems. Vandaar dat ik van plan ben om voortaan het moment van het aankleden aan de acties toe te voegen. Het zal iets langer duren, maar het publiek kan op die manier een transformatieproces meemaken, en ook dat lijkt me interessant.”


Š S. Siegmann

Performance voor het Agora-project, la Bellone, Brussel.

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Andy Jacobs, designer industriel et professeur honoraire à La Cambre, a rejoint le jury Arts plastiques de la Fondation belge de la Vocation.

> POURQUOI AVOIR ACCEPTÉ DE FAIRE PARTIE DE CE JURY ?

Parmi l’ensemble des prix existants, je considère que la Bourse de la Fondation de la Vocation est la référence de haut niveau. C’est un honneur pour moi de pouvoir contribuer à la mise en lumière de talents d’exception et de leur procurer des moyens supplémentaires utiles à leur développement. J’apprécie également son caractère d‘ouverture nationale ; notre pays qui n’échappe pas aux questionnements vigoureux de l’époque a plus que jamais besoin que l’on fasse confiance aux jeunes créateurs, quels que soient leurs disciplines et ancrages. >QUEL MODE D’ÉVALUATION AVEZ-VOUS PRIVILÉGIÉ POUR LES DOSSIERS QUE VOUS AVEZ ÉTUDIÉS ?

La lecture des dossiers est une démarche qui se doit d’être exigeante, tant dans l’intérêt de

la personne que dans celui de la Fondation. Hormis quelques rares propositions prématurées, la grande majorité des candidats m’ont frappé par la qualité de leurs projets et leurs engagements. Je suis sensible aux contenus biographiques et à la manière dont les candidats nous transmettent leur vécu ; se décrire révèle déjà bon nombre d’aspects de la personnalité. C’est entre les lignes que je perçois la puissance de la personne, la pertinence de ses arguments et la crédibilité de sa vocation. J’ai retenu ceux que je sentais profondément habités par leur vision et leur futur métier. La force de la vocation et la densité du projet constituent pour moi les critères essentiels. Bien qu’utile au développement ultérieur de la trajectoire du candidat, j’estime que le montant de la bourse est secondaire par rapport à la distinction qu’apporte le titre de lauréat de la Bourse de la Vocation.

> VOUS AVEZ UNE EXPERTISE EN LA MATIÈRE CAR VOUS AVEZ VOUS-MÊME LANCÉ PLUSIEURS PRIX ET CONCOURS

En effet, j’ai contribué à mettre sur pied le Prix Jeunes Artistes du Parlement de la Communauté française qui est décerné un an sur quatre à un jeune designer. D’autre part, j’ai structuré l’opération « L’Odyssée de l’Objet » qui a pour objectif de sensibiliser les jeunes aux disciplines scientifiques. Le projet s’adresse aux élèves d’humanités et aborde les sciences en privilégiant le côté découverte et curiosité notamment par la rencontre et l’étude de matériaux. Leur enthousiasme et leur énergie sont formidables à voir et les idées qu’ils développent valent parfois bien les réalisations de leurs aînés. C’est souvent très tôt que naissent les vocations.

Andy Jacobs is industrieel vormgever en gewezen docent van La Cambre. Hij maakt sinds kort deel uit van de jury Plastische kunsten van de Belgische Stichting Roeping.

> WAAROM HEBT U DIE OPDRACHT AANVAARD?

Als je de bestaande beurzen en prijzen bekijkt, beschouw ik die van de Stichting Roeping als de meest prestigieuze. Ik ervaar het dan ook als een hele eer ertoe te mogen bijdragen dat jong talent ontdekt wordt en middelen tot ontplooiing krijgt. In de huidige tijdsgeest zie ik het nationale karakter van de Stichting ook als een pluspunt. Meer dan ooit hebben jonge kunstenaars, ongeacht de discipline of de gemeenschap waaruit ze komen, nood aan vertrouwen. > HOE GAAT U TE WERK BIJ DE EVALUATIE VAN DE DOSSIERS?

Ik ben streng, in het belang van de kandidaat én van de Stichting. Een aantal voorbarige aanvragen te buiten gelaten, stel ik vast dat de meeste kandidaten kwaliteitsvolle projecten voorstellen, die van persoonlijk engage-

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ment getuigen. De levensloop van de kandidaten en de manier waarop ze erover schrijven, raakt me diep. De manier waarop iemand zichzelf beschrijft, zegt trouwens al veel over zijn of haar persoonlijkheid. De kracht van een profiel, de sterkte van een argumentatie en de geloofwaardigheid van een roeping herken je tussen de regels. Ik heb degenen eruit gelicht die echt in zichzelf geloven en werkelijk bezeten zijn van hun beroep. De kracht van de roeping is voor mij het essentiële criterium. Ook al is de beurs een belangrijke financiële steun, toch ligt haar waarde voor mij eerder in de onderscheiding. > U LAG ZELF AAN DE BASIS VAN EEN AANTAL PRIJZEN EN WEDSTRIJDEN?

Inderdaad, ik was een van de initiatiefnemers tot de prijs voor jonge kunstenaars die het parlement van de Franse gemeenschap om

de vier jaar aan een vormgever uitreikt. Ook startte ik het project L’Odyssée de l’Objet op. Het richt zich tot jongeren uit het secundair onderwijs en heeft als doel hen warm te maken voor wetenschappelijke disciplines. Hun motivatie is buitengewoon en hun ideeën moeten vaak niet onderdoen voor die van gevestigde designers. Roepingen ontstaan dikwijls op jonge leeftijd.


© Siska Vermeylen

Don Verboven, festivalleider van Het Theaterfestival, volgt Annie Devreese op als jurylid van de Belgische Stichting Roeping voor de evaluatie van kandidaatsdossiers in de sector van de podiumkunsten. > WAAROM HEBT U DE OPDRACHT AANVAARD? Ten eerste omdat het volledig in de lijn ligt van mijn activiteiten. Van 1999 tot 2003 heb ik in het kader van Theater aan Zee veel jonge theatermakers geprogrammeerd en begeleid. Daarna heb ik tot 2007 het podiumkunstenfestival Bâtard georganiseerd. Het palet was er breder dan enkel theater, maar de focus lag evenzeer op jonge makers, in opleiding of net afgestudeerd. Vandaag ben ik als lid van de beoordelingscommissie kunstencentra en werkplaatsen van de Vlaamse Gemeenschap bezig met het subsidiebeleid inzake multidisciplinaire opdrachten. De commissie brengt het veld in kaart en adviseert de minister. Dankzij die functies beschik ik over een grondige kennis van de sector en een uitgebreid netwerk, waarmee ik graag mijn bijdrage aan de werkzaamheden van de jury wil leveren. De Stichting Roeping is speciaal, omdat ze een neutrale positie

in het artistieke landschap inneemt en zich tot de beide gemeenschappen richt. Haar objectief om jong talent bij het prille begin van een carrière te steunen, maakt dat de beurzen als het ware een signaalfunctie vervullen. Dat onderscheidt ze van overheidssteun. > ZIJN DE NATIONALITEIT- EN LEEFTIJDSCRITERIA ZINVOL? WAT ZIJN UW EIGEN AANDACHTSPUNTEN BIJ HET LEZEN VAN DE DOSSIERS? Een leeftijdsgrens stellen schept een kader waarin de selectie kan plaatsvinden. Er moet toch ergens een limiet liggen en veelal voltrekt de artistieke ontwikkeling zich toch op vrij jonge leeftijd, zeg maar tussen twintig en dertig. Een doorbraak kan altijd later, maar de basis van het werk ligt in de beginjaren. Ook met het nationaliteitscriterium heb ik geen probleem: de meeste Europese landen hebben gelijkaardige nationale steun-

structuren. Zelf kijk ik vooral naar het artistieke verhaal. Is het actueel, relevant, vernieuwend? Heeft de kandidaat iets te vertellen? Hanteert hij/ zij een nieuwe taal? Heeft hij/zij aandacht voor de maatschappelijke actualiteit? Dossiers die hoogstaande kwaliteit combineren met een uitgesproken financiële nood, licht ik eruit. Hoewel het niet altijd eenvoudig is om kandidaten op basis van een dossier te evalueren, vallen sterke projecten of persoonlijkheden toch meteen op. Je leest het als het ware tussen de regels.

Don Verboven dirige le festival théâtral Het Theaterfestival. Il succède à Annie Devreese au jury de la Fondation belge de la Vocation et évalue les dossiers de candidature ayant trait aux arts de la scène. > POURQUOI AVOIR ACCEPTÉ CE MANDAT ?

Tout d’abord, il se situe dans la continuité de mes activités. De 1999 à 2003, je dirigeais Theater aan Zee et j’y ai encadré et programmé un grand nombre de jeunes metteurs en scène. Ensuite, jusqu’en 2007, j’ai organisé à Bruxelles le festival Bâtard. Le spectre dépassait le cadre théâtral mais ici aussi l’accent était mis sur la découverte de jeunes talents, soit en fin de cycle soit à la sortie des études. Aujourd’hui, je fais partie de la commission d’évaluation des centres et laboratoires artistiques de la Communauté flamande qui conseille le ministre dans sa politique de soutien. Grâce à ces fonctions successives, je possède un large réseau ainsi qu’une connaissance approfondie du secteur, deux atouts qui me permettront d’apporter ma contribution aux travaux du jury. La Fondation belge de la Vocation est parti-

culière car elle occupe une position neutre au sein du paysage artistique et s’adresse aux deux communautés. Son objectif de soutenir des jeunes dès leurs débuts confère à ces bourses une qualité de découverte du talent qui les distingue des subsides institutionnels, plutôt axés vers la confirmation. > LES CRITÈRES D’ÂGE ET DE NATIONALITÉ VOUS SEMBLENT-ILS PERTINENTS ? QUELS ASPECTS DU DOSSIER RETIENNENT PARTICULIÈREMENT VOTRE ATTENTION LORS DE LA LECTURE ?

nationale dans la plupart des pays européens. Personnellement, j’étudie surtout la démarche artistique. Est-elle actuelle, innovante, pertinente ? Le candidat témoigne-t-il d’une vision et d’un vocabulaire propres, qui cadrent dans notre époque ? Je retiens les dossiers où la qualité va de pair avec le besoin financier. Malgré la difficulté de juger un candidat sur dossier, les projets ou les personnalités exceptionnels se repèrent d’emblée quand on sait lire entre les lignes.

Définir une limite d’âge instaure un cadre qui est nécessaire car il faut bien mettre une limite quelque part. De toute façon, les fondements de l’évolution artistique se mettent en place dès les jeunes années, disons entre vingt et trente ans. Je ne conteste pas non plus le critère de nationalité dans la mesure où l’on retrouve ce type de structure d’aide

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THOMAS VAN HAEPEREN

Direction d’orchestre

NEWS

ARIANE LOZE

Where there is beauty, there’s a picture

13.03 > Musée de La Fonderie (27 rue Ransfort, 1080 BXL)r Choeur de femmes Sturm und Klang – Caplet, Absil, Schubert 18.04 > Musée des Instruments de Musique / Muziekinstrumentenmuseum Ensemble Sturm und Klang - Haydn 09.05 > Rayon Vertr Ensemble Sturm und Klang - programme à déterminer / programma nog te bepalen ELIANE REYES

Concours Reine Elisabeth 2009

15.05 > Bibliothèque Royale (Chapelle de Lorraine) / Koninklijke Bibliotheek (Kapel van Lotharingen)r Ensemble Sturm und Klang - Haydn, Milhaud

Een voorstelling met Ariane Loze en Rebecca Lenaerts, tussen film en performance in, die met onze interpretatie van beelden speelt en met de associaties die we erbij maken. 15.05 & 17.05 Festival Transeuropa, Hildesheim > www.transeuropa-festival.de/2009/

> www.osk.be FRANCE DE GRIESSEN

Six Uses For a Heart

Lauréate d’une bourse individuelle qui lui à été octroyée par la Division Culturelle de la SACEM, France de Griessen a pu, grâce à cette aide, faire réaliser un cd intitulé « Six Uses For a Heart », où figurent 6 titres extraits de son album solo à paraître « Ballerina ». Ce maxi permettra ainsi de faire découvrir son univers musical aux influences grunge, punk et country. “She surely has a style all her own although there are shades of Marianne Faithful, Courtney Love and... Johnny Thunders lurking in her shadows. I think if Little Red Riding Hood was a sweet punk rock ‘n roller with a basket full of charming songs she’d be called France de Griessen.” Elliott Murphy

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© Pierre Villard

Eliane Reyes sera accompagnatrice officielle du prochain concours Reine Elisabeth de Belgique session violon / Eliane Reyes begeleidt de kandidaten van de volgende Koningin Elisabethwedstrijd voor viool. > www.elianereyes.com


NEWS FABIAN JARDON

Piano

AURÉLIE CHARNEUX & ADRIEN LAMBINET

Tournée Klezmic Zirkus

SARA PICAVET

Piano

08.03.09 > 11.00 Concerts du dimanche matin de Verviers : Concert hommage à Olivier Messiaen, Le quatuor pour la fin du temps. Violon : Frédérique Bozzato, Violoncelle : Catherine Lebrun, Clarinette : Frédéric Piérard, Piano : Fabian Jardon, Grand Théâtre de Verviers. 06 > 10.04.09 Cours de piano lors du stage organisé à l’Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie.

20.03.09 r CC Lokeren 27.03.09 r Dilbeek, CC Westrand 28.03.09 r CC Evergem 10.04.09 r CC Leoploldsburg 18.04.09 r Beveren, CC Ter Vesten

24.04.09 r Bierbeek, CC de Borre 30.05.09 r CC Koksiijde 31.05.09 r Kortrijk, Sinsksenfeesten > www.klezmic-zirkus.be

> www.imep.be

03.03 > 12.00 Midis en musique r œuvres de Messiaen, Debussy, Albeniz Auditoire Central E - Campus de L’UCL Avenue Emmanuel Mounier, 51 1210 Bruxelles Infos : 02 764 41 28

PASCALE SINNAEVE

Concerts pour le Vietnam

World’s Talents et Eurasia Environmental Technology (EET), entreprise co-fondée et co-dirigée par Pascale Sinnaeve et dont l’action se situe au carrefour de la finance et de l’environnement, présentent deux concerts de musique classique et sacrée, ayant pour objectif de récolter des fonds pour l’installation de modules de potabilisation d’eau dans des zones rurales au Vietnam. Evènement soutenu par l’Ambassade de France et l’Ambassade d’Allemagne à Singapour. En partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural du Vietnam. La totalité des bénéfices sera reversée à l’Association East, ONG française oeuvrant au Vietnam / Als bedrijf adviseert en investeert Eurasia Environmental Technology (EET) in duurzame en milieuvriendelijke technologie. Co-directrice Pascale Sinnaeve is tevens medestichter. Samen met World’s Talents organiseert EET twee benefietconcerten met klassieke en sacrale muziek ; het doel is fondsenwerving voor de installatie van waterzuiveringsmodules in rurale gebieden in Vietnam. Met de steun van de Franse en de Duitse ambassade in Singapore en in samenwerking met het Vietnamees ministerie voor Landbouw en Rurale Ontwikkeling. De volledige opbrengst wordt overgemaakt aan de Franse ngo East, die werkzaam is in Vietnam. 03.04 > 20.00 Jubilee Hall, Raffles Hotel : Soirée de Gala / Gala-avond 04.04 > 20.00 Marymount Convent Church > www.concerts4vietnam.com

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JAN LOCUS

Voetsporen van devotie

NEWS

Naar aanleiding van de uitgave van het boek Voetsporen van devotie. Processies in Vlaams-Brabant, met foto’s van Jan Locus, organiseert het Provinciebestuur samen met het Kadoc een rondreizende tentoonstelling / À l’occasion de la sortie du livre Voetsporen van devotie. Processies in Vlaams-Brabant, la province du Brabant flamand organise, en collaboration avec le Kadoc, une exposition itinérante. 01.03 > 25.03 Kerk van Lembeek, Halle /Église de Lembeek, Hal 26.03 > 26.04 ’t Toreke, Tienen/Tirlemont 08.05 > 24.05 Abdij van/Abbaye de Grimbergen (enkel tijdens het weekend / uniquement le week-end)

ELIOT LAWSON

Viool / Violon

VINCEN BEECKMAN

Made in Strombeek

JULIE BOITTE

Contes

20.03.09 Balade contée au parc Solvay (Bruxelles), en collaboration avec l’asbl « Conteurs en Balade » > www.conteursenbalade.be 23.05.09 Y a pas que la soupe qui fait grandir, contes pour tout petits (0-3 ans) à la médiathèque de Chevilly Larue (Paris) > www.ville-chevilly-larue.fr2

Suite à un appel à projet lancé par la Médiathèque de Bruxelles, Julie Boitte a enregistré, au Studio Caraïbes, un texte original, sur le thème de la santé. Deux cd regroupant 18 chansons et 5 contes proposés par autant d’artistes différents seront disponibles en mai 2009.

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12.05 > 15.15 & 20.00 Avec / Met Enigma, Festival van Vlaanderen Mechelen (retransmission en direct radio Klara / rechtstreeks uitgezonden door Klara) > www.enigma-ensemble.com 28.05 – 31.05 Festival Bar Bleu, Felixpakhuis Anvers / Antwerpen > www.barbleu.be

07.02 >15.03 Exposition dans la galerie du Musée de la photographie à Anvers / Galerietentoonstelling in het Fotomuseum Antwerpen > www.fotomuseum.be


NEWS

ANOUK DE CLERCQ

Expo ANNE HERBAUTS

C’est une parabole, une petite parabole, qui aborde un sujet grave par le biais de la poésie. Un sujet qui fait souvent la une de l’actualité : celui des « sans » : sansabri, -papiers, -droits,… qui se réfugient chez nous ou sollicitent notre aide, et que nous acceptons ou expulsons. Comment la poésie peut-elle répondre à une telle question? Sans la résoudre et sans compromis, avec des mots et des images qui disent la précarité du voyage, la valeur de l’espoir, la promesse de la vie. Chacun suivra le fil et chaque sans- (les sans regards, les sans dimanches, les sans histoires, les sans mer,...) nous invite à la réflexion sur l’avoir et l’être, pour nous mener doucement à la réponse la plus élémentaire, ces ‘sans-’ sont des hommes, des femmes, des enfants. Ils ont droit à tous nos égards.

© Linde Raedschelders

Sans début, ni fin

Aujourd’hui c’est demain 17.01 > 01.04 Oostende (B), ‘Van Moerkerke Collection’, with a.o. ‘Conductor’ by Anouk De Clercq > www.artcollection.be 20.02 > 10.05 MMKA, Arnhem (NL) – ‘Ophelia, Sehnsucht, melancholie en doodsverlangen’, with a.o. ‘Pang’ (2005) by Anouk De Clercq > www.mmkarnhem.nl

Le livre Aujourd’hui c’est demain présente les témoignages de 25 jeunes adultes qui ont eu un cancer pendant leur enfance. Aujourd’hui ils sont guéris et ils racontent ce qu’ils ont vécu. L’auteur, Eric Sariban, est pédiatre cancérologue à l’hôpital des enfants de Bruxelles, les photographies sont de Gaël Turine. Elles sont exposées du 5 février au 4 avril au Centre Wallonie Bruxelles à Paris / Het boek Aujourd’hui c’est demain brengt de getuigenissen van 25 jonge volwassenen die tijdens hun kinderjaren kanker kregen. Nu ze genezen zijn, brengen ze hun verhaal. De auteur Eric Sariban is kinderarts gespecialiseerd in kanker en werkt in jet kinderziekenhuis in Brussel. De foto’s zijn van Gaël Turine.

JO BERNAGIE

Wijkgezondheidscentrum / Maison médicale ‘t Spoor

Het wijkgezondheidscentrum ‘t Spoor in Borgerhout kent sinds de oprichting in 2007 een groot succes. Initiatiefneemster dr. Jo Bernagie kan rekenen op een enthousiast team met een arts, een administratief medewerker, een verpleegkundige en vrijwilligers. Vanaf februari 2009 wordt de ploeg uitgebreid met een psycholoog die een halve dag per week gesprekken zal voeren met de patiënten die door de artsen worden doorverwezen. Hij kan helpen bij relatieproblemen, burn-out, psychische klachten enzovoort. Het project is een samenwerking met het centrum voor geestelijke gezondheidszorg Andante / Depuis sa création en 2007, la maison médicale ’t Spoor à Borgerhout connaît un grand succès. Jo Bernagie, médecin généraliste à la base du projet, a rassemblé une équipe enthousiaste composée d’un médecin, d’un secrétaire, d’un infirmier et de bénévoles. À partir de février 2009, un psychologue viendra les rejoindre. Les patients en situation de crise ou présentant des symptômes de surmenage ou des troubles psychiques pourront le consulter. Ce projet est une collaboration avec le centre de santé mentale Andante.

> www.cestdemain.eu © Marie Belej

> www.wgctspoor.be

GAËL TURINE

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NEWS

INGE JONCKHEERE

Conferentie Tickle your catastrophe!

Stond de 20ste eeuw in het teken van politieke extremen en het (verwerken van) trauma’s, dan blijkt bij het prille begin van de 21ste eeuw een andere stemming de boventoon te voeren, namelijk de vrees voor onafwendbare en complete catastrofes. Hoewel rampscenario’s altijd al een onderdeel van het culturele bewustzijn waren, krijgt de catastrofe vandaag, aan het begin van een nieuw millennium, een andere gedaante. De dreigende uitputting van de oliebronnen en bijgevolg de implosie van de breekbare wereldeconomie, terrorisme, beurscrashes, de bevolkingsexplosie, de onduurzame exploitatie van natuurlijke grondstoffen en de grootschalige vervuiling, drastische klimaatsveranderingen, wereldwijde watersnood en nieuwe epidemieën... Niet alleen groeit het besef dat een ramp in de nabije toekomst reëel en onafwendbaar is, tevens wordt duidelijk dat de oorzaken van die catastrofen niet zozeer buiten onszelf liggen (door een gril van de natuur, het noodlot of een goddelijke wilsbeschikking), maar bij onszelf te zoeken zijn, en vooral: dat we er in ons eentje niets aan kunnen veranderen. Tickle your catastophe! wil zich niet wentelen in doemdenken en pessimisme, maar wil het beeld van de catastrofe ondervragen, en ingaan op de rol die dat beeld vandaag speelt in de filosofie, de kunst en de wetenschap. De projectomschrijving zegt letterlijk: “We proberen te ontdekken hoe de catastrofe verbeeld wordt of kan worden, wat ze betekent in het licht van morgen en in vergelijking met de schaduwen uit het verleden, en wat het nut en het nadeel ervan is. Verlamt het beeld van de catastrofe ons van angst of is het een gezellig gruwelende uitlaatklep? Is het een doodswens of is het een ideaal excuus voor een zwelgen in genot, hier en nu? Schenkt het de illusie van een zelfgekozen ondergang of dwingt het om nu te handelen, nog net voor het te laat is?”

Prix Ashoka 2008

Deux associations initiées par des lauréats de la Fondation belge de la Vocation ont été primées par Ashoka le 4 février 2009 à Paris.

> 06 & 07.03.09 > www.catastrophe.ugent.be/

SAMUEL TILMAN Concours IMPACT : L’asbl «Infirmiers de rue», projet de Émilie Meessen et Sara Janssens, a obtenu le 1er prix ex aequo. Entrepreneurs sociaux innovants : L’asbl «Droits quotidiens» créée en 2000 par Gaëlle Renault. > www.ashoka.asso.fr/

Le film colonial. Congo, Rwanda, Burundi / De koloniale film. Congo, Rwanda en Burundi

Ce projet de sauvegarde et de rapatriement d’archives filmées est une initiative de l’asbl Culturea dirigée par Samuel Tilman et Nicolas de Borman. Il a pour but la numérisation, le rapatriement et la valorisation de films coloniaux réalisés en Afrique centrale entre 1910 et 1960. Des copies numériques seront envoyées au Burundi, au Rwanda et en République Démocratique du Congo et mises à la disposition des universités, des centres d’archives nationaux et plus généralement du grand public à travers des outils de revalorisation / Dit project ter conservering en repatriëring van filmarchieven is een initiatief van de vzw Culturea onder leiding van Samuel Tilman en Nicolas de Borman. Het doel is de digitalisering, de repatriëring en de ontsluiting van koloniale films, die tussen 1910 en 1960 in Centraal Afrika gemaakt zijn. Digitale kopieën zullen naar Rwanda, Burundi en de Democratische Republiek Congo worden gestuurd, waar ze ter beschikking zullen worden gesteld van universiteiten en nationale archieven, en via de aangepaste middelen ook toegankelijk zullen worden voor het grote publiek. > www.filmcolonial.eu

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P H OTO D E C O U V E RT U RE © Ariane Loze et Jacques Urbanska. Lauréate de la Fondation en 2008, Ariane Loze construit au théâtre une carrière de comédienne et de metteur en scène. Sur base du projet Diagraphie, projet pour lequel elle a obtenu la bourse, elle a créé, avec Rebecca Lenaerts, le spectacle Where there is beauty, there’s a picture, joué à Bruxelles en 2008 et programmé en mai 2009 au Festival Transeuropa à Hildesheim (voir News). COVERFOTO © Ariane Loze et Jacques Urbanska. Theatermaakster en actrice Ariane Loze werd in 2008 laureate van de Stichting Roeping. Uit het project Diagrafie, waarvoor zij de beurs behaalde, groeide in samenwerking met Rebecca Lenaerts de voorstelling Where there is beauty, there’s a picture, die in 2008 in Brussel te zien was en in mei 2009 op het Transeuropa Festival in Hildesheim geprogrammeerd staat (zie News).

Vocatio begint aan een nieuw jaar. Het eerste nummer van 2009 is het moment bij uitstek om de doelstellingen, het concept en de redactionele keuzes van het magazine toe te lichten. De Belgische Stichting Roeping beschouwt Vocatio als een vitrine voor haar laureaten. Hoe kunnen we immers beter over de werking van de Stichting berichten, dan door de projecten te tonen die ze mogelijk heeft gemaakt? Via een reeks portretten van mensen uit verschillende generaties, disciplines en gemeenschappen, maakt u kennis met boeiende trajecten. Naar wij hopen, zullen zij aanstekelijk werken en meer jongeren ertoe aanzetten zich kandidaat te stellen voor onze jaarlijkse beurzen. Om het nationale karakter van de Stichting te onderstrepen, zijn alle artikels tweetalig. De taal van de laureaat krijgt de voorrang; de vertaling is een soms summiere, maar immer getrouwe weergave. De rubriek News legt de nadruk op de actualiteit. Het profiel van de geciteerde laureaten kunt u op onze website terugvinden. Daar treft u eveneens een News-rubriek aan, met activiteiten die tussen twee Vocatio-edities in plaatsvinden.

Vos remarques et suggestions sont les bienvenues à l’adresse suivante: > vocatio@fondationvocation.be.

Graag uw opmerkingen en suggesties via > vocatio@stichtingroeping.be.

Bonne lecture ! Séverine Windels, rédaction

Veel leesgenot! Séverine Windels, redactie

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BELISSIMA, de la recherche 100 % belge en Antarctique | BELISSIMA , 100 % Belgisch wetenschappelijk onderzoek in Antarctica DE N I S S AM Y N

4

La photographie au service du patrimoine | Fotografie en erfgoed JACQU ES E V R A R D

8

Nieuwe stedelijkheid | Nouvelle urbanité

Remise des bourses 2007 / Beursuitreiking 2007 Séverine Windels avec / met Jan Wellens, lauréat / laureaat 1970

© Benjamin du Roy

E D I TO

Vocatio entame une nouvelle année et ce premier numéro de 2009 donne l’occasion de rappeler ses objectifs, son concept et ses choix rédactionnels. Avec Vocatio, la Fondation belge de la Vocation s’offre une vitrine entièrement consacrée à ses lauréats. En effet, comment mieux parler de son action qu’en présentant les réalisations qu’elle a rendues possibles ? Par une série de portraits, nous invitons le lecteur à découvrir, toutes générations, communautés et disciplines confondues, des parcours de vie passionants. Leurs expériences pourront, nous l’espérons, inspirer de nouvelles vocations et susciter de nouvelles candidatures à nos bourses annuelles. Pour souligner le caractère national de la Fondation, tous les articles sont bilingues. La première version est rédigée dans la langue du lauréat, la traduction est parfois résumée mais toujours fidèle. La rubrique News est placée sous le signe de l’actualité. Pour découvrir le profil des lauréats qui y sont cités, nous vous invitons à consulter notre site internet. Vous y retrouverez une rubrique News actualisée régulièrement et annonçant les activités programmées entre deux parutions du magazine.

Séverine Windels quitte la Fondation pour relever un nouveau défi professionnel. Il y a sept ans, Séverine a été engagée avec pour mission d’activer le réseau des lauréats. Elle a constitué une banque de données, des archives et établi de nombreux contacts avec les lauréats. Une autre mission consistait à créer une revue trimestrielle. Aujourd’hui vous lisez le numéro 33 de Vocatio ; il reflète son talent, sa personnalité et sa créativité. Mais l’apport de Séverine au sein de la Fondation a été bien plus considérable encore. Parfaite bilingue, elle a collaboré au site internet, au travail du secrétariat, à l’organisation de la remise des bourses annuelle, à la brochure de promotion, à la communication. Pour tout cela nous disons : mission largement accomplie Séverine ! Au revoir, à bientôt et merci ! Séverine Windels verlaat de Stichting en kiest voor een nieuwe professionele uitdaging. Zeven jaar geleden kwam ze bij ons team. Haar taak was het uitbouwen van een laureatennetwerk. Ze bouwde een databank en archieven uit, en legde talrijke contacten. Een andere opdracht was de lancering van een driemaandelijks magazine. Vandaag leest u Vocatio nummer 33; het blad weerspiegelt Séverines talent, persoonlijkheid en creativiteit. Haar bijdrage aan de werking van de Stichting was nog veel ruimer. Dankzij haar perfecte tweetaligheid kon ze de website helpen uitbouwen, ondersteuning bieden aan het secretariaat, meewerken aan de organisatie van de jaarlijkse beursuitreiking en aan de publicatie van de promotiebrochure, en de communicatie verzorgen. Séverine heeft haar opdracht meer dan behoorlijk vervuld. Hartelijk dank, het ga je goed en tot ziens!

Place de l’Albertine 2, 1000 Bruxelles Tél. 02 213 14 90 | Fax 02 213 14 95 E-mail : info@fondationvocation.be Site internet : www.fondationvocation.be KBC 733-0396758-58 Le secrétariat est ouvert lundi, mardi et jeudi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h, mercredi et vendredi de 9h à 12h30.

N ICK CEULEMANS

> www.fondationvocation.be > www.stichtingroeping.be

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Les ailes de l’espoir | De vleugels van de hoop CH RISTO PH E S M E T S

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Être soi-même | Zichzelf zijn GW ENDOLINE ROBIN

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NOUVEAUX MEMBRES DU JURY NIEUWE JURYLEDEN

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Belgische Stichting Roeping Onder de hoge bescherming van Hare Majesteit Koningin Fabiola Albertinaplein 2, 1000 Brussel Tel. 02 213 14 90 | Fax 02 213 14 95 E-mail: info@stichtingroeping.be Website: www.stichtingroeping.be KBC 733-0396758-58 Het secretariaat is open op maandag, dinsdag en donderdag van 9.00 tot 12.30 uur en van 13.30 tot 17.00 uur; op woensdag en vrijdag enkel van 9.00 tot 12.30 uur.

La composition du conseil d’administration est disponible sur le site / De samenstelling van de raad van bestuur is beschikbaar op de website.

De jury van de Belgische Stichting Roeping telt vier nieuwe leden: mevrouw Roseline C. Beudels-Jamar en de heren Walter Roggeman, Andy Jacobs en Don Verboven / Le jury de la Fondation de la Vocation compte quatre nouveaux membres: Madame Roseline C. Beudels-Jamar etMessieurs Walter Roggeman, Andy Jacobs et Don Verboven. La composition du jury est disponible sur le site / De samenstelling van de jury is beschikbaar op de website.

> www.fondationvocation.be > www.stichtingroeping.be

Sylviane Jacquet de Haveskercke Déléguée générale / Algemeen afgevaardigde

Fondation belge de la Vocation Sous le haut patronage de Sa Majesté la Reine Fabiola

Le conseil d’administration de la Fondation de la Vocation accueille un nouvel administrateur, M.Alain De Waele / De raad van bestuur van de Belgische Stichting Roeping verwelkomt een nieuw bestuurlid, Dhr. Alain De Waele.

Secrétariat | Secretariaat

Vocatio

Déléguée générale | Algemeen afgevaardigde Sylviane Jacquet de Haveskercke > jacquet@fondationvocation.be > jacquet@stichtingroeping.be

Rédaction | Redactie Séverine Windels > vocatio@fondationvocation.be > vocatio@stichtingroeping.be

Assistantes | Assistentes Bernadette Stevens Régine de Renesse

Graphisme | Vormgeving Marie-Hélène Grégoire > mhgregoire@skynet.be

Collaboratrice | Medewerkster Nicole Gautier

Relecture | Herlezing Françoise Rosart, Jan H. Verbanck

Communication | Communicatie Séverine Windels > windels@fondationvocation.be > windels@stichtingroeping.be

Éditeur responsable | Verantwoordelijke uitgever Alain Philippson Albertinaplein 2 place de l’Albertine Bruxelles 1000 Brussel

L’action en faveur des lauréats est soutenue par la Fondation Bernheim | De actie ten voordele van laureaten wordt gesteund door de Stichting Bernheim.



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