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Vol. 1 No 2 Gratuit Portes Ouvertes

l a i Sp é c

L’inspiration de Michel J. Lévesque Véronique Drouin : Le pouvoir des rêves Des nouvelles, de la poésie, des BD et encore plus


Éditorial Après le petit sorcier à lunettes, Harry Potter, pagESBlanches explore un autre personnage de la littérature fantastique : Amos Daragon. Dans ce numéro, vous pourrez lire un dossier spécial sur le porteur de masques. Grégoire Bruno réalise une entrevue avec son auteur, Bryan Perro. Félix Delorme Lapointe trace un court portrait des personnages de cette saga tandis que Jean-Pascal Doucet ouvre la porte sur ce que pourrait contenir un 13e livre de la série. Vous aurez aussi le plaisir de poursuivre les aventures de personnages haut en couleurs dans les histoires à suivre : Flama s’habitue à ses pouvoirs spéciaux (Flama) tandis que Jonathan Meilleur découvre de nouveaux indices (Rafiot). Une nouvelle histoire s’ouvre également avec l’apparition d’un chauffeur de taxi pas ordinaire, Tommy Angelo. Les nouvelles sont encore très présentes dans ce numéro. Un supplément spécial accompagne également ce numéro. Il s’agit d’une longue histoire écrite par Grégoire Bruno. Deux nouveaux collaborateurs s’ajoutent à l’équipe de pagESBlanches : Adam St-Laurent et David Blais. Adam signe quelques illustrations dans le présent numéro. David signera sa première bande dessinée dans le prochain numéro. Michel J. Lévesque, auteur de la série Arielle Queen, et Véronique Drouin, auteure de la série L’île d’Aurélie ont accepté de répondre à nos questions. Jacques Lavoie, animateur à la radio CHLT (102.1), ouvre une nouvelle chronique dans nos pages : Les Coups de cœur. Une personnalité publique lève ainsi le voile sur ses lectures préférées. Nicolas Lajoie reprend ses joyeux personnages de Rats de bibliothèque. Vous ferez aussi la connaissance de joyeux drilles créés par Michael Robert. Merci encore une fois aux professeurs de français qui ont soumis certains textes ou qui ont donné de leur temps pour la correction. Finalement, notre poète en résidence, Alexandre Bourassa, sera accompagné de Samuel Dubreuil pour les poèmes de ce numéro. Bonne lecture! Donald Thibault, Rédacteur en chef

Poésie

Ô grand chêne

Regardez ce beau grand chêne au tronc qui nous entraîne. Ce chêne qui nous parle sans rien dire, il nous regarde et grandit. Ce chêne est libre de faire ce qu’il veut. Il ne peut bouger, mais il est libre… Libre de penser. Samuel Dubreuil

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Écrits et nouvelles

L’arbre sans nom Par Jean-Michel Gervais

Bienheureux sont les oublieux du temps. Le désert est un mirage d’or et de vent. Il est immuable, dans le ventre de la terre, il s’essouffle et rage en tempête sur les voyageurs impudents. Le désert est sans faille, personne n’y échappe. Les touaregs du Ténéré l’appelaient « Mouma del’Souk », le piège d’argile. Une fournaise de sable blanc qui borde le Tibesti en un long rivage d’ergs immortels. Sur la route de Tombouctou, seul les initiés de la soif prenaient le risque de traverser ses étendues venteuses à des milliers d’arpents de la plus misérable goutte d’eau. Là-bas, pas un oasis, pas une once de végétation, pas un oiseau; qu’une lancinante steppe de mort où s’effrite les restes de villes oubliées. C’est dans ce décor Saharien, à des siècles de toute civilisation, que commence le rocambolesque et très inopiné destin de Charles Marceau dit le Bienheureux. À l’ombre de cette France qui s’échinait dans une guerre de liberté, après le cri triomphant des trois glorieuses, un petit état du Maghreb supplia le Roi des français de sauver son peuple de la mesquine tyrannie de l’empire Britannique. L’orgueil de cette grande dame qu’est la France flatté par tant de déférence, envoya un contingent de 30 000 hommes par les flots et la jeune principauté d’Alger tomba en trois jours. Le tiers de la population fut massacré dans de sanglantes effusions de violence et de haine. Citons ici le très honorable lieutenant-colonel de Montagnac : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe : l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les moyens, quoiqu’en disent nos philanthropes (…) ». C’est sur cette note d’infamie sophistiquée que le second empire colonial allait naitre avec une cupidité nouvelle qui pousserait les Européens au-delà de terres sans nom, vers des cités de légende. Dans cette Afrique inconnue ou aucun chrétien n’avait mis le pied, les esprits sombraient dans la folie du manque et de l’espace. Il n’y avait qu’un désert, sans frontière, et le vide brûlant d’un Eldorado abandonné de Dieu. La chaleur vous tuait en quelques jours, seules les tribus sauvages survivaient dans cet enfer. Des hommes bleus qui voyageaient sans cesse de point d’eau en point d’eau. C’était une race étrange, ni arabe, ni nègre, le vrai peuple du sable. Ils parlaient un curieux dialecte en mâchant leurs mots pour les dépourvoir de toutes voyelles, comme dans un long râclement vocal. Fascinant, mais à la fois déroutant, une complexité du langage jamais vu chez une smala béotienne étrangère à l’écriture et à la civilisation. Pour nous, Français que nous sommes, c’était l’optimum de l’incompréhension verbale. Étant linguiste de profession, j’eus l’intuition que leur complément était à l’inverse du nôtre, mais je pris la ferme résolution de rester muet face aux mielleuses exhortations de mes homologues anglais. Qu’ils se méritent la gloire ces infâmes parasites! Je n’ai eu cure du Sahara qu’après trente ans d’études alors qu’ils partent eux aussi à la poursuite des nomades du sud pour que leur soient révélés les secrets du Tamasheq. 7


Outre leur langue si singulière, les touaregs étaient facilement reconnaissables avec leurs longues chèches bleues dansant dans la brise du sirocco. Au fil des années, l’indigo du tissu déteignait sur la peau du targui; la fleur de l’indigotier était malheureusement une teinture qui laissait une tache passant sans encombre entre les fils de lin. C’est de cette incommodante réalité qu’origine l’expression « homme bleus » (on ne les désignera par la suite que sous cette appellation). Étrangement, cette ethnie attira l’envie des européens. La raison de cette sournoise incongruité? Pourquoi ne pas les asservir brutalement? Tout simplement parce qu’ils étaient les seuls à survivre dans un territoire immense qui devait probablement être la porte vers d’indescriptibles richesses. Du moins, c’était l’avis de nos idéalistes français. Le prestige de France ne devait connaître aucune limite, toujours plus loin, toujours plus grand. Or donc, nous tolérâmes les touaregs en autant qu’ils fassent office de guides et offrent sans conteste leur hospitalité. Ce avec quoi ils n’eurent aucun problème, c’était en effet un peuple très accueillant. Nous marchâmes à leurs côtés, des années durant, vers l’orient, vers l’occident, vers le littoral, vers le sud noir, vers le nord arabe, à travers plaines et montagnes, mais surtout, à travers désert et désert. Frères de sang, frères d’armes, chevauchant les dunes éternelles, jusqu’au bout de la terre. Je vis les plus tendres réserves du monde, où l’homme est sans pouvoir, où la foi n’est que poussière. Dans l’étoffe des jours passés, au plus aride du désert, un arbre survit. Un acacia solitaire, l’idylle d’un monde sans fin. C’est son histoire qu’il faudrait raconter.

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Porteur de masques de feu, d’air, de terre… Amos Daragon est le personnage central de cette série fantastique qui a séduit une génération de jeunes, des garçons en majorité. Des mangas, des guides spécialisés et même un jeu de société continuent de faire vivre ce personnage. pagESBlanches a décidé de vous présenter un dossier spécial sur cette série. Bryan Perro a accepté de répondre à nos questions et de lever le voile sur cette oeuvre. Mme Rachelle Mailhot, directrice des services pédagogiques, vous racontera sa vision de cette série qui a comblé plusieurs membres de sa famille. Et nous vous offrons une réponse à la question : qu’y aurait-il dans un 13e tome ?

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Dossier : Amos Daragon

Amos Daragon, vu par son auteur Une entrevue avec Bryan Perro Réalisée par Grégoire Bruno Bryan Perro est né en 1968, à Shawinigan. Il a étudié à l’UQAM pour devenir comédien et professeur de théâtre. Il a aussi une maîtrise en Études québécoises de l’UQTR. Il réalise son rêve de devenir écrivain grâce à la série Amos Daragon. En 2006, il remporte le Prix jeunesse en littérature de science-fiction et de fantastique québécoise pour cette même série. Voici une entrevue avec un des auteurs jeunesses le plus apprécié au Québec. 1.- Quelle a été votre formation ? Université du Québec à Trois-Rivières 1999 à 2003 Scolarité de maîtrise en études québécoises Université du Québec à Montréal 1988 à 1992 Baccalauréat en enseignement du théâtre Complément de formation en arts plastiques Cégep Shawinigan 1986 à 1988 D.E.C. Sciences humaines, psychologie Escola Anselmo Andrade 1986 et 1987 Étudiant AFS (Portugal)

2.- Pour une personne qui n'a pas lu Amos Daragon, pourriez-vous nous décrire qui il est, le monde dans lequel il vit, ce qui le pousse à devenir ce héros, son rôle de porteur de masques, ses amis, ses ennemis ? Le héros de la série est un jeune adolescent au regard franc, au cœur pur et à l’intelligence particulièrement aiguisée. Muni d’une détermination de fer, sa principale force est sa lucidité. Issu d’une famille modeste d’artisans, il conserve en lui la simplicité qui caractérise les héros millénaires des contes populaires. Amos est difficile à berner, car il ne se fie pas qu’aux apparences. D’une prodigieuse intelligence, il adore relever les défis qui semblent infranchissables et n’hésite jamais à sauter dans l’action pour affronter ses ennemis. Plus rusé qu’un dieu, il n’est pas facile de le prendre au piège du fait qu’il possède toujours une longueur d’avance sur ses ennemis. Même les dieux, pourtant surpuissants, n’arrivent jamais à le coincer. Son humour, sa finesse d’esprit et sa confiance en lui en font un personnage qui, malgré tous les dangers, sait toujours désamorcer les pièges tendus aux humains. Sa spécialité est la résolution d’énigmes qu’il dénoue souvent avec une facilité déconcertante.

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Amos porte à son oreille une tête de loup qu’il considère comme une amulette protectrice, un cadeau de son défunt père. Ce bijou lui rappelle la fragilité de la vie, mais surtout la tendresse paternelle d’Urban. Ses cheveux noirs, noués en natte, symbolisent la sagesse souvent attribuée aux chamans des premières nations. Comme seule protection de corps, Amos porte une armure de cuir confectionnée par sa mère, Frilla. Cette cuirasse épaisse est une métaphore de l’amour maternel qui enveloppe son enfant. Lui-même ne porte pas d’épée ou de glaive, il est un mage des éléments. Au cours de ses douze aventures littéraires, Amos a su acquérir tous les masques de pouvoirs, mais sa maîtrise reste encore à parfaire. Ainsi, une colère incontrôlée peut avoir des conséquences néfastes sur les proches d’Amos ou sur son environnement. Notre héros doit s’entraîner sans cesse afin d’apprendre à contrôler ses émotions, son ardent désir de rétablir l’équilibre du monde le poussant parfois à l’impatience et à l’impulsivité. La faiblesse du héros réside justement dans son caractère fougueux qu’il doit maîtriser au profit du flegme indispensable à sa mission de porteur de masques. L’injustice fait rager Amos de même que l’insolence des dieux à l’égard des créatures terrestres. Mais heureusement, Sartigan est là pour mettre de l’ordre dans ses émotions et lui enseigner les voies de la sagesse, de la modération et du contrôle. 3.– De quelle mythologie vous êtes-vous inspiré pour créer ces aventures ? Toutes les mythologies du monde. 4.- Avez-vous écrit cette série pour inciter les garçons à lire davantage ? Non. Mais je suis content de cet effet. 5.- Je sais que vous êtes à la veille de publier une nouvelle série. Pouvez-vous nous en parler ? Après avoir terminé la série Amos Daragon, je me suis retrouvé face à un vide qu’il m’a fallu rapidement combler. En attendant d’arrêter mon choix sur une idée et de trouver une veine originale à exploiter pour établir une nouvelle série, j’ai accepté l’écriture d’un spectacle à la Cité de l’Énergie de Shawinigan, et c’est ainsi qu’Éclyps est né. Ensuite, pour éviter de tomber dans l’inertie qu’auraient pu engendrer ma réflexion et mes incertitudes liées à un prochain roman, j’ai employé mon temps et mon esprit à l’écriture des Créatures Fantastiques du Québec, de En mer puis à la scénarisation de La Grande Illusion, une bande dessinée publié par le magazine Les Débrouillards. Comme je me définis par l’écriture et que le travail m’apaise parce qu’il me procure un sentiment d’accomplissement, toutes ces réalisations ont été de fantastiques soupapes de décompression à travers lesquelles j’aurai fait de magnifiques rencontres et qui m’auront permis de recentrer ma pratique artistique sur une toute petite idée qui a grandi encore et encore jusqu’à devenir le sujet de Wariwulf.

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C’est au cours d’un voyage en Bulgarie et en Roumanie que s’est allumé un coin noir de mon inspiration. Avec Anne, ma conjointe, et son frère Pierre qui ne dédaigne pas la grande aventure, nous avons entrepris de suivre la piste de Dracula. Mais avant d’atteindre la contrée du comte Vlad Tepes dit l’Empaleur de Valachie, et qui, sous la plume de l’écrivain irlandais Bram Stoker, devait devenir le plus célèbre des vampires, nous sommes passés par Veliko Tarnovo en Bulgarie. C’est de la forteresse de cette ville construite à flanc de montagne que l’on pouvait contempler au loin l’église de style byzantin, et c’est alors qu’une question m’est venue à l’esprit. Moi, qui connais les loups-garous pour les avoir étudiés dans différentes mythologies, je me suis demandé pourquoi est-ce qu’il n’existait aucun récit sur le premier de l’espèce? Après tout, Dracula avait bien sa propre histoire … Puis nous sommes descendus à Varna qui nous a donné l’occasion de visiter l’exposition L’or des Thraces. En découvrant ce peuple étrange, je me suis dit qu’il serait formidable de situer une histoire à leur époque, au sein même de cette culture antique. Plus tard, les pieds dans la mer Noire, j’ai imaginé toute la richesse mythologique de cette partie du monde où je me trouvais et j’ai eu l’envie irrépressible d’en savoir plus sur son histoire. Mais le véritable déclic s’est produit en Roumanie, à Constanta, alors que je contemplais une statue de Rémus et Romulus, les jumeaux adoptés par les loups et à qui on attribue la fondation de Rome. C’est finalement à travers les paysages mystérieux des Carpates, que j’ai découvert des lieux fabuleux, souvent peu fréquentés par les touristes, et qui m’ont catapulté dans une autre époque. Pour parcourir la Transylvanie, j’avais acheté un crucifix qui nous protégerait des attaques de vampires, et de l’ail frais pour repousser d’éventuelles intrusions de ces buveurs de sang. J’imagine encore la tête que devait faire la femme de chambre en apercevant toutes ces gousses sur le rebord des fenêtres! À mon retour au Québec, j’avais en main les clés de ma nouvelle série. La Transylvanie m’avait fourni l’ambiance, Veliko Tarnovo un lieu extraordinaire pour y planter une histoire, les Thraces une culture à explorer, et Constanta une mythologie pouvant servir de premier encrage à mon imagination. Il m’aura fallu un an de réflexion et de recherches avant que j’écrive les premières lignes de Wariwulf, temps d’incubation nécessaire avant d’entamer l’écriture du roman. Une année à construire une colonne vertébrale au récit, et d’en établir une fondation bien solide pour y asseoir les personnages, les lieux et l’intrigue. Comme à chacun des livres que je termine, je me demande si j’ai réussi à créer un univers digne de ce que les lecteurs attendent. Le doute fait partie du métier… Quant à mon propre plaisir de lire, il est intimement lié au monde qu’un auteur me présente et à son habileté à m’y faire plonger. Je pense que ce premier tome de la série Wariwulf possède ces qualités. 6.- Les mangas vont-ils poursuivre les aventures d'Amos Daragon au-delà des livres ? Ou vont -ils s'arrêter à douze ? Terminé après trois. Malgré le succès, il ne s’agissait que d’une autre porte pour aborder la série.

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7.- On m'a dit qu'au départ Amos Daragon devait s'appeler Ixe, mais que les éditions Les Intouchables ont dit que Ixe ne se traduisait pas bien en anglais. Qu'en pensez-vous ? Au sens ou auriez-vous préféré garder son nom d'origine ? De plus, pensez-vous que ce nom affecte sa popularité ? Le nom d’Amos Daragon vient d’une discussion avec mon éditeur, Michel Brûlé. Nous l’avons trouvé en 20 minutes au téléphone. Durant la création de mon premier livre, mon héros ne s’appelait pas Amos Daragon, mais Ixe Draco. Mon éditeur m’a dit qu’il voulait que le livre soit international et que Ixe se disait mal en anglais et que Draco rejoignait trop la légende du dernier Dragon. Je lui ai demandé de me laisser réfléchir quelques semaines mais il m’a dit qu’il me donnait 20 minutes car il devait travailler à une stratégie de publicité et qu’il rencontrait les partenaires le lendemain matin. Il avait donc besoin de savoir très rapidement le nom du héros. Je l’ai trouvé phonétiquement. Au téléphone, j’ai dit : « Darma, Damarla, Damarsson, Dartagnan… » et finalement, je suis tombé sur Daragon. Puis, on a cherché un prénom. Mon éditeur avait un dictionnaire des prénoms et on les a dit un par un. On est tombé sur Amos qui est le nom d’un prophète Juif de l’Ancien Testament. On a trouvé qu’Amos Daragon, ça sonnait bien. 8.- Ce sont Les Intouchables qui publient des séries en 12 tomes. Est-ce que vous aviez prévu cela, ou vous aviez voulu écrire une série en moins de tomes, mais des romans plus épais ? Non. Le nombre de 12 s’est imposé à l’écriture 9.- Dans la série, est-ce que vous aviez prévu de faire mourir un personnage principal autre qu'Amos Daragon, dans le tome 2 (La clé de Braha), par exemple Béorf, Médousa ou Lolya ? Non, pas vraiment. 10.- Je sais que dans le premier tome, Médousa meurt. Mais c'est parce qu'elle est avec les "méchants". Aviez-vous prévu qu'elle devienne gentille ? Ou devait-elle ne jamais revivre ? À la base, je la croyais morte à jamais. Mais j’ai reçu des dizaines de courriels de filles déçues et… j’ai trouvé une façon de la faire revivre. 11.- Était-ce votre idée de publier le livre Al-Quatrum, Les territoires de l'ombre ? Considérezvous que ce fut une bonne idée ? C’était mon idée. Une excellente selon moi. 12.- Pour ce qui est des "Mangas", comment avez-vous trouvé le dessinateur ? Était-ce votre idée de faire des "Mangas" ? C’est Zoran qui est venu avec le projet. 13.- Pensez-vous qu'écrire des "Mangas" et Al-Quatrum attire plus de lecteurs ? C’est une façon différente d’entrer dans l’aventure.

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14.- Dans les "Mangas", comment avez-vous fait pour réduire à l'essentiel ce que disent les personnages sans rien enlever à l'histoire ? Ce fut le travail des dessinateurs. 15.- Au départ, est-ce qu'écrire Amos Daragon était un loisir ou avez-vous décidé de vivre de votre plume ? Michel (l'éditeur) voulait lancer une série jeunesse, entre Harry Potter et le Seigneur des anneaux, il fallait que cela sorte vite, alors, j'ai écrit trois volumes en un an, pour commencer... C'est un genre que j'adore. Enfant, j'étais fan de contes et légendes, j'ai d'ailleurs 350 livres chez moi. Donc, cela n'a pas été très difficile de m'immerger dans cet univers. 16.- Comment avez-vous réagi à la popularité d'Amos Daragon ? La pression existe, mais elle est très plaisante. Il n’y a rien de pire que de travailler sur un livre qui, lors de sa sortie, passe inaperçu. Cela rend souvent les auteurs amers et vindicatifs par rapport à leurs collègues écrivains. Le succès commercial assure à son auteur une paix qui permet d’accepter facilement la pression des lecteurs, de l’éditeur ou des critiques. 17.- Dans combien de langues est traduit le roman ? Dix-huit langues 18.- Il y aura les aventures d'Amos à la télé très prochainement, si je me fie à mes sources. Lorsque vous avez pensé à l'histoire d'Amos, pensiez-vous faire plusieurs produits dérivés ? (Chandails, télé, "Mangas", etc.) Non, la série télé a été abandonnée. Un grand merci à M. Perro d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Il a été des plus généreux avec nous.

Les photos ont été publiées avec l’autorisation de l’auteur.

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BD

Dessins et scĂŠnario Nicolas Lajoie

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BANQUE DE MOTS Horizontal 1. Nom de famille de l’auteure de Zeckie Zan 2. Prénom d’une amie d’Amos Daragon 3. Le nom des nains de l’île de Freyja 4. La race d’Hagrid, ami d’Harry Potter 5. Prénom du héros de la série de Bryan Perro 6. Prénom du policier dans Rafiot

Vertical 7. Nom de l’arbre frappeur dans Harry Potter (2 mots) 8. Prénom, à l’origine, d’Amos Daragon 9. Dieu protecteur des Chevaliers Fulgurs 10. Le héros d’Eragon en chevauche un 11. Le prénom de l’alter de Noah Davidoff 12. Hommanimaux qui prennent l’apparence d’ours

PagES Blanches N2-Vol1  

Numéro 2 violume 1 de la revue littéraire des élèves de l’École secondaire de BromptonVille

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