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e journal de proximité aura la volonté d’être à l’écoute et au service de tous ceux qui contribuent au dynamisme de leur quartier. Il a pour seule vocation d’informer et de distraire en étant un outil au service de ceux qui vivent et font vivre leur territoire ». Voilà ce que nous écrivions en octobre 2011 pour annoncer le pourquoi et le comment du premier journal de quartier conçu et réalisé par la société Page Publique. Comme son nom l’indiquait, «à Fondaudège», était consacré à l’actualité du seul quartier Fondaudège, où notre rédaction est implantée. Le succès a été tel, tant auprès des lecteurs que des annonceurs -grand merci à eux pour leur confiance accordée à des « petits jeunes » venus de nulle part-, que nous avons prolongé cette aventure médiatique. En décembre de cette même année, le magazine «ô Chartrons» était diffusé, «à Saint-Seurin» en avril 2012 et à «La Bastide» en décembre. Pour tous ces titres, même motifs, même rédaction, même motivation... Avec ces quatre publications, nous étions à la croisée des chemins sachant que Bordeaux compte huit quartiers. Nous voulions à terme suivre l’actualité de l’ensemble de ces villages dans la ville. Editer huit journaux distincts sur le modèle des quatre premiers ou les regrouper en un seul magazine ? Beau dilemme, le choix était d’ordre stratégique dicté par des considérations journalistiques comme économiques. C’est la seconde option qui a été choisie. Vous l’avez entre les mains, bonne lecture à tous et rendez vous en décembre pour le second numéro de Bordeaux Quartiers. A vous de nous dire si nous avons Bastide réussi ce «Grand 8» ! JOURNAL D’INFORMATION

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www.bordeaux-quartiers.fr Directeur de la publication Julien Pitet

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Rédacteur en chef François Puyo Secrétariat de rédaction Etienne Douet Conception graphique Page Publique Ont collaboré à ce numéro Marine Decremps Marine Le Bon Marie Blanchard Thomas Dusseau Jean-Claude Meymerit Francis Baudy Publicité Flore d'Anglade Tél : 05 56 52 94 99 Bordeaux Quartiers est un magazine bimestriel édité par Page Publique, SARL au capital de 5 000 euros. RCS Bordeaux B 527 879 530. Dépôt légal à parution ISSN : 2119-7598 © Tous droits réservés. La reproduction, même partielle, de tout article ou image publié dans Bordeaux Quartiers est interdite sans autorisation préalable de l'éditeur.

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Ces grandes gueules qui

font débats Pour rouscailler, pétitionner, harceler les services, emm... le monde... Les Grandes Gueules bordelaises sont au premier rang. Avec de solides dossiers, ces chevaliers des temps modernes défendent de nobles causes, comme la protection du patrimoine, la sauvegarde de l'environnement, la préservation de la vie de leur quartier ou plus prosaïquement leur « bout de gras ». Toujours sur le qui vive, ces fortes personnalités traquent l'élu, le service d'urbanisme ou les promoteurs qui ont "fauté". Indépendants par nature, allergiques à la discipline des partis politiques, il est difficile de museler ces rebelles francs-tireurs dans leur combat citoyen. Par François Puyo

Richard Zéboulon, le manège désenchanté

"L

e photographe le plus casse c... de Bordeaux". Richard Zéboulon aime à citer cette définition que donne de lui son ami... Hugues Martin. Son ami ? Eh oui, Richard Zéboulon en a encore chez les locataires du Palais Rohan. Ils sont en réalité peu nombreux et le premier adjoint d'Alain Juppé fait figure d'exception, Richard Zéboulon étant en règle générale persona non grata à l'Hôtel de Ville. Cet éternel rebelle mène une guerre acharnée contre les incivilités, les difficultés à circuler en vélo, la

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

mal-bouffe, le relâchement des mœurs comme les atteintes au patrimoine. Une moto mal garée, un trottoir transformé en souk le révoltent autant que le projet de construction d'un parking place Charles Gruet. Parmi les cibles de son tir aux pigeons, aux allures de manège désenchanté, les élus sont en première ligne. Mais ses attaques se concentrent sur ce qu'il considère comme les vrais responsables de tous nos maux : les fonctionnaires des collectivités locales comme de l’État. Le discours de Richard Zéboulon est sans concession : les politiques ne sont que des marionnettes, les tireurs de ficelles se cachent dans les rangs de la haute administration. Pour donner du poids à ses combats, il fait appel à ses amis, rebelles comme lui, Yves Simone ou Michel Sufran, qui partagent ses valeurs. Si la fontaine Walras comme la place Charles Gruet ont été sauvées, tous les combats de Richard Zéboulon ne sont pas couronnés de succès. Le revers le plus cuisant a été sa condamnation par la justice pour avoir traité de "connard" un cadre de l'administration municipale sur son blog aujourd'hui en sommeil. Richard Zéboulon a dû casser sa tirelire pour payer les frais de la procédure. Beaucoup de ses amis lui ont envoyé des chèques de soutien. Qu'en a-t-il fait ? : "Ils sont chez moi, je les ai encadrés, en souvenir".


dossier

Fabienne Vassel, elle connaît ses dossiers

C'

est avec Patrick Laffargue, l'une des GG les plus redoutées dans le quartier de la Bastide. La rive droite bordelaise a toujours été rebelle et Fabienne Vassel en est la digne représentante. Même si elle manque parfois de diplomatie, elle connaît ses dossiers, ce qui la rend crédible auprès de ses interlocuteurs. Tous ses combats pour défendre les quartiers de la Bastide n'ont pas tous abouti aux résultats escomptés. Elle est toutefois heureuse d'avoir contribué à la mise en place de murs anti-bruit dignes de ce nom le long des voies de communication. Avec l'association Cap Bastide, elle a obtenu que les règlements d'urbanisme soient plus contraignants pour les promoteurs (hauteur des nouvelles constructions revue à la baisse).   Fabienne Vassel ne fait pas mystère de ses sympathies pour la gauche. S'il elle a été un temps très proche du PS, elle ne l'est plus. Elle s'en est éloignée pour ne pas renoncer à sa liberté de parole. Le PS ne l'a pas retenue, estimant cette militante trop indisciplinée. Sur un dossier comme celui du nouveau pont Chaban, Fabienne Vassel a du mal à comprendre que ses "camarades" socialistes l'encouragent à taper fort sur le vice-président de la CUB et à épargner son président !

Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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Dossier

Patrick Laffargue, le rouscailleur

«C

'est vrai, je rouscaille souvent, il m'arrive d'engueuler tout le monde mais si je le fais c'est que j'ai mes raisons». Patrick Laffargue assume sans état d'âme son statut de grande gueule. À la Bastide, on l'aime bien (air connu). Il est célèbre pour ses interventions musclées, lors des réunions publiques. Elles sont attendues et lorsqu'il n'est pas là pour faire entendre sa grosse voix, chacun convient qu'il manque quelque chose à la soirée. Comme la plupart des GG recensées, Patrick Laffargue est soucieux du bien vivre de son quartier et ses colères éclatent lorsqu'on y porte atteinte. De gauche, de droite, modeste employé de mairie comme Maire de Bordeaux, tout le monde en prend pour son grade, dès qu'il estime que la patrie bastidienne est en danger. Alain Juppé bénéficie d'un traitement de faveur, Patrick Laffargue le reconnaît : «quand il le mérite, il prend son avoinée comme les autres. En public, je lui dis Monsieur le Maire et je le vouvoie, en privé j'ai pas peur de lui dire : "attention, là tu fais des conneries".» La seule qui échappe à son courroux, c'est Muriel Parcelier, la maire adjointe de la Bastide : «elle, je l’adore, je marche au feeling et je ne veux pas la bousculer». Patrick Laffargue, grande gueule et galant homme.

Patrick Hourquebie,

agitateur d'idées

"A

gitateur d'idées" : La Fnac s'est arrogé ce titre mais il convient très bien à Patrick Hourquebie. Son domaine d'activité et de prédilection (le livre, le disque, la diffusion de la culture...) l’y incite. Tout au long de sa carrière, Patrick Hourquebie n'a jamais manqué d'idées, prétextes à secouer tous les cocotiers trouvés sur sa route. Fonceur, il a bousculé les habitudes en mélangeant culture, littérature et vins avant que l'on envisage de construire le temple du dieu Bacchus à Bacalan. Sa GG, il est arrivé que Patrick Hourquebie se la casse. Son échec pour conquérir la rive droite (implantation de l'ancienne gare

d'Orléans) et la fermeture de son Alice Médiastor à Bordeaux Lac en sont des exemples. Même dans l'adversité, il garde un panache digne de Don Quichotte. À défaut d'être le premier à Bordeaux, Patrick Hourquebie l'est devenu au Cap Ferret et à Arcachon. Son arrivée sur le Bassin a donné lieu à quelques coups d'éclat dont il a le secret. Ses engueulades avec le maire d'Arcachon ont provoqué de belles vagues. Patrick Hourquebie est un iconoclaste, il a pris de court tous ses amis du Ferret en annonçant son vote en 2012 pour François Hollande (son pote de promo à HEC). Comme personne ne l'a cru, cela lui a évité de se fâcher avec eux.

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dossier

Richard Muairon,

avis de tempête !

GUY SUIRE, les mets, les mots

G

uy Suire est un épicurien. Un épicurien des mots et des mets. Un homme de lettre avec un bon coup de fourchette. Personnalité bordelaise haute en couleur, Guy Suire est un défenseur de son patrimoine immatériel, en quelque sorte. Pour le présenter, trois volets sont nécessaires. Entrée, plat, dessert. Trois chapitres, si l’on veut. Il y a d’abord le journaliste. Radio, télévision, presse écrite. Guy Suire a dirigé l’atelier de création de Radio France en Régions et tient sa généreuse chronique « Des mots d’ici », chaque samedi depuis 25 ans dans les colonnes de Sud-Ouest. Ah, le Sud-Ouest… Le sujet de ses bouquins. Dans ses ouvrages, la cuisine est à l’honneur, en témoignent ces titres : La cuisine des fonds de tiroirs (2009, éd. Confluences), Le petit livre des gourmandises et friandises du Sud-Ouest ( 2012, éd. Confluences) et sa collaboration aux Quatre saisons gourmandes d’Aquitaine (2008, éd. Confluences). Écrits avec humour et générosité, ces livres sont des manifestes contre le prêt-à-manger. Et puis, il y a l’amoureux des mots et des expressions, l’auteur de Pougnacs et margagnes, dictionnaire définitif du bordeluche chez Mollat en 2011. Le parler, le franc parler, il le cultive dans son théâtre. Troisième corde à l’arc de ce bordelais de cœur. Le premier café-théâtre de province, l’Onyx, né en 1967, voit encore passer sur ses planches des textes anticonformistes.

Q  

uand on a la stature de Richard Muairon, le coup de gueule s'apparente à un avis de tempête. Une soufflante qui part de sa hauteur (environ 2 mètres) fait forcément du bruit. Chef d'entreprise (patron de la SBI Meneret, spécialisée dans le négoce de bois tropicaux) Richard Muairon a un gros défaut : il sait de quoi il parle et comme il connaît beaucoup de choses, il a du mal à supporter de voir des ignorants asséner des âneries. Sa voix de stentor a fait de lui le plus craint des avocats de la filière bois à Bordeaux. Ses altercations avec les responsables d'un port maritime paralysé par le corporatisme des dockers sont restées dans la mémoire syndicale. Homme de culture, Richard Muairon et son épouse (qui a fait carrière dans le monde de l'édition), se sont lancés dans une nouvelle aventure : la création d'une librairie dans l'ancien bateau de croisière, l'Aliénor. Une fois transformé, ce bateau-lire sera amarré au nouveau ponton installé sur la rive droite. Moins consensuel que Bernard Pivot, Richard Muairon compte animer des rencontres littéraires en laissant libre cours à ses goûts et humeurs. Ça devrait dégager !

Hervé Valverde

Quand on connait Eliane sa maman (restauratrice à la Bastide), on sait d'où vient le tempéramment de feu de son fils Hervé. Chez les Valverde quand ça va pas on n'hésite pas à le dire. Dans son très select « le Bistro du sommelier » de la rue Georges Bonnac, Hervé Valverde partage avec ses clients quelques coups de gueule retentissants. Pour la défense du petit commerce indéIl figurait en 2011 dans le magazine l’Express à pendant ou dénoncer la rubrique « Les mécontents de Bordeaux. » l'absurdité de certaines Il côtoyait Fabienne Vassel, Stéphane Pusateri décisions administratives, et le bloggeur le plus irrévérencieux de la ville : il n'a pas son pareil... Avec Alain Youpi. Président d’Emmaüs Gironde , sa tchatche, il mériterait Patrick Lafargue a son franc parler et plaide de rejoindre la dream la cause des exclus avec fougue et parfois team de RMC. quelques débordements d’énergie. Il compte quelques inimités dans le petit monde caritatif bordelais.

Pascal Lafargue

Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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Dossier

GUY LENOIR, l’engagé

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ISABELLE KRAISER,

la femme pressée

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ondateur et directeur artistique de l’association Migrations Culturelles Aquitaines Afriques, Guy Lenoir se bat pour la reconnaissance de l’art contemporain africain depuis plus de 25 ans. Connu à l’international, il reste une figure bordelaise majeure, décrit comme un homme « entier, sincère, pugnace avec un sacré caractère ». Créée en 1989, MC2A a pour volonté de donner une visibilité aux expressions artistiques africaines issues de la création contemporaine ou héritage de sa diaspora. Après dix années passées rue Ferrère, l’association est aujourd’hui au 44 rue du Faubourg des Arts. C’est un lieu d’exposition mais aussi d’accueil. Accueil, une idée chère à Guy Lenoir qui attend avec impatience la prochaine réforme sur le droit de vote aux étrangers. Altruiste, généreux, ouvert et friand de métissage, Guy Lenoir aime la sincérité. Utopiste ? Non, humaniste. « Ma cause est de participer à l’invention d’un nouveau monde, basé sur la créativité et le partage », explique cet admirateur de Nelson Mandela. Sa devise ? « Aides-toi, le ciel t’aidera » …

rtiste, plasticienne, performeuse, photographe… Isabelle Kraiser est une bordelaise no limit. Sa vertu préférée ? « L’amour inconditionnel ». Ses héros dans la réalité ? « Géronimo, Amma, le Dalaï Lama ». Bordelaise d'adoption, Isabelle Kraiser parle aujourd’hui de Bordeaux comme de « sa » ville : « elle me donne beaucoup et je le lui rends bien... Il faut toutefois la quitter pour l'aimer encore plus. Elle est belle, douce, lumineuse, à taille humaine ». Avec un DUT carrières sociales en poche, elle trouve sa place dans le milieu associatif et culturel. Elle participe à la création de Rockotone :« à l'époque, Noir Désir avait gagné le premier tremplin rock à la MJC du Grand Parc, se souvient-elle, et comme nous « les Le mentor de la nouvelle chaîne de restaurants n'avions pas d'argent, on leur doit toujours un 45 tours ». De là elle e dans sa poche. Il est langu sa pas n’a » t Régen s Bistro touchera à la bande dessinée, travaillera deux années chez Bulle ents en aujourd’hui à la tête d’une douzaine d’établissem place du Parlement et co-organisera la venue de Tintin en gare me, l’hom e rendr t devrai qui te réussi belle Une e. Franc de Bordeaux avec Casterman et les studios Hergé. Et ce n’est pas plei2008, de ipales munic ancien candidat aux élections tout… Elle monte au sein de la DRAC l’association BD Aquitaine ’il lorsqu que ent vraim sera le ne Il ux... heure nement qui promeut les artistes régionaux. d’atfile une nts verra à la porte de ses établisseme Ces amis disent d’elle qu’elle est imprévisible, y compris dans ses tente comparable à celle de l’Entrecôte... Avant colères. Elles ne durent jamais longtemps, son accent chantant et son cela, la bagarre continue. Faut que ça saigne ! humanisme débordant prennent vite le dessus

Marc Vanhove

Daniel Korber Un homme de communication qui a mis son savoir et son carnet d'adresses au service des deux causes qui lui tiennent le plus à cœur : la défense du patrimoine bordelais et éviter que la ligne D du tram ne se fasse comme prévue. La famille Korber est propriétaire du Petit Hôtel Labottière (rue Francis Martin, près du Jardin Public), parfait exemple de ce qu'il convient de faire lorsqu'on veut réhabiliter un bâtiment ancien. Pour le tram, son idée est d'étudier, de façon plus sérieuse que cela ne l'a été fait par la CUB, un tram circulant sur une voie unique dans les endroits les plus étroits de l'itinéraire. La G.G. de Daniel Korber n'a pas permis de faire bouger les lignes... la ligne.

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

Nini des Capus Pourquoi Nicole Lucas, marchande des quatre saisons aux Capucins et mémoire - très vive- de ce quartier, a été plébiscitée par tous ceux qui la connaissent pour figurer dans cette liste de GG Bordelaise ? Quand on se pose cette question c'est qu'on ne la connait pas... encore.


dossier

Jean-François Clédel,

un patron de chocs

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Stéphane Pusateri,

Juppé a du mal à le saluer

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ean-François Clédel est devenu Président du MEDEF de la Gironde en 2011. Son prédécesseur, Pierre Goguet, avait plongé cette institution patronale dans une douce torpeur. Le nouveau venu a brutalement réveillé la belle endormie. Avec lui, aucun sujet n'est tabou, la langue de bois et le politiquement correct ne sont plus le style de la maison. Sa conférence de presse de présentation restera dans les annales. Jean-François Clédel venait de rencontrer Vincent Feltesse quelques jours auparavant et il a rendu compte de son entretien en ces termes : "Je me suis senti méprisé par un interlocuteur irrespectueux et sectaire". Ses propos ont été rendus publics et le Président de la CUB a rétorqué : "Monsieur Clédel est néfaste pour la cause d'une entreprise qu'il est censé défendre". Voilà qui crée des liens !

téphane Pusateri ? On l'entend moins qu'à une époque, il a dû prendre du recul ou il manque de sujets". Voilà ce que l'on entend dans les milieux généralement bien informés. L'intéressé s'amuse qu'on le pense en semi-retraite. Il explique sa relative discrétion du moment : "j'ai plusieurs fers au feu, mais pour les faire avancer, je sais quand il faut faire parler de soi et se faire oublier". Fin tacticien, communiquant hors pair, Stéphane Pusateri est président de l'association des riverains et résidents de Bordeaux depuis 20 ans. Il est connu pour ses combats -souvent véhéments- contre tout ce qui trouble l'ordre public, la sécurité et l'environnement. Règlement-règlement, telle est la devise de cet empêcheur de faire du bruit en rond. Il s'est fait, à ce titre, beaucoup d'amis, notamment en centre ville, mais aussi de redoutables détracteurs parmi les cafetiers et restaurateurs contraints de la mettre en sourdine. Les résultats dont Stéphane Pusateri Celui que l’on surnomme «Le Pépère», nom est le plus fier ? L'accès réglementé dans l'hypercentre-ville. À ses yeux, les mesures coercitives (les bornes escamodonné à son bar à vin de la rue Georges Bonnac, ne tables) devraient s'étendre à d'autres quartiers. Sa petite demande qu’une chose : qu’on le laisse travailler en paix et qu’il n’ait pas à hausser le ton pour y fierté, c'est d'avoir reçu à son domicile, en 2008, les deux candidats aux élections municipales. Ce franc tireur n'est arriver. Malheureusement pour lui, des administrations (État, ville, Sacem...) tatillonnes engagé dans aucun parti, tout en rappelant qu'il a des idées et sectaires lui empoisonnent la vie. mais qu'il les garde pour lui. Recevra-t-il à nouveau en mars Résultat, coiffé de son célèbre prochain les deux prétendants à la mairie ? Serge Pusateri est chapeau, le Pépère fait de dubitatif : "Feltesse, je ne sais pas mais Juppé ça m'étonnerait. En ce la résistance. moment, il me bat froid, il a du mal à me saluer. Il faut dire que je suis sur un dossier qui le contrarie beaucoup". Lequel ? Mystère ! ††http://bordeaux33.blogs.sudouest.fr/

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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Alriq : la Guinguette a fermé ses volets COMMERCE Depuis le 19 juillet, la guinguette des bords de Garonne est fermée pour non-respect des règles d'hygiène. Les amoureux des lieux ont du mal à digérer cette sanction administrative.

«L

a solution à mon problème ? Elle est en moi, mais je ne suis pas actuellement capable de la trouver». Alriq n’a pas le moral et le rhume carabiné qui l’handicape en cette veille des journées du patrimoine n’arrange rien à l’affaire. «Patrimoine», sa célèbre Guinguette des bords de Garonne mériterait presque d’y figurer et d’être sauvegardée à ce titre. Ce lieu insolite, hors du temps, des modes et des règlements, se croyait à l’abri d’une descente de la police de l’hygiène. Cette opération s’est pourtant effectuée le 19 juillet et les narines des fins limiers du service de la Préfecture ont été chatouillées à plusieurs reprises au cours de leur inspection. Le chantier de nettoyage du restaurant et la mise aux normes de ses installations étaient tels qu’ils ont pris la décision la plus radicale : la fermeture immédiate et sine-die de l’établissement. L’annonce par les médias qu’Alriq n’était pas dans les clous n’a pas surpris grand monde et notamment ses plus fidèles clients. Tous les amoureux des lieux admettent que le travail au grand air dans les cuisines et le service des plus folkloriques concourraient à l’originalité de la formule. Chez Alriq, il fallait s’armer de patience pour être servi, nettoyer verres et couverts avant le repas, accepter de manger tiède et payer une facture approchant celle d’un «gastro»... Mais en contrepartie, quel dépaysement et quel bonheur d’être au milieu de nulle part. De là à risquer l’indigestion à chaque repas, sûrement pas. En tout cas personne ne s’est plaint à ce jour de tels désagréments.

î  Les mêmes règles pour tous

Il n’empêche que les règles d’hygiène sont les mêmes pour un trois étoiles que pour la plus modeste des guinguettes. Alriq se trouve dans l’obligation de renouve-

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013


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Alriq

ler son matériel de cuisine défectueux, de soigner la conservation des denrées alimentaires et de nettoyer de fond en comble ses installations. Ce genre de sanction n’arrive jamais au bon moment mais pour Alriq, sa fermeture administrative tourne à la catastrophe. «Nous avons vécu un démarrage fracassant et on nous a fracassés» résume-t-il avec le peu d’humour qu’il lui reste. L’été 2013 demeurera dans les annales comme l’un des plus ensoleillés qu’on ait connu à Bordeaux et nul doute que la Guinguette de la rive droite n’aurait pas désempli. La contrariété a été maximale si l’on sait qu’Alriq avait décidé de se séparer de son restaurant après le coup de feu estival.

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quartier

«Nous avons

Cela faisait longtemps qu’il y songeait, lui qui tient cet établissement à bout de bras depuis 23 ans. Des repreneurs se manifestaient régulièrement sans succès, la dernière offre semblait être la bonne. La Guinguette ne sortait pas de la famille puisque c’est sa nièce qui reprenait le flambeau. Alriq avait prévu un départ sur la pointe des pieds après une période de transition. De son côté, sa nièce, propriétaire du café Ballon aux Chartrons avait vendu au mois de juin son affaire. Adieu veaux, vaches, cochons... Tous ces projets sont suspendus. Tout va dépendre des capacités d’Alriq à rassembler les fonds nécessaires pour effectuer les travaux de remises aux normes. À l’entendre, la facture n’est pas rédhibitoire, ce qui manque c’est son envie de mener cet ultime combat. Pour l’heure, sur le site, rien ne bouge. Conscient de l’état de sa quasi dépression, tous les amis d’Alriq ont battu le rappel pour l’aider à surmonter cette mauvaise passe. Un Comité de soutien (Les compagnons du fleuve) a été créé, les réseaux sociaux ont été mis à contribution. En coulisse, le roi de la com’, Philippe Barre, patron de la puissante maison Darwin située à quelques pas de là, manage le dossier Alriq avec le professionnalisme qu’on lui connaît. Quand Alriq va-t-il être en mesure de remettre le couvert ? Nul ne le sait et surtout pas lui et c’est bien cela qui rend les orphelins de sa Guinguette bien pessimistes.   ††Pour suivre l’actualité «Guinguette» :

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La Bastide n’est pas tombé dans le panneau...

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Welcome to Bastide mister Shakespeare !

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Attention, les Loupiots sont lâchés !

14 comptoirdelabastide@orange.fr

117, avenue Thiers - 33100 BORDEAUX - 05 56 40 15 47

Le ponton Montesquieu arrive à bon port

lundi : 15h 19h, mardi 10h 19h, mercredi jeudi vendredi : 10h 13h30-15h 19h,samedi : 11h18h

Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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Bastide

La Bastide n'est pas tombée dans le panneau ! VOIRIE Au départ, une bonne idée : remettre de l'ordre dans la signalétique installée sur la voie publique. À l'arrivée un imbroglio qui fait débat dans le quartier de La Bastide.

T

out est parti d'une rencontre entre une société de communication, SICOM, et le club des entreprises du secteur Bordeaux Maritime désireux de disposer d’une signalétique commerciale standardisée. Jusqu’alors, commerçants, artisans et chefs d'entreprise, avaient leur propre pancarte pour conduire à bon port visiteurs, clients ou fournisseurs. Il y en avait pour tous les goûts, toutes les couleurs, toutes les tailles. C'est là que la société SICOM a été convaincante en proposant au club des entreprises locales de mettre en place une signalétique professionnelle. Le deal commercial était le suivant : la société vendeuse d'espaces prenait à sa charge la fabrication, la pose et l'entretien des panneaux indicateurs, en contrepartie, elle vendait aux entreprises le concept. Cerise sur le gâteau, le logo du club d'entreprise figurait sur les potelets. La ville de Bordeaux donnait son accord pour ce pacte qu'elle pensait gagnant-gagnant. Dès 2011, d'élégants poteaux indicateurs ont été scellés dans le sol en fonction des contrats passés avec les enseignes intéressées par ce

Que se passerait-il si demain tous les commerces ou presque voulaient figurer en bonne place ?

service. Celles qui n'ont pas mordu à l'hameçon ont conservé leur propre signalétique et l'harmonisation promise laisse encore à désirer. Fort de ce premier succès, la société SICOM a voulu étendre son business sur la rive droite. Et c'est là que les problèmes ont commencé. La première difficulté tient à la nature des lieux où sont implantés ces panneaux. Ce qui se conçoit dans une zone d'activités est plus difficile à admettre en milieu urbain. L'efficacité de ces panneaux indicateurs n'est

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

Un exemple de poteau retiré dans les meilleurs délais. On ne sait pas si la SICOM compte revenir à la charge.

pas ici démontrée. Quand on est perdu dans la pampa, on est content de trouver ce genre de repère. Mais en centre ville, quel intérêt y a-t-il comme c'est le cas, avenue Abadie de trouver une indication "permis bateau". Le système consistant à ne signaler que les commerces et activités qui paient leur octroi a lui aussi ses limites : que se passerait-il si demain tous les commerces ou presque voulaient apparaître en bonne place. Autre grief : la caution de cette opération (le club d'entreprise Bordeaux Maritime) figure sur tous les panneaux. Or, ce club n'existe plus puisqu'il s'appelle désormais Club des Entreprises de Bordeaux.

î  Pas d’autorisation ?

Trois petits tours et puis s'en vont... Ces panneaux sont appelés à disparaître. Certains ont été enlevés très rapidement, notamment celui planté au pied de l'église Sainte-Marie

D'autres, plus éloignés de la place Stalingrad, faisaient de la résistance. La société SICOM a confondu vitesse et précipitation dans la vente de ses espaces publicitaires. Elle les a installés sans en avoir les autorisations. Quand on sait ce que la ville demande aux commerçants, et notamment aux restaurateurs, pour occuper le domaine public (terrasses, tableaux indicateurs...), Savoir que la SICOM posait ses lucratifs supports (trois panneaux coûtent 2 000 € pour trois ans) sans en payer le prix a déclenché la colère des commerçants bastidiens qui ne participaient pas à l'opération. Opération blanche ? On le saura si la SICOM rembourse ses prestataires, ses commerciaux et les commerçants ayant participé, sans le savoir, à ce vaste coup de bluff. F.P.


Bastide

Welcome to Bastide mister Shakespeare ! THÉÂTRE Le Poquelin n'est plus seul ! Un second théâtre s'installe à la Bastide... et donnera des pièces en langue anglaise !

«T

he little cat is dead ! » ou «  but what would he do so in this mess ». Voilà les célèbres répliques de Molière -in english- que nous allons peut-être entendre dès ce mois d’octobre, dans un tout nouveau théâtre : le  English Com’Eddy Théâtre. Eddy Radburn en est le directeur. Il est lui-même auteur dramatique, metteur en scène et formateur. Il est assisté de Karinne Michel, biographe, scénariste et écrivain public. Ces deux passionnés de théâtre ne sont pas inconnus à Bordeaux puisqu’ils ont œuvré pendant sept ans sur la rive gauche. Cette adresse culturelle, avec sa cinquantaine de places, ne sera pas uniquement un théâtre comme un autre. Il s'agira d'un centre de formation à l’apprentissage et au perfectionnement de la langue anglaise, avec comme outil pédagogique la forme théâtrale

comique. Les deux pugnaces créateurs de ce nouveau lieu veulent en faire un endroit accueillant, convivial, de détente et d’humour, à en croire les projets artistiques qui passent à cent à l’heure dans leurs têtes. Ils misent également beaucoup sur l’aménagement de cet espace -aussi bien la décoration et l’accueil- que sur la création de spectacles et d’activités de formation linguistique. « On s’amuse mais c’est du sérieux » aime à dire Eddy. Good luck !  JCM

††English Com’eddy théâtre 2bis rue de la Benauge Bordeaux Tél : 06 60 43 17 23 www.coursanglaisbordeaux

PUBLI-RÉDACTIONNEL

ERA Rive droite, l'agence coup de cœur

A

une époque où tout incite à l'uniformisation, celles et ceux qui se singularisent sont rares et méritent à ce titre d'être salués à leur juste valeur. Laurent Boudaud fait partie de ces chefs d'entreprise qui affichent leur volonté de gérer autrement leur société dans un secteur (les transactions immobilières) encore très conventionnel. Les méthodes de travail, la politique de communication adoptée par l'agence ERA Rive droite, le choix de ses visuels, la présentation des biens immobiliers mis en vente... tout a été (re)pensé pour sortir des sentiers battus. Cette politique commerciale différente s'avère payante aussi bien en interne que vis à vis de la clientèle. "L'équipe d'ERA Rive droite qui m'entoure adhère à cette démarche qui s'avère très mobilisatrice des énergies et des capacités de travail de chacun" se réjouit Laurent Boudaud. Après une année d'activité, les premiers résultats sont très prometteurs. Avec 320 mandats de vente actifs, l'agence de l'avenue Thiers se situe régulièrement

aux meilleures places dans le classement des 400 agences ERA de l'hexagone. L'ensemble du marché immobilier est abordé à travers trois pôles : les ventes résidentielles (dans le secteur de la Bastide, Cenon, Floirac et Lormont) mobilisent sept négociateurs, le secteur de l'Entre-deux-mers, cinq conseillers et le marché destiné aux professionnels (bureaux, entrepôts, fonds de commerces...) emploie trois personnes. Enfin, deux négociateurs gèrent le service locations. L'équipe est évidemment à votre disposition pour tout projet immobilier.   Comme on ne change pas une équipe et une méthode qui gagnent, Laurent Boudaud entend poursuivre et amplifier cette politique ambitieuse de développement. ERA Rive droite n'a pas fini de nous surprendre.   ††ERA Rive droite 49, avenue Thiers 05 40 12 94 40 www.era-rivedroite.fr

Laurent Boudaud et ses collaborateurs placent régulièrement l’agence ERA Rive droite en tête du classement national.

Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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Bastide

Attention, les Loupiots sont lâchés ! THÉÂTRE Une troupe de minots de la Bastide découvre le théâtre avec la troupe des Loupiots, leur appétit d'apprendre est… féroce

L

es Loupiots... pas d'inquiétudes, ce ne sont pas des animaux sauvages mais un groupe de gamins, de mouflets ou de gosses, comme on veut, qui animent le quartier de la Bastide en découvrant l'art théâtral. Elles et ils, se prénommentLéa, Louise, Matys, Gabin, Angelo, Emilie, Salomé, Zoé, Dylan, Charles... Ils sont au nombre de trente. Ils habitent tous ce même quartier. Cette compagnie de jeunes a été créée depuis trois ans, à l’initiative de JeanClaude Meymerit et sous la responsabilité du Poquelin Théâtre (en partenariat avec les établissements scolaires). La troupe juvénile a déjà donné plusieurs spectacles en plein air (au Jardin Botanique, sur le parvis de la Maison cantonale ainsi que dans la rue lors de visites historiques du quartier). Alors que certains jeunes répètent à la Maison cantonale tous les mercredis après-midi, d’autres, collégiens à Léonard Lenoir, répètent dans leur établissement. Ceci n’est qu’un début. De nouveaux partenariats devraient s’établir, des contacts sont pris. Ne peut-on pas envisager d’avoir demain des troupes dont le nom rappellera leur lieu de pratique : "les Loupiots Cantonale", "les Loupiots Lenoir", "les Loupiots Thiers", "les Loupiots Ellul", "les Loupiots Ste-Marie", "les Loupiots Nuyens", "les Loupiots Nuits" etc... ? Toutes les répétitions sont organisées et placées sous la responsabilité artistique d’Anthony Tricard. Rattaché au Poquelin Théâtre, il assure auprès de ces jeunes tout un travail autour de l’occupation de l’espace, de la voix et du geste théâtral. Les trois premières années d’apprentissage ont porté sur des textes de Rolland Dubillard et son théâtre dit absurde, de Federico Garcia Lorca pour son écriture poétique et d’Yves Robert pour l’occupation de l’espace et du jeu corporel.. Tous ces groupes de Loupiots d’âges et de diverses provenances scolaires sont réunis et présentent collectivement le spectacle – sans qu’ils aient répété ensemble –. C’est une des grandes originalités de ce travail.

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

î  Ouvert à tous

Cette action culturelle de quartier s’inscrit dans une démarche de découverte artistique ouverte à tous, utilisant des lieux les plus variés et les plus insolites de la Bastide. Le théâtre au service de l’espace naturel ou l‘espace naturel au service du jeu théâtral ? Pour tous ces jeunes pratiquants, ces expériences sont déjà très encourageantes. On constate de très belles avancées dans leur comportement artistique et leur

manière d’appréhender le public : maîtrise du tract, adaptation immédiate aux situations imprévues et aux lieux insolites, découvertes de textes d’auteur. Voilà qui confirme que le « talent n'attend pas le nombre des années »...   Claude Deymet   ††Les Loupiots du Poquelin Théâtre Les Bains-douches 9 rue Etobon-Chenebier

Les Loupiots en pleine séance de répétition dans les allées du jardin botanique.

Le ponton Montesquieu arrive à bon port

Les spécialistes pensaient qu'un seul remorqueur ne suffirait pas pour sortir la barge des Bassins à Flot et l'acheminer sur la rive gauche. Quand à son amarrage aux deux poteaux préalable-

Grande manœuvre pour grand ponton.

ment fixés dans le lit de la Garonne, il semblait encore plus problématique. Depuis la péniche le Royal, un public de connaisseurs, monté à bord pour suivre l'approche, croisait les doigts. Il y avait parmi eux Denis Gestat, l'armateur du Royal, Richard Muairon, l'armateur du futur bateau-librairie (ex Aliénor) et Franck Jouanny, propriétaire de la péniche-hôtel, le Marco-Polo. Tous les trois sont très motivés puisque c'est sur le ponton en cours d'installation qu'ils amarreront demain leurs navires. La première tentative ne sera pas la bonne mais la seconde forcera l'admiration des spectateurs. Les applaudissements ont crépités lorsque le pilote du remorqueur est sorti de sa cabine. Il s'agit de Benjamin Casimir, le fils de Jean- Michel Casimir, l'un des plus talentueux capitaines qu'on ait vu naviguer sur la Garonne. Bon sang ne saurait mentir !


Bastide

nouveaux

commerces

Ils ont ouvert dans votre quartier...

O pizzas d’Enzo, la nouvelle pizzeria de l’avenue

Ma Cave à vins, un prénom qui va se faire un nom ! "Nicolas, voilà un prénom prédestiné pour ouvrir une cave à vins...". On se croit toujours inspiré, or il arrive qu'on ne le soit pas. Avec un petit sourire, Nicolas Laurent vous indique : "celle-là on me la fait tous les jours". Dont acte. Le benjamin des commerçants de l'avenue Thiers a bien d'autres raisons d'être caviste que son prénom. «Le vin, je suis tombé dedans quand j'étais petit» déclare-t-il à la façon d'Obélix. Son master de gestion devait le conduire dans une grande société. La bosse du commerce et l'envie de monter sa "petite entreprise" l'ont amené à bifurquer. Étudiant à la Bastide, il avait découvert ce quartier et mesuré ses capacités de développement. L'absence de cave à vins dans le secteur de la place Stalingrad l'a conforté dans son projet de s'y installer. Les premières semaines d'activité ont en grande partie validé sa démarche. Sa clientèle est à l'image de la rive droite, en pleine mutation. Les vieux bastidiens sont venus en curieux pour encourager le minot qui a osé franchir le pont.

Viennent également les néo-bastidiens qui habitent les nouvelles résidences autour du Jardin Botanique. En règle générale, ces derniers ne sont pas bordelais et sont tout heureux de bénéficier de conseils pour choisir leurs vins. Nicolas Laurent a bien sûr des Bordeaux à leur proposer, mais pas seulement. Il compte créer un effet de surprise et parie sur le besoin de dépaysement de sa clientèle. Il a en rayon des vins venus des Vallées du Rhône ou de la Loire ainsi que des produits originaux issus de vignobles de pays étrangers. Le Champagne est également à l'honneur. Il y en a pour tous les budgets : de 5,50 € pour un Petit Gris à 43,50 € pour un Carbonnieux 2004. À noter que les soirées privées de dégustation sont organisées à la demande, dans la magnifique cave voûtée de l'établissement.

††Ma Cave à Vins 3, avenue Thiers Tél : 06 33 56 83 05 www.mcvbordeaux.fr

Après avoir transféré à Saint-Jean-d'Illac son activité de cheminées et de cuisines aménagées, Joëlle Nora, propriétaire de ses locaux (situés à l'angle de la rue Bouthiers et de l'avenue Thiers) a décidé de créer une pizzéria et de la baptiser « O pizzas d'Enzo ». Après les cheminées, place au four ! La transformation du local ne laisse aucun doute sur cette nouvelle affectation. À la mi-septembre, il manquait pourtant les tables et les chaises pour accueillir les clients mais rien ne pressait vu que la Licence II était en cours de délivrance. Pas de licence, pas d'autorisation de service en salle. Les tout premiers clients d'Enzo ont dû emporter avec eux les productions maison. Les pizzas sont en haut de l'affiche, et tous les accommodements sont prévus pour ne pas dépayser les amateurs. De copieuses salades et des préparations à base de pâtes fraîches figurent également à la carte ainsi que des desserts. À noter que le samedi soir et le dimanche midi, O Pizzas d'Enzo fait rôtisserie. Aux fourneaux s'affaire un duo composé de Patricia et Nicolas. Stéphanie est chargée du souriant accueil et du service en salle, quand salle il y aura !

††O Pizzas d’Enzo 1 rue Bouthier Tél : 09 67 34 02 24

Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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bordeaux quartiers

Les Bassins à flot très vasouillards URBANISME Alors que les programmes immobiliers s'élèvent à la vitesse grand V tout autour des Bassins à flot, l'environnement du quartier est loin, très loin de correspondre aux plaquettes promotionnelles vantant ses charmes.

L’

avenir annoncé comme radieux de ce site semble incompatible avec l’état de quasi abandon dans lequel se trouvent les Bassins à flot, leurs abords et les écluses d’accès. Il suffit que les coefficients de marée soient faibles pour mesurer les dégâts. Le premier Bassin est touché par un envasement chronique. La Dame de Shanghai est la dernière victime de ce cloaque. L’énorme péniche, restaurant-discothèque, avait prévu de longue date de sortir des bassins pour effectuer une visite de contrôle obligatoire. Pour être sortie de l’eau, elle doit rejoindre un chantier accessible depuis la Garonne. Tout était programmé pour que cet impondérable soit le moins impactant sur l’activité de l’établissement. Rien de ce qui était prévu n’a pu être respecté, la gangue de vase qui encercle le navire l’empêche de rejoindre l’écluse. Quand la manœuvre pourra-t-elle se faire ?  On ne le savait pas début septembre vu que le désenvasement du port n’avait pas encore débuté. On parlait au mieux de l’automne, avec cette crainte d’une sortie sans retour. Crainte fondée, vu que le curage du Bassin n’est pas le seul travail d’Hercule à mener. Les deux écluses d’accès ont elles aussi besoin d’une remise en état. L’une a déjà été fermée avant l’été, pendant plusieurs mois, pour des travaux de consolidation et d’évacuation des sédiments. L’intensité avec laquelle ce chantier a été mené n’a pas dû être à la hauteur des enjeux puisque une nouvelle fermeture est annoncée d’une durée équivalente. Quant à l’autre écluse, la hauteur de la vase solidifiée est telle que l’on pourra bientôt aller à pied d’un bord à l’autre. Plus au fond des Bassins, là où sont amarrés les bateaux de plaisance, la situation est aussi alarmante. Il arrive que le niveau d’eau baisse brutalement, ce qui oblige les propriétaires de bateaux à surveiller les amarres constamment pour éviter la «pendaison» ! Les six mois de fermeture de la seule écluse en activité, sont autant de temps où les bateaux seront prisonniers des Bassins. Un plaisancier

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

privé de sortie, c’est contrariant, mais pour un chef d’entreprise qui a besoin de ces va-et-vient pour travailler, c’est catastrophique. Pierre Jeliazovski (le patron du Compas Marin) n’est pas homme à se lamenter, mais là il reconnaît que l’annonce du blocage des écluses s’apparente pour lui comme une double peine. Plus aucun bateau ne pourra entrer ni sortir de son chantier autrement que par un coûteux transport terrestre. Cela équivaut pour lui à une mort par asphyxie. Le sourire -jaune- revient lorsque l’on évoque avec lui le projet de créer un autre chantier naval à Bacalan réservé aux yachts de luxe. «Vous imaginez un bateau de plusieurs millions d’euros s’aventurer dans une pareille zone, on a beau avoir

un site aussi exceptionnel que ce port en centre ville, tant qu’il sera dans cet état là, comment voulez-vous être un temps soit peu crédible ?  ». Il garde un peu d’espoir avec ce raisonnement : «si les investisseurs qui sont derrière ce projet arrivent à faire bouger les choses, je serais le premier à les féliciter».

î  D es lourdeurs

administratives

Bassins qui s’envasent, quais à l’abandon, écluses qui fuient, environnement dégradé, usagers mécontents... Que faire, que dire ? Toutes les victimes de ces dysfonctionnements se tournent vers l’unique responsable : le Grand Port Martime de Bordeaux. Et les commentaires sont unanimes : pris individuellement, les hommes qui composent les services du

Une modeste pelleteuse pour nettoyer toute une écluse, on comprend que le GPMB n’ait pas terminé à temps son chantier et qu’il soit dans l’obligation de condanner à nouveau l’accès au bassins à flot.


GPMB sont, en règle générale, disponibles et compétents, mais dès que l’on s’adresse à l’entité GPMB, on découvre la lourdeur administrative de «l’institution», son incapacité à communiquer et son manque de réactivité. La «machine» GPMB devrait pourtant mesurer l’urgence qu’il y a à solutionner les problèmes récurrents qui se posent. Un appel d’offre a été lancé auprès de sociétés susceptibles de gérer en direct le port de plaisance. Deux candidats -sérieux- sont en finale, le lauréat du concours est censé débuter les travaux de modernisation du port au printemps prochain. On le voit mal investir ses fonds propres dans des eaux... aussi sales. L’exigence de qualité risque de s’intensifier dans les mois à venir. Les apparte-

ments avec vue imprenable sur les Bassins à flot se sont vendus à des prix qualifiés d’exorbitants par les spécialistes du marché immobilier bordelais. Ils le seront d’autant plus, si du haut des terrasses végétalisées, leurs propriétaires découvrent le spectacle tel qu’il est aujourd’hui. Pour les promoteurs de l’hôtel de grand luxe qui est annoncé, comme pour les mécènes qui ont misé gros dans le Centre Culturel du Vin, il serait préférable que des améliorations soient apportées avant la mise en service de ces équipements. Mairie de Bordeaux, CUB et Région font front commun pour obliger le GPMB à entreprendre ce que de modestes plaisanciers et chefs d’entreprise ne peuvent pas obtenir. La CUB et la Région cherchent un terrain pour reloger provisoirement le Compas Marin. La CUB et la Ville s’efforcent de trouver dans les meilleurs délais une solution définitive pour le pont tournant sur lequel le tram est censé circuler. Il est vrai que tant que cette situation ubuesque perdure, Ville et CUB auront du mal à exiger du GPMB, rigueur et efficacité. La solution ? Le Président de la Région ne cesse de la réclamer. C’est d’obtenir un transfert des compétences du GPMB au profit du Conseil Régional «Rousset à la barre», tout le monde le demande ! F.P.

chartrons &bacalan

un site aussi exceptionnel que ce port en centre ville, tant qu’il sera dans cet état là, comment voulez-vous être un temps soit peu crédible ? » Pierre Jeliazovski

quartier

« On a beau avoir

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Le Bat Cub, quelle galère !

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Bordeaux 2013 : un millésime annoncé en berne

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Bateaux de croisières, le débarquement américain

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Centre Leclerc Saint-Louis, en cure de jeunesse Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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Chartrons&Bacalan

Les Bat Cub, quelle galère ! TRANSPORTS L'Hirondelle n'a pas fait le printemps, et encore moins l'été. Avec la Gondole, on se gondole... Les navettes de la Cub sont à la dérive !

S

i la presse se plaît à remplir ses colonnes en relatant les péripéties des trains qui arrivent en retard, les médias locaux ont trouvé dans les navettes de la Cub des alliés fidèles. Leur rocambolesque été, fait de stop and go à répétition, est d'autant mieux venu que la période est généralement pauvre en sujets d'information. Pannes de moteur, incapacité à respecter les horaires et itinéraires prévus, collision en service avec le Pont-de-Pierre, choc avec la passerelle d'embarquement... La flottille de la Cub a enchaîné les faits d'arme, comme dans le meilleur des feuilletons. Le dernier épisode connu (le scalp d'une partie de la cabine de l'un des bateaux) donne l'impression d'arriver à la fin de la saison 1. Les deux navires ont quitté tour à tour et pour de nombreuses semaines le théâtre de leurs exploits. Sur les pontons, comme sur les quais, c'est un sentiment de regret plus que de défiance qui prédomine. Ces navettes, même perfectibles, avaient

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

séduit les bordelais et leurs allers-retours sur le fleuve devenaient familiers. La durée de leur mise en service est trop courte pour tirer des conclusions définitives sur les capacités de ces engins à atteindre les objectifs fixés à Kéolis. Peuvent-ils devenir à terme une alternative crédible aux bus ou aux trams pour les déplacements urbains ? Les septiques

Le BatCub en cale sèche, à quand son retour sur le fleuve ?

Pour les parcours les plus courts, le temps réellement à consacrer est le double de celui annoncé. notent que si la durée des trajets entre chaque station est compétitive, il faut y ajouter le temps nécessaire pour embarquer et débarquer les passagers. Or,

pour les parcours les plus courts, le temps réellement à consacrer est le double de celui annoncé. C'est notamment le cas pour la liaison Parlier/Quinconces. Il n'est donc pas surprenant que les touristes qui ne comptent pas leur temps soient devenus les clients les plus réguliers de ces navettes. Les objectifs de fréquentation seront difficiles à atteindre, surtout en dehors des périodes estivales et des vacances scolaires.

î  U n rodage trop court ?

Un autre débat porte sur le manque de fiabilité rédhibitoire de ces moteurs hybrides. Pour l'expliquer, on parle à leur sujet d'une période de rodage trop courte. Commandés en novembre 2011, baptisés en novembre 2012, ces bateaux sont arrivés à Bordeaux en avril 2013. Rappelons que Vincent Feltesse, président de la Cub les attendait le 22 novembre 2012 ! On ne peut donc pas parler de lancement prématuré. N'a-ton pas cherché à se compliquer la vie en optant pour une motorisation inédite. Là-aussi, des fusées de détresse ont été lancées par certains constructeurs, et non des moindres, lorsque le cahier des charges a été établi. Un chantier naval


Chartrons&Bacalan aussi prestigieux que le CNB a d'ailleurs refusé de répondre à l'appel d'offre de la Cub, estimant que ses exigences en terme de modernisation hybride seraient une source de déboires. Un constructeur girondin, le chantier Dubourdieu a cru pouvoir relever ce défi technologique. Encore quelques mois de galère et il ne serait pas surprenant d'entendre ses responsables paraphraser le Petit Gibus : "si j'avais su, j'aurais pas venu". Ces ratés ont bien sûr des incidences financières. Un déficit d'exploitation semble inéluctable, les factures du "garagiste" s’amoncellent, et nul ne sait encore qui va les régler. Le chantier arcachonnais comptait utiliser ces prototypes bordelais comme modèles pour séduire d'autres villes d'Europe, il va devoir différer ses démarches commerciales. La construction de ces navettes, fruits de la cohabitation politique à la direction de la Cub, a été décidée de façon consensuelle. Leurs défaillances ne devraient donc pas être utilisées comme argument dans la prochaine campagne électorale. Tout juste Alain Juppé a pris ses distances avec ces engins flottants en rappelant sa préférence pour le co-voiturage afin de réduire le trafic intra-muros. La navigation de ces bateaux est déjà tellement compliquée que leurs capitaines vont apprécier d'être épargnés par les coups de barre à droite comme à gauche !

Bordeaux 2013 : un millésime annoncé en berne VIGNOBLE Les vendanges ont débuté dans les vignobles bordelais... Comment se présente la récolte ? Les spécialistes font grise mine.

L

es violents orages du mois de juin ont fortement perturbé la floraison tardive des Merlots, provoquant pour ce cépage une coulure d’une exceptionnelle sévérité. Compte tenu de l’encépagement du vignoble bordelais, près des 2/3 des surfaces sont concernées. Comme si un malheur n’arrivait jamais seul, une attaque de grêle survenue le 2 août est venue altérer de manière plus localisée, mais significative, une partie du vignoble de l’Entre-Deux-Mers. En octobre, des Merlots fragilisés, devenus très sensibles au Botrytis, et des Cabernets extrêmement tardifs, annoncent un millésime à très faible rendement, techniquement difficile à vinifier. Si la fin de la décennie précédente a révélé deux millésimes d’exception pour les vins de Bordeaux, les trois millésimes suivants

vont contribuer à dégrader une situation économique déjà précaire depuis bientôt 15 ans. Face à une offre réduite, souhaitons que la demande se raffermisse et que les mois de septembre et d’octobre soient ensoleillés ! … François Martin www.degustation-a-domicile.com

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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Chartrons&Bacalan

Bateaux de croisières, le débarquement américain TOURISME Le Cyrano de Bergerac et la Princesse d’Aquitaine ne seront bientôt plus seuls dans le porte de la lune, la concurrence va débarquer, elle est d'origine américaine.

M

aman, les gros bateaux qui vont sur l'eau se sentent pousser des ailes... On arrive à cette conclusion en apprenant que deux nouvelles compagnies de bateaux de croisière vont s'installer dans le port de la Lune au printemps prochain. La première qui est dans la place -la société Croisieurope- était jusqu'alors basée à Strasbourg, les nouvelles venues sont américaines, il s'agit de la Viking River Cruises et de l'Uniworld. Ces deux compagnies

Les bateaux annoncés seront encore plus luxueux que ceux que nous connaissons font partie des locomotives de la profession. Les bateaux attendus seront, paraît-il, encore plus luxueux que ceux que nous connaissons. Les programmes pré-établis vont se chevaucher, vu les escales annoncées : Bordeaux, Pauillac, Libourne, Blaye, Cadillac. Ces destinations sont communes aux différentes flottilles, à quelques détails près. Cette multiplication de l'offre laisse penser que la demande existe, l'avenir dira dans quelles proportions. En plus de ces considérations économiques, des questions pratiques se posent quant aux capacités logistiques des quais de Bordeaux pour accueillir autant de navires. Le patron du Grand Port Maritime de Bordeaux, Monsieur Masson, s'est récemment entretenu de cette question avec le maire de Bordeaux. Un souci de plus pour le GPMB qui n'en manque pas.

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

Centre Leclerc Saint-Louis, en cure de jeunesse

I

l arrive qu'un hypermarché prenne des initiatives qui suscitent l'unanimité des commerçants et des habitants de son quartier. C'est le cas du centre Leclerc du Cours Saint-Louis. L'important chantier de rénovation lancé par ce magasin qui se targue d'être le plus ancien du Sud-Ouest (il est ouvert depuis 1973) était attendu depuis fort longtemps. Les plus sévères parlaient à son égard de "verrue du quartier". Ce qualificatif n'aura plus cours dans quelques mois, le temps pour ce centre de réaliser une transformation de fond en comble. A noter que le magasin restera ouvert durant les travaux qui vont se dérouler par étapes.


Chartrons&Bacalan

nouveaux

commerces

Ils ont ouvert dans votre quartier...

L’Effet mer... la scandinavie à l’honneur

Du chat au comptoir, un siècle d’histoire! En 1881, Rodolphe Salis fondait le célèbre cabaret Le Chat Noir à Montmartre. En juillet 2013, Cécile RenaudSalis, son arrière petite-nièce, a inauguré Le Comptoir, rue Sicard à Bordeaux. Plus d’un siècle les sépare et pourtant la même passion pour la restauration les anime! En revanche Cécile Renaud-Salis a laissé le cancan et l’absinthe à son ancêtre pour se concentrer sur un lieu dédié à la cuisine façon bistrot. Cuisine du marché, plats traditionnels et ambiance familiale garantie ! ††Le Comptoir, 10 rue Sicard

Paul Schiegnitz, un chausseur sachant chausser

«Quand je ferme une boutique, comme ce fut le cas avec mon Comptoir du cours de la Martinique, je fais la fête ; et quand j’en ouvre une nouvelle, je fais aussi la fête»... La bonne humeur de Peter Christiansen est permanente quelle que soit la conjoncture et il y avait une belle ambiance le jeudi 19 septembre pour l’inauguration de son Sild 2. Ce nouvel établissement situé aux Bassins à flot (H 21) a été baptisé « l’Effet mer ». «L’Effet mer», c’est le cuisinier de la maison qui a trouvé ce bon mot pour baptiser un restaurant-traiteur... éphémère. La nouvelle aventure de notre robuste danois connu à Bordeaux pour la sincérité de ses spécialités scandinaves faites maison (saumon fumé, hareng, boulettes...) durera jusqu’au commencement des travaux qui vont métamorphoser le quartier. Quand on a sûrement parmi ses ancêtres des Vikings, on ne s’affole pas à l’idée de devoir un jour plier bagages et reprendre la mer. P. Christiansen a dû déjà lorgner sur les bateaux du port pour ne pas être pris au dépourvu lorsqu’il devra lever

l’ancre. Quand sa dérogation d’exploitation s’arrêtera-t-elle ? Dans un an sans doute, deux peut-être. La précarité de sa situation n’est pas pour lui un handicap, c’est même une bonne raison pour se donner à fond dans son boulot. La formule reste à rôder mais P. Christiansen entend mener de front un restaurant traditionnel, la vente de ses produits, des soirées gourmandes, des évènements festifs et la location de sa salle pour des réceptions privées. À la carte, comme au menu, tous les produits phares de la Scandinavie sont à l’honneur avec de copieuses salades (de 9 à 14 € où le saumon est roi), une excellente bavette d’Aloyau ou encore des pâtes toujours au saumon. Une formule avec entrée/plat/dessert est facturée 13 €. La bière danoise «Le Thor» peut accompagner ces repas mais du vin est également disponible. Le dimanche, on «brunch» à l’ancienne de 11 h à 14 h 30. ††Sild L’Effet Mer - Rue Lucien Faure H 21 Bassins à Flot Tél : 09 73 56 82 09

Qu'il est -heureusement- loin le temps où une épouse suivait le parcours professionnel de son mari et jamais l'inverse. Cela nous vaut de compter à Bordeaux un artisan en tout point remarquable. Paul Schiegnitz est né à la Haye en 1984, il a fait ses classes en Allemagne à Berlin, tout d'abord, puis à Aix-la-Chapelle au sein de son «Académie design artisanal». C'est là qu'il obtient son diplôme de «Maitre Artisan designer» et qu'il décide ensuite de suivre sa compagne à Bordeaux. Sa spécialité  ? La conception et la réalisation de chaussures et de bottes sur mesure. Ce travail d'orfèvre dure environ trois mois entre le moment où le bottier prend les mesure du pied de son client et qu'il livre un produit fini réalisé dans son atelier. L'élégance de la finition est bien sûr exemplaire comme les matériaux qui entrent dans la fabrication. Paul Schiegnitz a installé son atelier rue Lagrange après avoir fait ses premiers pas dans la pépinière artisanale Sainte-Croix qui se révèle une véritable couveuse de talents.

††92 rue Lagrange Tél : 05 56 58 67 11

Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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bordeaux quartiers

Magrez-Robuchon : un virtuose au piano, attention à la note ! GASTRONOMIE Bernard Magrez étend son empire dans "son" quartier Labottière. Après son Institut, il veut ouvrir un restaurant gastronomique et en confier la gestion à Joël Robuchon.

E

n annonçant en tout début d’année à ses fidèles son intention de créer un restaurant gastronomique à Bordeaux, Bernard Magrez a ouvert des appétits et en a coupé quelques autres. Son sens des affaires et son habitude à transformer tout ce qu’il touche en or ont évité les traditionnels : «ça marchera pas» entendus pour les projets sortant de l’ordinaire. Contrairement aux hommes politiques qui le courtisent, Bernard Magrez fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Avec lui, point de mystère, l’adresse de son futur établissement a été indiquée dès le départ, ce sera rue Labottière, juste en face l’entrée d’honneur de son Institut. On connaît aussi le parrain de cette entreprise, Joël Robuchon, déjà patron de 17 restaurants en France et dans le monde, ce qui lui vaut le titre envié de chef le plus étoilé

Un trois étoiles Michelin à Bordeaux ? Bernard Magrez a annoncé son intention d’atteindre aussi vite que possible les plus hauts sommets. du Michelin. Bernard Magrez a toutes les cartes en main pour réussir son nouveau pari. Son Institut est désormais installé dans le paysage culturel Bordelais. L’adresse est connue et fréquentée par une intelligencia qui a les moyens financiers d’aller dans ce type de restaurants. Bernard Magrez reçoit dans ses autres propriétés (Fombrauge, Pape Clément, La Tour-Carnet...) des invités de marque (clients, artistes, VIP...), et la perspective de fréquenter une table estampillée Ro-

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

buchon ne sera pas pour leur déplaire. À cette clientèle «captive» s’ajoutera celle qui fréquentera les chambres et suites de l’hôtel de luxe prévu à l’étage du futur restaurant. Voilà qui lui assurera un fonds de roulement appréciable. Il sera nécessaire, mais pas suffisant pour supporter les charges inhérentes à ce type d’établissement. Il lui faudra séduire un public complémentaire et c’est toute la difficulté de l’entreprise. Bordeaux et ses environs comptent plusieurs bonnes tables mais aucune grande table triplement étoilée. Bernard Magrez qui ne fait rien à moitié a annoncé son intention d’atteindre le plus vite possible les plus hauts sommets. La pyramide est pointue et le Michelin ne galvaude pas ses étoiles. De grands chefs n’ont été promus qu’au terme de longues années d’effort,et certains déchus en très peu de temps. Joël Robuchon a indiqué que son emploi du

temps de globe trotter ne lui permettrait pas d’être physiquement à temps plein dans les cuisines de la rue Labottière. Soucieux de sa réputation et des enjeux, il veut y installer ses meilleurs éléments. Les saints peuvent-ils remplacer le bon dieu ? Pas facile, mais pas impossible, un Bernard Ducasse arrive à piloter à distance plusieurs restaurants prestigieux de par le monde. Joël Robuchon connaît lui aussi la recette de la délégation. Y a-t-il à Bordeaux une clientèle qui dispose des moyens suffisants pour déjeuner ou dîner dans un restaurant de ce rang ? C’est toute la question. Réponse très bientôt avec, semble-t-il un peu de retard à l’allumage. On voit difficilement ce restaurant ouvrir comme annoncé à la fin de l’année, vu que les travaux, dans l’ancien hôtel particulier, fermé de longue date, n’ont pas encore commencé. 

Après avoir confié à Matthieu Arama son violon, Bernard Magrez va installer Joël Robuchon derrière les pianos de son restaurant.


fondaudège st-seurin

quartier

Denis Franc : "c'est David contre Goliath" RÉACTION Installé rue Croix de Seguey, Denis Franc est l'étoilé le plus proche du futur restaurant de Joël Robuchon. Le patron du Pavillon des Boulevards commente l'arrivée de ce prestigieux confrère. Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris la création de ce restaurant rue Labottière ?

Dire que cette arrivée ne suscite chez moi aucune appréhension serait très vaniteux de ma part. Maintenant, je ne pense pas que je serais le seul impacté par le nouveau venu, tous les restaurants gastronomiques de Bordeaux sont concernés. Si bien sûr il occupe notre créneau.

Quel est votre pressentiment ?

On ne devrait pas jouer dans la même cour. Bernard Magrez annonce un trois étoiles. Il a les moyens financiers d'y arriver. Mais ce niveau d'établissement et les prix qu'il devra pratiquer ne sont pas les nôtres. Ainsi je pense que nous devrions conserver notre clientèle et ainsi notre part du marché.  

Êtes-vous impressionné par votre collègue ?

Comment ne pas l'être ? J'envie surtout

les moyens dont il dispose. Quand je dois changer mon four cela me coûte 8 000 € et j'y réfléchis à deux fois. J'imagine que rue Labottière on n'a pas les mêmes blocages. C'est l'éternel combat du petit contre le gros. Le pot de terre contre le pot de fer, David contre Goliath. Tenez, d'ailleurs, ne retenez que cette dernière comparaison, j'aime bien la façon dont se termine cette histoire.  

Alors totalement serein ?

Non, je vous l'ai dit. Mais l'arrivée de Robuchon peut être une bonne chose. C'est une motivation supplémentaire pour faire mon travail encore mieux. Je vais me battre avec mes moyens et mon expérience. Il faudra compter encore longtemps avec le Pavillon des Boulevards !

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Auditorium : la clim’ c’est chaud !

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Souscription Plensa, à votre bon cœur M’sieur dame !

VBurger

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FONDAUDÈGE&ST-seurin

Auditorium : la clim' c'est chaud ! FINITIONS L'auditorium est en passe de régler ses soucis de finition dans la salle de concert, et voilà que d'autres problèmes apparaissent dans les étages...

U

î  L  es griefs vont crescendo

Dans ces lieux pourtant feutrés, les griefs vont crescendo. L'isolation phonique de ces habitations n'est pas en cause. Les craintes d'entendre les coups de cymbales et le son du cor dans son salon ne se sont pas concrétisées. La déception de certains propriétaires -VIP bordelais à tous les étages- vient du bruit incessant

Formule à partir

avec café ou 1/4 de vin

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provoqué par le système de climatisation installé sur le toit de l'immeuble. Pour ceux qui subissent cette soufflerie, cette symphonie des ventilateurs n'a rien de mélodique. Promoteurs et architectes cherchent actuellement des solutions pour corriger cette nouvelle fausse note. Inquiets, ils le sont aussi en apprenant qu’une baie vitrée de l’un des appartements avait explosé suite à des torsions encore inexpliquées.

L’auditorium, un chantier permanent ?

Installé depuis sept ans dans des locaux situés 56 rue de Tivoli, l’École Française Supérieure des Opticiens a déménagé à la mi-septembre. Élèves (environ 80 par promotion), enseignants (11 professeurs) et personnel administratif sont désormais regroupés au 190 de la rue Lecoq dans le quartier Mériadeck. L'EFSO a rejoint à cette adresse (les anciens locaux occupés par la CUB) le Cours Gallien. Cette école est présente dans la plupart des grandes villes de France avec pour spécialité de préparer les étudiants aux concours médicaux. Les raisons du déménagement de l'EFSO ? Regrouper les deux entités sous un même toit, et profiter de la proximité de l'école de médecine et de la ligne de tram qui dessert ce quartier. À ce sujet la directrice de l'EFSO déclare : "rue de Tivoli, nous avions l'espoir de voir le tram arriver à la Barrière du Médoc, mais les retards annoncés dans le chantier ont précipité notre déménagement".

J

Brasserie Le Johnson

Daniel Rivier

de 13,10€ entrée + plat ou plat + dessert

EFSO a d'autres vues

Ouvert midi et soir : lundi, mardi, jeudi, vendredi Ouvert le midi : mercredi et samedi - Fermé le dimanche

30, rue Labottière • 33000 BORDEAUX Tél. 05 56 01 03 57

Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

Les premiers cèpes sont arrivés r

À dé g us te

ne folle rumeur a couru durant l'été concernant l'Auditorium. On l'annonçait "out" pour la rentrée vu que les travaux prévus durant l'été ne seraient pas terminés à la date prévue. Que nenni, l'écrin du cours Clémenceau s'est ouvert comme convenu pour accueillir les manifestations prévues dans le cadre des Journées du Patrimoine. Zéro défaut, notre bel Auditorium ? Pas tout à fait, les pessimistes ont eu raison de s'inquiéter quant à la finition des travaux en temps et en heure. Si le revêtement de sol, défectueux sitôt posé, a pu être refait de fond en comble, d'autres travaux correctifs n'ont pas été réalisés. Ils correspondent aux réserves émises par la ville de Bordeaux au moment de la réception du chantier. Les ouvriers reviendront dans la saison, lorsque l'Auditorium fera relâche. Rappelons qu’à cette salle de concert s'ajoutait une opération immobilière avec la construction d'un parking souterrain et l’aménagement d’appartements de haut standing. Contre toute attente, celui-ci n'est toujours pas ouvert, et plusieurs appartements sont encore en chantier.

d’u

rgence !

omelette aux cèpes

€ 0 12,8


FONDAUDÈGE&ST-seurin

Souscription Plensa, à votre bon cœur M'sieur dame ! ART DANS LA VILLE L’idée a été lancée de solliciter les Bordelais pour participer à une souscription en vue d’acheter une œuvre de Jaume Plensa.

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uand on parle de choc culturel provoqué par un sculpteur dont les œuvres ont été exposées sur le domaine public, on pense bien sûr à Ousmane Sow et son devenu célèbre Little Big Horn. Un choc équivalent semble s'être produit avec les travaux artistiques de Jaume Plensa installés à Bordeaux depuis le 27 juin. Le sculpteur catalan aime à dire que l'on connaît la valeur de ses créations, une fois qu'elles sont retirées. On le saura donc le 6 octobre, date officielle de leur enlèvement. Avant même cette échéance, on peut, sans se tromper, annoncer que leur valeur est grande tant elles ont marqué les esprits. La perspective de ne plus en voir aucune a conduit un amoureux des arts et des lettres, Jean-Claude Meymerit, a proposer qu'une souscription soit lancée auprès de tous les bordelais pour acquérir l'une des sculptures de Plensa. Le journal Sud-Ouest du 11 septembre a relayé cette astucieuse et généreuse idée. Dans le même temps Alain Juppé reprenait ce concept au cours de sa conférence de presse de rentrée.

î  U ne démarche

qui n’est pas inédite

Cet appel aux dons a été reçu cinq sur cinq par de nombreux bordelais qui ont applaudi l'initiative de J.C. Meymerit, allant jusqu'à lui proposer de lui envoyer de l'argent. La collecte de dons pour l'achat

d'une œuvre d'art n'est pas une démarche inédite. La Grande Bibliothèque de France ou encore l'Opéra ont récemment lancé des souscriptions pour acheter un ouvrage ou restaurer des décors. La ville d'Antibes a procédé de cette façon en 2009 pour devenir propriétaire d'une sculpture de... Plensa. Possible ne veut pas dire facile. JeanClaude Meymerit est le premier à rappeler les limites de ses prérogatives : agitateur d'idées, oui, promouvoir le concept, il sait faire, mais devenir collecteur de fonds n'est pas dans ses compétences. Voilà pourquoi il a écrit au maire de Bordeaux et à son adjoint à la culture Dominique Ducassou pour qu'ils deviennent les trésoriers de cette opération et bien sûr les principaux mécènes. Lorsque le cadre juridique sera trouvé, il restera à résoudre d'autres problèmes qui découlent de ces questions : combien vaut une sculpture de Plensa ? Certaines avoisinent le million d'euros ; en théorie

L’une des œuvres de Plensa exposées au jardin public. Les enfants avaient adopté ces personnages et en prenaient grand soin.

Jean-Claude Meymerit, à l’origine de cette riche... idée.

chaque bordelais devra donc verser 4 euros pour l'achat d'une création de ce prix. Quelles œuvres sont à vendre ? La plupart de celles exposées à Bordeaux ne l'était pas. Et enfin, quelle silhouette les bordelais souscripteurs veulent-ils acquérir ? JeanClaude Meymerit a un point faible pour celle installée sur ses terres de la Bastide. Le visage Sanna exposé la place de la Comédie et celui de Paula, place Peyberland, ont fait forte impression, les sept personnages méditant au pied des arbres du Jardin Public fonctionnent parfaitement dans ce cadre bucolique. C'est à partir du 7 octobre avec le départ des œuvres de Plensa que l'on mesurera la motivation des bordelais pour permettre le retour de l'une d'elles.

††Les bordelais sont invités à dommer leur avis à l’adresse suivante : www.bordeaux.fr/p89384

Carole & Christian

GODIN

Artisan Boulanger depuis 1988 FORMULE DÉJEUNER 6,50 EUROS 1 SANDWICH + 1 BOISSON + 1 PÂTISSERIE

199 rue Fondaudège - Tél : 05 56 81 15 15 caroletchristian@sfr.fr

Du lundi au vendredi : de 7h à 13h et de 16h30 à 19h30 Le samedi de 7h30 à 13h.

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nouveaux

commerces

Ils ont ouvert dans votre quartier...

Le Poulailler d’Augustin : l’aile et la cuisse Augustin Jallon n'a que 22 ans et il n'a pas attendu que les poules aient des dents pour se lancer dans le commerce des volailles dorées à la broche. Aux Landes, à la Bretagne ou à la région mancelle, Augustin préfère se fournir dans un lieu d'élevage réputé, celui de la région lyonnaise. C'est la maison Mieral, l'un des grossistes les plus cotés qui lui fournit sa matière première. Quant aux pigeons, ils sont élevés du côté de Toulouse. Les rôtisseries ont été achetées à Paris et mon tout est à Bordeaux, face à l'église Saint-Seurin. Côté déco, la touche la plus originale se situe au plafond avec une fresque peinte dévolue aux gallinacées. Cette œuvre grand siècle a été réalisée par l'artiste bordelais Jean-Michel Comby. Une table d'hôtes permet à une vingtaine de convives de manger sur place les spécialités de la maison.

††1 place du Pradeau - Tél : 05 57 78 37 55

Oliv’art, made in soleil Optic 2000, bien vu ! Oliv'art, c'est le nom de ce nouveau magasin gourmand destiné aux gourmets. L'enseigne annonce la couleur : ici l'huile d'olive est élevée au rang d'oeuvre d'art. Nathalie Bernard fait partager à ses clients toutes les facettes du talent de ses huiles. Des séances de dégustation démontrent la richesse de ce produit béni des dieux (grecs). Si les projecteurs sont braqués sur l'huile d'olive, cette épicerie fine rassemble un maximum de bons produits, tous dénichés auprès de petits producteurs toujours soucieux de bien faire : des vinaigres bien sûr, aux multiples parfums, des condiments (des tapenades notamment) idéales pour l'apéritif, des pâtes, des biscuits ainsi qu'un choix de vins qui ont un lien avec l'huile d'olive. Ils sont issus des mêmes terroirs (le Languedoc-Roussillon en l'occurrence) et sont conçus par les mêmes producteurs. C'est ainsi que la famille Cazes réalise l'Ostal Cazes. C'est le nom donné à leur huile d'olive comme aux vins issus de ce terroir ensoleillé.   ††4, rue Judaïque - Tél : 05 56 44 56 82

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Un opticien de plus dans ce secteur de Bordeaux qui en compte déjà plusieurs ? On peut considérer de cette façon l'ouverture d'un point de vente Optic 2000 place Saint-Seurin. Les spécialistes feront remarquer que l'enseigne en question est l'une des plus performantes dans sa branche... de lunettes. Plus de 800 modèles sont présentés à la clientèle avec notamment un grand choix pour les enfants. Il y a aussi et surtout Sophie Jamois qui est là pour faire la différence. Son sourire et sa patience sont à toute épreuve. Sophie Jamois est diplômée d'Etat depuis 15 ans et son expérience acquise l'autorise à prodiguer des conseils éclairés. Visagiste, elle sait accompagner le choix de ses clients en invitant les uns à plus de hardiesse et d’autres à opter pour un classicisme de bon aloi. Tout dépend des personnalités de chacun et du rôle dévolu à sa paire de lunettes.

††Optic 2000 - 2, rue Georges Mandel Tél : 05 57 88 08 37


Fondaudège&st-seurin

Little Fabrik, pour retrouver son âme d'enfant

Fou... de mode

La Banque mène à tout, à condition d’en sortir, Gabrielle Biaussat le prouve avec l’ouverture de sa Little Fabrik. Le concept de son magasin est original, on y présente tous les articles d’une boutique destinée aux enfants : vêtements, accessoires, linge, jeux, jouets... S’y ajoutent des idées amusantes de décoration et un choix de meubles surprenants. Gabrielle Biaussat ne s’est pas contentée de pièces choisies chez de bons fournisseurs, elle ajoute sa touche personnelle, pardon sa «touch» en proposant à ses client(e)s d’authentiques meubles vintage dénichés sur les brocantes et marchés aux puces. Et ce n’est pas fini, Little Fabrik, ce sera bientôt un étage où s’installera un coiffeur toujours en direction des chères têtes blondes (ou brunes). Little Fabrik unique à Bordeaux ? Sûrement, et en France sans doute.   ††17, rue Fondaudège Tél : 06 40 07 55 22 - www.littlefabrik

Adrien Pistre, opticien In-dé-pen-dant... Adrien Pistre insiste beaucoup sur son statut. Non, il n'est pas le xième point de vente d'une célèbre marque franchisée d'opticiens. Considérant qu'il s'agit d'un atout commercial, il a personnalisé son magasin jusqu'à lui donner son nom. L'agencement très réussi de son magasin s'est fait en fonction de ses goûts et non d'une réplique d'une charte imposée. Il se différencie dans le choix des marques de ses lunettes : "en dehors de Paul & Jo ou de Persol qui sont incontournables, les autres collections de mon magasin sont uniques à Bordeaux". Adrien Pistre est un tout jeune homme (27 ans) mais quand on lui en fait la remarque, il précise qu'il a obtenu son diplôme à 20 ans et qu'il a donc déjà acquis une solide expérience professionnelle auprès de grandes maisons d'optiques comme auprès d'artisans indépendants.   ††12, rue de la Huguerie Tél : 05 47 29 32 23 www.ap-opticien.com

L'Espace Mère et Fille prend ses marques

« J’ai appelé ma boutique La Vida Loca car parfois le monde est fou ! » diagnostique avec un accent chilien Mirza Carcamo  ! Née dans la patrie d’Allende, elle est arrivée à Bordeaux en 1977. « J’ai toujours voulu faire du commerce. Lorsque l’on grandit dans un pays pauvre on apprend très jeune les rouages de la vente, j’ai cela dans le sang ». Et quand Mirza Carcamo a vu le local de la rue Croix de Seguey libre, elle a sauté sur l’occasion ! Dans sa boutique elle propose des marques, neuves ou d’occasion, et surtout à petits prix. « Je voulais ouvrir un magasin où tout le monde puisse se faire plaisir », explique-telle. À guetter : les arrivages qui se font tous les quinze jours…   ††Vida Loca 2 rue Croix de Seguey

Geneviève Deranlot vient d'ouvrir "l'Espace Mère et Fille" rue de la Huguerie. Il s'agit d'un dépôt vente qui comme son nom l'indique est destiné aux mamans et à leurs filles. Comme les magasins de ce genre, Geneviève Deranlot veut créer un flux de clientèle de son quartier (et plus, si affinité) en renouvelant le plus régulièrement possible son stock. Son premier travail est d'inciter toutes celles qui ne peuvent plus fermer placards et dressings, à venir la voir. Elle compte sur leur trop plein pour accrocher sur ses portants, les vêtements et accessoires qui ont la cote. Les marques qu'elle attend ont pour nom Zadig & Voltaire, IKKS, Sandro ou Maje. Le partage des fruits de la vente se fait de façon équitable (50/50) entre le magasin et la propriétaire des vêtements.   ††59, rue de la Huguerie

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bordeaux quartiers

Ramassage des poubelles : la Cub paie sa tournée ! ORDURES Qui que soit le prochain président de la Cub, il sait déjà qu'un dossier chaud l'attend à son arrivée, celui du ramassage des ordures ménagères et de la gestion du service dédié à cette tâche.

D

ans ce domaine, comme dans d'autres, la campagne des municipales aura permis de mettre sur la place publique des problèmes structurels mais aussi humains qui ne datent pas d'aujourd'hui. Les plus simples à régler consisteront à doter ce service des moyens suffisants pour remplir ses missions. Selon de récentes estimations, il faudrait ajouter au cinq cents postes existants un renfort d'une quinzaine d'éléments pour que les tournées ne soient plus annulées. Elles

Les éboueurs de la CUB sont parmi les derniers à bénéficier du régime du «fini-parti». le sont aujourd'hui dès qu'un membre d'une équipe est manquant. La solution est simple, mais coûteuse dans une période de restructuration budgétaire. Le futur président de la Cub devra aussi en finir avec l'imbroglio réglementaire qui perdure entre la Cub et la ville de Bordeaux en ce qui concerne la répartition des compétences.

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Dans un souci de veiller à la propreté de ses rues, la ville centre possède son propre service de nettoyage (200 personnes) qui interviennent sur son territoire. Ce service est une anomalie sachant que c'est la Cub qui a compétence dans ce domaine depuis.... 1966 ! À ce titre, la ville de Bordeaux paie à la Communauté une redevance sans exiger de prestations en retour. Elle demande d'ailleurs à en être dispensée et à récupérer les sommes versées jusqu'ici. Il y en aurait au bas mot pour 7 millions d'euros par an. Sur le terrain, chacun constate que cette répartition des tâches n'est pas pertinente. Les éboueurs de la Cub sillonnent les rues pour vider les contenus des poubelles, les sacs qui sont posés à même le macadam sont ignorés. C'est le service municipal qui intervient après le passage des bennes avec les voitures balai. Ce compromis est source de doublon, de surcoût et au final le service n'est pas

satisfaisant. Créer des binômes Cub/ ville pour des interventions conjointes serait sans doute plus performant. Si la répartition des tâches est à revoir, la tâche elle-même est à repenser notamment le ramassage des ordures ménagères dans l'hypercentre ville. Les deux poubelles réglementaires attribuées à chaque logement de ce secteur posent d'insolubles problèmes de stockage dans des immeubles trop exigus. Résultat, les poubelles restent sur les trottoirs. La Cub avait annoncé la création de plusieurs locaux collectifs pour déposer ses sacs à ordures. À ce jour, un seul a été créé rue Magendie. Celui de la rue des Faussets est promis depuis... deux ans. Le maire de Bordeaux s'impatiente. Disposer de plus de moyens, clarifier les règlements, repenser le ramassage dans l'hypercentre... tout cela se gère aisément si la volonté politique le décide. Il restera aussi à résoudre l'épineux problème humain sous-jacent à toutes ces questions de résultats.


cœur de ville

quartier

Les limites du système «fini-parti» en image. Le ramassage des ordures ménagères et la propreté des rues nécessitent quelques heures supplémentaires.

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Place Lafargue, Monique se fait voler dans les plumes

î  L  a médecine du travail

tire la sonnette d’alarme

Les éboueurs de la Cub sont parmi les derniers à bénéficier du régime du "fini-parti". Leurs horaires ne sont pas fixes, ils dépendent de la rapidité avec laquelle ils effectuent leur tournée. Résultat, on voit sur le terrain des équipes qui œuvrent à toute allure et d'autres à un rythme plus normal. La différence vient que souvent les premiers cumulent leur journée de travail avec un autre job contrairement aux autres. La médecine du travail tire depuis longtemps le signal d'alarme, en constatant que les cadences infernales que s'imposent certains éboueurs sont source de traumatismes musculaires et articulaires. Une soixantaine d'agents sont aujourd'hui considérés comme inaptes à leur travail. La plupart des éboueurs sont très attachés au système du "fini-parti" et le remettre en cause doit s'accompagner selon eux de compen-

sations financières. La médecine du travail, toujours elle, demande également que des contrôles plus stricts soient effectués pour dissuader certains agents de recourir à des arrêts de maladie de complaisance. Actuellement, un contrôle ne peut se faire que si l'agent est prévenu du jour et de l'heure du passage du contrôleur. Chacun sent bien que ce privilège est source d'abus. On parle d'instaurer des contrôles surprise, conformément à la règle. On s'attend à ce que ces mesures impopulaires soient source de tensions et en cas de désaccord, de conflits sociaux. Le président de la Cub qui est statutairement le patron des éboueurs peut-il prendre ce risque politique à quelques mois des élections ? Au cours d'une récente opération de communication électorale, il est allé à la rencontre des ces personnels durant leur service de nuit, l'histoire ne dit pas s'il a abordé avec eux ces questions.

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Nouveaux commerces

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Bordeaux impair et impasse

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Pas de repos pour le shopping !

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CœurDEVILLE

Place Lafargue,  Monique se fait voler dans les plumes PORTRAIT En nourrissant régulièrement et abondamment les pigeons de la place Fernand Lafargue, Monique mobilise les services de nettoyage et irrite les commerçants. Rencontre avec cette amie des bêtes.

P

lace Fernand Lafargue, la vieille dame qui pousse son caddie plein de blé, n’est pas la bienvenue, sauf pour "ses" chers pigeons. Son nom ? Monique Camous, 75 ans, provencale d'origine que la vie a mené à Bordeaux. Sa cause ? Les animaux, tout simplement. Rencontrée alors qu’elle terminait sa distribution matinale, Monique Camous hésite : « J’ai beaucoup de choses à faire ce matin mais bon allons-y asseyons-nous sur ce banc pour discuter ». Monique Camous est fidèle à son poste qu’il pleuve ou qu’il vente. « Oui, je viens tous les jours. Lorsque je vivais

Monique, l’amie des pigeons. Des commerçants cherchent à la faire fuir en lui jetant des sauts d’eau.

«Pour moi la solution, ce serait comme on a fait dans le XX ème arrondissement de Paris : des grains contraceptifs et un pigeonnier pour la reproduction ! » en Provence j’avais déjà ce rituel », raconte-t-elle. « Ce qui est idiot c'est que les gens râlent mais les pigeons restent un quart d’heure pour manger et après ils partent pour la journée ! », explique-t-elle, comme pour se justifier. L'amour qu'elle porte aux pigeons n'est pas partagé par les résidents de la place. Les volatiles eux-mêmes seraient tolérés mais les fientes laissées sur le macadam exaspèrent beaucoup de monde. Ce matin, Monique Camous est particulièrement courroucée. À son arrivée, un riverain de la place a surgi avec un saut d’eau qu’il a lancé en direction de

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

la septuagénaire. « Il m'a manqué de peu ! Alors je lui ai dit “vous êtes complètement timbré vous !” ». Monique Camous en rit aux éclats, il en faut plus pour l'impressionner.  Elle entend continuer à nourrir ses pigeons qu'elle trouve jolis, comme les moineaux, et tous les autres animaux. La preuve : « J’ai eu trois chiens autrefois. Aujourd’hui j’ai deux chats : Sophie et Victor. J’aime tous les animaux. Ils sont très mal acceptés dans notre société. Pour moi, l'animal a des droits au même titre que les humains, il faut se réunir pour les défendre. Les associations sont toutes débordées ! Les chats qui se reproduisent dans les caves, on les ramasse pour les éliminer, c’est un problème ça aussi !». Alors qu’elle s’explique, Fidji, un chien de la place s’approche et fait ses besoins. « Avant ici il y a avait un massif de fleurs mais aujourd’hui plus rien car les chiens y font leurs besoins. Des solutions existent pourtant », regrette-t-elle. « Des pigeons il y en a partout ! Il faut agir intelligemment et puis c’est tout ! »,

tranche-t-elle. « Pour moi la solution ce serait comme on a fait dans le XXème arrondissement de Paris : des grains contraceptifs et un pigeonnier pour la reproduction ! ».

î  2  2, vl’à les agents !

Lorsque l'on cherche à capturer « ses amis », elle les défend en utilisant des casseroles : « quand ils sont sur le point d'attraper les pigeons, je fais le tambour avec mes casseroles pour les avertir ! Le bruit les fait fuir et les agents repartent bredouilles. » Elle s'en amuse. Sitôt 9 heures du matin, les voiturettes de service nettoient la place. Les pigeons repus sont déjà partis en laissant derrière eux le fruit de leur digestion. Monique Camous continue sa journée. Cinéphile, peut être ira-t-elle à l’Utopia ou au Jean Eustache, à Pessac. Avec un peu de chance, elle verra au ciné-club un vieux film d’Alfred Hitchcock : Les Oiseaux ! Marine Descremps


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Ils ont ouvert dans votre quartier...

Au’pti-po café, pause kawa  Avec son triporteur aménagé, Arthur Magne propose ses cafés aux passants du miroir d’eau ! « Cette idée m’est venue après avoir travaillé dans divers restaurants et bars sur Bordeaux et au Cap-Ferret » explique le jeune homme. «La proximité directe avec le client change du commerce traditionnel.  Sur le plan humain, dans la rue, on rencontre des gens avec des profils très différents» poursuit-il.   Produits de qualité, convivialité, partage… Arthur Magne fait fort… de café !

L’Artisan du savon, le savon sous toute ses formes

††Au’pti-po café, autour du miroir d’eau, Bordeaux www.facebook.com/OPtiPoCafe

La rue du Parlement Saint-Pierre est une rue très parfumée. Aux effluves des nombreux restaurants, s’ajoutent depuis peu les senteurs du savon. Lily, énergique femme coiffée à la garçonne, a ouvert une boutique : L’Artisan du Savon. On le trouve (le savon, pas l’artisan) sous toutes ses formes : en gâteau, à la découpe, en pain, en sel… « Je travaille avec des artisans de Bergerac qui produisent des savons au lait d’ânesse ou au vin rouge, avec l’Artisan du Savon de Biarritz, la maison Marius Fabre de Marseille, la savonnerie Aubagne, les lyonnais Maxence pour les bougies et les diffuseurs, Tidom, une marque bordelaise de linge de maison », énumère Lily. Chaque produit est soumis au test olfactif des visiteurs. Aux murs de la boutique, des toiles d’Emmanuel Macouin sont exposées et vendues. C’est l’animation du quartier Saint-Pierre qui a poussé Lily à ouvrir sa boutique, tous les jours et en nocturne ! Depuis la rentrée, elle propose des Tea Time & Soap : des ventes privées à domicile organisées par la clientèle du magasin. Passez donc prendre un savon !   ††27, rue du Parlement Saint-Pierre Tél : 06 80 59 02 23 www.artisandusavon-bordeaux.fr

Victor Hugo se met au bio On a longtemps cru que l’enseigne La Grande Récré allait s’installer à cette adresse. Puis on a imaginé l’ouverture d’une succursale des commerçants du marché Victor Hugo. C’est finalement Bio’C Bon qui arrive ! Cet expert du bio s’implante ainsi pour la première fois en Aquitaine. Les 300 m2 de plain-pied sont consacrés à la vente de fruits et légumes et de produits secs. Un rayon traiteur, un espace bébé et bien-être sont également les points forts de ce magasin.

††Bio’C Bon - 93-97 cours Victor Hugo www.bio-c-bon.eu

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Bye Bye Bandit, plus stylé que son ombre ! Instruits par leurs voyages en Australie, Lucie Bellet et Benjamin Marigot ont inauguré le 6 septembre leur Concept store « Bye Bye Bandit » 26, rue de la Devise. Leur crédo ? :  « L’accessoire ou la vie »…  

RDV chez Édith Bric à brac hétéroclite, caverne d’Ali baba aux pièces inédites, lieu de cohabitation des sciences et des arts… Alexandra Julien et Morgan Kanicki ont conçu avec Edith un concept store, nouveau sur Bordeaux. Tournant le dos au monde de la surconsommation, ce cabinet, héritier de la Renaissance Italienne, version 2013, affiche son originalité. L’espace, situé place Fernand Lafargue, propose des  articles dédiés à la mode et au design, un lieu d’exposition et un service d’architecture d’intérieur. La boutique promet d’avoir une âme chaleureuse, accueillante, novatrice et inspirante. Ici, Edith prend vie. 

††Edith, 6 place Fernand Lafargue http://edithstore.fr

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Au cours de l’été, Lucie et Benjamin ont repris ce qui était auparavant un atelier d’artiste pour l’aménager en Concept store, mi-boutique, milieu de vie. Lucie Bellet explique sa démarche commerciale : « pour nos accessoires, nous favorisons les pièces de créations françaises comme les fabrications artisanales ». Ainsi l’on peut dégoter des sacs Baggu, fabriqués à Brooklyn en nylon print ou en cuir, inédits à Bordeaux. Ils sont présentés comme une alternative mode pour les défenseurs de l’environnement. Ceux-ci côtoient Les Bottes Gardianes, fabriquées à Nîmes et les produits de cosmétique bio allemands Stop the Water. Dans la vitrine sont exposés les bijoux Trois Petits Points  de la créatrice parisienne Émilie. Dans le rayon papeterie on trouve le Papier Tigre né de l’imaginaire écolo et malin de graphistes de la capitale. Mise à l’honneur cet automne, la collection de lunettes de soleil en bois Waiting for the sun a été retenue. Cette marque made in France créée par Julien Tual et Antoine Mocquard propose des solaires en bambou ou en bois de rose, fabriquées à la main.

c4u, coup de style  Ouverte durant l’été dans la rue Sainte-Catherine, la boutique « Case for You » propose une large gamme de coques pour Smartphone et autres tablettes. « Nous ne vendons que des produits certifiés via des licences de marques », indique Edouard, le responsable. Déjà implantée à Montpellier, l’enseigne toulousaine entend donc faire dans la qualité et dans le luxe : Kenzo, Guess, Eleven Paris, Bugatti, Pantone, Swarovski… Au prix des téléphones, on ne lésine plus sur les accessoires ! Comptez de 19 à 79 euros pour les protections. Au 16 de la rue, les nouvelles technologies ont remplacé les chocolats de Yves Thuriès qui poursuivent leur carrière gourmande au 38 rue des Trois-Conils à Bordeaux.

††16, rue Sainte Catherine

††26, rue de la Devise - Tél : 05 56 52 16 08 www.byebyebandit.fr

Le Ryuji marche à la baguette Le Ryuji est le dieu de la mer pour les Japonais et c'est le nom d'un nouveau restaurant de la rue rue Esprit-des-Lois. Il succède à cette adrese à la brasserie traditionnelle “le Bistrot d’Eloi”; Le Ryuji est dirigé par Patrice Petit et en cuisine c'est le chef Bao qui officie. Le premier a connu les cuisines de grands établissements parisiens et son comparse est un spécialiste des sushis et autres yakiniku. Dans une ambiance moderne et épurée, imaginée par Alexandre Garreau, les adeptes de poissons crus s’installent autour d’un comptoir tournant. Itadakimasu !   ††Le Ryujin, 1 rue Esprit-des-Lois


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L’index, l’art jusqu’au bout des ongles ! Originaire de Dordogne, titulaire d’une formation en esthétique et dans le métier depuis dix ans, Olivia Jallet a eu l’idée de se spécialiser en manucurie auprès de son ancienne patronne. Bordelaise d’adoption depuis sept ans, la jeune femme installée auparavant rue Bonnac est ravie de faire partie des commerçants de cette rue des antiquaires : « Il y a une belle énergie dans cette rue, qui en plus sera semi piétonne l’an prochain », relate-t-elle. Au mur de son atelier, Olivia Jallet expose des œuvres d’artistes. Mais les cadres qui attirent le plus l’œil sont à l’entrée : deux diplômes de meilleur ouvrier de France. « J’ai reçu le MOF spécialité manucure or en Gironde et argent en Aquitaine », annonce-t-elle. Les soins proposés ici vont de la manucure express à la pose d’ongles, la beauté des pieds, du regard et un bar à maquillage. 

††L’Index, Les Ateliers, 18 Rue Bouffard Tél : 05 57 22 32 84 www.lindexlesateliers.com

Tous au balcon !

Qui se cache sur ce balcon ? Rue Cheverus, sur une vitrine, une affichette indique : « Les filles au balcon ». Un tour sur internet suffit pour découvrir que cet intitulé fait référence à un collectif. Il s'agit d'un rendez-vous des parisiennes, créé par Agathe. Arrivée sur Bordeaux il y a deux ans, la créatrice a choisi le 29 de la rue Cheverus pour y installer une boutique/appartement. Elle y propose des accessoires de mode, des tatouages éphémères Bloom, des bijoux Mimilamour, des foulards red Brick, des chaussettes Bonne Maison, de la décoration (lampes Colonel), du paper bag Uashmama, des petits objets de April Eleven, de l'épicerie fine, de la papeterie inédite à Bordeaux. Ouverture à guetter… prévue courant septembre.

††Les filles au balcon 29, rue Cheverus www.lesfillesaubalcon.blogspot.fr

La poissonnerie du Rince-doigts : Oudot met le turbot... Ouvrir une poissonnerie juste en face d’un célèbre fabricant de filets de pêche installé au cœur de Bordeaux, Mathieu Oudot en rêvait. C’est devenu une réalité le jour ( très récent) où il a pu installer ses étals dans les locaux de l’ancienne Reine Catherine, situés juste en face des magasins Larrieu frères, rue Sainte-Colombe. Déjà patron de la sympathique guinguette le Rince Doigts ouverte place du Palais (on y sert d’excellents fruits de mer à des prix très abor-

La Pâtisserie Ferreyra ouvre ses portes : des financiers place de la Bourse ! Les gourmets gourmands l'attendaient de fourchette ferme, le voici enfin qui débarque en plein centre ville avec fouets et rouleaux rue Fernand-Philippart, à deux pas de la place de la Bourse. À Ambarès-et-Lagrave, Geoffrey Ferreyra s'était déjà taillé une solide réputation de pâtissier à la créativité débordante, accordant une importance toute particulière à la qualité des produits travaillés. Depuis le 10 septembre, les Bordelais peuvent eux aussi succomber aux saveurs sucrées de ses pâtisseries fines, chocolats d'exception, et autres macarons… Dans le quartier, il parait que la religieuse au café a connu le succès à la vitesse de l'éclair ! "L'espiègle gourmandise taquine les papilles", peut-on lire sur le mur en entrant dans les locaux flambants neufs. Saurez-vous y résister ? ††Pâtisserie Ferreyra, 8 rue Fernand Philippart Tél : 06 37 94 89 73

dables) et du Oenolimit place Fernand-Lafargue, Mathieu Oudot a voulu adopter un style comparable à sa poissonnerie : commercer sérieusement sans se prendre au sérieux. Un authentique poissonnier, Antoine Uminsk, veille à la qualité des arrivages journaliers. Une clientèle de proximité a très vite « mordu » à l’hameçon après avoir constaté la fraîcheur des poissons et fruits de mer qui sont proposés. D’une visite à la poissonnerie du Rince Doigt, on ne revient jamais bredouille ! ††Le Rince-Doigts 32 rue Sainte-Colombe Tél : 06 83 54 79 28 Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

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Ri-Do Mundi, la machine est là « Jean Claverie remercie les clients fidèles pendant 12 ans »… Voilà ce qu’ont pu lire les habitués du disquaire Harmonia Mundi sur la vitrine du 15 rue des remparts. Victime du téléchargement et des achats sur le net, le rideau est tombé sur le commerce de musique classique. À la place de cette référence ouverte en 2001, septembre a vu l’ouverture d’une Machine à Musique. Née de la volonté de Hélène de Ligneris – propriétaire de la Machine à Lire de la place du Parlement – cette nouvelle Machine vient ajouter une corde à la défenseuse de l’accès à la culture. Une chose est sure, une nouvelle partition est en train de s’écrire au numéro 15 !

††La Machine à Lire - 15 rue des remparts www.lamachinealire.com

Se faire une toile rue Ravez !

Toys’r’us, boutique éphémère en centre 

Depuis le début du mois d’octobre, le centre commercial Saint-Christoly accueille une boutique Toy’r’us ! L’enseigne ouvre de façon éphémère, pour quelques mois au niveau 1. Si l’on ne connait pas exactement la date de clôture de l'activité, on imagine bien que la vente battra son plein au moment des fêtes de fin d’année. Après... rien n'est moins sûr ! La chaîne de magasins de jouets créée aux EtatsUnis viendra grossir la liste des 30 enseignes du centre Saint-Christoly. 

††Toys’r’us, C.C. Saint Christoly, 17, rue Père Louis de Jabrun Tél : 05 56 52 98 67 www.saint-christoly.com

Rouge, jaune, orange, vert… le soleil catalan luit au-dessus de cette nouvelle enseigne de la rue Ravez.  Ouverte en mars dernier, la boutique – qui manquait à Bordeaux – propose tout un panel de linge de table, rideaux, toiles d’ameublement, accessoires de la marque Les Toiles du Soleil. « Il ne s’agit pas d’une franchise, la marque m’a simplement accordé l’enseigne », explique Valérie-Anne Aubry, la gérante. Après avoir travaillé dans la décoration florale et d’intérieur pendant 10 ans à Paris, cette normande d’origine connaissait « très bien les fabricants de Toiles du soleil ». Ici l’on retrouve la qualité du savoir faire vieux de 200 ans : coton grand teint – que l’on peut faire bouillir – grand choix de coloris et accessoires du quotidien. 

††LesToiles du Soleil - 12, rue Ravez - www.toiles-du-soleil.com

Trafic, le deal futé Une nouvelle enseigne rue du Loup ! Derrière le nom Trafic, on trouve un vide-dressing avec un standing digne d’une boutique de prêt-à-porter. Ce n’est « ni une friperie ni un dépôt-vente », assurent les créateurs sur leur page Facebook. Dans le shop décoré avec du mobilier seventies sont proposés des vêtements de qualité qui correspondent aux tendances du moment et aux saisons. Bijoux, fringues, accessoires sont en bon état, rien n’est laissé au hasard.   Sans rendez-vous et ce tous les jours de la semaine, les fanas du tri pourront aller déposer leur surplus. Une façon aussi d’arrondir les fins de mois : les pièces sont rachetées par Trafic à 30% du prix de mise en vente. Une "tri" bonne affaire ! 

††73, rue du Loup - Tél : 06 83 98 12 81 - www.traficshop.fr

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© Lady Brindille

Lady brindille : Céline Zilly retrouve ses racines

Les voyages forment la jeunesse, ils apportent des idées d’évasion et une imagination à revendre. C’est le cas de Céline Zilly.’ L’Australie, l’Angleterre, Paris, la planète Disney (celle de Marne-la-Vallée) ont doté cette Bordelaise d’une envie de bien faire et de bien-être à toutes épreuves. Au cours de ces différentes escales elle a appris et exercé le métier de fleuriste. Forte de cette formation et de son goût prononcé pour tout ce qui touche à la nature, elle se positionne depuis peu sur le marché de la composition florale, en mettant en avant sa vraie valeur ajoutée : l’originalité de son travail. Lady Brindille, surnom qu’elle s’est donné pour symboliser la légèreté de ses créations, entend innover, surprendre, dans un univers encore très conventionnel. Dis-moi comment sont tes bouquets et je te dirais qui tu es ! Lady Brindille entend partager et traduire les goûts d’une clientèle qui ne craindra pas d’afficher (cérémonies, décors d’intérieur) des compositions florale sortant des sentiers battus. Pour pratiquer un art qu’elle exerce de façon décalée, Céline Zilly s’est installée à la pépinière artisanale dans le quartier Sainte-Croix. Son site internet sera bientôt en ligne et sa participation au «Funky Wedding Festival» organisé les 8, 9 et 10 novembre au Garage Moderne permettront de découvrir tous ses talents.

Un Corner pour deux Arnaud et Lalaina Lerdou ont choisi le numéro 82 de la rue du Tondu pour y poser leurs toiles et leurs tirages ! Arnaud Lerdou est photographe et son épouse Lalaina est peintre. Ensemble, ils ont inauguré en juin dernier My Petit Corner. Il s'agit d'un espace dédié à l’art avec des expositions de photos et de peinture. On y trouve aussi des objets artisanaux, comme des meubles, des bijoux et des vêtements. Dans la veine des concept stores – mi boutique, mi lieu de vie – My Petit Corner est prêt à accueillir des artistes d'autres ateliers et ainsi participer à la vie de son quartier. 

††My Petit Corner, 82 rue du Tondu Tél : 09 81 76 16 03

Palais des thés, ouverture en automne 

††Lady Brindille - Pépinière Sainte-Croix 11 rue du Port - Tél : 06 76 25 98 95 www.ladybrindille.fr

Melting pote ! Au 10 de la rue Cancéra, un nouveau restaurant ouvre ses portes en octobre ! Le Miles promet d’être une table gastronomique originale. Et pour cause ! Les quatre fondateurs du lieu – Gil, Ayako, Arnaud et Laura – sont quatre amis passionnés de cuisine et surtout, d'origines très différentes : Israël, Japon, Viet-nam et NouvelleCalédonie. La carte sera « inspirée par la cuisine française tout à fait traditionnelle », la décoration, quant à elle, piochera dans la culture de chacun. « Les cuisines seront ouvertes sur la salle », assure Gil. Si la rue perd la Toscane, voici un nouveau lieu qui pourrait continuer de régaler nos papilles !

††Le Miles, 10, rue cancéra

Auparavant, les amateurs de thés s'approvisionnaient en senteurs exquises au Palais des Thés des Galeries Lafayette. Mais ça, c’était avant. Cet automne la maison fondée en 1986 par François-Xavier Delmas disposera d'un écrin cours de l’Intendance. À cette adresse du très chic cours bordelais les amateurs découvriront le thé du Hammam, le thé vert aux agrumes et gingembre "Vive le Thé !". ainsi que le "Grand Yunnan Impérial de Chine" sélectionné spécialement pour le public bordelais. La boutique présentera aussi  d'autres spécialités comme des bouteilles de grands crus ainsi que les accessoires de mode et de décoration. Soucieux de l’environnement, le Palais des Thés a adopté depuis ses débuts une démarche éco-responsable en favorisant les cycles courts. La marque participe également au programme de l’association Good Planet, présidée par Yann-Arthus Bertrand. Il a pour but de diminuer les gaz à effet de serre provoqués par les transports aériens des thés rares. 

††Palais des Thés 55, cours de l’Intendance www.palaisdesthes.com

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Bordeaux impair et impasse URBANISME La mairie de Bordeaux envisage la fermeture de certaines impasses du centre ville, jugées insalubres et dangereuses

«V

ous voulez connaître le nombre d’impasses dans Bordeaux centre ? Aucune idée, nous n’avons pas de décompte ». Pour arriver à cette réponse – peu satisfaisante – le chemin est long. Mairie, CUB… Personne ne semble savoir et pourtant elles sont bien là. Faye, Sully, Fauré, Luckner, Soubiran, Clémenceau, Agen, Margaux, Saint Amand… Et bien d’autres qui posent en ce moment bien des soucis aux institutions et aux riverains bordelais ! Hygiène et sécurité obligent. Au mois d’août, Alain Juppé a donné un accord de principe à la fermeture de l’impasse Fauré. De nombreux riverains s'étaient plaints auprès de Jean-Louis David, l'adjoint en charge de la proximité, du trop grand nombre de personnes qui utilisait cette impasse comme urinoir. Pour Élise, riveraine de l’hyper-centre, les impasses sont des « coins insalubres où les couples se retrouvent passablement éméchés »… Toilettes publiques sauvages, coins des amoureux, une vie nocturne, passablement tapageuse en somme, anime ces impasses. Mais selon Élise : « si ce n’était que ça ! Je me rappelle l’his-

«Les impasses

sont dangereuses et sales car on les abandonne. Si on les entretenait et les surveillait, il y aurait moins de problèmes 

»

Un riverain de l’impasse Fauré

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Concilier l’inconciliable : le libre accès à ces venelles et le calme et la sécurité des riverains.

toire du jeune homme poignardé », relate la jeune femme, faisant référence au fait divers de juin dernier, impasse de la Cité Pavie.  

î  R  éinvestir l’espace  communautaire ?

La mairie réfléchit donc à un moyen de sécuriser ces impasses, en limitant l'accès aux seuls ayants-droit. Un accord de principe a donc été passé pour une fermeture sélective de l’impasse Fauré et du passage de l’Hôpital. D'autres voiries vont-elles demander à bénéficier du même traitement ? Et quid de la définition même de l’espace public ? Celui-ci, en urbanisme et en droit, est un espace qui appartient à tous. « Privatiser une rue revient à priver les riverains de liberté d’aller et de venir dans la ville ! », s’insurge Pierre, un habitant du quartier. Alors que faire ? « Les impasses sont dangereuses et sales car on les abandonne », poursuit-il, avant de noter que si « on les entretenait et on les surveillait, il y aurait moins de problèmes ». Et selon lui, les solutions existent  : éclairages renforcés, remise en service d’urinoirs, installation de jardins partagés entre voisins dans lesdites impasses… Et si on osait sortir de cette impasse ?

Valeur Pierre, l'immobilier ancien reste un bon filon

PUBLI-RÉDACTIONNEL

Vincent Pâquier est diplômé d'un DESS banque finance. Il a fondé en 2004 le cabinet de conseil en gestion de patrimoine « Prométhée Conseil » à Bordeaux. Frédéric Marchand est lui diplômé d'une école de commerce et d'un DESS de gestion du patrimoine. Ces deux bordelais trentenaires ont associé leurs compétences et leurs expériences pour créer Valeur Pierre. Il s'agit du premier cabinet exclusivement consacré à l'investissement immobilier dans le bâti ancien de Bordeaux. S'adresser à ce cabinet apporte la garantie d'un accès à la solution d’investissement adéquate et à l’ensemble des professionnels qui sauront la sécuriser. Valeur Pierre s'adresse à tous types de clients : du plus gros investisseur aux particuliers à la recherche d'un placement sûr et performant pour son épargne. Pour répondre à ces demandes, Valeur Pierre est à même de proposer des biens immobiliers sous forme d'immeubles ou d'hôtels particuliers mais aussi des appartements et des échoppes, toujours dans l'ancien, accessible à un plus grand nombre d'investisseurs.

††5 bis allées de Chartres Tél : 05 35 54 64 00 www.valeur-pierre.com


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Pas de repos pour le shopping ! COMMERCE De nombreux commerces de l’hypercentre sont tentés par des ouvertures dominicales. Pour ou contre, il va falloir pourtant s’y mettre…

L’

ouverture dominicale des commerces en France est une problématique lourde et souvent abordée car l’hexagone est la première destination touristique mondiale. Très concernés, les grands magasins parisiens plaident depuis de nombreuses années pour l’ouverture le dimanche, invoquant que la clientèle étrangère représente 50% de leur vente. L’enjeu est le même à Bordeaux. Selon le ministère du travail et de l’emploi, les dérogations sont accordées pour les zones touristiques ou frontalières avec plus d’un million d’habitants. Les commerces de détails alimentaires doivent fermer à 13h et pour les autres, des dérogations prévoient l’ouverture cinq dimanches par an, ces derniers étant largement choisis au moment des fêtes. Les salariés travaillant ces jours fériés doivent être payés un salaire au moins double et un repos compensateur équivalent en temps (en même nombre d'heures travaillées ce jour-là) doit être alloué. Cependant, les commerces de détail non alimentaires situés dans une commune touristique ou thermale, ou dans une zone touristique d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente, peuvent, sans autorisation préalable, ouvrir le dimanche. Bordeaux bénéficie donc de cette mesure dérogatoire puisque la ville est reconnue d’intérêt touristique, par arrêté préfectoral.

î  Des avis mitigés

Linda, gérante d’un restaurant dans le centre, se prononce pour, mais à certaines conditions. « Pour les personnes

qui travaillent six jours sur sept, l’ouverture des boutiques le dimanche permet de faire ses courses tranquillement. Je suis favorable à cela mais pour les salariés il faut que cela se fasse sur la base du volontariat et que le salaire soit doublé », nuance-t-elle. Selon Carole, «ouvrir les commerces le dimanche est une bonne chose, cela limitera les bousculades que l'on déplore le samedi.» Côté commerçants l’avis est assez unanime : « travailler le dimanche ne me dérange pas. J’aime au contraire avoir une activité », assure Marjorie, vendeuse dans une enseigne de la rue Sainte-Catherine. Pour Edouard, responsable de la boutique Case4You rue Sainte-Catherine l’ouverture le dimanche est perçu comme un sacrifice : « nous n’avons pas le choix, nous allons devoir nous y mettre, sinon c’est un manque à gagner et un manque de visibilité ». Personne n’a dit pas de shopping après les prières du dimanche matin, n’est-ce pas ?

Que dit la loi ? La législation (notamment la loi du 10 août 2009) prévoit que l’ouverture le dimanche d’un commerce employant des salariés n’est autorisée que s’il existe des dérogations. Ces dernières concernent en permanence les cafés, bars, restaurants, épiceries, fleuristes, stations-service, magasins de meubles, les musées… Les autres commerces, situés dans une station thermale ou une zone reconnue «touristique d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente», peuvent aussi ouvrir le dimanche et accorder le repos hebdomadaire par roulement aux salariés. La France compte près de 600 «communes d’intérêt touristique ou thermales», dont 17 en Gironde. Parmi elles figure Bordeaux.

Les commerçants de la rue SainteCatherine tentés par l’ouverture dominicale.

Les hydroliennes du Pont de Pierre bientôt dans le grand bain Deux bouées, une rouge, une blanche, luttant contre le courant au pied du Pont de Pierre devant la Maison écocitoyenne... C’est le signe tangible que le projet d’immerger des hydroliennes dans la Garonne pour produire de l’énergie n’est pas abandonné. L’installation imminente de bureaux-ateliers provisoires sur le site enlèvera les derniers doutes. Marc Lafosse, à l’origine de cette innovation, annonce même la pose des trois premières hydroliennes expérimentales au printemps prochain. D’ici là, les crédits promis au titre des investissements d’avenir auront été débloqués, les autorisations délivrées et les fameuses bouées installées depuis la rentrée auront fourni les données attendues (mesure de la puissance du courant). À terme, Marc Lafosse et sa société Energie de la Lune ambitionnent de faire fonctionner sous les arches du Pont de Pierre douze hydroliennes capables de fournir 20 % de l’énergie nécessaire à la ville de Bordeaux. ††www.energiedelalune.fr

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bordeaux quartiers

Saint-Michel en travaux,

les commerçants montent en flèche TRAVAUX L’association « Autour de la flèche » joue un rôle fédérateur pendant la durée des travaux. Plusieurs manifestations sont d’ores et déjà prévues pour maintenir une dynamique dans le quartier.

«C’est la vie

qui s’adapte aux travaux»

Solange Marchives,

co-présidente de Autour de la flèche

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M

aintes fois repoussés au cours des deux dernières années, les travaux de rénovation de la place Saint-Michel ont donc fini par débuter. Pour de bon. L’installation, début septembre, des barrières tout autour de la place est ainsi venue officialiser le lancement de ce long chantier. « Ça a produit un choc pour les commerçants. On parlait des travaux depuis longtemps mais maintenant on les vit », témoigne Franck Uruty, le gérant de la brasserie Le Passage et co-président de l’association « Autour de la flèche ». Un choc qui aurait peut-être même été davantage amplifié si cette association n’avait pas existé. « Au départ on a voulu la créer pour mobiliser les commerçants et anticiper cette

Comme leurs collègues touchés par le chantier du tramway, les commerçants de Saint-Michel veulent se faire entendre auprès des pouvoirs publics.

période de travaux qui s’annonçait délicate. Notre première mission était de devenir un interlocuteur incontournable de la mairie et prendre part aux réunions de chantier. Mission accomplie », estime aujourd’hui Franck Uruty. Grâce à l’instauration de cet échange, les commerçants avaient par exemple obtenu un petit délai pour l’installation des barrières - leur permettant de profiter tout l’été de leur terrasse - ou obtenir des compensations comme l’exonération de leurs droits de terrasse et d’enseigne. « On est toujours dans la négociation et dans le compromis », explique le patron de la brasserie. On constate aussi des changements de comportement dans le quartier, notamment des automobilistes. « La vie


Chez les commerçants, les incertitudes sur le déroulement du chantier sont encore nombreuses. On attend des précisions sur des points techniques, ou relatifs au calendrier par exemple. Pris par leurs activités respectives, Franck Uruty et Solange Marchives ont donc décidé de créer un poste de permanent pour l’association, plus facilement identifiable auprès de tous les commerçants et surtout capable d’être plus disponible. Sans une organisation carrée, Claire Ruggeri pourrait pourtant vite couler sous la montagne de travail. « Parfois je suis un peu la secrétaire de tout le monde », confie-t-elle. Un rôle de coordination et de relais qu’elle s’attache en tout cas à effectuer du mieux possible, tout remplissant les autres missions de l’association. « Je récupère aussi des informations auprès des commerçants. On voudrait faire un trombinoscope par exemple, et puis je dois aussi parvenir à les mobiliser pour les manifestations et les événements qu’on organise », explique la jeune femme, embauchée il y a seulement trois mois et déjà très active. Au delà de la question des travaux, elle s’est par exemple particulièrement investie dans l’organisation de la fête de la Saint-Michel, organisée du 26 au 29 septembre. Cette manifestation a proposé une multitude d’animations dans le quartier, depuis la rue des Faures jusqu’à la place Maucaillou. Au mois de décembre, l’association organisera la traditionnelle fête de la Saint-Nicolas avant de se projeter dans la création d’une manifestation plus inédite au printemps 2014 : un festival de musique classique avec des concerts dans tout le quartier et chez les commerçants. Promis, on vous en reparlera.

Thierry Caspani, l’artiste capillaire  En venant s’installer à Saint-Michel, au début du mois d’août, Thierry Caspani a fait un pari : « rentrer dans mes frais et pourquoi pas faire du bénèf dans trois ans, après les travaux qui vont donner plus de valeur à ce quartier. C’était le bon moment pour ouvrir quelque chose ici », estime-t-il. Alors qu’il ne lui reste plus que quelques années à travailler, ce coiffeur indépendant de 58 ans a racheté le salon de coiffure « Le salon d’à côté », rue Camille Sauvageau. Si sa clientèle est principalement féminine, Thierry Caspani coiffe aussi les hommes et s’adapte toujours au budget de ses clients : « Ici j’ai des gens qui ont peu d’argent, d’autres qui n’en ont pas du tout et certains qui en ont un peu plus ». Passionné de musique, harmoniciste et clarinettiste, il a affiché sur les murs quelques photos de son ancien groupe avec lequel il jouait régulièrement devant son ancien salon. Une expérience qu’il renouvellera peut-être ici avec d’autres musiciens. En attendant, il a installé une vieille clarinette au mur et travaille toujours sur un fond de jazz ou de salsa. Ses deux passions lui ont d’ailleurs valu d’être surnommé « l’artiste capillaire de Saint-Michel » par un client.

Saint-michel NANSOUTY

î  C  oordonner et animer

quartier

s’adapte aux travaux », résume Solange Marchives, ancienne pharmacienne du quartier, présidente de l’association Promotion du grand Saint-Michel depuis 1992 et co-présidente de Autour de la flèche. Une figure dans le quartier. .  

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Thierry Caspani, l’artiste capillaire

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Victoire, le vignoble est dans la place

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saint-michel/Nansouty

AMOS, une économie circulaire qui tourne rond SOLIDARIté « Vivez la mode solidaire » c'est le nouveau slogan de cette association de réinsertion qui ouvre à Bordeaux sa quatrième boutique, cours de l'Argonne.

N

ouvelle boutique, nouveau logo, nouvelle communication ... AMOS donne un sérieux coup de jeune à un secteur -l'économie sociale- qui oublie souvent, faute de temps et de moyens, cet aspect du commerce. Son nouveau point de vente est situé à deux pas de la Victoire. Il a ouvert ses portes avant l'été mais les élus bordelais ne sont parvenus à glisser dans leur agenda surbooké que la date du mardi 17 septembre pour l'inaugurer. Une bonne affaire pour AMOS qui profite d'une promo en deux temps : une fois pour l'ouverture et une fois pour l'inauguration. Nathalie Lacoste, sa directrice, a eu deux reprises l'occasion de rappeler le principe de fonctionnement de son entreprise d'insertion créée en 1994 par deux bonnes fées que sont le Secours Populaire et le Diaconat Protestant. Sur le terrain, AMOS récupère des dons (vêtements, accessoires...) par le biais d'un réseau d'une vingtaine de bornes-containers répartis sur le territoire de la CUB. Ce mode de collecte est comparable à celui du Relais. C'est ainsi que 200 tonnes de "fripes"

Deux salariés sur trois qui passent chez AMOS retrouvent ainsi du travail après cette phase de réinsertion. sont récupérées chaque année. La récolte est triée, sélectionnée (1/4 est conservé, le reste rejoint la filière du recyclage) nettoyée et mise en vente dans l'une des six boutiques du réseau AMOS. Cette économie circulaire comme on aime à l'appeler emploie une vingtaine de salariés, motivés par le job, qui reste en moyenne un an dans l'entreprise. Ce laps de temps permet à ces personnes souvent dans le besoin de retrouver confiance en elles et de décrocher ensuite un job. Deux salariés sur trois qui passent chez AMOS retrouvent ainsi du travail après

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Alain Juppé était présent aux côtés de Fabien Robert et de Emmanuelle Ajon pour inaugurer le nouveau point de vente Amos.

cette phase de réinsertion. Pour parvenir à ce résultat, les candidats font l'objet d'une sélection avec pour principal critère, la volonté de se réinsérer dans le monde du travail. Et cette nouvelle boutique du cours de l'Argonne, comment est-elle ? Plutôt flashy en tout cas moins tristoune que d'autres points de vente de la même enseigne. Son implantation dans le quartier de la Victoire a incité les concepteurs à oser style vintage du meilleur effet. Nombreux sont les clients, jeunes pour la plupart, qui entrent sans connaître la spécificité des lieux. Les bonnes affaires sont sur les portants. Il faut fouiner et être là le bon jour pour profiter du bon arrivage. L'accueil souriant et débrouillard est assuré par Anait Avakian. Arménienne d'origine,

la jeune femme est diplômée de journalisme et en attendant une place dans une rédaction, elle se familiarise avec les ficelles du métier de commerçant. En plus du diocèse et de l'église protestante, cette boutique AMOS a bénéficié d'un coup de pouce de Norbert Fradin, le bon Saint-Maritain bordelais de la promotion immobilière. Propriétaire du local, il a accepté de le louer à l'association comme il avait auparavant loué à la Case un appartement rue Saint-James. L'intéressé était là pour l'inauguration aux côtés de nombreux élus : Alain Juppé, Fabien Robert, maire adjoint du quartier, Véronique Fayet adjointe aux affaires sociales ainsi que Mathieu Rouveyre et Emmanuelle Ajon venus compenser l'absence de Vincent Feltesse.

††Les boutiques AMOS 19, cours de l'Argonne 146, rue Sainte-Catherine 51, rue des Menuts à St-Michel 1, Cours St-Louis aux Chartrons 208, avenue d'Arès à Mérignac (entrepôt-boutique)


saint-michel/Nansouty

Victoire, le vignoble est dans la place ÉVÈNEMENT La Victoire possède le plus vieux pied de vigne de Bordeaux... Avec la cuvée 2013, on devrait produire une demi douzaine de bouteilles.

Une vigne qui a de la bouteille Pour les érudits, signalons que cette vigne de la Victoire a été plantée fin 18ème début 19ème par la famille Duverger. Elle comportait à l’origine six pieds. La ville de Bordeaux possède au Parc Floral, dans son conservatoire, quelques spécimens de ce très vieux cépage, le cruchennègre. Appélé «Tchacouli» le raisin collecté est vinifié par les services de l’INRA. Les quelques bouteilles espérées rejoindront ensuite la cave de l’Hôtel de Ville aux côtés des bouteilles en provenance de la vigne de la Béchade, ces deux productions justifiant l’appellation Vin de Bordeaux puisque issues de ceps plantés dans Bordeaux intramuros.

P

aris a son célèbre vignoble de la Butte Montmartre, Bordeaux a le sien, plus discret, place de la Victoire. La récolte urbaine est beaucoup plus modeste que celle de la capitale, mais en banlieue, mieux vaut être à Pessac qu'à Drancy pour remplir ses barriques. Et toc ! Pour modeste que soit le vignoble de la Victoire, il bénéficie d'une attention toute particulière de la part du service des parcs et jardins de la ville. Il faut, pour tailler la vigne et surveiller l'arrivée d'éventuelles maladies, recourir à un véhicule équipé d'une nacelle comme ceux utilisés pour changer les ampoules des lampadaires. Ce pied a eu la bonne idée de grimper tout en hauteur ce qui le met à l'abri des vendanges précoces occasionnées par des piétons "gourmands". Bon an mal an, cette treille produit de quoi remplir une demi-douzaine de bouteilles. Sylvie Caze, spécialiste viticole s'il en est, participait à la dernière pré-vendange. Elle s'est montrée très indulgente avec la production locale. On a bien compris que qualité et quantité allaient de paire. Il n'empêche que ces vendanges précoces ont été une fois encore prétexte à festoyer sur la place de la Victoire. Des producteurs locaux étaient de la partie pour faire déguster aux curieux quelques bons produits des terroirs girondins. Invité au micro, Jean-Pierre Xiradakis,

La treille de la place de la Victoire. JeanPierre Xiradakis est monté dans la nacelle pour couper les premières grappes.

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célèbre restaurateur aux succursales multiples de la rue de la Monnaie, a ouvert son livre d'histoire pour évoquer la tradition viticole de ce quartier, son quartier. Il a émaillé ses propos d'anecdotes dont il a le secret. Les premiers vignobles datent d' il y a deux siècles. À cette époque, Bonaparte empruntait les pavés du Bordeaux encore médiéval pour visiter l'ancien monastère situé rue du Hamel. Certains noms de rues du quartier de la Victoire témoignent encore de ce passé : la rue des Vignes ou la rue de la Treille. Ce sont les moines bénédictins de Sainte-Croix qui furent les premiers vignerons. Sur les 89 chais recensés au 14ème siècle, 56 l'étaient dans

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la paroisse de Sainte-Croix et 33 sur celle de Saint-Michel. Les moines ont ensuite quitté leur abbaye pour s'installer dans les Graves, au Château Carbonnieux. Ils produisaient là-bas la fameuse eau minérale de Carbonnieux et avaient comme principaux clients les pays où l'alcool est interdit par la religion. Preuve que nos moines étaient œcuméniques et fins commerçants. La légende dit que cette eau est arrivée sur la table du Sultan de Turquie. Celui-ci aurait dit : "si les eaux minérales françaises sont aussi bonnes, pourquoi ces gens-là prennent la peine de faire du vin ?". Preuve que le Sultan n'avait pas en bouche tous les éléments de comparaison et que la langue turque n'a pas de secrets pour Jean-Pierre Xiradakis !

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Caudéran, le coup de jeune sur le commerce ÉCONOMIE En quelques mois, une nouvelle vague de commerçants s'est installée à Caudéran et en particulier place de l'église. Rencontre avec l'un d'eux, porte-parole de cette génération : Christophe Bibes, patron du Café de la Place, établissement qui vient de fêter son premier anniversaire.

Restaurateur de père en fils ? Christophe Bibes : Pas du tout, dans ces mêmes locaux, mon père a longtemps tenu un garage automobile. Une institution à Caudéran qui est restée en activité plus de 40 ans. La famille Bibes est une des plus vieilles familles de Caudéran, privilège que nous partageons avec la boucherie Bost et le tabac presse Molinat-Sarrot.   J'imagine que vous avez dû procéder à quelques travaux de transformation ? CB : Oui, on ne s'est pas contenté de changer d'huile (rires) ! Il a fallu un an et

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demi pour tout casser et tout aménager et arriver au décor que nous connaissons aujourd'hui.   Avez-vous trouvé la bonne formule dès le départ ? CB : Non, nous avons su évoluer en fonction des demandes de nos clients. Au départ nous étions une crêperie, ensuite sont arrivées les salades, puis les plats traditionnels d'une brasserie et plus récemment les tapas. À ce jour, les formules se sont ajoutées les unes aux autres et notre carte est ainsi très copieuse.

La dream-team du Café de la Place, qui concourt au renouveau du centre de Caudéran.

  Ce dont vous êtes le plus satisfait ? Du succès de nos soirées tapas du jeudi. Peu de gens y croyaient alors que nous sommes parvenus à fidéliser une clientèle toujours plus nombreuse. Beaucoup d'habitués des quatre coins de la CUB sont ravis de participer à ce genre de soirées sans être obligés d'aller au centre de Bordeaux où il est devenu pratiquement impossible de se garer. Pour d'autres, nous sommes une première halte sympathique d'un périple qui se prolongera jusqu’à tard dans la nuit.  


un poissonnier, il serait le bienvenu !

»

Une préoccupation ? CB : Ne pas s'endormir sur nos lauriers. Rien n'est acquis. Le Café de la place, c'est onze salariés, ça commence à compter, il faut "envoyer", comme on dit dans la profession.   Et le quartier, toujours aussi désespérément calme ? CB : Attention aux idées reçues. La place de Caudéran ne ressemblera jamais à celle de la Victoire, mais les choses évoluent dans le bon sens. L'arrivée en quelques mois de plusieurs nouveaux commerçants participe au regain d'animation de notre secteur. Avec Thierry le caviste, Stéphanie le salon de coiffure, Nathalie le prêt-à-porter, Éric du restaurant l'Aneth, David de Beauty Success ou Christophe de l'Atelier d'Haritza, nous formons une

caudéran

quartier

«Il nous manque

bonne équipe. Nous avons tous intérêt à créer une dynamique dans notre quartier, à jouer collectif.. Et en plus on aime ça.   Des idées pour concrétiser vos souhaits ? CB : Nous voir régulièrement pour discuter et coordonner nos initiatives. C'est ce que nous faisons. Nous voulons aussi associer "les anciens" qui nous font partager leur expérience et leur bonne humeur. Nous espérons que cette année les décorations de Noël seront un peu plus "pêchues" que les fois précédentes. Le marché bio du samedi matin demande à être reboosté et élargi à d'autres commerçants, la place de l'église n'est pas assez utilisée comme lieu de divertissement et de manifestations culturelles ou commerciales.   Et l'arrivée de nouveaux collègues, vous y songez ? Bien sûr, il nous manque par exemple un poissonnier. Il serait le bienvenu ! Et puis, il n'y a pas que sur notre place que l'on trouve des commerçants, il y en a aussi place de Lestonnat, à Mondésir... Nous devons les associer à nos campagnes de promotion. À Caudéran, on recense près d'une centaine de commerçants et cela ne se sait pas assez.   Le tram a oublié Caudéran, le regrettez-vous ? CB : Je vais passer pour un extraterrestre mais je continue à penser que la qualité de vie de notre quartier-village, cet environnement qu'on nous envie, auraient pâti du passage du tramway. Aucun regret !

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AGJA, bienvenue en Caudéranie

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ASSOS Comme la plupart des associations bordelaises, l'AGJA était présente le dimanche 22 septembre au Hangar 14 pour participer au forum. Une occasion de rencontrer des membres de l'équipe de direction de ce pilier associatif de Caudéran, son président Paul- Henri Schmidt et son secrétaire général Gérard Belda

AGJA, bienvenue en Caudéranie Pour vous, comment se déroule ce forum ? Paul- Henri Schmidt : Très bien, nous sommes pour la première fois au 1er étage. Nous voyons sans doute un peu moins de monde qu'au rez-de-chaussée, mais nous évitons la cohue. Des personnalités sont-elles venues vous saluer ? Gérard Belda : Oh que oui, on a vu défiler presque tout le monde. Pas de doute, on est entré en campagne électorale. C'est le bon moment pour les dirigeants d'associations d'exprimer des doléances et faire passer des messages. À l'AGJA, on sait se montrer revendicatif ? P.-H. S. : Non ce n'est pas le genre de la maison et globalement nous n'avons pas vrais motifs. Notre association fonctionne très bien nous travaillons en bonne intelligence avec la ville de Bordeaux, nous serions injustes de nous plaindre. L'AGJA en bref c'est ? P.-H. S. : Une vieille dame de 107 ans si l'on se réfère à son histoire mais c'est aussi une association dans la force de l'âge avec plus de 4 000 adhérents, des activités par dizaines et un encadrement qui dépasse les 100 personnes. On dit qu'à Caudéran, vous êtes un état dans l'état. G. B. : Pas du tout, nous sommes au service des habitants de notre quartier et

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nous ne sommes pas la seule association dans ce cas. Il est vrai que nos adhérents représentent plus de 10 % de la population de Caudéran. L'AGJA, c'est presque une PME ? G. B. : Nous tenons à notre statut d'association à but non lucratif. Le président et les membres du bureau qui l'entourent sont bénévoles. L'aspect entreprise, nous l'assumons, sachant que nous établissons 110 bulletins de salaire par mois ce qui équivaut à un effectif de 27 personnes à temps plein. On est loin du patronage des années 60. Ce dont vous êtes le plus fier ? P.-H. S. : De notre polyvalence et notre capacité à nous adapter au goût de notre public. Sous nos couleurs, on trouve aussi bien une équipe de handball qui évolue à un haut niveau, que des équipes de football, de basket, de volley engagées dans leur championnat. Elles cohabitent avec une multitude d'activités sportives ou culturelles pratiquée sans esprit de compétition. Quant à la capacité à intégrer de nouvelles disciplines, on la retrouve dans notre offre d'activités : je cite de

mémoire la rando poussette, la danse country, le Qi Gong ou le yoga destiné aux enfants ainsi que des ateliers de bandes dessinées, toujours en direction des ados. Je trouve aussi que notre initiative la plus récente, la Caudéranie, une randonnée très conviviale dans notre quartier-village est une réussite. La deuxième édition se déroule le 29 septembre. Avec la ville de Bordeaux, comment cela se passe-t-il ? P.-H. S. : Nous avons démontré que nous étions des partenaires crédibles et efficaces, ce qui nous vaut notre statut de maison de quartier depuis 1992. Avec ce label, on nous confie la gestion et l'encadrement de ce que l'on appelait hier les centres aérés. C'est près de 700 enfants qui sont accueillis durant l'année scolaire, chaque semaine et durant les vacances. Nous sommes également partie prenante dans les discussions pour appliquer à la rentrée prochaine la réforme des rythmes scolaires. L'AGJA a la réputation d'être riche ? G. B. : Nous aimerions bien mais malheureusement... Cette réputation, vient

Paul-Henri Schmidt et Gérard Belda veillent aux destinées de l’AGJA ( Avant Garde Jeanne d’Arc). 10% de la population de Caudéran y adhère... C’est la taille patro(n).


caudéran

« Nous établissons

110 bulletins de salaire par mois ce qui équivaut à un effectif de 27 personnes à temps plein.

L'atelier d'Haritza fait le beau DÉCO Tout nouveau tout beau, le design est à l'honneur avec l'atelier d'Haritza, et le « chef d'atelier » est très sympa, ce qui ne gâche rien...

»

du fait que nous sommes propriétaires d'une partie des installations que nous occupons. C'est l'héritage du patronage. Notre siège social rue Gambetta nous appartient et nous l'avons agrandi récemment en finançant les travaux sur nos fonds propres. Nous sommes aussi propriétaires d'une grange dans les Hautes-Pyrénées pour accueillir nos randonneurs. On nous compare parfois à l'AJ Auxerre de Guy Roux, seule équipe de Ligue 1 à être propriétaire de son stade et de ses installations et comme Guy Roux, à l'AGJA, nous savons nous montrer économes. AGJA est né en 1972 de la fusion de deux patronages catholiques, l'Avant Garde de Caudéran et la Jeanne d'Arc, que reste-t-il de votre héritage confessionnel ? P.-H. S. : Par tradition, nous maintenons notre affiliation à la Fédération Sportive et Culturelle de France qui regroupe tous les patronages. Pour le reste, les temps ont changé, nous ne sommes plus à l'époque de la création de ces patronages, celle où l'on promulguait la loi séparant l’Église et l’État. Nous assumons notre passé mais nous sommes devenu une association résolument laïque. Vous seriez un président totalement heureux si ? P.-H. S. : Si... la ville de Bordeaux décidait prochainement de rénover la Chartreuse du Parc de Lussy. Ce ne serait pas un luxe, les locaux sont assez vieillots. Il faut que j'en parle... Tenez cela tombe bien, j'aperçois Monsieur Juppé qui vient nous rendre visite, je vais lui en toucher deux mots. Bonne chance président !

††L'AGJA en bref Maison de quartier Siège social : 8, rue Gambetta Tél. : 05 56 08 67 79 Tél. après 18 h : 05 57 22 91 35 Site internet : www.agja.org

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i le succès d'un commerce ne dépendait que de son emplacement, Christophe Casty-Rigal ne serait pas aussi satisfait qu'il l’est aujourd'hui. Installer une boutique de déco à Caudéran, en contrebas de la place de l'Eglise dans une rue où l'on circule plutôt que de se promener, n'était pas chose évidente. Et pourtant, l'Atelier d'Haritza cartonne depuis son ouverture. "La bonne bouille" de Christophe, son sourire malicieux, la simplicité de son accueil et sa passion pour son métier compensent largement de ne pas être rue Notre-Dame ou rue Bouffard. Il sait parler avec simplicité de son métier et des objets de décoration qu'il a sélectionnés avec goût et soin. Pas de formules à la retourne ni de propos emphatiques. C'est un peu comme si on parcourait l'ouvrage : le design pour les nuls.   On apprécie d'autant mieux la vaisselle de chez ASA, les luminaires conçus par la maison italienne Martinelli, les appliques de Valérie Boy ou les moutons en résine, plus vrais que nature de Tex Artes. La maison Bugatti ne fait pas que des

motos, pour preuve le matériel d'électroménager aux lignes très originales. On trouve aussi les très demandés fruits (pomme, cerise....) en céramique. Ils viennent de chez Gardeco et ont été dessinés par une créatrice brésilienne ; ils proviennent aussi de chez Bull&Stein. D'adorables compositions florales (avec des fleurs fraîches) sont également présentées et choyées par le maître des lieux. Elles sont l'oeuvre de son... épouse Frédérique. La plupart de ces pièces est vendue en très petites quantités pour éviter qu'on ne retrouve chez son voisin une déco que l'on croyait résolument originale. Apprécier les grands tableaux qui sont aux murs de ce magasin ira droit au cœur de Christophe Casty-Rigal ... C'est lui qui en est l'auteur. L'homme a du talent … des talents   NB : Pour répondre à la demande, les murs de cet atelier vont être prochainement poussés pour donner de la place à des pièces de mobilier, design off course.   ††Atelier d'Haritza 18 rue de l'eglise à Caudéran Tél : 06 81 18 39 74

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bordeaux quartiers

Francis Baudy, la mémoire vive ! PORTRAIT À mi chemin entre le journalisme et le travail d’historien, Francis Baudy, l’enfant de Saint- Aug’, poursuit ses recherches sur le passé de son quartier et de sa ville. Co-auteur de nombreux ouvrages, avec lui le passé de Bordeaux se conjugue au présent. Je participe à la publication de notre petit journal de quartier et il m’arrive de faire des émissions à TV7 avec Yves Simone. J’ai aussi consacré beaucoup de temps à constituer ma collection de près de 200 objets et outils viticoles. J’ai retrouvé toutes ces pièces avec l’aide de mon épouse Viviane. Comment cette collection a t-elle débuté ? FB : Comme un peu toutes mes recherches, c’est le hasard d’une rencontre avec une bouteille originale, la Bordelaise de 75 cl de 1874. Elle provenait du château Campeyraut, tout proche de chez moi. J’ai voulu en savoir plus et ainsi tout a démarré.

Francis Baudy est co-auteur avec Jacques Clémens de nombreux ouvrages de la collection Mémoire en images, parus aux Editions Sutton. Le dernier en date qui vient d’être édité est consacré au quartier-gare et un autre est sous presse qui racontera la vie des barrières et octrois bordelais.

Pour devenir historien, quel a été votre parcours universitaire ? Francis Baudy : Je n’ai pas eu cette chance, je suis un pur autodidacte, sur le tard. Il m’a fallu travailler très tôt pour gagner ma vie et l’acquisition des connaissances et l’intérêt pour cette discipline se sont faites au fil du temps. C’est mon goût pour les objets anciens qui m’a amené à m’intéresser à leur période d’usage. C’est encore plus vrai pour les vieilles cartes postales. Je veux toujours connaître l’envers du décor. Je crois être quelqu’un de très curieux du monde qui l’entoure. Pour vous, Saint-Augustin, c’est... FB : Mon lieu de naissance et de résidence, la rue Thérèsia Cabarus. J’ai voulu d’ailleurs tout en connaître et progressivement mes recherches se sont élargies à l’ensemble du quartier Saint-Augustin puis aux quartiers voisins, et aujourd’hui je travaille à l’échelle de Bordeaux. Il m’arrive aussi de faire des escapades sur le bassin d’Arcachon pour y

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Comme les chercheurs de champignons, vous n’allez pas donner les coins de vos trouvailles ? FB : Il n’y a pas de secret. Il faut aller fouiner aux puces à Saint-Michel, fréquenter les vide-greniers et rencontrer des personnes qui ont parfois des trésors dans leur armoire et qui ne les utilisent pas. Je commence à être un peu connu et il arrive que l’on me sollicite à ce sujet. Et comme j’adore le contact... faire des recherches notamment sur la vie des ostréiculteurs et des forestiers. À quelle histoire vous intéressez-vous ? FB : A celles des gens modestes, comme moi, je ne suis pas Stéphane Bern, la vie des grands de ce monde m’indiffère. La vie d’un maréchal ferrant, celle d’un bar disparu, le destin d’un pont détruit sous les bombes, retrouver une sépulture, tout cela me passionne. Vous êtes du genre chercheur solitaire ? FB : Solitaire, moi, vous voulez rire. J’adore le contact et le travail en équipe. Je suis membre du club des cartophiles de l’EntreDeux-Mers, trésorier de l’association des vieux papiers en Aquitaine, présidée par mon ami Jacques Clémens. J’anime des émissions de radio au CHU. J’organise des manifestations à Saint-Augustin dans le cadre des journées du patrimoine, ainsi que des expositions en tant que membre du club photos, la Mémoire de Bordeaux.

Vous êtes à mi-chemin entre le travail de journaliste et celui d’historien, de quelle enquête êtes-vous le plus fier ? FB : Fier ? Ce n’est pas le genre de la maison. Disons que nous avons fait du bon boulot en approfondissant la connaissance sur des personnages par trop méconnus comme ce Robert Piqué, ancien directeur de l’hôpital de Talence et aviateur émérite. Nous avons retrouvé son caveau au Père Lachaise. Grâce à nous, on en sait un peu plus sur Victor Segalen qui fût une sorte d’Indiana Jones de son temps, un explorateur intrépide et l’inventeur de l’ethnologie moderne. Nous avons également fait un travail intéressant sur la vie de Georges Juzan, natif de Caudéran, mort à Bordeaux en 1912 et sans doute l’inventeur de la bicyclette moderne. Toujours des projets ? FB : Bien sûr, plein la tête et plein les cartons.


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amien Lassus, était courtier en vin. Attaché au quartier St Augustin et désireux de se reconvertir, il reprend, le 1er avril 2011, le magasin « Le sommelier ». Histoire de s’approprier les lieux et de les rafraîchir, quelques travaux ont été réalisés : « J’ai refait tout l’intérieur, les peintures, la déco. Bientôt, on va refaire la façade » explique le commerçant. Mais outre la couleur des murs, la grande nouveauté de ce magasin, c’est l’arrivée des bulles : « J’ai développé le rayon de champagne et maintenant, j’ai plus de 100 références en la matière, » nous annonce fièrement le caviste. D’où le nouveau nom de l’enseigne : « Bordeaux Bulles ». « Je vais sûrement développer mon rayon de vin en m’ouvrant à des vignobles du sud de la France comme les Côtes du Rhône ». Cependant, il sait déjà qu’il sera difficile de convaincre une partie de sa clientèle à goûter ces breuvages venus d'ailleurs : « J’ai deux types de clients : les retraités qui restent très attachés aux vins de Bordeaux et les plus jeunes qui ont entre 30 et 55 ans, plus ouverts à la nouveauté. Eux, boire un vin du sud de la France inconnu au bataillon, ça ne les dérange pas » explique le commerçant. Un client ouvre d’ailleurs la porte du magasin, salue le commerçant puis repart après avoir échangé quelques mots : « Lui, par exemple, c’est un client toujours curieux de tout découvrir. Si je lui dis que j’ai rentré un petit vin de la région de Montpellier, il va le goûter. Ça, c’est sympa ! ». Damien Lassus est donc devenu une figure incontournable de la vie commerçante de St Augustin en devenant LE caviste

des lieux. C’est tout naturellement qu’il a rejoint le bureau de la fameuse association des commerçants de Saint Augustin : « Je suis devenu le trésorier de cette association, il y a deux ans » précise-t-il. Créée en 1952, celle-ci réunit les principaux commerçants du quartier. Ensemble, ils organisent plusieurs manifestations pour animer Saint-Augustin. « La fête de l’huître qui se tient mi-mai est notre plus gros événement. À la dernière édition, on s’est retrouvé un peu débordés : 1 500 personnes étaient là le premier soir ! Sinon, on a mis en place l’année dernière le marché de Noël, poursuit le trésorier. Malgré un démarrage timide, on renouvelle l’opération cette année. Une autre nouveauté aussi, c’est la fête du printemps qu’on a organisé en avril place Emile Gentil : on a fermé la rue, on a mis des tables et des chaises et on a fait venir des groupes de musique. » Malgré une organisation de dernière minute, « ce fût un succès » constate le trésorier-caviste : « ça a bien marché, beaucoup de gens sont venus, toutes générations confondues. C’était vraiment sympa, on va recommencer » se réjouit-il. Une fête du printemps conviviale et intergénérationnelle, à l’image de ce quartier qui ne cesse d’évoluer, constate Damien Lassus : «  On est quelques-uns déjà à avoir ouvert ces trois dernières années comme le fromager, le chocolatier, l’agence immobilière. La poissonnerie va rouvrir, et bientôt, il va y avoir la brasserie place de l’église ». Le cœur de Saint-Augustin n’est pas prêt de s’arrêter de battre !

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COMMERCE Les commerçants de Saint Aug’ ont confiance en l'avenir de leurs boutiques et de leur quartier. Damien Lassus, le sommelier du cru, y croit, comme le démontre son témoignage.

quartier

Saint Aug’ décoince les bulles !

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Du parc des sports au stade ChabanDelmas on refait le match

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Avenir du stade ChabanDelmas : Mamère tacle Feltesse

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Pause sucrée à St-Augustin !

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Nouveaux commerces

Marie Blanchard

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Du parc des sports au stade Chaban Delmas : on refait le match ! HISTOIRE L'avenir du stade Chaban-Delmas est au cœur de l'actualité, une bonne occasion de se souvenir de son histoire

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epuis l'automne 2009, la Fédération Française de Football a retenu la ville des champions de France en titre cette année-là, pour l'euro 2016. Le seul problème c’est que le stade Chaban-Delmas, ainsi nommé depuis 2001, ne répond plus au cahier des charges de la fédé, malgré les rénovations menées en 1986 et 1996. Cet équipement se retrouve de ce fait sur la touche. La capitale girondine s'est déjà trouvée dans la même situation. Le premier stade, construit en 1924 sur les plans du célèbre architecte Alfred Duprat, a été partiellement démoli et remplacé par le "stade municipal" à l'occasion de la coupe du monde de 1938. L'implantation successive de ces stades sur le domaine de Lescure remonte à 1922 où Harry Scott Johnston vend 10 hectares de terrain à la société immobilière du parc des sports créée cette année là. Elle est présidée par Daniel Guestier et Fernand Philippart, le maire de l'époque. La construction du stade vélodrome d'Alfred Duprat se compose de quatre groupes de gradins, d'une piste cycliste en ciment et d'un terrain de rugby. Sa capacité est de 10 000 places assises. Les angles entre les tribunes sont réservés aux spectateurs debout. La première pierre fût posée le 22 mars 1924 par Henry Pate, haut commissaire aux sports. De grosses difficultés financières amèneront la société du parc des sports à déposer le bilan en mai 1930. Un an plus tard, la ville de Bordeaux en fera l'acquisition et le nommera stade municipal. Le 5 juillet 1931, le premier passage du Tour de France à Bordeaux voit la victoire du belge Amerlinck. Le 19 juillet 1933, le succès grandissant, des milliers de spectateurs forceront les portes du stade pour assister à l'arrivée de l'étape remportée par André Leduc, futur vainqueur du Tour de France. Plusieurs blessés sont à déplorer et une plainte est déposée pour blessure par imprudence.

î  U n nouveau stade pour la coupe du monde de 1938

En 1926, Jules Rimet lance l'idée d'une coupe du monde de foot et après l'Uruguay et l'Italie, la France en est l'organisatrice pour l'édition de 1938.

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À son époque, le stade de Bordeaux avait déjà été recalé par les organisateurs de la coupe du monde de 1938.

Le 19 juillet 1933, des milliers de spectateurs forceront les portes du stade pour assister à l’arrivée de l’étape remportée par André Leduc, futur vainqueur du Tour de France

La restructuration du stade n'étant pas envisageable, la construction d'un stade moderne fait partie des projets du Maire Adrien Marquet. Dès 1934, Raoul Jourde (1989/1959) grand oncle de Gérard Pando, ancien libraire du quartier, obtient le soutien de Jacques Boistel d'Welles, architecte-ingénieur conseil de la ville de Bordeaux, pour construire un nouveau stade. D'Welles terminera seul le chantier, suite à un désaccord sur le coût des travaux. Il construit la grande arche boulevard Leclerc et le quartier des coureurs. Les travaux sont confiés à l'entreprise France-Colonies, avec l'ingénieur italien Dabbeni, Messieurs Sante Garibaldi, Fumagalli directeur des travaux et Deveze en est le surveillant général. La construction du stade débute officiellement le 25 janvier 1935 et son inauguration aura lieu le 12 juin 1938 lors de la rencontre de coupe du monde Brésil/Tchécoslovaquie. Les deux équipes font match nul et doivent rejouer le match deux jours plus tard. Les organisateurs n'ont pas prévu de nouvelles billetteries et l'entrée des supporters dans le stade donne lieu à un pugilat général. Pour la petite histoire, le Brésil l'emporte 2/1.   Francis Baudy


st-augustin&mouneyra

Avenir du stade Chaban-Delmas : Mamère tacle Feltesse URBANISME Quel avenir pour le stade Chaban-Delmas lorsque celui de Bordeaux-Lac sera opérationnel ? Le débat se joue sur le terrain politique.

D

ans sa recherche des sujets susceptibles de faire contentieux, le candidat à l'élection municipale, Vincent Feltesse, pensait inscrire l'avenir du stade Chaban-Delmas dans sa liste. Prendre à contre-pied le maire de Bordeaux était semble-t-il un bon choix tactique. Alain Juppé avait annoncé, voici quelques mois, qu'il ne voyait pas d'avenir sportif au stade Chaban-Delmas une fois la mise en service du nouveau stade de Bordeaux-Lac. Il estimait que ce nouvel équipement serait suffisant pour accueillir le club des Girondins, bien évidemment, mais aussi les rugbymans de l'UBB qui pourraient

y disputer leurs matchs de gala. Un concours d'idées avait été lancé l'an dernier pour donner à l'emprise du parc Lescure de nouvelles affectations (logements, bureaux, parcs...). Une fois n'est pas coutume, Alain Juppé a été contredit par des "joueurs" de sa propre équipe. Alain Moga, maire-adjoint UMP et Nicolas Florian (délégué à la Cub et cadre UMP) ont donné l'impression de tirer contre leur camp en défendant l'idée de conserver à Chaban sa vocation sportive et notamment rugbystique. Une équipe divisée, un capitaine contesté... Il n'en fallait pas plus à Vincent Feltesse pour flairer la bonne affaire et

L’un des projets de reconversion du stade (Cabinet Ferret).

attaquer. Il l'a fait sous le maillot du président de la Cub en proposant au maire de Bordeaux de payer à "ses" frais une étude afin de démontrer que le stade Chaban-Delmas, moyennant quelques travaux, avait encore un bel avenir sportif devant lui. Alain Juppé n'a pas apprécié, estimant que son rival se mettait hors jeu, vu que la Cub n'avait pas de compétences dans le domaine sportif. Son offre d'études est donc retournée au vestiaire. Prudent, le maire de Bordeaux a tout de même lancé une contre-offensive en annonçant la création d'un atelier de concertation sur l'avenir du stade. Il en a confié l'animation à deux de ses adjointes, Elisabeth Touton, la bâtisseuse, et Arielle Piazza, la sportive. Il laisse ainsi la porte ouverte à toute éventualité, y compris un maintien du sport à Chaban. Match nul, se disait-on alors jusqu'à l'arrivée d'un renfort de poids dans l'équipe Juppé, en la personne de Noël Mamère. Le maire de Bègles a lui aussi des prétentions en matière de stade de rugby pour accueillir l'UBB. Il voit l'équipe chez lui, à Moga, aux côtés du centre de formation et d'entraînement. Il demande expressément à ce que des moyens financiers lui soient attribués pour agrandir le stade de façon à accueillir 18 000 spectateurs. Lorsque l'affluence dépassera cette jauge, il est d'accord pour que les rencontres aient lieu d'ici deux ans dans le nouveau stade de Bordeaux-Lac.   Voilà un engagement qui siffle temporairement la fin du match, Alain Juppé a maintenant tous les moyens de renvoyer Vincent Feltesse dans ses 22 mètres.

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st-augustin&mouneyra

nouveaux

commerces

Ils ont ouvert dans votre quartier...

Jo Marée jette l’ancre à Saint-Aug

Une grande attente pour un Petit Comptoir Saint Aug’ en rêvait, Olivier Boyer va le faire... Ouvrir place de l’église un restaurant- salon de thé, idéal dans ce décor de village. Une place de village avec sa mairie, son église, sa salle des fêtes, son école... Manque à ce tableau traditionnel une pièce indispensable : le bistrot restaurant ! Cela fait des années que la place de Saint-Aug’ attend qu’un intrépide commerçant ouvre ce type de commerce. Cette attente va prendre fin prochainement puisqu’à compter du jeudi 10 octobre, le Petit comptoir aura pignon sur rue. Sur ce petit comptoir, il n’est pas prévu de servir l’apéro aux amateurs de Martini et autres 51. La proximité d’un lieu de culte et des écoles n’a pas permis au gérant de disposer d’une Licence IV qui autorise ce type de prestations. Du vin, et du bon, et même du Champagne à bulle pourront être servis mais seulement au moment des repas. L’ouverture de ce restaurant est une volonté de la mairie de quartier. Elle n’a été possible que grâce à la refonte des bâtiments municipaux qui faisaient face à l’église. Saint-Aug’ possède désormais une mairie de quartier digne de ce nom, des salles de réunion, une salle des fêtes, une bibliothèque toute neuve et son Petit comptoir. Pour arriver à ce résultat, Jean-Louis David, l’élu du quartier, a lancé un appel d’offre auprès des professionnels intéressés par ce pas-de porte. C’est Olivier Boyer qui a remporté la timbale. Déjà patron du Comptoir-cuisine situé place de la Comédie, il a été tenté par l’aventure Saint-Aug’ : «L’endroit est charmant, la demande est forte, à nous de proposer une cuisine conforme à la clientèle de proximité et plus si affinité». Pour y parvenir, il fait confiance à ses valeurs sûres, comme son ancien responsable du Café du port dont il a été un temps le propriétaire. Un jeune cuisinier qui a fait ses classes au Saint-James, Morgan Géraud, le secondera en cuisine. Les convives auront une idée précise de la

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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013

Une nouvelle poissonnerie vient d’ouvrir ses portes à Saint-Augustin. Jo marée est à la barre, cela méritait mieux qu’un entre-filet.

dextérité du chef puisque l’aménagement prévoit une cuisine ouverte sur la salle du restaurant. Une vingtaine de places assises seront disponibles et une terrasse a été autorisée par l’adjoint chargé de ces questions à la ville de Bordeaux, un certain... Jean-Louis David. Tout était paraît-il en règle, ouf, qu’auraient dit les gazettes ! Olivier Boyer a opté pour une formule « 3 en 1 », avec une entrée, un plat, un dessert servis en même temps pour une quinzaine d’euros. À la carte, un choix d’entrées, de plats et de desserts sera également proposé. L’après-midi, le Petit Comptoir se transformera en salon de thé, d’orangeades et de glaces. L’objectif est de séduire la clientèle des parents venus chercher leurs enfants à l’école. Une formule café du matin est aussi envisagée. Le nouvel ensemble mairie-salle des fêtes-commerces sera en fête le 14 octobre, le jour de son inauguration en présence d’Alain Juppé.

††Le Petit comptoir 20 place de l’Eglise 05 56 56 98 07

Caudéran, rue Turenne, Les Chartrons, Saint-Seurin... La famille Gimenez célèbre sous le nom de Jo Marée (José est le père fondateur de l’entreprise) est connue à Bordeaux comme le «loup» blanc (à écailles). Ses camions frigorifiques sont présents sur la plupart des grands marchés de la ville et ont ainsi fidélisé une clientèle amatrice de bons poissons, de coquillages et de crustacés. La nouveauté c’est que Jo Marée a décidé de jeter l’ancre (et l’encre à la saison de la seiche) en s’installant dans une vraie poissonnerie. En plus d’être ambulant, le voici entre des murs. Et ce nouveau port d’attache se situe 2 rue de Flornoy à Saint-Aug’ à deux pas de l’église. L’équipe Gimenez (représentée ici par sa belle-soeur Florence et Patrick Leroy cuisinier de métier) est là tous les jours de la semaine à l’exception du lundi et du mercredi, jours du marché dans le quartier. La nouvelle poissonnerie vend ce qu’elle a trouvé de plus frais aux criées d’Arcachon, de Saint-Jean-de-Luz, de Royan ou de la Cotinière. Le prix au kilo de tous ces poissons frétillants et fruits de mer sautillants ? Il est plus élevé que celui du poisson carré recouvert de chapelure trouvé en barquette carton mais un rouget grillé, un bar en croûte de sel, une fricassée d’encornets ou de palourdes, c’est quand même mieux pour avoir la pêche !

††2 rue Flornoy 06 36 84 78 30


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Pause sucrée à Saint-Augustin !

ASSOTous les vendredis à la sortie des classes, l’association Saint Augustin 2015 propose un goûter pour les enfants. L’occasion pour les parents de se rencontrer tout en faisant vivre le centre névralgique du quartier.

V

endredi après midi, 16 heures 30, les tables s’installent, les plateaux se remplissent de gâteaux et les orangeades sont débouchées. Dès la fin des classes de l’école primaire Flornoy, la place se voit investie par une nuée de bambins et… leurs parents. C’est là le rituel hebdomadaire mis en place par l’association Saint Augustin 2015 ! Ils sont 15 bénévoles de l’association à se relayer. « Il y a aussi des personnes âgées qui viennent spontanément nous aider à servir les enfants. Ils sont adorables et cela égaye leur journée. C’est du lien intergénérationnel que nous faisons ! » explique Thérèse Malicerte, présidente de l’association. Dans l’assemblée, les enfants courent, rient, prolongent la récréation. Mais surtout ils picorent des bouts de gâteaux et

sirotent des jus de fruits chaleureusement servis par les bénévoles. Et ça rigole dans tous les sens ! Auprès d’un autre groupe, le ton est plus sérieux : ici on discute emploi du temps, devoirs, travaux et vie en général… Ce sont les parents qui profitent également de cette occasion pour se réunir. « On joue aussi les prolongations ! C’est l’occasion de se retrouver entre parents et de discuter pendant que les enfants s’amusent », explique Azucena accompagnée de Marie et de François. « Nous restons là trois quart d’heure. Ce sera terrible quand nous n’aurons plus d’enfant scolarisé ici ! », s’amuse François.

î  U ne entité très active

Du CHU à la Glacière, de l’avenue d’Ares à la rue Eugène Jacquet, l’association Saint Augustin 2015 n’a de cesse de pro-

L’association Saint Augustin 2015 aux petits soins pour la jeune classe.

poser des activités en vue de rassembler les riverains. Très active l’entité organise, entre autre, Le Troc'Bouquins, "Le Petit Augustin", Les forums thématiques, Le Printemps de Saint Aug', Les ateliers de développement durable… Les actions répondent parfaitement au slogan de l’association : « Donner de l’A.I.R ». Comprenez A pour « accueillir », I pour «informer » et R pour « rencontrer ». Et quoi de mieux qu’une place pour favoriser les rencontres ?  Pensé comme un véritable village, le quartier tient à garder une animation qui réunisse les habitants. « Je me souviens avoir dit à monsieur David* en 2000 qu’il ne manquait plus que la place de l’église à animer ! C’est chose faite ! », se souvient Thérèse Malicerte. Mission accomplie !     * Jean-Louis de son prénom, l'omnipotent maire adjoint de ce quartier   ††www.saintaugustinavenir.com  

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bordeaux quartiers

Fleurs de bitume, la rue Montfaucon a la main verte ENVIRONNEMENT De plus en plus de Bordelais jardinent leur bout de trottoir. Exemple dans la rue Montfaucon, où l’une des premières initiatives du genre a vu le jour.

Des rues plus fleuries qu’elles ne le sont, c’est l’ambition de l’association Yakafaucon.

U

ne grande bouffée d'oxygène et de chlorophylle, c'est ce que l’on ressent en empruntant la rue Montfaucon depuis le cours de la Marne. Entre l’agitation du cours et le charme de cette grande rue à sens unique, il faut dire que le contraste est saisissant. Avec ses grandes jardinières en bois, ses plantes installées devant la plupart des maisons et ses belles façades végétalisées, on en oublierait presque que l’on se trouve à seulement quelques pas de la gare. Pourtant, la rue n’a pas toujours offert un cadre aussi agréable qu’aujourd’hui. « Il y a quelques années c’était une vraie déchetterie au début de la rue, on retrouvait des matelas ou des

«Quand ils nous voient jardiner dehors les passants s’arrêtent pour parler avec nous

»

Céline Pinsard, coordinatrice de l’association frigos sur le trottoir », se souvient Claude, un riverain. La création de l’association Yakafaucon en 2008, à l’initiative de quelques habitants désireux de faire évoluer leur cadre de vie et de tisser du lien social, a débouché sur l’idée de végétaliser la rue. « On était tous d’accord pour dire qu’il y avait un manque d’espaces verts dans le quartier et on s’est donc demandé comment on pouvait agir à notre échelle sans avoir un impact néfaste sur notre environnement »,

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explique Céline Pinsard, coordinatrice de l’association. Cette initiative a été élargie depuis à tout le quartier Saint-Jean Sacré-Coeur. Des ateliers bricolage pour construire les jardinières en bois ont donc été organisés par les habitants et ont permis d’instaurer une véritable dynamique de groupe dans la rue. « Cet été on était là au mois d’août avec mon ami et on a récupéré

les clés de cinq ou six voisins qui n’étaient pas là pour arroser leurs plantes », explique Emmanuelle, ravie de constater l’impact de cette végétalisation. « Les enfants jouent dans la rue, les gens viennent promener leur chien, et puis quand ils nous voient jardiner dehors les passants s’arrêtent pour parler avec nous », s’enthousiasme-t-elle encore. Il a quand même fallu faire face aux vols,

La mairie sert de tuteur La mairie de Bordeaux a mis en place une charte de végétalisation des rues. Elle vise à garantir le cadre et la réussite des projets portés par les habitants, les associations ou autres entités. La ville s’engage ainsi à accompagner chaque projet en contrepartie du respect de plusieurs conditions : le choix des végétaux, (les plantes épineuses, urticantes ou hallucinogènes ne sont pas tolérées) ou encore l’interdiction d’utiliser tout désherbant ou pesticide. Désormais, tout projet de végétalisation doit faire l’objet d’une demande auprès de la mairie de son quartier, puis d’une étude de faisabilité par les services techniques de la ville (en fonction du passage des réseaux en sous-sol, du passage des piétons sur le trottoir etc...). Si le projet est réalisable, la ville sollicite ensuite une autorisation d’occupation temporaire à titre gratuit auprès de la Cub, propriétaire des trottoirs. Une fois le projet validé, elle intervient alors pour creuser une fosse de plantation et fournir de la terre végétale. Les premières plantes (semis ou plants) sont offertes ainsi qu’une affichette de signalisation. Il faut compter entre 2 et 3 mois entre la demande et la réalisation de l’aménagement.


SPECTACLE De passage à Bordeaux début septembre, deux artistes amateurs argentins ont présenté leur numéro barrière de Toulouse.

très fréquents au départ. « On plantait des fleurs un jour, et le lendemain en ouvrant les volets, quelqu’un avait fait un bouquet. On a moins de chapardages depuis quelques temps, il y a de plus en plus d’initiatives similaires et les voleurs de végétaux ne viennent plus obligatoirement chez nous », explique Claude, passionné par le jardinage. « Je suis un fanatique. J’ai un jardin de 1 800 m2 dans ma maison en Bretagne », précise-t-il. Autant dire que lorsque les habitants ont besoin d’un petit conseil ou d’un coup de main... verte, c’est vers lui qu’on se tourne. Roses trémières, chèvrefeuille, jasmin, giroflée… Les plantes ne semblent plus avoir de secret pour lui. « Cet été, elles ont souffert avec la chaleur. Dans les grandes jardinières, elles ont mieux résisté que dans les petites. C’est un peu décourageant parfois quand il faut repartir de zéro. C’est au printemps que c’est le plus joli », prévient-il. En attendant, les jardiniers urbains devront reprendre l’entretien de certains bacs et faire les premières plantations dès cet automne, comme les tulipes. « Les premières fleurs apparaissent en mars mais il faut les planter dès le mois d’octobre ou novembre », conseille Claude. Parole d’expert. ††Pour en savoir plus : www.yakafaucon.com

Pablo et Frédérico, deux jeunes argentins originaires de Buenos Aires étaient de passage à Bordeaux au début du mois de septembre et en ont profité pour présenter leurs numéros au feu rouge de la barrière de Toulouse. Des spectacles d’une minute trente à peine, face à un public constamment renouvelé. Flashés par le radar installé sur le boulevard, quelques automobilistes ne sauront donc jamais ce qu’ils ont raté. Dommage, car le spectacle proposé par Pablo et Frédérico était plutôt original. Pendant que le premier jouait de la trompette, l’autre démontrait en effet son talent de jongleur et d’acrobate avec seul un chapeau pour accessoire. Présenter un spectacle au feu rouge est une pratique très répandue en Amérique du sud et dans quelques pays européens, comme la Belgique mais moins connue en France. « J’ai commencé quand j’étais adolescent avec un ami, dans les rues de Buenos Aires », explique Frédérico, qui parvient à gagner un peu d’argent avec ça. En réalité, tout dépend du temps que les artistes consacrent à cette activité et de la générosité des automobilistes, plus ou moins réceptifs à chaque fois. Pour quatre heures de travail, il arrive ainsi que les artistes gagnent plus d’une centaine d’euros en petites pièces. Plus original, un automobiliste leur a donné ce jour-là cinq ou six jeux à gratter… Lesquels avaient déjà été utilisés et étaient malheureusement pour eux perdants… Ce qui ne les a toutefois pas empêchés de faire un dernier numéro et de compléter leur cagnotte.

gare st-jean

quartier

Plein feux sur les jongleurs de rue

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Révolution numérique à l’école Carles Vernet

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Mac Do entre en gare et amuse la galerie

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Descas, un fantôme de château

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Un piège à cons... ducteurs, rue Tauzia

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gare st-jean

Révolution numérique à l’école Carles Vernet ÉDUCATION Les enseignants de l’école maternelle Carles Vernet expérimentent une table tactile avec leurs élèves. Un nouvel outil pédagogique qui permet une grande interaction et une meilleure circulation du savoir.

Patrice Labèque découvre cette année ce nouvel outil pédagogique.

transversal où les enfants construisent et partagent aussi leur propre savoir », explique-t-elle. 

î  D es films d’animation

Q

ue les parents d’élèves se rassurent : les stylos et les livres restent encore les principaux outils d’apprentissage à l’école et ne sont pas prêts de disparaitre. Pourtant, depuis quelques années, les technologies numériques sont progressivement introduites dans les salles de classes, bouleversant ainsi les pratiques pédagogiques. Cette évolution est encouragée par la mairie de Bordeaux en partenariat avec la Direction des services départementaux de l’Education nationale de la Gironde (DSDEN). Elle s’est engagée à équiper l’ensemble des écoles élémentaires de la ville. Plus de trois cents tableaux numériques ont ainsi été déployés et toutes les classes profiteront bientôt de ce dispositif reconnu notamment pour susciter une attention plus forte chez les enfants. Plus surprenant : les écoles maternelles s’y mettent elles aussi. Ainsi, l’école Carles Vernet est le seul établissement de Bordeaux à tester une table tactile. Une sorte de grande télévision reliée à un ordinateur portable équipé du dernier Windows 8 et

«Avec la table tactile on est

vraiment dans un enseignement transversal où les enfants construisent et partagent aussi leur propre savoir

»

Françoise Queille, directrice de l’école Carles Vernet intégrant une multitude de sources : des logiciels pédagogiques, des images, un navigateur internet etc. Et si la comparaison avec les tableaux numériques peut sembler évidente, la directrice de Carles Vernet, Françoise Queille, évoque pourtant deux approches pédagogiques très différentes. « Avec le tableau on reste dans un enseignement frontal avec un enseignant qui détient le savoir et le transmet aux élèves. Avec la table tactile on est vraiment dans un enseignement

Accompagnés par leur enseignant, Patrice Labèque, les élèves de moyenne et grande section ont par exemple réalisé des petits films d’animation, construit des villes virtuelles en travaillant sur les différentes formes géométriques ou recherché des images sur internet. « L’an dernier on avait un élève qui arrivait d’une île et était un peu perdu. Avec Google Earth, on était allé au dessus de son île pour qu’il nous montre sa maison, il était super content » se souvient Patrice. En observant la classe quelques minutes, on s’étonne d’ailleurs de voir des enfants de quatre ou cinq ans si à l’aise avec l’informatique.

 î  U n travail collectif

« Les enfants arrivent très vite à lire et déchiffrer des informations. Il y a une vraie spontanéité et un travail collectif dans lequel chaque élève a une vision de ce qu’il fait », constate la directrice, qui rappelle que cette table numérique n’est seulement qu’un « outil » pédagogique supplémentaire parmi d’autres. « C’est une vraie révolution, c’est génial tout ce qu’on peut faire », s’enthousiasme en tout cas Patrice Labèque. Reste à savoir si cette expérimentation, suivie depuis le début par un chercheur de l’Espé (ex-IUFM), permettra aux autres écoles maternelles d’être à leur tour équipées. En attendant, les enseignants de Carles Vernet sont quant à eux assurés de conserver leur table tactile.  

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Thomas Dusseau


gare st-jean

Mac Do entre en gare et amuse la galerie ! COMMERCE En marge du projet Euratlantique, la gare Saint-Jean soigne son attractivité, elle compte pour cela sur l'ouverture de nombreux commerces, avec Mac Do pour locomotive !

î  À terme, 1 500 m2

dédiés aux boutiques

Réaménagés, les guichets de vente situés au niveau -1 ont ainsi laissé la place à Moa, une boutique d’accessoires de mode et à Découverte du Sud-Ouest, où les touristes pourront

trouver toute une série de souvenirs. La société Baillardran, qui disposait déjà d’un chariot mobile dans la gare, ouvre également un lieu de vente de ses célèbres cannelés au même niveau. Au niveau supérieur, la boutique Hema devient également la quatrième à ouvrir dans la ville. Comptoirs de restauration rapide, lieux gourmands… de nouvelles installations auront lieu dans les prochains mois, sans compter les réaménagements comme celui du café Colombus au -1. Tous ces chantiers devraient aboutir au printemps prochain et porter à plus de 1 500 mètres carrés la surface consacrée aux boutiques et autres points de vente dans la gare.

Preuve qu’en gare SNCF, il n’y a pas que les trains qui sont en retard !

Thomas Dusseau

(1) (1)

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Voir conditions agence www.societegenerale.com (1)(1) Voir conditions enen agence ouou sursur www.societegenerale.com

Attendu depuis plusieurs mois, le Mac Donalds de la gare Saint-Jean a ouvert ses portes le 24 septembre dernier. Avec trois cents mètres carrés, une terrasse et ses deux entrées, le fast-food participe à la métamorphose de la gare Saint-Jean, qui ne représente plus seulement un lieu de passage mais un lieu stratégique pour développer des activités commerciales. Les enseignes l’ont bien compris et s’installent depuis déjà quelques mois dans l’enceinte de la gare.

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Descas, un fantôme de château PATRIMOINE Lieu emblématique des quais de Paludate, le château Descas est aujourd’hui en grande partie fermé. Mais ses ailes sont toujours occupées par des associations, des entreprises et même une école depuis la rentrée.

S

i le château Descas se visitait lors des Journées du patrimoine, nul doute que les Bordelais s’y presseraient par centaines. Pourtant, on est encore bien loin de voir des files d’attente se former devant les grandes grilles de l’établissement. Lieu emblématique des quais de Paludate, particulièrement connu pour avoir accueilli ces dernières années un cabaret, une discothèque ou encore une salle de spectacle soi-disant hantée, ce monument imposant de dix mille mètres carrés renferme également une partie de l’histoire de la ville et plus particulièrement celle de Jean Descas, un audacieux et riche négociant en vin de la fin du dix-neuvième siècle. Achevé en 1893, le château était initialement un chai à vins, le premier à s’installer de ce côté-ci des quais alors que ses principaux concurrents se trouvaient aux Chartrons. Aménagés sur plusieurs niveaux, les chais pouvaient alors stocker près d’un million et demi de bouteilles ! Et l’installation d’un système d’ascenseur et de wagonnets permettant de faciliter la manutention en faisait même à l’époque un bâtiment ultramoderne. Depuis l’interruption de l’activité viticole, dans les années 1970, c’est une deuxième vie bien différente qu’a connue le château. Au début des années 2000, c’est le cabaret Le Caesar’s qui investit les lieux après la destruction du Hangar 7 sur les quais. Mais les problèmes de trésorerie du cabaret conduisent rapi-

Achevé en 1893, le château était initialement un chai qui pouvait stocker près d’un million et demi de bouteilles ! 56

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dement à sa fermeture. La discothèque Rikiki Palace le remplace mais là encore le succès est éphémère, une fois de plus suite à des problèmes de caisse. Ouvre alors le dernier établissement nocturne qu’ait abrité le château, le Mystic. Une expertise pointant des problèmes de sécurité consécutifs à des travaux conduit là aussi à la fermeture de l’établissement. S’en est suivi un véritable imbroglio judiciaire, la SCI propriétaire du bâtiment se retournant contre la mairie de Bordeaux, lui reprochant de ne pas avoir respecté le bail de location signé avec elle en 2001 et d’avoir réalisé des travaux non prévus pour le compte du cabaret Le Caesar’s. Depuis, la partie centrale de la bâtisse est fermée et il est impossible d’y pénétrer.


gare st-jean

«J’ai eu un vrai

coup de cœur pour ce lieu. Les corniches, les moulures, c’est magnifique.

»

Marie Renaux directrice de l’ICPEM

Difficile de croire que cet imposant bâtiment idéalement situé est partiellement inoccupé depuis de très nombreuses années.

 î  D es cheminées cachées derrière les cloisons

Un espace « immense », « grandiose », décrivent celles et ceux qui l’ont fréquenté. Mais si cet espace est donc aujourd’hui inaccessible, les ailes du château sont toujours occupées par des entreprises, des associations et même, depuis le début du mois de septembre par un centre de formation en alternance. « J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce lieu. Les corniches, les moulures, c’est magnifique », explique la directrice de l’ICPEM, qui dispose d’un plateau de deux cent quatre-vingts mètres carrés comprenant plusieurs salles de formation, une cafétéria pour les étudiants

ou encore un immense bureau. Presque un goût de luxe avec seulement une cinquantaine d’étudiants inscrits. « Pour l’instant c’est vrai qu’on a beaucoup d’espace mais on compte se développer », poursuit-elle. Dans cette aile du château, on trouve également plusieurs bureaux dont ceux de l’association Aides, d’un cabinet d’architectes ou de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), au troisième étage. « Ca fait quatorze ans qu’on est là et on va bientôt déménager. On s’est caillé ici l’hiver. On a aussi eu la flotte après des gros orages, un incendie même une fois dans une salle de réunion », témoigne une salariée, ni mécontente, ni vraiment ravie de quitter

les lieux. « Ca ne me fait ni chaud ni froid. Personnellement j’ai jamais tellement aimé ce lieu à part avant qu’on s’installe quand on voyait les corniches ou les cheminées mais il y a eu des travaux et depuis tout est caché derrière les cloisons ». Quant à l’aile gauche du château, on y trouve aujourd’hui un club house de poker mais qui devrait lui aussi déménager pour s’agrandir, ainsi qu’un bar à vins fermé depuis un moment et dont on ignore pour l’instant ce qu’il deviendra. Malgré plusieurs demandes de rendez-vous, nous ne sommes pas parvenus à rencontrer le fantôme des lieux. La suite au prochain numéro. Thomas Dusseau

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gare st-jean

Un piège à cons...ducteur, rue Tauzia DANGER Il ne fait pas bon circuler la nuit en vélo sur la plateforme du tram de la rue Tauzia. Un brise-voiture moyenâgeux devient alors un redoutable piège pour les deux roues.

P

lace Paul Doumer, un piège à deux roues a été repéré et dénoncé par les médias. Pour ceux qui le connaissent, ce nid de poule situé à côté de la voie du tramway, à l'entrée du cours de Verdun, est effectivement très dangereux pour un cycliste qui le découvre au dernier moment. Cette excavation de la chaussée est due à un affaissement du macadam et des travaux l’ont rapidement comblée. Plus redoutable est le piège à deux roues situé rue Tauzia. Là, il ne s'agit pas d'une fissure dans

«Je n’ai rien vu

venir, pas le temps de freiner, j’ai ressenti un énorme choc et j’ai été projeté par dessus mon guidon

»

Un cycliste pressé le revêtement mais d'un vrai fossé de plusieurs mètres de large et profond d'environ 30 cm. Le plus surprenant, c'est que ce "piège" a été creusé sciemment par les concepteurs de la ligne de tramway. On devine bien sûr "l'utilité" de cette crevasse : elle est là pour dissuader les véhicules d'emprunter la voie du tram afin de rejoindre la gare le plus vite possible. Des automobilistes se font régulièrement surprendre à cet endroit. Ils sont quittes pour une marche arrière s'ils ont vu à temps le danger, ils peuvent par contre endommager leurs pneus et leurs carrosserie s'ils arrivent plus vite dans ce guet-apens. En vélo, le choc peut être beaucoup plus problématique. La roue avant tombe dans ce trou et vient buter contre l'arête en béton. Un lecteur nous a récemment fait le récit de sa mésaventure. Pressé par le temps, il roulait à vive

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allure pour ne pas rater un train très matinal. Ne connaissant pas le quartier, il s'est engagé sur la voie de tram pour rejoindre plus vite la gare. Le jour n'était pas encore levé et l'endroit est faiblement éclairé, pas assez pour détecter à temps ce « fossé ». La suite, il nous la raconte : "je n'ai rien vu venir, pas le temps de freiner, j'ai ressenti un énorme choc, j'ai été projeté par-dessus mon guidon et j'ai terminé mon vol plané sur les pavés du tram en roulé-boulé".  

î  V  élo hors-service

Chanceux -nous étions le vendredi 13 septembre- le cycliste ne souffre que de contusions légères. Mais l'angle fait par la fourche de son vélo en dit long sur la violence de l'impact. L'histoire ne dit pas s'il est parvenu à monter dans son train, à l'heure !

En médaillon, l’état du vélo à sa sortie de la rue Tauzia. La jante a survécu, c’est la fourche qui a amorti le choc, jusqu’à être parallèle avec le cadre.

  Selon les riverains de la station de tram que nous avons interrogés, ce type d'accident est relativement fréquent, même si dans la journée les cyclistes parviennent à s'arrêter avant la chute. De nuit, gare à ceux qui ignorent la configuration des lieux. Il y a quelques mois, une femme n’a pas eu la chance de notre témoin, et souffre encore aujourd’hui de ses blessures. On fera remarquer que les cyclistes n'ont pas à emprunter la plateforme du tram, puisque des voies de circulation et des trottoirs existent de chaque côté. Certes, mais si toutes les initiatives de ce genre doivent être sanctionnées de la sorte, où va-t-on ? Ne serait-il pas possible de dissuader les voitures de prendre cet itinéraire par un dispositif moins barbare ? Il devrait être possible d'installer un système de bacs à sable, de terre bien grasse ou de bornes pour parvenir au résultat sans mettre en danger la vie des cyclistes. À quand la mise hors d'état de nuire de ce piège à cons... ducteur ?


CLINS D’ŒIL Pas de doute, au 21, les cocktails sont explosifs. La musique adoucit les mœurs, jusqu’à un certain point.

Leurs tenues le prouvent, Alain Juppé et Nathalie Delattre sont entrés en « campagne »

Les Bat’Cub trop fragiles à l’usage... La Cub a décidé de renforcer sa flotte avec des embarcations plus fiables. Un bateau est venu quelques jours à l’essai dans le port de la Lune pour remplacer les navettes. Ses temps de passage entre chaque escale n’ont pas été jugés assez performants !

Elle monte, elle monte la cote artistique de Laurent Durrey, le plasticien installé quai de Bacalan. Entre deux œuvres de collage qui ont contribué à sa réputation, il s’est attaqué à une nouvelle composition. Laurent Durrey entend participer à sa façon à la lutte contre le Sida, une maladie qu’il veut faire capoter...

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ACTU DES MÉDIAS

France Bleu Gironde a franchi les ondes

RADIO Après Sud Ouest et TV7 , un nouveau média a franchi les ondes de la Garonne : France Bleu Gironde. Animateurs et journalistes disposent désormais de superbes locaux, récemment inaugurés sur la rive droite.

L

es médias aiment les anniversaires qui sont autant d’occasion d’articles et de reportages. Pour l’inauguration des nouveaux locaux de France Bleu Gironde dans le quartier de la Bastide, le PDG de Radio France, le sémillant Jean-Luc Hees, en a évoqué un qui lui tenait à cœur. Cette année, nous fêterons, le 14 décembre prochain le cinquantième anniversaire de la création de la Maison de la Radio avenue Kennedy. Pour préparer cet évènement, il a fouillé dans les archives de la Maison ronde et retrouvé un discours inaugural prononcé ce jour-là par le Général de Gaulle, homme de radio s’il en est. Jean-Luc Hees a évoqué la possibilité d’imiter au micro le général avant de se raviser. Dommage. Le souvenir du grand homme lui a toutefois rappelé combien la radio était un média essentiel dans l’information des citoyens et qu’elle était à ce titre un rouage de la démocratie. De quoi

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mettre la pression sur les 58 salariés de la délégation aquitaine de Radio France et notamment les 38 journalistes et animateurs qui font vivre la station France Bleu Gironde. Après avoir découvert les moyens dont ils disposent désormais (des locaux splendides comparés à ceux occupés rue Judaïque et du matériel dernier cri) JeanLuc Hees a tenu à rappeler au personnel, ses devoirs bien plus que ses droits. Il a fait pour cela clairement référence à la nature des financements de ces antennes de service public.

î  P  lacer la barre haute

Un vrai discours de PDG qui aurait pu couper l’appétit à quelques délégués syndicaux si le buffet de petits fours sucrés n’avait pas été si appétissant. En plaçant la barre aussi haute, Jean-Luc Hees a incité les troupes à ne pas s’endormir sur leurs lauriers que sont les récents résultats d’audience. France Bleu Gironde a accru l’an passé ses parts de marché en

Populaire, généraliste et de proximité, France Bleue Gironde a trouvé un slogan qui fait des envieux.

augmentant le nombre de ses fidèles auditeurs. En moyenne 85 000 girondins écoutent ces émissions chaque jour soit 14 000 de plus que l’an passé. On explique ces bons résultats de FBG par le professionnalisme de ses équipes et les valeurs sûres qui sont incontournables sur sa grille de programme : service de proximité, musique un tantinet rétro, bonne humeur et bulletin d’informations avec du contenu. Alain Juppé a lui aussi parlé au micro lors de cette inauguration. Il s’est félicité du bon choix de la direction de Radio France de venir s’installer sur la rive droite. Il a parlé à ce sujet de la naissance d’un pôle média avec dans un même périmètre, Sud-Ouest, TV7 et désormais Radio France. Alain Juppé a relevé dans les propos du patron de France Bleu Gironde les trois axes de la campagne de promotion des radios décentralisées : “populaire, généraliste et de proximité”, en reconnaissant qu’il les aurait bien repris à son compte, celui de la campagne orchestré par Radio Juppé !

††France Bleu Gironde 91 rue Nuyens Standard auditeurs : 05 56 19 10 10 Standard administratif : 05 57 81 20 20


légende

Isabelle Camus s’attaque à la City

PURE PLAYER « My Global Bordeaux », le webzine d’Isabelle Camus, a fêté fin août sa première année d’existence. Forte de ce succès, elle a lancé le 1er octobre, avec d’autres compères « MyCityMedia », un nouveau media plein d’ambition. Il n’y a que my qui my.

R

ésolument local, mais aussi global, ce site, ouvert et participatif, parle de culture, d’écologie, de numérique… La rédaction du MyCityMedia est composée d’une trentaine de contributeurs, tous bénévoles, amateurs d’art, de mode, de cinéma, de gastronomie, de littérature, photographes, écrivains... Tous en chœur entendent faire partager leurs coups de cœur et leurs coups de gueule. Pour mener à bien cette aventure, Isabelle Camus sera épaulée par deux jeunes talents, Hugo Bazin et Alexander Larter. Ces deux étudiants, respectivement en master de recherches sur la communication numérique et sur les mondes anglophones à l’Université Michel de Montaigne à Pessac ont fondé

en 2010 l’hebdomadaire «Tintamarre à la fac». « MyCityMedia » se veut un site d’informations locales, baptisé aussi « My Global Bordeaux ». Il proposera chaque mois une enquête réalisée par des journalistes professionnels. Ce seront les lecteurs qui choisiront l’enquête parmi trois sujets. Un concept qui fonctionne plutôt bien sur Rue 89. Le site sera gratuit, mais les enquêtes seront payantes, 2 euros à l’unité. Est aussi attendue une rubrique « MySecretCity », un site très « girly » sur les bons plans bordelais. La troisième pierre de l’édifice, « MyCityBlog », est une plateforme de blogs existants ou à créer qui partageront les services d’une même régie publicitaire pour trouver des annonceurs. En plus des recettes publicitaires, pour

financer l’ensemble de ce projet, un premier investisseur a apporté son écot, d’autres ont été sollicités. Une activité annexe de création de sites internet devrait amener du beurre dans les épinards. Fidèle à « son » quartier des Chartrons, Isabelle Camus a remué ciel et terre pour que « son » « MyCity Media » s’installe dans la pépinière éco-créative de la rue Darbon. Lorsqu’on la chatouille sur sa ligne éditoriale et les engagements politiques que son média compte adopter, elle répond avec la plus grande fermeté : « On ne sera ni à la botte de la gauche, ni de la droite ». Le hasard fait bien les choses, le jour de son point presse, Isabelle Camus portait de jolies bottes blanches... symbole de la neutralité !

«On ne sera

à la botte ni de la gauche, ni de la droite

»

Isabelle Camus

††myglobalbordeaux.com

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CLINS D’ŒIL

Jean-Pierre Gauffre, un humour very hotte LIVRE Espiègle chroniqueur de Radio France ( France Info et France Bleu Gironde) Jean-Pierre Gauffre est l’auteur de savoureux petits dictionnaires édités par la docte maison Feret. On attend celui sur Bordeaux à la mi-octobre et pour patienter, J-G G. nous ressert une nouvelle édition ( sous-titrée seconde vendange) de son Petit Dictionnaire de la Vigne et du Vin. En voici quelques extraits en guise de dégustation.

Aspirine : Complément indispensable des soirées dites arrosées -mais pas d'eau - au lendemain desquelles l'homme éprouve la désagréable sensation d'avoir l'intérieur du crâne colonisé par des kangourous forgerons. A consommer sans modération pour revenir à un état normal.   Caviste : Commerçant spécialisé dans la vente du vin, contrairement à l'arabe du coin qui vend aussi du céleri en branche et des piles électriques. On le visite souvent avant son heure de fermeture pour acheter au dernier moment la bouteille qu'on apportera chez des amis le soir même. Ne pas s'étonner dans ce cas qu'il nous vende n'importe quoi pour fermer boutique plus vite. Le caviste a, lui aussi, une vie de famille.   Chambrer : Action que l'on réserve aux bouteilles de vin rouge et aux joueurs du PSG.   Classement : Truc encore plus compliqué à comprendre que le manuel de montage d'une centrale nucléaire. Si l'on a pas fait œnologie première langue, on est perdu.   Confrérie : Secte entièrement vouée à l'adoration du Dieu Bacchus. Les confréries s'identifient à leur robe de chambre ridicule, à leur galurin dément et à leurs rites étranges curieux croisement entre la secte des Raéliens et Jean Reno-Godefroy de Montmirail dans les Visiteurs.  

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Le Petit dictionnaire Absurde et impertinent de la Vigne et du Vin Jean- Pierre Gauffre Editions Feret

Courtier : Parasite de la vigne dont aucun traitement connu n'est jusqu'à présent venu à bout. Un type qui, moyennant une substantielle commission, est juste là pour signaler à un négociant qu'il y a du vin à vendre dans le secteur et à un viticulteur qu'il y a quelqu'un, pas très loin, prêt à le lui acheter, franchement cela ressemble à une escroquerie.   Gel : Moyen très rapide de vendanger. Le gel est, avec la grêle et le contrôleur de l'INAO, l'ennemi le plus redouté du viticulteur. D'où ce dicton : le vigneron pleure trois fois dans l'année, en avril parce qu'il a peur du gel, en août parce qu'il a peur de la grêle, en octobre parce qu'il manque de barriques.   Hectolitre : Représente généralement cent litres. Cette mesure varie selon les circonstances et selon la destination finale de la quantité de vin considérée. Exportation, consommation personnelle, déclaration de récoltes pour les douanes et le fisc, discussion avec les viticulteurs voisins.

  Jésus-Christ : Sorte de hippie mystique ayant vécu en Palestine il y a près de 2 000 ans. Inventeur de la technique de la transformation de l'eau en vin. Personne jusqu'à présent n'a réussi à reproduire sa formule qui serait pourtant bien utile aux viticulteurs lors des années à faible rendement.   Nerveux : Se dit indifféremment du vin qui allie force et vivacité ou du vigneron quand il remplit son formulaire d'ISF ou attend la visite du contrôleur de la répression des fraudes.   Rosé : Vin qui facilite la sieste et améliore les performances à la pétanque.   Parker (Robert) : Robert Parker adore un certain type de vin, vanillé, boisé, torréfié. C'est au fond bien pratique, en un seul verre de vin, on prend ainsi un dessert à la vanille, en même temps qu'un café avec le cure-dents en prime. Bien qu'ils passent tous les deux leur vie un ballon à la main, Robert et Tony Parker n'ont aucun lien de parenté.


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