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S U J E


Fréjus dispose de deux blasons parallèles mais a plutôt choisi l’utilisation du deuxième. « De gueules à la croix d’argent au chef cousu d’azur, chargé de trois lys d’or. » Le « chef de France » est un privilège du statut de « bonne ville ». Après une utilisation interrompue, ce blason fut réhabilité le 25-09-1914. La ville s’est également dotée d’un logo en 2002 Il faut cependant noter que ce blason fut temporairement abandonné après la Révolution car jugé trop ecclésiastique et royaliste! A l’occasion d’une visite de Napoléon, en 1809, il fut remplacé par celui ci-contre , utilisé jusqu’à la Restauration. « D’azur à une frégate voguant sur la mer, le tout au naturel, surmonté d’une ombre de soleil d’or, l’écu surmonté du mot Fréjus en capitales de sable et entouré de la devise « Jules Caesar


Fréjus , ville qui n’atteint pas les 55 000 habitants, possède une histoire de 2 000 ans car elle fut fondée au Ier siècle av. J.-C.. Elle a d’ailleurs conservé des vestiges antiques qui font d’elle l’une des premières villes de France dans ce domaine. La cité fut rapidement une étape importante sur la route d’Italie, la voie Aurélienne . Perchée sur un promontoire de grès, elle dominait une anse aménagée en port militaire de la Gaule romaine. Mention est faite de la ville dès – 43 et en – 31, elle fut choisie par Octave pour accueillir les 300 galères de la flotte d’Antoine et Cléopâtre après leur défaite d’Actium. C’est au pied du centre historique que l’on en trouve les vestiges..


Erigé au Ier siècle de notre ère, l’amphithéâtre, malgré sa dégradation, reste un témoin majeur de la période romaine.


Vers la fin du Ier siècle, pour répondre aux besoins en eau de cette ville de garnison, les ingénieurs imaginèrent de capter l’eau de la Siagniole et de construire, pour la transporter, un aqueduc de 40 km de long. Cet aqueduc fonctionnera durant 450 ans. Il n’en reste que d’énormes tronçons en ruines.


A proximité de l’amphithéâtre, sur une grande esplanade verdoyante on retrouve le rappel de la catastrophe survenue au siècle dernier. « Le 2 décembre 1959, à 21 h 13, le barrage de Malpasset à Fréjus, cède. Une vague de 50 millions de m3 d’eau déferle sur la ville en moins de 30 minutes. Elle sème la mort et la désolation dans tous les foyers. On compte 523 disparus dont 30 non identifiés et 135 enfants, 79 orphelins. Chez les 13500 Fréjusiens le désarroi est total, mais la solidarité est infinie et sans frontières. Le 2 décembre 2009 Les Fréjusiens, ensemble, se souviennent de leurs morts. Passant recueille-toi » (texte du mémorial)


Pierres provenant du barrage‌


Juste avant de pénétrer dans la vieille cité, nous remarquons ce qui, à première vue, sembleêtre une église. Eh bien , non! C’est une école!


La rue principale avec ses commerces et ses vieilles portes.


Fréjus fut un siège épiscopal depuis la fin de l’antiquité. On en retrouve trace dans les écrits dès le 1Ve siècle. Entourés de bâtiments médiévaux, le cloître, la cathédrale et le baptistère, qui formaient ce Centre épiscopal, sont érigés à la place de l’antique cité romaine bâtie par Jules-César en 49 av. J.-C. Le baptistère remonte au Ve siècle alors que cathédrale et cloître furent construits entre les XIe et XIVe siècles.


Très sobre extérieurement, la cathédrale Saint-Léonce de Fréjus possède un clocher octogonal du XVIe siècle sur tour carrée du XIIIe. Le toit conique est recouvert de tuiles vernissées jaunes et vertes afin de donner l’illusion de l’or... Elle est classée monument historique depuis 1862.


Le cloître roman date du XIIe siècle

Le plafond des galeries , d’un style unique, est orné de peintures représentant des personnages et des animaux fantastiques. Il a été réalisé au XIVe siècle.


Un premier orgue existait dès 1600. Il fut plusieurs fois remplacé. L’orgue Quoirin actuel a été inauguré en 1991.

Le retable de Sainte-Marguerite est l’œuvre du peintre niçois Jacopo Durandi qui vécut au XVe siècle.


Les vitraux modernes sont l’œuvre de François Chapuis.


Ces statues du XVIIe siècle représentent les évêques Barthélémy et Pierre présents de 1599 à 1654.

Placé dans le chœur, ce lutrin du XVIIe siècle permettait aux chanoines de chanter les offices.


Le baptistère paléochrétien du Ve siècle est entouré d’une salle octogonale avec absidioles. Ses huit colonnes d’angles, réemploi d’édifices romains, sont de style corinthien.


Mairie de FrĂŠjus


L’hôtel des Quatre Saisons,fut, au XVIIIe siècle, la résidence du lieutenant de l’Amirauté de Fréjus. Le Pape Pie VII y logea dans la nuit du 6 au 7 août 1808.


Ce fut l’Auberge du Chapeau Rouge puis l’Hôtel Perreymond. En revenant d’Egypte le Général Bonaparte y fit halte le 17 Vendémiaire An VIII ( 9 octobre 1799).


Le Général romain Julius Agricola, fut « Questeur, Tribun, Prêteur, Gouverneur d’ Aquitaine, Patricien, Consul, Pontife, Pacificateur et Gouverneur de GrandeBretagne » selon la plaque gravée sous ce monument.


La chapelle Saint-François de Paule, datant du XVIe siècle, doit son nom au fait que la peste aurait été jugulée par ce saint qui accosta à Fréjus vers 14811482…


Située dans une région vinicole, Fréjus possède cette coopérative.


Les couleurs méditerranéennes ont envahi les quartiers populaires…


Port-Fréjus fut créé en vue de redonner à la ville un port tel qu’elle le connaissait du temps des Romains mais aussi d’embellir la façade de Fréjus-Plage et de prolonger le centre urbain par la création , en bord de mer, d’un espace jalonné d’activités commerciales, culturelles et de loisirs. La construction du nouveau quartier commença en 1989. Quelques bâtiments sont aménagés les pieds dans l’eau mais un espace piétonnier permet la circulation autour du bassin. La communication entre les deux rives du port s’effectue par un pont fortement voûté et par une passerelle en bois pour les piétons.


L’architecture s’inspire d’un style balnéaire du début du siècle mais avec des détails qui apportent diversité et raffinement . On peut citer les arcades, les vastes balcons, les toitures dont le débord est plus ou moins important selon la hauteur de l’immeuble… On retrouve aussi quelques détails de décoration originale comme ces caryatides supportant un balcon! Enfin, la couleur des bâtiments a été déterminée en tenant compte de sa situation et de son ensoleillement.


Un peu à l’écart de la ville on retrouve à Fréjus trois sites de culte très différents! Ils sont marquants pour l’univers de la ville, chacun dans sa catégorie... On peut noter d’abord, une très grande pagode du culte bouddhique édifiée par les Indochinois du camp de Fréjus sous le patronage du Comité d’Assistance aux troupes noires et du Comité du souvenir indochinois. Ensuite, c’est la mosquée soudanaise Missiri qui fut construite à partir de 1928 dans l’enceinte du camp militaire de Caïs. Réplique de la célèbre mosquée de Djenné, ville de l’ancien Soudan, elle devait évoquer, pour les soldats africains de la garnison, la culture de leur pays natal… Enfin, c’est la chapelle Notre-Dame-de-Jérusalem, située dans un boisé un peu en dehors de la ville. Elle a été conçue et décorée par Jean Cocteau, l’année de sa mort, en 1963 La Passion et la Résurrection du Christ sont les


L’entrÊe de la pagode


On y découvre un décor varié formé de multiples petites constructions, auvents et statues diverses, le tout très


Un nombre imposant de bouddhas en marbre blanc encadre une cour carrĂŠe face au temple.


IntĂŠrieur du temple


La mosquĂŠe soudanaise Missiri.


La chapelle Notre-Dame de JĂŠrusalem.


Décoration de la galerie extérieure avec de la mosaïque.


Les vitraux


Aperçu de la décoration intérieure… Le blason serait une interprétation originale de celui de l’ordre des Chevaliers du Saint-Sépulcre.


Avec cette vue globale de la chapelle, nous terminons notre promenade dans FrĂŠjus.


Histoire de frejus  

Histoire de la ville de Fréjus

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