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b o u l o g n e b i ll a n c o u rt

n° 338

octobre 2016

2,50 €

rev u e t r i m e s t r i e l l e d e l’ At h l é t i c C l u b d e Boulogne-Billancourt, club omnisports

Rio 2016,

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2 ACTU

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SOMMAIRE 3

sommaire du n°

édito

338

Vivement Tokyo !

Rio 2016, c’est fini… Une fois de plus, l’ACBB a brillé en terre olympique. L’ACBB, ce sont 12 000 adhérents qui pratiquent assidûment l’une

18

PLONGÉE SOUS-MARINE

32

EXPÉRIENCE

des innombrables disciplines proposées par les 32 sections, en loisir ou en compétition. Et l’honneur de voir six de ses athlètes – Hortense Diedhiou, Paul Drinkhall, Emmanuel

10

RIO 2016

Lebesson, Cyrille Maret, Yann Siccardi, Stéphane Tardieu – sélectionnés pour la plus prestigieuse d’entre elles : les Jeux

ACTU

AVIRON

04  Les news de l’ACBB en bref

26  Championnats du monde

08  Jean-Pierre Epars

« Faire évoluer les règles du jeu »

olympiques et paralympiques. Parmi eux, Cyrille Maret et Stéphane Tardieu sont revenus avec la médaille de bronze autour du cou. Deux médailles

palmarès olympique des athlètes boulonnais et ACBB depuis

TENNIS DE TABLE

28  Pro B et Nationale 1

S’inscrire dans la durée

RIO 2016

10  Cyrille Maret et Stéphane Tardieu Tout bronzés !

PLONGÉE SOUS-MARINE

18

qui viennent encore enrichir un peu plus le formidable

Teroin en argent !

ENTRETIEN

Sulawesi Une destination Célèbes pour les plongeurs !

CYCLISME

24

PORTRAIT

30  Du kayak loisir

aux championnats de France La métamorphose de Nathalie Deloy

EXPÉRIENCE

32  Testé pour vous

Les Triathlètes du cœur, Une sacrée Chance !

J érémy Roma C’est du costaud !

1896, portant la moisson à 31 breloques. Pendant ces Jeux de Rio, on a tremblé, on a vibré mais à la fin, quel bonheur ! Merci aux athlètes, à leurs coachs, à leurs dirigeants, à leurs partenaires… Et vivement Tokyo 2020 !

Jean-Pierre Epars Président général

10, rue Liot, 92 100 Boulogne-Billancourt • Tél. : 01 41 10 25 30 Mail rédaction : acbbmag@agencek.com • Président : Jean-Pierre Epars Directeur de la publication : Julio Arqueros • Rédacteur en chef : Jérôme Kornprobst - 06 17 18 04 57 • Conception et maquette : Oxygène, Frédéric Nolleau • Impression : Fabrègue • Régie pub : PLC - Brigitte Sultan 01 45 26 08 30 - 06 09 69 08 47 • Ont collaboré à ce numéro : Hadrien Blin, Cyril Blondineau, Michel Leroux, Damien Mabille, Amélie Vairelles, Antoine Verniers, Julie Voirin. Crédit photo couverture : Paco Lozano/L’Esprit du judo et Marcus Hartmann/ CPSF 2016. Crédits photo : Jérôme Kornprobst, sauf mentions.


4 ACTU

Champions !

Soutien Pour ceux qui étaient déjà ou encore en vacances, l’ACBB a affiché cet été son soutien à ses athlètes olympiques et paralympiques au cœur de la ville. À la clé, deux médailles de bronze. Merci à Cyrille Maret et Stéphane Tardieu d’avoir porté haut les couleurs de Boulogne-Billancourt et de l’ACBB.

Ça démarre bien !

Les championnats de France de canoë-kayak se sont tenus à Libourne du 19 au 23 juillet. En C2 (canoë biplace), après une série qualificative bien négociée, William Tchamba et Barnabé Lefèvre ont réalisé une finale de rêve avec le titre au bout. Après un superbe départ suivi d’une violente accélération, les Boulonnais ont ainsi été sacrés champion de France en C2 200 mètres.

Argent À force de sensibilisation (opération watt bike), de communication – l’effet JO aussi – et grâce au travail réalisé par Aurélien Penneret, responsable depuis trois saisons de l’école de triathlon à l’ACBB avec des stages organisés notamment dans le cadre de l’école municipale des sports, la section triathlon a effectué une rentrée sur les chapeaux de roues ! « Nous battons tous les scores en termes d’inscrits chez les jeunes, c’est une bonne nouvelle », apprécie Aurélien qui a fixé cette année l’objectif de gagner le Challenge Jeunes R3 IDF pour accéder à la R2. L’ACBB triathlon a ainsi emmené 35 jeunes triathlètes (mini-poussins à cadets, encadrés aussi par Philippe Bacchin et Éric Berniolles) à l’Open des Jeunes, épreuve organisée par le Stade-Francais. « Une première réussie pour beaucoup qui découvraient les joies des sports enchaînés en compétition. Les anciens ont confirmé leur progression, ce qui est de bon augure pour la suite de la saison. » Avec un Top 10 pour Nicolas Obradovic, un deuxième podium en six mois pour sa petite sœur Clara (3e en pupille) et de bons résultats d’ensemble, l’ACBB triathlon s’est classé au 3e rang de cette étape, ce qui lui permet d’accéder directement à la 2e place du Challenge Jeunes R3 IDF. Une autre première dans l’histoire du club. C’était l’objectif majeur de sa saison. Cet été, Yannis Guioubly est devenu vice-champion de France minimes sur 50m papillon grâce à un chrono de 26’’12, nouveau record du club pour les catégories 15 ans, 16 ans et 17 ans. À noter que ces championnats minimes-cadets se sont achevés avec cette médaille d’argent, mais aussi avec 2 finales A, 3 finales B et une finale C pour Tamlyne Hajder-Naeye, Athéna Aravantinou et Najemedine Mahmoudi.

Trophée Avec le trophée remporté chez les filles et ses excellents résultats d’ensemble, l’ACBB escrime a été classé meilleur club des Hauts-de-Seine (catégorie épée). Une satisfaction pour la section qui fait de la formation des jeunes une priorité. « Malgré nos moyens limités, nous restons l’un des meilleurs clubs formateurs d’Île-de-France chez les jeunes », s’est réjoui le président Bernard Masclet.


© CPFS 2016

ACTU 5

Obrigado

Cartons

Avant son départ, la délégation paralympique française a tenu à remercier Rio pour son accueil. L’été olympique et paralympique s’est ainsi achevé avec de bons bilans pour les délégations tricolores : 42 médailles (10 en or, 18 en argent et 14 en bronze) qui place la France au 7e rang des nations chez les valides ; 28 médailles (9 en or, 5 en argent et 14 en bronze) pour les paralympiques, soit le 12e rang au classement des nations (mieux qu’à Londres, 16e). À noter aussi, et à saluer même si l’on reste en deçà des retransmissions consacrées aux JO, les efforts de retransmissions par France Télévisions avec plus de 100 heures de direct réparties entre France 4 et France 2 : efforts récompensés par des audiences oscillant entre 1,3 million et 1,8 million de téléspectateurs, chiffres qui dépassaient parfois la plage horaire traditionnelle de diffusion. Espérons encore mieux à Tokyo !

Après leur qualification décrochée à la mi-septembre pour disputer le championnat régional, les benjamines de l’ACBB basket ont démarré le pied au plancher en signant deux probantes victoires dont le carton réalisé à domicile face à la formation IE-CTC Haut Val-de-Marne sur le score de 58-16. À noter aussi que pour son entrée en lice en régional, l’équipe première masculine n’a pas tremblé avec une belle victoire à domicile face à Saint-Maur (108-68). À suivre.

Forme Si vous souhaitez garder la forme, vous dépenser, brûler des calories dans une ambiance conviviale, la savate-forme est sans doute faite pour vous ! Savant mélange d’aérobic et de divers types de boxes, cette activité conjugue coups de poings et de pieds (coups non portés) issus de la boxe française et du self-défense. Le tout, en musique ! La savate-forme développe et améliore les capacités physiques : endurance, vitesse, coordination, force et souplesse. Elle vise donc à améliorer la santé, la forme et le bien-être des femmes comme des hommes. Vous voulez découvrir cette discipline ? Rendez-vous à Paul Bert le samedi de 12 h 30 à 14h (inscriptions sur place). Myriam vous attend avec son énergie et sa bonne humeur.

Challenge La 20e édition du semi-marathon de Boulogne-Billancourt Christian Granger aura lieu le dimanche 20 novembre avec un départ donné à 10h devant l’Hôtel de Ville. Même si l’effort de parcourir un peu plus de 20 kilomètres est individuel, rappelons que le semi de Boulogne est aussi l’occasion de mobiliser au sein de vos sections. En effet, chaque année, un challenge ACBB est organisé (classement récompensant nombre d’engagés associé aux résultats). Votre section pourrat-elle succéder à la Plongée, victorieuse lors de la dernière édition (en 2014) devant les sections athlétisme et triathlon ? Infos et inscriptions sur www.semi-marathonbb.fr

Relève

Médaille de bronze pour Maxime Merlin aux championnats d’Europe juniors (-55kg), médaille de bronze par équipes lors de ces mêmes championnats d’Europe (Malaga) pour Sarah Cysique, médaille de bronze encore pour Cédric Revol lors du Grand Prix de Zagreb en moins de 60kg… Victoires pour Kenny Liveze (+73kg) et pour Romains Valadier-Picard (-46kg) en minimes lors de l’Open de Sens le 24 septembre dernier… Ça bosse dur chez les jeunes de l’ACBB judo pour assurer la relève ! Prochain grand rendez-vous pour les judokas boulonnais : les championnats de France individuels les 12 et 13 novembre prochains à Montbéliard.


6 ACTU

Accrochez-vous !

D.R.

Après la belle saison 2015-2016 ponctuée par la montée en N1, les temps sont un peu plus difficiles pour l’équipe première masculine de handball qui, après quatre journées, pointait au 8e et dernier rang du classement (avec un match en retard toutefois). Rien d’illogique et on peut faire confiance à Olivier Le Bail pour faire progresser ses troupes, trouver ses marques et remonter au classement. Sur le plan comptable, ces quatre premières rencontres de N1 se sont soldées par un match nul (Saint-Valéry) pour trois défaites (Gonfreville, Amiens, Oissel). Le point positif, c’est que lors de ces quatre rencontres, Boulogne a longtemps fait jeu égal, voire parfois mené au score avant de céder dans les dernières minutes, face à des équipes expérimentées. De bon augure donc pour la suite pour cette équipe qui devra pouvoir compter aussi sur l’aide de son public à Souriau. Il faudra s’accrocher. En championnat de France moins de 18 ans, l’ACBB restait en course pour une qualification en poule haute après avoir décroché deux victoires en trois matchs. Invaincues en championnat avec deux victoires, les seniors féminines se sont quant à elles aussi brillamment qualifiées pour le deuxième tour de coupe de France en remportant son match à Ris Orangis (10-46). Dans les catégories jeunes enfin, les premiers tournois de délayages laissent augurer de belles choses à venir.

Inoubliable Du 11 au 21 août, une équipe U17 de l’ACBB football était conviée à la première édition de la Gothia Cup à Shenyang (Chine). Après celle de Göteborg (Suède) en juillet, une nouvelle et enrichissante aventure débutait. Et cette première édition de la Gothia Cup China a été exceptionnelle ! Du côté de l’accueil magnifique réservé par nos hôtes chinois, mais aussi grâce à leur implication surprenante, à leurs constants sourires, à leur dévouement non simulé, à des conditions luxueuses d’hébergement, à la qualité des installations sportives, à une organisation sans faille… Ce fut une expérience inédite, voire unique pour la plupart d’entre nous, aussi. Une leçon de vie à n’en pas douter. La fraternité entre nos

deux communautés, parfois si différentes, l’amitié naissante entre nos participants, les partages de moments inoubliables, sportifs (classement final : 5e), d’efforts, de réconforts, de joies furent les symboles indélébiles de ce séjour. Un véritable groupe est né lors des deux Gothia Cup 2016 (Göteborg/ Shenyang). Excellente mentalité, comportement irréprochable, tant sur le plan humain que sportif. Oui, ce groupe a hissé fièrement les couleurs de la France et de l’ACBB. Selon nos interlocuteurs, nous avons véhiculé en terre chinoise une très belle image. SVE 92 et l’ACBB remercient chaleureusement tous les acteurs de cette inoubliable aventure. En 2017, le retour ? Pourquoi pas… Michel Leroux

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ACTU 7

D’attaque !

© Michel Leroux

Malgré la déconvenue en coupe de France et une élimination prématurée aux tirs au but face à Suresnes (club de PH), l’ACBB foot semble avoir pris cette saison son championnat (CFA) par le bon bout. En effet, après 7 journées de championnats, l’équipe de Grégory Benarib comptait déjà 16 points (7 victoires, 1 nul et 1 défaite) et pointait à la 2e place du classement, à un point des Lusitanos de Saint-Maur. La dernière victoire en date, face à l’Entente Sportive de Wasquehal, était même la troisième consécutive en CFA. Au terme d’un très beau match, l’ACBB foot s’est imposé 3-2 à Marcel Bec grâce à un doublé de Mohamed Chalali (un penalty et une superbe reprise de volée) et au premier but de la saison en match officiel de Sekou Baradji, bien servi par Morgan Pottier. À noter qu’avec 13 buts marqués en 7 journées, l’ACBB possédait la meilleure attaque au soir du 1er octobre.

Chez les Ruiz, on la joue omnisports !

C

hez les Ruiz, le sport est une affaire de famille ! Et avec leurs 8 enfants — 5 filles et 3 garçons âgés de 13 à 27 ans — Valérie et Alain ont pu expérimenter l’école des sports « où les enfants ont pu toucher un peu à tout », l’ACBB ou d’autres clubs pour pratiquer bon nombre de disciplines. Un condensé d’omnisports sous le même toit ! « Chez nous, il y a toujours eu du sport. Même du ski pendant les vacances. » Pour la maman Valérie, qui a pratiqué la natation en compétition au Racing, le postulat de départ est simple : « Pratiquer un sport, à fond et dans un club. » Pour le papa Alain, fan de foot et bon coureur, « quand on commence une saison, on va jusqu’au bout. »

Au début, natation pour tout le monde — « tous les enfants sont passés par les bébés nageurs » et gym pour les filles. « Après, ça a été cool quand on a pu choisir », souffle Lucile qui a lâché la gym à l’ACBB au profit de ses copines du volley au Stade-Français. La section qui a le plus du succès chez les Ruiz ? « Le triathlon. Nous avons été six adhérents au triathlon en même temps. C’est Joseph qui a montré la voie. Je l’ai rejoint avec Sabine, Pierre, Éric et Blanche. Chacun fait ce qu’il préfère. Moi, c’est plutôt natation et course à pied ». Les garçons ont hérité de la passion de leur père — le foot Alain et Valérie Ruiz et leurs enfants : Sabine — et disputent le championnat du dimanche (27 ans), Pierre (25 ans), matin à Balard. « Beaucoup de foot en salle Joseph (22 ans), Éric (21 aussi, avec les copains. » Chez les dames, ans), Constance (20 ans), Clotilde (18 ans), Lucile Valérie (qui pratique aussi l’aquabiking à (16 ans) et Blanche, (13 la piscine), Sabine, Constance et Clotilde se ans). retrouvent à la section éducation physique de l’ACBB pour le fitness. « C’est à côté de la maison, il y a de nombreux créneaux, les profs sont jeunes et biens… C’est génial pour les abdos fessiers et la zumba. » Et puis il y a Blanche, 13 ans, fan de hand. « Elle est ultra motivée, à fond depuis deux ans. Elle a joué en sélection départementale. » Pour cette tribu omnisports, des épreuves comme le semi-marathon de Boulogne ou l’Ekiden de Paris sont autant d’occasions de participer en relais, en famille. « Le sport, un club comme l’ACBB sont de bons vecteurs d’épanouissement. Dans une ville comme Boulogne, l’offre est riche. C’est une ville pour les jeunes et pour le sport. »


8 ENTRETIEN

Jean-Pierre Epars

« Faire évoluer les Après les Jeux de Rio 2016 au cours desquels l’ACBB a glané deux nouvelles médailles olympiques, le président général Jean-Pierre Epars fait le point sur un mandat qui s’achève avant l’assemblée générale élective du 9 décembre prochain. Entre financement de l’évolution sportive de bon nombre de sections et restrictions budgétaires, l’ACBB recherche un équilibre qui passe par l’établissement de nouvelles règles. Comment avez-vous suivi Rio 2016 ? Jean-Pierre Epars : Comme beaucoup, devant mon poste de télévision. Depuis leur restauration, les Jeux sont une belle habitude pour les athlètes boulonnais. Alors quand un athlète ACBB est en lice, je règle ma montre pour ne rien rater.

de proposition comme c’est le cas à l’aviron ou à la boxe. Côté omnisports, nous devrions communiquer davantage sur ce thème. Ce qui est sûr, c’est que l’omnisports soutiendra toujours les initiatives qui iront dans ce sens du sport pour tous. Le sport doit être accessible à tout le monde.

Comme le 11 août pour Cyrille Quel bilan tirez-vous de la saison Maret ? 2015-2016 ? Un bon cru ? J-P.E. : Vraiment une très très belle J-P.E. : D’un point de vue sportif, médaille de bronze même si je oui. Beaucoup de sections ont eu sais qu’il espérait mieux. Il n’a été des résultats probants, ce qui est une excellente chose. En revanche, stoppé que par le futur champion olympique… Ce garçon est cela pose des problèmes d’ordre une belle recrue : performant, financier, délicats à appréhender sympathique, bien intégré et très d’autant que nous sommes impliqué dans la vie de sa section. dans une période de restrictions budgétaires. Car il faut être Il porte bien les couleurs du club. Une médaille olympique, c’est capable de financer les montées et fabuleux. Mais son implication d’absorber l’afflux de nouveaux avec les jeunes en plus… Ça fait adhérents comme c’est souvent Le président général est aussi un fervent supporter comme ici à Souriau plaisir à voir. C’est un retour le cas après les Jeux. La boxe ou pour célébrer la montée du handball en N1. logique mais que l’on n’a pas l’escrime connaissent très bien toujours. Ça a donc pour moi une grande valeur. ce phénomène mais nous n’avons pas davantage de créneaux… Nous sommes donc souvent victimes Un mois plus tard, Stéphane Tardieu ? de notre propre succès. Il faut donc des sections J-P.E. : Pour ses derniers Jeux, lui aussi espérait bien structurées, qui gèrent le sportif mais aussi le l’or. Mais ce qu’il a fait est exceptionnel. Il faut logistique et le financier. réaliser la constance dont il faut faire preuve pour monter sur le podium de deux Jeux consécutifs. Et pour l’olympiade 2012-2016 ? D’autant qu’en handisport, le niveau monte. Les J-P.E. : Nous avons été soumis à des restrictions athlètes paralympiques sont de plus en plus forts. budgétaires sévères mais réussi, par notre Franchement chapeau ! management, à finir ce mandat avec deux médailles olympiques. C’est assez grand. Côté masse, nous Cela ne donne-t-il pas envie à l’ACBB de développer comptons toujours 12 000 adhérents avec toujours davantage le handisport ? plus de gamins qui veulent venir chez nous. À J-P.E. : On peut toujours faire plus, on doit faire plus. tel point que dans beaucoup de disciplines, nous Notre rôle est de veiller à ce que ce soit possible dans sommes parvenus à un point de rupture. de bonnes conditions. Les nouvelles installations Côté installations, le chantier du stade Le Gallo sportives favorisent d’ailleurs l’accueil de sportifs touche à sa fin. Comme un symbole, qui dépasse handicapés. Mais c’est aux sections d’être force le cadre d’un mandat… Dès le début 2017, ce


ENTRETIEN 9

es règles du jeu » formidable outil va apporter de l’oxygène pour le foot et l’athlétisme. La tranche suivante (rugby) pourra alors démarrer pour un terrain opérationnel en 2018.

avec le budget qui lui sera alloué. Ni plus, ni moins. Chaque section devra être mise devant ses responsabilités, la subvention devant uniquement servir à financer le fonctionnement de la saison en cours après avoir constitué un fonds de roulement. Notre système n’est plus d’actualité, ce sont donc simplement les règles qui doivent évoluer. Elles devront s’appliquer pour les quatre ans qui viennent mais nous n’aurons pas quatre ans pour les appliquer… Le changement doit être immédiat.

Depuis cet été, on sait que la fusion entre BoulogneBillancourt et Issy-les-Moulineaux est en marche. Bonne ou mauvaise nouvelle ? J-P.E. : Franchement, on ne sait pas trop mais ça préoccupe les présidents. Car nous sommes face à deux philosophies différentes : un club associatif indépendant C’est l’enjeu majeur du prochain mandat ? subventionné par la ville à Boulogne ; un office J-P.E. : Oui. On sait que la municipalité est soumise municipal des sports (en gestion directe donc) à à des contraintes financières importantes. Il n’est pas Issy. On peut penser qu’il y aura une réflexion en anormal d’en subir la répercussion avec des baisses profondeur sur une mutualisation de subventions qu’on aimerait des sports de haut niveau car il paraît tout de même voir stopper. impensable d’avoir deux disciplines Malgré ces temps difficiles, la au top niveau dans les deux clubs connivence avec la ville perdure. « Le stade Le Gallo, d’une même ville. Pour le sport de Elle tient à son club omnisports un beau symbole. » masse, la ville de Boulogne affirme qui, je pense, joue pleinement son être attachée à son club omnisports. rôle d’acteur sportif dans la cité. ça ne devrait donc pas remettre l’ACBB en question. La subvention n’est pas un cadeau… C’est un juste Je pense que les deux systèmes peuvent cohabiter. équilibre. Sur le plan financier, l’ACBB semble aujourd’hui fragilisé, plus aussi solide que par le passé ? J-P.E. : C’est vrai, nous sommes fragilisés. Nous avions un système de gestion adapté à des ressources qui ont fortement baissé. Il faut donc aujourd’hui penser et agir autrement. Une extrême prudence est donc demandée aux sections dans leur gestion sportive et financière. L’omnisports va devoir renforcer encore les contrôles et faire des choix. On ne pourra plus financer les montées de toutes les sections. Le financier va dicter sa conduite au sportif. Les temps sont durs et nous nous devons de respecter les doléances de notre principal partenaire, la municipalité. Concrètement, ça signifie quoi ? J-P.E. : Que nous ne pourrons plus tolérer que le système omnisports couvre le déficit de certaines sections trop dépensières. Après une répartition de la subvention repensée, chaque section devra composer

Comment vont se passer les quatre prochaines années ? J-P.E. : Je ne sais pas si ce sera encore de mon ressort. À l’omnisports comme dans certaines sections, les dirigeants commencent à avoir une sacrée bouteille, moi le premier. Les plus jeunes s’impliquent bien mais ont moins la possibilité de s’inscrire dans la durée. La logique voudrait que, comme je l’avais annoncé, je laisse la main. Je suis président général depuis 20 ans… Certains en ont peut-être assez. En même temps, je ne veux pas quitter le bateau au moment où il tangue. Il faut bien avoir en tête que la situation financière du club est compliquée. Et l’idée de poursuivre et de clore un chapitre avec le maire Pierre-Christophe Baguet dans quatre ans est aussi séduisante. C’est ce qui me laisse réfléchir. Propos recueillis par Jérôme Kornprobst


10 RIO 2016

Cyrille Maret et Stéphane

Tout bro

© CPSF 20

s Hartm 16/Marcu

ann

Partis à la conquête de l’or à Rio, Cyrille Maret (judo) et Stéphane Tardieu (aviron) sont revenus parés de bronze des Jeux olympiques et paralympiques. Deux médailles – les 30e et 31e pour l’ACBB – qui suffisent pourtant à leur bonheur. Un podium olympique et paralympique, ça marque !


/L’Esprit du Ju do

© Paco Lozano

RIO 2016 11

onzés ! Tardieu,


12 RIO 2016

11 août Cyrille Maret, médaillé

© Paco Lozano/L’Esprit du Judo

« Le co  de


RIO 2016 13

de bronze de judo en moins de 100kg

ombat ma carrière »  

Venu à l’ACBB judo en septembre 2015 pour peaufiner sa préparation pour Rio 2016, Cyrille Maret, triple vainqueur du Grand Slam de Paris, a décroché sa première médaille internationale lors d’un grand championnat seniors. Et ce bronze suffit à son bonheur.

D

ix années de travail, des remises en question et une détermination sans faille… Depuis son arrivée à l’ACBB judo en septembre 2015, Maret n’avait qu’une idée en tête, comme une obsession : la médaille à Rio, le titre. Des mois de préparation pour cette fameuse journée du 11 août, jour de ses 29 ans. Sa journée olympique. Une attitude de patron, l’œil du guerrier avec l’envie de dévorer ses proies une à une. Mais après Grol (champion d’Europe) et le jeune Gviniashvili, le Boulonnais est tombé sur un os en demi-finale : Transcendé, presque possédé, c’est le Tchèque Lukas Krpalek, qui sort vainqueur de ce duel pour ensuite aller rafler l’or. « J’ai été surpris par son agressivité d’entrée, je ne suis pas vraiment rentré dans le combat et je n’ai jamais pu trouver la solution », dira à chaud un Cyrille Maret

contracter, rester concentré, être précis… Juste faire ce que je sais faire pour que ça passe ! » Deux minutes après le début du combat et un osoto-gari victorieux, Maret s’adjuge le bronze de cette catégorie des moins de 100kg. L’émotion est palpable, le colosse peine à retenir un trop-plein d’émotions immédiat. Nous garderons tous lucide au sortir du tapis. Adieu cette image de Cyrille Maret l’or olympique… Devant sa télé, à genoux luttant furtivement en famille, le président Crozet pour contenir ses larmes. a vibré, espéré, tremblé aussi. Chez les Crozet, le président « Après la demie, j’ai eu peur savoure : « Nous sommes passés de revivre les championnats du de la déception de la demie à monde… Mais j’ai très vite été la joie de cette victoire pour le bronze. Pour le club, cette médaille olympique est formidable et la joie « L’ACBB a été de Cyrille suffit à notre bonheur. Au mien, à celui un moteur pour moi. » de Marc Blin à l’origine de sa venue à l’ACBB, rassuré quand j’ai vu l’attitude aux gamins du club… » Contrat de Cyrille dans le match pour rempli, donc. la médaille de bronze. » C’est vrai, on a vite compris que l’Allemand Karl-Richard Frey allait payer la note, faire les frais de la frustration d’un Arrivé à l’ACBB judo il y a un Maret remonté à bloc. « J’ai an, Cyrille Maret a donc réussi pensé bien sûr à cette 5e place son pari. « Quitter mon club des championnats du monde, pour rejoindre l’ACBB, un an je ne le cache pas. Mais avec avant l’échéance olympique, mon préparateur mental, nous était un choix difficile à faire. avions beaucoup travaillé sur L’accueil de Stéphane Brégeon ce cas de figure. Bien gérer et Thierry Dibert mais aussi de l’approche de ce combat, le tous les athlètes du club a été plus important de ma carrière. top. Je suis arrivé comme un Il fallait réussir à ne pas se leader mais l’ACBB a aussi été

Paris réussis


© Paco Lozano/L’Esprit du Judo

14 RIO 2016

un moteur pour moi. Tout a été fait pour que je me sente bien. » Mais pari réussi également pour les dirigeants : « Cyrille est la démonstration que la ténacité peut payer. Il a une valeur certaine d’exemple et il prouve que l’on peut se tourner vers les autres, partager, s’impliquer sans pour autant compromettre ses échéances au plus haut niveau. C’est dans cet esprit que nous voulons travailler avec Marc Blin à qui j’ai proposé de prendre en main le haut niveau pour structurer les choses. Il a accepté et c’est une bonne nouvelle pour nous », souligne Denis Crozet. Pour Cyrille Maret, cette médaille olympique, si belle soit-elle, n’est pas la fin d’une histoire. Peut-être même le début ? « Je suis heureux de cette médaille… Mais je sais que l’on retient surtout les titres. Je

suis au sommet de ma forme et je veux accrocher un titre majeur dans mon sport. Je vais donc reprendre l’entraînement et préparer les championnats du monde qui auront lieu en août prochain. » Avec l’ACBB, en fonction des compétitions par équipes dans lesquelles le

club pourra s’engager, Cyrille répondra présent. « J’aime les compétitions par équipes et je suis redevable à l’ACBB qui pourra donc compter sur moi. » Pour l’ACBB judo, cette médaille de bronze olympique que l’on attendait depuis celle en argent de Larbi Benboudaoud (Sydney 2000, moins de 66kg) va créer sans nul doute une dynamique positive. « Cyrille est une locomotive et derrière lui, la jeune garde progresse. Maxime Merlin, au club depuis trois ans, vient de décrocher la médaille de bronze aux championnats d’Europe juniors ; Cédric Revol est monté sur la troisième marche du podium au Grand Prix de Zagreb… Baptiste Pierre progresse… Notre objectif est de former les jeunes et de les emmener au plus haut niveau. Dans ce contexte, Cyrille Maret est l’exemple à suivre. » Jérôme Kornprobst

3 questions à Cyrille Maret

« Croire en ses rêves » Que reste-t-il de Rio ? Beaucoup de beaux souvenirs. Le résultat bien sûr, mais pas seulement. Toute l’aventure, l’environnement sur place. Ce n’était pas juste un tournoi de judo… Mes amis qui me chantent un joyeux anniversaire, la cerise… Et puis la cérémonie des médailles. Comment avez-vous récupéré ? Je suis parti cinq jours en Corse avec mes parents puis au sud du Portugal avec mon amie. À la fin du mois d’octobre, j’ai prévu d’aller pêcher un peu en Bourgogne. Un message pour les jeunes ? Les Jeux olympiques étaient pour moi un rêve. Au fil du temps, c’est devenu un objectif. Il faut croire en ses rêves.


RIO 2016 15

11 septembre Stéphane Tardieu, avec Perle Bouge (Aviron bayonnais) médaillé de bronze d’aviron, catégorie TAMix2x

© CPSF 2016/Marcus Hartmann

Une belle histoire


16 RIO 2016

© CPSF 2016/Marcus Hartmann

Après l’argent de Londres, Stéphane Tardieu et Perle Bouge (Aviron bayonnais) sont encore montés sur le podium paralympique, à Rio cette fois, dans la catégorie Tronc-Bras mixte. Certes, le duo visait le sacre mais cette médaille de bronze vient surtout récompenser, pour la dernière course de Tardieu, une régularité exemplaire au plus haut niveau depuis six ans.

À

l’arrivée, Stéphane Tardieu et Perle Bouge peinaient à cacher leur déception, Perle essuyant même discrètement une petite larme lors de l’interview de ce duo le plus régulier de la discipline depuis six années. Avec un peu de recul, l’analyse de Stéphane Tardieu a évolué. « Notre préparation était bonne. On gagne notre série, on est sereins, beaucoup moins stressés qu’à Londres. En finale, on aurait peut-être pu rattraper les Chinois. Peutêtre… Mais franchement les Anglais étaient imprenables…

Quand on voit que les Australiens, triples champions du monde, terminent 8e… On peut être heureux de cette médaille de bronze et je veux rester sur cette bonne note qui ponctue une très belle histoire. Avec Perle, on a un super bateau mais les Anglais sont plus jeunes et surtout ils sont pros. On est les meilleurs amateurs ! » Une médaille de bronze qui, compte tenu du niveau sans cesse en progression de l’ensemble du plateau, vaut effectivement peut-être même plus cher que l’argent londonien. « Il est certain que l’on espérait tous une

médaille d’une autre couleur mais ce n’était pas évident de monter sur ce podium paralympique à Rio. Je crois qu’ils sont à leur place », souligne François Banton, président de la section aviron. « Il faut se rendre compte de la performance de Stéphane et Perle. Depuis 6 ans, ils sont quatre fois vice-champions du monde, une fois médaillés de bronze aux championnats du monde, vice-champions paralympiques, médaillés de bronze paralympiques… Sans compter les victoires et podiums en coupe du monde et les titres de champions de France… C’est un bilan


RIO 2016 17 radieux pour la section aviron qui prouve une nouvelle fois, qu’il est possible de développer de front, et d’obtenir des résultats, une discipline chez les valides et les handicapés. « Un garçon comme Brice Marmonier a été sacré champion de France dès sa première année en skiff LTA (jambes-Tronc-Bras). À 30 ans, il pourrait être un bon successeur à Stéphane Tardieu. » Avec le classement des clubs qui sera bientôt publié, la section « Une médaille aviron est une belle illustration paralympique vaut de l’importance de chaque athlète : autant qu’une médaille « Après les olympique. » championnats de ou d’une autre, je souhaite France d’octobre, nous évidemment qu’il reste au aurons notre classement que club. Humainement, il peut nous espérons dans le Top nous apporter beaucoup. Il 5 et qui prend en compte faut juste qu’il en ait envie et les résultats des jeunes, des cela semble bien être le cas. » seniors et des handis, garçons et filles. » Preuve que valides Avec cette médaille et handicapés sont bien dans paralympique – la 31e aux le même bateau. Jeux pour l’ACBB après celle de Cyrille Maret ! – et la Jérôme Kornprobst médaille d’argent de François Teroin aux championnats du monde en quatre de couples poids légers, l’été a été

exceptionnel qu’il faut saluer à sa juste valeur. » Pour aller dans ce sens, notons que le seul autre bateau rescapé de la finale de Londres, le bateau américain (3e en 2012), a dû se contenter de la finale B. « On constate une évolution physique des équipages mais aussi technique. Ça avance vite et bien et je pense que c’était encore plus costaud de rapporter le bronze de Rio que l’argent de Londres. Et c’est une bonne nouvelle pour le handi-aviron. », apprécie François Banton. « Alors quand on est montés sur le podium pour recevoir la médaille… C’était fort. L’aviron, c’est dur… Des heures d’entraînement et tu peux tout perdre en une fraction de seconde. Et puis c’est mieux que 4e… », sourit Stéphane Tardieu.

tout repose sur l’envie, sur la volonté des bénévoles et des entraîneurs de s’occuper des athlètes handicapés exactement comme ils le font avec les valides. Tout cela doit se faire naturellement. On fait tous du sport, une fois dans le bateau, c’est pareil. » Pour François Banton qui œuvre depuis tant d’années au développement de l’handi-aviron, l’envie de poursuivre avec Stéphane est bien réelle. « D’une manière

Et maintenant ?

Après cette dernière course internationale, Stéphane Tardieu va profiter un peu, se reposer, passer du temps avec ses proches. « Mais je vais continuer avec l’ACBB. Avec Alex Bridel, on veut accroître les moyens du club, aux côtés de François Banton qui fait beaucoup depuis longtemps. La base nautique est un très bel outil,

© CPSF 2016/Marcus Hartmann

De ces Jeux paralympiques, Stéphane Tardieu veut garder en tête le formidable accueil réservé aux athlètes : « Les bénévoles étaient super, l’ambiance dans l’équipe de France excellente… C’était une belle fête d’autant qu’on finit à une bonne place au classement des médailles. J’espère que la France va vraiment prendre conscience du potentiel des athlètes malgré la situation de handicap. Une médaille paralympique vaut autant qu’une médaille olympique. »


18 RUBRIQUE

b o u l o g n e b i ll a n c o u rt

plongée so

Sulawesi.

Vingt-et-un plongeuses et plongeurs de la section ont découvert le petit paradis à plus de 12 000 kilomètres de la piscine de Boulogne


RUBRIQUE 19

es fonds marins de Sulawesi, e-Billancourt.

Š Julien Jaskierowicz

ous-marine


20 PLONGÉE SOUS-MARINE

Sulawesi

une destination pour les plongeu

Aux confins de la Malaisie et des Philippines, niché à l’extrême nord de l’archipel indonésien : Sulawesi. Abritée par la mer des Célèbes, la quatrième plus grande île du pays est un paradis pour les plongeurs du monde entier. Une destination toute désignée pour les plongeurs de l’ACBB.

S

i certains souvenirs se fanent à la vitesse de la marée montante, les images enregistrées par les plongeurs ACBB qui se sont offert l’expérience Sulawesi sont bien ancrées dans leurs méninges. Trois mois après le retour, étape par étape, les souvenirs sont toujours aussi vivants.

2015

Le doux son d’un courriel entrant retentit chez les SEPTEMBRE adhérents de l’ACBB Plongée. Dans leur boîte mail, un message qui détaille le « grand » voyage qui marquera la fin de l’Olympiade actuelle. Évoqué plus d’un an auparavant au cours de l’assemblée générale de la section et initialement prévu à Bali, le voyage prendra finalement la direction d’environnements spécialement dédiés aux plongeurs à quelques centaines de kilomètres de là : destination

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Pour préparer au mieux les explorations des plongeurs qui MAI s’offrent l’expérience Sulawesi, la section organise une semaine avant le départ un cours de sensibilisation à la biologie spécialement dédiée à la faune et la flore locales. Un travail de préparation conséquent mais quoi de plus pratique pour identifier les espèces observées que de connaître en amont les particularités qui les caractérisent ? 2016

© Amélie Vairelles

Sulawesi, et plus précisément le parc national marin de Bunaken puis l’île de Lembeh. Les dates du voyage, les hôtels, les espèces endémiques à découvrir… Tout y est, il n’y a plus qu’à choisir entre la formule 8 ou 12 jours. Les plus motivés répondent dans la foulée pour se pré-inscrire et il ne faut que quelques semaines pour compléter les effectifs : 21 plongeurs de niveau 2 à 4 partiront explorer des fonds marins remarquables à 12 197 km des carreaux de la piscine de Boulogne.

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La réalité du voyage prend corps avec la réception des billets MAI d’avion. Départ prévu le 24 mai à 12h, rendez-vous à l’aéroport à 9 h 30 pour l’enregistrement. Petit rappel également sur les us et coutumes du pays pour éviter tout écueil culturel.

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Terminal 2, 9 h 30, tous les plongeurs sont là, prêts à s’enregistrer pour décoller en direction de Manado, la capitale de la province de Sulawesi du Nord, via Singapour. Le voyage s’annonce long, il semblera interminable avec son combo métro-RER-aviontramway-avion-minibus-bateau. Du départ de Boulogne à l’ouverture des bagages dans leur bungalow du Sea Breeze Resort à Bunaken, certains auront fait plus de 27 heures de voyage mais aucun n’aura l’audace de s’en plaindre, par respect pour les amis restés sous les nuages parisiens. MAI

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PLONGÉE SOUS-MARINE 21

© Julien Jaskie

rowicz

Célèbes urs !

ngée, Première plo tortue. re iè prem

Dès l’aube, l’équipage local s’affaire à régler les derniers MAI points d’ordre logistique. Avec trois bateaux pour 21 plongeurs, les questions sont nombreuses : qui va sur quel bateau ? A-t-on bien embarqué l’équipement correspondant ? Qui plonge au NItrox1 ?… Autant de questions à prendre en compte pour ne pas rater la première plongée et la découverte tant attendue du parc naturel de Bunaken. Créé en 1991, ce parc naturel marin est l’une des premières zones protégées d’Indonésie. Souvent présentée comme la zone la plus riche de l’archipel, Bunaken est réputée pour ses tombants et sa biodiversité exceptionnelle. Des qualités qui ne seront pas démenties… Dès la première plongée, à peine à l’eau, les flashs crépitent : rencontre avec Odontodactylus scyllarus, la mante de mer paon endémique de

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Le nitrox est un mélange gazeux avec une proportion d’oxygène différente de l’air et variant de 20 à 40 %. Ce mélange gazeux permet de réduire le temps de décompression et la fatigue liée à la plongée.

1

l’océan indien. Outre ses couleurs chatoyantes, l’animal se caractérise par une paire de pattes ravisseuses en forme de massues qu’elle utilise pour briser les carapaces de ses proies en quelques millisecondes. La vitesse de déclenchement de la « massue » peut atteindre celle d’un tir de pistolet soit 80 km/h : une bonne raison de respecter la règle d’usage en plongée qui veut que l’on ne touche à rien. D’autant que la mante de mer n’hésite pas à s’attaquer à des proies bien plus grosses qu’elle. La première tortue est également au rendezvous : le début d’une longue série. Si le décompte est rapidement abandonné devant la multitude d’individus, l’émotion reste toujours palpable lors des face-à-face. La topologie des sites est diversifiée : tombants MAI vertigineux, jardins de corail, il y en a pour tous les goûts… Et au fur et à mesure des plongées, les nombreuses espèces deviennent familières et les observations plus pointues : on distingue sans problème les crevettes dans les anémones bulles, les crabes des comatules ou encore les poissons feuilles, quelle que soit leur couleur. Il faut attendre la 6e plongée pour voir le fameux hippocampepygmée : grand comme un grain de riz, poilu comme le corail qui l’héberge… sans les indications de Demsey, le dive-master local à l’œil de lynx, nul doute qu’aucun Boulonnais n’aurait pu le voir.

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lles © Amélie Vaire

© Amélie Vaire

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Étoile à mai lle rouge

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Hippocamp


22 PLONGÉE SOUS-MARINE

Si les fonds ne sont pas des plus propres, Lembeh n’est rien de JUIN moins que la capitale mondiale de la « muck dive ». Les trois palanquées sont prévenues, aucune autre zone ne l’égale en la matière et les créatures à observer sont fascinantes. La course au poulpe à anneaux bleus peut commencer ! Des la première plongée, certains ramènent des images de ce céphalopode exubérant. Ordinairement jaune tacheté de brun, Hapalochlaena maculosa laisse apparaître des anneaux d’un bleu électrique lorsqu’il se sent menacé. Cependant, attention au contact car s’il ne mesure que 10 cm, son venin provoque très rapidement la mort d’un humain. Pour ceux qui n’ont pas la chance de le voir, la journée n’est pas perdue. Les hippocampes semblent attendre sagement les plongeurs et les poissons mandarins, d’ordinaire si sensibles à la lumière, sortent ici en plein jour. Demain sera une nouvelle chance de voir le poulpe à anneaux bleus…

© Julien Jaskierowicz

2

L’antennaire

Première plongée « muck dive », littéralement « plongée dans la MAI boue », dédiée à l’observation de la faune sur une grande étendue de sable sédimenteux. Une plongée peu profonde mais assez technique où le moindre coup de palme peut soulever des nuages de sable et boucher la visibilité pour quelques minutes, condamnant ainsi les observations. Mieux vaut donc être bien entraîné et maîtriser sa stabilisation, un exercice régulièrement travaillé en piscine. Désertique au premier abord, le site abrite pourtant une vie très riche ; il ne faut pas longtemps pour rencontrer des solénostomidés – poissons fantômes – des antennaires – poissons crapauds – ainsi que l’impressionnante seiche flamboyante, célèbre pour ses changements de couleur spectaculaires lorsqu’elle se sent agressée.

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L’extra au voyage est fini et le retour est imminent. Il est temps JUIN de boucler les valises… et de garder son tuba à porter de main : Paris est sous les eaux. Adieux émus au staff du lodge, on entasse à nouveau les bagages dans un petit bateau direction l’aéroport de Manado. Ce trajet est étrangement calme, personne ne le fait de gaîté de cœur mais dans toutes les têtes la même satisfaction d’avoir enfin croisé le petit poulpe aux anneaux bleus !

4

Amélie Vairelles

Le séjour « de base » touche à sa fin. Une partie du groupe JUIN rentre à Paris tandis que l’autre prend la route vers sa deuxième destination. Quitter le petit nid paradisiaque de Bunaken n’est pas facile et la grève des contrôleurs aériens contrarie davantage les malheureux qui prennent les airs. Bloqués pour la nuit à Singapour, la compagnie leur offre de quoi expérimenter une nuit dans un hôtel d’aéroport : une expérience singulière qu’ils ne sont pas près d’oublier. Sur la terre ferme, le transit pour Lembeh se fait à la mode locale : convoi en voiture jusqu’à un chantier naval, on entasse les bagages dans un petit bateau, les plongeurs dans un autre et vogue jusqu’au « Divers Lodge ». À l’arrivée, un joli village de bungalows distribués à flanc de colline. Mais la vue de celui au sommet se mérite : 126 marches depuis le bateau pour rejoindre sa chambre… Et dire que l’effort est déconseillé après la plongée !

© Julien Jaskie

rowicz

1

Le poulpe à anneaux bleu s


b o u l o g n e b i ll a n c o u rt

Athletic Club Boulogne-Billancourt

assemblée

g é n é r ale

2016

an n é e olympique élective

ve n

h 9 1 / / m b re 8h30

e es à partir de 1 c é d 9 istr d re d i des reg s i g n a tu

re

ordre du jour // présentation et approbation du rapport d’activité // présentation du rapport financier // rapports du commissaire aux comptes // vote du rapport financier (quitus) // élections // allocution du président général // questions diverses / récompenses // espace Landowski salle des conférences 28, avenue André-Morizet 92100 Boulogne-Billancourt

Athletic

Club

Boulogne-Billancourt

// Peuvent voter Tous les membres âgés de 16 ans au moins, ayant acquitté les cotisations échues et adhérents à l’association depuis plus de six mois. Le vote par procuration et le vote par correspondance ne sont pas admis. // Critères principaux d’éligibilité Les membres ne sont éligibles que s’ils sont : a) Depuis plus de 5 ans membres de l’Association et qu’en outre, ils aient assuré la Présidence d’une section pendant 2 années consécutives au moins. b) Depuis plus de 10 ans membres de l’Association et qu’en outre ils aient assuré la Vice-Présidence, le poste de Secrétaire ou Trésorier pendant 5 ans. Les candidatures doivent ête reçues au secrétariat général de l’ACBB, 10 rue Liot, au plus tard le jeudi 24 novembre 2016. Le mandat des membres élus est de 4 ans. En aucun cas le Comité directeur ne pourra compter plus de deux membres élus par section.

– 10, rue Liot – 92100 Boulogne-Bill ancourt


24 CYCLISME

Jérémy Roma

C’est du costau

© Alex Roma

En solo ou en équipe, en Île-de-France ou en province, les coureurs de l’ACBB ont comme toujours profité de l’été pour briller sur les routes. Mention spéciale à Jérémy Roma, classé troisième du prestigieux challenge du CIF.

Jérémy Roma, en tête du CIF dans le dernier virage.

O

n les attend toujours au printemps pour Paris-Pussay mais c’est souvent en été qu’ils sont le plus fort ! D’autant que cette année, il a fallu panser les plaies du début de saison, subies justement lors de cette classique organisée par l’ACBB et la ville de Pussay. « Sept mecs au tas après Pussay… Ça a été dur physiquement et moralement »,

admet Jean-Claude Le Dissez, directeur sportif. « Mais ils se sont accrochés, ont remonté la pente malgré la poisse et ça a payé. Je suis content pour eux. » Car en effet cet été, les « Gazelles » étaient bien comme des lions en cage. En solo, Sébastien Papineau a choisi les Charentes pour briller au sein d’un plateau pourtant très relevé en deuxième

catégorie. Seul engagé ACBB, le Boulonnais a signé là un beau succès. « Ça lui tenait à cœur de gagner, de nous faire plaisir. C’est une très belle victoire. » En deuxième catégorie toujours, Damien Chevalard s’est imposé à Nevers. « Égal à lui-même. Tous les ans, il est présent. Il motive l’équipe et ça se termine toujours par une victoire !  » Idem pour Xavier Leroux, en troisième catégorie cette fois, victorieux à Tours. « Mon petit Xavier ? On peut toujours compter sur lui pour aller au charbon. Tous les ans, il gagne sa course, c’est mon Lieutenant !  » Et puis il y a eu Soissons, dans l’Oise, et la formidable prestation de Cyril Maître, 2e du contre-la-montre de la matinée, battu seulement par l’ancien pro de l’AG2R Steeve Houanard, qui a dû s’employer pour boucler les 13km du parcours à 51km/h de moyenne et s’imposer. « Dans l’étape en ligne de l’après-midi, Houanard a fait le ménage. Cyril a percé à quatre tours de l’arrivée et Jérémy Roma est venu prendre une belle 7e place. » Belle performance quand on sait que sur les 90 coureurs alignés au départ, seule une trentaine était à l’arrivée.

Podium au CIF ! Jérémy Roma justement… Quel été en deuxième catégorie ! Deuxième dans l’Oise à Beauchamps, sur un circuit particulièrement relevé, il est parvenu à s’échapper en compagnie de Legros (Nogent). Plus de 30km d’échappée pour une deuxième place ­– le Boulonnais n’a été battu à la


CYCLISME 25

ud ! L’ACBB cyclisme, un état d’esprit collectif.

régulière que d’une demi-roue au sommet de la bosse – et le maillot de meilleur grimpeur. « Nicolas Brismontier, Cyril Maitre et Pierrick Tondeau… Tout le monde a bossé et on rafle le prix d’équipe ! Jérémy avait vraiment la patate mais Legros, c’était un sacré client. » À Saint-Calais (Sarthe), on prend les mêmes et on recommence sur un circuit de montagnes russes ! Dans une échappée qui compte sept coureurs dont trois Boulonnais, après le coup de chaud de Cyril Maître, Brismontier saute à son tour sur une accélération de Jérémy Roma que seul Houanard, encore lui, peut accompagner. Pour l’emporter

Cyril Maitre, toujours dans la bagarre.

à nouveau devant Roma encore deuxième. « Je comprends qu’il soit déçu mais il n’y a rien à dire. Arriver en solo avec un gars comme Houanard, c’est déjà une victoire d’autant que nous raflons le prix d’équipes », apprécie Le Dissez. Enfin, il y a eu le challenge du CIF qui boucle traditionnellement la saison et rassemble tous les grands clubs d’Île-de-France. À mi-course sur ce circuit autour de Satory (Yvelines) qui ne plaît guère à Jean-Claude Le Dissez, Jérémy Roma prend les roues de la bonne échappée, dans laquelle tous les clubs sont représentés. En tête dans le dernier virage, Roma parvient à préserver une splendide troisième place derrière les coureurs de l’OCVO et d’Argenteuil. « Monter sur le podium du CIF est une énorme performance. Je suis heureux pour Jérémy. Il

a eu des galères en début de saison, des douleurs… C’est un mec bien, un guerrier, le type de coureur que l’on aimerait avoir toujours dans son équipe. » L’état d’esprit… On sait quelle importance le directeur sportif de l’ACBB cyclisme accorde à l’état d’esprit de ses coureurs. Et l’on peut dire que cette saison, il a été particulièrement bien loti : « L’ambiance est excellente. Des coureurs bosseurs mais toujours avec un mot pour rire. C’est un plaisir de conduire une équipe comme ça. C’est une bande de copains que je laisse évoluer sans m’immiscer. C’est ça notre force. Maintenant, ils vont pouvoir souffler un peu, sortir avec les copines et les copains, penser à autre chose qu’au vélo. Après on verra ! » Cyril Blondineau

Jérémy Roma sur le podium du CIF !


26 AVIRON

Championnats du monde

Teroin en argent En raison des Jeux Olympiques, un format inédit a été proposé aux athlètes avec des championnats du monde handis, juniors, U23 et seniors organisés lors de la même semaine…

F

idèle aux grands rendez-vous, la section aviron de l’ACBB était bien représentée lors de ces championnats du monde organisés à Rotterdam aux Pays-Bas (Hollande méridionale pour être précis !). Déjà champion du monde moins de 23 ans en quatre de couple poids légers en 2015, François Teroin était à

nouveau aligné dans ce bateau mais en seniors cette fois. Partie en troisième position en finale, l’embarcation tricolore est progressivement remontée, au fur et à mesure de la course, sur ses concurrents directs pour livrer une sacrée bagarre sur l’eau. « On a eu un peu de doutes, mais on s’est vite remis dans les championnats, on a fait de bonnes sorties, on a retravaillé les bases pour reprendre confiance, on a fait de bons parcours », indiquait François Teroin pour résumer les quelques jours qui avaient séparé les repêchages du quatre de couple de sa finale. Le bateau grec, recordman du monde de la catégorie, alors en deuxième position, a lui aussi livré une bataille féroce mais les Français ne se sont pas laissés impressionner. Après une course intense de bout en bout, au cours de laquelle les quatre Français ont fait valoir leur savoirfaire – en l’occurrence aller très vite – François Teroin, Damien Piqueras, Maxime Demontfaucon et Morgan Maunoir ont arraché la médaille d’argent mondiale derrière l’Allemagne, intouchable, mais devant les Hellènes. « François a aussi été médaille de bronze aux

championnats du monde universitaires en double une semaine après. Deux très belles performances », souligne le président de la section François Banton.

Places d’honneur Aligné en skiff poids légers seniors, Milos Stanojevic a réalisé un très beau championnat, accédant en finale après une demie maîtrisée et contrôlée. En finale, le vent assez violent a modifié quelque peu les conditions : en effet, habituellement en couloir 3 et 4, les lignes d’eau favorites ont été déplacées aux 5 et 6. Du coup, 3e de sa demie, Milos a été placé à la première ligne d’eau, avec les vagues rebondissantes à gérer. Pendant 2000m, Stanojevic n’a pourtant pas démérité, faisant preuve de courage et d’abnégation, allant au bout de lui-même. Malheureusement, loin de la bagarre entre l’Irlandais O’Donovan et le Slovaque Babac, le Boulonnais a terminé à une honorable sixième place. En quatre de couple poids légers moins de 23 ans, Léo


AVIRON 27

© Éric Marie/Mediasaviron

t !

Grandsire et ses coéquipiers ont remporté la finale B, se classant donc 7es de cette catégorie. Pourtant, la médaille était réellement possible. Mais lors de la demi-finale, un problème de lucidité d’un des coéquipiers de Léo a entraîné la disqualification de l’équipage. Les quatre garçons ont pourtant réussi à se remobiliser pour remporter cette « petite » finale avec la manière. Même place pour le huit féminin moins de 23 ans

de Victoire Lienau et Julie Voirin. Malgré un mois et demi de préparation de cette embarcation reine, les filles n’ont pas réussi à accéder à la grande finale. Une fois encore, Boulonnaises et Boulonnais étaient présents lors d’une compétition internationale majeure, défendant au mieux les couleurs de la France, portant haut les couleurs de l’ACBB et de Boulogne-Billancourt.

lors des championnats de France organisés à Gravelines. Un ultime rendez-vous pour boucler la saison en beauté et rester dans le Top 5 des clubs d’aviron en France : « Nous sommes bien en sprint et bateaux courts, un peu moins bien chez les jeunes… On verra. Le Top 5 national est jouable », estimait François Banton. Tout dépendait de ces derniers championnats de France. Julie Voirin

Pour finir la saison en beauté, tous ces rameurs avaient rendez-vous début octobre


28 TENNIS DE TABLE

Pro B et Nationale 1

S’inscrire dans

L’ACBB tennis de table attend ses adversaires… de pied ferme !

Après avoir acquis sportivement son maintien en Pro A, la section tennis de table a estimé plus prudent financièrement de demander à évoluer en Pro B cette saison. Avec la ferme intention de s’installer durablement à ce niveau.

T

out est allé si vite. Les montées successives de N2 à Pro A, challenge sportif incroyable, mais aussi la mise en place du centre national d’entraînement, véritablement au cœur du projet de l’ACBB tennis de table : « Nous avons opté pour un rythme de croissance un peu plus lent pour nous inscrire dans la durée », sourit Cyril Camion, directeur sportif. « Le centre d’entraînement est notre priorité : former nos

jeunes et les hisser au plus haut niveau avec une belle carotte au bout : le championnat de Pro B, accessible au plus grand nombre. » Sans renier le moins du monde tout ce qui a été fait avant – « la venue d’Emmanuel Lebesson et notre saison en Pro A nous ont énormément apporté » – la section présidée par Frédéric Reuseau a donc légèrement modifié une stratégie qui repose toutefois sur un maintien impératif en Pro B. « Ce ne sera pas facile mais nous avons les armes sur le plan sportif sans mettre la section en difficulté sur le plan financier. » Avec une équipe en Pro B et une équipe réserve en Nationale 1, cette saison sera d’ailleurs particulièrement tactique et passionnante : « C’est la carte homogénéité et formation locale ! L’émulation est là, une dynamique qui pousse les joueurs a être toujours meilleurs », se réjouit Cyril Camion. Parce que, en effet, selon les cas de figure tactiques, des joueurs de l’équipe première comme Hugo Batocchi (n°4), voire Benjy Capello (n°3), pourront être amenés à conduire l’équipe 2 (en


TENNIS DE TABLE 29

la durée fonction de la présence du joker de luxe Damien Éloi, lire par ailleurs). À l’inverse, les leaders de la Nationale 1, comme Damien Llorca ou Alexis Mommessin, pourront prétendre jouer un rôle en Pro B. Une véritable stratégie de groupe ! Avec les départs de Lebesson, Drinkhall et Martinez, l’ACBB repart donc à la lutte avec des équipes fortement remaniées. Pour cela, l’équipe pourra compter sur deux co-leaders : Alexandru Cazacu tout d’abord.

notre schéma. Il est joueur mais aussi entraîneur au Centre. Il nous apporte son expérience, sa culture, la méthode chinoise… » Aujourd’hui 101e français, Chen ne devrait pas tarder à rejoindre le Top 100. Petit nouveau, Benjy Capello (n°3 à l’ACBB) a logiquement quitté le club de Chartres où il disputait le championnat de N1 après trois années passées au centre d’entraînement boulonnais. Il vit à Boulogne et jouer en Pro B était une belle opportunité pour ce garçon de 19 ans qui a figuré dans le Top 3 juniors. Son objectif est clair : il veut devenir pro. Gaucher classé 142e français, Benjy Capello s’est donc inscrit dans une logique de continuité. Enfin, Hugo Batocchi sera le numéro 4, amené la plupart du temps à jouer le rôle de leader de l’équipe 2 composée de Llorca, Mommessin mais aussi Benjamin Serisier et Enrique Massaro. Formé au club, le 170e joueur français a déjà évolué en Pro A et devra apporter son expérience dans un championnat de N1 particulièrement relevé. « Hugo devra se comporter en leader et répondre présent en équipe première si on fait appel à lui. » Lourde responsabilité donc, surtout l’année de son bac qu’il prépare dans le cadre d’un sport étude proposé par Acadomia. Car l’enjeu est clair : maintenir les deux équipes à leur niveau pour disposer d’un collectif national fort et adapter les stratégies selon les cas de figure. Après deux journées de Pro B, Emballé par le projet boulonnais, l’ACBB tennis de table comptait Damien Éloi pourrait être le joker de luxe de l’équipe première. Classé une défaite à Agen – « sur le score parmi les 50 meilleurs Français, de 3-1, un bon point de pris face Éloi serait alors numéro 1 dans les à une équipe qui jouera le haut rencontres dans lesquelles il serait du tableau » – et une victoire à aligné ce qui enverrait Capello et Batocchi jouer les trouble-fêtes domicile face à Argentans (3-2) en N1. « Damien pourrait nous grâce aux victoires en simples de apporter toute son expérience Cozacu, Wang et Capello lors du dans les rencontres déterminants. match décisif face au numéro 83 Nous devrons le faire jouer au bon moment, notamment pour les français. Une belle perf’ qui en maintiens en Pro B et N1. » appelle d’autres.

D. R.

Damien Éloi, joker de luxe

Première victoire avec l’ACBB pour Alexandru Cazacu.

Numéro 5 roumain (n°91 français), ce droitier de 30 ans, doté d’un solide coup droit, a débarqué au centre d’entraînement grâce à son compatriote et désormais coach Lucian Filimon. « Il est très motivé et a quitté le Portugal où il vivait pour s’installer à Boulogne-Billancourt, condition première pour prétendre rejoindre notre centre d’entraînement. Il a envie de progresser dans la hiérarchie mondiale et propose un jeu offensif, agressif. » Points spectaculaires en vue ! À ses côtés, on note le retour de Chen Wang, droitier lui aussi, 28 ans. Après une expérience de chef de centre d’entraînement en Chine, la France lui manquait. « Chen s’intègre parfaitement dans

Jérôme Kornprobst

Pro B

Dans le cadre de son championnat de Pro B, l’ACBB recevra Rouen le 6 novembre à 16h, Miramas le 29 novembre à 19 h 30 et Nice le 18 décembre à 16h. Venez encourager l’équipe au gymnase de la Biodiversité.


30 PORTRAIT

Du kayak loisir aux championnats de France

La métamorpho

© Sébastien Deloy /SPPJ Studio

À l’époque en proie à des difficultés dans sa vie personnelle, Nathalie Deloy s’était inscrite à la section canoë-kayak en 2007. Pour y pratiquer une activité loisir, se faire de nouveaux amis, se changer les idées… (ACBB mag 308, avril 2009). De sa première sortie loisir en mer au large de la Corse au grand frisson d’un podium aux championnats de France de course en ligne, il n’y a qu’un coup de pagaie que Nathalie n’a pas hésité à donner. Avec ses trois copines Claudine Chapuis, Anne-Marie Allano-Cienka et Catherine Salinoc.

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’ai toujours eu une attirance forte pour cette discipline. Passer du temps sur l’eau, c’est gagner en sérénité », confesse Nathalie Deloy. Pas sportive pour deux sous – c’est elle qui le dit –, Nathalie a pratiqué le kayak de mer en loisir pendant sept années. Ardèche, Baie de Somme, Étretat, canaux d’Amsterdam ou Vogalonga de Venise… Elle est de toutes les sorties. « Une passion instantanée. J’étais là qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, même le 1er janvier comme le veut la tradition ! Une ambiance super, de la magie et du bonheur. » Et même si elle s’essayait parfois à grimper dans un kayak de course en ligne pour s’amuser – « pour moi, ça semblait inaccessible, je n’avais pas d’abdos (rires) » – l’idée de participer aux championnats de France de vitesse ne faisait pas partie de ses plans ; jusqu’au jour où… Jusqu’au jour où Anne-Marie Allano-Cienka, vice-championne de France de course à pied et Catherine Salinoc, qui ne voulait pas entendre parler de kayak de mer, ont débarqué au club. Avec Claudine Chapuis, multiple médaillée et compétitrice aguerrie à la vitesse, l’idée de monter un K4 vétéran dames commence à germer. « Quand elles m’ont proposé de faire la quatrième, j’ai cru qu’elles étaient devenues folles. J’avais juste fait un peu de K2 avec Claudine, assez pour savoir qu’avec son expérience et sa puissance, ça allait pulser ! » Les filles mettent un bateau à l’eau séance tenante, Claudine (qui refuse toute idée de tomber à l’eau) promet de tenir le bateau. « Je me suis dit : je sais pagayer, j’ai acquis de l’endurance, l’équipage est


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ose de Nathalie Deloy sympa… On tente l’expérience et on verra », se souvient Nathalie. Essai concluant : « Ça glissait du tonnerre alors que l’on ne pagayait même pas ensemble. J’avais une confiance aveugle en Claudine. » La décision est prise pour 2015, le K4 vétéran dames tentera de se qualifier pour les France de vitesse à Gérardmer. « Un grand changement de rythme de vie. Des entraînements bateaux, mais aussi de la préparation physique, moins de sorties… » Nathalie ne le cache pas, au départ des premières courses de sélection, elle était dans tous ses états : « Concentrée sur la pagaie, les mains moites, la chair de poule. J’ai vécu notre qualification comme si nous avions gagné les championnats !  »

Joies et déceptions Quel que soit le niveau, une compétition réserve toujours son lot de satisfactions, de joies, de frustration, de déceptions aussi. Pour ses premiers championnats de France, Nathalie est passée par tous ces états à la fois. « À Gérardmer, on termine 4e sur 200m alors que la 2e place nous semblait promise. Sans doute à cause de moi… J’ai tourné la

tête, on a failli passer à l’eau… J’en avais gros sur la patate car même si on forme une équipe, j’ai pris cet échec un peu pour moi. » Une déception légitime (un peu) atténuée toutefois par la très belle médaille de bronze décrochée sur 500m. Du coup, sept mois plus tard, en février 2016, voilà notre insatiable K4 engagé sur 5000m à Poses. « Nous avons bossé l’endurance, la stabilité, la coordination, l’esprit d’équipe pour ne faire qu’une… Un gros investissement pour cet objectif omniprésent dans mon esprit. » Avant chaque départ, à l’instar d’une équipe de sport-co, les quatre coéquipières se regroupent, se rappellent les consignes essentielles, s’invectivent et se motivent. « Pendant la course, j’ai juste pensé à être la meilleure possible, à ne pas faire d’erreur… Comme chacune d’entre nous. Et pendant 5000m, c’est long. » Une application de tous les instants récompensée par un titre de vice-championnes de France de la distance. « Une certaine fierté », avoue Nathalie qui mesure le chemin parcouru. « Même si l’on a conscience que ce n’est “que” en vétérans, on a le sentiment d’avoir accompli quelque chose, d’avoir gagné un certain respect. C’est aussi une fierté de faire partie de cet équipage soudé. Ces médailles nous unissent, on en parle souvent

entre nous. On s’en amuse aussi. » Et si ces deux médailles donnent envie d’en décrocher d’autres – et pourquoi pas une en or ? – elles ne préservent pas de l’échec. Comme à Libourne cet été, sur 200m et 500m. « Nous étions meilleures techniquement mais en dedans mentalement. Nous sommes passées à côté et c’est frustrant. Nous devrons rebondir. » Nathalie Deloy parle désormais comme une championne. Avec le plaisir comme principal moteur, elle sera vraisemblablement de la prochaine aventure même si elle compte lever un peu le pied : « Les prochains championnats sont à Vitré, en Bretagne… Je suis lorraine et mes trois coéquipières sont bretonnes. Je n’ai pas d’autre choix ! » Hadrien Blin


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Testé pour vous

Les Triathlètes du cœur,

Une sacrée À l’origine des Triathlètes du Cœur dont la vocation est de soutenir les actions de Mécénat Chirurgie cardiaque : Charlotte Mathieu et Christine Lavarde, licenciées à l’ACBB triathlon (lire ACBB mag n°322, septembre 2012). Quatre ans plus tard, le groupe des Triathlètes du Cœur s’est étoffé pour une mobilisation autour de Ahou-Marie Chance, petite fille venue de Côte-d’Ivoire pour se faire opérer du cœur en France.

À

chacun son défi ! Pour les Triathlètes du Cœur, toutes les occasions sont bonnes pour mobiliser autour de l’action de Mécénat : « Quatre ans après Roth, ma sélection pour le Swissman, Ironman extrême, a été l’occasion de se mobiliser une nouvelle fois pour l’association et donner un sens à ce défi. Se dépasser pour que Chance puisse grandir avec un cœur en bonne santé », raconte Charlotte. « Chance a été de tous mes entraînements et son sourire, après avoir été opérée, a été la plus belle des récompenses ». Déjà là en 2012, Christine n’a pas eu à réfléchir bien longtemps pour se lancer dans cette nouvelle aventure : « 2016 devait être une année de reprise après la naissance de ma fille. Pour accompagner Charlotte dans sa préparation d’hiver, j’ai osé prendre le départ des 50km de l’écotrail alors que je n’avais jamais couru une aussi longue distance. Au final, je signe un chrono et un classement très honorables, bien au-delà des espoirs secrets malgré dix derniers kilomètres très difficiles (5h10, ndlr). J’ai aussi participé à cette super aventure humaine en animant la page Facebook des Triathlètes du Cœur. J’espère aussi avoir aidé modestement Charlotte à réussir son défi du Swissman en l’accompagnant pendant sa phase de préparation et le jour J. » Charlotte confirme : « Le Swissman a tenu ses promesses s’avérant encore plus extrême et imprévisible que je ne l’aurais imaginé. Une course magnifique, qui traverse les plus beaux paysages de Suisse, avec pour seul objectif de franchir la ligne d’arrivée. » Mission accomplie après 18 heures d’efforts ! « Une course inoubliable qui m’a menée au bout de moi-même. »

Chance et « Tantie » Katia.


EXPÉRIENCE 33

Chance !

Boulimique quand il s’agit d’exploit, Christophe D. a opté pour un menu XXL au profit de Mécénat : des « petits trails » de préparation – la Montagn’hard (102km, 8500m de dénivelé et 27h30 d’efforts), la Maxi Race d’Annecy (84km, 5200m de dénivelé), le Xtrail54 de Courchevel, le double kilomètre vertical de Villaroger ou encore le marathon du Swissman pour accompagner Charlotte… – avec un objectif ultime : la 4K, tour complet du Val d’Aoste soit 350km et 25000 mètres de dénivelé en 127 heures « La big course ! Un long périple, une aventure vers l’inconnu partagée avec Dyder, avec très peu de sommeil.

Mais j’ai tout fait pour garder mon T-Shirt Triathlètes du Cœur propre pour l’arrivée ! »

Des exploits à partager Et puis il y a Julien L. et la MB Race, Lynn R. et le triathlon longue distance de Dijon ou encore Sandie B., engagée sur 200m et 400m NL aux championnats d’Europe des Maîtres de natation à Londres en mai dernier. « Des moments inoubliables… Confrontée à des problèmes de santé depuis quelques années maintenant, je sais


combien cela peut être difficile. En portant les couleurs des Triathlètes du Cœur, c’est un moyen d’aider ces bouts de chou à vivre et profiter de la vie qu’ils méritent. » Opérée de la thyroïde en mars, Sandie B. est allée au bout de son défi avec des chronos certes en deçà de ses habitudes mais l’essentiel est là. Le dépassement de soi. Enfin, pour des triathlètes, quoi de plus excitant que de se lancer le défi d’un Ironman ? C’est ce qu’ont entrepris Edouard I., Stéphane R. et Jérôme S. à Nice tout comme Adrien K. et Jérôme K. à Vichy. « C’est un peu le défi ultime », savoure Stéphane R. « Nager 3,8 km, pédaler 180 km et courir 42 km, c’est bien. Mais le faire pour une noble cause comme celle portée par les Triathlètes du cœur, c’est mieux ! Lorsque l’on m’a proposé d’aider Chance, j’ai accepté sans hésitation. Ça a encore renforcé ma motivation pendant toute la préparation car 18 semaines… C’est long, avec beaucoup de sacrifices familiaux, professionnels… J’ai bouclé l’Ironman de Nice en 12h53 en pensant à Chance pendant une bonne partie de l’épreuve. Elle m’a aidée à ne rien lâcher ! » Même sentiment chez Jérôme S. : « Je cherchais à rajouter un supplément d’âme à ce projet d’Ironman, à lui donner un sens avec quelque chose qui ait du cœur. » Après 1h16 de nage en mer, un brin euphorique, Jérôme a enfourché son vélo pour avaler les 180km de vélo en 6h56. « Le dernier tour du marathon a été vraiment difficile mais quel bonheur de franchir la ligne d’arrivée ! Une journée incroyable au cours de laquelle Chance était omniprésente tout comme tous les Triathlètes du Cœur qui ont chacun su donner un vrai sens à cette journée. » Quelques semaines plus tard à Vichy, Adrien K. et Jérôme K. partaient eux aussi dans l’aventure. « Avec un Ironman, la seule chose que l’on sait, c’est à quelle heure on prend le départ. Après… Tout peut arriver », s’amusait Adrien en vérifiant la pression de ses pneus dans le parc à vélo avant le départ. « C’est la première fois que je portais les couleurs des Triathlètes du cœur et je dois dire que cette année a été plus enrichissante que mes 9 saisons précédentes. Parler de la petite Chance au micro avant le départ d’une course, ça donne des ailes. » La devise d’Adrien : Courir pour se faire plaisir. « Alors si on peut le faire en soutenant une belle cause comme celle de Mécénat Chirurgie cardiaque et aider un enfant comme Chance… » Adrien a bouclé son Ironman en 12 h 30 : « un plaisir partagé avec mes 2 fils et avec une pensée

pour Chance. Bravo à l’équipe des Triathlètes de Cœur, ils en ont un gros comme ça ! » Pari réussi aussi pour Jérôme K., Ironman en 14h.

Famille d’accueil, le plus grand défi Grâce à Guillaume O. et Camille R., tous ces exploits ont pu être relatés sur le site web et le compte Instagram de tous ces Triathlètes du Cœur qui, cerise sur le gâteau, ont pu partager un pique-nique avec Chance pendant sa convalescence, au pied de la Tour Eiffel. L’occasion aussi de remettre à Mécénat un chèque de 8 540 € récoltés en 2016 (le coût total d’une opération est estimé à 12 000 € par enfant, ndlr). Et de faire la connaissance de Katia G., famille d’accueil pour Chance, le temps de son séjour en France. Sans doute le plus grand défi de tous. « Cette première expérience comme famille d’accueil a dépassé ce que j’imaginais… Une aventure riche et intense dont on ne ressort pas indemne », se remémore Katia. « D’abord il y a eu la première rencontre à Roissy ce 30 juin, un moment à jamais gravé dans ma mémoire… En voyant arriver cette petite fille malade, j’ai pris conscience de la tâche et de la responsabilité qui m’étaient confiées. » Une phase d’adaptation légitime laisse rapidement place à une complicité entre Chance et Katia. « Être famille d’accueil, c’est se retrouver embarquée dans un ascenseur émotionnel. Le jour de l’opération a été éprouvant. Alors quand on m’a prévenue que l’opération s’était déroulée avec succès… J’ai ressenti un énorme soulagement et du bonheur tout simplement. Chance était guérie ! Je suis entrée dans sa chambre d’hôpital, elle m’a regardée en souriant et m’a dit : “Tantie je n’ai plus mal”. Mon Dieu quelle émotion. » Katia l’affirme : les semaines de convalescence qui ont suivi ont été magnifiques. « J’ai eu un plaisir immense à la cajoler, lui faire découvrir Paris, la voir s’amuser et s’émerveiller. » Jusqu’au jour du départ… « Joie de renvoyer cette petite fille guérie auprès des siens et un déchirement car j’étais très attachée à Chance. Je sais aujourd’hui qu’on ne peut pas s’engager et vivre cette aventure sans y mettre énormément d’affect. Le lendemain, sa maman a pris contact avec moi et les marques de reconnaissance qu’elle m’a témoignées resteront à jamais dans mon cœur. Avoir accueilli cette petite fille est aujourd’hui la plus belle chose que j’ai faite dans ma vie et sans aucun doute le succès dont je suis le plus fière… Ma petite Chance : Merci d’avoir été aussi adorable, tu as rendu cette aventure formidable. Sois heureuse, c’est le plus beau remerciement que tu puisses me faire. » Antoine Verniers

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